[Chantal Hébert] Québec, Ontario : même combat

La tenue presque simultanée d’élections au Québec et en Ontario a illustré le gouffre entre leurs électorats et la culture politique du gouvernement fédéral de Stephen Harper.

Photos © La Presse Canadienne
Photos © La Presse Canadienne

Une fois n’est pas coutume. Des élections tenues coup sur coup au Québec et en Ontario ont dominé le printemps politique au Canada. Avec, dans un cas comme dans l’autre, un résultat — majoritaire et libéral — qui a déjoué bien des calculs. Les ressemblances ne s’arrêtent pas là.

Si Philippe Couillard et Kathleen Wynne sont aujourd’hui à la tête de gouvernements majoritaires alors que, en début de campagne, leurs chances de remporter une telle victoire semblaient minces, c’est en grande partie parce que leurs principaux adversaires ont très mal évalué l’humeur de l’électorat.

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Dans un premier temps, Parti québécois et Parti progressiste-conservateur (PC) ont manifestement surestimé le poids relatif d’un certain bagage libéral de scandales dans le choix de l’électeur.

Une pluralité d’électeurs tant ontariens que québécois n’étaient pas disposés à faire payer à Kathleen Wynne et à Philippe Couillard — qui menaient tous les deux leurs troupes en campagne pour la première fois — la facture des erreurs de leurs prédécesseurs. Par ailleurs, PQ et conservateurs ontariens ont fait des choix stratégiques qui ont encou­ragé des électeurs à conclure que passer l’éponge sur les travers éthiques des libéraux était un moindre mal que confier le pouvoir à leurs rivaux.

Plutôt que de faire campagne sur les thèmes les plus rassembleurs possible, le PQ et les conservateurs ontariens ont opté pour des stratégies axées sur la politique de la division (wedge politics). Cette approche consiste à proposer des politiques tranchées, conçues pour mobiliser les partisans de ceux qui en sont porteurs, mais également pour polariser l’électorat en leur faveur.

Tant en Ontario qu’au Québec, la stratégie a eu l’effet contraire : elle a mobilisé les partisans du Parti libéral tout en divisant les sympathisants de Pauline Marois et de Tim Hudak.

Le PQ et le Parti PC ontarien ont en commun des idéaux auxquels n’adhère pas d’emblée une majorité de l’électorat. La quête de la souveraineté, dans le premier cas, et le retrait tous azimuts de l’État d’autant de ses missions actuelles que possible, dans le second, vont à contre-courant de l’opinion publi­que de la province dans laquelle évoluent ces partis.

Le PQ avec la charte des valeurs et le Parti progressiste-conservateur avec la promesse de créer un million d’emplois croyaient avoir déniché des politiques phares susceptibles d’élargir leur rayonnement.

Au bout du compte, le virage identitaire du PQ n’a pas allégé le boulet qu’est la souveraineté ; il a plutôt démobilisé des adhérents au projet souverainiste.

Et la promesse conservatrice sur l’emploi n’a pas réussi à faire avaler la médecine de cheval et, en particulier, la pilule de l’élimination prévue de 100 000 postes dans la fonction publique et para­publique que prescrivait le parti de Tim Hudak.

Au Québec, le 7 avril, des électeurs habituellement péquistes ont voté libéral. En Ontario, le 12 juin, des électeurs conservateurs ont abandonné leur formation pour celle de Kathleen Wynne. Dans les deux cas, ces transfuges ont contribué à rendre majoritaire la victoire libérale.

Contre bien des attentes, la division du vote progressiste n’a pas joué en faveur de la droite en Ontario le mois dernier. Le vote du NPD a plutôt augmenté avec celui du Parti libéral.

Au total, en Ontario comme au Québec, une majorité importante d’électeurs — toutes appartenances confondues — ont voté pour des partis qui croient que l’État a un rôle actif à jouer sur les plans social et économique.

Ce n’est pas le seul sujet sur lequel les deux provinces sont actuellement sur la même longueur d’onde. De manière différente, elles se sont mises à l’heure avancée en matière sociale ce printemps.

Au Québec, le scrutin a été suivi par l’adoption, à l’unanimité des partis sinon des députés, d’une loi qui ouvre la porte au suicide assisté. L’Ontario, de son côté, est passé à l’histoire non seulement en confiant pour la première fois les rênes du pouvoir à une femme, mais en le faisant au terme d’une campagne exemplaire au cours de laquelle l’orientation sexuelle de la chef libérale — elle est lesbienne — n’a jamais été un enjeu.

La tenue presque simultanée d’élections au Québec et en Ontario aurait pu mettre en évidence un décalage entre les deux provinces. Elle a plutôt illustré ce qui commence à ressembler à un gouffre entre leurs électorats et la culture politique du gouvernement fédéral de Stephen Harper.

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Bonjour,il n’y a aucun gouffre le choix appartient au quebecois et au canadien et selon la constititution canadienne le tout appartient a chacun de nous prener des vacances il est grand temp!!!!!!

Votre commentaire n’a aucun sens, la constitution n’a rien à voir avec l’existence (ou non) d’une distance idéologique entre l’électeur canadien médian et le gouvernement conservateur fédéral.

Étant un fervent adepte du « globalisme » (non ce n’est pas une nouvelle religion !), je pense que les ontariens ne sont pas si différents des québécois et que les canadiens se ressemblent et se rassemblent tous un peu d’où qu’ils viennent et d’où qu’ils soient.

Ainsi, nous avons par bien des aspects tous et toutes des préoccupations qui sont communes et notre intérêt communautaire, c’est encore de trouver des solutions qui donnent satisfaction à tout le monde ; lorsque selon moi, toutes les provinces toutes ensembles, sont capables de trouver des solutions qui conviennent et qui puisse être adaptées à tous les milieux.

Le message délivré par madame Wynne est très compréhensible pour un québécois ou une québécoise, comme les propos de monsieur Couillard sont aussi très compréhensibles pour un ontarien ou une ontarienne.

Ces politiques qui consistent à diviser pour mieux régner finissent par lasser bien du monde, on ne peut pas avec succès réussir en frustrant les uns pour le bénéfice des autres, indéfiniment. Une vision du monde plus globale consiste à bien comprendre qu’on ne peut pas être heureux dans la vie sans rendre aussi les autres un peu plus heureux.

Reste à savoir si en 2015, la politique de la division sera encore majoritaire au pays. Mon petit doigt me dit que c’est un sujet qui finira bien tôt ou tard par être abordé.

Monsieur Drouginsky, Vous avez écrit et décrit avec tellement plus d’élégance et de justesse ce que je m’apprêtais à faire.
Vous avez totalement raison. Un jour, il faudra bien arriver à comprendre que frustrer l’un pour plaire à l’autre est un continuel et futile exercice.
Bravo pour votre commentaire.

Que dire de plus, sinon que votre chronique fait mouche au coeur de ces deux élections. Difficile à dire ce qu’il adviendra de ces deux partis qui se croyaient gagnants. Le PQ avec ses projets loufoques et la démonisation du PLQ avec comme toile de fond la commission Charbonneau se voyait déjà au sommet, idem pour le parti conservateur et son million d’emplois. L’automne sera plate ou agité.

Bien sûr, que pour s’éloigner des politiques d’un gouvernement créationniste ( style Bush républicain ) les intérêts de l’est du pays se rejoignent… Delà à associer PQ et PC…. Petite faiblesse pour se faire plaisir ou pour faire plaisir à ses maîtres 🙂

Maintenant attendons le résultat des élections américaines avec la remontée des Républicains et l’accroissement de la valeurs des Pétrodollars de l’ouest, en ce début de XXI siècle, pour assister à une vague libertarienne…. LAW and ORDER HI HA !!!

Je crois que le dernier paragraphe est bien « far fetched » et reflète bien la couleur politique de l’écrivain. On verra cela aux urnes en temps voulu. Vous verrez. Des vendeux de pots ca ira pas loin avec l’électorat en général.

Même combat, c`est sûr. Le surendettement et la mauvaise gérance. Le Québec, la province la plus endetté et l`Ontario, le plus gros déficit au Canada. 2 provinces tellement dépensières qu`elles risquent la décote.

Le parti conservateur ontarien n’est pas une succursale du PCC… De plus. le fait que l’Ontario adhère maintenant au « tax and spend » du modèle québécois risque au contraire d’aider le parti conservateur fédéral, puisque la marque conservatrice ne sera pas entachée en Ontario par les coupures qu’aurait vraisemblablement appliquées le parti conservateur ontarien pour venir à bout du déficit de 12 milliards.

La quête de la souveraineté? Vous en fumez du bon Mme Hébert
Le PQ de Pauline n,a jamais, au grand jamais, parlé de souveraineté lors de la campagne électorale.
Le plus loin qu’elle est allée est de promettre un référendum si les conditions étaient là.
Jamais elle ne s’est attaquée à Harper, à la monarchie, à l’armée
Sa campagne reposait sur une bonne équipe, son leadeship et la charte des valeurs.
Elle n’a jamais parlé de souveraineté

Vous avez raison jack2.
Et dans ce sens l’auteure ne fait que perpétuer ses opinions très teintés qu’elle a propagée comme la très très grande majorité de ses confrères et des politiciens déterminés à tout pour se faire élire en cognant toujours sur le même clou. Parce que le clou de la souveraineté permet de brandir toutes les peurs existantes et même d’en inventer d’autres. Ça fait pour peu, toujours de la nouvelle même lorsque ce n’en est pas, et ça attire…les curieux et les autres qui font comme eux comme des liquides dans des vases communicants. En attendant de recommencer à grande échelle le même processus et à l’unisson à l’aube et durant la prochaine élection dans un peu moins de 4 ans.

C’est le même principe qui est appliqué dans tout les domaines ou presque pour qu’ils soient de bons vendeurs: publicité, vente, livres, musique, films: on cible quelques éléments marquants et on les exploitent à fond. C’est pour cela que trop souvent depuis des navets se retrouvent à la tête des palmarès de toutes sortes y compris de grandes sociétés et de nos gouvernements.
Après c’est le principe de la saucisse. Vous savez: « tout (plus de monde) le monde en mange parce qu’elle est plus fraîche et elle est plus fraîche parce que tout (plus de monde) le monde en mange »? La majorité appuis un tel ou tel produit, c’est donc que c’est bon pour vous. À vous de joindre le club des gagnants maintenant. Bullshit par excellence…que du placement de produits ou d’individus qui est devenu un produit comme tout les autres pour les publicitaires…-les publicitaires et les lobbies des individus et des compagnies c’est également à toute fin pratique la même chose auprès aussi de nos gouvernants- les publicitaires, les véritables penseurs de nos sociétés de la couche du bébé naissant jusqu’à celle du ti-vieux à la seconde précédant sa mort…et même après au salon funéraire et à l’église que vous ne fréquentiez plus et le fêté non plus depuis des dizaines d’années!

Sauf que, laisser le sujet connu pour ce qu’il est, sachant que les adversaires et les profiteurs de tout les milieux ne le mettrons jamais de côté, ce fut une grande erreur stratégique et de leadership de madame Marois qui a manqué le combat sur toute la ligne.
Madame Marois, comment dire, du début jusqu’à la fin n’a jamais été dans la même arène que ses adversaires.
Tant qu’à la charte des valeurs, on aurait pu croire que le parti Québécois s’en servirait tel un ogive nucléaire, mais encore là, ses adversaires ont eu toute la liberté pour s’en servir comme un tsunami contre lui, n’ayant personne ensemble avec les autres l’appuyant, à l’unisson n’ayant rien de constructif et d’intelligent a en dire, a tirer. Là aussi, au fond, là ou on aurait pu s’attendre à un gros canon on c’est demandé si en fin de compte ce n’était pas qu’un pétard mouillé.
Tout n’étais tout à coup fait comme par les pires incompétents. Ensemble, et madame Marois la chef n’auraient même pas gagné un concours d’amateurs. Au fond avoir été élu, avec le recul, je me demande s’ils n’auraient pas été les pires cibles de tout les gouvernements…et malheureusement à juste titre! Et dans ce sens aussi bien viser et espérer abattre des libéraux…si c’est justifié!
Tant qu’à la bonne équipe, plusieurs en faisant parti n’ont pas été ré-élus, et très peu d’éléments significatifs n’est restés.
Drainville est très loin des attentes et terriblement décevant.
Je n’ai jamais apprécié les méthodes de PKP, ce n’est pas parce que nous partageons le même objectif que nous deviendrons un jour même amis d’occasion…et puis comme tribun c’est un gros z é r o! Je serais très gêné d’avoir comme représentant de ma nation un homme d’affaires aussi prestigieux mais qui n’a jamais appris à s’exprimer avec justesse mais presque comme le dernier des ignares et ce n’est pas son ex qui pourra l’aider non plus…hi hi hi hi hi hi d’une voix criarde pire qu’une pie, jamais je ne penserai à autres choses en l’a voyant…en fait en ne l’a voyant pas, car lorsque par inadvertance je tombe sur le bout de son nez, vite je zappe!

La réalité est tellement souvent décevante, mais il arrive un jour qu’il faut comprendre que le père noël n’a jamais existé et que les contes de fées n’existe que dans des livres et des films…et agir en conséquence!

Pouvez-vous décrire le poing en l’air de PKP comme un appui au statu quo ? Pourtant l’annonce de sa candidature au PQ devait être le coup de circuit du PQ.

Non au contraire.
Son point en l’air a été une surprise pour tous, adversaires compris.
Il est évident que ce geste spontané la n’était pas prévu et trop fort dans les circonstances. Les circonstances étant de ne pas faire de vague sur l’indépendance, tel que la stratégie de madame Marois et de son entourage a toujours été. À la place d’aborder le sujet de front et de le promouvoir avec vigueur, elle a laissé ses adversaires en faire tout ce qu’ils en voulaient.
Une autre évidence, était que même ses proches faisant la même course qu’elle n’étaient pas au courant. Sachant l’eau et le feu que pouvait représenter le personnage et plusieurs de ses députés et des péquistes, elle a agit en catimini.
Encore là ça été la stratégie du « catimini »…et dans ce sens ses adversaires avaient raison d’affirmer que madame Marois ne voulait pas parler de souveraineté…pour ne pas apeurer l’électorat, surtout celui qu’elle n’avait pas. Ce faisant non seulement elle a laissée le contrôle de cette peur aussi à ses adversaires, mais elle a éloigné de nombreux appuis…
Au baseball le coup de circuit fait partie du jeu, est rare mais bienvenue, apprécié des fans et fouette les coéquipiers.
PKP n’était pas aussi bienvenu qu’il le faut au sein du PQ, à part pour des exceptions qui sont plus de droites, ce qui est loin des valeurs fondamentales du PQ…et à la place de fouetter les troupes, cette rareté ne faisant pas partie des plans connus, a refroidi les ardeurs…
Le PQ est le seul responsable de ses malheurs. À trop vouloir préserver la feuille et le chou, l’on finit par tout perdre. Le PQ doit jouer du coude sans détour et parler clairement de ce qui justifie son existence ou disparaître.
Connaissez-vous des entreprises qui font un produit, qu’ils veulent vendre, mais que même dans leurs publicités ils cachent à tout prix…peut-être au cas ou des consommateurs voudraient l’acheter je suppose?
Qu’attendent-ils pour en faire la promotion avec vigueur, voir agressivité?
Qu’une majorité de la population se regroupe, prenne la rue, s’agenouille tous ensemble et au même moment partout au travers le Québec, et dise aux PQ, nous sommes prêt à entendre parler de souveraineté?
Ça n’arrivera pas!
Ceux qui parlent le plus de la souveraineté, depuis de nombreuses années, sont les fédéralistes, pour nous dire jusqu’à quel point ce n’est pas bon, que les Québécois ne veulent pas en entendre parler, pire que les canadiens de l’Atlantique au Pacifique ne veulent plus en entendre parler, que l’option est désuète et terminée. Qu’il est temps de passer à autres choses. Que le PQ comme son option, c’est du passé…!
Ils ont le haut du pavé.
La route est libre.

Le principe de la saucisse.
Plus de gens entendent la version fédéralistes et plus de gens y croient!
Soyez des gagnants, joignez ceux qui appuient…le fédéraliste!
Avez-vous une contrepartie significative de ceux qui se présentent pour promouvoir la séparation?
Des élus péquistes et souverainistes?
Ils brillent par leur absence!
Ils sont gênés de leur option!
Que font-ils au PQ?

Ah c’est vrai les sondages disent que les Québécoises et les Québécois ne veulent pas en entendre parler présentement.
Eh bien nous allons attendre!
Attendre quoi?
Qu’ils l’exigent à genoux…?
Les jeunes ne veulent pas en entendre parler…
Pensez-vous qu’en gardant le silence, un jour, oups comme le magicien qui sort un lapin de son chapeau, on gagnera des appuis?
Les appuis, ils faux faire de gros efforts pour allez les chercher!

J’adhère de plein gré à la conclusion de cet exposé superbement intelligent, comme en a le secret Chantal Hébert. Elle qui de toute évidence appartient et vibre aux deux langues et aux deux cultures qui forment le fondement de ce pays. Ma réflexion me dit que cela est en partie le résultat d’avoir baigné dans la saine ambiance que nous offre la vie francophone au delà des frontières de ce Québec que les indépendantistes ont tenté de refermer sur lui-même. Heureusement sans succès.

Ma réflexion sur ce texte me dit aussi que les Conservateurs se retrouveront au lendemain de l’élection de 2015 là où s’est retrouvé le Parti après avoir outrepassé les règles du vivre ensemble si chères à la majorité des Canadiens de toute origine. Pensons au sort réservé à John Diefenbaker ou à Brian Mulroney qui ont laissé leur formation en lambeaux. C’est le sort qui attend Stephen Harper, cet autocrate de plus en plus contrariant qui ne sait pas respecter les institutions les plus vénérables de notre pays.

Votre conclusion est un peu tirée par les cheveux… D’abord, le gouffre entre les Québécois et le gouvernement Harper est loin d’être nouveau et remonte à plusieurs années car, contrairement aux Ontariens, les Québécois n’ont jamais tellement voté pour les conservateurs de Harper. En outre les 2 provinces ont toujours eu beaucoup en commun si on les compare avec le reste du pays. C’est donc en Ontario où le fossé entre l’électorat et les conservateurs semble s’élargir et ce pourrait bien être une mauvaise nouvelle pour le PCC, mais…

Une des raisons pour l’élargissement de ce fossé c’est probablement le fait que les premiers mandats (minoritaires) du PCC ressemblaient beaucoup aux mandats des Progressistes Conservateurs du passé alors que le mandat majoritaire lui, n’y ressemble en rien et les Ontariens (comme probablement bien des gens ailleurs au pays) se rendent maintenant compte des excès idéologiques des troupes du roi Harper. Si un gouffre s’est créé entre l’électorat ontarien et le PCC, c’en est probablement la raison mais ça ne veut pas dire que le PCC va perdre les prochaines élections, loin de là.

La division du vote du centre-gauche est encore susceptible de donner un mandat au moins minoritaire au PCC car ses partisans vont aller voter car pour eux c’est une croisade pour assurer leur survie alors que ceux des autres partis vont se promener entre les Libéraux, les Néo-démocrates et les Verts car leurs idéologies sont floues ou, encore mieux, n’iront même pas voter. La base conservatrice est solide et Harper peut compter sur eux.

Un nationalisme exclusif n’est pas porteur d’un avenir prospère, ça le peuple le comprend et s’est prononcé. Tout comme un gouvernement fédéral qui nous humilie tous sur le plan internationnal avec ses prises de positions sans mesures et biaisée par des groupes riches et puissants, ne sera pas reporté au pouvoir, je l’espère du moins. En Ontario la droite est représentée, en autres, par ce maire déchéant de Toronto ça n’aide pas les conservateurs.

« ,,,ça le peuple le comprend et s’est prononcé. »
Encore de fausses conclusions.
Les électeurs qui se sont prononcés en faveur du parti libéral au Québec, et qui l’ont fait élire représentent un peu plus de 30% de la population. Ainsi en va de notre système dit démocratique. Qu’il en soit ainsi.
Mais ça ne permet pas de tirer quelques conclusions que ce soit au nom de « la » population du Québec!
Cessez donc de conclure lorsqu’il n’y a pas matière à conclure!

Intéressant mais une approche tout azimut où il serait difficile de se tromper puisque les ravages des conservateurs ne se font pas sentir que dans une province. L’arrogance et la turpitude de Harper ont dépasser les limites depuis longtemps mais l’électorat met toujours beaucoup de temps à réagir. Le cas Malroney en est un exemple probant. Depuis le départ de P.E. Trudeau nous avons des électeurs qui ne votent pas pour un candidat mais contre un autre qu’ils ne veulent surtout pas en place et celui-ci est différent d’une province à une autre. Pour ce qui est du présumé “scandale” des commandites, les canadiens n’y prête pas tellement d’importance puisqu’il s’agissait de conserver le Canada en un seul morceau alors qu’au Québec c’est plus du deux tiers qui pensent la même chose alors qu’ils représentaient déjà 61% durant cette période. La prochaine élection fédérale se jouera sur l’économie et rien d’autre, la dernière décennie en fut une de cure d’amaigrissement continue qui ne fait que commencer, ce que les contribuables ne semblent pas encore comprendre. Pour ce qui est de l’emploi, les partis, tous confondus, devront repasser car les secteurs d’emplois qui ont quitté vers les pays dits “émergeant “ ne reviendront pas. Avec les bordels de l’Ukraine et d’Israël, le pétrole deviendra aussi rapidement un enjeu de taille. Avec les infrastructures qui nous tombent sur la tête d’une mer à l’autre, les dépenses pour seulement maintenir ce qui est debout viendra gruger le budget comme le cancer dans le fit dans le secteur de la santé. Bref, “tenez bien votre tuque car ça va donner un grand coup”.

Il y avait une quête de la souveraineté par un quelconque parti lors d’une élection récemment?
Savais pas!
Je dormais ou j’ai pas remarqué?
Merci de me le rappeler…
Dommage j’aurais tellement aimé vivre ses moments que j’attendais depuis si longtemps!
Ce sera pour dans 4 ans. Peut-être? En fin, assurément, même si personne n’en parle, les libéraux, les fédéralistes et les journalistes seront là pour propager la peur de la non nouvelle!

En attendant…il faudra tout faire pour préparer « la » nouvelle!
La propagande journalistique est revenue de vacances and ride again?
Ride again?
Ride again!
Why not?
La souveraineté même absente, c’est toujours attirant…ç a p o g n e!
Peu importe la réalité, au diable les scrupules et l’honnêteté…en autant qu’on « gagne » bien sa vie!

Les électeurs québécois et ontariens auront en 2015 l’occasion de renvoyer Harper a l’opposition!
Il devront voter ensemble soit pour le NPD ou le PLC mais en évitant surtout de voter pour le BLOC au Québec et pour les conservateurs en Ontario.

Il faut espérer la sortie de ce gouvernement passé date.

Voter pour le p’tit PET? Jamais!
NPD? Le NPD de Mulcair cet ex-président et fondateur Alliance-Québec farouchement opposé à la loi 101 et aux francophones. Il a changé son discours, mais le NPD qui a présenté des poteaux anglophones dans des circonscriptions au Québec?
Le BLOC? Pourquoi pas et massivement, pour rappeler à Harper et au reste du Canada que le Québec a encore un poids dans ce pays, qu’il ne vote pas comme les autres parce qu’il est différent à de nombreux égards et qu’il ne faut pas lui faire n’importe quoi!

Les électeurs qui se sont prononcés en faveur du parti libéral au Québec, et qui l’ont fait élire représentent un peu plus de 30% de la population. Ainsi en va de notre système dit démocratique. Qu’il en soit ainsi.
Mais ça ne permet pas de tirer quelques conclusions que ce soit au nom de « la » population du Québec!
Cessez donc de conclure lorsqu’il n’y a pas matière à conclure!
C’est d’une malhonnêteté intellectuelle crasse de la part de professionnels d’agir ainsi.

J’aimeerais bien faire une recherche sur le nombre de péquistes qui ont voté libéral.

Je crois que vous avancez un énoncé sans fondement.

Très mauvais commentaires venant d’une journaliste qui se veut nationale. Je pense que vous faites fausse route et que vous contribuez à diviser plutôt que de laisser les gens vraiement libre de voter pour le bien de tous et chacun. Vous remarquerez que j’ai mis le tous avant chacun. Bonne semaine…