Québec vs Ontario: Un excellent rapport qualité/prix

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Le Québec face à ses défis, c’est le titre du rapport publié mardi (pdf) pour préparer les esprits aux choix budgétaires douloureux qu’annoncera, au printemps, le ministre des Finances Raymond Bachand. Dans Le Devoir de ce mercredi, Jean-Robert Sansfaçon dénonce le texte comme partisan et décevant. Il n’a pas tort, j’y reviens.

Cependant il est instructif. Il démontre paradoxalement que les Québécois se sont donnés beaucoup plus de services que leurs voisins ontariens, à un coût plus que raisonnable. Voyons les chiffres:

Plus de services qu’en Ontario. Le rapport réalise en détails un travail que j’appelle de mes vœux depuis des années: une vraie recension de ce que l’État québécois offre à ses citoyens de plus que l’État ontarien.  Il calcule que les Québécois reçoivent chaque année pour 17,5 milliards de services de plus que les Ontariens, soit 26% de plus, ce qui est énorme. Toute l’activité sociale et économique du Québec profite de ces dépenses. Dans l’ordre: Famille et services sociaux (5,5 milliards, garderies et hébergement d’aînés), transports (4,0, réseau routier et infrastructure), industrie (les crédits d’impôts, les régions, 1,8), santé (1,5, assurance-médicament) et éducation (1,5, frais de scolarité). Les économistes n’ont trouvé que 162 pauvres millions de dollars offerts par le gouvernement ontarien à leurs citoyens pour des services non disponibles au Québec (mais ne donnent pas de détail).

Enfin la réponse à la question: on paie d’avantage, mais en a-t-on pour notre argent? Donc nous avons 26% de services de plus que nos voisins, 17,5 milliards. Combien cela nous coûte-t-il ? 17,5 milliards de plus ? Ce serait équitable. Pas du tout. Le rapport répond que notre facture fiscale est de 2,6% de notre PIB de plus que ce que paient les Ontariens, donc environ 7 milliards. Bref, pour un investissement de 7 milliards, nous recevons des services pour 17,5 milliards. Un rendement de 250% !

En termes de différence globale sur l’impôt des particuliers: les Québécois ne versent qu’un écart de 1 point de pourcentage  (14,1% du PIB au Québec, 13,1% en Ontario). Cela n’a pas frappé les plumes de droite, mais lorsqu’on accepte de payer davantage pour avoir davantage de services, le rapport qualité/prix ou du moins quantité/prix est remarquable. Évidemment, il y a la dette. J’y reviens.

Les libéraux de Jean Charest sont les grands responsables. Un tableau fort instructif démontre que le gouvernement Bouchard (transparence totale: j’étais son conseiller) avait fait augmenter l’écart Québec/Ontario en termes de services à la population de 7,5 milliards à son arrivée à 9,5 à son départ. Mais le gouvernement Charest l’a, depuis, propulsé de 9,5 à 17,5.  Je ne dis pas qu’ils ont eu tort, mais je constate que s’ils en sont aujourd’hui marris, ils ne peuvent pointer le doigt que vers eux-mêmes.

A quoi ces services servent-ils, concrètement? La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, en donne une bonne et partielle illustration dans une tribune publiée mercredi dans Le Devoir. La plupart de ses exemples, mais pas tous, sont spécifiques au Québec et non disponibles en Ontario:

Chaque année 113 449 personnes profitent de l’assurance parentale, 535 000 ménages touchent la prime au travail accordée aux gagne-petit, 1,8 [milliards] de dollars servent à diminuer les coûts des services de garde, 139 000 étudiants inscrits aux études supérieures reçoivent de l’aide de l’État, plus de 5 millions de jours d’hospitalisation sont offerts gratuitement, 1 550 000 personnes touchent un chèque de la Régie des rentes du Québec — et c’est souvent une bonne part de leur revenu de retraite —, plus de 287 000 personnes fréquentent l’éducation des adultes, 2,7 milliards de dollars sont consacrés par Emploi Québec à la formation de la main-d’œuvre afin de préserver l’employabilité et les emplois. Enfin, plus de 200 villages ont eu besoin de l’aide du gouvernement du Québec, parce que frappés de plein fouet par la crise forestière. Il s’agit de quelques exemples seulement illustrant l’importance de la capacité d’agir de l’État.

De bizarres omissions. Le rapport affiche un tableau montrant que l’impôt des sociétés est plus important au Québec (9,2% du PIB) qu’en Ontario (7,7%). Je ne le conteste pas. Mais ce chiffre a été choisi pour démontrer qu’on ne peut pas demander davantage aux entreprises dans l’effort à venir pour redresser les finances publiques. Mais on s’étonne que l’information ne soit pas complétée par le travail beaucoup plus pointu effectué l’an dernier pour le Québec par un des signataires, Pierre Fortin. Son rapport sur l’investissement indiquait que le critère essentiel pour la création de richesse n’est pas le taux d’imposition brut mais le TEMI: le Taux effectif d’imposition de l’investissement qui offre une vue globale de la fiscalité et des crédits d’impôt.  Le Québec a fait chuter le sien de 34 % en 1998 à 24% en 2008 et prévoit le réduire à 16,2 % en 2012.  Ce taux rendra le Québec en 2012 nettement plus compétitif que les États-Unis (36,9) et le reste du Canada (26,6).

L’autre omission significative porte sur le fardeau fiscal des particuliers. Le rapport indique que le Québec ne dispose que « d’une marge de manœuvre fort réduite » par rapport à nos voisins, dont les taux sont plus bas. Aucune mention n’est faite de l’augmentation des taux marginaux aux États-Unis d’Obama, ce qui donne un peu de marge au Québec chez les très hauts revenus, ou du fait qu’Ottawa dispose d’une tranche d’impôt supérieure à celle du Québec. Aucune référence non plus au travail remarqué d’un des signataires du rapport, Luc Godbout, qui écrivait en mai 2008 que le Québec offre à ses habitants une charge fiscale nette qui « se compare avantageusement avec celui de la moyenne des pays du G7 », donc des sept pays les plus riches. Il calculait notamment que, pour la très grande majorité des familles, l’État québécois est moins vorace que tous les autres, y compris les États-Unis. C’est qu’au lieu de présenter un graphique brut de ce que l’État perçoit, comme le fait le rapport, son étude de 2008 tenait compte aussi de ce que l’État redistribue. Sinon, ça n’a pas de sens.

Le rapport souligne que l’Ontario produit davantage de richesse par habitant que le Québec et note bizarrement que « l’écart se maintient » alors que son propre graphique montre qu’il s’est réduit, passant de 19% en 1991 à 14% en 2008, soit une vitesse de réduction de 0,3 points de pourcentage par an, dont on sait qu’il se prolongera au moins en 2009. Nulle trace des travaux de Pierre Fortin affirmant que le niveau de vie moyen québécois et ontarien sont, selon ses termes, « à parité ».  Il vaut la peine de citer la conclusion de son étude de mai dernier à ce sujet.

La synthèse des faits que j’ai présentée a établi que le Québec est aujourd’hui aussi riche et moins inégalitaire que l’Ontario. Par la même occasion, il est apparu que le rendement comparatif du Québec n’est pas le fruit du hasard, mais bien le résultat de politiques à long terme bien conçues et persévérantes : la révolution éducative, des relations de travail saines, la progressivité de l’impôt, la stabilité et le renforcement de la politique sociale. Il en ressort également que moins de pauvreté et d’inégalités n’entraîne pas nécessairement moins de prospérité et plus de chômage. Le Québec offre un bel exemple du contraire, et c’est tant mieux. (Présentation au Congrès annuel de la Société québécoise de science politique, Ottawa 28 mai 2009)

Personne ne nie que le PIB par habitant soit au Québec en retrait de l’ontarien, même si cet écart se rétrécit sur la trajectoire actuelle (donc le coureur québécois, à l’arrière, court plus vite que l’ontarien, à l’avant) et qu’il disparaît lorsqu’on examine, comme le fait Pierre Fortin, le niveau de vie réel des citoyens. Mais le rapport ne fait pas cette distinction, pourtant essentielle.

Au moins, le rapport terrasse un mythe répandu, celui des tranferts fédéraux:  Le Québec ne paie pas sa générosité social-démocrate aux frais du reste du Canada, via les transferts, affirment les auteurs. « Même en soustrayant la contribution provenant des transferts, le Québec assume davantage de dépenses que les autres provinces. » Nous sommes donc, pour l’essentiel, maître chez nous en matière de choix sociaux.

La dette. Le rapport démontre  que le poids relatif de la mauvaise dette (venue des déficits cumulés, plutôt que des investissements) sur l’économie québécoise fut en régression de son point fort de 1998 (42% du PIB) à l’heure actuelle (34%), avec un risque de remontée d’ici peu. A contrario du ton général du rapport, ces chiffres démontrent donc que la situation s’est améliorée alors même que le Québec se dotait de davantage de services que l’Ontario.

On peut chipoter tant qu’on veut sur ce qui constitue une bonne et une mauvaise dette, mais le fait reste que l’État québécois doit payer pour son service de la dette et que les taux d’intérêts historiquement bas en vigueur aujourd’hui ne seront pas maintenus indéfiniment. Il y a donc un vrai problème de finances publiques devant nous. Si les taux d’intérêts devaient augmenter de 4% — ce qui est loin d’être improbable — la facture annuelle pour le Québec serait de 6 milliards par an à terme. Bref, un déficit assuré.

La crise des finances publiques. Rien de ce qui précède ne doit nous détourner du fait que les finances publiques québécoises sont en effet dans un état précaire qui justifie des actions correctrices importantes. Les auteurs ont raison de souligner que des défis nouveaux et couteux se profilent à l’horizon sur les sujets de la santé, de la démographie et, ajouterais-je, de coûts environnementaux imprévus. On peut discuter de la qualité des projections et des hypothèses. Mais le principe de précaution doit être appliqué, là comme ailleurs.

Cependant il est clair que le document qu’on nous présente a pour but d’écarter de la gamme des réponses possibles une augmentation du fardeau fiscal des Québécois les plus riches (qui, soulignons le, bénéficient entre autres des tarifs de garderie, d’électricité, de frais de scolarité, etc, les plus bas sur le continent).  Le document veut au contraire nous convaincre que toutes les issues sont fermées, sauf de procéder à des hausses de tarifs, notamment électriques, de scolarité et autres, et à des baisses de services. Ce n’est pas clairement exprimé dans ce rapport, qui n’est que le premier d’une série. Mais le sillon est tracé.

Que des économistes libéraux, au sens économique, tel que Robert Gagné et Claude Montmarquette, en soient signataires tombe sous le sens. Ils sont partisans du moins d’État. Les signatures de Pierre Fortin et de Luc Godbout, généralement plus équilibrés dans leur approche, est plus étonnante. Le vrai test de cohésion de cet attelage viendra cependant lors de la formulation des remèdes, dans leurs prochains rapports. Ce devrait être divertissant. Comme vous, j’ai hâte !

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Le calcul du rendement fait par Jean-François Lisée n’est pas bon puisqu’il ne tient pas compte qu’une bonne partie de ces services sont payés en les pelletant sur la dette.

Il est impossible pour le gouvernement Charest de satisfaire tout le monde. Et encore moins vous, M. Lisée, vous le savez bien.

Je note heureusement que le credo de ce gouvernement n’a jamais été, visiblement, de faire plaisir à tout le monde. C’est ce qu’on appelle gouverner.

En matière d’économie, reconnaissons que nos problèmes sont moins criant ici qu’ailleurs au Canada, aux États-Unis et en Europe.

– chômage moins élevé ici
– déficit moins élevé ici
– consommation plus élevée ici

Ce n’est pas le fruit du hasard.

– importantes baisses d’impôts
– gigantesque chantiers d’infrastructues
– méga développement électrique
– alliances et marchés nouveaux à l’étranger
– davantage d’exportation

Évidemment, une telle crise mondiale frappe partout, heureusement moins ici.

Mais même ici, les solutions pour compenser les pertes de l’État seront mal reçues. Je crois que les mnédias seront plus durs que la population, mais comme la population n’est informée que par les médias, l’année 2010 sera dure pour le gouvernement Charest.

Heureusement, il en a l’habitude et ça ne le freinera pas !

vous avez, au Quebec, un bon service routier, qui m’a sauve la vie lors du tempete en mars, 08, au bord de la route entre Montreal et Quebec. Les hommes du service quebecois, dans leurs camions blancs et verts, je pense, ou oranges, sont amicables et l’un d’entre eux m’a trouvee seule, epuisee et stationnee en voiture, a l’aube, apres une nuit orageuse. Je dormais, et il m’a dit que je perdais conscience au moment qu’il m’a trouvee. C’etait entre la vie et la mort pendant une trentaine de minutes. Merci pour cela !

Excellente analyse. Plutôt que de s’en chagriner, le Québec devrait se réjouir d’avoir choisi de se donner collectivement plus de services par le moyen de la taxation, car en achetant ces services « en bloc », il les obtient à meilleur cout. Il en a plus pour son argent et, en prime, il jouit d’une économie à la fois plus stable et plus juste.

on oublie la tragédie de la fermeture d’aune industrie vieuille de plus de 100 ans.

L’Ontario se vante d’avoir plus de 60,000 emplois dans son industrie de l’Élevage et des courses de chevaux alors que le Québec a perdu quelques milliers de québécois qui ont immigrés en Ontario pour vivre et survivre .

Et pourtant, le cheval fait partie de notre culture aussi.

L’Ontario: 60,000 emplois
Le Québec: 0

comment peut on se comparer.

«En termes de différence globale sur l’impôt des particuliers: les Québécois ne versent qu’un écart de 1% (14,1% du PIB au Québec, 13,1% en Ontario).»

Petite correction: la différence entre 13,1% et 14,1% est de 1 point de pourcentage, certes, mais de 8% (100×1/13,1). Il ne faut pas faire mentir les chiffres.

Le rapport qualité/ prix est tellement en faveur du Québec que l’on se demande pourquoi tous les ontariens (et pourquoi pas le ROC?) ne viennent pas vivre ici dans l’Eden canadien…

Voici l’avis d’un chrniqueur avec une formation en économie, lui, qui ne semble pas partager votre avis. Mais alors pas du tout et j’ai temdance à lui faire plus confiance, du moins en économie:

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/alain-dubuc/200912/16/01-931444-le-quebec-au-bout-du-rouleau.php

En voici d’ailleurs un petit extrait:

« Le Québec au bout du rouleau…

Les auteurs ont, entre autres, trouvé une image forte pour illustrer notre impasse (au Québec), une comparaison avec l’Ontario qui dit tout. Si le financement public des services était le même au Québec qu’en Ontario, le Québec dépenserait 17,5 milliards de moins. Le Québec dépense pour ces services 26% de plus que la province voisine. Même si son niveau de richesse est inférieur de 14%. Un écart que l’on a comblé avec des impôts et des emprunts. Mais qu’est ce qu’on fait lorsqu’on ne peut plus vraiment augmenter les impôts, plus élevés qu’ailleurs, et que la dette est déjà trop lourde? Nous en sommes là. »

Fin de l’extrait.

Je crois personnellement que nous avons vécu nettement au-dessus de nos moyens au Québec en laissant les politiciens gauchistes et leurs « conseillers » endetter le peuple comme l’ont fait les ontariens du temps de Bob Ray. Eux ont eu la sagesse de le renvoyer après UN terme…mais nous continuons au Québec à nous illusionner et à faire semblant que nous sommes riches alors qu’en fait, nous vivons sur du temps emprunté À NOS ENFANTS!!!

Je suis étonné de voir le nom de Godbout comme signataire de ce brouillon économique qui ne dit qu’une partie de la réalité Québécoise.Il est habituellement beaucoup plus incisif dans ses analyses de même que Fortin mais dans une moindre mesure. A l’évidence, ce quatuor a eu pour commande de préparer le terrain dans le sens ou Charest le désirait. Dommage, mais grâce à votre travail de recherche pointu à souhait, nous pouvons contrer ce travail baclé de la part déconomistes qui risquent leur notoriété pour plaire au BOSS,c’est du moins la conclusion qu’ils nous laissent deviner.Je préfère et de loin habiter au Québec même si je ne suis qu’à une heure de route de l’Ontario habité.

Je suis assez d’accord avec l’ensemble du portrait. Le bitchage de la droite contre notre modèle québécois est tellement caricatural que ca en est est devenu comique. Maintenant il y a un chiffre qui m’a fait sursauter:

« 1 550 000 personnes touchent un chèque de la Régie des rentes du Québec »

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/demographie/struc_poplt/104.htm

Le hic c’est qu’il n’y a que 1,170,411 personnes âgées de 65 ans et plus au Québec! Et de ce nombre, 17% sont des immigrants, donc des gens qui, pour un certain nombre, n’ont pas droit à une pension. Bref, comment expliquer que 500,000 personnes de moins de 65 ans retire des pensions du régime des rentes?

Idem pour les congés parentaux. Il y a 88,000 naissances. 30% des femmes restent à la maison, donc ne travaillent pas, donc n’y ont pas droit.
Comment expliquer 113 449 personnes profitent de l’assurance parentale? Saviez-vous que les travailleurs mexicains saisonniers y ont droit?

Bon matin.
M.Lisée ,petite correction ou est l’argent que le fédéral n’a pas mis dans les infrastructures sur le gouvernement de M.Chrétien et de M.Paul Martin ou pour stabiliser la dette fédéral il avait coupé dans les infrastructures se qui à eu comme effet que les provinces et les territoires et les municipalités ont donc assumé les coûts.

Transport en commun et réseau routier.

Le Québec enfant pauvre après l’Ontario,c’est la province qui nécessite le plus d’investissements,pour un total de 17,6 milliards$$$$$$.

M.Lisée après l’Ontario ,le Québec est la province qui nécessite le plus d’investissements dans les services de transport en commun ainsi que sur les routes secondaires et principales.

Les sommes requises dépassent les 5 milliards $$$
pour le transport en commun et plus de 17,6 milliards $$$$ pour les routes municipales et provinciales incluant les ponts.

En Ontario les besoins sont le double du Québec en ce qui concerne le transport en commun,soit 10 milliards $$$$,et de presque 50%de plus pour l’état des routes municipales et provinciales,soit 27,5 milliards $$$$$.

Le Québec évalue à 1,7 milliards $$$$ ses besoins financiers en entretien et renouvellement de son infrastructure servant le transport en commun à 327 millions $$$$$les sommes requises pour son développement.( métro et autobus )commande une injection de 2,3 milliards $$$$$ tandis que (les nouvelles technologies )se chiffrent à 172 millions $$$$.Les routes les carences sont évidentes.

Le Québec estime que les municipalités doivent dépenser 3,2 milliards $$$$pour l’entretien de leurs routes et 2,6 milliards $$$$pour leur développement.Il faut ajouté 490 millions $$$$pour l’entretient et le renouvellement des ponts municipaux.Quant aux routes provinciales ,les sommes requises pour leur entretien sont de 2,5 milliards $$$$ et de 4,7 milliards $$$$ pour leur développement.Enfin les ponts provinciaux nécessitent 2,2 milliards $$$$ pour leur entretien et 1,6 milliards $$$$pour leur développement.

Dans le pays investissement est de 44 milliards $$$$ serait nécessaire.Le déficit lié aux (transports en commun routes,ponts, trottoirs bordures de rues)représente 33% de ce total,soit une somme de 14,4 milliards $$$$pour l’ensemble du Canada .La remise en état des infrastructures municipales est de 57 milliards $$$$.Le coût pourrait passer à 110 milliards $$$$ d’ici 2027 en l’absence de ces investissements.

Un tableau,fort éloquent,démontre que le fédéral s’est complètement retiré du financement des transports publics dans tout le pays.Au Québec le coût est donc assumé à 40% par les usagers,à 37% par les municipalités et à 23% par le gouvernement provincial.

M.Lisée le rapport selon le groupe de travail,a été entériné par les ministres responsables,les besoins sont importants,sur les plans du soutien de l’économie et du développement quelle que soit l’ampleur des besoins d’investissements ou quelle que soit l’administration.

M.Lisée quand je mentionne que les travailleurs et leurs familles sont les plus taxées au Canada et en Amérique du nord et que M.Carney dit aux familles de ne pas trop avoir de dette la question est est-ce que les politiques du passé et maintenant qui à créer une dette fédéral énorme et des dettes provinciales énormes et par la suite ses politiques que subissent les travailleurs et leurs familles doivent eux aussi avoir des dettes aux lieux de faire de l’épargne et quant un bébé à la naissance vient avec une dette de 45,000 $$$$ sur le dos qui à créer la problématique ?Qui a endetté les travailleurs et leurs familles?et qui se pet les bretelles devant la population avec des affirmations moi j’ai fait mieux que l’autre.Le pays et les provinces et les territoires,et les villes sont tous dans trouble du à des politiques du passé .

M.Lisée il faut réagir et le passé personne ne peut le changé mais l’avenir tous ensembles ont peut y parvenir mais il y a un mais il faut réagir car les travailleurs et leurs familles et malheureusement M.Lisée vos enfants et les miens et tout ceux de la population qui vont payé et il faut stabiliser la situation.

Vous souhaite une bonne journée .

Je crois que le Parti québécois devrait créer un comité consultatif semblable, dont le mandat serait similaire, soit de présenter des faits comparables en ajoutant les volets qui nuancent ces chiffres et qui donneraient une perception plus juste des choix faits par les Québécois. Ce comité devrait être composé d’économistes, bien sûr, mais également de gens d’autres horizons. Cela permettrait aux médias d’offrir une vision plus complète des vrais enjeux et de positionner le P.Q.

Comptabilité 101 pour balancer un budget:

– augmenter les revenus,
– réduire les dépenses
– ou plus probablement une combinaison des deux.

Augmenter les revenus par l’imposition des RICHES (3%) aura un effet imperceptible sur l’équation. Les ENTREPRISES doivent cependant participer davantage, vous avez raison: pourquoi un si bas TEMI non-aligné sur la concurrence? Money left on the table… Les TARIFS ajustés, oui, si des mesures d’équilibrage viennent tendre un filet pour les plus démunis par le gouvernement (impots et crédits).

Les dépenses: on arrive rapidement à l’heure des choix avec des taux d’intérêts anticipés à la hausse et son effet aggravant sur les finances publiques et la hausse des couts de santé à venir avec le vieillissement de la population. Il est bon de constater l’effet de levier couts/bénéfices sociaux dont le Québec jouit, super. Mais sommes-nous capables de continuer à nous payer autant de services dans les conditions actuelles et futures? Nous devrons faire des choix difficiles et probablement nous aligner sur « nos concurrents » en termes de services fournis par nos gouvernements en réduisant judicieusement (et non politiquement, espérons-le) nos dépenses pour ne pas défavoriser les plus démunis dans le processus de ré-équilibrage obligé à venir.

Évidemment il n’est jamais mentionné qu’une hausse de tarifs est équivalente à une hausse d’impôts au point de vue économique. Hausser les tarifs d’électricité a des impacts importants à plusieurs niveaux et pourrait nous forcer à devenir moins énergivores. Mais il ne faut pas se leurrer que c’est également une taxe dont les effets seront ressentis par ceux qui sont généralement le moins taxés et qui dépensent déjà la plus grande partie de leurs revenus. Puisque l’électricité est une première nécessité et que son bas prix en a poussé plusieurs à se chauffer grâce à elle(et non au gaz), les consommateurs devront dépenser moins sur d’autres biens, ce qui risque de faire ralentir d’autres secteurs. Ce qui est évidemment pas optimal dans un temps de faiblesse économique généralisé.

En bref, ce qu’on propose ici c’est de rendre la fiscalité moins progressive. C’est un choix à faire mais pas en le maquillant en « hausses de tarifs ». Si on veut taxer les pauvres davantage proportionnellement, il faudrait être un peu plus transparent.

Oui on paie davantage alors que je n’en veut même pas de services. On nous ‘offre’ des services sans même nous l’avoir demandé. Je préfèrerais avoir plus d’argent à ma paie et m’offrir MOI-MËME mes services. On n’est jamais mieux servit que par soi-même. Rien n’est gratuit dit-on alors pourquoi payer un autre pour ses services alors que je peux le faire moi-même.. Gouvernement maternisant à n’en plus finir, quelle honte et manque de dignité ce peuple a.

1) C’est une analyse qui ne tient pas compte que la population de l’Ontario doublait le temps que celle du Québec stagnait en 40 ans ( de 6 ou 7 à 12 millions)
2) Cette analyse ne tient pas compte que seulement 3% des citoyens du Québec gagnent plus que 100,000 $ par année et en Ontario je ne sais pas, ni du pourcentage de payeurs d’impôts sûrement plus bas au Québec
3) Cette analyse ne tient pas compte du budget d’Ottawa là ou le Québec perd dans tous les ministères
4) Cette analyse ne tient pas compte des fonds consolidés dont la part est énorme pour l’Ontario ( banques, assurances, placements, investissementsdes ambassades etc…)
5) Cette étude ne tient pas compte que les deux premiers mandats de Charest se passa en crise ou l’oppposition décida de tout et sans ces opppositions comme dans le mandat actuel Charest ferait n’importe quoi sauf enrichir le Québec
6) Le Québec est beaucoups plus riche en territoire, en énergies, en fleuve , en Atlantique, en articque etc …et se retrouve aussi pauvre et plus sous développée que l’Ontario enclavée et sans hydro électricité, voilà ou nous perdons
7) Il faut aussi calculer ce pouvoir que des étrangers à Ottawa ont de nous endetter sans notre consentement et de polluer encore et encore sans notre consentement en finançant avec nos impôts l’Alberta
8) Que malgré tous ces handicaps le Québec s’en sorte assez bien en étant tout de même la province la plus pauvre du Canada cela prouve notre excellence comme bon colonisés mais nous prive de toute notre réelle ecellence de notre fierté et nous ferme le monde comme nation vaccinée
9) Écrasons nous avec Charest son bitume son uranium, rabasca , ses poubelles US etc…à Copenhague, en nous flattant le porte -feuille vide et en nous laissant museler .
10) J’espère que ces calculs dans cette étude sont per capita sinon elles ne veulent rien dire

NB : J’ai la ferme conviction que le Québec qui disposerait de tous ses avoirs et tous ses pouvoirs serait beaucoups plus rentable, beaucoups plus riche et beaucoups plus opulent .

À chaque fois que j’ai lu une chronique de Alain Dubuc,le Québec est toujours « Au bout du rouleau », »sur le bord du goufre »et rendu presque au bout de la route.Cependant, je me rappelle que c,est ce même monsieur,porte parole de la droite et un des apôtres de Paul, qui proposait les ppp et remettait en cause sans cesse le modèle Québécois.Je n’ai pas confiance aux gens de la droite,ces gens sentent le néolibéralisme et j’ai vraiment pas l’impression que le partage du bien commun pourra en bénéficier.

L’âge des rentes n’est pas 65 ans mais 60 ans et en plus les résidents de la Floride et ceux hors Québec en exil peuvent recevoir ces rentes payées au Québec et même les recevoir en Israël

M. Lisée,

Merci pour cet exposé. Étant assez nul en économie, j’apprécie énormément de pouvoir balancer ce que je lis ailleurs.

Je me demandais si vous pouviez m’indiquer un équivalent d’un «La péréquation et le Québec pour les nuls». (Ou alors s’il vous chantait d’en rédiger un…)

Il n’est pas une discussion sur le fédéralisme/souverainisme lors de laquelle on se fait asséner le coup du «le Québec ne pourrait survivre sans transferts», «le Québec se paye des services au dépend de l’argent des Canadiens», ou alors celui du «le Québec ne menace de faire la sécession que pour obtenir hypocritement plus de transferts»…, et j’aimerais bien pouvoir mieux comprendre ce qu’il en est.

Merci de considérer cette demande.

@Raman

Le Québec reçoit 8 milliards de péréquation par année. A partir de cette réalité, les Feds ont construit toute une mythologie. D’abord ils nous ont fait accroire que l’argent venait des riches Albertains et des riches Ontariens qui nous faisaient la charité. La vérité c’est le que 8G vient d’Ottawa. Y’a pas une cenne qui part de Toronto ou Edmondton.

Ensuite, ils nous ont fait accroire que si on se séparait, on allait perdre le « cadeau ». La réalité, c’est que depuis une dizaine d’années, on envoie plus à Ottawa qu’Ottawa nous retourne.

Vous allez vous demander: mais comment peut-on recevoir de la péréquation si on envoie plus qu’on recoit? Pour les mêmes raisons que l’Ontario, qui reçoit maintenant 400 millions en péréquation, tout en envoyant 20 milliards de plus qu’elle ne recoit (mes chiffres remontent avant la crise). C’est qu’Ottawa fait disparaitre 50G chaque année. Ottawa collecte 240G mais ne retourne que 190G. 35G vont au paiement des intérets sur la dette, 10G au surplus (je parle d,il y a 2 ans) et 5G vont à l’aide internationale. Autant de fric qui ne revient jamais aux contribuables canadiens. Voilà pour le mythe de la péréquation. Malheureusement les 101 députés souverainistes québécois n’ont jamais été foutus d’expliquer ça au bon peuple fait que tout le monde pense qu’on est pauvres au Québec et que les riches Albertains nous pompent 8G par année pour payer nos programmes sociaux.

En 2003, les Québécois ont envoyé 39,709 k à Ottawa qui n’a retourné aux Québécois que 34,762, pour un vol 5G

En 2004, les Québécois ont envoyé 41,127k à Ottawa, qui n’a retourné que 35,512 pour un vol de 5,5G

En 2005, les Québécois ont envoyé 43,428k à Ottawa, qui n’a retourné que 39,249k pour un vol
de 4,2G

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap13.pdf

Tiens, tiens, M. Lisée, aucune mention des paiements de péréquation dans vos remarques? Pour vous qui aimez souligner les omissions, en voilà toute une…

M. Lisée,

Vous devriez enseigner, votre pensée est concise et très bien synthétisée, un plaisir à lire.

C’est des profs comme vous que le réseau aurait besoin.

Monsieur Noel,

Je ne comprends pas pourquoi considérez vous que notre part de la dette du Canada ne nous appartiens pas? Expliquez-vous de grace!

Achetez maintenant, payez plus tard? Une formule connue.. bien ya la partie achetez… puis la partie payez.

Elles vont les deux ensemble, c’est le concept.

@ jacques noel:

Libre à vous de vivre sur une autre planète.

Ici, sur la Terre, au Canada, le Québec est la province qui bénéficie le plus de la péréquation canadienne (même votre parti québécois l’admet ouvertement!), or, expliquez-nous clairement comment le Québec peut en même temps être le principal bénéficiaire de la péréquation ET envoyer plus d’argent à Ottawa qu’il n’en retire.

J’attends votre réponse…

@Montréalais

Je ne dis pas que la part du Fédéral ne nous appartient pas (ca c’est un autre débat), je fais comme le premier ministre albertain: j’en tiens pas compte dans mon discours.

Le PM pollueur nous envoie une lettre dans laquelle il se pète les bretelles d’envoyer 21 milliards de trop à Ottawa. Alors pourquoi nous on ne ferait pas pareil avec les 4 à 5 milliards qu’on envoie en trop chaque année à Ottawa?

L’Ontario envoie 20 milliards de plus à Ottawa et pourtant reçoit 400 millions de péréquation. Vous voyez bien que le discours qui dit qu’on recoit 8 milliards de cadeau parce qu’on est pauvre ne tient pas la route.

Ottawa dépense 17 milliards pour la Défense. On devrait en avoir 4. On en a moins de 3
Ottawa dépense 7 milliards pour l’Agriculture. On devrait en avoir 1,6 milliard on en a moins de 600 millions
Ottawa dépense 7 milliards pour les Indiens. On devrait en avoir 1,6 milliard, on en a moins de 600 millions.
Etc.

Bonjour Jean-Francois,

Bon article.

Il me semble aussi indiqué de proposer que l’on examine la fiscalité a tous les paliers i.e. provincial,régional et local pour comparer avec les autres jurisdictions.

Cela soulèverait la question de transferts ( du fédéral et des provinces) vers les municipalités et la question de gestion multipalier.

Côté solutions, le rôle des grandes villes et de la métropole serait a examioner car on y trouve les assises de la nouvelle économie.

Un nouveau découpage régional du Québec s’impose aussi pour obtenir des masses critiques économiques et plus de cohérence dans les stratégies.

Il s’agit de questions que j’ai examinées dans un chapitre de livre qui sera publié par El Collegio de Mexico prochainement.

Merci et au plaisir,

Pierre-Paul Proulx

La péréquation c’est du BS pour ceux qu’Ottawa dépossède . Si tous les États avaient un retour d’impôts , de taxes et d’infrastructures équitables il en serait autrement .
Entre de la péréquation et de bons investissements créateurs d’emplois rentables mieux vaut justement recevoir notre part dans tous les ministères et notre part des fruits rentables de la dette( car la dette peut être rentable ) et des dizaine de fonds consolidés.
Sans la péréquation pour tromper tout le monde le Québec serait justement en totale faillitte et aurait exigé sa véritable part rentable ou aurait réaliser son indépendance .
Dans ce vol sous couvert de péréquation le Québec est perdant en tout et devient la véritable vache à lait du Canada dans son aspect négatif c’est à dire en bilingues traducteurs non payés et soumis ,en chômeurs, en Bs , en sous emplois sous payés , en emplois éphémères etc…. = donc le Québec est perdant en retour d’impôts de taxes et d’assurances, en investissements en sièges sociaux, en immigrations rentables, en développement des matières premières, en ports en aéroports en construction de voitures, en diplomates , en transformations des matières premières, et en investissements prevenant de tous les ministères et les ambassades etc…
Pour voter fédéraliste à cause de la BSpéréquation il faut être moins de zéro en économie
Facile, car tous les arguments des fédéralistes sont de vulgaire mensonges pour colonisés mal informés

@Francois 1

» expliquez-nous clairement comment le Québec peut en même temps être le principal bénéficiaire de la péréquation ET envoyer plus d’argent à Ottawa qu’il n’en retire »

Pour la même raison que l’Ontario envoie 20 milliards de plus qu’elle reçoit d’Ottawa tout en recevant 400 millions de péréquation.

On résume: Ottawa collecte 240 milliards mais ne retourne que 190 milliards au peuple. Donc les provinces envoient 50 milliards de trop
L’Alberta 21 milliards
L’Ontario 20 milliards
Le Québec 5 milliards.
etc

En passant le Manitoba recoit 2 fois plus de peréquation per capita que le québec

Mais voilà, les Feds font accroire depuis des années qu’Ottawa prend 8 milliards de l’Alberta et le donne aux pauvres Québécois. C’est une escrocrie intellectuelle

Si Jean-François Lisée n’existait pas, il faudrait l’inventer, juste pour le grand plaisir de le voir clouer le bec avec intelligence et humour aux copains libéraux qui n’ont que le mensonge et la peur comme arguments depuis toujours pour asservir les Québécois.

Bravo!

Nos routes nous coûtent 40% plus cher par kilomètre qu’en Ontario qui vit pourtant dans le même Canada que le Québec.

Nos vins et liqueurs nous coûtent 20% plus cher que les mêmes vendus à la LCBO qui a, elle, un plus grand choix et qui est également un monopole étatique. La LCBO est simplement moins vorace et saigne moins ses consommateurs captifs que la SAQ.

Nous sommes 15% à 25% plus taxés qu’en Ontario.

Notre dette per capita est monstrueuse comparée à celle de l’Ontario.

Et je pourrais continuer pendant longtemps encore…

Et Monsieur Lisée prétend qu’ici, au Québec on en a pour notre argent?

Mais où a-t-il suivi ses cours d’économie? À l’UQUAM?

J’avoue ne pas comprendre votre excitation relativement au supposé retour sur investissement (?) de 250%. Déjà c’est tiré par les cheveux, parce que vous savez très bien que dans les $86bn dépensés par QC pour servir ses citoyens, il n’y en a pas beaucoup d’investissements à proprement parler. Mais j’ai une question plus fondamentale…

Quand le rapport compare les $86bn de dépenses publiques au QC, et $69bn ajustés de l’ON, rien ne permet de comparer les services en tant que tels. On ne fait que comparer les coûts (mis à part 4 ajustements dans l’Annexe 2).

Est-ce bien votre lecture? Parce que, sérieusement, tout ce que ça dit, c’est qu’ON dépense $69bn ajustés pour servir sa population, et QC dépense $86bn. QC peut faire deux fois mieux, ou 4 fois pire, personne le sait. Au QC il peut y avoir une inefficacité des services publics de 15%, et si cette inefficacité était réglée, le coût de servir la population serait le même qu’en ON. Ou, à l’inverse, en ON les malades peuvent mourir dans la rue parce que les hôpitaux sont bondés, tandis qu’au QC tout le monde est soigné dans un confort 5 étoiles: on ne le saura jamais. Ça coute plus cher au QC qu’en ON, point.

Donc, personne ne sait si à la base les services offerts au QC et en ON sont fondamentalement les mêmes. Question de goût et d’idéologie, d’un côté comme de l’autre.

Alors, tant leur rédaction du rapport est partisane, tant votre revue est irresponsable. Vous savez bien que vous vous adressez assez souvent à des gens moins bien nantis intellectuellement, et vous les manipulez délibérément, juste dans le sens idéologique qui vous convient mieux.

Joyeuses fêtes!

Ce nest un secret pour personne que le Québec verse plus à Ottawa qu’il n’en reçoit par la suite. L’Ontario, par ailleurs est largement compensé pour le monant que cette province verse au fédéral. C’est une injustice que le gouvenrnement fédéral doit s’empreesser que corriger.

«Nos routes nous coûtent 40% plus cher par kilomètre qu’en Ontario qui vit pourtant dans le même Canada que le Québec.» >>francois1

Et c’est la faute de qui ?

Du privé mafieux défendu par les drettistes.

@ Yvon Rousseau: Vous en fumez du bon… Donnez-nous les coordonnées de votre pusher!

@ Pierre G.: Vous avez parfaitement raison de vous poser ces questions que Monsieur Lisée élude continuellement. Presque tous les services étatiques comparables coûtent affreusement plus cher au Québec qu’en Ontario (sauf bien sûr notre coût d’électricité qui encourage de gaspillage et décourage l’investissement). De plus, notre dette collective est insupportable comparée à celle de l’Ontario mais sur la planète de Monsieur Lisée, on vit ici dans un Eden… Il ne lui reste qu’à convaincre le reste de la planète Terre!

@ Raymond Campagna:

Pourquoi nos routes (et plusieurs autres items) coûtent-elles 40% plus cher au Québec qu’en Ontario? Ce serait à cause des gros méchants du privé? Pourtant, notre nourriture, nos vêtements et nos maisons, TOUS des produits exclusivement manufacturés par le privé (du moins pour l’instant…)ne nous coûtent PAS plus cher que là-bas. Même moins cher dans certains cas… Étrange non?

Les raisons de ce hold-up étatique sont connues:

1- Les privilèges monnayables des élus et des fonctionnaires québécois en situation de monopole.
2- Le taux affreusement élevé de syndicalisation au Québec.
3- les monopoles syndicaux au Québec.
4- La corruption chez les fonctionnaires québécois.

La corruption dans le privé est très rare car elle joue automatiquement contre la compétitivité l’entreprise qui l’exerce car cette dernière doit COMPÉTITIONNER contre d’autres sociétés qui oeuvrent dans le même domaine qu’elle. Pas l’État en situation de monopole comme c’est la cas dans trop de domaines au Québec.

Pouvez-vous arrêter avec la péréquation? Le fait est qu’on en reçoit un gros montant parce qu’on est pauvres, niez le tant que vous voulez, ça reste un fait.

Hé oui, Ottawa en garde plus qu’il en redonne, mais il s’occupe de plusieurs programmes à la place des provinces. Les péquistes ne sont pas capable de comprendre qu’on devrait prendre ces programmes à notre charge en cas de séparation.