Québec/Canada: les chemins du divorce

Vous avez été nombreux à réagir à mon billet d’hier sur le Québec devenant le Nouveau-Mexique du Canada. Ce n’est qu’une image, bien sûr. Mais je pense qu’il faut la peine de revenir sur le très riche sondage Léger/QMI de la semaine dernière et faire quelques distinctions importantes.

Je vous le dis tout net: en 30 ans d’observation de ces chiffres, je n’avais encore rien vu de tel.

Il faut distinguer d’abord la prédiction de l’opinion. Lorsqu’on demande aux Québécois s’ils pensent, s’ils prédisent, que le Québec deviendra souverain, une majorité disent non (53% au Québec, 69% au Canada). C’est une donnée peu significative. Au début des années 1990, une grande majorité de Québécois jugeaient la souveraineté imminente. Elle n’a pas eu lieu.

Ensuite, il y a le souhait, plus important. « Si vous aviez à choisir, préféreriez-vous que le Québec reste dans le Canada ou devienne un pays souverain ? » La question est claire, il y a le mot « pays ». Les Québécois sont statistiquement également divisés (48% rester dans le Canada, 45% pays souverain, dans la marge d’erreur) et les Canadiens sont massivement contre la souveraineté, 75%.

D’ailleurs, dans une autre question, interrogés à savoir si le Canada devrait s’opposer à ce que l’ONU reconnaisse un Québec souverain, après un référendum gagné par le Oui, une pluralité de 41% sont favorables au blocage, 36% voudraient que le Canada reconnaisse le Québec à l’ONU et 26% ne savent pas. (Les Albertains sont 43% favorables à la reconnaissance, 36% contre).

Ce résultat est intéressant car l’opinion canadienne anglaise semble de retour à sa situation post-Meech, au début des années 1990, lorsqu’ils étaient divisés sur la question de savoir s’il fallait laisser partir les Québécois s’ils votaient oui, plutôt que d’agir pour les retenir.

Mais il y a une donnée croisée beaucoup plus significative car elle reflète le bilan que chacun fait maintenant de la relation. C’est lorsqu’on demande à chacun non sa prédiction, non son intention, non sa réaction à un référendum, mais plutôt son évaluation à savoir si, sans l’autre, après le divorce, on se porterait plus mal, de la même façon ou mieux.

Voyez ce qu’en disent nos voisins, en détails:

Reste... Mais je serais aussi bien ou mieux si tu partais...

Ces chiffres traduisent l’état de corrosion des rapports Québec/Canada. Ce n’est pas tant que 61% des sondés du Reste du Canada estiment que ça ira aussi bien ou (21%) mieux, mais c’est que moins du tiers estiment que ça irait moins bien.  Bref, le Québec n’est pas indispensable au bien-être canadien. Au contraire, on l’a vu dans une autre question, c’est un « fardeau » (43%) plutôt qu’un « atout » (39%).

Plus surprenant encore est la réaction des sondés des provinces atlantiques, généralement plus craintives à la perspectives du départ du Québec, pour des raisons géopolitiques et géoéconomiques évidentes. Ici, ils sont 56% à être des camps « aussi bien » et « mieux ». C’est beaucoup. (Même s’ils restent les plus craintifs avec 40% de « moins bien »).

Nous sommes donc dans la phase pré-divorce de la relation. On ne pense pas que l’autre va partir. Interrogé, on dit qu’on ne veut pas qu’il parte. Mais en privé, aux copains, on admet que c’est un fardeau.  Et on se rend compte qu’à tout prendre, on serait mieux sans lui. On ne se l’avoue pas encore. Mais on est sur le chemin du divorce.

Les Québécois et le ralliement post-Oui

La donnée miroir est celle des Québécois réfléchissant à leur situation en cas de départ. On sait depuis longtemps qu’ils sont majoritairement convaincus que le Québec a la capacité économique et fiscale de devenir souverain (à 54%). Mais ils le disent souvent en estimant qu’il s’agira d’un mauvais moment à passer, qu’il y aura une transition difficile, mais que c’est le prix de la liberté. Je ne dis pas que ce raisonnement, de bon sens, disparaît. Cependant la réponse à la question suivante est très parlante:

« Advenant la séparation du Québec, selon vous, est-ce que le Québec se porterait mieux, aussi bien ou moins bien sans le Canada? » Notez que les sondeurs n’ont pas lésiné en usant du mot « séparation ». Résultat: 43% estiment que le Québec irait « moins bien ». Mais 28% « mieux » et 21% « aussi bien » pour un total de 49% selon lesquels le Canada n’a pas d’impact sur la situation québécoise. (Il reste 8% d’indécis.)

Venons-en finalement au chiffre le plus révélateur du sondage, pour ceux qui réfléchissent un ou deux coups d’avance et qui se demandent si, après un Oui avec une majorité courte, la volonté québécoise d’aller de l’avant avec la décision serait fragile, vacillante et facilement réversible.

C’est la question sur la reconnaissance à l’ONU, citée plus haut. Quelle devrait être la réaction canadienne ? 70% des Québécois estiment que le Canada devrait reconnaître le Québec à l’ONU (16% non et 14% ne savent pas). C’est donc dire que 45% des Québécois disent vouloir voter oui, mais 70% réclameraient le respect du Oui. Un bond de ralliement de 25 points de pourcentage ! De même, 48% des Québécois affirment vouloir voter non, mais seulement 14% militeraient pour que le Canada ne respecte pas la décision majoritaire.  Une chute de 34 points !

Lors du référendum de 1995, au sein de l’équipe de Jacques Parizeau, nous comptions beaucoup sur ce ralliement d’une partie des électeurs du Non en faveur du respect de la décision majoritaire. Nous ne faisions pas que l’attendre, nous l’avions activement organisée auprès de plusieurs personnalités connues pour leur appui au Non.  Elles se seraient déclarées, en cas de victoire du Oui, en faveur du respect de la décision et en certains cas volontaires pour mettre l’épaule à la roue.  La chose est connue, c’était notamment le cas de Claude Castonguay.

Il est réconfortant de constater, à 17 ans de distance, que ce potentiel de ralliement démocratique des Québécois en faveur du Oui est plus présent que jamais dans l’opinion. C’est un atout précieux. Autant, sinon plus, que la déquébécisation du Canada-anglais

 

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Je ne sais pas si c’est à cause de l’hiver doux et du printemps hâtif, mais il me semble que ça bouillonne au Québec.

-250 000 étudiants en grève générale illimitée
-Grand débat et mouvement de protestation contre l’anglicisation du Québec
-Débat sur les gaz de schiste
-Confrontation avec le fédéral
-Indignation contre l’industrie de la corruption au Québec
-Montée du mouvement indépendantiste

Serait-ce le printemps tranquille des Québécois?

La confédération canadienne ressemble de plus en plus à un ménage usé qui empêche l’épanouissement des deux partenaires.

Après le divorce , il y a presque toujours un partenaire qui se prend en main et étend ses ailes pour réaliser son plein potentiel.
Il se dit alors pourquoi avoir tant tardé à prendre cette décision qui marque un tournant dans ma vie ?

C’est le cas du Québec, j’en suis personnellement convaincu, qui une fois délivré de ceux qui le tirent vers le bas pourra rivaliser avec les petites nations du nord de l’Europe où il fait le mieux vivre.
Vous vous rappelez les « plus meilleurs pays du monde » si chers à Chrétien?

J’aimerais bien pouvoir partager votre optimisme M. Lisée, Mais je ne compterais pas trop sur le ralliement des Québécois advenant un vote majoritaire du «oui». On n’a qu’à lire les commentaires sur votre blogue et comprendre qu’il y a encore trop de «fanatisés » fédéralistes pour se rallier. Vous savez, même en Afrique, il y a encore des Africains qui regrettent l’empire colonial. Le Québec n’y échappe pas. Pour paraphraser un Québécois célèbre: «Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse le Québec est et sera toujours une terre conquise et à la merci des conquérants et de leurs valets.

Lire les articles de la presse canadienne-anglaise hors-Québec (et surtout les commentaires de lecteurs à ceux-ci) laisse à penser que cette vision du Québec comme étant une province pauvre, paresseuse, profiteuse, jamais satisfaite de son sort, bref, un boulet pour le reste du pays, est devenue une « vérité » que plus personne ne s’attarde à contredire.

Le propos général en vogue au ROC est simple: « on vous fait une faveur en vous permettant de rester Canadiens. Si vous n’êtes pas satisfaits de votre sort, on ne se plaindra pas si vous vous séparez. On verra bien comment vous vous débrouillerez seuls! » Ça ressemble à un défi, non?

Une chose est sûre, dans l’éventualité d’un autre referendum, il n’y aurait pas d’énorme love-in fédéraliste à Montréal comme en 1995.

Pour un québec autonome dans une fédération partenariale.
des vérités qui traversent les sciècles.
Les environnementalistes s’opposeront toujours à l,exploitation et à la transformation des ressources. (évidement ils n’utilisent pas d,ordinateurs, de médias, vivent dans des cavernes et se promènent a cheval)
Les socialistes s’opposeront toujours au développement de la richesse, à la productivité (perçue comme de l’exploitation et à l’autonomie, il faut resté dépendant du gouvernemamamamaMANNNNNNNNNNN)
Les communismes s’opposeront toujours à l’entrepreuneurship, à l’accumulation et la production de capital.
Alors comment garder une couverture sociale qui ne brime pas l’entrepreuneurship, ne favorise pas la syndicalisation et permet d,acquérir de l’autonomie MÂLGRÉ la mondialisation.
EH bien coopérons. Développons l’autonomie des régions énergétique, alimantaire, travail en ne se soumettant pas à la mondialisation au point d,en dépendre.
Une droite responsable par opposition a une gauche efficace ça paie ses dettes et s’enrichie.
p.s. Quand tu as une colonne, t’as pas besoin de couilles.

bonjour, je considère normal que les canadiens anglais soient indifférents à un québec indépendant…d ailleurs ceux-ci ne connaissent surement pas vraiment notre québec…qu on soit pays ou province…à nous de savoir si « nos » canadiens anglais…sont plus américains us….ou anglais london…pouvez-vous me répondre…y »a peut-être juste financièrement que le canada nous aime bien nous du québec!!!et par obligation pour La Royauté????

Il ne reste plus qu’à achever notre parcours vers la pleine émancipation politique, économique et sociale de cette toujours colonie toute rocanadian, the Province of Kwibek. Sortir le Québec d’un carcan impérialiste, de la domination constitutionnelle, politique et économique du Rocanada dans lequel encore trop de Québécois veulent rester enfermés plutôt qu’élargir leurs horizons sur le monde dans une participation pleine et entière au concert des nations.

Il est heureux d’observer que la propagande de l’épouvantail fédéraste titille de moins en moins les viscères de pleutres qui ont toujours eu peur d’avoir peur de se prendre en main, d’assumer pleinement les responsabilités de leur existence, celles toutes simples et normales de tout être émancipé, accompli et affranchi; il en va ainsi des peuples comme des individus devenus adultes.

M. Deschamps nous l’avait, bien clairement dit : Les Québécois francophones, majoritairement, veulent un Québec souverain dans un Canada uni…point.

C’est un rare sondage détaillé qu’il est important de lire.

L’étudier voire l’enregistrer sur le disque dur ce lien PDF peut s’avérer utile.

L’intérêt des Canadiens en tant qu’anglophones pour le Québec n’est que géopolitique essentiellement. Maintenir la pointe territoriale du Québec sur une carte géographique point ce n’est rien d’autre! L’Ouest n’a pas besoin des impôts et taxes des Québécois pour subsister allant jusqu’à croire de leur part que la péréquation serait de l’assistance sociale pour des francophones bien fatigants. En oubliant de mentionner ces Canadiens ou Albertains spécifiquement que les Québécois depuis la révolution tranquille se sont développés de 60 à 70% dans les actions strictement politiques ou par des investissements économiques sans la contribution canadienne. Hydro Québec, la Caisse de dépôts n’ont aucun lien de causalité ou de système avec Ottawa et ses ressources. Malgré nos impôts payés à Ottawa.

L’intérêt canadien pour le Québec est platement géographique, géopolitique donc impérial en quelque sorte idem pour les É.U dans un cadre plus éloigné qui pourraient vivre avec un pays du Québec lié à l’OTAN ce qui va de soi mais qui préfère le statu quo territorial canadien.

Les Québécois eux sont plongés dans le dilemme d’un Canada qui sera de moins en moins francophone, francophile et encore de moins en moins bilingue donc la culture est angloaméricaine et qui voit l’État surtout dans sa fonction de défense militaire et comme cadre de la sécurité civile. Ce que le gouvernement conservateur fait. Ou encore un NPD franchement recentré à droite avec T.Mulclair pourrait qui sait en probabilité suivre relativement la même voie c’est à dire refaire le coup du Parti Travailliste britannique qui avec Blair a poursuivi l’héritage du gouvernement conservateur Thatcher.

L’avantage directement politique du départ du Québec du Canada pour ce dernier serait quoi? Il permettrait au gouvernement Harper d’être solidement majoritaire débarrassé aux communes des 59 élus NPD avec 42% des voix au Québec, des 4 bloquistes avec 23% des voix, puis des 7 libéraux élus. La perte des 5 sièges conservateurs au Québec serait peu de choses en comparaison de la disparition de 70 députés d’opposition pour les conservateurs dans la dite
-belle province- chérie des colonialistes britanniques d’hier.

Conservateurs ou néodémocrates nonobstant seraient avantagés de pouvoir former des gouvernements majoritaires à Ottawa sans être dérangé par un Québec qui ne peut se coucher dans un consensus canadien qui ne lui ressemble pas.

Sans le Québec, le gouvernement Harper serait solidement majoritaire ça oui devrait faire réfléchir les Canadiens et les Québécois.
Que par exemple Radio Canada ou La Presse taise ces faits troublants, que les Coulisses du pouvoir (l’émission) à SRC fasse croire à un grand tout canadien par une couverture fédérale hypertrophiée ne change rien sur le fond des choses.

Le fond des choses pour le Québec est ce qu’il est à moins que nous voulions nous assimiler à l’anglais. Nous sommes assez fiers probable pour ne pas finir comme nation dans un état pitoyable.

Le Canada n’a rien de québécois.

Il aurait fallu dire, je me reprends.

Sans le Québec, le gouvernement Harper serait très, grandement et solidement majoritaire.

La lente déchirure du Canada en effet se poursuit et les Conservateurs fédéraux de Harper – gouvernant essentiellement dans l’intérêt de l’Alberta et des USA – y contribuent pour beaucoup.

L’orbite du satellite Canada se rapproche de plus en plus des USA et les forces centrifuges sont en train de broyer le bidule à petits feux tout en expulsant le Québec qui conserve sa cohésion…

La rumeur veut même que les Conservateurs fédéraux mettront la hache dans le ministère de l’environnement fédéral (qui dédouble celui du Québec) en particulier pour ce qui a trait aux évaluations environnementales reliées aux projets de développement des ressources naturelles, lesquelles sont, rappelons-le, de compétences provinciales. Harper veut évidemment par ce geste laisser l’Alberta libre de développer ses sables bitumineux à sa guise mais cela a AUSSI pour effet de LIBÉRER le Québec pour ce qui a trait au développement de ses ressources naturelles (barrages hydroélectriques, parcs éoliens, etc…).

L’indépendance énergétique du Québec sera plus facile à atteindre… Et celle-ci facilitera l’autre indépendance: la politique !

Jean Chrétien et Stéphane Dion vont en perdre le sommeil !

Si de plus en plus de canadiens pense que le canada irait aussi bien ou mieux (61%) sans le québec et qu’une majorité de québécois pense que le québec irait aussi bien ou moins bien (64%) s’il était indépendant. C’est que le québec va mal!! C’est un boulet de plus en plus évident. La province la plus pauvre au pays.

Même si de plus en plus de canadiens pense que le canada irait mieux sans le québec, ça ne veut pas dire qu’ils sont hostiles au québec. Mais je crois que les québécois voterons oui quand le fédéral fera en sorte qu’ils votent oui…

« Mais ils le disent souvent en estimant qu’il s’agira d’un mauvais moment à passer, qu’il y aura une transition difficile, mais que c’est le prix de la liberté. »

C’est l’évidence de dire qu’il y aura un dur moment à passer. Cependant, le prix de la liberté? De quelle liberté s’agit-il? Quelle liberté supplémentaire?

Il y aura toujours des extrémistes prêts à se séparer pour des niaiseries entrainant le québec dans la boue. Je pense au cas de l’Ukraine qui pouvait, elle, avoir de bonnes raisons de se séparer d’un système corrompu et répressif russe. N’empêche qu’aujourd’hui la majorité de la population regrette l’indépendance et parle la langue de l’autre… Indépendance raté!!

Le Québec ne s’améliorera pas par une simple formule magique (un oui). Ça prend des réformes et du travail que le Canada n’empêche pourtant pas de faire.

À l’opposé, on peut voir en ce moment la solidarité de l’union européenne à l’oeuvre pour sauver des états/provinces de la faillite.

M. Lisée, qu’il est bon de lire vos analyses toujours pertinentes et empreintes de ce que j’appellerais un optimisme lucide. Ça nous change des indépendantistes amers et contre-productifs qui n’ont de cesse de fesser sur le PQ. Je suis de ceux qui, comme vous, croient que nous verrons cela (l’indépendance) de notre vivant. L’Histoire nous récompensera bientôt de cette belle et grande responsabilité. Enfin.

Le sondage présume que l’indépendance du Québec n’est qu’une affaire de vote et de choix personnel. L’histoire a prouvé qu’il y d’autres dimensions à considérer. Avez-vous penser à l’effet de la séparation sur le Canada due à la séparation?

Ce que je pense depuis un bout de temps en observant tous ces tableaux et l’attitude du Canada est qu’ils vont finir par nous donner un coup de main pour se séparer.

Ce sont surtout les élites qui ne veulent pas que l’on se sépare. Le peuple lui, d’une certaine façon l’accepte.

Ce sont surtout les financiers qui ont peur ou à perdre devant une éventuelle séparation.

La séparation restera toujours une option, un levier de pression par la menace au gouvernement fédéral. Mais le monde est conscient qu’un Québec sans le Canada est un risque de chao plus grand que la frustration de ne pas avoir tous les pouvoirs d’autodétermination. La vie est trop courte pour risquer nos pensions pour quoi au fond….

La séparation restera toujours une option, un levier de pression par la menace au gouvernement fédéral. Mais le monde est conscient qu’un Québec sans le Canada est un risque de chao plus grand que la frustration de ne pas avoir tous les pouvoirs d’autodétermination.

Imagnons la tournure des événements si Lévesque, en 1980, ou Parizeau, en 1995, avaient bénéficié d’une telle conjoncture et d’un tel état de maturité politique de la population envers le projet souverainiste.

Il ne manque que quelques points de pourcentage pour obtenir une majorité pour le oui. Les dirigeants souverainistes timorés doivent sortir de leur léthargie et de leur attentisme. C’est à eux maintenant qu’il revient de susciter la confiance et l’enthousiasme nécessaires pour faire adhérer la majorité au projet.

La population est prête, il ne lui faut plus qu’un vaisseau amiral pour la mener à bon port.

Madame Marois saura-t-elle devenir cette figure historique?

Laissons Harper l’IDIOT UTILE (bien défini dans wikipedia) continuer son travail de despote anti-québécois et pro-western et les « conditions gagnantes » pour le OUI majoritaire seront bientôt réunies… saurons-nous voter de façon intelligente cette fois-ci?… sans intervention extérieure du ROC comme en 1995
Le joyeux retraité de Mazatlán

La première des indépendance est l’indépendance financière.

Avec l’hydro qui n’est plus l’hydro, les amis seuls de la famille Desmarais, non qui séjourne à Sagard, mais qui sont appelé à apparaître sur la liste des dirigeants potentiel de la CDQ, le mouvement Desjardins qui s’inscrit avec ignorance et enthousiasme aux intérêts et pratiques de l’industrie canadian des services financiers, les vrais indépendandistes auront beaucoup à faire pour reconduire les batailles essentielles pour notre autonomie et rêvé à une autonomie politique.

Proclamer que l’on veut l’indépendance en parler sans jamais y travailler donne aux autres, ceux qui protègent leurs intérêts, leurs amis, tout le loisir d’établir leurs réseaux, d’imposer leurs priorités, leurs finalités. L’indépendance financière s’inscrit dans nos habitudes de consommation, dans nos réalisations dans les relations et l’équité entre tous les citoyens du Québec.

En parler, sans rien faire d’utile c’est choisir un avenir en tant que victime et ça comme pour les autochtones de tout le Canada c’est la finalité du processus politique canadien d’assimilation et d’appropriation des ressources et des territoires par ses entreprises.

Les québécois doivent imposé un véritable contrôl citoyen à l’hydro, à la CDQ, à toute nos institutions qui agissent en notre nom et ce partout. Ne pas laisser, dans la tradition du monarchisme parlementaire à une petite bande de politiciens s’arroger le droit de décider en toute ignorance ou en toute apparence d’ignorance. Plus que protester il faut agir et nous gagneront le droit de faire l’indépendance avec des modalités que seront sous notre control.

Le siège à l’UNESCO pour le Québec, la reconnaissance officielle de la nation québécoise, le dossier de l’unification des taxes TPS/TVQ qui a rapporté des Milliards au Québec, la loi sur les jeunes contrevenants qui fait presque l’unanimité dans la population du Québec mais pas de la classe politique en porte-à-faux avec sa propre population, la réforme de la loi sur la santé où le fédéral se retire du contrôle de sa participation financière, la fin du régistre des armes à feu qui ravit une large partie de la population du Québec, etc…

Tous des dossiers menés de main de maître par Monsieur Harper mais bien sûr, que les séparatistes « oublient malencontreusement » de nous signaler…

Les Québécois sont séparatistes quand ça ne compte pas. Mais quand ça compte vraiment, ils se rendent compte combien notre pays, le Canada qui fait l’envie de la planète, est très largement avantageux pour eux.

Je constate que le gouvernement fédéral ignore le gouvernement du Québec. Toutefois, je n’ai aucune confiance envers le parti qui nous a rentré dans la gorge son alliance avec la FTQ dans le dossier de la Gaspésia et qui a fusionné de force les villes avec la loi inique votée sous baillon en décembre 2000 (j’ai d’ailleurs cessé d’appuyer le PQ après 33 ans comme sympathisant). Résultat : nous avons perdu notre identité municipale et nos taxes ont drôlement augmenté. Et je n’ai aucune confiance en Pauline Marois et je ne lui donnerai jamais mon vote pour faire la souveraineté du Québec alors qu’elle en fera un pays d’obédience socialo-communiste.
Je suis davantage attiré par les réformes prônées par le réseau Liberté-Québec et son approche de centre droit.
Il ne faut pas oublier que c’est Marois qui nous a donné une réforme scolaire qui est en train de gâcher toute une génération de jeunes qui ne connaissent pas leur histoire et ne savent pas écrire le français.

Le ROC réalise quelque peu l’effet de la perte du Québec mais n’est prêt a aucune concession pour le garder …. C’est typique du Canada anglais qui se comporte en conquérant et qui dit vous êtes une province comme les autres et arrêter de revendiquer …..

Les souverainistes doivent répondre à deux questions pour y arriver:

1- Qu’est-ce qui ira vraiment mieux dans un Québec souverain ?

MAUVAISE RÉPONSE : des évidences du style «nous aurons un drapeau, un siège à l’ONU et nous pourrons nous occuper de nos affaires». Ça nous prend quelque chose de plus solide pour voter oui.

…ce qui amène la deuxième question

2- Qui ça nous ? Quelle sera l’identité des citoyens de ce pays ?

MAUVAISE RÉPONSE : Un amalgame de toutes sortes de citoyens, de provenances diverses, de religions diverses, de cultures diverses, etc, etc.

… ça on l’a déjà dans le Québec actuel…

Je suis toujours étonné de lire des commentaires de gens qui ont peur de perdre leur pension. La peur de ne pas avoir les moyens de s’assumer.
Premièrement, ce nouveau pays a les moyens de payer les fameuses pension… de plus, ce nouveau pays ne se fera pas voler les milliers de jobs et investissements qu’il s’est fait voler et qu’on lui vole encore.
En tant que vp finance admin d’une multinationale québécoise, je rage encore de nous avoir fait voler un contrat de 40 milliards étalé sur 25 ans et qui créait environ 200 mille jobs.
je rage aussi de voir que 33 milliard de $ on été distribué aux usine navales du Canada et .. rine pour la plus grosse usine navale.. celle de MIL Davie.
Puis Raglan, les hauts fourneaux, que l’on a a Rouyn Noranda.., non les Canadians ne veulent rien donner au Qc.
Il y en a combien d’autres comme ça…, vous en connaissez, si vous êtes honnêtes avec vous.
Enfin, combien il nous en coûte de se faire dicter comment dépenser les fonds que l’on reçoit du fédéral. Fonds dont une bonne partie est un retour de nos impôts.
J’aime bien mes voisins, quand ils se mêlent de leurs affaires.

M. Lisée, on reste dans la rhétorique -je demande qu’à y croire mais montrez-nous les faits, pas des études que chacuns interprète à sa manière mais depuis les 10 dernières années, ce que le gouvernement fédéral nous (Québec)verse que ce soit sous forme de péréquation, d’entente fédérale / provinciale (dans divers domaines)ainsi divers champs de compétence provinciale où le fédéral verse (ex. la santé) – il ne faudrait pas oublier ce que ça nous coûterait de plus étant un pays et que nous contribuons que partiellement.
vs
Tout ce dont nous envoyons à Ottawa, par ex. impôts, subventions aux pétrolières etc…
C’est un travail »de moines » mais que chacun des gouvernements possède. Ces documents p.ê. arides pour le lecteur ont le mérite d’être clair et de savoir où le Québec s’en irait. Àprès vous pourrez ajouter la rhétorique. (pas la charrue avant les boeufs)
J’attend les documents.

Si, comme M. Serge Bouchard nous avions toujours peur de notre ombre et si nous nous étions toujours dit «La vie est trop courte pour risquer nos pensions pour quoi au fond….», nous serions encore tous chez papa et chez maman où là on ne risque pas grand chose si ce n’est l’image qu’on a de nous même.

Les résultats de ce sondage semble bien montrer qu’il y a une certaine évolution. Je me souviens que lorsque René Lévesque a commencé sérieusement à nous proposer la souveraineté, la principale objection tenait à notre capacité financière, économique et administrative. Aujourd’hui ce niveau d’objection est à peu près dépassé. Personne de sérieux ne soutient que le Québec n’a pas les moyens de sa souveraineté.

Aujourd’hui l’objection à la souveraineté est plus au niveau de la chicane de famille. Le ROC serait fâché contre le Québec ou les anglos et les allos québécois seraient fâchés contre nous si nous faisons la souveraineté. On en est rendu là. Comme le jeune adulte qui souhaite quitter la maison familiale pour vivre dans son « apparte » et que la maman castrante ne voit les choses du même œil. Mais un jour le jeune aura fait ses plans, trouvé l' »apparte », organisé SES affaires quoi! Et là il part ….

On en est là ! Il faut juste cesser d’avoir peur et avoir le cran d’ouvrir la porte.

«Je hais les cœurs pusillanimes qui, pour trop prévoir n’osent rien entreprendre»
[Molière]

L’indépendance totale du Québec, la simple souveraineté synonyme de séparation « sortir le Canada du Québec » ne se fera simplement pas. Faut trouver une alternative à la pérennité de la langue français au Québec.

Nous avons déjà délaissé, en très grande majorité, la religion catholique et nos anciennes habitudes : Les danses carrées, les gigues, les ceintures fléchées, le ragoût de pattes, les tartes la farlouche et les pets de sœurs pour le cinéma, les restos franchisés, les chanteurs français qui chantent en anglais, le golf, la télé et les cellulaires informatisés. Il reste quoi, de nos traditions de Canadiens-français, à protéger, contre l’envahisseur colonisateur, à part la langue française ?

@ Pierre Tremblay

L’Union européenne regroupe des nations souveraines qui y ont librement adhéré.

Vous faites fi de l’Histoire récente des relations Québec/Canada où aucune entente n’a pu être établie entre nos deux nations.

À un moment donné il faut cesser de se conter des histoires : on ne s’est jamais entendu. Où pouvez-vous encore mettre de l’espoir ?

«La peur n’a de fin que quand on l’assume.»
[André Pronovost]

je suis bien d’accord avec Pierre Bouchard:
« L’intérêt canadien pour le Québec est platement géographique, géopolitique donc impérial ».
Malheureusement pour nous, cet intéret fera en sorte que le gouvernement canadien fera tout, absolument TOUT pour ne pas que « son » territoire soit amputé, fragmenté. Ceci demeure la plus grande difficulté pour réaliser notre indépendance.

@ Gilles Bousquet

M. Deschamps, notre humoriste national, n’a pas écrit seulement ces paroles que vous ne cessez de nous répéter ad nauseam. Il a aussi fait le portrait d’un Québécois qui pourrait bien être vous. Vous savez, le personnage central qui ne recherchait qu’une job steaday pis un bon boss et qui lui laisse essayer, au chalet, sa tondeuse toute neuve pendant que ses invités prenaient une bonne bière froide sur le bord de la piscine.

Sortez un peu de vos ornières et soyez un peu surprenant. Ça nous changera !

«Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
[Jean-Michel Wyl]

@lagentefeminine

Il est évident que vous souffrez d’allergie. En fait vos idées sont tellement de droite que je me demande si vous avez encore votre bras gauche 😉

Vous faites parti de ces personnes qui se construisent une opinion sans tenir compte des grands épisodes de notre histoire. Ainsi, votre haine du syndicalisme semble vous aveugler. Êtes vous capable d’imaginer ce que feraient des employeurs comme AVEOS si le syndicalisme était absent ?

Votre haine du socialisme oblitère chez vous les comportements méprisables du capitalisme sauvage à la Wall Street.

Par contre je suis tout à fait d’accord avec vous que l’approche coopérative semble bien être la meilleurs voie pour contrer les méfaits du capitalisme sauvage qui prône l’hyper-consommation comme seul outil de progrès.

«Tout ce qui anesthésie les masses fait l’affaire des gouvernements»
[Jean Dutourd]

Selon certains individus (Martin Coiteux, lemoutongris, Francois 1, David, Johanne Marcotte, PBrasseur, Alain Dubuc, honorable, Constant Tinople, Nathalie Elgrably-Lévy, John Bull, Éric Duhaime, etc.) la province de Québec ne fait que siphonner les ressources du RduC (high maintenance province) et constitue l’exemple le plus patent de médiocrité sur la planète.

Pour le RduC, se débarrasser de l’indigente province de Québec qui lui coûterait 8,5G$ par année, ça serait le pactole! (Ne vous inquiétez pas, y’en a qui vont réussir à nous faire gonfler ce chiffre comme une montgolfière avec des arguments des plus alambiqués)

Que faisons-nous toujours ensemble?

C’est peut-être Clothaire Rapaille qui avait raison?

Ne sommes nous donc qu’une bande de masochistes de part et d’autre?

Ce qui est étonnant, c’est que tous ces gens qui se penchent sur la constitution canadienne et d’éventuels aménagements pour intégrer le Québec n’ont rien d’autre à proposer que le statu quo. Pourquoi pas revoir en profondeur la structure du Canada. Pourquoi pas une république démocratique au lieu d’une monarchie constitutionnelle archaïque ? Peut-être qu’un projet enthousiasmant susciterait l’adhésion d’une majorité de québécois. En tout cas ce n’est certainement pas en nous infligeant des portraits de la reine d’Angleterre partout qu’ils y parviendront!

Vous n’aurez jamais %50+1. Pour la simple et bonne raison que meme si les sondages predisaient un appui de %65, repondre « OUI » a un sondage telephonique et cocher la tite case sur le bulletin electoral, deux realites completement differentes.

Un demande beaucoup plus de courage que l’autre. Et les Quebecois sont reconnus pour le courage (sarcasme).

Et plus le temps avance, plus les chances s’etiolent. Demographie oblige. Trop peu trop tard.

Cessez de nous faire perdre notre temps, on l’a manqué le bateau, et le PQ a failli a preparer le terrain.

@ François 1 et remidam

Vos explications pour demeurer fédéralistes ne sont que des paroles sans fondement et de prés-jugés quand ce n’est pas des grossières faussetés. Aussi bien parler de vos belles rocheuses de votre plus beau pays.

18% seulement des Québécois sont favorables à l’abolition du registre et seulement 40% au Canada.

Un exemple de fausseté fédéraleuse:

« Il ne faut pas oublier que c’est Marois qui nous a donné une réforme scolaire qui est en train de gâcher toute une génération de jeunes… »

Taux de diplomation à partir de statistique Can.

http://1.bp.blogspot.com/_pfIURCpeHsI/TSmiM2nppiI/AAAAAAAABFU/HfUySYf0_iA/s1600/Diapositive17.jpg

Les Québécois sont à toutes fins pratique les meilleurs et les choses s’améliorent d’année en année. Mais vous Messieurs, vous passez votre vie à traîner le champion des diplômes dans la boue.

Vous devez être très fiers de répandre de telles faussetés au près des enfants.

« Le Canada n’a rien de québécois. »

Cette affirmation est une pure bêtise. La réalité est que rien ne ressemble plus au « modèle Québécois » que le « modèle Canadien ».

Franchement M Lisée on vous sait fort en désinformation mais là vous faites dans l’excès de zèle….

@ Gilles Bousquet

« Il reste quoi, de nos traditions de Canadiens-français, à protéger, contre l’envahisseur colonisateur, à part la langue française ? »

Protéger notre vision et notre façon de penser qui est très semblable aux pays les plus riches de la planète et c’est avec cela qu’il y a de l’argent à faire et c’est valable pour tous.

De plus la séparation du Québec d’avec le Canada aurait pour effet de rassurer les trouillards du Québec et de les empêcher de constamment de détruire la confiance des enfants.

« Les Québécois francophones, majoritairement, veulent un Québec souverain dans un Canada uni…point. » (Cité par Gilles Bousquet)

Vous devez savoir M. Bousquet puisque vous en parlez que c’est très vieux cette phrase et quelle représente très bien nos fédéralistes d’aujourd’hui qui veulent un Québec économiquement indépendant fort et riche dans un Canada uni avant de se séparer.

Pour continuer l’histoire de Deschamps: Une petite bière avec ça! Vous m’excuserez si elle est chaude, il n’en restait qu’une seule froide pour moi.

Santé!

@Constant Tinople:

Ce n’était pas plus compliqué de répondre OUI aux sondages avant, et ils étaient moins bons. La souveraineté continue d’augmenter MÊME si la proportion d’allophones augmente. Donc, ils se mettent à voter OUI eux aussi.
Le plus drôle, c’est que ce sont les fédéralistes qui ont manqué l’opportunité de tuer le mouvement souverainiste quand il était presque à terre. Et là, il remonte.
Tough luck.

Pour informations, en 1995, le vote a passé très près d’une victoire du Oui. De plus, le vote était en nette progression depuis le référendum précédent (+8,98%).

Juste avant le vote, on nous disait que l’indépendance était une idée morte.

Le Canada a pourtant eu si peur que le Oui l’emporte que le comité du Non a dû dépasser les dépenses électorales allouées pour créer le Love In à Montréal en plus de promettre un tas de choses que personne n’a vue ni d’Ève ni d’Adam. Bref, pour que le Non l’emporte, par une si mince marge, le fédéral a dû tricher et mentir.

Bref, l’indépendance, si la tendance se maintient, n’est pas une idée à reléguer aux oubliettes, surtout dans le Canada d’Harper. La disparité Canada/Québec se fait de plus en plus sentir. Si ça continue, Harper sera le Premier Ministre canadien ayant réussi où personne n’aura réussi, séparer le Canada du Québec…

à François 1er

J’allais vous répondre mais Youlle m’a devancée. J’adhère à tout ce qu’il a écrit.
En vous lisant, je me demandais de quelle planète vous venez. Quand c’est noir vous dites blanc, et vice versa. C’est ahurissant de contradictions par rapport à la réalité. C’est de la fabulation ou quoi?? Quels journaux vous renseignent???

à Robert S.

Sije comprends bien, vous posez les bonnes questions et vous nous inventez les mauvaises réponses??? C’est assez facile!!Belle démocratie.

Il est certain qu’il y a encore des étapes à franchir mais, on va enfin y arriver.

La réalité, l’attitude du RduC envers les francophones, a fait que la ‘constipation’ ne nous accorde pas les pouvoirs nécessaires pour gérer »notre » avenir alors, on n’a pas vraiment le choix, Vive le Québec . . . Libre !

Et ainsi, on va récupérer »notre » fleuve !

@ Youlle (# 38):

Ça fait près de 5 ans que le dit régistre des armes à feu n’a PAS été mis à jour…et personne au Québec ne s’est ouvert les veines sur les marches de l’Assemblée nationale depuis son abolition, surtout pas les gens des régions majoritairement POUR son abolition.

Pour ce qui est du taux de diplomatiion au Québec, TOUS ceux qui suivent le dossier de près savent que notre Ministère de l’Éducation facilite grandement cette diplomation et ce, à un point tel que les diplômes québécois ne valent à peu près rien sur le marché du travail.

Où est l’UQUAM dans le palmarès des 200 meilleures unoversités au monde Youlle? NULLE PART!

McGill? Douzième!!!

Les Anglais, y connaissent ça et ils l’ont l’affaire!

Au Québec, la médiocrité est devenue la norme.

Pour dénouer ce genre d’impasse, il y a un truc imparable : on pourrait aller dormir chez notre parentée européenne, le temps de réfléchir un peu…
Là, soit la flamme renaît, soit on réalise qu’on est vraiment mieux en solo, ce qui nous fait dire « franchement, je me demande ce que je lui trouvais à cette vieille confédération… ».

J’ai toujours résidé au Québec tout en travaillant 22 ans à Ottawa. Comme je n’y ai jamais camouflé mon allégeance souverainiste, les Ontariens avaient tendance à me répondre franchement. Je ne suis pas dutout surpris que 60 % d’entre eux croient que le Canada se porterait mieux sans le Québec. Il en a toujours été ainsi.

M. Nicolas Paillard, le Canada de M. Harper vient juste, hier, de manger un claque sur la gueule dans le comté ontarien de feu, le bon Jack. Le Parti Conservateur n’a récolté que 5 % des votes, une honte pour ce parti de primaires.

Les Québécois sont très différents des autres Canadiens, et à plus forte raison des autres Nord-Américains.

Ils ont toujours été très différents. Même à l’époque où les Québécois s’appelaient « des Canadiens », ils étaient énormément différents des conquérants Britanniques.

Cette énorme différence à toujours été présente, et elle a toujours été énorme. Cette différence creuse un fossé depuis des lustres entre les Québécois et les autres Canadiens. Aujourd’hui cette différence commence à creuser un gouffre, voir un canyon.

Il suffit d’avoir un peu voyagé le « reste du » Canada et l’Amérique du nord pour se rendre compte que lorsqu’on franchis, dans un sens ou dans l’autre, les frontières de la province du Québec, on change carrément de planète.

Il y a la « planète Québec », et la planète « ROC + USA ». Deux mondes réellement ; c’est frappant chaque fois qu’on se donne la peine de voyager et d’aller à la rencontre des gens d’ici et d’ailleurs.

Frappant.

Qu’est-ce qu’on va donc bien pouvoir faire avec ce « canyon » qui commence à ce creuser ?

Benoît Duhamel.

Une question comme ça:

Pourquoi que vous n’avez pas dit à Parizeau, le soir du référendum: on va prendre 24 heures pour analyser les résultats. En attendant, on vous invite à fêter ce soir dans les rues du Québec parce que, en autant qu’on est concerné, avec 80 comtés sur 125, on n’a pas perdu. On vous revient demain.

Pareille réaction aurait fait hurler Jean Chrétien et mis beaucoup de pression sur lui.
La presse du Canada se serait déchainé contre Parizeau, faisant monter le OUI.

Si j’ai bien compris, tous les anti-Québécois qui sévissent sur les blogues et qui nous bassinent depuis des lustres avec leurs litanies sur « le Québec est le BS du Canada », « sans la péréquation, nous serions des va-nu-pieds » servent la cause de l’indépendance en convaincant le ROC qu’il irait mieux sans nous – voire, qu’il devrait nous foutre dehors.

Ces anti-Québécois seraient donc de grands patriotes québécois.

Allez, m’sieu dames, continuez votre Quebec-bashing, comme on dit dans la langue que vous idolâtrez et que vous voudriez nous voir tous parler !

Plus vous en beurrerez épais, plus vite nous aurons notre pays !

M. Lisée!

Je n’arrive pas à tirer les mêmes conclusions que celles que vous exprimez. 48% versus 45% , versus 53%….ce n’est pas une tendance claire. Qui plus est, habitant Québec, Ville qui devrait défendre becs et ongles sont statuts de berceau de la francophonie d’Amérique du Nord…c’est plutôt l’inverse qui s’y produit…Royaume du Quebec Basching, royaume du tout est plus beau ailleurs!!!!Non, je crois que vous en fumée du bon!!!!

J’aimerais tellement voir mon pays du Québec de mon vivant. À 31 ans, j’ai peut-être des chances.

Au-delà du débat gauche-droite, demeurer au Canada pour le Québec reste presque contre nature. Je ne comprends pas ce que les fédéralistes trouvent à ce pays.

Le problème des fédéralistes, à mon avis, c’est qu’ils pensent qu’en ne faisant rien, ils renouvellent le fédéralisme. Malheureusement pour eux : le statu quo n’est pas du fédéralisme.

Et si Madame Marois et son équipe continuent de travailler et si les souverainistes se tiennent… Seule l’imagination nous limitera!

@ François 1 #45

Encore sans rapport M. François. Je n’ai pas parlé de suicides, j’ai dis que 18% seulement des Québécois sont favorables à l’abolition du registre et seulement 40% au Canada.
Votre beau Harper va à l’encontre de la volonté de Canadiens pour faire plaisir à ses ti-namis de l’Alberta et du réform.
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Pour les diplômes fous nous racontez pour la DEUXIÈME FOIS en 10 jours la même fausseté, c’est un mensonge.

Ce n’est pas le Québec qui prépare les tests internationaux et sur le plan international le Québec est parmi les trois ou quatre champions au monde.

La médiocrité et le salisage ce sont les dretteux mensongeurs fédéraleux qui la détiennent.

@Pierre Tremblay

Nouvelle démonstration de votre habituelle mauvaise foi. Pourquoi aussi bien ou mieux quand il s’agit de l’opinion du ROC et aussi bien et moins bien quand il s’agit de celle des québécois.

Les Québécois sont 48 % à penser que le Québec souverain se porterait mieux ou aussi bien et 43 % à penser qu’il se porterait moins bien.

Quand on fait des comparaisons, il faut les faire à partir des mêmes données.

Aucun pays qui a obtenu son indépendance n’a eu l’idée de revenir en arrière. C’est signe qu’il y a quelque chose de fondamental à se gérer soi-même et à assumer son destin collectif.

L’effet de ralliement est intéressant. j’aimerais bien trouver la vidéo de l’expérience sur ce sujet à l’émission Génial de Télé Québec.

je ne suis pas certain que les questions de sondages à postériori nous donne un reflet juste de ce phénomène.

@Youlle:
Au fait, les corps policiers n’étaient pas en faveur du maintien du registre? Les professionnels qui savent si ce registre est utile sont contre son abolition et Francois 1, dont on ignore la provenance du diplôme, est pour. Avec « Personne n’est monté aux baricades », l’Argument massue! Bin sûr, les conservateurs à 16% des votes, ça doit être à cause de la météo.
Quoi que, vu leur position sur le réchauffement climatique… C’est vrai, ça aussi, ça existe pas.

comme dans le cas du vieux couple marié depuis 40 ans et fesant chambre a part depuis 39 ,il ne reste que les croyants (lol) pour y croire.lol

l’amour ,l’amour ,la maudite mour(plume),le jour où le québec aura un déficit réel envers le canada(pas celui présumé par nos petits confédérés) ,y vont nous calis…. dehors en attendant continué a croire ce que vous voulez mais lachez -moi avec votre applaventrisme canadian.merci

@ francois 1 ,vous devriez au moins citer vos sources ,votre texte est une reproduction d’une partie du scénario d’Elvis gratton de pierre falardeau ,ça s’appele de l’honnetetée intellectuelle.lol

nos confédérés sont comme des tanguy du film français a 35 ans encore a la maison en train de chialer dans les juppes de leurs mères,pathétique,c’est pas moi,c’est les zautres ,probablement un des effets secondaires(ou domage colatéral) de la passepartoutisation du québec.,snif snif snif..

Il faudra voir s’il y a tendance. Il semble que l’idée de la souveraineté du Québec progresse tranquillement dans le ROC. Même Stepen Harper semble agir comme s’il était devenu séparatiste! Bientôt, il ne restera que la crainte de la période de transition pour empêcher la scission. Si tous s’y mettent, elle pourrait alors se faire dans l’harmonie.

Continuons à réélire les Conservateurs majoritairement et le reste va se faire tout seul.

@ Jean-François Trottier #59

Le dossier des armes à feu c’est dire noir quand l’autre a dit blanc et de dire blanc quand l’autre a dit noir.

Nos dretteux du Québec souvent faux libertariens sont des spécialistes de cette question et ils se font souvent prendre à ce jeux.

Deux raisons les motivent:

Contrer le séparatisme.

Contrer les impôts et les règlements.

La même chose se produit aux USA. On ment, on ment et on ment. Or sa ne devient pas vrai, mais plusieurs finissent pas penser que ces mensonges sont vérité.

En fait ils travaillent pour les grands financiers et entreprises géantes.

Si on nous expliquait comment serait géré le nouveau pays, la nouvelle constitution, les avantages d’un seul gouvernement à faire vivre, la récupération de tous nos impôts et taxes, le contrôle ultime de nos lois et notre propre Cour Suprême, y compris les voies navigables, aériennes ainsi que la radio,la télévision, les ports et toutes les installations fédérales au Québec qui nous appartiennent parce que nous avons payé 25% de toutes ces propriétés dans tout le pays. Qu’est-ce qu’on attend pour agir?

La récente élection de Mulcair vient encore de planter un autre clou dans le cercueuil de vos théories à la noix Monsieur Lisée…