Québécois: oui aux puits de gaz, à condition qu’ils ne soient nulle part !

58%

Proportion de Québécois favorables à l’exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent.

66%

Proportion de Québécois qui ne veulent pas  de puits de gaz de schiste à moins d’un kilomètre de chez eux.

Attendez que je regarde sur la carte. Si on trace un cercle dont le rayon est d’un km autour de deux Québécois sur trois habitant la vallée du Saint-Laurent, nous obtenons…. zéro centimètre carré exploitable.

C’était simple. Pas besoin de Bape. Le dossier est clos !

Ces chiffres sont tirés du sondage CROP sur les Québécois et l’énergie réalisé du 7 au 21 juin derniers pour Les Rendez-vous de l’énergie et L’actualité.

J’en décortique les résultats dans Jamais sans mon pétrole, que vous pouvez lire en ligne ici.

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Il existe un autre problème de taille, individuel celui-là et qui existe depuis le début des temps semble-t-il, c’est que fort nombreux sont ceux et celles qui se vendent au plus offrant dès que l’occasion se présente, qu’ils soient politiciens, cadres administratifs ou autres.

Un exemple parmi tant d’autres :

plusieurs dirigeants et membres de la SOQUIP, de l’Hydro et du BAPE entre autres, savaient depuis aussi loin que la fin des années 70, qu’il y a d’importantes réserves de gaz et de pétrole éventuellement économiquement exploitables au Québec,

et certains d’entre eux, qui ont su se placer les pieds, disent maintenant que personne ne savait et ne croyait avant ces dernières années qu’il y avait des réserves de pétrole et de gaz économiquement exploitables au Québec, et c’est pourquoi de très nombreux permis d’exploration pétrolière et gazière ont pu être acquis à prix dérisoires (symboliques) par des entrepreneurs privés qui ont acceptés de prendre les risques d’exploration et d’exploitation éventuelle.

Quand on est informé sur les techniques de détection et d’exploitation, il n’y a plus de risque. Il s’agit simplement pour les intéressés de ne pas divulguer l’information qu’ils possèdent et de feindre la prise de risques importants pour justifier les énormes privilèges qu’on leur accorde.

Un bon café avec ça ?

Si on avait un régime qui respecte la propriété privée on en serait pas là.

Si Pierre a du gaz sur son terrain, il devrait être le premier à en profiter.

Mais avec la loi actuelle au Québec, le gaz sur le terrain de pierre n’appartient pas à Pierre, il appartient au gouvernement qui peut en disposer comme bon lui semble, quitte à exproprier Pierre.

Pour moi, ce que cela signifie, c’est que les Québécois ont perdu confiance envers leurs politiciens et autres hommes de décision.

Non pas qu’il ne veuille pas de développements économiques sur leur territoire: c’est plutôt qu’ils se sont fait berner si souvent dans les projets proposés, qu’ils se méfient de ce qu’on leur propose.

Et à juste raison. On n’a qu’à penser aux éoliennes (et à leur privatisation sous l’admin. de M. Charest), à la disparition du moratoire sur les porcheries (autre décision brillante de M. Charest), aux PPP (encore M. Charest) et plein d’autres inepties caractérisées par l’improvisation, l’absence de plan à long terme et surtout ce petit esprit de boutiquier bien propre aux Libéraux.

Quant au gaz de schiste, on a entendu des histoires d’horreur venant seulement des États de Pennsylvannie et du Colorado, du point de vue environnemental, que c’est normal que les Québécois ne veulent pas en avoir dans leur cour.

Malgré tout, le même gouvernement Charest a déjà attribué des licences d’exploitation (ou d’exploration) sur de grandes régions de la province, de sorte que lorsqu’une décision visant à retirer au privé ce genre d’exploitation, Québec devra les dédommager financièrement.

On s’est déjà fait avoir, sans même qu’une goutte de gaz ait pu être retiré de notre sol.

Il m’arrive de réfléchir aux propos de Desjardins sur l’exploitation de nos ressources naturelles (mines et fôrets) et je ne peux m’empêcher de repenser au fameux livre d’Albert Memmi, « Le portrait du colonisé et du colonisateur ».

Écrit dans les années ’50, c’est malheureusement encore d’actualité au Québec.

Et si vous voulez un véritable sondage ou 90% des citoyens diront non à John James Charest et sa gang .

Oui au richesses naturelles du Québecc mais pas les profit ddans les poches des Albertains et des amis de Charest

Une enquête publique est essentielle pour identifier tous ceux qui ont quittés les bureaux de Charest pour s’emparer de ce gaz pour des miettes : mille fois moins cher qu’en Colombie Britannique

Quelle honte de se laisser voler comme cela

Je recommande fortement à tous de visionner le film Américain : »GASLAND » créé par Josh FOX, dont voici un court résumé sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=dZe1AeH0Qz8

Après avoir vu ce film, je ne peux que m’opposer au saccage et à la contamination des nappes phréatique par des centaines de produits chimique dont certain sont hyper toxique et cancérigène etc…, à la mort des animaux sauvages et voir des robinets d’eau de puits artésien prendre feu me laisse un goût amer.

Jean GODBOUT
Victime d’un crime d’État

Les québécois ne font pas confiance à la gestion du gouvernement actuel.

Bon, comme le gaz dort là depuis des milliers d’année, il peut attendre encore afin qu’on fasse les choses comme il ce doit…

Si je ne fais pas erreur, la formation des schistes d’Utica (http://en.wikipedia.org/wiki/Utica_Shale) date de l’Ordovicien moyen supérieur (http://cgkn1.cgkn.net/weblex/weblex_litho_detail_e.pl?00053:015717), soit environ 463 millions d’années (http://en.wikipedia.org/wiki/Middle_Ordovician#Subdivisions).

Le commentaire de Claude Pelletier me semble tout à fait pertinent en regard, entre autres, des articles publiés dans Le Devoir d’hier (11 septembre) : les initiés (mais y a-t-il délit?) ont flairé la bonne affaire et «ont su se placer les pieds». Le temps est maintenant venu, pour eux, d’empocher… et ils n’apprécient guère les questions des petits emmerdeurs !

😉

@ Claude Pelletier

« plusieurs dirigeants et membres de la SOQUIP, de l’Hydro et du BAPE entre autres, savaient depuis aussi loin que la fin des années 70, qu’il y a d’importantes réserves de gaz »

On le savait des les années 60. Du moins moi je le savais et je n’ai rien à voir avec le gaz sinon que d’être assis dessus.

Mais vous avez bien raison de de dire secret. Quand la petite roulotte bleu était sur le chantier pour analyse tout accès était interdit. Le chantier devenait silencieux comme une tombe et même les employés étaient écartés.

@ Claude Pelletier

Il est à noter qu’une bonne partie de ces recherches ont été financées par le gouvernement.

Encore une fois c’est le gouvernement qui a pris les risques, et le privé qui empochera, surtout la grande entreprise.

Hydro Québec avait tout ce qu’il faut pour en faire l’exploitation exclusive.

@ Yvon Fleurent,

Vous avez entièrement raison.

Le gouvernement a effectivement financé, directement et via ses sociétés, la presque totalité des études réalisées à ce jour sur les gisements et dépôts d’hydrocarbures (pétrole et gaz) découverts au Québec et ce, depuis aussi loin que les années 40,

et Hydro-Québec a présentement pratiquement tout ce qu’il faut, et peut, en toute légitimité, s’approprier, à coûts compétitifs, la technologie et la partie d’expertise qui lui manque,

pour exploiter ces richesses naturelles du Québec au bénéfice exclusif du Québec,

tout comme le font Gazprom en Russie : http://www.ambitions-sud.net/n45/n45fr-gaz.htm

et Aramco en Arabie Saoudite :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saudi_Aramco.

Il n’y a pas d’urgence en la demeure, tout cela peut se faire après un moratoire et une nationalisation, comme ça été fait en 1964 sous Lesage, à la forte incitation de Lévesque, pour l’hydro-électricité.

Tout ce que ça prend c’est la volonté politique de le faire par des politiciens qui ne se laisseront pas acheter par des intérêts privés quels qu’ils soient.

Exploiter ce genre d’industrie dans des zones densément peuplées est un pile ou face inacceptable. Les accidents, les explosions, les infractions pleuvent sur les compagnies américaines sans compter les gens qui développent toutes sortes de malaises et on voudrait ça chez nous? Quelqu’un va-t-il mettre ses culottes???

Pour les gaz de chiste, il faudra s’assurer que 51% de la propriété des organismes d’exploitation soit soit dans les mains de l’État québécois.

D’autre part, il faudrait peut-être commencer à explorer le gaz de schiste loin des centres habités, et non pas dans la cour de citoyens. Le fleuve et le golfe sot très larges et peu habités.

Actuellement c’est de la précipitation et de l’improvisation du présent gouvernement pour lancer de la poudre aux yeux et détourner l’attention au-delà des scandales …