Quelle démocratie étudiante ?

L’objectif de la grève n’était pas de faire céder le gouvernement, mais de vivre quelques jours dans un climat d’exaltation révolutionnaire.

Photo : Newzulu/La Presse Canadienne
Photo : Newzulu/La Presse Canadienne

Politique

Il était écrit dans le ciel que la grève étudiante de ce printemps ne ferait jamais plier le gouvernement Couillard dans sa volonté de sabrer les dépenses publiques. En l’absence d’une mobilisation syndicale, le rapport de force entre le gouvernement et les étudiants grévistes était vraiment amoindri.

Cela n’a pas empêché plusieurs associations étudiantes de se lancer dans un mouvement condamné à l’échec. Pourquoi ? Parce que le but n’était pas tant de faire céder le gouvernement. L’objectif était de présenter n’importe quelle demande (surtout si elle est irréaliste), de mobiliser un tant soit peu la population estudiantine et de vivre pendant quelques jours dans un climat d’exaltation révolutionnaire.

Le jeu consiste, grosso modo, à défier les forces de l’ordre, à intimider les journalistes, à dresser des barricades et à occuper des locaux. Comme le disaient les soixante-huitards en France, «il est interdit d’interdire» et «sous les pavés, la plage». Ici, des étudiants du Vieux-Montréal brandissaient une banderole sur laquelle on pouvait lire «¡No pasarán!» («Ils ne passeront pas !»).

Cette formule nous vient des républicains espagnols. Assiégés dans Madrid, ils l’utilisaient pour galvaniser leurs troupes lors de la Guerre civile de 1936-1939. Le gouvernement élu démocratiquement luttait alors contre les forces ultranationalistes du général Francisco Franco, lequel était appuyé par Mussolini et Hitler. Comparer la lutte contre l’austérité à de tels événements est complètement exagéré. Cela constitue un affront à la mémoire des victimes du franquisme.

Cette propension à usurper des causes nobles et des luttes historiques semble encore plus déplacée quand les grévistes n’ont pas l’appui de la population étudiante. Le 7 avril dernier, par exemple, toujours au Vieux-Montréal, une assemblée étudiante s’est prononcée à trois reprises sur la reconduction de la grève. Les deux premières fois, les étudiants présents ont voté pour abandonner la grève. Certains partisans de la poursuite du débrayage ont toutefois réussi à obtenir un troisième vote, au prix d’un débat de procédure qui a duré plusieurs heures. À ce stade, plusieurs étudiants avaient quitté la salle. C’est ce troisième scrutin qui a finalement fait en sorte que la grève se poursuivrait.

Un nouveau vote a été tenu mercredi dernier, à bulletin secret et sans qu’on abuse des règles de procédure. Résultat : 74 % des étudiants ont voté pour un retour en classe.

Je ne suis pas étonné de ce résultat, qui me rappelle les événements de 2012 au cégep Dawson, où j’enseigne.

À l’époque, l’association étudiante souhaitait obtenir un mandat de grève. Les carrés rouges s’affichaient partout au sein de la population étudiante et du corps professoral. Il y avait des affiches placardées un peu çà et là : «L’éducation est un droit», «Non à la hausse des droits de scolarité». Tout cela pendant que les carrés verts se faisaient plus que discrets. On ne les voyait pratiquement pas.

Une assemblée générale de grève a donc été organisée. Plus de 2 000 étudiants se sont présentés dans une salle qui ne pouvait en contenir que 800. L’association étudiante comptait tenir une assemblée dans ces conditions avec un vote de grève à main levée. L’affluence ne permettait pas ce scénario, notamment pour des raisons de sécurité, car il y avait trop de monde dans la salle et autour de celle-ci.

Devant cette situation, une solution de rechange s’est en quelque sorte imposée d’elle-même : un vote secret tenu sur deux jours. Et comme au Vieux-Montréal cette semaine, une vaste majorité (70 %) a rejeté le débrayage.

Le scénario s’est répété cette année à Dawson. Un vote secret a mené à un rejet de la grève. La morale de cette histoire s’impose d’elle-même. Les votes secrets devraient devenir obligatoires. Cela empêcherait les minorités militantes de manipuler les assemblées afin de déclencher un débrayage pour tout et pour rien. Et quand une grève serait bel et bien déclenchée, personne ne pourrait contester sa légitimité démocratique.

* * *

À propos de Frédéric Bastien

Frédéric Bastien est professeur d’histoire au Collège Dawson et l’auteur de La Bataille de Londres : Dessous, secrets et coulisses du rapatriement constitutionnel. Il est titulaire d’un doctorat en histoire et politique internationale de l’Institut des hautes études internationales de Genève.

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23 commentaires
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La « démocratie » étudiante n’a pas changé d’un iota du temps que les péquistes arboraient fièrement le carré rouge et tapochaient allègrement de la casserole menés par leur cheftaine de l’époque, Pauline Marois.

Même pire: ils ont triomphalement admis dans leurs rangs certains de leurs leaders…

Serait-ce le genre de « démocratie » qui nous attend advenant un gouvernement majoritaire péquiste?

Ouffff… On l’a échappé belle en 2012…

Quand vous dites « certains de leurs leaders », vous pouvez en nommer plus qu’un?

Utiliseriez-vous le même argument pour faire votre point voire « ils ont triomphalement admis dans leurs rangs certains de leurs leaders… » si ces certains leaders étudiants s’étaient joint à un parti fédéraliste ?

Un parti fédéraliste n’aurait pas admis de casseurs dans ses rangs contrairement au PQ…

L’art de tout mélanger .Les casseroles c’était l’expression d’une grande partie de la population aux prises avec le gouvernement d’un parti corrompu qui distribuait leur argent au profit de ceux qui engraissaient sa caisse électorale en profitant de la manne des extras et des contrats publics gonflés .

Loin de l’avoir échappé belle on est aux prises aujourd’hui avec la même engeance qui procède à des bouleversements majeurs dans toutes les facettes afin de réduire substantiellement la quantité et la qualité des services publics universels offerts à la population tout en les taxant davantage.

Le but visé étant de couper dans les programmes sociaux afin de mieux les privatiser et d’enrichir une poignée d’affairistes, ce qui ne fera qu’augmenter les inégalités économiques au profit des lobbys qui se tiennent autour de ce gouvernement libéral comme une bande de mouette chez McDonald qui attendent leur *pétate frite*!.

Vous dites M.Virgil que les casseroles étaient l’expression d’une grande partie de la population aux prises avec un gouvernement d’un parti corrompu dites-moi pourquoi ce même gouvernement a été réélu après seulement un an de règne du P.Q. Cette même population qui a manifesté où était -elle lors du vote en 2014?.Les Québéçois ont la mémoire courte n’est-ce pas ?

« Les casseroles c’était l’expression d’une grande partie de la population… » (sic)

En 2012, 70% du peuple québécois a voté CONTRE le PQ!!! 18 mois plus tard, ce fut 75% de la nation québécoise qui a voté CONTRE le PQ et ce, après que ce dernier ait dirigé le Québec!!!

On repassera pour ce qui est de « l’expression… » en question.

Les gens de votre espèce (gauchistes pelleteux de nuages vers l’avant) sont les principaux responsables de la situation financière catastrophique dans laquelle patauge le pauvre Québec et je remercie le Ciel à tous les jours que nous ayons ENFIN au Québec un gouvernement qui met ses culottes et qui n’a pas peur de prendre les décisions controversées nécessaires à notre sauvetage sinon, c’était la Grèce qui nous attendait qui, comme nous avant l’êre Couillard, se donnait des services publics qu’elle n’avait aucunement les moyens de se donner. Trop de conseillers diplômés en sciences molles pas de maths. Heureusement, ici, au Québec, nous avons eu la lucidité de foutre le PQ dehors et d’élire un gouvernement à l’intérieur lequel participe un trio économique dynamique et de renommée mondiale et qui a décidé justement de renoncer à de généreux émoluments dans le privé pour servir humblement la nation québécoise trop souvent tombée aux mains de rapaces de la gauche syndicaleuse. Quelle générosité de leur part. Nous les en remercions tous.

De plus, nous refusons net (avec raison!!!) sondage après sondage de nous séparer du beau, grand et généreux pays qu’est notre Canada chéri. Imaginez le Québec entre les mains de Laviolette, Larose (qui voulait être recteur de l’UQÀM!!!) et autres girouettes écervelés qui, après avoir lapidé PKP pendant des années, les voilà soudainement tous prosternés devant ce veau…

Vive le Québec libre…des péquistes!

François 1, votre façon de tout ramener au PQ n’est décidément pas normal.
Je me demande s’il s’agit d’une maladie dont le traitement est couvert par l’assurance santé du Québec ?

Ce n’est pas une maladie mais un constat.

Le Québec se porterait beaucoup…beaucoup mieux sans les pelleteux de nuages péquistes et pourrait ENFIN aller de l’avant sans constamment devoir revenir sur les Plaines d’Abraham.

Je pose la question que plusieurs ont posé: pourquoi croire que les grévistes vont se plier à la loi sur les votes secrets? Après tout, ils ont défié les injonctions et ils ont intimidé des facultés qui avaient voté contre la grève. Je trouve qu’il y a de naïveté dans la position légale.

L’usage du mot « grève » est inapproprié. mais M. Bastien l’utilise en tant qu’apparatchik du PQ .. ceux-là même qui ont fait reculer PKP lequel a dû se contredire dans la même journée.

Qui tirent les ficelles derrière PKP? Les Landry, Bock Côté, Beauchemin, Bastien, Jean Marc Léger…

PKP une marionnette? Le PQ aurait-il jeté son dévolu sur ce néophyte en politique pour d’abord et avant tout pour mettre le pouvoir médiatique qu’il détient au service de la Cause.. les vraies affaires eux ils vont s’en occuper.. l’évitement dont PKP se sert dans ses réponses cacherait-il un manque de profondeur incompatible avec sa prétention d’occuper la plus haute fonction de l’État?

Où étiez-vous M. Bastien en 2012? Pourquoi Bernard Landry juge-t-il seulement maintenant d’intervenir auprès des profs syndiqués de l’UQAM? En 2012 la paralysie du Québec pendant trois mois était plus acceptable?

Comment un Mathieu Bock Côté a-t-il pu voir dans ce mouvement de 2012 autre chose que le constat que vous faites maintenant avec justesse: l’objectif n’était que de vivre un climat d’exaltation révolutionnaire.

Ce n’était pas le bon moment! n’est-ce pas… il faut laisser le PLQ faire le gros du ménage tout en feignant l’indignation.. pour ensuite remettre la machine anti-libérale en marche…

En 2017, c’est le moment où il faudra frapper… les apparatchiks s’affaireront à recréer une réplique du printemps 2012… la mobilisation syndicale, les étudiants, les artistes, les péquistes, tous reprendront le tintamarre urbain des casseroles. Ça prendra le temps qu’il faudra mais ça ne se terminera pas sans la tête de Couillard sur un plateau d’argent..

Il est ironique de voir le plan du PQ menacé par des étudiants dont ils auront programmé le cerveau selon leur vision idéologique..

De là les nombreuses sorties de ces intellectuels et activistes indépendantistes pour désavouer le comportement des étudiants, pas tant pour les débordements (on les a vu indulgents en 2012) mais parce qu’ils sont en train de saboter leur plan..

Au Quebec, par choix,l’ etat fait une cadeau aux jeunes de la presque gratuite de leurs etudes. Si tout comme les autres provinces, ou un cout nominal par session est impose aux etudiants , $2,000 – $3,000 et +, est-ce que nos etudiants seraient dans la rue pour soutenir une cause qui n’ a aucune relation a leurs etudes? Au Quebec on a motive une mentalite aux etudiants est qu’ ils sont des beneficiaires-etat, alors que ailleurs au pays c’ est une relation client-service. Faudrait qu’ ils se rendent compte de la chance que les jeunes Quebecois ont et que empecher les la tenue des cours est foncierement voler l’ etat.

C’est quand la dernière fois que le Collège Dawson (et tient, pourquoi pas étendre la question à toute institution d’enseignement post-secondaire anglophone au Québec) a été en grève pendant plus d’une journée ou deux?

« La morale de cette histoire s’impose d’elle-même. Les votes secrets devraient devenir obligatoires. Cela empêcherait les minorités militantes de manipuler les assemblées afin de déclencher un débrayage pour tout et pour rien. Et quand une grève serait bel et bien déclenchée, personne ne pourrait contester sa légitimité démocratique. »

On peut douter de l’efficacité d’une grève étudiante qui peut s’étendre sur plusieurs semaines ayant comme objectif de vaincre l’austérité ou sur l’opportunité de déclencher une grève en ce printemps, mais sur le processus de démocratie étudiante, j’ai des réserves.

Que de vertu accordée au vote secret. Pour reprendre une citation que j’avais donnée dans un commentaire précédent venant d’un ancien juge du Tribunal du travail : « Ce n’est pas par le seul fait qu’il y ait un vote que le tout devient démocratique. » Et je pourrais ajouter, même quand il est secret. Notre professeur d’histoire saurait-il nous dire comment on vote dans des pays aussi » démocratiques » que la Russie, l’Iran ou l’Égypte pour ne nommer que ceux-là ?

Pour preuve, il y eut un vote secret au collège de Trois-Rivières, or, un responsable des communications de l’association des étudiants (AGECTR) a déclaré après la conclusion du vote secret : « Malheureusement, l’AGECTR a découvert très rapidement une faille quant aux procédures entourant le vote. En effet, quelques personnes ont réussi à se présenter plus d’une fois aux urnes. Par souci de transparence et d’intégrité, l’AGECTR a décidé d’annuler le vote. »

J’aime bien qu’on ait pris l’exemple du Vieux-Montréal, puisque cette association est assez transparente – malgré les huis clos médiatiques – ses procès-verbaux sont en ligne. On remarque que la participation aux votes des assemblées a varié de 27 % à 36 % des étudiants membres. La plus faible participation étant celle où le vote secret fut pratiqué ! Mais, pour décider du vote secret, il a fallu voter à main levée. Est-ce que la décision de voter par vote secret, pratiquer et adopter majoritairement à main levée par les mêmes étudiants qui ont voté secrètement sur la reconduction de la grève, était moins démocratique ? Si une minorité militante gréviste avait autant d’influence, comment se fait-il que la proposition d’exercer le vote secret – vote que les militants grévistes auraient dû redouter – ait pu être adopté à main levée, malgré les soi-disant manipulateurs ? On notera que la dernière assemblée est celle où la participation au vote était la plus faible, ce qui aurait laissé aux militants radicaux plus de facilités à « manipuler » l’assemblée afin de reconduire la grève.

Comme on peut le constater dans les procès-verbaux, ce sont en gros les mêmes étudiants qui participent aux assemblées, c’est finalement les mêmes qui avaient voté pour la grève qui ont voté contre – sans doute à cause d’une certaine fatigue et qu’il n’y avait pas d’issue possible. J’ai l’ultime conviction que la manière de procéder durant les votes n’auraient rien changer quant aux résultats. Après avoir visionné le film « Carré Rouge Sur Fond Noir », il y a plus de respect pour le décorum dans les assemblées étudiantes qu’à l’Assemblée nationale.

Dernière remarque, un vote secret n’empêche pas de demander la reconsidération de la proposition adoptée. Comme le disait un sage du baseball : « It ain’t over till it’s over (ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini) ». Ceux et celles qui ne veulent pas voir leur vote reconsidéré auraient intérêt à rester jusqu’à la fin d’une assemblée.

Retour au réel: vote secret ou non, les étudiants n’ont pas le droit de grève, ne l’ont jamais eu et ne l’auront vraisemblablement jamais. Ces votes secrets pourront donc s’adresser à toutes sortes de questions mais pas celle de brimer un quelconque étudiant de son droit à l’éducation.

Un étudiant ne peut pas faire la grève, puisqu’il ne travaille pas et n’a pas d’employeur. Il peut simplement jouer à l’anarchiste, car il sait très bien qu’il n’y a pas de conséquences… Bref, il s’amuse à défier l’autorité, c’est normal chez les enfants. Dommage qu’il n’existe pas de papa pour le rappeler à l’ordre, mais c’est vrai, on préfère le chaos, surtout au printemps pour envahir les terrasses et fumer du bon pot !

Le printemps-érable, épopée démocratique dont on ne cesse de nous rabattre les oreilles, fut un gros pétard mouillé. Les étudiants échangèrent de fausses économies de frais de scolarité contre un système d’éducation désormais appauvri et meurtri. Les acteurs en sous-main, le PQ et les syndicats, élargirent leurs clientèles au son des casseroles pour les perdre aussitôt. L’épopée se termina par des états généraux fumeux, une sorte de grande messe vite transformée en obsèques nationales.

Avant de se triturer l’esprits sur les façons de décider d’un boycott des cours, il faudrait sans doute s’interroger sur les « grandes causes » que décident de défendre les organisations étudiantes, de même que leur choix de leurs alliés de circonstances (l’opinion, les partis d’opposition, les enseignants…). Cela exige plus qu’un vote, mais une discussion élargie des enjeux. La démocratie, c’est d’abord la conversation, l’analyse, le débat, le votre ne devrait être que son aboutissement, avant le combat. Présentement, ces débats de font au sein de chapelles de militants chevronnés.

je trouve votre commentaire méprisant et faux.Les jeunes ne sont pas seulement allée dans la rue pour sentir la « fièvre révolutionnaire »ils sont descendus dans la rue parce que c,est de leur futur dont il est question.,du futur de la planète ,des enseignants (on a vu aujourd’hui les coupures qui auront lieu au niveau des conseiller pédagogique et autre ).Quand êtes-vous entrer dans une école publique québécoise pour la dernière fois ?Vous constateriez que les écoles en arrachent comme on dit. En 2012 quand le mouvement étudiant a commencé, personne n’aurait pu prévoir l’ampleur qu’il a pris . Les mesures d’austérité vont touchés beaucoup de gens et frapper de plein fouet beaucoup de femmes .Ce gouvernement lors de la campagne électorale n’a jamais parlé de ce qu’il est en train de faire ,il a menti ,et vous du haut de votre poste qui ne sera pas touché par ces compressions vous traitez les jeunes comme si leur seul but était de rechercher des sensations fortes?Je suis moi-même présentement en grève à l’UQAM et j’ai assisté à toutes les assemblées générales, je peux vous dire une chose:les jeunes pourraient donner des leçons de civisme aux membres de notre assemblée nationale .Les jeunes ont le droit et même d’être idéalistes et de vouloir changer les choses, en tout cas ça ne semble pas sur des gens comme vous qu’ils pourront compter ,alors plutôt que de les juger du haut de votre chair,peut-être auriez-vous mieux fait d’aller manifester avec eux pour les entendre.

Pour des leçons de civisme on repassera…..Détruire des ordinateurs et tout briser sur leur passage dans un sanctuaire comme disait la syndicaliste c’est ça votre civisme!!!!

Il n’ y a rien de méprisant la-dedans! C’ est la pensée de la majorité des contribuables voyons donc! Les étudiants ont fait leur show mais est-ce qu’ ils ont eu gain de cause? NON,NON et NON ,pourquoi? Parce qu’ ils n’ ont pas demandé a la population qui votent la permission de dépenser de l’ argent dans leur CAUSE! Ils n’ ont pas su vendre aux contribuables le bienfait de leur donner ce qu’ ils voulaient! Leur cause , parlons-en ! Ils n’ y en avait pas faute de D’ARGENT!! C’ est pourtant si simple!

Votes étudiants = aucune démocratie! Cet équation est certaine, car les étudiants anarchistes et engagés n’ ont aucune responsabilité sociales et en plus ils se fouent carrément de l’ opinion publique; c’ est a dire des contribuables travailleurs qui ont passés l’ étape d’ étudier! C’ est beau demander la gratuité scolaire ( en 2012 ) mais il n’ y a rien de gratuit surtout en Amérique!
Confronté régulièrement au marché économique , on ne peut se permettre de donner des gratuités a nos futurs travailleurs spécialisés sans demander en retour des avantages! Oui en effet si on donne , on n’ est pas du tout certain de recevoir car nos jeunes sont habitués de recevoir sans donner!

Aujourd’hui la population vieillit et ceux qui devraient RECEVOIR sont les personnes âgées qui eux ont donné beaucoup a la société!