Questions électorales

Les Québécois n’ont pas oublié les frasques du PLQ, mais face à un PQ hargneux et sectaire, le statu quo inoffensif que proposait Philippe Couillard est devenu attirant pour plusieurs.

Politique

On se souviendra certainement de l’élection 2014 comme l’une des plus mouvementées, dures, dramatiques et importantes de l’histoire récente du Québec.

De la Charte des valeurs au spectre référendaire, en passant par les attaques personnelles sur l’intégrité des uns et des autres, pratiquement tous les échanges ont soulevé des passions viscérales, exacerbées par le monde fantasque et anonyme des médias sociaux. Beaucoup de Québécois ont le sentiment d’avoir assisté — ou participé — à un combat extrême de 33 jours.

Les bilans commencent à paraître. J’en ai lu quelques-uns. Certains sont plus lucides que d’autres. J’y reviendrai peut-être moi aussi. Pour le moment, je n’ai que des réflexions et des questions éparses pour tous les partis.

Parti libéral du Québec (+20 sièges)

La victoire revient indéniablement aux libéraux, même si plusieurs considèrent qu’elle résulte avant tout de l’implosion du PQ.

Les Québécois n’ont pas oublié les frasques du parti, mais ils ont quand même préféré son agenda rassurant et terre-à-terre — l’unité, l’économie, les «vraies affaires» — à l’agenda belliqueux, référendaire et identitaire du Parti québécois. Face à un PQ hargneux et sectaire, le statu quo inoffensif est devenu attirant pour plusieurs.

Cette victoire décisive s’accompagne toutefois d’attentes élevées et d’une tolérance limitée. Les électeurs pourraient rapidement et massivement abandonner le PLQ — au profit de la CAQ, notamment — au premier signe de laxisme éthique.

Reste que le parti a une occasion en or devant lui.

S’il adopte une Charte de la laïcité consensuelle, avec le soutien de la CAQ et de QS, la frange ethnocentrique du PQ sera isolée. S’il lance, de bonne foi, un grand chantier de réforme de la fiscalité et du Code du travail, le PLQ pourra compter sur l’appui de la CAQ. (À l’ère de PKP, le PQ ne saura pas quoi faire.) S’il amorce des réformes de la bureaucratie excessive de certains ministères, ses appuis se consolideront. S’il mise sur la transparence — incluant, pourquoi pas, un directeur parlementaire du budget et des données ouvertes —, le parti sera blindé contre les accusations de «vieille politique». S’il demeure inclusif, qu’il investit dans un réseau d’éducation ambitieux, qu’il s’engage à être aussi vert que possible, il gardera l’appui des jeunes. Rien de tout ceci n’est anti-libéral — bien au contraire.

Coalition Avenir Québec (+3 sièges)

«Ce qui ne tue pas rend plus fort», dit le proverbe. Il pourrait difficilement mieux s’appliquer à la CAQ.

Tenu pour mort il y a quelques semaines, François Legault a gagné le combat de sa vie dans le dernier droit de la campagne. Avec un peu moins de voix qu’en 2012, le parti compte davantage de députés, et beaucoup plus de confiance.

Avec un Parti québécois démoli, sans chef, et plongé dans une incontournable crise existentielle, la CAQ a le vent en poupe. (Suffit de voir les courbes des sondages.) M. Legault a raison de dire qu’il mènera la réelle opposition à l’Assemblée nationale jusqu’à preuve du contraire.

Avec un gouvernement majoritaire, toutefois, la CAQ n’aura plus le pouvoir d’arbitrer les disputes entre le PQ et le PLQ. Elle sera reléguée à un rôle plus secondaire. M. Legault est un homme d’action, qui est retourné en politique pour faire bouger les choses. Ce ne sera pas facile pour lui et ses troupes de réformateurs pressés.

Maintenant qu’elle ne peut plus menacer de faire tomber le gouvernement, la CAQ devra mener son combat en bonne partie à l’extérieur de l’Assemblée nationale.

Son principal objectif sera sans doute de récupérer les électeurs nationalistes lucides, sonnés par la lourde défaite du PQ, et prêts à entamer une nouvelle phase de leur combat pour un Québec fort. Les souverainistes qui, comme M. Legault, sont prêts à troquer le référendum politique pour la relance économique pourraient trouver dans la CAQ un parti jeune et dynamique, avec un avenir ouvert.

Il faudra toutefois maintenir un équilibre : si la CAQ gonfle trop son nationalisme pour faire la cour aux péquistes déçus, elle perdra ses militants libéraux (au sens du libéralisme) au PLQ.

Québec solidaire (+1 siège)

Le pari de la croissance est remporté, même si elle est modeste et concentrée en milieu urbain.

La réalité, c’est qu’au Québec comme ailleurs — surtout dans les sociétés vieillissantes —, il n’existe pas de très grand marché politique pour le rêve et la révolution.

QS peut sans doute encore augmenter son score électoral, mais il serait étonnant que, sans rénovation de son programme, ses appuis franchissent la barre du 10 % à moyen terme. Françoise David est très appréciée des Québécois, avec raison, mais le programme socioéconomique de QS est souvent tourné en dérision — avec raison.

Y a-t-il lieu — surtout avec un PQ au plancher — d’amorcer une réflexion sur l’avenir du parti ? Québec solidaire souhaite-t-il demeurer idéologiquement pur, mais marginal, ou veut-il migrer progressivement vers un plus grand réalisme et aspirer au pouvoir — ou du moins sa balance ?

Considérant l’infection identitaire du PQ et le virage à droite qu’annonce la venue de M. Péladeau, QS pourrait-il, sans se trahir, se positionner comme successeur du Parti québécois original, et récupérer ses sympathisants plus idéalistes ?

En faisant le choix de recentrer un peu le parti et son discours, et en misant sur l’opportunisme davantage que sur la rééducation du peuple, il semble que de nouvelles contrées pourraient s’ouvrir pour le parti qui invitait à voter avec sa tête.

Parti québécois (-24 sièges)

Je serai le 258e à l’écrire : c’est la catastrophe. Le parti n’a plus de chef. Il est divisé. Ses militants sont découragés. Les questions sont graves, multiples, et les réponses, loin d’être évidentes.

Que doit faire le PQ, sachant qu’il est plombé par son article 1 et le spectre d’un nouveau référendum sur la souveraineté ? Doit-il temporairement ou définitivement abandonner son option — sa raison d’être — et recycler son projet d’indépendance politique en nationalisme économique et en affirmation identitaire modérée ? Ce serait faire le pari de François Legault et de la CAQ.

Doit-il, au contraire, cesser de cacher l’éléphant dans la pièce, braquer les projecteurs sur son projet d’indépendance, et miser sur sa promotion active ? Ce serait alors faire le pari d’Option nationale.

Depuis la débâcle du 7 avril, le PQ peut-il vraiment éviter ce choix et continuer à parler de souveraineté à ses militants, tout en essayant de cacher son article 1 pendant les campagnes électorales ? Croit-il vraiment qu’une majorité de Québécois tolèrent encore ce double discours ?

On parle énormément de la course au leadership qui s’amorce. Mais au-delà du prochain chef, quelle sera l’orientation future du Parti québécois ?

Doit-il se recamper au centre-gauche et renouer avec sa base syndicale traditionnelle ? Doit-il migrer vers la droite, avec M. Péladeau, et se délester de son association trop étroite à la FTQ et la CSN ? Le PQ peut-il se permettre d’évacuer ce débat au profit d’un programme nationaliste fourre-tout — ni à gauche ni à droite, mais «en avant» ? Ce positionnement exclusivement souverainiste est-il anachronique dans le Québec de 2014, polarisé selon de nouveaux axes ?

Au plan identitaire, avec sa Charte des valeurs à la morgue et les dissensions latentes qui s’expriment soudain, le PQ doit-il revenir au nationalisme civique de jadis, ou foncer encore davantage dans l’ethnocentrisme conservateur ? S’il opte pour une laïcité inclusive et l’ouverture à la diversité, où se réfugieront les identitaires monoculturalistes ? Comment le PQ se distinguera-t-il des autres partis «tolérants» ? Si, au contraire, le Parti québécois s’enfonce encore davantage dans le nationalisme ethnique, comment ralliera-t-il les jeunes ? Comment échappera-t-il à la marginalité nauséabonde ?

Je n’ai pas les réponses à ces questions. Espérons pour le PQ que son ou sa futur(e) chef les aura, parce que la survie du parti en dépend.

* * *

À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

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Faudra qu’un jour vous nous expliquiez d’ou vous vient votre aversion maladive contre l’identité québécoise?
Qu’est-ce que vos parents vous ont donné comme éducation pour que vous haïssiez à ce point d’être né blanc, catho et francophone en Amérique du Nord?
Qu’est-ce qu’il y a de si honteux à vouloir perpétuer ce peuple menacé par le multiculturalisme canadian et l’invasion massive d’immigrants (deux fois plus per capita que les USA).?
Pourquoi qu’il est normal qu’un Juif à Montréal ait ses garderies à lui. Ses écoles à lui. Son hopital à lui. Son ghetto doré à lui. Mais pas nous!
Pourquoi les autochtones peuvent défendre leurs réserves, leurs folklores, leurs traditions fièrement. Mais pas nous.

Pourquoi la moindre défense de notre identité est vue hargneuse et sectaire?

Y’a vraiment eu quelque chose dans votre éducation qui vous a fait dérailler. Quossé?

Aves un pseudonyme Jack2 on reconnaît votre fierté d’être francophone. C’est à cause de gens comme vous que le PQ ne passera jamais avec ses mensonges et son hypocrésie. Vous avez toujours le choix d’aller vivre sur une réserve si vous pensez que c’est mieux.

Votre commentaire envers M.Jack2 me laisse perplexe. Que voulez-vous dire exactement par: « … C’est à cause de gens comme vous que le PQ ne passera jamais avec ses mensonges et son hypocrésie… » Le questionnement de M.Jack envers M. Lussier n’est-il pas légitime, suite à tout ce qu’il a pu écrire sur le sujet. Depuis lundi dernier, j’entends et je lis propos et commentaires hargneux envers ceux qui croient encore au caractère distinct de notre peuple québécois, envers ceux qui dans un ultime élan s’évertue à crier leur appartenance. Développez votre argument et expliquez-moi ce que vous voulez dire par « des gens comme vous… ». Vous avez droit à votre opinion, certes, mais d’une manière explicite.

Vous êtes un ultra-nationaliste doublé d’un xénophobe et antisémite confondant! Quel pays le Québec autait-il avec des gens de votre acabit dans ses supporters?

Faudra un jour que vous nous expliquiez qu’on ne vous ait pas apprit qu’on écrit ‘canadien’ en français.

Les Juifs ont leurs écoles, leurs garderies, leur hôpital en grande partie parce que pendant des décennies la majorité leur a refusé l’accès aux institutions qu’elle contrôlait. C’est cette marginalisation que le PQ voudrait recréer, et les Québécois sont bien assez instruits et intelligents pour comprendre que ce n’est pas souhaitable quand on désire vivre dans une société qui partage des valeurs communes.

Défendre le sectarisme et la hargne n’est pas défendre les interest du Québec. Quossé?

Les écoles juives financées par les derniers publics, c’est unique au monde. Idem pour les écoles musulmanes, grecques et italiennes! On subventionne les ghettos.

Les garderies à 7 dollars, ca remonte à 15 ans à peine. C’est Pauline qui a inventé ca.

La discrimination contre les Juifs, c’était à McGill et dans les clubs de golf anglos.

Dans nos garderies à Montréal,lorsqu’il y a plus de 10% d’enfants musulmans, on ne sert plus de jambon! Alors que le Québec produit le meilleur porc au monde (les Japonais viennent s’approvisionner ici)

Toutes ces minorités ont droit à protéger leur identité. Nous autres? Juste de demander aux gardiennes d’enfants d’enlever leur voile (un voile politique pour la plupart) nous vaut une montagne d’insultes: sectarisme, hargne, xénophobie, racisme. Name it.

La discrimination contre les Juifs c’était partout – incluant les hôpitaux catholiques Canadiens-français, comme l’Hôtel Dieu.

Ne pas manger de jambon ce n’est pas faire du Québec Bashing!

Ben voyons! Les électeurs de Trois-Rivières ont été les premiers électeurs de tout l’empire britannique à élire un député juif en1807!
—-
Ne pas manger du jambon c’est un choix personnel. Rayé le jambon des garderies de Montréal financées à la hauteur de 50 piasses par jour par enfant, c’est de l’aplavantrisme pathétique. En plein dans la lignée du texte du blogueur qui n’a aucune colonne vertébrale.
D’ou ma question: qu’est-ce que ses parents lui ont transmis comme valeur pour s’écraser ainsi?

Jack – et bravo pour les électeurs de Trois-Rivières. On peut s’imaginer que ces électeurs se seraient farouchement opposé à l’interdiction des signes religieux dans la fonction publique.

Jack2, vous êtes sans doute un identitaire MONOCULTURALISTE de la gang du p.q comme le mentionne si bien M, Lussier! Si je comprend bien vous êtes une minorité dans le Canada notre pays et en faisant l`indépendance du Québec vous deviendrez une majorité temporaire car à cause bien sûr de l`immigration et des anti – séparatistes francophones de notre belle province votre gang va s`occuper de cela!!! Vous allez un coup indépendant vous occupez particulièrement des minorités anglaises , juives du Québec!! Ouf que c`est compliqué votre affaire; personnellement juste à savoir que le parti québecois fraye avec vos aspirations je n`oserai sincèrement jamais au grand jamais voter pour lui! Je suis sûr que je ne passerais pas l`interrogatoire du KGB Péquistan!! De vrais clowns!!

Jack vous devriez savoir que l’on ne touche pas à ce mot de 4 lettres mëme avec une pôle de 3 mêtres…. Lorsque les Québécois sont frustrés par des comportements ou des idées avec lesquelles ils ne sont pas en accord… , les SEULES personnes qui peuvent être visées ou citées en exemples sont d’autres québécois blancs, francophones et catholiques ( athées, c’est ok aussi)…

Là, pas de problèmes de xénophobie, de racisme, d’ethnophobie ou de civisme…. Cela est même fortement encouragé dans certains milieux….de s’entre-déchirer et de faire du Québec Bashing….

CELA, C’EST PERMIS…. ( sourire triste ! ) Que l’on s’en tienne pour averti….. Que ce comportement dérive d’une mentalité de colonisés serait intéressant à discuter….

Pour ma part, je suis en désaccord avec tous reproches que nous pouvons faire sur une personne physique comme telle…( à moins bien sûr d’un comportement vicieux de sa part ) dans un débat d’idée. Je crois que nous pouvons critiquer son idéologie, ses références et son manque de jugement. Cela demeure une opinion, plus ou moins intelligente, de notre perception du point de vue de l’Autre.

Chose certaine, l’habituel et ennuyant Quebec bashing par les partisans de la sécession est très populaire ces jours-ci. Dans Le Devoir d’aujourd’hui seulement on peut lire que les Québécois sont des colonisés peureux, qu’ils souffrent du syndrome de Stockholm, d’un manque de fierté, d’amnésie collective, de manque de courage, de porter dans leurs veines, comme une tare, la peur de déranger. Même Maclean’s n’ôserait pas.

Violetta, C’est ce que j’exposais…. Et il est facile de comprendre la déception de certains… La compassion est permise… enfin je crois…. Si cette valeur a encore un sens aujourd’hui.

Maclean’s est sage de se garder une petite gêne, surtout après sa » brillante » performance…. On ne jette pas d’huile sur un feu que l’on cherche à éteindre… Ne croyez-vous pas ???

« Pourquoi qu’il est normal qu’un Juif à Montréal ait ses garderies à lui. Ses écoles à lui. Son hopital à lui. Son ghetto doré à lui. Mais pas nous! »

Parce que le ¨PQ n’a pas fait sa job contrairement aux fédéralistes et le parti libéral.

Tous les premiers ministres du parti libéral du Québec ont travaillé pour power cor dont le chef avait l’obligation de faire parti de l’establishment canadien au risque d’être ruiné. L’establishment canadien ne tolère pas que les francophones canadiens aient une influence importante au Canada.

Donc c’est une tradition libérale obligatoire.

T’a pas réalisé que des ghettos les Québéquois n’en veulent pas pour personne, ni les autochtones, ni les juif, ni PERSONNE.

Félicitation Jacf2 que tu t`appelles Jack, John, Bob, ton questionnement est très pertinent, la

@jack2…’Pourquoi la moindre défense de notre identité est vue hargneuse et sectaire?’…et nous, comme moi, qui est Canadienne Francaise en premier…qui est Franco-Ontarienne…qui demeure au Quebec…pourquoi ‘nous’ n’avons pas un droit de vivre au Quebec dans le ‘Canada’…pour ton information il y a beaucoup, beaucoup de Canadiens Francais au Quebec…marois parlait pour tout le Quebec avec son referendum et sa charte…on dirait sans realiser que nous sommes beaucoup qui veulent que le Quebec reste dans le Canada…ou son nos droits nous?…vous avez perdu cette election a cause de votre chef…un point c’est tout…

@jack2… »Pourquoi la moindre défense de notre identité est vue hargneuse et sectaire? »…c’est de la maniere que votre chef s’est pris…elle n’a jamais aimer les citoyens du Quebec…son seul but c’est toujours le maudit referendum…she doesn’t give a shit except for her ‘rich’ clique…

Excellente analyse, M. Lussier. Mais comme le disait si bien Pascal, « Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point », d’où l’imperméabilité du PQ aux arguments rationnels, aux données objectives. Si, comme le disait M. Couillard, un rêve ne meurt jamais, il ne pourra se concrétiser que dans la lucidité du réveil.

La souveraineté ne soulève plus les foules, et cela est aussi vrai dans la communauté artistique et intellectuelle que chez les jeunes. Le silence des artistes durant cette campagne, sauf chez quelques idéalistes qui se portèrent généreusement au secours de QS, a été assourdissant. Le PQ avait voulu voir dans le mouvement du printemps-érable un appui implicite de cette communauté à son option, alors qu’i s’agissait, derrière les pieux discours sur la liberté d’expression et la liberté de manifester des artistes épinglés du carré rouge, d’une adhésion sans réserve au maintien de l’État- Providence et de ses généreuses subventions. Si la communauté artistique s’était vraiment portée lors du printemps-érable à la défense des libertés individuelles, elle se serait manifestée sans détour, de nouveau, pour s’objecter aux dérives identitaires de Bernard Drainville. Or ce fut-là également, le silence presque complet. Les artistes, les jeunes, les intellectuels pensent d’abord, comme tous les groupes sociaux, à leur gagne-pain. La cause souverainiste est morte lorsque les québécois ont réalisé qu’ils pouvaient gagner leur vie aussi bien que les « anglais » dans leur langue. Les vieilles dominations au Québec, l’Église et le capital anglo-saxon ont disparu depuis longtemps, grâce en partie aux actions du PQ. Il faudrait peut-être que le PQ, comme le PLQ et la CAQ, s’engage maintenant dans d’en d’autres combats. Les défis sont nombreux.

Vous vous dites journaliste M.Lussier??? Alors honte à cette profession, car votre billet est truffé de parti pris. Ça sent le « caqua » à plein nez.

Moi aussi je m’appelle Richard mais prière de ne pas confondre… car je suis d’avis que les journalistes et les commentateurs professionnels ne font que leur travail, mais il est de bon ton pour les perdants de tirer sur le messager plutôt que de se remettre en question.

Un autre péquiste frusté! Ça sent pas chez nous ! Probablement juste chez les personnes qui veulent quelque chose que la MAJORITÉ des autres ne veulent pas! Un examen de conscience est de mise !

Superbe analyse , juste une chose et j’espère me tromper , ne vous attendez pas a ce que les Libéraux fasse ce qu’ils disent , on a changé le chef mais les Libéraux sont ce qu’ils sont .
Peut être accoucheront ils d’une charte bidon ,mais ne retenez pas votre souffle

« Les Québécois n’ont pas oublié les frasques du parti »
Vous appelez ça des frasques?

C’est tout juste si ce « journaliste » n’a pas utilisé le mot anecdote pour décrire la corruption libérale.

Cet individu qui a le culot de se qualifier de « Journaliste » fait dans la propagande anti-péquiste de bas étage. Une petite nouvelle pour vous mon bonhomme. Près de 70% des francophones supportent la charte des valeurs présentée et défendue par le PQ. Près de 54% de l’ensemble des Québécois supporte la charte. Alors lâchez-nous avec votre rhétorique vicieuse et mensongère sur le coté hargneux et vicieux du PQ.

Lactualité est devenu un repaire d’ultra-fédéralistes pour qui la désinformation tient lieu de vérité. Une véritable honte. Un scandale qu’on se doit de dénoncer. Y-a-il quelqu’un qui doute encore du parti-pris anti-péquiste des médias ?

Je seconde. Bravo !

Ça fait quelques années que j’ai résilié mon abonnement à l’Actualité et je ne regrette rien.

Je viens de résilier mon abonnement à cette revue. La propagande anti-péquiste et anti-charte de ces gens-là me révolte !! Je REFUSE de payer de mon argent une revue qui a sombré depuis trop longtemps dans le mépris. Je me rappelle de l’actualité d’il y vingt ans dans laquelle le journalisme était du vrai journalisme professionnel. Aujourd’hui, nous avons droit à un ramassis de propagandistes libéraux et fédéralistes qui écrivent leurs inepties sous le couvert de « journaliste ».

G.Mathieu, Si les québecois supportent tant que cela la charte; pourquoi n`ont-il pas voté P.Q? RÉPONSE: PARCE QUE CE N`ÉTAIT PAS ASSEZ IMPORTANT pour se lancer en élection! Les médias ne sont pas au service du parti québecois ils sont là pour INFORMER les gens et non pour les manipuler comme vous auriez aimé le faire! Vous êtes drôlement culloté pour traiter le journaliste Jérôme Lussier de PROPAGANTISTE ,; ça frôle le militantisme radical! Les québecois n`ont pas peur de l`indépendance; ils ont plutôt Peur de vous!!

La campagne de peur sur le RÉFÉRENDUM a été d’une efficacité totale. Au point, que cela à enterrer tous les autres sujets.

Bonjour,voila le pourquoi pour que notre reflexion soit sur une chose la constitution, voila pourquoi le parti liberal doit faire une proposition costitutionnelle au gouvernement federal sur la nation quebecoise fondatrice du Canada pour faire reconnaitre ses specificites,et faire voter la population sur l’entente constitutionnelle, si Jean Lesage etait la,bien la proposition serait deja fait maitre chez nous comment y arriver soit avec une entente constitutionnelle a l’interieur du Canada ou comme Rene Levesque de faire secession avec accord du peuple.
Depuis le rapatriement de la constitution de 1982 rien n’a reussi a raprocher les deux solitudes.
Le parti liberal a le pouvoir et doit faire avancer la nation quebecoise pourquoi ?MAITRE chez nous de Lesage,Levesque,Daniel (pere) ils ont tous crier au et fort MAITRE CHEZ NOUS alors peut importe le parti il doit y avoir une proposition contitutionnelle qui est la base de toute democratie.
Bonne reflexion. Ecris avec un pointeur lazer alors pas d’accent.

Le PQ est flanqué par Option nationale et la CAQ. QS? La mouche du coche (fable de La Fontaine). Jamais un parti vieilli comme le PQ de maintenant ve pourra assez se renouveler pour que la population le suive dans l’indépendance. La confiance n’y est plus. Il aurait fallu le programme d’ON. Alors, les péquistes « bon gouvernement » vers la CAQ et les péquistes « pays » vers ON. ON? Oui c’est radical parce qu’il est minuscule, mais c’est la dimension de changement qui est nécessaire. M. Parizeau ne s’y est pas trompé. Ça me suffit. Les péquistes qui resteront au PQ couleront avec le bateau. Leur temps est fait.

« PQ hargneux et sectaire »

C’est pas le PQ qui a entreprit une campagne haineuse en déclarant dit « je déteste le ..» et, par extension, tous les gens qui votent pour ce parti.

C’est pas le PQ qui a entreprit une campagne d’intimidation en déclarant « XYZ, a va y goûter »

Le PQ a juste rapporté la vérité qui doit être dite pour voter en toute connaissance de cause.

Donc, conseil à Jérome Lussier : Quand on n’a rien d’intelligent à dire on fait mieux de se taire.

Quatre ans de stabilité, c’est très appréciable après avoir vécu tant de division, tant de tiraillement, tant d’incompréhension, pendant les mois précédents. Maintenant que l’élection a eu lieu, les dissidents sur la charte électoraliste se prononcent: l’unanimité a perdu de sa si grande consistance et chez les francophones, plusieurs se sont retrouvé une raison et sans doute aussi « des valeurs » qui les concernent, en mettant leur X sur leur bulletin de vote. L’expérience des dix-huit derniers mois me fait espérer que la Charte des Droits et Libertés devienne intouchable, à moins D’UN TRÈS LARGE CONSENSUS de l’Assemblée Nationale, pour en modifier certaines données. Comme ça, on risque moins de se retrouver dans une société méconnaissable, si certains élus décidaient de se l’approprier dans une perspective de gains politiques où la majorité de la population se retrouverait mise à l’écart des objectifs réels poursuivis, un peu plus dépossédée de son patrimoine national.

le plq ,n,avais rien ,pas de programme ,rien….avec l,aide des media ,…autant rc que tva..nous ont sevie une propagande ,a saveur federaliste……..en 18 mois ,le pq a realiser plus que 9 annee de pouvoir du plq….

M.Paul Blais, est-ce que le p.q. avait quelque chose à nous présenter? Est-ce que les contribuables qui ont voté avaient quelque chose à dire? D`après moi et toutes les personnes normales qui lit ce texte diront oui!

« Quel est le meilleur gouvernement ? Celui qui nous enseigne à nous gouverner nous-mêmes. » — Johann Wolfgang von Goethe

L’histoire se recycle et ne se reproduit pas exactement deux fois de la même façon. Je conçois difficilement comment QS pourrait se positionner en successeur d’un PQ original qui originellement n’était pas un parti en tous points homogène.

Être ou devenir le parti des « idéalistes » déçus ne m’apparait pas un choix. S’il devait exister un avenir pour l’option souverainiste. Ce serait plutôt dans la création d’un vaste mouvement indépendantiste qui s’exprimerait dans une forme apolitique.

Rien ne dit de façon certaine que la joute politique, soit la meilleure ou la seule option pour construire un pays. Ce serait exactement le contraire qui se produirait. La partisannerie de rigueur, lors de ces élections l’aura plutôt bien démontré ; ce sont ces appartenances des uns et leurs sentiments sous-jacents qui contiennent le meilleur ferment pour diviser les gens.

Nous pouvons observer qu’il y a des « souverainistes » de droite, d’autres plus modérés au centre, d’autres encore résolument à gauche ou à l’extrême gauche. Tout comme pareillement, les positions sociales diffèrent, les uns appartiennent à la grande bourgeoisie, les autres proviennent directement du prolétariat.

Cette mouvance porte son lot d’intellectuels, de fidèles, de dogmatiques voire d’idéologues lorsque d’autres cultivent une relation essentiellement viscérale avec cette option.

Voici pourquoi, je ne vois pas comment, un seul parti quel que soit son nom, puisse inspirer l’élan national tout à lui tout seul. C’est pour cette raison que je ne crois pas en une voie politicienne pour faire avancer le Québec dans un hypothétique concert des nations. Le destin est ailleurs, pas dans cette seule direction.

Plus généralement, c’est la vision traditionnelle de ce qu’était l’échiquier politique qui est en train de changer. Cette tendance n’est pas proprement québécoise. Elle se retrouve sous toutes formes partout dans le monde. Les gens veulent expérimenter de nouveaux partis ou dans les partis existants, essayer de nouvelles idées. Ce qui est pressenti c’est un désir de trouver une manière de gouverner différemment.

— Donner un nouveau souffle, faire souffler un vent de renouveau sur la « place des nations. »

Peu à peu, j’ai l’intuition que nous verrons émerger une autre espèce de politiciens. Des intervenants plus perméables aux idées de l’autre, plus à l’écoute peut-être, plus susceptibles d’adopter les idées des autres sans automatiquement trahir son âme ou la livrer toute entièrement au Grand Moloch ou au tout puissant Méphistophélès. — Bienvenus, dans l’ère et le giron de la « gouvernance » cybernétique. Une population qui sait se gouverner sans être soumise pour être gouvernée.

Vote sur entente constitutionnelle qui est la base de notre democratie alors les idees de brige !!!!!!!

Bonjour Marcel Côté,

Je ne sais pas ce que sont les « idées de brige », j’ai bien fait une petite recherche sur Google, mais le seul argument que j’ai trouvé ce sont des « idées pour jouer au bridge ».

Pourriez-vous nous en dire un peu plus, s’il vous plait ?