Qui a éliminé le déficit ?

Qui, des conservateurs ou des libéraux, a éliminé le déficit et remis de l’ordre dans les finances publiques canadiennes ?

En cette campagne électorale qui se déroule sur fond de récession, une question est digne d’être posée : qui, des conservateurs ou des libéraux, a éliminé le déficit et remis de l’ordre dans les finances publiques canadiennes ?

Le Parti conservateur affirme que le ménage dans les finances publiques a commencé sous le gouvernement de Brian Mulroney, et que c’est à lui qu’on doit en attribuer le mérite.

Le Parti libéral du Canada avance plutôt que c’est l’œuvre de l’ancien ministre libéral des Finances Paul Martin. Ce dernier a d’ailleurs repris du service pendant quelques jours, à la fin août, afin d’appuyer Justin Trudeau au moment où il annonçait son intention d’enregistrer trois déficits coup sur coup avant de revenir à l’équilibre budgétaire, en 2019.

Alors, qui a raison ? Tout dépend si l’on considère le déficit de fonctionnement, qui ne tient pas compte des intérêts de la dette, ou le déficit budgétaire, qui en tient compte.

GRAP_conservateurs

Lorsque Mulroney accède au pouvoir, en 1984, il hérite des libéraux de Pierre Elliott Trudeau un important déficit de fonctionnement, qu’il élimine dès son premier mandat. Toutefois, comme la dette est importante et que les taux d’intérêt sont élevés, il ne parvient pas à juguler le déficit budgétaire avant la récession du début des années 1990.

GRAP_liberaux

Arrive ensuite le premier ministre libéral Jean Chrétien, flanqué de son ministre des Finances Paul Martin. Ils profitent notamment de l’entrée en vigueur de la TPS, instaurée en 1991 par Mulroney, pour donner un grand coup de balai dans les dépenses. De 1995 à 2000, les libéraux retrouvent l’équilibre budgétaire en effectuant des compressions de 24,1 milliards de dollars dans les transferts aux provinces. C’est à ce moment qu’apparaît le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces.

Les années Chrétien-Martin sont marquées par un fort surplus dans le budget de fonctionnement, et par des revenus nettement supérieurs aux dépenses. Enfin, malgré les récents déficits budgétaires, il n’y a plus de déficit de fonctionnement depuis quatre ans au Canada.

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9 commentaires
Les commentaires sont fermés.

— Note à Alec Castonguay :

Suite à une petite indiscrétion hier des « Coulisses du pouvoir »…. Tous mes vœux pour cet heureux évènement. Une fille ou un garçon ?

— Voici mes commentaires sur le déficit :

Lorsque Kevin Page a accédé au poste de Directeur parlementaire au budget. Il n’a pas manqué de souligner le déficit structurel de l’État canadien. Plusieurs Provinces du Canada sont confrontées à des problématiques identiques, même les plus vertueuses en théorie comme l’Alberta, éprouvent des difficultés semblables quand les revenus des sables bitumineux commencent à se raréfier.

La crise de la dette qui sévit actuellement en Europe notamment, montre que les États ne peuvent à la fois maintenir des services et garder une fonction publique abondante pour offrir des services sans produire de déficit et surtout en maintenant un déficit contrôlable (moins de 3% du PIB nominal).

La raison est assez simple. Le coût de nombreux services pourvus pas l’État augmente plus vite que le niveau combiné de l’inflation et de la croissance réelle de l’économie.

La réponse trouvée ici par tous les gouvernements qui se sont succédés, consiste à couper un peu partout dans tous les postes budgétaires. Ces coupures se font à l’aveuglette et ne garantissent pas qu’il n’y aurait pas le moindre risque de dérapage budgétaire à long terme. De plus nous savons que plusieurs services rendus par Ottawa ne sont pas satisfaisants actuellement.

Sans parler des tripatouillages dans le financement de l’assurance emploi pour pourvoir aux équilibres budgétaires théoriques. Pratiques admises tant chez les libéraux que chez les conservateurs. Alors que les sommes perçues devraient être exclusivement assignées à l’aide des chômeurs, la formation professionnelle et si besoin est la solidarité. L’assurance emploi devrait être une caisse autonome.

De plus, certains services se font par de la sous-traitance au privé. Théoriquement cela donne plus de flexibilité ; en pratique cela équivaut à une perte d’expertise dans certains domaines pour l’État. La sous-traitance peut être coûteuse et rendre certains services précaires, voire aléatoires. Cela pose évidemment : quelle mission de l’État ?

D’une certaine façon, on devrait se demander si un si grand pays avec aussi peu d’habitants peut se payer autant d’administrations de toutes sortes et autant de paliers de gouvernements tout en pouvant offrir les « plusses meilleures » qualités de services au monde à toute notre population. Et ce bien sûr sans jamais augmenter les impôts et les taxes.

Dans ce cas, la meilleure façon de s’assurer de l’élimination de toute forme nocive de déficit, cela ne consisterait pas seulement à mettre la clef sous la porte du Sénat, cela consisterait à changer courageusement de Constitution. Mais qui accepterait actuellement plus de centralisation pour les services essentiels sans redonner en échange plus de pouvoir direct et plus d’autonomie de gestion à l’ensemble de la population ?

Qui a éliminé le déficit? Certainement pas le Bloc…

Preuve par quatre de sa totale inutilité s’il en est une.

Le Bloc n’a jamais été, n’est et ne sera jamais pertinent. Point!

Il aurait été pertinent selon moi s’il s’était donné comme mission de convaincre aussi les autres provinces de devenir des états à part entières afin que l’on ait enfin une vraie confédération (réunion d’états indépendants) et non pas une fédération comme actuellement. Qu’est-ce que cela donne aux Canadiens d’avoir un gouvernement bleu, rouge, orange ou vert si dans leur province, le gouvernement est d’une autre couleur ? Il y a alors contre-production pendant 4 ans… Une Confédération nous permettrait de déléguer des représentants de chaque province pour voir aux affaires que l’on aurait décidé de partager ensemble (par exemple : douanes, monnaie, postes, libre-échange, etc.). Je crois que les débats seraient plus sains et plus représentatifs. Je sais que je répond à un féru de politique et d’économie qui commente passionnément les sujets publiés par L’actualité, mais la porte était entrouverte…

Extraordinaire, je me sens enfin moins seul. Il y a bien 20 ans que je pense la même chose. Le mérite revient à Robert Bourassa qui disait qu’un gouvernement à l’européenne où chaque pays est indépendant (la France c’est la France) serait une bonne alternative à notre gouvernement de style britannique. On a même l’avantage d’avoir déjà la même monnaie, etc…Tout d’un coup, le Québec serait indépendant et toutes les autres provinces également. En passant « province » vient du latin pro vincis et signifie « pour les vaincus ». Il serait bien le temps d’en sortir, non?

L’ Ile de Prince Edward; ça un pays!!! Drummonville pourrait être un pays tant qu’ a y être! la Saskatchowan,le Manitoba et l’ Alberta des pays alors que le grand Montréal et Toronto pourrait ëtre un pays!!!

Ce sont les canadiens qui ont éliminé le déficit, en payant plus d’impôts ou de taxes ou en se privant de certains services.

Je ne crois pas qu’on puisse comparer le parti progressiste-conservateur de Mulroney avec le PC de Harper. En fait Mulroney était un libéral « soft » et son gouvernement a navigué au centre pendant ses 2 mandats: par exemple c’est ce gouvernement qui a imposé la taxe sur les produits et services qui est à l’opposé des politiques conservatrices qui visent à baisser les taxes et les impôts. Autre exemple, la Commission royale sur les peuples autochtones qui voulait examiner la situation des premiers peuples et fournir des recommandations suite à leur situation désastreuse, y compris celle des femmes autochtones disparues ou assassinées – on se souviendra que le gouvernement Harper refuse carrément d’examiner sérieusement la situation des femmes autochtones et qu’il a renié l’Accord de Kelowna dès qu’il a été porté au pouvoir.

Plusieurs autres exemples démontrent clairement que le parti conservateur du PM Harper est très différent de celui de Mulroney et il ne peut se vanter d’avoir le crédit des mesures budgétaires et de contrôle des finances publiques de ce dernier. Il faut examiner le « dossier » économique de ce parti seulement sur ce qu’ils ont accompli pendant leurs 3 mandats et la situation dans laquelle le pays se trouve aujourd’hui face à des économies comparables. Le résultat selon moi est pathétique et on aurait pu faire beaucoup mieux si notre économie avait été plus diversifiée au lieu d’être axée uniquement sur le pétrole, le gaz et les ressources naturelles, et si on avait pu satisfaire les besoins de protection de l’environnement non seulement des Canadiens mais aussi de nos voisins américains (par exemple dans l’affaire de l’oléoduc Keystone XL aux ÉU). Au contraire, ce gouvernement s’est rangé carrément à droite et à encouragé le pillage des ressources naturelles et a oublié d’investir dans l’avenir, soit les énergies vertes et le développement durable. Il serait très surprenant que le gouvernement Harper évite un déficit cette année comme il le prétend – la situation difficile du pétrole et du commerce international rend cet équilibre fiscal une chimère pour berner des électeurs naïfs.

Pierre,Pierre,Pierre, il n’ y a plus de déficit de fonctionnement au Canada depuis 4 ans!!! Pierre actuellement il y a un surplus officiel et déclaré de 1.9 milliards $$$$ pour le dernier excercice et ce malgré que le Canada est en mini récession depuis juin dernier!!!!

Les libéraux ont fait des surplus en transférant 24 milliards de dépenses aux provinces, qui elles, l’ont transféré au municipalité et aux finals, au contribuables ! Les conservateurs de Harper ont traversé un récession et malgré tout, selon vos tableaux, ils ont repris le contrôle. Qui plus est, ils ont remis de l’argent dans les poche des contribuables. Pas seulement les riches, mais ceux aussi de la classe moyenne. Dommage que Québec ait en parti dilué ces efforts.