Qui plombe la popularité d’Obama ? Les Blancs !

54%

C’est la proportion d’électeurs américains blancs qui estiment que la première année de pouvoir de Barack Obama est un échec, contre 37% qui estiment que c’est un succès. Chez les Noirs, 82% voient un succès, seulement 7% un échec. Dans la population en général, la question se solde par un match nul: succès 45%, échec 45%. C’est dire que la population non-blanche appuie majoritairement Obama, pour annuler l’impact de son impopularité chez les Blancs.

Parmi les milliers de données de sondage publiés ces derniers jours pour déchiffrer l’opinion, à l’an 1 d’Obama, cet écart entre Blancs et non-Blancs est la donnée la plus déprimante de toutes.  Si ce n’était d’elle, on pourrait — comme le font beaucoup d’analystes — comparer le désenchantement dont souffre Obama à celui qui déprimait Ronald Reagan au même moment de sa présidence, alors qu’il devait, comme son successeur noir, affronter une récession et se battre pour des réformes très critiquées.

Mais lorsqu’on compare le niveau d’approbation blanc à Obama + 1 an, à celui des cinq présidents précédents, y compris les démocrates Carter et Clinton, on ne peut que constater qu’aucun d’entre eux n’a eu un taux d’approbation de l’opinion blanche aussi faible (le plus proche, Carter, avait 10 points de plus) et qu’aucun n’a eu un taux de désapprobation de cette opinion aussi élevé (le plus proche, Clinton, avait 10 points de moins). (Voir ce désolant graphique compilé par le New York Times.)

Le sondage mettant en évidence le ressac dont Obama est victime dans l’électorat blanc, publié par l’Université Quinnipiac, pose une question dont la réponse tombe sous le sens:

Pensez-vous que le Barack Obama a été un meilleur président que George W. Bush, équivalent, ou pire ?

Dans la population totale, 43% croient qu’Obama a été meilleur, 23% le trouvent égal à Bush et 30% pire.

Chez les Blancs: 38% le trouvent pire que Bush, 36% meilleur et 23% équivalent.

Plusieurs autres réponses vont en ce sens. Mais pour amortir, à peine, le choc, chers internautes, je citerai les réponses où 59% des Blancs trouvent à Obama des qualités de leader fort, le croient honnête (49%, mais 44% en doutent). Et, c’est la moindre des choses, 49% des Btlancs croient que Bush est le grand responsable de l’État actuel de l’économie, contre 24% qui blâment Obama.

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21 commentaires
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Vous manipulez un peu les donnés. Mais si, les blancs WASP et même les blancs Latin, français surtout, sont plus conservateurs… ou dans un conservatisme de type libéral classique.

Mais vous avez raison sur une chose. Ronald Reagan et Barack Obama sont des antithèses. La réponse, en bon québécois, est probablement entre les deux. Comme le disait Dany Leferrière hier très justement, on est un peuple de négociant, des centristes même quand le centre est introuvable. On veut les deux versions et trouver un dépourvu entre les deux.

Aux États-Unis, c’est plus divisé, plus polarisé. C’est même vicieux. Pour ma part, je crois en Barack Obama sur son approche général du problème le plus pressant à résoudre, c’est-à-dire l’islamisme. Je crois, peut-être naïvement, qu’il utilise la méthode du poing de fer dans le gant de velours. Il se rallie une approbation mondiale pour mieux combattre le fléau réactionnaire de l’islamisme politique. Puisque la méthode envers et contre tous n’a pas fonctionné trop bien. On a juste changé un fléau (Saddam) pour un autre (Mahmoud), pire que le premier.

Il y a une grande psychose occidentale en fait sur le problème. C’était la même chose hier pour le communisme que ce l’est aujourd’hui pour l’islamisme. D’un bord, les bien-pensants qui apaisent ce qu’on devrait confronter « head-on », de l’autre les néoconservateurs aveugles qui veulent tout ravager, pour adoucir à coup de bâton. La deuxième guerre reste toujours une grande leçon pour tous. Le succès allemand est notre apaisement. Le Québec était fasciste, clairement, mais ce n’était pas une excuse. L’Europe aussi, ne voulant pas rien confronter, a laissé le mal gronder et les conquérir les uns après les autres. L’erreur est la même, hier comme aujourd’hui. Et Gordon Brown n’est vraiment pas Winston Churchill. C’est Neville Chamberlain. Et on a trop de Labour, trop de Démocrates, trop de Libéraux. Ça manque de De Gaulle et de Churchill pour prendre une position ferme et non-négociable pour l’idéal libéral-démocrate que les progressifs croient en vain défendre, lorsqu’ils défendent le droit de ne rien faire ou de transférer nos libertés pour des programmes sociaux, en attendant de se faire conquérir par des factions hostiles à toutes nos libertés. On retourne même au Catholicisme en attendant, pour mieux s’agenouiller. Vous ne me croyez pas? Faites vos recherches. Tony Blair vient de se convertir au Catholicisme. Qui d’autre? Ah, nul autre que Newt Gingrich! D’un bord, les progressifs agenouillés, de l’autre les convertis au Catholicisme qui confirment leur aversion aux valeurs démocratiques – et donc, anti-catholiques (si, autant l’Islam est antithétique à la démocratie, autant le catholicisme l’est et l’a toujours été, depuis la Terreur).

De quel bord on sort la guillotine, pour les Jacobins ou pour les Catholiques? C’est problématique des deux bords. Les blancs sont plus conservateurs, ça va de soit. On a construit cette société hyper-riche, monstrueusement riche, incroyablement libre, on veut la garder ainsi. Lorsqu’on parle de la Constitution américaine, les «progressives», entendu de façon américaine, sont antiaméricains, dans le sens qu’ils crachent sur les pères fondateurs. Ça dépend simplement où l’on se situe, on est soit Hamiltonien ou on est plus Jeffersonien. Étatisme ou Libéralisme (classique). Les progressifs mélangent les deux, en les effaçant. Pour mieux renforcer un étatisme totalitaire, qui n’a plus rien à voir avec le pseudo-libéralisme qu’ils prétendent encore défendre, alors qu’ils le détruisent.

C’est ce qui fait que l’agenda progressif d’Obama fait peur à la majorité des conservateurs qui ont voté pour lui. Parce que, de l’autre bord, il y avait un vieux sénile et une connasse. C’est triste, parce que j’aime bien Obama, pas dans le détail, mais dans l’ensemble. L’homme, en tant que tel, sa philosophie. Il se perd simplement dans des débats qu’il ne peut mener sans affecter la balance du monde civilisé. On pense souvent que notre système de santé va de soi, immuable, qu’il est une résultante de notre idéologie progressive. Mais il a été financé en entier par les américains. La médecine occidentale qui a tellement progressé dans le dernier siècle, c’est eux qui l’ont financé, pas nous. Les drogues, les instruments qu’on utilise, c’est américain, ce n’est pas européen ou canadien. Donc, on est bénéficiaire. Si le système de santé américain commence à répliquer celui européen, c’est nous tous qui devront payer plus. Ça nous affecte tous, car oui, nous ferons banqueroute. Ou bien, les États-Unis socialiseront leurs soins de santé, alors que nous les privatiserons, incapable de couvrir la facture. La créativité humaine (donc individualiste) est restreinte par l’étatisme (collectiviste, égalitaire), c’est un fait.

Je crois que le débat n’a pas finit de finir. Facal vient de le rouvrir avec son livre.

Haiti n’est qu’une oportunité pour lui de se faire du capital politique.
Et si on demandait au peuple haitien de prendre position et de décider s’ils veulent devenir un territoire canadien?
On pourrait en faire un paradis pour nos retraité et y développer un l’industrie touristique en argent canadien bien sur. Mais soyons visionaire. Que des bâtiments autosuffisant, des tours agricole pour fournir en fruits légumes et de l’aquiculture. Les haitien qui seraient dès lors de nationalité canadienne aurait le choix de venir ici, comme les canadiens d’aller y travailler. Mais la propriété des lieux doit demeurée canadienne. On peut faire des bails emphitéotique pour des projets de condos hotels, le fond de terrain appartien à l’état haitien bien sur qui avec le même fonctionement que les autres provinces et territoires du canada a un certain déterminisme.
Je suis peut-être un peu dure envers Obama mais je doute que ce geste en soit un désintéressé.

Ce qui revient à dire que l’on échappe pas au vote ethnique.

En transposant ça chez nous, selon Radio Canada ce matin, un sondage montrerait que les anglos et les «ethnics» préfèrent Charest.

Tirons-en la leçon.

Ben quoi un prix Nobel de la Paix ça ne leur suffit pas !
Sérieusement ça ne me surprend pas une partie de l’électorat s’attendait à un espèce de messie qui règlerait tous les problèmes sociaux ,économiques et structurels des États-Unis d’un coup de baguette magique.
Ça n’a pas fonctionné. C’est beau les discours mais gérer le déclin de l’empire c’est moins facile.

Difficille a comprendre ces américains ! Ils n’auraient qu’a s’assoir et penser quelques minutes aux huit années Bush pour se rappeller l’ampleur de désastre dont Obama a hérité et constater tout le travail accompli en une année ! Cela semble clair et limpide …..

Pour plusieurs dont moi, Bush fut LE pire président des USA. Donc en réponse est-ce qu’Obama fut pire, équivalent ou meilleur que Bush? Meilleur.

Mais je ne crois pas qu’Obama était le meilleur candidat pour diriger nos voisin du Sud, j’aurrais opté pour Clinton. Je me serais bien divertie si Miss Palin serait devenu vice-présidente.

Remi.Net

La première année d’Obama est un échec sur tous les plans car il n’a pas donnés les élans de changements nécessaires et irréversibles au contraire à chaque occasion il s’est rangé avec les forces règnantes qui diffèrent en rien du temps des Bush, dans le cas d’haitiil s’entoure même de Bush
La perte du Massassuchet des Kennedy sonnera le glas de l’obamisme

L’étoile de Obama a commencé à se réduire:

a) Le système de santé qui a provoqué toute sorte de remous de médias de droite influents.

b) La déception en ce qui concerne la guerre illégale d’Irak (les GI ne sont pas rentrés au pays, ils furent redéployés en Afghanistan et l’armée demeurera en Yrak. (C’était pourtant facile à prévoir qu’ils y demeureraient et pour plus longtemps que 2 termes présidentiels).

c) La base de Guantanamo Bay à Cuba qu’Obama devait fermer est toujours active maintenant et plus que jamais.

d) En matière économique, (la perte des maisons qui a continué) les prêts aux banques qui ont remboursé et les milliards de boni que se sont attribués les « Banksters » la réaction que cela a provoqué (on perd encore des maisons) parce qu’Obama est allé au compromis dans ce dossier.

e) Alors tous les beaux discours « Yes we can » ont permis à des millions d’étatsuniens de rêver.
« Le fameux rêve américain » …comme le disait feu George Carlin: « The american dream…you must be asleep to believe it ». Alors le réveil fut brutal pour plusieurs.

f) Et en résumé….après tous ces beaux discours, Obama n’a pas livré la marchandise.

Y-a-t-il du racisme dans les sondages. Oui le racisme existe.

faut pas négliger que toute la droite républicaine est essentiellement blanche… et la bible belt… ça doit compter pour beaucoup dans ce sondage…

Joël Cuerrier : «On pense souvent que notre système de santé va de soi, immuable, qu’il est une résultante de notre idéologie progressive. Mais il a été financé en entier par les américains. La médecine occidentale qui a tellement progressé dans le dernier siècle, c’est eux qui l’ont financé, pas nous. Les drogues, les instruments qu’on utilise, c’est américain, ce n’est pas européen ou canadien.»

Au lieu de faire des affirmations gratuites, faites des recherches concernant le développement médical et vous serez surpris de la contribution européenne!

Christian

Quand on voit, dans un sondage que chez les Blancs: 38% trouvent Obama pire que Bush, 36% meilleur et 23% équivalent, cela démontre que la population n’a aucune mémoire en politique.

La bulle immobilière qui a plongé le Monde et les États-Unis dans la plus grande crise économique mondiale a été possible grâce au laxisme et au capitalisme pure de Bush. Le président Bush était à la solde des pétrolières et il a laissé aller l’économie sans contrôle sur les dirigeants des grandes sociétés. Le pire est que le résultat de la mauvaise gestion de Bush a frappé de plein fouet le début de mandat d’Obama et qui sont ceux qui ont perdu le plus en pouvoir et en capacité d’enrichissement? En grande partie les blancs américains en grande partie républicains, alors il faut faire bien attention à ce sondage et une analyse plus profonde est nécessaire.

@ Christian :
janvier 19, 2010 à 13:43

Pour la santé:

Surtout vous, devriez faire des recherches.

@ Le capitalisme pure de Bush ?

La réglementation (sous toute ses formes) a augmenté sous Bush.

Bush a aussi augmenté les dépenses sociales du gouvernement (notamment en créant un régime d’assurance médicament). En guise de comparaison, Bill Clinton avait coupé dans les programmes sociaux.

Et pour ce qui est de Bush et du pétrole, tu sais qui a voté en faveur de la loi qui donnent aux pétrolières des millions en subvention ? Nul autre que Barack Obama (Mccain avait voté contre à cause des subventions)!

Et Obama, tout comme Bush, est bien décidé à poursuivre le régime « crony-capitalist ».

http://www.youtube.com/watch?v=QPRBQHfvETQ

@ Christian:

Depuis 25 ans, 60% des innovations médicales majeures ont été développées aux États-Unis. Certains y verront une simple coïncidence, moi j’y vois plutôt un effet des capitaux privés, un moteur essentiel de la R&D.

http://www.medscape.com/viewarticle/411372

En 2007, les USA avait 2900 médicaments en cours de développement. L’Europe n’a pas été en mesure de franchir le cas des 1500.

L’électorat américain reste divisé 50-50 depuis les élections de 2000. La victoire écrasante de Barack Obama est en grande partie attribuable à la disgrâce de Bush dans l’opinion publique, une économie sur le bord du gouffre, ainsi qu’un coup de main de la part de McCain qui choisit Sarah Palin comme candidate à la vice-présidence. Un meilleur candidat ou candidate (comme Olympia Snow) pour McCain, ou une économie plus robuste aurait pu changer la donne pour Obama. Je crois qu’il aurait tout de même remporté les élections, mais peut-être à l’arraché.
Les noirs soutiennent Obama d’une façon monolitique aujourd’hui. Mais les électeurs américains noirs sont en général plus centre-gauche, plus démocrates comme groupe, que les électeurs blancs. Il est probable que l’électorat noir serait en majorité derrière un président ou présidente démocrate après 1 ans de mandat dans des circonstances semblables à celles qu’ils connaissent. Suite à la déroute des républicains, plusieurs gens ont quitté le parti et s’affichent comme indépendants. Avoir un président noir à la maison blanche entraîne sans doute des noirs anciennement républicains ou indépendants à le soutenir. Cependant, ce n’est pas comme si cet électorat était traditionellement autant républicains que démocrate. Si on suppose la population divisée autour de 50-50 entre les idéologies bleues et rouges, et que 43% trouvent qu’Obama est meilleur que Bush, et que 45% croient que sa première année au pouvoir est un succès, c’est donc dire qu’une partie de ces résultats est causé par un retour à la réalité d’un pays divisé sur tous les plans. Que les noirs appuient Obama plus fortement, va de soi. Les vieux militaires étaient derrière McCain.
Ce qui inquiète, c’est que 61% des blancs trouve Obama égal à ou pire que Bush! Je crains que le racisme n’embrume leurs capacités de raisonnement. À moins que ce ne soit la pollution?

Moi je suis dans le domaine vétérinaire. Je ne serais pas prêt à dire qu’on doit tout aux américains.

Je connais des vétérinaires québecois qui travaillent aux USA et qui sont très appréciés.

Je connais aussi des vétérinaires québécois ou canadiens qui sont associés avec avec des vétérinaires américains pour le développement de médicaments ou faire de la recherche scientifique

Je sais aussi que des vétérinaires québécois vont donner des conférences aux USA, à cause de leurs compétences et de leur expertise, comme on reçoit des vétérinaires USA.

Les vétérinaires canadiens ne vont pas qu’aux USA, ils vont aussi en Europe.

L’avancement médical n’est pas dû qu’aux américains. L’avancement scientifique, c’est l’affaire et l’union des chercheurs à travers le monde.

C’est aussi vrai en médecine humaine. Ne dites pas des faussetés sur les domaines que vous ne connaissez pas.

Ciao!

René 112

C’est vrai, je ne connais pas tellement le domaine. Mais juste pour s’amuser:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Nobel_de_physiologie_ou_m%C3%A9decine

41% des prix Nobel sont américains (et aucun avant les années 30)! Au Canada, on a découvert l’insuline, ce qui est quand même notoire. Mais c’est le dernier et le seul Nobel qu’on a eu, en 1923. La même chose est vraie pour la Chimie et la Physique, une écrasante majorité est américaine. Le seul secteur où l’Europe domine, la France en particulier, c’est dans les Prix Nobel de Littérature. Chacun s’explique par l’immigration. Les chercheurs et scientifiques émigrent aux États-Unis, les artistes émigrent à Paris.

Les données globales d’un sondage, voire d’un référendum , sont très souvent trompeuses d’un point de vue sociologique. Les données sur l’opinion ou le vote par ethnies, par sexe, ou par tranches d’âge, par exemple, nous donnent souvent un portrait beaucoup plus éclairant sur la société étudiée.

C’est le cas de ce sondage aux États-Unis, qui nous révèle des perceptions différentes des populations blanches et noires par rapport à leur président. Un résultat global sur l’ensemble de la population n’est pas pertinent si nous voulons faire des analyses sociologiques.

C’est un fait que nous perdons de vue très souvent au Québec. Quand on dit que les Québécois optent globalement pour telle option constitutionnelle ou tel parti politique, cela permet de dire des choses aberrantes comme celle-ci, qu’on en entend maintenant depuis trente ans: « Les Québécois ne savent pas ce qu’ils veulent ».

Or, 92% des anglophones et des autres communautés non-francophones n’ont pas voulu du pays du Québec lors du référendum de 1995 et ont préféré rester dans la fédération. Ça, c’est tout le contraire de ne pas savoir ce qu’on veut.

D’autre part, les francophones ont opté à plus de 59 % pour la création d’un pays du Québec. Moins unanime, bien sûr, mais ça s’appelle aussi savoir ce qu’on veut.

Lorsqu’on dit que les Québécois sont cyniques et désabusés, il faut donc savoir desquels on parle. Les Québécois anglophones et allophones sont très heureux du résultat référendaire et ils vivent et vaquent à leurs affaires heureux ,de ce point de vue, depuis lors.

Les Québécois francophones, eux, sont assurément cyniques et désabusées. Ils ont voulu se donner un pays, qu’ils n’ont toujours pas, et leurs chefs de file souverainistes emboîtent le pas à leurs opposants fédéralistes en répétant inlassablement que les Québécois leur ont clairement signifié (à 50,4% !) qu’ils tenaient au lien fédéral.

Tant qu’on aura pas le courage de lire correctement les données d’un sondage ou d’un référendum, par peur d’être taxé de raciste, de sexiste, ou de je ne sais quoi encore, nous continuerons de nous mentir à nous-mêmes et on tiendra, comme collectivité, la langue de bois en permanence.

Les sociologues utilisent ces données pour comprendre la société. Si nous ne faisons pas comme eux, nous ne nous comprendrons jamais nous-mêmes et on continuera de porter de faux jugements sur notre société québécoise et sur ce que nous pensons et voulons lors d’enjeux fondamentaux.

Deux choses à propos de ce sondage :
la question Obama « pire » que Bush ? n’est plus une vraie question honnête .Le mot « pire » introduit dans la question un a-priori du questionneur .
Sur l’opinion des afro-américains on voit un vote en grande partie à caractère ethnique . Comme cela se passe depuis toujours en Afrique .Cela préfigure probablement ce qui arrivera dans nos sociétés occidentales à l’avenir.