Qui sont ces Canadiens pro-Trump ?

Environ un Canadien sur six appuie la réélection de Donald Trump. Le conservatisme populiste à la sauce Trump est-il en train de traverser la frontière ?

Crédit : L'actualité

Joe Biden ou Donald Trump ? Les Canadiens qui ont écouté le premier débat entre les deux candidats à la présidence américaine, mardi soir, n’ont rien appris sur leurs intentions en matière de relations canado-américaines. Le sujet sera-t-il abordé dans les débats à venir ? Et ceux-ci auront-ils même lieu ? On est en droit de se poser la question, car il se pourrait que la cacophonie du premier ait tué tout débat.

Certes, depuis 2016, les agissements parfois erratiques de Donald Trump envers son voisin du nord n’ont pas toujours eu des effets rassembleurs. Notons par exemple l’imposition soudaine et en apparence aléatoire de tarifs sur les exportations d’aluminium, d’acier et d’autres ressources cruciales pour l’économie canadienne. Néanmoins, nous savons, principalement grâce aux réseaux sociaux, que les sympathisants de Trump au Canada existent et parlent même très fort. Mais dans quelle proportion ?

Un nouveau sondage Léger exclusif à Qc125 indique que, s’ils pouvaient voter à l’élection présidentielle américaine, les Canadiens (et les Québécois) choisiraient le démocrate Joe Biden, et ce, dans une forte majorité.

Selon les données du sondage, d’un océan à l’autre, 72 % des Canadiens affirment appuyer Joe Biden à la présidence, contre seulement 14 % pour Donald Trump. Au total, 14 % des répondants se disent indécis.

Donc, parmi les personnes qui ont fait leur choix, Biden reçoit l’appui de 84 % des Canadiens, contre seulement 16 % pour Trump :
Cela signifie qu’environ un Canadien sur six affirme appuyer la réélection de Donald Trump en novembre prochain.

Lorsqu’on considère les résultats du sondage par régions du pays, on constate que les appuis au président sortant sont assez uniformes (sauf pour ce qui est de l’Alberta) :  
Au Québec, Joe Biden reçoit l’appui de 89 % des répondants décidés, contre seulement 11 % pour le président Trump. Sans surprise, c’est en Alberta, une province historiquement beaucoup plus conservatrice et campée à droite que le reste du pays, que Donald Trump jouit de ses plus forts appuis au Canada. Toutefois, on doit souligner que, même en Alberta, Biden reçoit deux fois plus d’appuis que Trump (68 % contre 32 %).

Lorsqu’on considère les résultats par tranches d’âge, on remarque là aussi peu de contrastes importants. Chez les 18-34 ans, Biden reçoit 88 % d’appuis, contre 12 % pour Trump. Chez les 35-54 ans, Biden en reçoit 78 %, contre 22 % pour Trump. Chez les personnes plus âgées (55 ans et plus), Joe Biden est encore plus populaire et recueille l’appui de 86 % des répondants, alors que Trump ne séduit que 14 % d’entre eux :
Donc, ni les tranches d’âge ni les régions géographiques (à l’exception de l’Alberta) ne semblent être des traits majeurs de différenciation entre les Canadiens pro-Biden et pro-Trump (ou anti-Biden et anti-Trump, c’est selon). Qu’en est-il des allégeances politiques ?

En considérant les résultats du sondage selon les intentions de vote au Canada, on constate qu’une imposante majorité de libéraux, de néodémocrates, de verts et de bloquistes appuient Joe Biden à la présidence. Chez les conservateurs, la course est beaucoup plus serrée :
Donald Trump reçoit l’appui de 6 % des néodémocrates, de 7 % des libéraux, de 9 % des bloquistes et de 11 % des verts. Toutefois, 4 conservateurs sur 10 (41 %) affirment être en faveur de la réélection de Trump. Seulement 59 % des conservateurs au pays se rangent du côté de Joe Biden.

L’osmose politique entre les deux pays fait-elle en sorte que le conservatisme populiste à la sauce Trump est en train de traverser la frontière canado-américaine ? Si l’on se fie à ces chiffres, même si peu de Canadiens semblent être charmés par les méthodes et les politiques « trumpiennes », les appuis au président sortant auprès des conservateurs ne sont pas du tout marginaux et ne pourront être ignorés du chef du PCC, Erin O’Toole.

Ce dernier devra tenter de convaincre les Canadiens qu’il est encore possible d’effectuer le grand écart nécessaire pour réunir les pro-Trump et les conservateurs modérés (Red Tories) du pays sous la même bannière. Il s’agit d’un défi considérable à relever pour Erin O’Toole d’ici la prochaine élection fédérale.

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Après avoir regardé le débat je serais très mal à l’aise de dire que j’appui Trump; quelle personne grossière, sans éducation, revanchard et l’air d’un »bully » de cour d’école.

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Qui aimé Trump?
Des humoriste ou des amateurs de coun.
Aux USA, on aimé les cloun, Donald le canard, Mc-Do et enfin Donald Trump.

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Surprenant – pas vraiment l’échantillon de personne interrogée est plutôt insignifiant. Une chose certaine les gens ne reçoivent qu’une information dite socialisme, fausses et incomplète. Le savoir médiatique au Québec et le reste du Canada est encore aujourd’hui arques sur le pro démocrate et ce depuis le jour qu’un Catholique et un connaisseur de l’aspect ancestral entre deux colonies et auteurs du continent Nord-Américain. John F. Kennedy avec la bannière d’un parti démocratique (democratic party). Il aimait beaucoup le Québec et le seul Président des Etats-Unis qui avait une vision d’un Québec souverain. Aujourd’hui le même John Kennedy ne pourrait s’asseoir avec les nouveaux socialistes du parti démocrate. En fait, Président Kennedy ressemble plus à un conservateur qu’un Libéral. Il était Pro-vie, probant d’un gouvernement avec limitation surtout dans la vie quotidienne des citoyens (d’ailleurs plusieurs croient que c’est pour cela qu’il a été éliminé par la bureaucratie fédérale américaines.) Sa vie tumultueuse prit fin tragiquement par le baril d’un meurtrier qui était membre du parti communiste internationale – le même parti dont les noms comme Pierre Elliot Trudeau, Gilles Duceppe, Bernie Sanders, Fidel Castro…
Avant de donner votre « vote » a un être sénile et faible d’intelligence, de plus corrompue aux os – Quarante-sept ans dans la bureaucratie – personne est capable d’être rescapé avec toute les manigances syndicales, patronages et lobbyistes. Les québécois devraient savoir ce que c’est la corruption…Okay! Peut-être que c’est de demander trop d’effort puisque le Québec et l’Ontario ont donné leur appui à face-noir Trudeau et le CCCP du Canada. Et le parti dite conservateurs ont pour nouveau « leader » Erin Michael O’Toole…Chapeau Kamarades!
D’ailleurs pourquoi les médias Canadiens regardent les élections Américaines, tellement qu’ils oublient les débâcles, les corrompues, la bureaucratie sale et boueuse – Ou sont -ils payer à regarder ailleurs que la politique Canadienne et la colline à Trudeau. Une prime de plusieurs milliards de dollars – « Vous ne mordez pas la main qui vous nourrit »
Pourquoi pas une question comme par exemple : Êtes-vous pour un gouvernement qui agit à tort contre le citoyen et qui grossit tellement qu’aujourd’hui fait partie de votre famille à chaque instant de la journée et soirée. Ou voulez-vous avancer dans un environnement de liberté, liberté personnelle, liberté de commerce, liberté de pouvoir parler, liberté de choisir, liberté de penser, liberté et droit de travail et le droit de propriétés?
Voulez-vous un gouvernement qui s’occupe des criminels et leurs crimes?
Un projet de loi adoptée devrait toujours être 100 pour cent contre les criminels et jamais contre les gens de bonne volonté.
« Votre silence devant le scélé-rat est lui-même infâme : Dieu ne nous tiendra pas sans responsabilité. Ne pas parler, c’est parler. Ne pas agir, c’est agir. »

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Wow, vous en avez fumé du bon ! D’abord, on est au Canada ici et on ne vote pas aux élections d’un autre pays même si ce sont les ÉU. Vous semblez oublier ça et on ne donnera pas notre vote « à un être sénile et faible d’intelligence, de plus corrompue (sic) à l’os » ni au menteur en chef du pays d’en-dessous.

De plus, ici au Canada nous avons l’avantage de voir le chaos américain de loin et d’une manière plutôt neutre puisqu’on ne vote pas dans ce pays. C’est vrai que les ÉU sont notre plus important partenaire commercial mais on ne comprend toujours pas pourquoi ce président s’acharne sur nous avec ses taxes iniques sous le prétexte que le Canada menace la sécurité nationale des ÉU. Franchement, avec des amis comme lui, on n’a pas besoin d’ennemis !

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