Qui succédera à Stephen Harper?

Selon nos informations, voici l’état de la course au PC.

Selon nos informations, voici l'état de la course au PC. Certains se lanceront sans doute, comme Leitch et Bernier, mais leurs chances de l'emporter sont faibles. En revanche, Mulroney et MacKay n'ont rien confirmé. Or, ils seraient parmi les favoris.
Selon nos informations, voici l’état de la course au PC. Certains se lanceront sans doute, comme Leitch et Bernier, mais leurs chances de l’emporter sont faibles. En revanche, Mulroney et MacKay n’ont rien confirmé. Or, ils seraient parmi les favoris. (Photos: La Presse Canadienne sauf: Caroline Mulroney: S. Recchia/WireImage/Getty Images et Tony Clement: CDC-HOC)

Même si la course à la succession de Stephen Harper n’est pas officiellement lancée, les candidats potentiels mesurent leurs appuis au sein du parti et tentent d’attirer les stratèges les plus talentueux.

La capacité d’amasser des dons sera également cruciale : un organisateur conservateur a confié à L’actualité qu’une course aussi longue — elle prendra fin le 27 mai 2017 — pourrait coûter de quatre à six millions de dollars à un candidat sérieux qui fera une campagne pancanadienne et bilingue.

Qui sera sur la ligne de départ ? Le portrait est encore flou, mais il semble acquis que le député de Beauce, Maxime Bernier, 53 ans, qui parcourt le pays depuis le début de l’année afin de sonder ses appuis, sera sur les rangs. Même chose pour la députée de la région de Toronto Kellie Leitch, 45 ans, déjà bien organisée. Chirurgienne pédiatrique avant son entrée en politique, elle sera toutefois pénalisée par son manque d’aisance en français. L’homme d’affaires torontois et multimillionnaire de 61 ans Kevin O’Leary — devenu une vedette de la télé depuis sa participation à Dragons’ Den, sur CBC — laisse flotter son nom, mais il aura aussi un problème de taille : il ne parle pas le français, même s’il est né à Montréal. Il affirme toutefois ne pas voir cette lacune comme un obstacle. « Mon ADN est québécois. Je sais comment le Québec fonctionne », a-t-il dit sur les ondes de SiriusXM.

L’ancien ministre conservateur James Moore — qui n’entend pas se lancer dans la course — ne voit pas les choses du même œil. « La capacité de s’exprimer dans les deux langues officielles est un incontournable pour le chef d’un parti pancanadien. Ce n’est même plus un débat », tranche-t-il.

Beaucoup d’organisateurs conservateurs espèrent que Caroline Mulroney, 41 ans, fille de l’ancien premier ministre Brian Mulroney, tentera sa chance, afin d’insuffler un vent de changement au parti. Bilingue, de la même génération que Justin Trudeau, elle est avocate, diplômée de Harvard et travaille pour une société d’investissements à Toronto. Elle a affirmé que la politique n’était pas sa priorité, mais n’a pas complètement fermé la porte.

Les sondages réalisés auprès des électeurs conservateurs depuis la mi-novembre placent l’ancien ministre et ex-chef du Parti progressiste-conservateur Peter MacKay, 50 ans, en bonne position par rapport aux autres candidats potentiels. Il est en réflexion.

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C’est drôle, il manque un nom à votre liste : Tasha Kheiriddin. Elle a plusieurs atouts que je détails dans cet ordre selon l’importance que j’y accorde : elle est fièrement conservatrice, elle est confortable avec les médias, elle sait argumenter et défendre ses points de vue, elle est née et elle a vécu de nombreuses années au Québec où elle conserve des liens, elle est bilingue et finalement c’est une femme. Je détaille mon premier et dernier point. Après le passage de Harper à la tête du PCC, je ne vois pas le parti revenir vers un blue-tory, une espèce de version un peu plus hard du conservatisme version PLC. La droite est maintenant unifiée autour d’un noyau très clair. D’autres parts, le fait d’être une femme atténuera de nombreuses forces du brand libéral. Justin Trudeau joue sur l’image (parité, diversité), imaginez une élection en 2019 où un camps pourra dire que c’est le temps d’avoir un PM qui soit une femme… parce qu’on est en 2019! L’argumentaire libéral risque de voler en éclat. Tasha Kheiriddin est clairement conservatrice, mais elle pourra amener un autre ton plus compatissant qui faisait défaut à Stephen Harper, elle pourrait arracher les 10 points qui manquent au PCC pour élargir sa base qui se situe à 30%.

D’ accord avec vous , mais Mme Kheiriddin a clairement indiqué à plusieurs reprises dans des interviews qu’ elle n’ était nullement intéressée à la chefferie du PCC !

Triste. Je ne vois aucun des candidats mentionnés réunissant autant de qualités. Mais bon, le Canada a élu Justin Trudeau, donc la barre n’est pas très haute…

Parlant de la succession de Stephen Harper, où est-il? Nous ne l’avons pas vu ou entendu depuis sa défaite. À ce que je sache, il est député et il doit se présenter en chambre comme tous les autres élus!

Parlant de la succession à Stephen Harper, où est-il? Nous ne l’avons pas vu depuis les dernières élections. À ce que je sache, il doit se présenter en chambre comme tous les autres élus!

Copier coller!! Il est parti prendre son Bovril ! Après presque 10 ans à la tête du Canada, je ne pense pas que sa présence au parlement est essentielle ! Car il peut régler beaucoup de petits problèmes de députés seulement en faisant quelques téléphones! En passant , il est beaucoup plus efficace que les quelques 90 nouveaux députés libéraux nouvellement élus qui se sont transformées en muette statues!!

@Seagrape et @René Racicot. Drôle de commentaire, pendant que Stephen Harper était premier ministre, il y a plein de monde qui souhaitait qu’il s’en aille, car on ne voulait plus le voir. Maintenant, qu’on ne le voit plus, il y en a pour se demander où il est? Bizarre! Bref, on lui donnera jamais aucune chance.