Radio-Canada, c’est…

Certains des journalistes ont récemment fait une sortie pour exprimer leur inquiétude quant à l’avenir de l’institution. On s’imagine mal que, dans son salon, Stephen Harper se soit dit : «By Jove ! Ces journalistes réputés et crédibles ont bien raison. Je devrais sur-le-champ annuler ces compressions !»

PolitiqueLes coupes budgétaires vont bon train, à Radio-Canada. Non. En fait, non. Prendre le train, ça coûte trop cher. Les coupes y vont donc bon autobus «voyageur».

Certains des journalistes parmi les plus en vue de Radio-Canada ont récemment fait une sortie pour exprimer leur inquiétude quant à l’avenir de l’institution. Ils étaient d’ailleurs presque tous à Tout le monde en parle, dimanche dernier. S’il avait fallu que Philippe Couillard démissionne pendant l’enregistrement de l’émission, je me demande bien qui aurait pu en parler en ondes.

Évidemment, on s’imagine mal que, dans son salon, Stephen Harper se soit dit : «By Jove ! Ces journalistes réputés et crédibles ont bien raison. Je devrais sur-le-champ annuler ces compressions !»

D’abord, il aurait été surprenant que Stephen Harper soit en train de regarder Radio-Canada. Au mieux, il était en train de regarder la deuxième saison d’House of Cards, et il cherche depuis quelqu’un à pousser devant le métro. Ensuite, on parle d’un politicien qui préfère tenter de faire croire que la Cour suprême ne sait pas ce qu’elle fait plutôt que d’avouer qu’il a eu tort.

C’est dommage, parce que le diffuseur public mérite mieux qu’un lent et pénible démantèlement. Radio-Canada, c’est beaucoup de choses, bonnes et moins bonnes.

— Radio-Canada, c’est la télé qui présente Enquête, une émission saluée par le PLQ et le PQ, mais jamais en même temps.

— Radio-Canada, c’est l’endroit où les gens sont payés «avec nos taxes». Les employés le savent, parce qu’il y a toujours des gens qui trouvent que c’est un bon argument à sortir quand on parle de Radio-Canada, peu importe le sujet.

— Radio-Canada, c’est le média qu’on accuse de prendre la place du privé quand il a un succès populaire. C’est aussi le média qui, quand il se fait plus pointu, se fait dire «vous êtes poches» parce que les cotes d’écoute ne sont pas très élevées. C’est un phénomène que j’appelle le «syndrome Télé-Québec». Il fut une époque où on coupait le budget de Télé-Québec en disant que personne ne la regardait. Les coupes heurtaient la qualité de la programmation, qu’encore moins de gens regardaient. On pouvait alors couper le budget de Télé-Québec, parce que personne ne la regardait. Bref, c’est en quelque sorte un genre de «principe de la saucisse Hygrade» inversé.

— Radio-Canada, c’est un repaire de séparatistes, que les séparatistes surnomment «Radio-Cadenas». C’est le média biaisé qui souhaite la séparation du Québec, avant de couvrir de long en large, puis de large en long, une visite royale.

— Radio-Canada, c’est l’institution que Pierre-Karl Péladeau veut sauver, parce que sinon, contre quoi Sun News et le Journal de Montréal vont-ils s’insurger ?

— Vous savez ce qui fait baisser les cotes d’écoute et le nombre de lecteurs ? La politique fédérale et l’information internationale. Si vous parlez d’Ottawa ou de la Sierra Leone, ne vous donnez même pas la peine d’écrire un article en dessous de votre titre : personne ne va lire plus loin que ça. Radio-Canada, c’est l’organe de presse qui en parle quand même.

— Radio-Canada, c’est la seule radio qui fait jouer du jazz et du classique alors que ce n’est même pas le temps des fêtes.

— Radio-Canada, c’est la télé qui rappelle chaque matin, même au plus fervent des souverainistes, que l’hymne national canadien est incroyable. Avec les mouettes, l’animation et les violons qui s’emballent quand on passe dans le trou du Rocher percé… Même Ginette Reno n’arrive pas à nous faire sentir aussi Canadien que ça.

— Radio-Canada, c’est le média qui réussit à couvrir la réalité canadienne d’un océan à l’autre… grâce à de jeunes journalistes québécois qu’on envoie habiter aux quatre coins du pays en attendant de les ramener à Montréal.

— Radio-Canada, c’est la station de télé qui diffuse encore et toujours Le Jour du Seigneur, l’émission qui fait dire à tous les moins de 35 ans «ça existe encore, ça !?» à chaque fois qu’ils s’adonnent à ouvrir la télé trop tôt le dimanche. Qui sait, peut-être Radio-Canada espère-t-il un miracle politique ou une intervention budgétaire divine…

— Radio-Canada, c’est le média qui a encore une antenne en Abitibi, en Estrie, à Québec et ailleurs. C’est dur à croire quand on habite Rosemont, mais la circulation sur Saint-Denis, ça n’intéresse pas le Québec en entier. En fait, j’habite Montréal et ça ne m’intéresse même pas, alors imaginez si ça intéresse Sylvain Tremblay, de Chicoutimi. Ou Alain Racine, de Whitehorse. (À l’inverse, l’achalandage de la traverse de caribou au coin de sa rue ne passionne pas mal que lui.)

— La tour de Radio-Canada, sur René-Lévesque, c’est l’endroit où on diffuse Espace Musique dans les ascenseurs. Pour vrai. Et souvent, ça fonctionne beaucoup trop bien comme ambiance.

— Radio-Canada, c’est le site Web sur lequel on ne trouve jamais ce qu’on cherche. On le sait, parce qu’on a tous déjà cherché quelque chose dessus. Une preuve de plus de la place que Radio-Canada peut prendre dans notre vie.

* * *

À propos de Mathieu Charlebois

Ex-journaliste Web à L’actualité, Mathieu Charlebois blogue sur la politique avec un regard humoristique depuis 2014. Il est aussi chroniqueur musique pour le magazine L’actualité depuis 2011 et collabore au webmagazine culturel Ma mère était hipster, en plus d’avoir participé à de nombreux projets radio, dont Bande à part (à Radio-Canada) et Dans le champ lexical (à CIBL). On peut le suivre sur Twitter : @OursMathieu.

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Je dois avouer que j’ai un sentiment mitigé sur le sort de Radio-cadenas.
Il y a plein de bonnes émissions autant à la télé qu’à la radio.
Mais dès que la couverture est politique on sent l’énorne pression Canadianisante des analystes intervenants.
Fallait entendre Pepin hier faire le porte voix des libéraux contre Bernard Drainville.
Pathétiquement triste.

De plus on nous casse les oreilles sans cesse sur les nouvelles de Toronto, Halifax et Vancouver.

Je vais le dire cruement: ON S’EN SACRE !

L’heure du monde à la radio de Radio-Canada…. Moi j’ai toujours pensé à : une heure où l’on parle des nouvelles du monde. Oui Oui le monde, les autres pays.
C’est juste de stupides reportages sur Toronto, Halifax et Vancouver.
Je répète : ON S’EN SACRE !

Radio-Canada devrait être le premier cas de rapatriement avec pleine compensation dans le domaine des radio-communication.

Après tout pourquoi pas le retour de Radio-Québec ?

Si vous vous en sacrez des nouvelles de Toronto, d’Halifax ou de Vancouver, d’autres ne s’en sacrent pas autant surtout s’Ils ont vécu dans ces endroits.

J’appuie le point de Thierry. En tant que francophone hors Québec, Radio-Canada demeure pour moi une source d’information et de divertissement en français, facilement accessible. J’aime que l’on m’offre des nouvelles locales en début de soirée et j’aime savoir ce qui se passe dans les autres communautés francophones à travers le pays. Même à l’occasion, je trouve que l’on délaisse un peu trop les communautés hors Québec. J’adore Montréal, mais des fois c’est bien de savoir que la francophonie canadienne n’arrête pas aux frontières du Québec.

Désolé pour vous mais j’ai demeuré 3 ans à Calgary. mais là c’est au Québec que je reste et je suis revenu au Québec parce que le Canada c’est une cause perdu pour les francophones. Rien à cirer des nouvelles de Calgary

A propos de RCanada les coupures C OK , la problématique c’et que l’on coupe aux endroits qui font mal au public , Un petit coup monté par la haute direction de RC .La solution
Mettre la haute direction de RC a la porte , y emmener quelqu’un qui va nettoyer la tour d’ivoire et garder les émissions d’intérêts public

Je crois qu’il existe tout autant qu’ailleurs, des économies à réaliser à Radio-Canada, parce que cette entreprise, c’est aussi:
– Un endroit où les enquêtes mènent souvent à défoncer des portes ouvertes, en divulguant des investigations déjà en route à la SPVM ou à la SQ depuis des lustres;
– Un endroit où l’on annonce en boucle les mêmes huit nouvelles, jusqu’à épuisement complet des neurones;
– Un lieu où une émission de variété (TLMEP) devient une émission d’information et vice-versa;
– Une institution qui forme des futurs ministres, devenus partisans avant même de quitter leur fonctions de journalistes ou de chroniqueurs, mais qui sont promptement innocentés par l’ombudsman de R-C, sans aucun doute parfaitement objectif;
– Une station de TV où l’on parle de météo plus souvent qu’à météo-média;
– Un endroit où les émissions de variété consistent à inviter toujours la même cohorte d’artistes, venant tour tour « vendre » leurs émissions respectives.
On ne me fera pas croire que l’on ne pourrait faire mieux avec moins.

Intéressant de noter que Radio-Canada est un «nid de séparatistes» pour les fédéralistes alors que pour les souverainistes, c’est Radio-Cadenas, fédéraliste. Évidemment on n’a pas le même défi à la CBC où on se préoccupe plus de Rob Ford, de politique fédérale et du reste du monde. Pour les uns, Radio-Canada ne devrait pas parler de ce qui se passe hors Québec… ON S’EN SACRE et pour le million d’autres francophones qui vivent dans ce pays qui existe toujours malgré ses hauts et ses bas, en dehors de la réserve québécoise, c’est un réseau trop «montréalisse» (certains Québécois des régions pensent peut-être la même chose!) – de ce côté la CBC fait souvent face à ce genre de critique, étant tellement centrée sur Toronto. On ajoute dans cette fricassée un gouvernement Harper qui déteste cordialement cette société d’état qu’ils voudraient bien voir disparaître au profit de Sun News qui reflète bien mieux son idéologie (merci à PKP), alors on a deux réseaux parallèles dans un pays sans bon sens, peu peuplé mais où les défis sont considérables: «Recipe for Disaster» comme diraient nos amis anglophones!

Y a-t-il vraiment eu des compressions récemment à Radio-Canada. N’est-ce pas plutôt un gel des subventions? Si c’est le cas, c’est l’augmentation des salaires et le coût des retraites qui causent les coupes dans la production et le nombre d’employés. Et non pas des compressions imposées par le gouvernement.

Je ne m’en sacre pas du tout en ce qui me concerne. J’aime ça avoir des nouvelles du monde, le Canada, les États-Unis, l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Australie et bien entendu Montréal HAHA… parce que j’habite la planète Terre.

C’est vrai qu’à Radio-Canada comme dans les autres grosses boîtes, à un moment donné, ils se fonctionnarisent : beaucoup de chefs, pas beaucoup d’indiens. Il y a un ménage à faire et c’est dans le premier tiers du haut de l’organigramme. Et le ICI n’était pas nécessaire, combien$$$.

J’aime aussi savoir ce qui se passe chez moi. L’un ne va pas sans l’autre. On sait cela quand on a voyagé un peu. Et qu’on ne regarde pas juste sa bedaine ou le fond de sa poche (de pantalon).

Dans les régions, y compris Québec la capitale, ils sont déjà au minimum pour fonctionner adéquatement. Et ce n’est pas en transférant à Québec les acidités du Jour du Seigneur (télé) pour compenser que le public 18-44 ans sera de retour. Ridicule. On prend les gens pour des idiots ou quoi.

Ce que je veux, moi, c’est qu’on ne touche pas à mon émission préférée. Chaque avant-midi, j’écoute l’émission (radio 95,3) de Isabelle Guilbeault, ben oui, c’est à Québec. J’aime beaucoup cette émission. En plus d’y écouter des auteurs-compositeurs-interprètes de chez nous et d’ailleurs (la culture c’est planétaire), en anglais, en français, etc, Isabelle nous informe sur les pièces musicales, de courtes histoires sur les compositeurs, à quel moment ils seront en spectacle et où. C’est cette espèce de convivialité que je ne veux pas perdre. Quelqu’un qui habite à Québec et nous parle de ce qui se passe à Québec principalement. Les émissions réseaux, c’est bien, je les écoute aussi tout l’après-midi et même le jazz de temps à autre, et qu’est-ce qu’on entend, les activités de Montréal. On en a bien assez.

Si Radio-Canada persiste à couper ce genre d’émission à Québec et dans les autres régions, il y aura un désintérêt plus grand des auditeurs, il n’aura plus qu’à fermer boutique. Je pense que Radio-Canada doit favoriser ce type d’émission pour garder ses auditeurs et auditrices, à Québec et dans les régions du Québec.

Le malheur pour R-C, c’est qu’on peut également regarder TV 5 et les nouvelles de TF1 à 6h30 chaque soir, mais aussi la BBC, LCN, Fox News, la radio suisse romande sur TV 5, et tutti quanti si l’on désire demeurer informés. R-C d’ailleurs, n’a presque plus de correspondants à l’étranger et nous recycle sans cesse des segments de nouvelles des réseaux venus d’ailleurs. En plus, on peut lire et voir sur internet des nouvelles plus fraîches et plus directes sur l’Economist, le New York Times, le Point, le Figaro, le Monde… et j’en passe.
Radio-Canada, au lieu de se camper sur sa mission et crier « au viol », ferait mieux de faire le point, tout comme le PQ.

Comme un grand garçon et une grande fille responsables ne serait-il pas temps que le Québec se dote d’un réseau public d’informations nationales et internationales et se retire avec compensation financière de sous le chapeau du réseau CBC – Ici Radio-Rocanada ?

Oh la, la! Un autre doublon! Il faut dire que le Québec est très riche et ne sait plus où dépenser.

tellement dingue cet article,,, normalement je me donnerais pas la peine de répondre mais dans ce cas, pas mal stupide,,,, bravo d’avoir atteint ce niveau de stupidité,,,

Je suis d`accord avec Francois Beaulé! Il faut faire la différence entre GEL de subvention @ compressions budgétaires! Parce que le gel est plustôt administratif tandis que les subventions sont plustôt politique.
À Radio Canada faire le même travail avec moins de moyens et/ou de personnels c`est catastrophique! Il y a aussi les conventions collectives qui empêchent la marge de manoeuvre! L`on sait que les conventions collectives sont souvent plus généreuses lorsque que les revenus proviennent à tout le moins en partie des contribuables canadiens!

Il y a aussi les habitudes de travail qui ne sont pas arrimées de la même façon que les employés des entreprises privées. Et finalement il y a aussi la majorité qui l`emporte sur la minorité! Si on me dit que le budget a été coupé de façon équitable c`est à dire 23-24% au Québec et le reste dans les autres provinces ; ( FINE) je serais d`accord!

Bref coupé des émissions aussi importantes tels ENQUÊTE, DÉCOUVERTE, LES COULISSES DU POUVOIR ect… me semble pas une bonne nouvelles j`en convient!

Drôle non de lire les séparatistes s’évertuer à vouloir sauver un symbole de l’unité CANADIENNE???

Personnellement, je suis certain qu’il y a encore beaucoup de gras dans le réseau francophone de Ici Rad,-Can. et que les dirigeants pourraient couper bien ailleurs que dans les émissions qu’ils ont choisi d’attaquer ce qui me fait penser qu’ils ont ciblé ces dites émissions justement pour accroître la visibilité des coupures et ainsi tenter d’embarrasser notre gouvernement national.

En connaissez-vous beaucoup, vous, d’entreprises qui laisseraient leurs employés s’indigner publiquement de coupures dans une émission payée par EUX, dans LEURS locaux, sur LEUR temps, en utilisant LEURS équipements, en prenant à témoins LEURS clients comme les pleureuses de l’information l’ont fait récemment à TLMEP???

Oh…j’allais oublier: si ce dossier tiens tellement à coeur nos pleurnichards, pourquoi diable n’organisent-ils pas une collecte de fonds entre-eux (ils ont les moyens, étant très généreusement payés pour lire des nouvelles) pour « sauver » les jeunes journalistes et/ ou pourquoi certains, au seuil de la retraite, ne la prennent-ils pas pour faire de la place aux jeunes?

La société québecoise syndicalisé au max carbure à l’ancienneté.

Voici ce que ça donne l’ancienneté… Ah on en bâti une belle communauté avec comme critère de base L’ANCIENNETÉ!!!

Pourquoi pas une levée de fond parmi les riches employés pour financer à long terme Radio-Canada ?

Au-delà du fait que c’est une idée complètement idiote, je dirais que le fait que Radio-Canada n’a pas le droit d’accepter de dons, c’est une assez bonne raison.

À chaque année, on voit nos liseux de nouvelles d’Ici Rad.-Can. collecter des fonds pour la grande Gignolée non?

S’ils sont capables de le faire pour les vrais pauvres, pourquoi ne tenteraient-ils pas leur chance pour sauver leurs privilèges et ainsi constater de visu combien leur cause tient à cœur les Québécoises et les Québécois?

Je vais vous le répéter :
«je dirais que le fait que Radio-Canada n’a pas le droit d’accepter de dons, c’est une assez bonne raison.»

Prochaine fois, vous essaierez de lire ce à quoi vous répondez.

Il faut absolument retrouver la « mission » première de Radio-Canada. De là, sans doute, l’expression sortie de je ne sais où, de son inconscient, de Radio-Canada, PREMIÈRE.

J’ai tout appris avec RADIO-CANADA: mon Histoire – la Politique ( par Point de Mire) la Science par Fernand Séguin, la Culture par les Beaux Dimanches: Théâtre – Musique – Ballet – Danse folklorique – etc. l’Actualité par tous les Formats: Format 60, toutes ces Émissions sur l’Actualité et l’Engagement social. Et toutes ces Émissions à la Radio sur l’Économie, l’Agriculture, (essentiel) aussi comme à la télé: la politique, l’histoire, la Culture: la Peinture – la Littérature par des gens compétents.

S’il-vous-plaît, S.V.P. – Please – REDONNEZ-NOUS cet ACCÈS à qui l’on EST.
Nous avons besoin d’Histoire – de Culture — de Politique – d’Économie – d’Agriculture et quoi encore ?

Pensez à ce qui a déjà été fait et il ne sera pas si difficile de remettre sur pied ce qui était et ce qui nous a fait

Merci Beaucoup,

Carole Carignan
Montréal
mais née et influencée par toutes ces Émissions alors que j’habitais la Région d’Arthabaska-Victoriaville dans l;e Centre du Québec.

Grâce à mon père que j’aime d’amour et d’amitié j’ai pu découvrir toutes ces Émissions d’apprentissage à ma vie de tous les jours – lequel était attaché à cette Radio-Canada drôlement « instructive, éducative »

Merci pour votre attention,

Carole Carignan