«Rambo» Gauthier, marque déposée

Depuis qu’il a avoué sa responsabilité dans des actes d’intimidation et de discrimination, Gauthier bénéficie d’une notoriété difficile à comprendre.

Bernard «Rambo» Gauthier, bien conscient des contours musclés de son personnage de fier-à-bras, a avoué candidement à la commission Charbonneau qu’il n’avait pas «la face pour mettre sur un porte-clef», allusion à ses talents d’intimidateur en chef sur les chantiers de la Côte-Nord.

Et bien voilà que l’improbable devient réalité. Le délégué syndical des opérateurs de machinerie lourde, section locale 791 de la FTQ-Construction (FTQ-C), a un porte-clef à son effigie grâce à une initiative des gens de son patelin. Les profits seront remis à la Fondation Martineau-Bouchard, qui vient en aide aux jeunes de la région.

Ce faisant, Bernard Gauthier confirme son statut de légende locale à Sept-Îles. Quand je vous disais qu’il serait accueilli en héros à son retour dans son paradis d’épinettes.

Depuis qu’il a avoué sa responsabilité dans les actes d’intimidation et de discrimination sur le chantier de la Romaine, afin de privilégier coûte que coûte l’embauche locale, Gauthier bénéficie d’une notoriété difficile à comprendre. La fin justifie les moyens pour ses supporters. Qu’importe qu’il fasse partie du problème dans l’industrie de la construction. La solution, c’est de le laisser faire la pluie et le beau temps.

S’il faut maintenant que «Rambo» Gauthier devienne une marque de commerce, j’ai quelques idées de produits dérivés inspirés de son témoignage. Pourquoi pas un poing américain «Rambo», pour revendiquer fermement ses droits sur un chantier? Ou encore la soupe alphabet «Rambo», avec trois lettres (F-T-Q) et trois chiffres (7-9-1).

Hydro-Québec, les grands donneurs d’ouvrage de la Côte-Nord et la Commission de la construction du Québec (CCQ) doivent être au bord du désespoir. Gauthier est sorti renforcé de son passage à la commission Charbonneau. Il faudra beaucoup de courage de la part des travailleurs et des employeurs locaux pour casser son petit monopole.

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Les « bons » Québécois aiment la bataille au hockey, la magouille dans nos partis politiques et Rambo, maintenant consacré « star » depuis son passage à la Commission Charbonneau!

Que les moumounes de toutes sortes se tassent!

Il n’y a qu’à l’école que l’intimidation est punie et mal vue…ailleurs ce n’est pas un problème. Donc les petits bullys, prenez votre mal en patience, des que vous finirez l’école vous pourrez recommencer ….et la roue tourne.