Rapatriement de 81: 60% des Québécois rejettent la constitution

C’est un gros chiffre, 60%. Surtout 30 ans après les faits. On aurait pensé qu’ils se seraient résignés, qu’ils seraient passé à autre chose, qu’ils seraient « ailleurs ». Mais non. Le refus québécois du Canada-tel-qu’il-est est massif.

Ce n’est pas ce que vous aviez retenu du communiqué émis ce mercredi par l’organisme Idée Fédérale, qui a commandité ce sondage ? Moi non plus. J’y avais plutôt lu que « pour une très forte majorité de Québécois, le rapatriement de la constitution a été une bonne chose ». C’est d’ailleurs le titre de leur communiqué.

Procédons méthodiquement.

Les 60% dont je parle vient d’une question que mes amis de l’Idée fédérale ont eu l’honnêteté intellectuelle d’insérer dans leurs résultats en ligne (pdf).

La question était celle-ci:

Aujourd’hui, laquelle des options suivantes vous apparaît-elle la plus souhaitable pour le Québec ? Réponses:

 

Seulement un tiers de francophones "résignés" !

C’est clair, si la constitution n’est pas amendée pour satisfaire le Québec, 59% de tous les Québécois et 66% des francophones refusent de se résigner au statu quo. En fait, refusent, selon la formulation de la question, de « rester dans la fédération canadienne ».

Le sondage de l’Idée fédérale nous explique pourquoi:

69 % des Québécois veulent de nouvelles négociations constitutionnelles
73% veulent que la constitution reconnaisse le statut de nation et
73% veulent davantage de pouvoir pour le Québec dans le Canada.

Certes, mais ils ne sont plus pressés: 77% estiment qu’il est préférable de s’attaquer d’abord à des problèmes plus pressants (le message de Legault).

Il y a donc un mécontentement profond, une réelle volonté de changement, mais pas d’urgence.

Les Québécois, content du rapatriement ?

Comment mes amis de l’Idée fédérale ont-ils pu tirer la conclusion que les Québécois étaient contents du rapatriement?

Lorsque des Québécois informés entendent « rapatriement » ils pensent « nuit des longs couteaux » « coup de force » « isolement du Québec », etc. Les Québécois non informés (ou distraits), 30 ans après, ne peuvent se fier qu’à la question qu’on leur pose, de surcroît en tout début de sondage.

Essayez autour de vous:

En 1982, le Canada a rapatrié au Canada sa loi constitutionnelle qui était jusqu’alors une loi britannique. Selon vous, était-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Seulement 80% des répondants ont dit que c’était une bonne chose. Je ne sais pas pourquoi, présenté comme ça, le résultat n’a pas été de 100%.

Idem pour l’inclusion d’une Charte des droits et libertés. Qui peut, hors contexte, être contre. Les auteurs ont simplement oublié d’indiquer que cette Charte allait « limiter le droit de l’Assemblée nationale du Québec de voter ses lois linguistiques ».

Dans d’autres questions, les auteurs présentent toujours le refus du Québec de ratifier la constitution comme le refus « du gouvernement du Québec » et non de « l’Assemblée nationale du Québec » ou « de la presque totalité des députés de l’Assemblée nationale ». A mon avis, ce n’est pas anodin, surtout par les temps qui courent.

On met également en opposition la « Charte des droits » et la  « loi 101 » (et non la « Charte québécoise de la langue française »). Cela donne des Québécois divisés.

Si on avait demandé plutôt qui devait avoir le dernier mot en matière linguistique au Québec, l’Assemblée nationale du Québec ou la Cour suprême du Canada, j’aurais été curieux de voir le résultat.

Une autre fois, peut-être…

Les commentaires sont fermés.

La question à laquelle je n’ai toujours pas de réponse claire, « Si unanimement l’Assemblée Nationale du Québec n’a jamais accepté ni signé la Constitution de 1982, POURQUOI y sommes-nous encore SOUMIS??? » Nous devrions normalement nous considérer (comme Québécois) une nation INCONSTITUTIONNELLE (sans Constitution) et au mieux nous déclarer déjà INDÉPENDANTS du Canada en rédigeant notre PROPRE CONSTITUTION. Réponse: »Ça va venir (bis), découragez-vous pas! » (chanson de La Bolduc)

Les séparatistes ne savent vraiment plus quoi faire pour mobiliser les troupes! L’echec de 82 est l’excuse des politiciens du Quebec pour continuer ce vieux modèle usé qui consiste à jouer la victime humiliée pour obtenir plus d’Ottawa.

En 82, 85% de la population n’avait pas de problême avec le rapatriement et la Charte des Droits. Surtout quand on sait que Levesque avait lui-même largué le front-commun avec les autres provinces pour tenter un deal de son bord. L’arroseur arosé quoi! Mais pres de 30 ans de réécriture de l’histoire permet aux indépendantistes de faire avaler n’importe quel mensonge à la population, elle qui a dit deux fois NON à l’independance.

Cette guéguerre puériile est une perte de temps.

Il arrive assez fréquemment que nous nous disions pour les blancs bonnets à 67% et contre les bonnets blancs à 72%. Pas toujours facile la vie d’analyste… Dans ce genre de dossier, une chose revient systématiquement toutefois, il y a une différence significative entre francophones et non francophones et les positions de chaque groupe sont prévisibles.

Bonsoir,
Entre vous et moi ainsi que de la Constitution Canadienne, ce que nos amis les québécois en très grande majorité peuvent être confus. Tout en me posant cette simple question : Quel est le vrai pourcentage de québécois qui sont vraiment au parfum de ce qu’est la Constitution Canadienne rapatriée par Monsieur Pierre Elliot Trudeau en 1982 et connaissant et ses tenants et aboutissants ? la très grande majorité des québécois en très bons amateurs de sports et de Bonsoir les Sportifs ne savent même pas de quoi il en retourne. Bien sûr, la plupart d’entre eux recherchent un bon show de TIVI et rien de plus, ne vous en déplaise……

Par ailleurs, afin de nourrir la confusion existante dans ce Québec souvent ignare, qu’il est donc hilarant à se bidonner de plaisir de voir les thuriféraires de la supposée Cause Nationale, soit nos bons amis nationalistes du Parti Québécois pousser les haut cris en hurlant au scandale quand le Gouvernement Fédéral veut investir plus dans l’Éducation et le Système de Santé ! Don’t touch ! Cela est de la juridiction provinciale, soit celle des provinces Canadiennes comme le Québec car c’est ÉCRIT DANS LA CONSTITUTION que la Santé et l’Éducation sont du domaine des provinces et le Gouvernement Fédéral n’a pas à s’y ingérer. Cris d’horreur comme il se doit de nos nationalistes en rogne qui grognent à s’époumoner tout en se dévissant le nombril…….

Et pour conclure, les Grands Bonzes du nationalisme québécois, soit les laudateurs de la foutue Cause Nationale ont toujours ce vieux réflexe de l’enflure verbale en parlant de la Constitution que le reste du Canada nous a rentré dans la gorge et rien de moins tout comme cette fameuse Nuit des Longs Couteaux longtemps passé à la meule pour les aiguiser comme des lames de rasoir. Mais coudon, comment se réclamer de la Constitution Canadienne quand Ottawa veut investir dans l’Éducation et la Santé pour que les normes Canadiennes soient respectées et de l’autre côté de la même bouche hurler à cor et à cri que nous n’avons même pas signé la Constitution, un vieux mythe tenace qui galvanise les nationalistes québécois de tout crin et de quelques poils restants ? Et pendant ce temps, Madame Pauline Marois vit en tant que cheffe du Parti Québécois ses Nuits des Longs Couteaux à tous les jours…..avec des irréductibles péquistes frustrés de sa chefferie….. Au plaisir, John Bull.

L’Idée fédérale est une idée ridicule tout comme ce billet. La réalité, c’est que les Québécois en ont réellement marre de la question nationale. Réellement très marre. Je donne mon vote à François Legault.

« la très grande majorité des québécois en très bons amateurs de sports et de Bonsoir les Sportifs ne savent même pas de quoi il en retourne. Bien sûr, la plupart d’entre eux recherchent un bon show de TIVI et rien de plus, ne vous en déplaise…… »

Monsieur Bull merci! Oui merci!

Merci de nous expliquer jusqu’à quel point vous estimez vos frères québécois.

Il faudra s’en rappeler.

1 – 1980: Le Québec dit Non à la « souveraineté » du Québec croyant la promesse de Trudeau de modifier le fédéralisme.

2 – 1982: Le Québec refuse la nouvelle constitution qui amoindri nos pouvoirs.

3 – 1992: Le Québec refuse une constitution améliorée. On garde la version 1982 qui est pire.

4 – 1995: Les Québécois votent majoritairement pour l’indépendance du Québec, mais les magouilles antidémocratiques du NON fait gagner le NON avec un maigre 60 000 votes de plus dont 30 000 votes non-éligibles.

Bref, à QUATRE reprise, le Québec a dit NON au Canada et à une reprise à dit OUI à l’indépendance du Québec.

Mais il y a des colonisés qui défendent encore l’indéfendable statut quo.

40% de souverainistes en 2011. Autant qu’en 1995, et ce, sans crise constitutionnelle. 40% de souverainistes alors que nos grands médias que sont La Presse, Radio-Canada et Québécor sont fédéralistes.

C’est énorme!

Avec la disparition à petit-feu des vieux babyboomers qui votent à 80% contre la souveraineté et avec un Canada qui s’éloigne de plus en plus des idéaux du Québec, ça ne prend pas grand chose pour un référendum gagnant.

Coulon semblait pourtant ravi lors d’une entrevue à radio canada avec Diane Martin.

À l’entendre c’est comme si le temps où plutôt la propagande avait fait son effet. Et que complètement dans le brouillard et désabusé,nous rentrions tranquillement dans le rang.

Il a dit que l’élection du 2 Mai était un tournant majeur,une ouverture au fédéralisme.

Je crois qu’il n’a rien compris. Nous avons voté massivement contre Harper via le npd.Même si on aurait dû évidemment voter bloc.

Moi je veux préciser à Jocelyn Coulon que la nouvelle donne ce n’est pas la constitution de 82,ni la charte mais ce sont les néo cons de Harper vs le Québec.

C’est là qu’il devrait aller chercher avec André Pratte.

Faites un sondage avec les questions suivantes:

Voulez-vous que la charte des droits soit retirée de la constitution canadienne?

Voulez-vous que tout amendement à la constitution canadienne passe par le parlement de la Grande-Bretagne?

Je ne pense pas que vous aurez tant de « oui ».

D’ailleurs, le Bloc a été exterminé par les électeurs, un parti qui a passé 20 ans à déchirer sa chemise sur le rapatriement (un mot stigmatisé) et plein d’autres choses. Et le PQ spécialiste du discours victimaire s’en va vers l’abattoir électoral.

Personnellement, je crois que Charest au fond de lui-même, signerait, la constitution n’importe quand, mais non, comme Bourassa (vous vous rappelez la formule Victoria?), il a peur de paraître comme un… vous connaissez le vocabulaire… traître, vendu, etc. Et naturellement, aucun amendement de la constitution n’aurait été assez bon pour l’agent double de la GRC ou n’importe qui au PQ.

D’ailleurs, quel pouvoir linguistique le Québec a perdu? L’interdiction absolue de l’affichage bilingue, et encore, le Québec pourait l’imposer, avec la clause nonobstant.

Le décalage réalité/contenu de ce blogue est tellement immense, c’en est fascinant!

Encore du triturage de chiffres pour faire dire tout et son contraire aux Québécois. Il y a des gens qui ont vraiment du temps à perdre!

@ André/Andrés, nous sommes soumis à la Constitution de 1982 parce que nous avons voté NON au référendum de 1995 et à cause de la loi du plus fort qui est souvent la meilleure.

La grande majorité des entreprises et des riches citoyens québécois qui paient le plus d’impôt et de taxes étant fédéralistes, si le Québec déclarait unilatéralement sa souveraineté et que le fédéral s’y opposait, les riches fédéralistes pencheraient du côté d’Ottawa et tous nos Indiens aussi « Cris et Inuits » anglophones et fédéralistes à 90 %, qui réclament 50 % du territoire québécois « tout le Nord ».

Autre question ?

Oui c’est vrai que la constitution dérange, en famille et dans mes lunchs au travail tout le monde ne parle que ce ça, quelle frustration!!!!

Duh!!!!!!

Bonjour,
Que de mythes nos amis les nationalistes québécois auront à déboulonner pour avoir la sérénité du coeur et de l’esprit surtout. Les mythes ont la vie tenace dans ce Québec encore empreint inconsciemment de ses vieilles croyances religieuses émanant de la vieille religion Catholique qui berça leur enfance en leur faisant croire aux miracles, excepté bien sûr le miracle de savoir penser et surtout d’avoir un esprit critique.

Tout comme ce vieux mythe de la Constitution Canadienne que, pour nos amis les nationalistes, le Québec n’a pas signé. Foutaises ! Aucune des provinces Canadiennes incluant le Québec n’a signé ce bout de papier tant décrié dans cette société qui se croit distincte. Ce vieux document de la Constitution Canadienne reposait à Londres depuis 1867, soit lors de la Fondation du merveilleux pays qu’est le Canada. Cet acte légal concernait le Canada et l’Angleterre et signifiait la Création de ce nouveau pays avec quatre provinces, dont le Québec. Les frontières du Québec d’alors se limitaient aux deux rives du Saint Laurent ainsi que le Nord de ce qui est maintenant Montréal. Sous la férule de ce fier libéral Canadien que fut Sir Wilfrid Laurier en Juin 1898, le Canada annexa au Québec tous les territoires de l’Abitibi Témiscamingue qui appartenaient à l’Ontario ainsi que tout le Grand Nord jusqu’à la Rivière Eastmain qui appartenait aux Territoires du Nord Ouest et auparavant à la Compagnie de la Baie d’Hudson. Toute cette fugace incartade pour fermer le clapet à certains nationalistes québécois qui croient dur comme fer que le Canada nous a jamais rien donné. Un autre mythe qui s’écroule dans le bréviaire des nationalistes.

En terminant, afin de revenir sur le fond du billet, ce vieux mythe pernicieux et tenace dans le ciboulot de nos amis nationalistes se doit d’être déboulonné. Car ce sondage démontre clairement que la grande majorité des québécois se firent emberlificoter par le Parti Québécois qui, malheureusement dans sa quête de disciples pour la foutue Cause a versé dans l’enflure verbale et l’exagération manifeste afin d’exciter les fibres nationalistes. En conclusion, pour en finir avec ce vieux mythe tenace, aucune province Canadienne n’avait à signer cette Constitution qui concernaient le Canada et la fière Albion. Toute une différence entre le supposé accord du Québec pour ce faire et la non signature.La Constitution Canadienne existe bel et bien et comprend le Québec à l’intérieur du Canada. Monsieur Pierre Elliot Trudeau a fait fi des lamentations du Québec qui s’opposait au retour de ce parchemin au Canada, tout comme le Québec nationaliste se doit de s’opposer à tout ce qui est Canadien afin de se fouetter les flancs en excitant la fièvre passagère des nationalistes québécois…. Passagère, disais-je ! Au plaisir, John Bull.

@ Roberto Vital.

Bien sûr que le Québec a dit NON en 1980…pis qu’on s’est fait voler en 1995.

D’autre part, toutes les tentatives de réforme du fédéralisme ont échoué. TOUTES! Fulton Favreau(1964); Victoria(1971); la constitution ilégitime de 1982 contre notre Assemblée Nationale; Meech(1990).

Ni la constitution de 1867 ni celle, ilégitime, de 1982 n’ont de légitimité démocratique.

@Jean-François Lisée: Comme je vous admire M. Lisée! Continuer et toujours continuer à nourrir l’argumentaire souverainiste de façon propre, intelligente et ordonnée, ce dont, faut bien le dire, l’ensemble de vos détracteurs semblent incapables. Je vous remercie encore et encore de me permettre de peaufiner mon propre argumentaire. Parviendrons-nous à sortir le Québec de son âme colonisée? Merci encore pour votre merveilleux travail.

Si l’on exclut de ce sondage les questions quelque peu biaisées, on peut retenir la dernière, très directe:
Vous considérez-vous comme…
Un souverainiste 19
Un fédéraliste 20
Un nationaliste 17
Un autonomiste 8
Aucune de ces catégories 37

Ces résultats reflètent ceux que j’ai déjà lus ailleurs: environ 20% se définissent comme des souverainistes ou fédéralistes purs et durs; environ 30% sont nationalistes ou autonomistes; et environ 30% refusent toute étiquette de ce type.

L’avenir du Québec se joue donc chez les sans-étiquettes et les nationalistes mous. J’ai l’impression que la conjoncture actuelle en inciterait plus d’un à prendre position en faveur de l’indépendance du Québec si on leur en démontrait tous les avantages.

Si les indépendantistes disposaient des budgets des tenants de «l’idée fédérale» qui sévissent dans presque tous les médias, nous aurions déjà notre pays.

Cependant, la réalité étant ce qu’elle est, il nous faut des ténors incroyablement forts pour réussir à faire entendre le message indépendantiste. Le seul qu’on entende actuellement est que les Québécois ne veulent plus entendre parler de constitution ou de référendums. Très bien, mais si on leur faisait comprendre les avantages qu’ils trouveraient à se doter d’une constitution qui reflète véritablement leurs valeurs et leurs priorités, je parie qu’ils s’emballeraient rapidement, et le référendum en découlerait comme une étape nécessaire et souhaitable pour entériner les choix constitutionnels de la nation.

Qui et comment parler suffisamment fort pour ouvrir les oreilles et dessiler les yeux des indifférents ou des indécis???

« Mais coudon, comment se réclamer de la Constitution Canadienne quand Ottawa veut investir dans l’Éducation et la Santé pour que les normes Canadiennes soient respectées et de l’autre côté de la même bouche hurler à cor et à cri que nous n’avons même pas signé la Constitution… »

Il faut avoir l’esprit un peu tordu pour voir là une contradiction.

Si je milite pour amender le code criminel, est-ce que cela me rendrait inéligible pour déposer une plainte contre l’assassin de ma fille?

Qu’on le veuille ou non, le Québec est toujours une province, et elle doit se soumettre à la constitution telle qu’elle est présentement.

Si la cour suprême peut charcuter la loi 101, pourquoi ne pourrait-on pas se servir des articles de cette constitution qui sont à notre avantage?

Cela démontre une fois de plus que lorsqu’il s’agit d’interpréter la pensée des francophones québécois par rapport à leur position constitutionnelle, les fédéralistes (y compris les fédéralistes francophones) sont vraiment de mauvaise foi. Comment les Québécois peuvent-ils se fier à ces gens qui font preuve d’une telle hypocrisie?

La question d’André est pertinente: ««Si unanimement l’Assemblée Nationale du Québec n’a jamais accepté ni signé la Constitution de 1982, pourquoi y sommes-nous encore soumis».

Il faut être particulièrement déconnecté de la réalité pour soumettre que la question est impertinente. Et il faut être assez méprisant merci pour un gouvernement de ne même pas faire semblant de répondre.

Comme je n’arrête pas de le dire: Les sondages sont des outils de gestion de l’opinion publique.

Tout est dans le choix de la méthodologie, de l’échantillon et (si on veut rester honnêtes dans les deux premiers points) dans la formulation des questions.
Et bien sûr, de l’interprétation qu’on en tire et qu’on présente au bon peuple.

Le tier des Québécois se contenteraient du statu-quo ce qui est étrange …. Il y a encore 7% de francophones qui se considèrent canadien avant d’être Québécois …. Étrange car , je n’en connait pas dans mon entourage …. Mais comme le dirait Jean Chrétien….que voulez-vous , il y a de ces rénégats qui sont prêtes a renier leur langue et leur culture ….. Il y en même sur ce blogue et leurs commentaires tranpirent la haine ….

La méthodologue en moi s’insurge. D’accord que certaines questions de cette enquête — qui est par ailleurs un panel Web — sont « tarte aux pommes » (tout le monde aime ca) mais peut-être ne faut-il pas faire ce qu’on reproche aux autres…

La question demande ce qui est PRÉFÉRABLE. On ne peut donc pas l’interpréter en disant que 59% de tous les Québécois et 66% des francophones REFUSENT de se résigner au statu quo. Simplement qu’ils jugeraient préférable que le Québec puisse signer la Constitution … « dans l’honneur et l’enthousiasme (SIC)? »

@ Lisée

« Seulement 80% des répondants ont dit que c’était une bonne chose. Je ne sais pas pourquoi, présenté comme ça, le résultat n’a pas été de 100%. »

Simple. C’est les souverainistes purs et durs, qui ne veulent rien savoir du Canada, qui ont voté contre. Ajouté à cela les anglophiles d’Ouest-De-L’Île. Le chiffre de 80 % dans ce contexte est un très bon nombre.

« Si on avait demandé plutôt qui devait avoir le dernier mot en matière linguistique au Québec, l’Assemblée nationale du Québec ou la Cour suprême du Canada, j’aurais été curieux de voir le résultat. »

Je voudrais avoir un sondage simple qui demande aux Québécois seulement deux choix : le statu quo de la fédération ou la souveraineté. Je gagerais que la majorité des Québécois choisiraient le premier.

La majorité des Québécois ne veulent pas de la souveraineté. Passons à autre chose.

Cher Jean-François,

J’admire la prouesse intellectuelle qui consiste à transformer en un triomphe de la cause souverainiste les résultats d’un sondage aux résultats franchement décourageants pour ceux et celles qui, comme toi, défendent vigoureusement cette cause depuis des lustres.

Pour réaliser cette prouesse, il t’a fallu néanmoins emprunter des méandres que visiblement n’ont pas empruntés les 1000 Québécois ayant répondu à ce sondage.

À partir du moment où 71% d’entre eux jugent dépassé le débat sur le statut politique du Québec, que 77% d’entre eux souhaitent la mise au rancart de ce débat, et où ils ne sont que 25% à préférer la souveraineté au fédéralisme, comment prétendre, selon tes mots, qu’ils refusent le «Canada tel qu’il est»?

Certes, ce «Canada tel qu’il est» leur apparaît perfectible et ils appuient donc certaines avenues de changement mais sans jamais faire de nouvelles négociations constitutionnelles une priorité. Dans l’intervalle, ils n’expriment aucun malaise vis-à-vis de ce «Canada tel qu’il est», se déclarant à 63% fiers d’être à la fois Canadiens et Québécois, et jugeant aussi à 63% que le fédéralisme canadien comporte plus d’avantages que d’inconvénients.

Leur appui au rapatriement et à la charte canadienne des droits et libertés t’apparaît étrange mais elle n’est que le reflet du fait qu’ils n’ont pas «acheté» la version dramatique et catastrophiste qu’en ont fait les souverainistes depuis 30 ans. Le sondage montre avec éclat qu’il y a un divorce réel entre la narration souverainiste de l’histoire des 30 dernières années et l’idée que les Québécois s’en font, dans leur vaste majorité.

Un résultat m’a en particulier particulièrement frappé : 59% des Québécois (et même une mince majorité de francophones, à 51%) sont d’avis que la charte des droits et libertés devrait avoir préséance sur la loi 101. Cela dénote quant à moi une maturité indéniable de nos concitoyens, soucieux à la fois de la protection du français et du respect des droits de la minorité linguistique anglophone (75% des francophones disent d’ailleurs que c’est une bonne chose que la charte canadienne des droits et libertés protège les droits de la minorité anglophone du Québec).

Pour moi, c’est clair, les Québécois ne sont pas du tout là où les attendaient les souverainistes. Et cela aide aussi à comprendre le désarroi dans lequel se trouvent actuellement ces mêmes souverainistes. Certes, il est vrai que les Québécois n’ont pas plus envie de l’étiquette fédéraliste qu’ils n’ont envie de l’étiquette souverainiste. C’est par ce qu’ils ne se reconnaissent tout simplement plus dans les termes du débat qui a dominé la vie politique québécoise depuis 40 ans. Ils sont tout simplement prêts à passer à autre chose.

Amicalement,

Martin Coiteux
Professeur, blogueur et depuis septembre, directeur de la recherche à l’Idée Fédérale

@Martin Coiteux

Cher Martin,

Tu me demandes comment je peux « prétendre, selon tes mots, qu’ils[les Québécois] refusent le «Canada tel qu’il est»? »
C’est simplement grâce à toi et aux questions que tu as conçues et posées et que je reproduis fidèlement et textuellement.

Selon tes chiffres, 25 % des Québécois sont indépendantiste et 34% ne veulent « rester dans la fédération » qu’à « condition que la constitution de 1982 soit modifiée pour devenir acceptable au gouvernement du Québec ». Cela fait 59% de l’ensemble et 66% des francophones.

Aucune prouesse intellectuelle n’est requise.

Je suis poli en indiquant que le libellé des questions et leur ordre aurait pu être, disons, amélioré.

Tu as demandé en question 2 si le rapatriement à Ottawa d’une constitution qui était à Londres était « une bonne chose ». C’est ce qu’on trouvé évident 80% des gens (j’aurais dis oui). Mais maintenant que tu les as fait se commettre sur cette « bonne chose », tu les a mis en demeure de se dédire dans les questions suivantes en trouvant que c’était « une mauvaise chose » sur tel et tel aspect.

De plus, le choix des mots, je l’ai écrit, me semble aussi sujet à caution. Mais, bon. C’est un sondage de L’idée fédérale, organisme voué à la promotion du fédéralisme. Il ne faut pas vous demander trop de rigueur scientifique.

Sur le fond, libre à toi de voir « de la maturité » dans le fait que la Charte canadienne des droits, élément central d’une constitution rejetée par 66% des francophones québécois dans ton sondage (et à 57% dans un référendum tenu en 1992 sur une version « corrigée » du texte), ait préséance sur la Charte de la langue française.

Voyons le dernier épisode. L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité (donc par les élus de 100% des électeurs), une modalité des droits linguistiques (les écoles passerelles). Puis, la Cour suprême, dont les membres sont nommés sans consultation du Québec, s’appuyant sur une constitution non négociée et non approuvée par le Québec ou par les Québécois en référendum, a resserré sa propre jurisprudence pour interdire à l’Assemblée de légiférer sur ce point.

Accepter cette situation est, selon toi, de la maturité. Selon moi, c’est s’habituer, sinon cautionner, un déni de démocratie.

Les résultats de ton sondage qui indiquent que plus des deux tiers des Québécois souhaitent des changements majeurs à la constitution (même s’ils ne sont pas pressés), signifie qu’en 30 ans, ils n’achètent pas le narratif fédéraliste que tout va très bien malgré tout.

La période que nous traversons n’est certes pas faste pour la souveraineté. (Bien qu’il soit faux de prétendre, comme tu le fais que les Québécois « ne sont que 25% à préférer la souveraineté au fédéralisme ». Vous n’avez en aucun cas présenté l’alternative souveraineté/fédéralisme à vos répondants.)

Mais le cancer qui gruge le lien Canada/Québec — l’imposition d’une constitution, la non reconnaissance de la nation, le refus de répondre aux volontés autonomistes des Québécois — reste. Et aucun remède n’est pour l’instant proposé ou disponible.

bien amicalement,
Jean-François

Cette bizarre et vieille figure mythique de l’empire britannique sert de pseudonyme à une personne qui déclare :

«Par ailleurs, afin de nourrir la confusion existante dans ce Québec souvent ignare,[…]»

Ainsi cette personne qui se cache derrière ce pseudonyme, présente les Québécois comme des ignares. Cette déclaration m’amène à faire deux commentaires.

Premièrement,cette remarque contrevient nettement à la nétiquette de ce blogue où nous pouvons lire : «Les remarques basées sur la race, l’origine ethnique, le genre ou l’orientation sexuelle sont interdites.» Or, selon son auteur c’est donc LE QUÉBEC qui est ignare, pas certains habitants du Québec mais bien LE QUÉBEC.

Je suis donc surpris de voir apparaître ce commentaire sur ce blogue qui est sensé être régit par une nétiquette que tous devraient avoir lue.

Deuxième remarque. Pourquoi ce bon gros bonhomme (re :http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Bull_%28personnage%29) n’inclus pas les citoyens des autres provinces ? Est-ce à dire que les Québécois seraient les seuls à être des ignares ?

Concernant le commentaire de M. Lisée, il me semble évident que les responsables de ce sondage n’avaient comme objectif que de mal faire paraître le Québec comme groupe et que pour ce faire ils n’ont pas hésité à manipuler les chiffres en fonction des conclusions qu’ils voulaient démontrer.

«Au pays des cyclopes, les borgnes sont aveugles.»
[Philippe Geluck]

La Loi Constitutionnelle 1867, signée R.-U., fut imposée avec l’acceptation des colonies résignées. La Loi Constitutionnelle 1982, toujours signée R.-U., contient une charte des droits de la personne de création canadienne. Selon l’article du sondage, 31% donnent raison au Québec de ne pas avoir signé et 32% donnent raison à Ottawa d’avoir procédé sans l’accord du Québec. Le Conseil Exécutif ainsi que Assemblée Nationale ont voté — sans consultations populaires — contre la Loi 1982 (Avril 1997; Juin 2007). Si l’on se fie au « sondage », il reste un 37% manquant, avec le 31% contre, que si mieux informés des causes du déficit démocratique au Québec, pourraient facilement faire pencher la balance en faveur d’une véritable Constitution québécoise. Un Peuple gardé dans l’ignorance demeure un Peuple vaincu d’avance. – DC

Et si ce bon Monsieur Coiteux nous disait quelle est la solution à proposer pour que le Québec signe la canadian constitution?

Faut-il lui rappeler que ni la constitution de 1867 ni celle de 1982 n’ont de légitimité démocratique?

Faut-il lui rappeler que le 1er juillet le Canada fête la CONfédération…..qui est, en réalité, une fédération. Que cet évènement est célébré au Québec dans l’indifférence quasi générale!

Pour Monsieur Coiteux.

« Visiblement, plus d’un parmi nous ne semblent comprendre que le nationalisme québecois ne constitue pas une cause mais un effet. Si le
Canada n’était si préoccupé d’étouffer la moindre velléité de distinction du Québec, depuis toujours l’idée d’indépendance serait
demeurée aux 6% de l’époque du RIN….De ces chiffres initiaux à 40% en
1980, puis à 50% en 1995(moins quelques poussières)…on est enclin à ne
tirer aucun enseignement »-Jean-Luc Gouin-

Idée Fédérale… commandé par crop… gesca?
En tout cas, dans la section qui sommes nous du site on constate que leur porte parole est… André Pratte… en plus ils osent dire « L’Idée fédérale est un groupe non-partisan de réflexion sur le fédéralisme. »

@ Kevin #8 écrit:
« Avec la disparition à petit-feu des vieux babyboomers qui votent à 80% contre la souveraineté…»

D’où tenez-vous cette information à savoir que 80% des « vieux » babyboomers sont contre la souveraineté ? Le sondage de « L’Idée fédérale » ne donne pas les résultats par groupe d’âge. Alors ?

Cette opinion en dit long de vos préjugés sur vos aînés. Vous propagez la bêtise qu’est l’âgisme, pensée s’apparentant à la haine d’un groupe d’individus quel qu’il soit. Les générations vous précédant ont bâti à la sueur de leur front, érigé la société dans laquelle nous vivons, en se comparant, assez bien merci.

C’est justement cette génération, les « vieux » babyboomers, qui a le plus fait avancer le projet de pays du Québec depuis 40 ans.

De petits nombrils toujours verts croient que leur société a accouchée à leur naissance et qu’elle ne pourra évoluée que lorsque les « vieux » auront disparus. Pas fort…mon vieux.

Un bel exemple de sondage biaisé par un organisme fédéraliste qui se sert en filigrane du NPD qui domine électoralement le Québec avec plusieurs candidats poteaux depuis 5 mois pour établir une fin progressive de la question du Québec à déterminer son avenir.

Pendant qu’un Thomas Mulclair candidat accepte de se voir représentant du Québec pour la course à la chefferie mais qui -immédiatement rappelle que le Québec n’est qu’une région géographique dans le Canada-. On se doute que les mesures symboliques du NPD pour le Québec ne résisteront pas longtemps à la réalité du poids géopolitique du Canada qui en tant que majorité anglophone peut très bien oublier une population périphérique de francophones en décroissance démographique.

Malgré tout selon cette pseudo étude sondage, l’ensemble des réponses semble contradictoire à travers des question d’on l’a priori positif détermine des réponse positives. Qu’importe, sur le tableau décisif: 41% des Québécois sans spécification dominante francophone sont prêts à s’ouvrir au statu quo de façon inconditionnelle, c’est une forte minorité mais non majoritaire et chez les francophones, 34% acceptent les yeux fermés le non soutien du Canada au fait français et la marginalisation en progression du Québec dans l’État fédéral actuel.

La question néanmoins de tasser cette question pour l’instant semble majoritaire à travers l’illusion Legault pendant que le dernier numéro de l’Actualité semble encourager cette tentation avec extase! On se demande pourquoi?

Quoi qu’il en soit si l’Actualité papier fait l’étalage du cynisme électoral québécois si celui ci propose en conclusion l’alternance entre deux partis de centre droite le CAQ Legault et le PLQ.

Ce ne sera que changement d’un conservatisme gris pâle contre un conservatisme gris foncé. Comme si Legault ne sera pas plus à droite ou identique que Charest sur des questions de gouvernance.

Le Québec sombre dans la politique du même ce que l’Idée fédérale désire célébrer.

M. Lisée,

Pourquoi ne pas interroger 1,000 Québécois, un échantillonnage que, nous souverainistes, nous pourrions pondérer pour en faire un « échantillon représentatif » de la COLONIE du Rocanada, la Province of Kwibek ?

Un sondage que nous pourrions comparer à celui de cet organisme, subventionné à même nos impôts versés à Ottawa, qu’est « L’Idée de propagande pro-colonialisme rocanadian Fédérale ».

Nous pourrions financer un tel sondage par une participation de tous les groupes voués à la réalisation du pays Québec.

Pourquoi nous priver de cette arme pour rétablir la vérité et confondre, comme vous le faites, nos adversaires colonisés ?

On retiendra également que le supposé « fameux » 40% de Québécois qui favoriseraient l’indépendance est maintenant réduit à un pourcentage plus réaliste de 25%.

Ce M.Coiteux à qui J.F.Lisée a bien répondu.

Ce monsieur Coiteux est irrationnel qui par un universalisme abstrait à haute teneur idéologique fait fi des rapports de force existant entre les cultures comme probablement à l’intérieur des sociétés.

Que le poids du Québec (23% vers 22,21%) baisse dans le Canada ce qui en gros signifie celui des francophones que dans le Québec province, la majorité francophone passe à 78%, 79% au mieux et dans ce cas grâce à l’apport de l’immigration francophone d’Afrique du Nord.

Que la moitié de l’immigration au Québec s’intègre difficilement aux francophones précisément dans le grand Montréal. Qu’une nation unique au Canada soit privée des ressources pour son développement voyant son statut de province équivalent sur le fond à ceux des provinces maritimes ou du Manitoba si l’on préfère. C’est discutable.

Il y a un déni de réalité dans le non pensé fédéraliste. On nous ramène par exemple l’Europe comme modèle de confédération en transition de fédéralisme.

Allons donc! La monnaie unique l’Euro comme voie du fédéralisme économique en guise de cheval de Troie d’un fédéralisme politique européen futur n’a abouti qu’à un désordre économique opposant un petit pays touristique comme la Grèce à un géant de l’industrie d’exportation comme l’Allemagne. L’Europe ne souffre pas que du désordre financier et que de la spirale d’un capitalisme de l’endettement sans fond et inflationniste: ce qui ressort des contradictions du capitalisme financier de production et de consommation de masse et de son invention diabolique, la carte de crédit.

L’Europe souffre aussi d’une inégalité politique et économique qui réunit dans l’opposition des dizaines et des dizaines de nations européennes certes mais qui dans leur caractère européanisé n’en sont pas moins fortement distinctes. Et s’il fallait que l’Europe cesse d’être ce qu’elle est encore une sorte de confédération politique d’États nations.

Que L’Union Européenne adopte le fédéralisme canadien on ne douterait pas comment une Europe fédérale à la canadienne réserverait un sort ordinaire et d’étouffement à des provinces petites comme serait la Hollande, la Belgique, le Portugal, la Grèce, l’Irlande, la Slovaquie, etc.. Ce qui déjà avec l’euro a été expérimenté avec la Grèce.

Et ce n’est pas tout sur une approche voisine car comme pour l’Alberta au Canada et par la variante européenne, les provinces riches dans une fédération ou confédération-fédération mènent le bal. Et l’Europe est menée par le trio Allemagne-Grande-Bretagne-France qui dicte les politiques dont Bruxelles comme avatar n’est qu’une ville satellite de bureaucrates anglicisés et qui ont osés par l’affichage commercial unilingue et dans ses hôtels faire de Bruxelles une ville anglophone de communication en rupture avec sa population francophone et flamande ! Cela est une ignominie que beaucoup trop de gens ignorent encore.

Le fédéralisme ne relève pas de la béatification ni de la célébration liturgique! Sa paix civile en Occident qui n’en n’exporte pas moins la guerre en Orient (l’Irak, l’Afghanistan) et qui entretient la tragédie palestinienne c’est celle de l’argent roi et rien d’autre synonyme d’inégalité sociale et nationale sur fond de progrès technique au mieux.

Le fédéralisme a donné à la mondialisation abstraite sa première forme politique.

Et comme l’a dit Stéphane Venne aux Francs Tireurs à TQ: le Canada, le -dit meilleur pays du monde- n’a pas de culture commune, d’événements millénaires qui l’ont réalisé, le Canada de 1867 est le résultat d’entrepreneurs plus ou moins corrompus qui ont voulus construire un chemin de fer d’Est en Ouest pour des raisons commerciales point à la ligne. Un Canada fédératif et dans ce cas unitaire anglo-saxon désiré et expansionniste qui a pris le relais de la colonie britannique d’Amérique du Nord du Canada.

@Jean-Pierre Gascon #32

Woh, on se calme.

Premièrement, il y a un sondage qui est sortie cette hiver démontrant que environs 20% des 65 ans et plus étaient contre la souveraineté. Je crois d’ailleurs que M. Lisée a fait un billet là-dessus.

Deuxièmement, lorsque je parle des « vieux » babyboomers, c’est pour les séparer des « jeunes » babyboomers.

Lorsque vous dites: «C’est justement cette génération, les “vieux” babyboomers, qui a le plus fait avancer le projet de pays du Québec depuis 40 ans.» Vous parlez des jeunes babyboomers, soit ceux ayant environs entre 50 et 60 ans. Je parle de ceux nés avant 1950, formant 40% de la population.

Il n’y aucun préjugé, aucun âgisme. Ce sont des faits.

« De petits nombrils toujours verts croient que leur société a accouchée à leur naissance et qu’elle ne pourra évoluée que lorsque les “vieux” auront disparus. »

Ai-je blâmer le fait que les plus âgés vote contre la souveraineté? Ai-je accusé les ainées de nous empêcher « d’évoluer »? Non.

Je n’ai dit qu’un état de fait: Ces ainées formant 40% de la population sont environs à 80% contre la souveraineté. Ce qui représente 32% de NON.

Nul part je blâme les ainés, nul part je dis souhaiter que les ainés s’éteignent pour faire « évoluer » le Québec.

J’ai quasiment le goût de demander des excuses pour votre commentaire «overreacted» qui m’accuse de faire de l’âgisme et d’avoir des préjugés haineux envers les ainés. Mais je vais prendre le blâme en supposant que je me suis mal exprimé et en admettant que je n’ai donné aucune source à ce que j’avançais.

Je vous souhaite une belle fin de semaine.

N’importe quoi pour tenter de faire renaître la « cause » (perdue!) des séparatistes qui ne cesse de descendre dans TOUS les sondages SÉRIEUX!

Sérieusement; à part une misérable poignée de farfelus affolés, qui s’enflamme vraiment avec notre situation constitutionnelle au Québec?

Grattez-vous à ce point au fond du baril que vous croyez vraiment mobiliser le Québec avec ça?

Ça en dit long sur votre angoisse et votre désespoir…