Rapatriement: « L’idée fédérale » nous écrit, le blogueur répond

La constitution imposée au Québec: Une bonne chose?

Vous savez comme j’aime recevoir du courrier. J’en ai reçu un ce matin du nouveau Directeur de la recherche de l’Idée fédérale, Martin Coiteux. Martin enseigne aux HEC et c’est une figure importante de la relève fédéraliste québécoise. Proche des thèses de François Legault, je ne serais pas surpris de le retouver candidat aux prochaines élections.

Quoiqu’il en soit, Martin Coiteux n’a pas du tout apprécié mon dernier billet sur le sondage CROP qu’il a commandé pour démontrer l’agonie du mouvement souverainiste et la normalisation des Québécois face à la constitution imposée au Québec il y a 30 ans. J’y relevais qu’entre autres résultats, 60% des Québécois rejetaient la constitution canadienne. Et je prenais bien soin de reproduire à l’identique le tableau de l’Idée fédérale.

Voici le commentaire envoyé par Martin, suivi de ma réponse:

Cher Jean-François,

J’admire la prouesse intellectuelle qui consiste à transformer en un triomphe de la cause souverainiste les résultats d’un sondage aux résultats franchement décourageants pour ceux et celles qui, comme toi, défendent vigoureusement cette cause depuis des lustres.

Pour réaliser cette prouesse, il t’a fallu néanmoins emprunter des méandres que visiblement n’ont pas empruntés les 1000 Québécois ayant répondu à ce sondage.

À partir du moment où 71% d’entre eux jugent dépassé le débat sur le statut politique du Québec, que 77% d’entre eux souhaitent la mise au rancart de ce débat, et où ils ne sont que 25% à préférer la souveraineté au fédéralisme, comment prétendre, selon tes mots, qu’ils refusent le «Canada tel qu’il est»?

Certes, ce «Canada tel qu’il est» leur apparaît perfectible et ils appuient donc certaines avenues de changement mais sans jamais faire de nouvelles négociations constitutionnelles une priorité. Dans l’intervalle, ils n’expriment aucun malaise vis-à-vis de ce «Canada tel qu’il est», se déclarant à 63% fiers d’être à la fois Canadiens et Québécois, et jugeant aussi à 63% que le fédéralisme canadien comporte plus d’avantages que d’inconvénients.

Leur appui au rapatriement et à la charte canadienne des droits et libertés t’apparaît étrange mais elle n’est que le reflet du fait qu’ils n’ont pas «acheté» la version dramatique et catastrophiste qu’en ont fait les souverainistes depuis 30 ans. Le sondage montre avec éclat qu’il y a un divorce réel entre la narration souverainiste de l’histoire des 30 dernières années et l’idée que les Québécois s’en font, dans leur vaste majorité.

Un résultat m’a en particulier particulièrement frappé : 59% des Québécois (et même une mince majorité de francophones, à 51%) sont d’avis que la charte des droits et libertés devrait avoir préséance sur la loi 101. Cela dénote quant à moi une maturité indéniable de nos concitoyens, soucieux à la fois de la protection du français et du respect des droits de la minorité linguistique anglophone (75% des francophones disent d’ailleurs que c’est une bonne chose que la charte canadienne des droits et libertés protège les droits de la minorité anglophone du Québec).

Pour moi, c’est clair, les Québécois ne sont pas du tout là où les attendaient les souverainistes. Et cela aide aussi à comprendre le désarroi dans lequel se trouvent actuellement ces mêmes souverainistes. Certes, il est vrai que les Québécois n’ont pas plus envie de l’étiquette fédéraliste qu’ils n’ont envie de l’étiquette souverainiste. C’est par ce qu’ils ne se reconnaissent tout simplement plus dans les termes du débat qui a dominé la vie politique québécoise depuis 40 ans. Ils sont tout simplement prêts à passer à autre chose.

Amicalement,

Martin Coiteux
Professeur, blogueur et depuis septembre, directeur de la recherche à l’Idée Fédérale

Cher Martin,

Tu me demandes comment je peux “prétendre, selon tes mots, qu’ils[les Québécois] refusent le «Canada tel qu’il est»?”

C’est simplement grâce à toi et aux questions que tu as conçues et posées et que je reproduis fidèlement et textuellement.

Selon tes chiffres, 25 % des Québécois sont indépendantiste et 34% ne veulent “rester dans la fédération” qu’à “condition que la constitution de 1982 soit modifiée pour devenir acceptable au gouvernement du Québec”. Cela fait 59% de l’ensemble et 66% des francophones.

Aucune prouesse intellectuelle n’est requise.

Je suis poli en indiquant que le libellé des questions et leur ordre aurait pu être, disons, amélioré.

Tu as demandé en question 2 si le rapatriement à Ottawa d’une constitution qui était à Londres était “une bonne chose”. C’est ce qu’ont trouvé évident 80% des gens (j’aurais dis oui). Mais maintenant que tu les as fait se commettre sur cette “bonne chose”, tu les a mis en demeure de se dédire dans les questions suivantes en trouvant que c’était “une mauvaise chose” sur tel et tel aspect.

De plus, le choix des mots, je l’ai écrit, me semble aussi sujet à caution. Mais, bon. C’est un sondage de L’Idée fédérale, organisme voué à la promotion du fédéralisme. Il ne faut pas vous demander trop de rigueur scientifique.

Sur le fond, libre à toi de voir “de la maturité” dans le fait que la Charte canadienne des droits, élément central d’une constitution rejetée par 66% des francophones québécois dans ton sondage (et à 57% dans un référendum tenu en 1992 sur une version “corrigée” du texte), ait préséance sur la Charte de la langue française.

Voyons le dernier épisode. L’Assemblée nationale a voté à l’unanimité (donc par les élus de 100% des électeurs), une modalité des droits linguistiques (les écoles passerelles). Puis, la Cour suprême, dont les membres sont nommés sans consultation du Québec, s’appuyant sur une constitution non négociée et non approuvée par le Québec ou par les Québécois en référendum, a resserré sa propre jurisprudence pour interdire à l’Assemblée de légiférer sur ce point.

Accepter cette situation est, selon toi, de la maturité. Selon moi, c’est s’habituer, sinon cautionner, un déni de démocratie.

Les résultats de ton sondage qui indiquent que plus des deux tiers des Québécois souhaitent des changements majeurs à la constitution (même s’ils ne sont pas pressés), signifie qu’en 30 ans, ils n’achètent pas le narratif fédéraliste que tout va très bien malgré tout.

La période que nous traversons n’est certes pas faste pour la souveraineté. (Bien qu’il soit faux de prétendre, comme tu le fais que les Québécois “ne sont que 25% à préférer la souveraineté au fédéralisme”. Vous n’avez en aucun cas présenté l’alternative souveraineté/fédéralisme à vos répondants.)

Je n’ai d’ailleurs nullement indiqué que vos résultats indiquent un « triomphe de la cause souverainiste ». Mais ils illustrent que le cancer qui gruge le lien Canada/Québec — l’imposition d’une constitution, la non reconnaissance de la nation, le refus de répondre aux volontés autonomistes des Québécois — reste. Et aucun remède n’est pour l’instant proposé ou disponible.

bien amicalement,
Jean-François

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Et à ce que vous dites Jean-François, j’ajoute que rien ne sent plus mauvais que la mauvaise Foi. Et manifestement ce sondage en est imbibé jusqu’au trognon.

Quand je pense qu’une partie de mes impôts sert à maintenir le train de vie de ce gars-là…. Shit!

Le gros problème des fédéralistes est la constitution de 82 que le Québec n’a jamais signé et ne signera jamais.

Cette constitution est le symbole du rejet de la reconnaissance des Québécois.

Elle nous commande de rentrer dans le rang pour enfin nous assimiler.

Toutes les questions et réponses qui suivent ces sondages fédéralistes prouvent que l’on veut nous endormir.

Mais qu’est ce que le Canada Anglais a de si attrayant pour ces gens ? L’histoire du Canada vs les Canadiens Français,métis, autochtones n’est que trahisons,mensonges,assimilations et génocide culturel.

De plus l’idée fédéral devrait plutôt s’appeler l’idée Canadian. Il serait plus facile pour bien des gens que le tout soit plus clair.

C’est dont beau l’idée fédérale: selon eux donc, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. La plage est loin sous les pavés, vivez en paix et dormez tranquilles, le Canada n’est plus à réformer.

Le débat sur le statut politique et constitutionnel du Québec au sein du Canada a été une fiction de l’esprit, un divertissement de masse à la sauce souverainiste, une diversion pour endormir la plèbe au cours des dernières décennies.

Le mélodrame du rapatriement de la constitution n’a jamais existé et les médias n’en n’ont pas fait leurs choux gras. L’Assemblée Nationale du Québec n’a jamais voté unanimement de motion décriant la manœuvre, le discours de Pierre-Elliot Trudeau au Centre Paul Sauvé le 14 mai 1980 n’a jamais eu lieu, la promesse de Brian Mulroney de réintégrer le Québec au sein de giron constitutionnel canadien dans «l’honneur et l’enthousiasme» n’a jamais été prononcée, les négociations pour conclure l’entente du Lac Meech ne sont qu’une chimère politique pour détourner l’attention de la populace.

En ce qui me concerne, en fait de réécriture et de relecture de l’histoire, ces gens là n’ont rien à envier à personne.

Dé-con-cer-tant & ex-as-pé-rant!

Bonjour,
Ce qui peut être sidérant à travers ce chassé croisé, c’est de constater l’ampleur du mimétisme animant les nationalistes québécois. Le discours des thuriféraires de la Cause fait avant tout des zombies se retrouvant avec une pensée exactement similaire des nationalistes québécois entre eux. Comme disait la publicité de RCA VICTOR à l’époque: La Voix de Son Maître !

Bien souvent, les commentaires des nationalistes québécois sont tellement empreint de mimétisme en étant similaires que nous pouvons penser que ceux ci vivent en clan, partageant la même assiette, la même chambrette ainsi que le même ordinateur…. Pauvres d’eux autres car leurs leaders ont tellement d’ascendant sur eux que nous pouvons constater un fort mimétisme de la pensée chez nos amis les nationalistes. Bien sûr que partager un même ordinateur souvent par nécessité peut fort bien mouler une pensée en écoutant religieusement la même cassette depuis plus de quarante ans.

En terminant, cette uniformité de la pensée chez nos amis les nationalistes laisse quelque peu pantois face à un tel sondage Comme dit le vieil adage : Au Pays des aveugles, les borgnes sont Rois ! L’emprise que les leaders nationalistes ont sur ceux ci dans cette érection de la pensée concernant le Rapatriement de la Constitution en 1982 est une adhésion sans retenue de la part des nationalistes québécois qui boivent littéralement les paroles de leurs leaders d’opinion. Toutes les exagérations contenues dans le traitement médiatique de ce fameux fait d’arme ont trouvées chaussures à leurs pieds en la personne de nos amis les nationalistes qui, comme Monsieur Mario Dumont avait si bien dit : Les nationalistes québécois ne veulent pas SAVOIR, ils veulent CROIRE….. Jamais si bien dit ! Au plaisir, John Bull.

25 % de Québécois ont voté pour le Bloc le 2 mai dernier, ce qui veut dire que 75 % ont voté pour des partis fédéralistes, confirmant ce sondage.

Ce n’est pas au fédéral à faire une offre au Québec, c’est au Québec à trouver une solution plus rassembleuse, entre le fédéralisme actuel et la simple souveraineté « la solution constitutionnelle du PQ », qui veut dire la séparation d’avec le Canada, ce que rejette la majorité des Québécois.

Qu’un parti politique québécois préconise autre chose que le fédéralisme actuel « la stagnation » ou la séparation qui n’attire pas assez de Québécois dont 67 % des souverainistes déclarés, veulent, quand même, rester dans le Canada, selon la déclaration de M. Jean-Marc Léger de février dernier. Voir site Internet suivant :

http://video.telequebec.tv/video/67

J’ai longuement étudié le renouvellement du fédéralisme et j’ai identifié quelques idées qui pourraint rallier certaines provinces à un mouvement québécois. Autrement dit, en créant un mouvement « des provinces » pour une plus grande autonomie, une décentralisation des pouvoir, bref, une forme de confédéralisme (comme le défendaient certains fondateurs du Bloc Québécois pré-1995), il y a moyen de rechercher un meilleur modèle canadien tout en obtenant des bénéfices énormes pour le Québec, et en ramenant le débat dans une dimension plus saine où le Québec est un acteur et non une cible. Tout cela se fait évidemment sous la forme d’un exercice intellectuel, car le pays en entier a creusé des tranchées et des lignes de défese intellectuelles très robustes depuis deux générations. L’idée politique s’est sclérosée, les politiciens pratiquement l’alignement automatisé.

Voici quelques idées en vrac:

1) Notre capitale fédérale fait partie de l’Ontario. Pourquoi? La plupart des états fédéraux et des confédérations créent un district fédéral, pour que la capitale et sa population soit à l’abri, en quelque sorte, des lois sociales et économiques d’une province ou d’un état en particulier. Un district fédéral canadien regrouperait Ottawa et Gatineau, serait rigoureusement bilingue et relativement indépendant des deux provinces voisines, ce qui ferait plaisir à beaucoup de Canadiens dans l’est et l’ouest du pays, qui se sentent traditionnellement pilotés, voire colonisés par l’Ontario. Le Québec et l’Ontario devraient recevoir d’importantes compensations annuellement.

2) La politique linguistique canadienne est une tentative de matérialiser l’utopie Libérale de la génération Trudeau. Elle est impopulaire partout au pays. Il faudrait créer un cadre linguistique canadien pour défendre le statut des langues officielles et autochtones au niveau de la fonction publique et de l’administration fédérale seulement. Les lois linguistiques seraient l’apanage de chaque province, qui devrait respecter certaines normes nationales (par exemple: choisir entre la prédominance d’une des deux langues principales, le bilinguisme égalitaire, ou une langue autochtone comme langue officielle et français+anglais en sous-titre).

3) Le péréquation est un véritable poison pour le pays. Le fédéral devrait abolir ce programme et le remplacer par des versement ciblés dans des champs de compétence fédérales seulement.

4) Les impôts seraient une compétence purement provinciale. Les provinces feraient un versement unique au fédéral, avec un ajustement pour tenir compte de la richesse relative de chacune. De toute manière, un état fédéral plus décentralisé a besoin de moins d’argent à Ottawa pour fonctionner.

5) Le fédéral rétablirait l’intégrité territorialde de chaque province en éliminant le statut fédéral de tous les territoires, terrains, immeubles et locaux appartenant au fédéral. Par exemple, les parcs nationaux seraient gérés de manière conjointe par Ottawa et chaque province. Les immeubles fédéraux seraient en territoire provincial et soumis aux lois provinciales. Les infrastructures critiques demeureraient sous juridiction fédérales: bases militaires, douanes, réseau consulaire, route transcanadienne et ponts ayant une importance nationale.

6) L’abolition de la monarchie constitutionnelle et la transformation de chaque province canadienne en République fédérée. Au niveau fédéral, un modèle bicaméral classique se rapprochant du modèle européen, mais avec une plus grande cohésion nationale.

7) Les champs de compétence fédéraux sont redéfinis pour éviter les dédoublements. Armée, monnaie, relations internationale, normes nationales demeurent. Un mécanisme est mis en place pour que chaque province établisse des relations internationales à l’intérieur d’un cadre que l’on pourrait qualifier de « permissions au cas par cas ». Cela permettrait par exemple au Québec et à l’Ontario d’avoir des équipes de hockey dans des tournois internationaux, ou au Québec d’établir un programme .

8) L’immigration demeure le principal casse-tête d’une fédération de républiques ou d’une confédération décentralisée. Il faut étudier le modèle suisse: aux normes de sécurité fédérales s’ajoutent les critères de sélection et d’acceptation provinciales.

9) La citoyenneté implique une composante fédérale (par exemple, les passeports auraient tous un même format et seraient gérés de manière centralisée), la libre circulation sans entrave à l’intérieur de l’espace confédéral, et une composante provinciale (par exemple, l’acceptation ultime d’un immigrant revient à la province où il s’installe et il doit avoir sa résidence principale dans cette province tant qu’il est en processus). Voir le modèle européen de partage de la souveraineté.

10) L’union canadienne devrait être constituée de 10 états, 3 territoires à gestion partagée avec le fédéral, et quelques dizaines à quelques centaines de gouvernements autochtones ayant une autonomie partielle.

11) Abolition de la Loi sur les Indiens. Les autochtones deviennent citoyens de leurs provinces respectives, et obtiennent le droit de s’organiser en territoires semi-autonomes, à condition de respecter la souveraineté de l’état englobant, la nouvelle loi sur les langues officielles, et d’autres dispositions.

12) Les frontières maritimes de chaque état (ex-provinces) seraient redessinées avec un arbitrage international. En particulier dans la Baie d’Hudson (Québec et Ontario versus Nunavut), en rejetant le compromis actuel, qui rappelle le cas du Delaware.

Ce sondage de L’Idée Fédérale me fait beaucoup penser au sondage truqué en faveur du NPD, sauf que ce sondage de L’Idée Fédérale tombe en une période où il n’existe pas d’échéancier référendaire ou électoral à court terme. Nous avons donc du temps pour nous en remettre. Toutefois, nous savons que les fédéralistes sont près à truquer des sondages pour arriver à leurs fins; comme ils ont renié leur signature pour en arriver au référendum de 1992 et comme ils ont renié leurs principes démocratiques pour voler le référendum de 1995.

Je vous ai déjà dit comme je voyais le rapport entre le Québec et le Canada?

Pour moi le Québec est la femme battue et trompé par son époux (le Canada). Elle voudrait divorcer mais lui ne veux pas (elle a un héritage qu’il veut conserver à tout prix) il la force donc à rester. Il la menace et la rédiculise devant le reste de la famille en disant qu’elle est trop plaignarde et fénéante qu’elle fait tout pour l’enrager. Et c’est pour sont bien qu’il la remet à sa place avec une bonne gifle en plein visage.

Bref, le Québec et le Canada est couple parfaitement disjoncté 😉

Et les enfants dans tout ça?

M. Jean François Côté écrit : «Le gros problème des fédéralistes est la constitution de 82 que le Québec n’a jamais signé et ne signera jamais. »

Ça les empêche de faire quoi exactement et où ça pourrait leur faire mal, selon vous ?

« Je n’ai d’ailleurs nullement indiqué que vos résultats indiquent un “triomphe de la cause souverainiste”. Mais ils illustrent que le cancer qui gruge le lien Canada/Québec — l’imposition d’une constitution, la non reconnaissance de la nation, le refus de répondre aux volontés autonomistes des Québécois — reste. Et aucun remède n’est pour l’instant proposé ou disponible. »

La majorité des Québécois n’aiment pas le statu quo de la fédération, mais ils le préféreraient à la souveraineté.

Le fait que 63 % des Québécois sont fiers d’être à la fois canadiens et québécois est révélateur qu’ils acceptent le Canada comme tel, largement. Le Canada n’est pas parfait, mais il est apprécié assez. Martin Couteux a raison.

Oubliez la souveraineté. Passons à autre chose.

Ce Martin Coiteux me rappelle dangeureusement les répliques méprisantes de Trudeau, avec comme arrière pensée qu’il faut être ringard pour être souverainiste, le Canada est tellement merveilleux.

Est-ce qu’il y a quelqu’un qui va poser la question suivante au Québécois: Si le Québec était déjà un pays depuis quelques années, est-ce que vous voudriez revenir avec le Canada?

Je suis sûr que le non l’emporterait avec une majorité écrasante…

Réponse intéressante. Nuance importante et lucide apportée à la fin aussi, lorsque vous soulignez que vous ne présentez pas les résultats de ce sondage comme « un triomphe de la cause souverainiste », mais comme le reflet d’un problème encore loin d’être réglé entre les Québécois et le fédéralisme canadien.

Si je peux me permettre, par contre, j’aurais évité de déterrer la hache de guerre en ajoutant ce passage : « C’est un sondage de L’idée fédérale, organisme voué à la promotion du fédéralisme. Il ne faut pas vous demander trop de rigueur scientifique. » Punché, certes, mais inutile sauf pour choquer M. Coiteux et les autres membres du groupe. Votre critique plus neutre, mais précise portant sur l’ordre et le libellé des questions et votre réplique incisive voilée (« Je suis poli en indiquant que le libellé des questions et leur ordre aurait [sic] pu être, disons, amélioré [sic] ») remplissaient déjà le mandat de dénoncer les erreurs et les impostures (ce qui doit être fait); votre « insulte », qu’elle soit fondée ou non, ne sert quant à elle qu’à alimenter des sentiments négatifs qui ne servent pas la discussion en rendant le débat personnel.

Merci pour ce billet et pour tous les autres!

Directeur de la recherche à L’Idée fédérale? Y’a rien à rechercher! C’est tout trouvé depuis fort longtemps. 9 états d’une même culture qui ont toujours tout mis en oeuvre à la limite du légal pour rester maîtres d’un riche territoire même s’il est majoritairement peuplé de chiâleux francophones…Le plus merveilleux de l’ idée a été d’octroyer quelques certificats « d’évolués » à quelques-uns…qui gardent les moutons…

« L’idée fédérale », à mon avis, n’est rien d’autre que la conquête des Français par les Anglais. Bien des jugements de la Cour suprême tendent à démontrer que le Québec n’a d’autres pouvoirs que ceux qu’Ottawa veut bien nous laisser. Ils confirment aussi que la séparation du politique et du juridique n’est pas aussi étanche que l’on veut bien nous faire croire.

Bien des Québécois ne sont pas aussi politisés que l’on prétend. Ils font peu de différence entre le Canada et les É.-U. Des centaines de milliers d’entre eux vont bientôt franchir la frontière. Pour beaucoup d’entre eux, ce sera pour six mois, période maximale permise par l’assurance maladie.

Faudrait peut-être leur demander ce qu’ils connaissent du Canada.

Salutations cordiales

Cette page est une reprise afin que l’échange entre monsieur Idée fédérale Coiteux et M.Lisée soit clairement identifié.

Enfin, j’en profite pour dire qu’il est fascinant de voir comment certaines périodes sont propices au conformisme ou à la rencontre entre conformisme et conservatisme.

Il devrait apparaître certaines choses. Si le BQ s’est retrouvé à 23% le 2 mai, victime de cynisme populaire et d’une société en désarroi, d’un PQ en difficulté devant la réalisation de la souveraineté depuis 1995. Comment ne pas voir en même temps que le même Québec a accordé 16% des voix aux conservateurs durs d’Harper pendant qu’au Canada, le PC en obtenait 38%.

Que signifie cela sinon que les Québécois malgré leurs contradictions, cette tentation de refoulement de leur condition, l’attrait de la fuite en avant dans le vide politique. Les Québécois ont encore refusé de donner leurs appuis au Parti Libéral assimilé à la trahison nationale depuis 30 ans et aux conservateurs réformistes dont le conservatisme albertain fait fuir.

Si le Québec s’harmonise dans l’ensemble canadien, pourquoi ce refuge dans le BQ pendant 20 ans et puis là ce coup de tête dans un NPD qui n’a jamais constitué de gouvernement fédéral donc exempt de corruption ou de trahison.

Et ce Québec qui doit faire du lobbysme pour un nouveau pont parce que la députation conservatrice de 5 députés avec 16% a fait 7% de moins que le Bloc!

Par rapport au Québec, il y a quelque chose de pourri dans le royaume du Canada de sa majesté britannique Elizabeth adorée du PM canadien!

Toutes les contradictions des Québécois ne concernent pas que les souverainistes, elles concernent davantage encore les fédéralistes sourds et aveugles aux faits.

Dans la page précédente, mon commentaire sur l’étrangeté du fédéralisme…

Quand on dit que certains sondages essaient de manipuler les gens et que les fédéralistes prennent tous les moyens imaginables pour arriver à leur fin et que certains souverainistes (Lucien Bouchard, François Legault, etc) baissent les bras et se laissent manipuler ainsi, ça donne le goût de vomir.

Pour moi, c’est un sondage biaisé et à la place de Martin Coiteux, j’aurais du mal à me regarder dans le miroir.

Ce cher Jean-François nous donne deux fois la preuve que l’on peut faire ndire ce que l’on veut à un sondage…

Martin Coiteux peut bien penser que le mouvement souverainiste est mort, il est payé pour ça et pour concocter des sondages bidons.

Je crois cependant que les quatre prochaines années de gouvernement Harper ouvriront les yeux à la majorité des francophones du Québec qui s’apercevront que le message est clair.

Fini le fédéralisme renouvelé, ils vont devoir accepter le Canada royal Wasp et assimilateur ou prendre en main la destinée de leur nation.

Parlons sondages :

L’union Européenne vous connaissez ?

Un regroupement de pays indépendants tous membres des Nations Unies mais dotés d’ententes de libre circulation de personnes et des biens et d’une monnaie commune.

Et c’est exactement ce que le Québec proposerait à notre partenaire Canadien en amont d’un éventuel référendum sur la souveraineté du Québec.

Et vous le savez très bien !!!

Les souverainistes en ce sens sont beaucoup plus « unionistes »
( dans le sens de l’Union Européenne )
que séparatistes.

Certains vont probablement me sortir que le Canada serait tellement fâché qu’il refuserait de négocier ?

Désolé mais le Canada par sa propre cour suprême à l’obligation juridique de négocier face à une telle éventualité.

Que le groupe de réflexion « l’Idée fédérale » fasse donc un sondage sur :

Deux états indépendants Québec et Canada regroupés par une union basée sur le modèle européen ?

Mais il ne feront jamais un tel sondage !
Allez donc savoir pourquoi !

Bonjour,
Le dernier livre acheté et lu de vous, Monsieur Jean François Lisée est : Sortie de Secours. Alors au début des années 2000 de mémoire. Et je me suis même procuré deux exemplaires de votre essai de 1991 : Dans l’oeil de l’Aigle afin de fouiller dans cette bibliographie immense consultée afin d’écrire ce pavé largement pourvu de déclarations ( officielles) des hautes sphères qui tirent officieusement les ficelles du politique. Et la seconde copie est encore vierge, n’ayant point été feuilletée….. Je pris une pause après : Sortie de Secours. Assez pour me faire une idée quel ascendant vous avez eu sur les nationalistes québécois en étant le rédacteur du calife en écrivant ses discours. Tellement qu’à travers les quelques faiseurs d’opinions qui forgèrent la pensée nationaliste au Québec et leurs visions, nous pouvions y distinguer votre griffe au travers des autres, soit votre TRADE Mark de la pensée qui enveloppait et berçait beaucoup de nos amis nationalistes qui ont fait de vos vues les leurs.

En effet, concernant ce rapatriement de la Constitution par le brillant Monsieur Pierre Elliot Trudeau en 1981 ou 1982 de mémoire, j’essaie en vain de retrouver le rédacteur en chef de Monsieur René Lévesque à cette époque qui démonisa de cette façon le reste du Canada avec des histoires à dormir debout avec de forts clichés accrocheurs qui envahirent le ciboulot de nos nationalistes québécois de la sorte. Ce génie sorti d’une boîte à surprise prit à bras le corps à peu près tout le corpus du nationalisme québécois dont les disciples se retrouvèrent à peu près tous avec la même pensée circulaire, peut importe avec qui des nationalistes nous pouvions traiter du sujet. Leur imaginaire fut frappé de plein fouet par deux ORACLES soit : La Nuit des Longs Couteaux et la Constitution Canadienne qu’ils nous ont rentrée de force DANS LA GORGE et rien de Moins. Par centaines de milliers, des nationalistes québécois se promenaient en débitant les mêmes phrases creuses comme un mantra, une prière apprise par coeur venant d’un génie Sorti d’une bouteille de Coke comme dit l’expression consacrée.

La pensée unique qui affligeait les nationalistes québécois concernant le Rapatriement de la Constitution Canadienne était devenue comme un inlassable gazouillis d’alouettes en colère avec aucune variation sur le même thème cependant, il faut bien le dire. Les cerveaux semblaient clonés au même laboratoire de la pensée.

Par ailleurs, ce qui est plus difficile aujourd’hui pour nos amis les nationalistes québécois, c’est bien que la ligne de pensée homogène est éclatée au sein même du mouvement par manque de FAISEUX D’OPINIONS FORTES… Où est le génie manquant afin que la relève soit assurée ?

En conclusion, nous pouvons aujourd’hui rencontrer des exceptions qui ne font pas la règle assurément avec une pensée homogène greffée dans le subconscient. Comme un nationaliste qui partagerait sa chambrette avec son ordinateur et ses textes manquant de logique et empreint de cette émotivité toute nationale. Bien sûr le paupérisme intellectuel aidant, on s’échange les textes comme d’autres échangent par économie leurs vêtements entre eux en se gargarisant à trois où quatre du même texte en manque d’un gourou dont l’ascendant pourrait faciliter la tâche. En terminant, Monsieur Jean François Lisée, simplement pour voir, je vais me procurer vos derniers bouquins afin de visualiser tout de go si vous exercer encore votre ascendant comme libre penseur sur certains groupuscules qui auraient rejoint votre diatribe en les influençant pour le meilleur…… Au plaisir, John Bull.

« M. Jean François Côté écrit : «Le gros problème des fédéralistes est la constitution de 82 que le Québec n’a jamais signé et ne signera jamais. »

Ça les empêche de faire quoi exactement et où ça pourrait leur faire mal, selon vous ? » (Gilles Bousquet)

D’avoir une constitution selon nos aspiration qui protège notre culture plutôt que de l’attaquer. Être ce que l’on est plutôt que de suivre le roc contre notre gré.

Etre soumis au fédéral fera que nous devrons construire des des à nos frais malgré nous.

Combattez l’absurde par l’absurde, l’aveuglement par l’aveuglement, l’intégrisme par l’intégrisme, le pur et dur par le pur et dur, L’idée fédérale par le RRQ.

Avec toutes mes excuses au RRQ.

Ce qu’il nous faudrait c’est sondage miroir; manipulé cette fois, par les souverainistes. Ce serait rigolo, non ?

Avec des questions du genre:
a–« La loi 101 a-t-elle été utile ?
b–« La Cour suprême est-elle justifiée de démanteler cette loi québécoise ? »
c–« La Cour suprême doit-elle se mêler des politiques culturelles du Québec ?
d–« Le gouvernement du Québec devrait-il se soumettre aux jugements de la Cour suprême du Canada ?

etc… ?

@H. Dufort

Ce que vous proposez, c’est presque en tout point la « souveraineté-association » de Lévesque en 1980.

Seule différence: on garde le Parlement canadien.

Le problème du Canada, c’est qu’il est une fédération, alors qu’il devrait être une confédération.

10 pays souverains et 3 territoires faisant un pacte pour partager la même monnaie, la même armée ayant un accord de libre-échange et de libre-circulation. Le parlement fédérale deviendrait un parlement internationale regroupant ces 10 pays et 3 territoires ayant un poids égale dans le processus de décision.

Je suis persuadé que tous les souverainistes, même les purs et durs, accepteraient un Canada de la sorte. Je suis persuadé qu’une telle option rallierait 70% des Québécois.

Malheureusement, les rocanadians aiment trop le Canada tel qu’il est. Peut-on leur en vouloir? Comparativement au Québec, le système fédéral ne les désavantagent pas trop.

C’est le ROC dans son refus de modifier le système fédéral qui pousse les Québécois vers leur dernier recours dans leur quête d’autonomie: l’indépendance.

Bonsoir, Monsieur H Dufort apporte des solutions intéressantes , nonobstant l’impossibilité de réformer la constitution de l’infâme Trudeau . Aussi, des idées de ce texte ne seront jamais retenus par le Canada comme l’idée des impôts relevés par les Provinces. Pour moi , La solution , si c’est être pris de gré ou de force de demeurer dans la constitution canadienne, et bien , c’est d’imposer une constitution Québécoise avec un tribunal qui aurait préséance en cas de litige sur la constitution canadienne, exemple , un problème linguistique québécois référé à la cour suprême du Canada? La nouvelle cour »extra supérieure québécoise » pourrait défaire un jugement ordonné par »la gouvernance étrangère »Canada » et étant donné »la société distincte Québécoise » accordé par notre »bon » Harper . Merci monsieur Lisée ,vous êtes toujours intéressant

J’aimerais juste qu’on m’explique comment un Québécois est encore capable d’être fédéraliste, quand on connaît l’histoire canadienne et le sort des Québécois dans cette confédération.

@H. Dufort:

Merci pour ton texte. On voit que tu y a mis une certaine réflexion. Il mérite donc qu’on s’y attarde.

Si je te comprend bien, dans ce pays que tu proposes, les provinces seraient quasiment souveraines, et délégueraient au Fédéral ce qu’elles jugent bon de partager.

Cela serait donc une fédération, plutôt qu’une confédération.

Est-ce bien cela?

L’union Européennne ne fonctionne-t-elle pas déjà un peu comme cela?

Est-ce que j’ai bien compris?

Je crois aussi que le débat sur la souveraineté est une chose du passé, je suis tanné qu’on en parle, je voudrais qu’on l’accomplisse…

@John Bull,

« Ce qui peut être sidérant à travers ce chassé croisé, c’est de constater l’ampleur du mimétisme animant les nationalistes québécois »

Un peu étonnant votre commentaire alors que le PQ est en pleine crise existentielle, et qu’on voit des dissidents de tous côtés.

Pendant ce temps là, il y a une belle unanimité au PLQ.

Excellent commentaire réaliste de M. H. Dufort. Si les Québécois veulent changer des choses mais ne veulent pas aller jusqu’à la séparation complète, pour ne pas endurer le statut quo, il faut trouver une solution intermédiaire plus rassembleuse, à la place de nous chicaner entre fédéralistes et séparatistes, ce qui ne donne rien. Une sorte de confédération, du genre suggéré par M. Dufort, plus haut ou une fédération, au moins plus décentralisée, pourrait faire l’affaire. Une prochaine génération de Québécois pourra décider si elle veut se séparer du Canada mais, si le Canada agit de façon juste, les carottes de la séparation sont déjà cuites.

Qui a lu l’histoire du Canada?
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Attention à votre réponse!
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La vraie histoire du Canada n’a jamais été rendue accessible aux canadiens!En France, en Belgique, en Engleterre peut-être, trouverez-vous un livre ayant un compte-rendu raisonnable… Mais jamais au Canada! La loi sur la censure et la pornographie se charge de vous si vous tenter de revenir au pays avec ces documents profanateurs!

Il n’y a pas eu de rapatriement de la constitution, le 17 avril 1982!
Le Statut de Westminster du 11 décembre 1930 a spécifiquement interdit à la Couronne d’autoriser un tel geste!

Tout au plus, 10 traîtres à la Couronne se sont dévoilés publiquement… Et ils n’ont pas encore été poursuivis, à ce jour, pour haute trahison!

La constitution est-elle bonne pour le Québec?
La constitution de 1867 à 1930 est bien meilleure que celle que l’on essaie de nous faire avaler!

Lord Thring doit se retourner dans sa tombe!

Gilles Bousquet

Une constitution est le texte fondateur d’un pays. C’est un texte sacré qui représente les valeurs communes d’une nation.

Pouvez vous imaginer que la France pourrait se soumettre à la constitution Britannique ?

Impossible bien sûr.Donc si c’est bon pour la nation Française cela l’est aussi pour les Québécois.

Cette constitution Canadian nous renie comme peuple fondateur,Elle renie 400 ans d’histoire,de froid et de misère.

Parce que pour moi le peuple fondateur de ce pays c’est nous les Québécois.

Vous savez pourquoi le Canada ne deviendra jamais officiellement une confédération ?
C’est tout simplement parce que les fédéralistes ne veulent pas que nous les traitions de
« con-fédéralites » ! Ce serait trop difficile à porter comme étiquette.
Pour ma part je serais plutôt porter à les qualifier de « provincialistes ». En effet, nos amis fédéralistes québécois rejettent l’idée que le Québec devienne un pays mais optent plutôt pour un Québec qui demeure pour toujours une province comme les 9 autres. Une province égale en droit à l’Île du Prince Édouard avec ses 160 000 habitants. Quel grand sens démocratique ils ont à l’endroit de la « Nation » québécoise qu’ils rabaissent au niveau d’une région comme les autres ! Comme éteignoir de la fierté d’être québécois, on ne peut pas trouver mieux. Le 49,4% de ceux qui ont voté OUI en 1995, et qui ne se sont pas trompés,
aspirent à beaucoup plus !
Certains de ces provincialistes vont jusqu’à dire que l’on dramatise lorsque nous parlons de coup de force constitutionnel en parlant du rapatriement de 1982 !
Alors dites-nous pourquoi Trudeau n’a pas fait approuver sa Constitution et sa Charte par le peuple québécois (et tous les canadians) dans le cadre d’une consultation référendaire ?
Peut-on nous dire pourquoi les gouvernements « fédéralistes » majoritaires des Bourassa, des Johnson et des Charest n’ont pas accepté de signer cette Constitution depuis 30 ans ?
Dites-nous s’il est vrai que lors de ce rapatriement le Québec a perdu le droit de veto qu’il détenait depuis 1867 ?
Dites-nous pourquoi Trudeau a senti le besoin d’établir une formule d’amendement si complexe que jamais il sera possible d’apporter des améliorations à son « bébé » ?
Essayez par exemple d’inscrire dans la Constitution canadienne le principe que le Québec forme une Nation ! Ce qui prouve que ce ne sont que de belles paroles pour tromper encore une fois tous les Québécois.
Dites-nous si le petit 50,6% de NON en 1995 signifie pour vous un appui inconditionnel au fédéralisme canadien ?
– Quand on pense que plusieurs d’entre eux, fraîchement naturalisés, ont voté NON sans avoir pu suivre la campagne référendaire car ils ne parlaient ni le français, ni l’anglais (j’en ai eu au bureau du directeur de scrutin). Vous savez ces milliers de « votes ethniques » dénoncés par Parizeau.
-Quand on pense aussi que plusieurs ont eu peur de perdre leurs pensions ou leurs chèques de chômage (dont certains membres de ma famille) apeurés par ces histoires de nos amis fédéralistes, répétées dans les Centres de personnes âgées.
-Quand plusieurs ont crû Chrétien qui parlait d’envoyer l’armée, Dion qui parlait de partition du territoire québécois ou Charest qui brandissait son passeport en menaçant de retirer la nationalité canadienne à tous ceux qui voteraient OUI (alors que le Canada reconnaît volontiers la double nationalité canadienne et française de Stéphane Dion !).
– Quand plusieurs se sont laissés charmer par la déclaration d’amour lors du « Love In »
où des dizaines de milliers de canadians sont venus nous dire en « anglais » qu’ils nous aimaient, mais sans avoir eu à débourser un sou de leurs poches. Billets d’avion, de train ou d’autocar payés par des grosses compagnies de transport, dépassant allègrement les dépenses permises par la loi. Vous savez « L’argent » dénoncé par Parizeau.

M Coiteux avance que les Québécois appuieraient le rapatriement et la Charte !
Leur a-t-il demandé s’ils étaient d’accord d’avoir comme chef d’état la reine d’Angleterre
représentée par un Gouverneur Général et 10 Lieutenants Gouverneurs ?
Leur a-t-il demandé s’ils étaient d’accord avec une deuxième Chambre composée de sénateurs non-élus, mais nommés en fonction de leur couleur partisane.
Leur a-t-il demandé s’ils trouvaient acceptable que la Loi 101, protégeant le seul État officiellement français au Canada et en Amérique du Nord et concernant l’enseignement du français (péjorative du Québec) soit amendée plus de 200 fois par la Cour Suprême composée de certains juges unilingues anglais ?

Selon les données officielles de Statistiques Canada, les francophones dans le Canada sont passés de 29% en 1951 à 22% en 2006. Dans toutes les provinces, y compris le Québec, les francophones ne cessent de s’assimiler à la majorité anglaise ou d’être noyés par l’immigration plus grande que leur taux de natalité.
Est-ce que les fédéralistes-provincialistes se sentent bien protégés par la loi sur le bilinguisme officiel de Trudeau ? Si oui, comment acceptent-ils la lente disparition des francophones dans ce beau pays ?
Ne comprennent-ils pas que la seule façon de sauver le fait français en Amérique du Nord
c’est de faire du Québec un pays français où la Nation québécoise sera maîtresse de ses lois linguistiques, sans aucune interférence de la Cour Suprême des autres ?
Ne voient-ils pas que cette nouvelle République française du Québec aura un effet attractif pour tous les franco-canadiens et tous les francophones du Monde?
Que les canadiens anglais et les immigrants vivant ici auront enfin à faire un choix réfléchi. Ils auront à accepter de ne plus être l’extension du Canada anglais au Québec, mais de jouer leur vrai rôle de minorités, soit 7% d’anglophones et 14% d’allophones !
Le prochain référendum devrait porté sur le choix entre une Constitution québécoise et une Charte fondée sur nos valeurs versus la Constitution et la Charte canadiennes !

À moins que je ne m’abuse, je tiens à faire cette disntinction qui échappe souvent aux commentateurs:
une confédération, c’est l’union d’États souverains; une fédération, c’est un systàme politique ayant un gouvernement central qui délègue certains pouvoirs aux paliers inférieurs (provinces).

Le Canada a d’abord été une confédération – du moins selon les voeux de leurs initiateurs (pour mieux faire avaler la pilule à un des peuples fondateurs, en l’occurence les Canadiens-français) – avant de devenir une fédération.

En résumé, d’un point de vue fantasmatique, le Canada est une confédération; d’un point de vue réel, une fédération…

M. GastonDeGatineau, c’est juste le contraire. Actuellement, nous avons une simple fédération de provinces sous l’autorité suprême du fédéral qui est faussement nommée confédération de 1867.

La proposition de M. Dufort suggère de la changer pour une véritable confédération d’États, qui donne la prépondérance du pouvoir aux États confédérés. C’est mon explication d’une confédération : Des États souverains qui se donnent certains pouvoirs groupés.

Ce sondage n’est ni un triomphe des souverainistes, ni un triomphe des fédéralistes. Il ne fait que confirmer ce qui se produit chez tous les peuples non souverains quand la « question nationale » se pose: la population n’est pas divisée en deux groupes, mais bien en trois. (Il faut abandonner la pensée binaire de nos ancêtres reptiliens. C’est peut-être bon pour la simple survie (comestible – pas commestible, prédateur – pas dangereux), mais pour analyser des problèmes politiques ou sociaux…)

Par exemple, si vous consultez les historiens états-uniens, vous verrez qu’ils sont unanimes: au moment de la déclaration de’indépendance (unilatérale) de 1776, environ
– le tiers de la population était en faveur de l’indépendance (autrement dit, ils auraient perdu un référendum sur le sujet)
– entre un tiers et un quart étaient des loyalistes acharnés (prêts à n’importe quoi pour rester « anglais », quitte à renoncer à l’autonomie)
– le reste (un peu plus d’un tiers) étaient des loyalistes modérés: refusant l’indépendance, mais voulant que le parlement anglais fasse des concessions

Et c’est partout pareil quand la question nationale se pose: la population se divise entre:
– indépendantistes
– loyalistes (fédéralistes)
– « autonomistes »

Aucun des groupes n’est majoritaire. Tant que les autonomistes gardent un espoir, aussi mince soit-il, que les réformes vont « un jour » arriver, ils se rangent du côté des loyalistes. Quand l’espoir se dissipe, ils finissent par rejoindre les indépendantistes.

Pourquoi pensez-vous que depuis le désastre de Meech « dans l’honneur et l’enthousiasme », les chantres du fédéralisme font des efforts acharnés pour mettre le couvercle sur toute discussion constitutionnelle. Parce qu’ils savent qu’un nouvel échec risque d’être fattal à leur cause.
Parce que, sérieusement, s’ils étaient convaincus qu’une solution était possible, ils règleraient la situation (29 ans avec une constitution que le Québec n’a toujours pas signée! Aberrant!), au lieu de nous seriner « le fruit n’est pas mûr », le « terrain n’est pas fertile ».

Il serait intéressant à ce propos de refaire le sondage en posant la question: « Si le Québec devait décider entre signer la constitution canadienne de 1982 telle quelle sans modification ou l’indépendance, que choisiriez-vous ? »

C’est significatif que les organismes comme « l’idée fédérale » ou GESCA n’ont jamais osé posé la question (ou publier le résultat d’un tel sondage ?).
Ni le camp souverainiste non plus.

A mon avis il faut aller plus en profondeur pour comprendre pourquoi il y a un tel désaccord entre Jean-François Lisée et Martin Coiteux.

C’est que le premier considère que les Québécois forment un peuple distinct et qu’ils ont raison de vouloir le demeurer.

Le second, lui, accepte peut-être que les Canadiens français se sont déjà considérés comme formant un peuple distinct et que c’était reconnu par à peu près tout le monde mais il serait d’avis qu’ils n’auraient plus raison de nos jours de continuer à se voir de cette façon-là et à s’attendre à ce que le reste du Canada et les étrangers le reconnaissent également. Lui-même semble se définir comme un Canadien d’origine canadienne-française et non pas comme un citoyen de nationalité québécoise. Il se serait laissé assimiler.

Et alors, il n’est pas étonnant que chacun d’eux interprète certains résultats du sondage différemment, leurs points de vues étant différents au point de départ.

Et j’ajouterais qu’étant donné qu’il est très peu probable sinon complètement improbable qu’ils en arrivent à s’entendre sur ces prélables, seul un vote décisif et positif lors d’un éventuel référendum sur la question nationale ne pourra régler le problème.

A ce moment-là, le point de vue de Lisée deviendra réalité et Coiteux devra, ou bien se soumettre en acceptant le résultat du vote, ou bien décider d’aller vivre au Canada, lequel sera devenu un pays indépendant tout comme le Québec.

S’il m’apparaît comme pratiquement impossible qu’il y ait entente entre eux sur cette question, c’est parce qu’ils ont apparemment chacun une échelle de valeurs différente.

Lisée accorde une très grande importance au fait que les Québécois se considèrent comme un peuple alors que Coiteux semble être d’avis que c’est l’économie qui doive être considérée comme ce qu’il y a de plus important dans la vie d’une société et que la disparition de certains peuples ne doive pas êre vue comme quelque chose de regrettable si le développement économique l’ entraîne comme conséquence.

Le débat entre eux deux ,alors, s’il doit se poursuivre devrait porter là-dessus plutôt que sur les résultats au sondage.

À mon avis et sans vouloir vous offenser monsieur Lisée, tout cela n’est qu’un très beau débat d’intellectuels…!

Vous avez, par contre entièrement raison quand vous dites que l’ordre des questions et la façon dont celles-ci sont posées dans un sondage sont très importants. C’est pour cette raison que l’on peut souvent faire dire n’importe quoi à ce genre de sondage.

Au-delà de ces « grandes » études, qui se veulent très savantes, faites par des individus qui se veulent de grands intellectuels, la question qui faudrait peut-être se poser est : Qu’est-ce que les gens ordinaires pensent vraiment de tout cela?

Pour le savoir, il faut pouvoir se mettre dans la peau du monde ordinaire. Malheureusement n’est-ce pas le défaut, trop souvent rencontré, chez ces grands intellectuels de s’élever au dessus du « petit » peuple?

La preuve en est qu’aucun de ces grands intellectuels n’a pu prévoir l’élection, au Québec, d’une majorité de députés du NPD aux dernières élections fédérales. Pire encore, il ne parviennent toujours pas à l’expliquer…! Et, il continue d’échafauder de grandes théories qui vont dans le sens de leurs intérêts fédéralistes.

Je suis d’avis que certains intellectuels québécois, jadis indépendantistes, mais toujours nationalistes et en mal de reconnaissance, en viennent à échafauder de grandes théories sur la pseudo allégeance fédéraliste des Québécois. Foutaise..! Ils n’ont encore rien compris.

« À partir du moment ou vous avez une nation homogène vivant de façon majoritaire sur territoire bien déterminer et ayant une culture distincte et bien vivante, comme le Québec, ont ne peut plus douter de son allégeance profonde à ce qu’elle est au plus profonde d’elle-même! »

Cette nation ne peut pas être, à la fois, vivante et nier sa propre existence! On ne peut plus penser que cette nation puisse porter allégeance à une autre nation que la sienne! On peut plus douter que cette nation ait, au plus profond d’elle-même, le désir d’être une nation indépendante!

Il m’apparaît évident que la question n’est pas de savoir si le Québec deviendra, un jour indépendant, mais bien quand cela va se produire!

Tout ce que le reste du Canada a réussi à faire jusqu’à aujourd’hui, c’est de retarder l’accession du Québec à l’indépendance. L’arrivée du gouvernement conservateur de Steven Harper au fédéral, marque un tournant dans ce que le Canada (ce qu’il a toujours été dans son fonds intérieur, mais qui n’a jamais osée être)et le Québec deviendront dans un proche avenir.

Les libéraux fédéraux n’ont pas seulement empêché les Québécois d’être ce qu’ils sont eux-mêmes, ils ont également empêché les Canadiens anglais d’être ce qu’ils sont eux-mêmes en réalité. C’est ce que Harper en train de changer : il est en train de montrer aux Canadiens anglais (le ROC) ce qu’ils sont en réalité! Les Canadiens sont, en ce moment, en train de se définir tels qu’ils sont!

Plus les Canadiens se définiront tels qu’ils sont, plus les Québécois réaliseront qu’ils ne sont pas comme eux et qu’ils ne peuvent plus partager les mêmes valeurs et le même pays. Il n’est pas question savoir quelle nation est la meilleure, nous sommes juste en présence de deux nations distinctes.

@H. Dufort

Bravo pour votre travail. Malheureusement, il n’y a aucune volonté du genre dans le ROC. Les ontariens ont passé la dernière campagne électorale à réclamer davantage d’intrusion du fédéral en santé. Il n’y a que le québec qui n’est pas satisfait du statut actuel. C’est normal, nous sommes une société distincte. Notre position minoritaire nous empêche de faire les réformes que nous voulons. Il ne nous reste donc que deux options, la folklorisation actuelle ou l’indépendance.

@ Yves Legault :
octobre 14, 2011 à 23:12

« La vraie histoire du Canada n’a jamais été rendue accessible aux canadiens!En France, en Belgique, en Engleterre peut-être, trouverez-vous un livre ayant un compte-rendu raisonnable… Mais jamais au Canada! La loi sur la censure et la pornographie se charge de vous si vous tenter de revenir au pays avec ces documents profanateurs! »

J’ai entendu dire qu’elle était disponible aussi aux États Unis.

En savez-vous quelque chose?

C’est quand même un affront à la liberté que de nous cacher notre histoire. Bien entendu si tous les Québécois la savaient le Québec serait un pays depuis longtemps.

Au risque de passer pour un révisioniste de l’histoire « canadian », les Pères Fondateurs du Canada étaient des protestants anglophones « orangistes » assimilateurs et francophobes qui croyaient profondément et viscéralement à la SUPÉRIORITÉ ROYALE BRITANIQUE de droit divin. Ces valeurs sont TOTALEMENT irréconsciliables avec celles du Québec majoritairement de tradition catholique, francophone et distincte dans ses lois et sa culture menacées depuis 1840 / 1867 / 1982… etc. D’où l’idée d’INDÉPENDANCE POLITIQUE et CONSTITUTIONNELLE INÉVITABLE pour le QUÉBEC. C’est une question de VIE ou de MORT à plus ou moins long terme!

Bonjour,
Que d’encre a coulé et que de salive gaspillé depuis 1980 avec tous ces débats creux mais tout de même épiques entre les intellectuels Canadiens et les nationalistes québécois concernant ce fameux rapatriement de la Constitution par le génial et visionnaire Monsieur Pierre Elliot Trudeau en 1982. Tout ça pour être encore au même point comme si nous discutions du sexe des Anges alors qu’une foultitude de nationalistes québécois à grands coups d’épées dans l’eau ne savent même pas de quoi il s’en retourne, ayant empiffré comme des goinfres les discours tordus de faiseurs d’opinions qui leur ont formaté la caboche à leur gré.

En outre, que d’exagération dans le camp nationaliste où l’enflure verbale et l’exagération tenaient lieu de discours de la part des thuriféraires de la Cause Nationale. Revenir sur le plancher des vaches demande tout un grand ménage dans le ciboulot. Pas étonnant qu’avec toute la confusion requise pour recruter des adeptes et des disciples de la Cause Nationale, nous en sommes rendus là.

En se creusant les méninges afin de faire du remue méninges de la matière grise, pourquoi ne pas passer tout simplement à du concret. La Cause Nationale n’a pas progressé d’un seul poil depuis 1980 lors du référendum et ensuite du fameux rapatriement de la Constitution Canada de Londres en 1982. Les positions se révèlent être coulées dans le béton de l’intransigeance de chaque côté du spectre dans un vrai DIALOGUE DE SOURDS.

En conclusion, car la tendance se maintient d’une façon inéluctable, pourquoi ne pas aller visiter cet immense Traité d’antilogique du brillant Canadien qu’est Monsieur Marc Angenot, ce chercheur reconnu internationalement qui démontre preuves à l’appui avec : Dialogue de Sourds que dans toute une VIE, à peu près personne ne peut en convaincre une autre de changer son optique, surtout sur le plan politique. Les positions sont bétonnés de part et d’autre et si, comme dit le veut slogan : Si la tendance se maintient, nous sommes condamnés de façon irrémédiable au STATU QUO, soit le Canada tel quel, n’en déplaise à certains rêveurs qui pourtant essaient de rêver l’impossible Rêve, comme chantait si bien l’ami Jacques Brel….. Tournons la page et cessons derechef de la part de nos amis les nationalistes ces grands coups d’épée dans l’eau….. Au plaisir, John Bull.

Bravo pour votre réponse. C’est triste que votre collègue blogueur Joseph Facal n’en fasse pas autant avec André Pratte qui l’a pris à parti dans son éditorial du 7 octobre. http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201110/05/01-4454565-la-fin-du-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_meme_auteur_4457409_article_POS5

http://www.josephfacal.org/un-phare-dans-la-brume/

Joseph Facal manque-il de combativité ? Son mutisme le suggère.

M. Jean François Côté écrit : Pouvez vous imaginer que la France pourrait se soumettre à la constitution britannique ?
Est-ce que vous pouvez vous imaginer que les Bretons de la Bretagne français, des celtes d’origine, se soumettent à la constitution française ?

Il y a plein de nations, de par le vaste monde, qui sont soumis à la constitution d’une autre.

M. Sébastien, vous écrivez : «Malheureusement, il n’y a aucune volonté du genre dans le ROC. Les Ontariens ont passé la dernière campagne électorale à réclamer davantage d’intrusion du fédéral en santé »

Comme tous les gouvernements provinciaux, l’Ontario voudrait bien que le fédéral lui donne plus d’argent sans placer ses doigts dans ses affaires provinciales. L’Ontario ne veut pas plus d’intrusion mais plus de financement…nuance.

Avant de tester la volonté des autres provinces pour une véritable confédération, faut commencer par tester notre propre désir par un référendum du genre : Voulez-vous que le Québec remplace la fédération actuelle par une véritable confédération canadienne d’États souverains ? OUI ou NON. Si la réponse est majoritairement NON, ça vient de s’éteindre là. Si c’est un OUI solide, nous demandons à négocier l’affaire qui devrait faire l’affaire d’une majorité de provinces canadiennes qui. Comme la majorité des gouvernements, veulent toujours plus de pouvoirs.

M. François G, est-ce que vous pouvez nous lister 2 ou 3 ou 4 valeurs que nous ne partageons pas avec les Canadiens anglophones ou avec les Acadiens ?

J’admirais beaucoup Monsieur Coiteux avant cette lettre mais il m’émerveille encore plus aujourd’hui.

Avez-vous vu la manière avec laquelle il bouche JFL et les séparatistes de cet acabit?

Une friandise pour l’esprit.

BRAVO Monsieur Coiteux et continuez votre excellent travail de redressement des faits.

Gilles Bousquet

La Bretagne est considérée comme une région administrative de la France.

Le Québec est un état (provinciale)avec une assemblée nationale constituée d’une centaine de députés,des institutions ,un modèle social unique en Amérique,une nation francophone avec comme voisin 300,000,000 d’anglos.

Donc pour protéger tout cet acquis,le Québec doit avoir sa propre constitution. Elle ne peut se permettre que ses lois linguistiques soient attaquées par la constitution d’une nation anglophone en mode »nation building ».

L’argumentation de JFL tient dans son interprétation à la question IFE11: Aujourd’hui, laquelle des options suivantes vous apparaît-elle la plus souhaitable pour le Québec ?

34% répondent que si la constitution serait amendé pour qu’elle devienne acceptable au gouvernement du Québec, ils préféreraient demeurer dans le Canada.

JFL attrape donc la balle au bon, et en conclu que si la constitution n’est pas amendée, ces 34% ne choisiraient pas de demeurer dans le Canada.

Après Meech et Charlottetown, JFL semble justifié de souligner la possibilité que l’amendement de la constitution dans les sens désiré ne puisse jamais avoir lieu.

Dans sa réponse, M. Coiteux ne conteste pas cette interprétation. Il se contente de l’escamoter en disant que cela n’a pas vraiment d’importance parce, et je cite: « ils ne sont que 25% à préférer la souveraineté au fédéralisme ».

Or ce 25% ne représente que les « durs » qui choisiraient l’indépendance INCONDITIONNELLEMENT. Il fait totalement abstraction de ceux qui choisiraient l’indépendance CONDITIONNELLEMENT.

Cette polémique se résume donc à dire « J’ai raison, et tu n’as pas tort »

À la question IFE17, on apprend que 30% des répondants au sondage se disent indépendantistes. Comment réconcilier ce chiffre avec le 25% dont M. Coiteux se prétend?

L’objectif de « l’Idée Fédérale » était de pouvoir convaincre les québécois que le débat indépendantiste est caduc, et qu’on devrait passer à autre chose au plus sacrant.

Pour ce faire, ils ont donc commandités ce sondage de 18 questions, et ont interprétés les résultats pour en arriver à la conclusion voulue. C’est de la grosse ouvrage!

Pourquoi ne pas avoir simplement poser une seule question: « S’il y avait un référendum demain matin, voteriez-vous en faveur de l’indépendance du Québec (OUI ou NON)?

Ainsi, on aurait évité les interprétations contestables, ainsi que les contradictions apparentes entre les questions. En prime, cela aurait coûté bien moins cher.

En fait, peut-être ont-ils déjà posés une telle question, mais que la réponse obtenue n’était pas, à leurs yeux, publiable.

@François 1

Avez-vous lu la réponse de M. Lisée?

Aucunement bouché. Au contraire, M. Coiteux se fait carrément remettre à sa place!

Définitivement, vous voyez seulement ce que vous voulez voir. Désespérant…

J’ai été tenté d’énumérer toute la liste des nombreuses injustices visant à rabaisser le Québec dans l’espace canadien de la Conquête à aujourd’hui en passant par la Déportation des Acadien, le déni d’un état métis (Manitoba d’origine), mais d’abord, elle est trop longue et, ensuite, quand bien même on en ferait une recension exhaustive, il se trouvera toujours des illuminés pour y voir le chemin à suivre. Y a rien à faire.

Je trouve amusant qu’à un moment où leur parti coule dans les sondages qu’ils n’ont pas rédigés, ils sortent un sondage sur un sujet dont ils voudraient tant qu’on cesse de parler.
Ils nous disent de passer à autre chose. Pourquoi? À ce que vous dites, ce n’est pas ce que nous sommes supposé faire en ce moment?
Ils sont tellement adeptes de questions claires, tellement prêts à aller en cour suprême pour ça… Pourquoi alors, ne pas demander SIMPLEMENT si on était en faveur de signer la constitution? On est supposé être tellement pour!
Tenez, pour ceux qui aiment tellement se mêler de rédiger les questions des autres:
« Êtes-vous en faveur pour que le Québec signe la constitution Canadienne telle quelle OUI ou NON »

Je les entends d’ici: « C’est trop simple. Les gens répondraient NON mais ils ne savent pas vraiment qu’ils sont contre… Pour ça, ça prend 18 sous-questions, puis une interprétation qui additionne les résultats de seulement certaines d’entre elles… » Et puis, faut avouer que le résultat à la question simple ne leur plairait pas.

Ils veulent qu’on parle d’autre chose, prétendent que ça nous paralyse? Parfait. Parlons, au hasard, de corruption, de copinage, d’exploitation gazière, de déficit, d’efficacité de notre système de santé, des pertes de notre caisse de retraite… On a le temps, vu que la souveraineté ne nous intéresse plus! Imaginez cette mobilité retrouvée chez les électeurs! Il y a plein d’autres choix que le parti Libéral, vu qu’on n’a plus à craindre l’Empire du Mal souverainiste. ADQ, CAQ, QS, Verts… Le PQ aussi ferait un bon choix, vu qu’il ne fera pas de référendum pour le perdre. Imaginez! Même les anglos pourront voter ailleurs! C’est pas beau ça?
Pourquoi ais-je l’impression que nos idées-fédéreux vont vouloir « se paralyser le Québec » assez vite merci à la minute où les Québécois auront vraiment envie de passer à autre chose?

Jean François Trottier

Vous expliquez parfaitement ce qu’est le but de l’idée fédéral. Ce but est de nous manipuler pour mieux nous endormir.
Car ils ont tellement hâte que l’on passe à autre chose,au cas ou…

Il faut cependant se méfier,Il faut se rappeler le spin anti bloc québécois… parfois ça peut fonctionner !Il est vrai que la constitution de Trudeau c’est la totale,certains ont qualifiés ce geste comme étant un coup d’état.

C’est étonnant quand même que des gens comme Pratte,Coulon Coiteux puissent tant aimer une nation étrangère. Remarquez qu’ils ont le droit mais c’est quand même bizarre,non?

Pour Jean-François Trottier. – Avant de répondre à votre question, je me demande, pourquoi les indépendantistes insistent tant pour que le Québec spit la seule province à devoir signer la Constitution?

Le probleme avec le Canada-tel-qu’il-est, c’est qu’ils voudront toujours nous faire passer à autre choses, en nous martelant sans-cesse que cela fait plus de 40 ans qu’on est la-dessus. Je n’aurais rien contre l’idée de passer à autre chose, le passé c’est du passé, et un jour il serait bon de passer à autre chose, mais voila oú est le probleme… j’accepterais de dire que le passé c’est du passé le jour oú toutes les trahison et tentatives d’assimilation répétés au cours des siècles seraient, au minimum admises et faussement excusés… Mais le fait est que ces salauds de féderalistes continueront toujours à tenter de nous faire croire que tout s’est toujours bien passé et que tout va très bien…

Ce n’est tout simplement pas envisageable pour moi, de passer à autre choses. Dommage que la pluspart des Quebecois ne pensent pas comme moi.

Étienne Boucher, 16 ans

Il faut dire que l’on nous pilonne depuis des mois ( la droite) que le débat national est dépassé et qu’il faut passer à un débat gauche-droite. Mais cette idée tout comme le parti de Legault est le triomphe de la droite et du fédéralisme. Des souverainistes de gauche qui penseraient le contraire sont bien naïfs et bien gauches en politique.

@ Kevin (# 51):

Oui, j’ai bien lu l’explication de JFL et elle ne m’a pas ému du tout.

De vieux concepts péquisto-séparatistes recyclés. Un combet d’arrière-garde quoi…

Il n’y a presque plus personne au Québec qui s’enflamme de la situation constitutionnelle actuelle. Personne ne s’est immolé sur les marches de l’Assemblée nationale pour ça…

Allez! Partez un mouvement de redressement de la Constitution canadienne juste pour voir combien d’adeptes vous réussirez à rassembler. Et de plus, pourquoi diable les séparatistes, pourtant pourfendeurs de la situation actuelle, n’ont-ils pas encore écrit la première ligne de LEUR constitution?

Depuis le temps…

L’ « idée fédérale », ou le fédéralisme, c’est…

L’empire Austro-Hongrois, dont on sait ce qu’il est advenu (14-18);
La Yougoslavie, avec sa chute inévitable et sanglante;
L’Union Européenne, avec l’euro qui menace de plonger tout les pays ayant eu la folie d’y adhérer dans une crise épouvantable;
La Belgique, paralisée depuis maintenant combien d’année ?

Pendant ce temps-là, les pays ayant eu le bon sens de conserver leur souveraineté ou les membre de fédérations qui ont décidés de les dissoudre pacifiquement (Tchécoslovaquie) prospèrent.

@Lorraine King

Peut-être parce que les autres l’ont déjà signée?!?

@Jean François Côté

Disons que dans le cas des éditorialistes de La Presse, l’amour inconditionnel du Canada semble être LE prérequis pour garder leur job. De mémoire, quand André Pratte a pris parti pour le OUI au dernier référendum, il allait être renvoyé, avant que La Presse ne fasse marche arrière sous la pression de ses collègues. ( Depuis, mettons qu’il s’est passablement rattrapé… )
Je note que le dénigrement Québécois est une marque de commerce de plusieurs fédéralistes. « Les Québécois n’ont pas d’opinions, ils n’ont que des émotions », ça vient de Laurier. Et ça se cite régulièrement, comme si c’était normal qu’un peuple se dénigre aussi inconsidérément. Être fédéraliste, ça donne une occasion de se placer au dessus de ce peuple « qui s’énerve pour un rien et qui préfère juste écouter le hockey ».
D’ailleurs, lisez ceux qui critiquent le plus le Québec sur les blogues. « ce peuple qui se croit distinct », « les cancres de la fédération »… Ils se placent dans une pseudo-élite parce qu’ils ne sont pas juste « Québécois ».
L’auto-détestation, c’est un des plus puissants moteurs du sentiment fédéraliste. J’en ai vu trop carburer à ça pour ne pas croire que ça joue un rôle important.

Loraine King

«pourquoi les indépendantistes insistent tant pour que le Québec spit la seule province à devoir signer la Constitution?»

Peut-être parce que le Québec est le seul à ne pas l’avoir signé?

L’originalité de la « formule » canadienne, c’est qu’une province – le Québec – dans la fédération n’a pas signé son adhésion dans la constitution.

Y a-t-il un autre État de par le monde qui accepterait un tel état de fait???

Les fédéralistes d’ici savent pertinemment qu’une vaste majorité de Québécois n’accepterait pas qu’un gouvernement québécois signe ce genre de document.

On en conclut que les Québécois sont fédéralistes par défaut, faute d’une confiance en soi qui les pousserait à un avenir plus radieux dans l’indépendance.

La situation actuelle est faite d’une résignation amère. Et des fédéralistes s’en réjouissent!

Jean François Trottier

L’auto détestation est un des symptômes du colonisé.

Ce sont des Québécois qui traînent un complexe d’infériorité et qui n’aiment pas leur peuple.

Ces gens vouent un culte aux États Unis et au modèle Américain. Mais ils seraient incapables d’avoir les »couilles »des Américains,car eux ils ont jadis fait leur révolution et ont compris vite où étaient leurs intérêts et surtout l’avenir.

Le colonisé fédéraliste c’est le contraire, il nous a fait plonger collectivement dans un trou noir et veut même nous y maintenir…

Bonjour,

J’ignore qui finance l’idée fédérale, mais il m’est avis que¸les fonds doivent être imposants.

J’aurais un filon à explorer pour vous, Monsieur Lisée : j’ai fouillé sur la Fondation Pierre-Eliott Trudeau, et il est fort intéressant de voir les avertissements que le site Wikipedia donne sur l’entrée spécifique à cette fondation. Dans la version anglaise (et dans celle-là seulement), on remarque que le webmestre adresse quatre avertissements de non-conformité par rapport à sa politique, dont celui-ci : « A major contributor to this article appears to have a close connection with its subject. It may require cleanup to comply with Wikipedia’s content policies, particularly neutral point of view. Please discuss further on the talk page. (August 2011) »
Voir : http://en.wikipedia.org/wiki/Pierre_Elliott_Trudeau_Foundation

La version française a été expurgée de ce type de commentaire…

En vous souhaitant de continuer à trouver l’intarissable énergie de dénoncer les idéologues fédéralistes qui nous prennent pour des valises…

@ Jean François Côté (# 63):

Ainsi les Québécois seraient toujours des colinisés ayant un sentiment d’infériorité et ce, en 2011, 50 ans après la Révolution tranquille et après plus de 50 ans de « progressisme » étatique.

Belle preuve de l’inutilité des gouvernements gauchistes et interventionistes qui ont sévi au Québec depuis toutes ces années.

Merci de votre excellent travail!

M. Jean François Côté, vous écrivez : «Le colonisé fédéraliste c’est le contraire, il nous a fait plonger collectivement dans un trou noir et veut même nous y maintenir…»

Vous laissez le colonisé fédéraliste vous pousser dans un trou noir ? Quand ça ? Où ça ? Est-ce que vous seriez actuellement dedans ? Depuis quand ? Avec votre ordinateur ? Avez-vous l’électricité ?

Je trouve ça tellement pathétique, tout cet acharnement qu’on les fédéralistes canadiens-français, à décrire les indépendantistes comme des groupuscules de fous qui se cachent dans des grottes. Je n’arrive pas à comprendre le pourquoi ils sont si obtus, et dans le cas-ci, présenté dans l’article, un homme qui enseigne aux HEC en plus et qui devrait être intelligent logiquement! Mais en quoi donc croient-ils ces fédéralistes?

Certains se demandent d’où provient le financement dans ce maintien de »l’unité canadienne »… Eh bien, il provient en grandes parties du même endroit où John James et Sarkozy ont eu leurs appui$: j’ai nommé Paul Desmarais le grand fédéraliste canadien. Celui qui se prend littéralement pour un roi. La Power Corp. à la main longue sur tout, même notre télé d’état est éventrée par Gesca. Radio-Canada et La presse couchent ensemble ! ( encore Desmarais )…C’est un vrai cauchemar.Cette situation est aliénante. Elle est le cancer du Québec. Cette maladie veut détruire notre Nation.

Les fédéralistes défendent l’entreprise privée au détriment du bien commun: Privatisation de notre système de santé, privatisation d’Hydro-Québec, augmentation exponentielle des coûts en éducation, destruction de l’environnement avec les sables bitumineux et par ici les gaz et pétrole de schiste. Anglicisation programmée ( génocide, mais très doux et lent pour ne pas semer la pagaille) sans parler de la tour de Babel culturelle dans laquelle le canada s’est foutue, il va passer lui-même dans le tordeur éventuellement, etc. (la liste est tellement trop longue) …De plus, la situation actuelle n’est-elle pas flagrante avec Harper? Notre place n’est plus dans ce Canada, l’histoire est finie.

Qu’est-ce prône l’indépendantiste? ( grosso modo) La fin du règne libérale au Québec. L’émancipation et la sauvegarde de notre culture. L’accessibilité aux hautes études. La pleine possession de notre territoire. La révolution énergétique et écologique. La fin du pouvoir en secteurs privés sur notre système publique. La nationalisation »réaffirmée » de nos ressources. La fin de l’assimilation du seul peuple d’expression française en Amérique. La laïcité affirmée clairement et appliquée dans toutes les fonctions publiques…Québec: un pays !

Suite…Et pour ce peuple que nous sommes, le niveau d’éducation et la pauvreté ont toujours eu raison de notre situation. L’analphabétisme, juste au Québec, touche environ 40% et plus de la population! Ceux qui nous tiennent dans cette unité canadienne sont des gens très au fait de nos lacunes et en profitent abondamment. Ils ont le pouvoir de l’argent, de l’organisation et de l’information; ils sont presque invincibles….presque.

Souvent je fais la comparaison du Québec et de l’Haïti. Tout le monde connaît les misères d’Haïti et elles sont bien plus nombreuses et plus criantes que les nôtres n’est-ce pas? Eh bien, malgré cela, ce peuple est fier d’être souverain. Et nous? Nous, on ne leur arrive même pas à la cheville de ce côté-là…Et nous ne vivons pas sur une île de canne à sucre! Nous avons tellement plus de ressources qu’eux, mais il semblerait que notre mort lente soit plus digestible que de se prendre en main! Et quoi dire de tous ces fédéralistes canadiens-français qui défendent bec et oncles le canada ? Ça, ça me dépasse. Le pire c’est que ce sont souvent des gens brillants, avec une bonne éducation et un certain prestige $ocial et qui nous arrivent avec des arguments à la »tue moi ce Québec » !

La situation actuelle ne peut plus perdurer. La corruption dans notre gouvernement nous inflige une situation inacceptable nous placent devant un fait, Libéralisme=corruption et la Mafia est dans le coup! Heureusement, il y a un peu de lumière devant nous. Les efforts collectifs sont énormes, mais il y a toujours de l’espoir.

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