Récit de la rencontre Charest / étudiants

Le comité de négociation de la CLASSE a mis en ligne un résumé de la négociation. Voici l’extrait qui concerne la présence de Jean Charest, lundi dernier :

Jean Charest entre dans la pièce, nous salue, explique que c’est le bon timing, qu’il faut que ces discussions soient franches et qu’il espère que cela mènera à des solutions. Il rappelle que depuis le début du conflit le gouvernement a fait plusieurs gestes et qu’il sent qu’aucune gratitude n’a été exprimée pour la bonification de l’aide financière aux études. La grève n’est-elle pas autour de la question de l’accessibilité ?

Nous [les deux négociateurs de la CLASSE] répondons que oui, mais aussi du principe de la marchandisation des services publics et de la tarification. Un enjeu beaucoup plus grand et qui ne peut être compensé par de l’aide financière.

Jean Charest reconnaît que cela est une bonne question et que cela est effectivement une question autour de laquelle nous ne nous rejoignons pas. Quelle solution amener ?

Des états généraux, le débat dépasse les gens autour de la salle et devrait inclure toute la population. Le premier ministre trouve que c’est une bonne idée, que le gouvernement est ouvert à une discussion plus large, cela nous offrirait la possibilité d’exposer nos visions différentes, un forum ou des états généraux règleraient la question après que nous nous entendions sur les enjeux immédiats.

La TaCEQ [la quatrième fédération étudiante] va dans le même sens et affirme que le débat dépasse la question étudiante, que c’est rendu une question de société.

Nous affirmons aussi que le rejet massif de l’entente du 5 mai était parce que le comité provisoire [de discussion sur les économies à trouver dans les universités pour compenser les frais afférents] représentait une discussion beaucoup trop fermée, nous voulons un débat ouvert.

Le premier ministre affirme nous comprendre, dit que ces enjeux ont toujours été dans l’air, mais que le contexte actuel nous permet de croire que cela [un Forum] permettrait de réduire la pression.

La FECQ demande alors quel sera le geste qui sera fait pour régler la question de droits de scolarité. Charest rappelle que pour lui l’enjeu sur les droits se situe sur la question de l’accessibilité, que le gouvernement a fait des gestes importants, qu’il faut voir la satisfaction des gens face à ces gestes, qu’il martèle comme étant concrets et mesurables.

La FEUQ rappelle que ceci n’a amené aucun avantage aux membres et que, dans les faits, c’est 50 000 étudiant-e-s de plus pris avec le problème de l’endettement.

Léo questionne donc le premier ministre à savoir pourquoi, s’il est prêt à investir dans les prêts et bourses, n’est-il pas prêt à mettre de l’argent?

Jean Charest lui répond que le gouvernement a la conviction que ses politiques sont justes, qu’il faut un financement pour garantir l’accessibilité. Pour le gouvernement, notre vision de l’accessibilité à l’éducation qui touche les droits de scolarité est une manière de privilégier les riches. Pour eux et elles, il faut de l’aide financière aux études avec un prix élevé, mais de toute façon vous savez déjà leur vision de l’accessibilité, elles et ils le mettent de l’avant depuis tellement d’années.

La discussion revient sur l’évaluation des universités et le financement. Jean Charest nous dit que 80 % du budget des universités est alloué aux salaires, nous pouvons bien sûr avoir un regard sur la reddition de compte et l’imputabilité. [Le ministre délégué aux Finances] Alain Paquet, quant à lui, met de l’avant le contexte mondial dans lequel le Québec doit s’inscrire.

Jean Charest en profite pour critiquer le Parti Québécois et le gel des années 90.  Jean Charest dit qu’il sait qu’il ne nous convaincra pas et que l’inverse est tout aussi vrai.

Léo demande si le gouvernement a un mandat pour parler de droits, Jean Charest dit qu’il faut discuter dans des conditions moins tendues, il faut mettre la table. Sur ce, il quitte la salle.

 

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M. Charest ressemble aux Harper et W. Bush en séparant le monde entier en 2 : Dans son cas, les méchants adversaires séparatissss, les étudiants et tous ceux qui ne sont pas d’accord avec LUI et les bons : Les partisans et les heureux bénéficiaires fédéralistes des LARGESSES du PLQ.

Rien de neuf sous le soleil…La vision néo-libérale du gouvernement se heurte à la vision social-démocrate des étudiants. Pour financer les universités la solution est pourtant très simple: on demande de payer un peu plus à tous ceux qui bénéficient des études et des professionnels qui y sont formés. Un peu aux étudiants, un peu aux banques qui prêtent l’argent et un peu aux compagnies qui bénéficient des ingénieurs, avocats, etc.: une taxe sur le capital !

On vient bien qu’il n’a aucunement le goût de règler le conflit. Ses propositions ont été ridicules. Et cela dans le but de représenter la majorité silencieuse? Quelle majorité? Ceux qui ne se préoccupent pas de ce qui se passe? Ceux qui sont préoccupés sont dans la rue depuis des mois. Et que dire de son principe d’utilisateurs-payeurs. Très bien alors réduisons les impôts pour rejoindre la moyenne canadienne. Appliquons ce principes pour les frais de garderies, pour les écoles primaires, les cégeps, les hôpitaux, les routes… Franchement, j’ai hâte que la commission d’enquête fasse ressortir toute la corruption pour qu’enfin on puisse changer de gouvernement.

André Pratte a écrit un excellent éditorial hier.Il résume la pensée de beaucoup de contribuables québécois.
http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/andre-pratte/201205/30/01-4530182-une-faiblesse-inouie.php

Pendant ce temps, l’économie souffre et l’image du Québec écope à l’étranger.

Jean Charest n’est pas crédible et les Québécois décèlent en lui sa fausse sincérité ; Pauline Marois est une copie conforme de Jean Charest. Deux opportunistes dont le pouvoir n’est que l’objectif personnel à atteindre…

Des médias,des artistes et des intellectuels se sont entichés d’un révolutionnaire d’extrême gauche en la personne de Gabriel Nadeau-Dubois. La CLASSE prône une idéologie allant à l’encontre des valeurs de liberté d’une démocratie libérale.
La démocratie libérale n’est pas très populaire parmi les professeurs du département de science politique et de sociologie de l’UQAM…

Si ce compte-rendu est exact, Jean Charest s’est présenté, a pondu quelques perles d’un bel orient, puis est sorti.
Qu’aurait fait Lucien Bouchard à sa place? Ou Robert Bourassa?
Dois-je rappeler que Bourassa, malgré ce qu’on en pense (tricheur, fossoyeur ou autre…) a quand même retardé son entrée à l’hôpital pour traiter son cancer à cause de la crise Amérindienne? Il aurait mis tous les efforts pour résoudre cette crise.
Ça, c’est ce que fait un vrai premier ministre. Pas Jean Charest.

Manchette en réserve pour publication au moment opportun.
UN ÉTUDIANT PERD LA VIE LORS DE LA MANIF D’HIER SOIR

Un étudiant qui essayait d’échapper à une charge de l’anti-émeute s’est malheureusement retrouvé sur la route d’un autobus qui en le frappant violemment l’a projeté sur la chaussée où il s’est infligé un important traumatisme crânien. Son décès a été constaté au centre hospitalier.

Est-ce qu’on peux, une fois pour toute, se débarasser de cette idée reçue que les frais de scolarité bas profitent surtout aux riches? Les riches payent déjà une part plus importante du système d’éducation via les impôts qu’ils payent (ou devrait payer).

Tant qu’à ça, on peux dire la même chose des service de santé, des routes, etc. Est-ce qu’on va se mettre à installer des postes de péages sur les autoroutes pour s’assurer que les « riches » payent leurs justes parts des infrastructures routières? Alors, pourquoi devrait-on faire l’équivalent avec les frais de scolarité à l’université? C’est franchement stupide.

Merci M. Lisée. Et maintenant, pourriez-vous nous donner le récit des négociations du point de vue du gouvernement, question de maintenir un semblant d’impartialité?

Au fond, je réalise après les récits d’hier, autant du côté étudiant que gouvernemental, qu’il n’y a vraiment aucun espoir que les deux parties en arrivent à un accord. Je croyais depuis le début que la position « gel total » de la part de la CLASSE mais aussi des autres assos était une position de négociations, et qu’ils savaient très bien que ce n’était pas réaliste, ni du point de vue du gouvernement ni du reste de la population. Clairement, je m’étais trompé. Ils sont tout à fait sérieux quand ils disent vouloir un gel et que ce sont les autres (parents, banques, profs, etc.) qui devront payer. Qu’importe les raisons données (accessibilité, marchandisation des services publics, etc.), ils n’en démordront pas.

En conséquence, les négociations me semblent plutôt inutiles à ce point-ci. Vis-à-vis de la majorité de la population, il faut bien avouer que ce serait un harakiri politique pour le gouvernement de dire « ok, on maintient le gel et on va chercher tout l’argent ailleurs ». Mais la situation actuelle est aussi invivable, surtout si elle doit se traduire par des problèmes lors du GP ou du festival de Jazz.

Ce qui me fait dire qu’il n’y a pas 36 solutions. Je vois seulement des variantes sur ces deux possibilités:
1) Élection à très court terme, avec une question référendaire sur le même bulletin qui porte sur la hausse des frais de scolarité.
2) Élections à moyen/long terme. Le PLQ maintient la hausse jusqu’aux élections, mais il n’y a rien sur papier après ça. Plutôt, il dit clairement que la question des frais sera un enjeux électoral et qu’il reviendra avec ses hausses s’il est reporté au pouvoir.

Cher Nic,
J’adorerais vous donner la version gouvernementale. Si quelqu’un a les notes du négociateur de Québec, qu’il me les envoie, je les publie illico.
Cordialement,
JFL

De la chronique de Dubuc de ce matin (désolé pour ceux à qui ce nom donne de l’urticaire):

« La contre-offre des associations étudiantes consistait à proposer au gouvernement de réduire le crédit d’impôt pour les études supérieures et de se servir des économies que cela permettrait pour éliminer la hausse des droits de scolarité pour les deux premières années, le temps d’entamer un grand débat sur les universités.

Quand on la regarde de près, cette proposition étudiante était un peu absurde. Elle était neutre pour le gouvernement, en termes budgétaires. Elle ne lui coûtait rien, parce que les droits de scolarité dont il se privait seraient compensés par des économies du côté des impôts.

Mais elle était également neutre pour les étudiants. Ce qu’ils gagnaient, en évitant les hausses de droits, ils le perdaient en crédit d’impôt. Un étrange «quatre trente sous pour une piasse» qui laisserait les étudiants dans la même situation financière qu’ils dénoncent depuis trois mois! »

Deux questions:
1) Le gouvernement est-il assez crétin pour dire non à une telle proposition?
2) Les étudiants sont-ils assez crétins pour mettre sur la table une telle proposition?

Bonjour l’argument de Desmarais Charest est imparable quand tu réduis les impôts.

Pas sûr qu’on va en voir la fin de si tôt.

Dommage pour tous ceux qui vont en subir tous les dommages collatéraux. Mais c’est le voeux de notre bon gouvernement de mettre tous l’monde tellement à boutte que n’importe quelle solution semblera raisonnable à la multitude.

J’ai hâte d’aller aux urnes. J’pense que j’en annulerais même mes vacances pour pouvoir être en première ligne…

Il y a une pensée qui me vient en tête. Un discours de sourd de la part de notre cher Premier Ministre. Plusieurs diront que le récit est teinté parce que nous n’avons pas l’autre côté de la médaille. C’est vrai mais en l’écoutant parler hier à Céline Galipo (en fait ce matin distraitement en organisant les enfants pour la garderie) j’avais même pas l’impression que M. Charest connaissait vraiment le dossier ou la teneur réelle des négociations. Non mais qu’est-ce qu’il fait de ses journées ? Il est trop occupé avec son plan nord ? Il est trop occupé à rencontrer les biens nantis de ce monde ? Il aurait dû être assis à la table de négociation en permanence. Et dernière observation, Est-ce que c’était la première entrevue de fond qu’il accordait depuis le début du conflit ? Après 15 semaines !

ARROGANCE ET MÉPRIS

Depuis le début de la grève, il y a une quinzaine de semaines, Charest a passé à peine une petite demi-heure avec les porte-parole étudiants.

Hier seulement, soit en une seule demi-journée, Charest a passé plus que 30 minutes (nombreuses entrevues dans les médias) à dénigrer nos jeunes étudiants.

N’est-ce pas là un grand signe de mépris et d’arrogance envers nos jeunes de la part de celui qui s’est lui-même nommé Ministre responsable de la Jeunesse…?

Bonjour l’argument servi par M. Charest aux étudiants de privilégier les riches est imparable lorsque tu réduis les impôts de ceux ci.

Complètement absurde comme réponse de la part d’un premier ministre qui se pavane au domaine des Desmarais au détriment de la population. En fait ce qui sort de cette synthèse de cette rencontre est le simple intérêt du gouvernement.
Nous cobntribuables payeurs ne voyons aucun résultat + à court terme car le gouvernement est tellement rendu corrompu partout au Québec incluant les maires de nos chères villes sortons les poubelles qui sont au parlement et dans nos hôtels de villes.

Un prix sur quelque chose, un prix sur un service aux États-Unis, un prix sur un produit en général ne connait pas de déflation. Un prix sur quelque chose à part l’exception du rabais occasionnel connaît un prix qui ne baissera pas.

Des frais universitaires augmentés qui déjà à la base sont bien plus chers qu’un DVD ne bougeront pas et seront pris selon l’axe de la marchandisation des services publics dans une spirale inflationniste. Les prêts et bourses plus ou moins adaptés aux frais sont variables selon les politiques budgétaires des gouvernements, ils ne sont pas stables autant et surtout les prêts qui sont dominants appartiennent à la logique du crédit et de l’endettement.

La crise sociale des études universitaires trouve son centre logique dans la hausse de 75% des frais qui est sauvage et qui fait entrer la vie des jeunes dans un processus d’endettement qui ne peut que faire référence au très beau titre de roman Mort à crédit de Louis Ferdinand Céline.

Vivre ou mourir à crédit?

Sur le fond, J.J.Charest veut éloigner le Québec du modèle social issu de Jean Lesage pour contraindre le Québec à s’américaniser socialement.

Entouré de Bush père républicain, d’ex collègues conservateurs comme Lucien Bouchard, Brian Mulroney monsieur libre échangiste et de Jean Chrétien monsieur coupures de transferts fédéraux, J.J.Charest est la voix de ses maîtres.

Le vidéo de la réception à Sagard contribution d’Anonymus et présentation de cette demeure royale et d’aspiration royaliste et anti républicaine des Desmarais; ce vidéo devient le symbole d’une société et plus largement d’une civilisation qui sépare 99% de la population d’un 1% qui s’accapare une proportion disproportionnée de la richesse existante.

Voici ce qu’en j’en ai rédigé précédemment.

Les médias feront tout pour noyer le poisson révélateur de cet ordre de classes vu dans ce vidéo qui réunit des ex politiciens qui se sont opposés jadis à travers le mythe d’un parlement qui opposerait des projets politiques différents.

Scandale qu’on peut au moins dénoncer ici et ailleurs que de voir Jean Chrétien et Lucien Bouchard réunis avec leurs médailles pour célébrer un événement familial dans le clan Desmarais quand dans les années 90, ce même L.Bouchard a dit qu’il combattrait J.Chrétien celui qui a trahi R.Lévesque au moment de la nuit des longs couteaux pendant le coup d’État constitutionnel de P.Trudeau.

Qu’il puisse être oui possible pour Bouchard en 2008 de redevenir fédéraliste, reste le bémol de la cohérence. En quoi la situation politique du Québec s’est transformé depuis le référendum de 95? De motifs réels pour ce changement d’options n’existe pas pour L.Bouchard; son itinéraire n’a rien de celui de R.Lévesque, du jour au lendemain depuis 2001 à partir de l’affaire Michaud, Bouchard a rejoint Chrétien et ce peut être bien avant lorsque pm péquiste en se faisant complice de la coupure des transferts fédéraux en santé par son déficit zéro.

La présence simultanée dans cette fête et ce manoir qui pastiche lamentablement Versailles de J.Charest et ce même L.Bouchard en dit long également sur des adversaires qui se sont retrouvés grâce encore au caractère de girouette de l’ex premier ministre péquiste qui pendant son règne a détourné le PQ à son profit. Quel bonheur pour Charest de renouer avec Bouchard ancien collègue conservateur et avec Mulroney son mentor politique. Cette belle collaboration entre politiciens de couleur bleu et rouge ou demain de couleur orange (T.Mulclair est très loin du subversif politique) confirme le magistral Temps des bouffons similaire de P.Falardeau grâce à Anonymus et à son brio.

Après avoir vu ça, un citoyen normal ne vote plus.

Irresponsable réaction et pourtant voter pour un parti néolibéral bleu ou rouge ou orange ça sert à quoi?

Subsiste un parti souverainiste dit PQ qui a l’obligation de ne pas maintenir ce canal de communication qui serait ouvert avec certains grands groupes dont les Desmarais.

Il faut prendre ses distances avec une famille oligarchique comme celle des Desmarais qui fait plus que célébrer la bourgeoisie qui va jusqu’à l’ennoblir tout en ayant profité des décorations remises par un Sarkozy qui devait payer ses dettes politiques.

Quant aux artistes tels Plamondon qui lutterait pour la lange française, un comique ce Plamondon. Ces Charlebois et Plamondon oublient que le mécénat n’est qu’une gratification bourgeoise dont l’utilité est par les arts de faire oublier fraudes fiscales et autres escroqueries et exploitations de l’économie oligarchique.

On s’attend que lors d’une négociation, le langage soit un peu différent de celui d’un plateau télé. Or, c’est exactement le même. En plus d’être un piètre communicateur, Charest est un piètre négociateur. On le sait.

Les étudiants ne sont pas honnête dans leurs négociations.

Ils élargissent continuellement le débat.

Il est visible que leur stratégie leur est inspirée sinon dictée par les représentants syndicaux qui se servent d’eux, avec leur joyeux consentement ou partiellement à leur insu.

L’on a beau dire, mais même si je n’approuve pas les objectifs libertariens de gouvernement de Jean Charest et des nombreuses décisions de favoritisme qu’il a prises jusqu’à récemment envers ses bailleurs de fonds et plusieurs de ses connaissances de l’entreprise privée et des milieux professionnels,

je trouve qu’il est conséquent dans ses politiques budgétaires et qu’il agit en bon père de famille face aux revendications d’enfants rois irresponsables des leaders étudiants,

manipulés qu’ils sont par les syndicats, le PQ, une partie de la population, et leurs égos de jeunes loups en mal de puissance.

Jean Charest n’est venu que clouer le bec de la chef de l’opposition en venant faire acte de présence à la table. Son plan consistait à faire comme si les négociations se poursuivaient, alors qu’il est clair qu’il ne céderait rien sur les vétables enjeux de ces négociations (de la dernière chance).

On a vu une partie de l’opinion publique tomber dans le panneau. C’était à prévoir.

N’ayant même pas attendu la fin du dépôt des suggestions de règlement, la Ministre mit fin aux discussions.

Une casserole avec ça ?

Je lis ceci (qui se serait passé lors d’une rencontre de 30 minutes, disons 50 selon le PM, au tout début de la négo de cette semaine), et ça fait le tour des conclusions auxquelles est arrivé le gouvernement hier en fin de journée. Rien de plus. Ça veut donc dire que les derniers jours de négo, tout cordiaux ont-ils pu être, n’ont pas amené le gouvernement à bonifier d’un seul iota sa réflexion. Il va falloir l’intervention d’autre chose pour que le PM progresse… Un sommet à Sagard ?

ces gouvernements ont ^pris l’habitude d’utiliser la même stratégie cousue de fil blanc :

À chaque fois, quel que soit le projet, les gouvernements prétendent allouer une mini-sucette à 3000 très pauvres pour écrabouiller 200 000 milles autres pauvres.

On peut voir le plan de dvpt des gz de shst de la même manière : que représente au juste la sucette promise de 25 000 emplois comparativement au chômage total ou partiel et à la précarité imposés à des millions de gens et au nombre colossal de gens au BS : une goutte d’eau.

Quant à la perturbation économique, je crois que le conflit étudiant a bon dos. Alors que toute la ville a été paralysée à cause de l’orage de cette semaine, on vient d’apprendre que le tunnel Ville-Marie (A720), en direction est, restera vraisemblablement fermé durant toute la fin de semaine.

@ Nic. Les étudiants lors des assemblées ou des comités auxquels ils siègent au sein de l’université ont l’habitude de rédiger des rapports, des comptes-rendus. Pas les Ministres 😉

Est-ce que les vieux ou les malades qui se font soigner à l’hôpital ont payé leur juste part ? Non, parce que tant qu’à ça…

Il y a deux façons de financer l’université. La première : L’État assume l’essentiel du coût des études universitaires (c’est le cas dans la plupart des pays du monde), puis se rembourse grâce aux impôts payés par les étudiants une fois ceux-ci sur le marché du travail.
La seconde façon, celle prônée par le Parti libéral et prévalant dans les pays anglophones, consiste à demander aux étudiants de contracter des prêts pour payer des droits de scolarité toujours plus élevés, puis à rembourser à ces mêmes étudiants une partie de leurs intérêts sous forme de déductions fiscales. La différence entre les deux méthodes : un gigantesque détournement de fonds de la poche des Québécois vers les banques. Car il est bien évident que, si les sommes versées au titre des déductions fiscales étaient plutôt utilisées en amont pour diminuer les droits de scolarité, c’est autant d’argent qui n’aurait pas à être emprunté et qui ne générerait donc pas de revenu pour les banques.
Cette deuxième approche crée un intermédiaire inutile qui récolte sans risques des intérêts sur des dettes garanties à cent pour cent par le gouvernement.Une subvention déguisée aux banques.

Ne plions surtout pas nos ressources maintenant, c’est un début car nous avons encore rien vue! http://liberaux.net/

Nous avons des organes pour s’organiser alors organisons-nous! Marchons pour nos services publiques. Nos argents déboursés par le publique, (Impots et taxes) doivent servir pour nos services publiques uniquement et pour lesquels satisfaire à nos besoins personnelles et essentielles : famille intergénérationnelle (logement adéquat, nourriture maison, vetements convenablement, bio-psycho-social et paisible), éducation (de la maternelle à la fin d’un BAC et sans échec scolaire gratuitement inclusivement), santé essentielle à la vie (publique pour tous seulement), route (sécuritaire), eau, gaz et électricité (raisonnable), une banque financière publique avec le dollar de l’Etat National Québecois, etc…

Contestons tout avant que nos argents passent aux privés et que nos vaches à lait se vendent à rabais à des grosses entreprises privées.

Savoir, c’est pouvoir!
C’est maintenant, le temps d’y voir!
Plus que jamais auparavant, restons mobilisés pacifiquement en toute solidarité sans utiliser les loies )loi-78) spéciales du gouvenement.

MARCHONS, Marchons et marchons tous et toutes ensemble pour dénoncer ce gouvernement PLQ qui a les pieds au Québec mais la tete dans la puissance financière mondiale…

Nous, famille canadienne, Québecoise ou autres, voulons vivre, respirer, travailler et s’amuser convenablement aussi, en société et autrement!

Aux associations étudiantes.Je crois que vous devriez produire à la population Québécoise un tableau des coûts nets moyens que doivent assumer les étudiants par région: coûts nets = scolarité+ frais scolaires afférents+ hébergement+ nourriture et habillement+ déplacement+divers, MOINS BOURSE.
l’idée est de nous aider à cerner la bête et je diffuserais ensuite ces informations avec si possible le niveau d’endettement moyen des étudiants par régions.Le gouvernement fait miroiter à la population qu il défend la classe moyenne et il semble être appuyé par les régions en dehors des grands centres urbains. À titre d’exemple, il serait particulièrement intéressant de connaître la réalité des étudiants de Sept Îles ou de la Gaspésie qui doivent étudier à Québec Sherbrooke ou Montréal

Dommage que vous n’avez pas cité cette extrait:

«Elle nous dit que ça prendrait tout pour le gel pour une année, politiquement elle ne peut pas, elle nous dit que notre raisonnement est logique et qu’il se tient.»

L’offre des étudiants est tout à fait réalisable et censée. Mme Courchesne l’admet.

Un « gel » de deux ans (pas vraiment un gel puisque les étudiants perdent des crédits d’impôt)pour pouvoir faire un grand débat de société à travers des états généraux. Les étudiants font pari leur crédit d’impôt que la conclusion de ces états généraux leur sera favorable. Du même coup, ils acceptent la plan de financement des universités malgré qu’ils considèrent que les universités ne sont pas sous-financés, mais mal financés.

C’est d’énorme concession.

Mais le gouvernement, pour des raisons partisanes, ne veulent pas un semblant de moratoire de deux ans et ne veulent pas d’états généraux.

Pourquoi?

Parce que c’était l’idée du Parti québécois!

D’entrée de jeu, je dirai que je ne suis pas étudiante. Je l’ai été. J’ai eu des dettes. Avec les hausses proposées, les étudiants d’aujourd’hui payeront sensiblement les mêmes tarifs que j’ai payé. Bref, je suis une affreuse baby boomer. Je suis l’ennemi public numéro un. Pire encore, je paie des impôts, assez pour couvrir les bourses de plusieurs étudiants. Je risque la lapidation.

Je suis d’accord avec n’importe qui pour dire que Charest n’a pas la manière et qu’il est un bien piètre négociateur. Cependant, malgré tous ses défauts, il a quand même raison sur le fond. On a trop longtemps gelé les droits de scolarité et son gouvernement a pris des mesures pour atténuer les effets des hausses et préserver l’accessibilité.

Du côté des étudiants, je n’ai vu que des manipulations ayant toutes pour but de maintenir les frais au statut quo. On troque à gauche et à droite, on joue au ministre des finances, on sort les beaux discours oiseux qu’on a entendu mille fois parce qu’on les a dits soi-même dans le temps.

Je prendrai les étudiants au sérieux quand ils accepteront le principe selon lequel ils acceptent une augmentation de droits de scolarité. Je les vois accuser le gouvernement d’intransigeance, mais de leur côté c’est 0 ou zéro.

SVP, restez dans les paramètres du débat, l’augmentation des frais de scolarité. Arrêtez d’élargir le débat et d’en faire un power trip. Aucun des négociateurs étudiants n’a été élu et n’a de compte à rendre à l’ensemble de la population. Si vous voulez changer le régime politique du Québec, présentez-vous et faites-vous élire. Vous agissez comme des enfants à qui on a offert du brocoli et qui négocient pour changer le menu au complet, le décor de la salle à manger et l’heure des repas.

@ Jean-François Lisée (# 24):

En voici une partie: « On va l’organiser ton Grand Prix… »!

Mais c’était de l’humour paraît-il…

M’enfin on ignorait que la CLASSE donnait dans la fantaisie et la gaieté parce qu’à voir la tête qu’a GND soir après soir…

Que de la manipulation de la part des libéraux!! Lorsqu’il y aura assé bisbilles et de division entre nous alors Charest annoncera des élections et la machine des Desmarais se mettra en mode électorale.

Le bon peuple n’y verra encore que du feu…

Pitoyable Mr Charest!

Jean Charest ne bougera pas il devra aller en élection . Election qu’il va perdre. Sa ruse de démonisé Gabriel Nadeau Dubois nous démontre son hantise et son obstination a ne pas règler ce problème et surtout a étirer le conflit encore et encore car ses jours à lui son compter et ça il le sais très bien.

Je ne comprends vraiment pas que les étudiants ne soient pas prêts à assumer 17% des frais de leur éducation alors que les payeurs de taxes en assument 83%.

C’est quoi leur problème ?

Ils veulent du tout cuit sans efforts ?

Bravo au Gouvernement qui se tient debout devant une gang d’enfants gâtés !

@François 1: merci de donner cette version du gouvernement qui semble avoir échappé à M. Lisée, et qui est fort lourde de sens. On n’est pas loin du ” si tu ne m’obéis pas, je vais l’organiser ta maison, ou, je vais l’organiser ta famille”.

Devant cet énoncé d’un membre “négociateur” de la CLASSÉ (“On va l’organiser ton Grand Prix…”!), laissez-moi maintenant deviner la description qu’en feraient tous les journalistes de Radio-Canada et du Devoir (s’il y a des exceptions, ils se cachent bien):

« C’est une déclaration pacifique » puisque ces mots de la CLASSÉ n’ont causé aucune effusion directe de sang, n’ont poussé personne et n’ont lancé aucun projectile. »

Mise en contexte: pour les journalistes de Radio-Canada et du Devoir, tout geste ou toute parole (e.g. bloquer l’entrée d’un CEGEP, d’une salle de classe, d’un port, d’une autoroute, d’un édifice public) est « pacifique » dans la mesure où personne n’est directement poussé ou agressé!

Ce manque total d’intégrité (ou d’instruction? ou de culture? ou d’intelligence? Y-a-t-il d’autres choix explicatifs disponibles?) ne cesse de me renverser et de me décevoir.

Le pouvoir des mots est énorme. Les journalistes le savent. On peut choisir des mots qui déforment le sens des choses; on peut aussi choisir des mots qui les décrivent avec exactitude. Je suis déçu que les journalistes du Devoir et de Radio-Canada choisissent si souvent la première alternative.

Bon, c’est aussi une manière indirecte de dire que, bien que de nombreux journalistes de l’Actualité ne sont pas exactement ma tasse de thé, ils me semblent plus sérieux et fair play que ceux de Radio-Canada et du Devoir à cet égard.

@ Michel J. Grenier, @lucie.
Il y a un grand bémol à amener dans vos propos et qui vous aiderait certainement à mieux comprendre pourquoi ces « enfants gâtés » descendent dans la rue soir après soir.

De 1) contrairement à ce qui a pu être le cas à une époque mythique où seuls les membres d’une classe aisée faisaient des études (et s’y consacraient à temps plein), les étudiants d’aujourd’hui SONT les payeurs de taxe. Et oui. Une écrasante majorité travaille en plus d’être étudiants. Ça relativise tout. Ne pas reconnaître ça, c’est comme dire que les parents qui profitent des garderies à 7$ ne sont que des profiteurs, puisqu’ils ne sont pas les payeurs de taxe? C’est faux. D’ailleurs, un clin d’oeil aux organisateurs du Grand Prix et des festivals d’été, ils disent que les « travailleurs » de ces secteurs, embauchés l’été, seront laisés par la grève… Combien à parier que ces travailleurs SONT des étudtiants?

De 2)? on peut bien traiter toute la population âgée de moins de 40 ans de bébés gâtés (parce que oui, les étudiants se font de plus en plus âgés, ils ont même parfois des enfants à leur charge), la vérité, c’est que ces générations (la Y et la X) sont les premières qui bénéficieront de moins bonnes conditions de vies et salaires que leurs prédécesseurs (les méchants boomers, comme le dit mme Lucie). En d’autre terme, statistiquement, la génération qui aura le plus reçu des précédantes de l’histoire de notre province, mais qui en laissera le moins aux suivantes, c’est celle des boomers… Matière ici à réflexion, non?

@ François 1er (#34)
Il ne faudrait pas oublier que notre clown de premier ministre ne donne pas sa place lorsqu’il est question de faire une bonne joke dans des circonstances douteuses, au Palais des Congrès par exemple devant son auditoire de donateurs au Parti. Et pourtant depuis cette fameuse »joke » de »Mononcle » je lui trouve le visage plutôt crispé à Mr Charest à chaque fois qu’il passe à la télé.
Et puis contrairement au chef du parti des fonds ocultes, GND ne tente pas de dire qu’il a été cité hors contexte après avoir fait sa blague. Il l’assume, alors qu’aucune vidéo n’aurait pu le contredire dans le cas contraire.
Notre Premier Ministre et sa marionnette de l’éducation ont le sens de l’humour bien sélectif finalement.

@Michel Grenier
Ils veulent éviter qu’un étudiant se retrouve avec 20 000$ de dettes à la fin de ses études.

@M. Grenier…
Pour la même raison que des parents paient 100% des biberons de leur bébés. Les étudiants sont des citoyens en devenir. Même s’ils ont déjà des jobines et parfois un droit de vote.

Il faut les aider à grandir pour qu’ils puissent nous remplacer et faire mieux. Dans certains pays, on trouve même que c’est normal de payer les jeunes pour qu’ils étudient.

Au Québec, on dirait que la population n’a pas une grande foi dans l’éducation. Pourtant, plusieurs entreprises paient leurs employés pour suivre des formations.

Il faut permettre aux jeunes de s’éduquer sans s’endetter. La société en bénéficiera.

S’il en est ainsi, faisons donc la même chose pour l’accès aux soins de santé! On vas donner des coupons pour ceux qui manque d’argent… C’est tout un débat social ça Monsieur.

Plusieurs, même beaucoup ne comprennent vraiment pas que les étudiants ne veulent pas assumer la forte hausse des frais de leur études alors que l’on dit que les payeurs de taxes en assument environ 83%.

Dans un premier temps, à l’heure actuelle les étudiants sont des payeurs de taxes. Ils payent déjà.

De plus s’ils cèdent, ils payeront plus cher leurs études et payeront le même prix d’impôts que ceux plus vieux qui chiâlent après eux.

Et en dernier, cette augmentation est l’équivalent d’une hausse de taxe comme le 200$ pour la santé, la hausse du prix de l’électricité une autre taxe, la hausse de la TVQ, les coupures dans les services et comme on se le rappelle, les baisses d’impôts à Charest pour les plus fortunés et les entreprises. Tous ces stratagèmes servent à transférer de l’argent des moins fortunés et de la classe moyenne vers les très riches et les financiers.

Le refus des étudiants de payer des hausses de 75% est ce refus de transfert d’argent vers les plus fortunés. Les revendications des étudiants avantagent aussi la classe moyenne et les moins riches et sa aussi le gouvernement le sait et il le sait très bien. Si les étudiants réussissent, les riches sont faits à l’os. Avec moins de transfert la classe moyenne sera plus à l’aise les plus pauvres moins misérables et le commerce sera beaucoup plus prospère.

Ce mouvement de protestations de refus d’augmentation des taxes au profits des plus riche est pratiquement mondial. Est-ce que la balounne va péter?

Les dretteux qui sont pour les hausses sont pour plusieurs payés pour le dire et l’écrire et pour les autres des ignorants qui ne savent absolument pas de quoi ils parlent.

L’ignorance appauvrit. Tous les dretteux se prononcent le font à leur désavantage au profit des plus fortunés.

Le gel des frais ou la gratuité scolaire est un débat large non? Liberté et justice pour tous. Comment? en taxant le capital car je le fais progresser ce capital en empruntant pour du nécessaire.Et ce capital il vient de l’injustice, de l’esclavage. Cette jeunesse est un espoir pour l’évolution du monde.

De toute évidence et comme prévu, négocier selon Jean Charest c’est accepter sa vision des choses et ses augmentations et bien sur on discute des principes après, une fois les choix coulés dans le béton. Avec une pareille attitude, je me demande si Jean Charest n’est pas un chef en sursis et que les ‘faucons’ mènent la barque en arrière plan pour se refaire une image, une réputation.

Après tout ça Jean Charest déchire sa chemise sur la place publique pour nous convaincre de la mauvaise foi des étudiants. Si le gouvernement avait été soumis aux dispositions du droit du travail, il aurait été condamné pour négociation de mauvaise foi depuis fort longtemps. Quant à la médiation, ils n’en veulent pas, car leur mauvaise foi ne pourrait être qu’exposée.

Un petit rappel des « Parlementeries » où un député libéral dit :
« Dans le passé nous avions des rêves : l’Expo, le Métro, les Jeux olympiques ! Maintenant les jeunes n’ont plus de rêve.»
Puis une jeune député de l’opposition indépendantiste se lève et dit :
« Oui nous en avons un seul : c’est de payer les vôtres !!!»

Si jamais les négociations reprennent il faut absolument que les porte-paroles étudiants exigent que ces discussions soient PUBLIQUES et se déroulent en présence d’un MÉDIATEUR !
Tous les Québécois verront alors qui est de mauvaise foi !

Sur ce sujet, la Classe et le gouvernement s’entendent. Il s’agit d’un débat beaucoup plus large que les frais de scolarité. Ce n’est pas pour autant une vision de gauche contre la droite à proprement parler. Il s’agit de deux visions de l’équité et de la justice social. Est-ce qu’un service doit être gratuit pour tous, même les plus riche ou considérons-nous que certains ont les moyens de payer ?

Qui gère le Québec? M. Charest et son parti ou bien….les amis du parti libéral? Voilà la question que l’on doit se poser ainsi les réponses seront beaucoup plus simples à trouver et plus près de la vérité. Je me rappelle des propos de M.Duchesneau, ce dernier nous alertait au sujet de la mafia qui était très très près du pouvoir, ce qui veut dire dans diverses spères d’activités: construction,on soupçonne les garderie, pourquoi dans l’éducation et les universités!! Plus rien ne devrait nous étonner!

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