Redressement des finances publiques : les termes du débat à venir

Pour des raisons démographiques (entre autres), les finances du Québec sont sur une trajectoire catastrophique et un coup de barre s’impose. Il ne sera pas sans douleur.

PolitiqueSur la base d’un rapport très sombre de MM. Godbout et Montmarquette, le nouveau gouvernement de Philippe Couillard se prépare à rationaliser les dépenses publiques.

Les défis sont grands et l’exercice s’annonce majeur : pour des raisons démographiques (entre autres), les finances du Québec sont sur une trajectoire catastrophique — unsustainable, diraient les anglos — et un coup de barre s’impose. Il ne sera pas sans douleur.

Il y aura de la résistance, bien sûr. Mais peut-être moins qu’on pourrait le croire.

Dans un sondage CROP–Radio-Canada publié le mois dernier, 77 % des Québécois — une très forte majorité — se disaient inquiets de l’état des finances publiques. Et quand on leur demande ce qu’il faut faire pour résorber le déficit, le consensus est encore plus saisissant : 94 % des personnes sondées privilégient l’idée de couper dans les services et la taille de l’État, contre 6 % qui préfèrent augmenter les taxes et les impôts.

(Notons que 94 % représente un degré d’unanimité spectaculaire et pratiquement jamais vu. Avec seulement 6 % d’appuis — moins que le nombre d’Américains qui croyaient qu’Elvis était toujours vivant en 2002 —, l’idée de hausser les revenus du gouvernement sans s’attaquer aux dépenses ne rallie même pas tous les électeurs de Québec solidaire.)

On aura beau prétendre que ces enjeux n’ont pas été abordés de front pendant la dernière campagne électorale, la réalité est que peu d’électeurs ignorent que nous sommes au pied du mur et qu’un virage est nécessaire. Ce sera un premier test majeur de la résilience politique du nouveau gouvernement.

Pour encadrer un peu le débat à venir, voici une série de questions qui pourront, peut-être, contribuer à évaluer de manière critique quelques propositions de solutions :

1) Acceptez-vous l’idée que les finances publiques du Québec sont en déséquilibre structurel, que celui-ci ira en s’aggravant, notamment pour des raisons démographiques, et qu’il est nécessaire d’apporter des correctifs ?

2) Si vous répondez non, le jeu est fini. (Mais, dans ce cas, vous devriez peut-être relire La Cigale et la fourmi.)

3) Si vous répondez oui, que proposez-vous pour atteindre l’équilibre : (A) une réduction des dépenses publiques ou (B) une augmentation des revenus de l’État ?

4) Si vous misez sur une réduction des dépenses, quels principes guideront vos choix ? Faut-il couper partout ou cibler certains postes budgétaires précis ? Faut-il couper dans les programmes inefficaces, qui coûtent cher et rapportent peu ? Faut-il plutôt couper ou privatiser les services et les programmes — rentables ou non — qui ne relèvent pas des missions fondamentales de l’État ? Ou faut-il plutôt — sans considération pour leur efficacité ou l’avancement possible des missions publiques essentielles — réduire les dépenses qui visent les riches et/ou les entreprises, et préserver celles qui visent les personnes pauvres ? En gros : quelles dépenses devrait-on couper ou maintenir, et pourquoi ? Quelles répercussions sociales et économiques prévoyez-vous que ces coupures engendreront — et sur quelle base ? Quand croyez-vous réalistement atteindre le déficit zéro de manière durable ?

5) Si vous refusez de couper dans les dépenses et que vous proposez plutôt une hausse des revenus du gouvernement, quel moyen suggérez-vous concrètement ? Misez-vous (A) sur une croissance économique plus forte et une fiscalité inchangée, ou (B) sur une croissance économique stable et une hausse des taxes et des impôts ?

6) Si vous proposez d’accélérer la croissance, comment vous y prendrez-vous, réalistement ? (N’oubliez pas que si les subventions augmentent avec les revenus, vous faites du surplace.) Quel paramètre — sous contrôle de l’État — proposez-vous de modifier pour stimuler l’économie et accroître les recettes publiques ? Quel effet espérez-vous exactement ? Vos prévisions sont-elles soutenables à long terme ? Quand croyez-vous atteindre et maintenir, de manière réaliste, le déficit zéro ?

7) Si vous proposez plutôt de nouvelles charges fiscales, que suggérez-vous exactement ? Quels principes guident vos choix ? Reconnaissez-vous que — à 37 % contre 30 % du PIB — la pression fiscale est déjà beaucoup plus forte au Québec que dans le reste du Canada ? Que — contrairement aux États-Unis — il n’y a pas eu de hausse des inégalités au Québec depuis 30 ans ? Que la fiscalité québécoise est déjà la plus progressive de toutes les provinces canadiennes, du G7 et de la plupart des pays de l’OCDE ? Quels nouveaux impôts et/ou nouvelles taxes souhaitez-vous créer ou augmenter ? Avez-vous considéré les effets pervers — différents selon le type de taxe ou d’impôt — de ces hausses sur le PIB et la croissance économique ? Quand croyez-vous atteindre et maintenir, de manière réaliste, le déficit zéro ?

Voilà pour les questions. Espérons que des réponses intéressantes et constructives viendront au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

* * *

À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

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Si le Québec était un premier pays européen, il aurait la plus forte croissance démographique de tous les pays européens!
Mais ca, c’est une donnée qu’on garde secrète.
On préfère nous dire que notre démographie est défaillante pour nous faire bouffer des politiques d’immigration démesurées.

Taux de mortalité en Europe: 9,6 pour 1000
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l'Union_europ%C3%A9enne

Taux de mortalité au Québec: 7,5 pour 1000
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2013.pdf#page=53

Taux de natalité en Europe: 10,4 pour 1000
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l'Union_europ%C3%A9enne

Taux de natalité au Québec: 11 pour 1000
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2013.pdf#page=35

Ah! Ah! Très bonnes statistiques. Donc nos vieux vivent plus longtemps, il y a donc des chances que ceux à la charge de l’État vivent plus longtemps et donc nous coûtent plus chers. Et on a plus d’enfants qui iront dans nos garderies à 7$ qui nous coûtent collectivement 58$ par enfant. Je ne sais pas si vous voyez pourquoi notre État national est en partie foutu et cela à partir de vos propres statistiques…Bonnes réflexions.

En effet comparons nous avec la Bulgarie, c’est toujours très utile…

En attendant la taille du bassin de main doeuvre diminue au Québec et pendant que les taxes et tarifs augmentent de partout les recettes fiscales attendus n’arrivent pas.

Votre beau « modèle » est brisé, quand allez vous sortir votre tête du sable et l’admettre?

Effectivement de biens belles statistiques. Mais on vit en Amérique du Nord. Avec tout ce que cela comporte…

« Si le Québec était un premier pays européen, il aurait la plus forte croissance démographique de tous les pays européens! » (sic)

Si le Québec était sur Mars également…

N’importe quoi!

L’Allemagne a un taux dénatalité de 8,3 pour 1000 habitants et un taux de mortalité de 11,4.
L’Allemagne a plus de 20% de personnes âgées! Le Québec est rendu à à peine 15%
Pourtant, l’Allemagne est la 4e puissance économique du monde.

Lorsqu’on parle de crise démographique au Québec, on nous ment scandaleusement.
Oui, la population vieillit au Québec. Mais ca n’a rien de tragique. L’Allemagne est beaucoup plus vieille que le Québec pourtant elle pète le feu économiquement.

La discours démographique au Québec est un peu comme celui sur la dette: c’est un discours politique, complètement irrationnel.
On cache la vérité aux Québécois pour leur vendre des politiques d’immigration (dans le cas de la démographie) et des politiques de coupures budgétaires (dans le cas des finances publiques). L’idéologie avant la rationalité.

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l'Allemagne

On vit pas en Allemagne on vit au Canada et le Québec est la province qui reçoit le plus du gouvernement central (à cause de l’état de ses finances) peu importe vos maudites statisatiques sur la démographie…

FAUX

En 2013-2014, le Québec a reçu 17,9 G en transferts fédéraux; moins que l’Ontario qui a reçu 19,8 G.

Per capita, le Québec a reçu 2 191$. Beaucoup mois que :

Manitoba : 2 653$
NE : 3 150$
NB : 3 296$
IPE : 3 569$
Yukon : 23 566$
TNO : 26 773$
Nunavut : 39 373$

Chaque Manitobain, a reçu 21% de plus du Gouvernement Harper que chaque Québécois.

http://www.fin.gc.ca/fedprov/mtp-fra.asp

FAUX!!!

En chiffres absolus, le Québec ne représente que 23% de la population Canadienne MAIS il reçoit plus de 55% de la péréquation!

En PLUS, le très généreux gouvernement Fédéral dépense beaucoup plus au Québec qu’il ne perçoit d’impôts:

http://blogues.journaldemontreal.com/michelhebert/politique/par-bonheur-harper-ne-lit-pas/comment-page-2/

Extrait:

« Il ne faudrait pas que Stephen Harper se mette à lire et qu’il tombe sur l’édition 2013 des Comptes économiques des revenus et dépenses du Québec. Ce document dresse le portrait précis des finances publiques du Québec en 2012.

Alors voici ce qu’on apprend, à la page 46 : le gouvernement fédéral obtient dans la Belle Province des recettes totalisant 44,5 milliards. Cela inclut l’impôt des particuliers, des entreprises, les taxes, les cotisations à l’assurance chômage, etc. Un total donc de 44,5 milliards.

Mais Ottawa dépense au Québec pas moins de 60,8 milliards. Dépenses courantes en biens et services, des versements aux particuliers, des subventions aux entreprises, etc. L’Institut de la Statistique ajoute 6,1 milliards constituant les intérêts sur la part du Québec de la dette fédérale. Or, si on s’en tient aux services, ou aux dépenses directes au Québec eet/ou aux citoyens québécois, Ottawa dépense 54,7 milliards dans la Belle Province. Le déficit est donc d’au moins 10,2 milliards. Si on ajoute les intérêts sur la part du Québec de la dette : le déficit fédéral au Québec est de 16,2 milliards. »

Autre chose ???

La démographie est l’argument avancé par les gouvernement pour caché leurs très très mauvaise gestion et manque de responsabilité.Les deux gouvernement des dernières année ont été pourris ( Libéraux médailles d’Or . PQ médaille de Bronze

@F101

La péréquation c’est juste 16G sur un budget de 281G. Je parle des transferts qui incluent la péréquation.

L’année dont vous parlez, Ottawa a eu un déficit de 28 milliards. Ca, le journaliste du Journal de Montréal ne l’a pas dit

Augmenter les prélèvements c’est la solution qui a été favorisée jusqu’ici par les deux derniers gouvernements et cela s’avère un échec lamentable. Il semble que plus les taxes et tarifs augmentent plus les recettes diminuent, de toute évidence on a atteint le point de saturation, plus rien à espérer de ce côté.

(Par ailleurs cela porte à se demander si des baisses de taxes n’auraient l’effet inverse de stimuler l’économie au point de d’aider les recettes.)

Comment stimuler la croissance tout en diminuant les dépenses publiques? A première vue c’est la quadrature du cercle, cela semble insoluble.

Les états Américains qui ont réussit à sortir de la dèche l’ont fait grâce à des mesures parfois spectaculaires (ex: Wisconsin). D’un côté on cherche à favoriser les investissements par de mesures qui favorisent la liberté des entreprises, par exemple en réduisant les pouvoirs syndicaux et les charges sociales. De l’autre on a attaqué de front les privilèges et les acquis de la fonction publique, y compris la reconnaissance du sacro-saint concept de convention collective.

Mais il faut admettre qu’au départ aucun de ces état n’avait la taille gigantesque de l’état Québécois, notre dépendance envers l’état est telle que des coupent feront mal au PIB. De plus des modifications même mineures au droit syndical provoqueraient sans doute des explosion de protestations, voire de violence qui rendent ce genre de mesure très improbables. Ce genre de manifestation n’attire pas l’investissement… Bref on est pas sorti du bois!

Le fond de ma pensée est que les réformes sont improbables voire impensables au Québec et que nous allons donc continuer de couler et de nous appauvrir. Peut-être après avoir touché le fond, là nous seront finalement obliger d’agir…

Quand on voit que 50 % des médecins québécois sont incorporés, afin de réduire leur taux marginal d’impôt au taux marginal payé par ceux qui gagnent $80 000, il est clair que le taux d’imposition des individus a atteint au Québec un seuil tout à fait inacceptable car beaucoup trop élevé comparativement au taux d’impositions des entreprises.

Il est grand temps de prendre des mesures afin d’abaisser d’au moins 3 ou 4 % le taux d’impositions de tous ceux qui gagnent au-dessus de $ 50 000.

L’objectif n’est pas réduire les dépenses publiques, idéalement elles devraient même augmenter. L’objectif recherché, c’est de les contrôler. Ce qui veut dire de faire en sorte que les sommes allouées le soient adéquatement.

À la base, c’est le principe de l’effet multiplicateur d’investissement popularisé par John Maynard Keynes qu’il faut retenir. Quoique introduit initialement par Richard Ferdinand Kahn ; ce concept existe dans un ouvrage de Keynes intitulé : « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. »

Selon Kahn, puis Keynes, une conception encore partagée par de nombreux économistes, il y a : « La relation entre l’investissement intérieur et le chômage » (Kahn, Economic Journal, juin 1931) ; l’objectif recherché c’est de relancer l’investissement de l’État (notamment en matière d’infrastructures) pour faciliter l’investissement privé. En ce sens l’État est à la fois un partenaire et un facilitateur. En termes claires, il faut faciliter plutôt que de contrarier.

Le déficit structurel de l’État, une problématique partagée par de nombreuses entités administratives dans le monde, y compris à Ottawa, c’est lorsque le coût de la fonction publique augmente plus vite en proportion des investissements productifs qui sont générateurs de plus de revenus. — À noter cependant que lorsque vous maintenez un fonctionnaire au travail, vous contribuez indirectement aux effets multiplicateurs.

— Puisqu’une personne qui perçoit un salaire consomme et contribue à la complexion des investissements.

Ce qui devient problématique, c’est lorsque la masse monétaire (et non spécifiquement les salaires) attribuée aux employés et services publics ; augmentent plus rapidement que celle des entreprises et des personnes qui œuvrent dans des fonctions privées. Ce sont ces facteurs exogènes qui finalement engendrent des déséquilibres.

Ces déséquilibres nuisent à l’accroissement de la masse monétaire des entreprises, grève à terme les possibilités d’entrées d’argent pour l’État, ralentissent l’investissement public et privé, réduisent globalement la demande ; en sorte que tout cela réduit les marges de manœuvres de l’État pour soutenir ses propres programmes sans nuire à l’épanouissement de l’investissement productifs. Ceci évidemment, ne favorise pas l’emploi et moins encore la valorisation de tous les emplois.

Ce qu’on appelle dans le budget le « Multiplicateur budgétaire » est une mesure qui permet de calculer les retombées économiques en matière d’investissement public sur l’accroissement du PIB, c’est cet effet recherché qui usuellement justifie de la production du déficit public. Il est calculé dans la pratique empiriquement et est très souvent employé par les ministères de finances pour établir leurs prévisions.

En période de difficultés économiques, cela devient un facteur endogène susceptible d’accroître le déficit étatique, lorsque le multiplicateur a — à toutes fins pratiques–, un indice négatif. Ce qui force à produire toujours plus de déficit pour tenter de résorber le dit déficit.

C’est en considération de ces aléas que tous les États, incluant évidemment l’État québécois se doivent de procéder à une répartition la plus adéquate possible de leurs revenus pour fin de dépenser le plus justement possible l’argent qu’ils perçoivent. En vue de réserver les immobilisations de préférence aux investissements de modernisation des infrastructures et la confection de nouveaux équipements.

L’atteinte proprement dite du déficit zéro, n’est ni une urgence, ni une fin en soi et encore moins un dogme ou une religion. Ce qu’il faut éliminer, ce sont les déficits négatifs et veiller à obtenir des déficits contrôlés qui rencontrent proportionnellement les objectifs de l’accroissement du bien commun. Ce qui signifie sur le long terme faire des provisions.

« Les états Américains qui ont réussit à sortir de la dèche l’ont fait grâce à des mesures parfois spectaculaires (ex: Wisconsin). D’un côté on cherche à favoriser les investissements par de mesures qui favorisent la liberté des entreprises, par exemple en réduisant les pouvoirs syndicaux et les charges sociales. De l’autre on a attaqué de front les privilèges et les acquis de la fonction publique, y compris la reconnaissance du sacro-saint concept de convention collective.

Mais il faut admettre qu’au départ aucun de ces état n’avait la taille gigantesque de l’état Québécois, notre dépendance envers l’état est telle que des coupent feront mal au PIB. De plus des modifications même mineures au droit syndical provoqueraient sans doute des explosion de protestations, voire de violence qui rendent ce genre de mesure très improbables. Ce genre de manifestation n’attire pas l’investissement… Bref on est pas sorti du bois.

Lorsque je lis ce commentaire, je suis déçue. Déçue parce que vous ne parlez que des méchants fonctionnaires qui rognent l’$ du peuple et les méchants syndicats qui protègent leurs acquis. Et qui donnez-vous en exemple le Wisconsin! Toujours les États américains où les inégalités sont de plus en plus grandes et la classe moyenne rétrécit comme peau de chagrin. La protection des entrepreneurs: ça on en a une démonstration évidente ces temps-ci….on se croirait de retour au Far west! Pour le secteur de la grande entreprise et le secteur bancaire, je vous invite à réfléchir à qui mets réellement les gouvernements dans la dèche…

@ Hudon Frances,

Il me semble qur vous confondez mes commentaires avec eux de : pbrasseur le 28 avril 2014 à 11 h 55 min

Quant â moi, je me suis abstenu de produire quelque commentaire que ce soit relativement au Wisconsin. Quoiqu’il en soit, les États américains ne sont pas tous inégalitaires et les américains forment tout de même un peuple solidaire. Quant aux gouvernements d’où qu’ils soient, cela fait parti de leur obligations réglementaires d’être bien gérés.

Pas d’accord avec ça ?

Bonjour Monsieur Lussier. C’est un peu désolant qu’il n’y aie que deux alternatives : couper les services ou augmenter les impôts/taxes. Étant donné qu’on ne fait que tourner autour de ces deux seuls concepts avec frénésie presque paniquante et que le fait que le déficit actuel est de moins de 1% du PIB de la province (3è paragraphe de http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2014/04/25/austerite-a-quebec/), je pense que l’une ou l’autre de ces alternatives ne règlera rien au problème si les moyens nécessaires (ou perçus comme tels) sont mis en oeuvre par des gens qui font presque une profession de foi de paniquer.

Suite à leur déculottée historique, Dieu merci, ce ne sont plus les péquistes qui sévissent à Québec. C’est déjà ça de pris.

Nous avons le privilège d’avoir le Parti Libéral au pouvoir (non mais quelle sagesse il a ce peuple québécois!) avec son équipe économique du Tonnerre qui compte le deuxième meilleur économiste AU MONDE!

À côté de ce formidable trio, PKP et Marceau ont l’air de triple buses.

La défi est de taille mais avec l’appui du peuple, nous saurons sortir de cette épreuve plus forts et plus unis que jamais et tout ça, à l’intérieur de notre beau et grand pays, le Canada.

Cher Monsieur les Libéraux sont en grande partie responsable de ce désastre , ils ont été la depuis plus de dix ans et introduit des services que aucune état en Amérique n’offre , Couillard vient tout juste d’ajouter 3 ministre avec limo et nommer 20 adjoints parlementaires qui gagne 25% de plus que les députés .
Je ne suis pas PQuiste et j’espère que les paroles de Couillard au sujet des finances ne sont pas simplement la salade Libérale du passé

Le nombre de ministres a augmenté?

Et???

Quelquefois, la tâche est tellement gigantesque, comme par exemple le fouillis économique dans lequel le PQ a plongé le Québec, qu’il fait s’y attaquer à plusieurs si l’on veut avoir les résultats escomptés.

Le PQ n’avait qu’une (1) seule personne qui possédait un diplôme reconnu en autre chose que des sciences molles pas de maths et on a pu constater les misérables et désastreux résultats sur notre pauvre économie. Un (1) mois avant les élections, les péquistes nous informaient que le déficit serait de $1.75 Milliards. Il sera, nous le savons tous maintenant, de $3.75 Milliards. Un « écart » de 214%!!!

Doit-on en dire plus???

Je vous admire d’être encore capable d’admirer avec tant de ferveur le parti libéral…

Bravo, cher et ineffable François 1, pour occulter aussi facilement que la dette brute du Québec a bondi de 58,5 milliards entre 2003 et 2012 sous le règne du PLQ de Charest, tout comme sa dette représentant ses déficits cumulés: un bond de 33,2 milliards. Et d’imputer le tout au PQ pour ses 18 mois de gouvernance!! http://affaires.lapresse.ca/economie/quebec/201208/02/01-4561560-annees-charest-un-quebec-plus-endette.php
Alors, pour le « privilège » d’avoir le PLQ au pouvoir, on repassera!

Écart entre le budget Marois-Marceau et les VRAIS chiffres: 214%!!!

En un(1) mois. Imaginez quatre (4) ans de ce genre de malédiction!!!

Bonjour
Un grand ménage s’impose dans la gestion des hôpitaux et des commissions scolaires .Chez Hydro-Québec, on pourrait fonctionner de façon efficace avec moins d’effectif. Est.ce que le grand patron actuel est efficace? j’en doute.
Il est temps qu’un coup de barre se fasse. On a trop payé pour des tablettés. Pour ce qui est des médecins spécialistes, je doute qu’ils soient moins choyés avec Barette. On parle toujours de la parité avec les autres provinces. Pourquoi? Au Québec, les salaires sont moins élevés que les provinces plus nanties. Pourquoi en serait-il autrement avec les médecins spécialistes? S’ils ne sont pas contents, qu’ils s’en aillent.

Bonsoir,le vrais squelette est la auvaise gestion depuis 1976,je m’explique depuis 1976 la dette du Quebec a toujours ete en croissance pourquoi?
Bien le Quebec avec le ministre des finances ont toujours fait des budgets en PREVISION de au lieu de en FONCTION de du PIB et de la fructuation du dollard canadien voila enorme difference .
Pour le veillissement de la population le tout etait connu en 1976 et les contribuables ont payees pour leur fond pension et payant des taxes et impots et assurance parentale,assurance sante,assurance medicamenf,assurance emploi (ou le federal a pris 50 milliards de l’argent des travailleurs et des employeurs.)les contribuables du Quebec sont les plus taxee au monde,alors pour eviter l’exode des jeunes le Quebec et les finances du tresors ont besoin d’un traitement CHOCK pour changer les choses et faire un grand menage avec une dette de plus de 200 milliards plus une devaluation de nos infrastructures de 20 milliards plus la decontamination de sol et sous sol minier ou la decontamination peut prendre 80 ans voila bilan avec des taux interets bas si la decote du Quebec survient les taux interets vont etre plus haut et la c’est le mur.Voila pourquoi il faut agir avant une decote j’aimerais vous dires des choses plus positives mais voila ou vous,moi,et nous tous sommes rendus.
Les quatre prochaines annees doit etre quatre annees de stabilisation car il y va de notre avenir financiere a tous.
Bonne reflexion.Ecris avec un pointeur lazer alors pas d’accent.

Je suis heureux que vous avez écris pour des raisons démographiques ( en autres ), car cet démographie est connue depuis longtemps mais le problème est beaucoup plus due a une mauvaise gestion du gouvernement que le vieillissement de la populace
On s’offre encore ici au Québec des services qui ne sont pas offert dans les autres états en Amérique a cause des coûts on dépenses depuis longtemps plus que l’on retire . On a la fonction publique la plus lourde en Amérique etc etc
Je ne sais pas si ce sont des beau mots du Gouvernement Couillard ou si ils sont sérieux a attaquer le problème financie et ce n’est pas juste en coupant dans les service ,il faut revoir la lourdeur et le fonctionnement de l’état

Peut-être légèrement hors sujet mais tout de même révélateur de la gentillesse, de grand cœur et de la considération que l’ex-première ministre avait envers ses concitoyens qui FONT TOUJOURS partie du peuple du Québec:

http://www.journaldemontreal.com/2014/04/29/marois-na-laisse-aucun-dossier

Je considère personnellement cette façon de faire indigne et abjecte venant d’une première ministre mais peut-être que les péquistes qui hantent ce blogue auraient d’autres qualificatifs pour celle qui fut leur dirigeante?

Pas surprenant que leur budget soit totalement grotesque.

La ou les questions a se poser est: est-ce qu`il faut augmenter les impôts et les taxes? NON les contribuables ne sont pas capables d`absorber!

Est-ce qu`il faut diminuer les services ? NON car les syndicats seront dans la rue! Est-ce qu`il faut augmenter les revenus? Oui car je pense qu`on a des ressources naturelles immenses!

Est-ce qu`il faut diminuer la taille de l`état! OUI car on est vraiment vraiment lae plus gros état en Amérique pour donner des services!

Donc en résumé suite à notre déficit structurel acquis ( pour les socialeux démocrateux syndicaleux et environnementaleux du Québec) ils faut appliquer un remède de cheval!! C`est à dire coupure dans les engagement de nouveaux personnel, revision complète des services à la population
sans diminuer la QUALITÉ mais diminuer la QUANTITÉ! Revision complète des programmes sociaux qui engagent une multitudes d`employés et dont l`efficacité n`est pas vérifiée et vérifiable! Maintenir l`augmentation des revenus des médecins spécialistes car ils n`étaient pas concurenciels fasse aux autres provinces; mais par contre exiger une charge de travail comparable avec les autres états!

Augmenter graduellement les frais de scolarité quoiqu`en pense notre gauche socialiste et ainsi responsabiliser nos étudiants pour l`avenir et leur démontrer que l`argent ne pousse pas dans les arbres!

Geler les salaires de la fonction publiques pour un certain temps !! C`est mieux que de faire des mises à pieds comme dans l`entreprise privée, n`est-ce pas? Ha! j`oubliai c`est vrai ils ont la sécurité d`emploi contrairement à la majorité des CONTRIBUABLES!

La culture ! Il faut COUPER et arrêter de capoter avec cela ; ça ne crée pas d`emplois permanents c`est assez! Un projet rassableur qui obtiendrait l`aval des consommateurs québecois serait priorisé!

ECT…ECT… Et redevenir propriétaires de nos actifs serait la seule solution pour être indépendant FINANCIÈREMENT!!

Encore et encore maintenir une augmentation des frais de garderie et l`augmenter jusqu`au ratio de 20 % pour les parents et 80% pour les contribuables comme au début de cette initative! Bien sûr geler les salaires du personnel des C.P.E eCT…

Contrairement ce que notre gauche caviar nous dit ; c`est pas vrai qu`au QUÉBEC on est plus meilleur fin que le reste du CANADA! UNE PIASTRE C`EST UNE piastre!