Réellement: les familles québécoises plus riches que les ontariennes !

Nous interrompons le lancinant commentaire anti-modèle québécois des plumes économiques locales pour vous transmettre ce bref message d’intérêt public.

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite apprenant que les familles québécoises sont plus riches.

La droite est formelle. Les Québécois, ces immobiles sclérosés corporatistes paresseux, récoltent ce qu’ils ne sèment pas, donc sont beaucoup moins riches que leurs voisins. J’ai repris ici, en décembre, les démonstration de l’économiste Pierre Fortin calculant que la richesse globale réelle des Québécois est sur le point de rattraper celle des Ontariens (un écart de 3,6% en 2009, sachant que notre PIB par habitant a progressé davantage qu’en Ontario en 2010).

Je poursuis aujourd’hui en vous annonçant que le niveau de vie réel des familles québécoises a dépassé celui des familles ontariennes depuis 2007. Voici le résultat qu’obtient Pierre Fortin du revenu médian des familles, pour 2007, en appliquant son calcul de parité de pouvoir d’achat (PPA), donc en comparant le Québec à l’Ontario et au Canada comme toutes les organisations internationales (OCDE, FMI, Banque Mondiale) le font pour comparer les nations.

La richesse n’est pas la valeur nominative de l’argent qu’on a en poche, mais la quantité de biens et de services qu’on peut acheter avec cet argent. Or 10 000 $ vous procurent davantage de biens et services à Paris qu’à Monaco, à Berlin qu’à Londres, et à Montréal qu’à Toronto. Voici ce que ça donne, en haut de l’image pour les familles mono parentales, en bas pour les familles biparentales :

Un cap historique est franchi. (Cliquez pour agrandir)
Un cap historique est franchi.

Si on inclut dans le calcul toutes les familles économiques, c’est-à-dire également les ménages sans enfants, le niveau de vie Ontarien était en 2007 de 32 800 $, le Québécois de 32 100$ – un écart de 700 $, soit de 2,1%.

Pierre Fortin ajoute ceci:

Il y a aussi le fait que nous « achetons » 6% de plus de temps libre que les Ontariens, tel qu’on peut le mesurer en comparant les heures travaillées par personne employée et le taux d’activité des 55-64.

(Il ne s’agit pas d’une incapacité structurelle à travailler plus d’heures de notre part, puisque nous travaillions 4% plus d’heures par employé qu’en Ontario dans les années 1960. Il s’agit largement d’un choix, libre, de passer plus de temps avec nos familles, nos amis, etc.)

De sorte que, même avec le critère de la moyenne, nous dépassons maintenant l’Ontario.

Et comme le Québec a connu une croissance plus forte que l’Ontario en 2008, 2009 et 2010, les prochains chiffres seront encore meilleurs…

Vendredi prochain: comment se compare le niveau de vie réel des familles québécoises et des familles américaines. Suspense…

Pour les mordus, voici la méthodologie de Pierre Fortin pour le tableau ci-haut:

Notes : Il s’agit de familles avec enfants; les chefs de familles monoparentales peuvent être des femmes ou des hommes. Le revenu rapporté est le revenu total de la famille, non ajusté pour le nombre d’enfants. L’année 2007 est la dernière pour laquelle les données sont présentement disponibles; c’est la dernière année complète de l’expansion économique avant la récession commencée à l’automne 2008. Les chiffres  indiquent le pouvoir d’achat qu’aurait eu le revenu en dollars canadiens s’il était dépensé au Québec. Pour l’Ontario, l’ajustement consiste à multiplier les dollars canadiens par la fraction 95/107; pour le Canada, la multiplication est par la fraction 95/100.

Source : Statistique Canada, tableau CANSIM 202-0702.

Nous retournons maintenant à notre programme régulier.

Note en petits caractères :

Les billets du vendredi « Temps durs pour les détracteurs du modèle québécois » ne prétendent pas que tout est parfait au Québec, loin s’en faut. L’auteur a d’ailleurs proposé, dans ses ouvrages et sur ce blogue, des réformes nombreuses et importantes visant à surmonter plusieurs des importants défis auxquels le Québec est confronté. Cependant, la série permet de percer quelques trous dans le discours ambiant qui tend à noircir la situation globale du Québec qui, pourtant, affiche d’assez bons résultats comparativement aux autres sociétés semblables.
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49 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Passons le fait que la comparaison se fait avec une province sur le déclin (au lieu de comparer avec les meilleurs) pour dire que cette étude ne tient pas compte (encore une fois) de la dette du gouvernement.

Parce que les services public au Québec, comme les garderie, sont acheter avec la carte de crédit. Un jour où l’autre, quelqu’un devra payer.

Enfin une bonne nouvelle!

Si nous sommes étonnés, c’est parce que nous sommes collectivement contaminés par une autoperception négative entretenue par des analyses déficientes qui simplifient tellement les comparaisons que ça compare des pommes avec des bananes (on compare le salaire gagné ici avec le salaire gagné à Toronto pour le même boulot et on conclut que les Torontois gagnent plus cher (!)).

De plus, nous sommes pris avec un complexe historique judéo-chrétien de culpabilité dès que nous aspirons à un monde meilleur combiné avec une résistance sans pareille au changement.

Alors pour voir le portrait réel du Québec il faudrait commencer par arrêter de présumer le pire et de regarder la réalité.

Et n’oubliez pas que nous pouvons nous «acheter» du temps libre et des garderies à 7$ grâce, entre autres, aux 8,5 milliards de la péréquation. Ya pas à dire, beau modèle!

Quand je parlais d’exemple simpliste : PIB contre PIB et rien d’autre; garderie à 7 $ avec la péréquation et rien d’autre.

Pour faire une analyse complète et comparer réellement l’état du Québec avec d’autres pays il faudrait écrire un livre.

Monsieur Lisée l’a fait et, soit dit en passant, c’est vraiment un excellent ouvrage. Je vous mets au défi d’être fédéraliste après sa lecture.

J’enrage quand je vois ces « fédéraleux râleux » nous culpabiliser de la péréquation qui n’est que la justice sociale distributive des provinces riches envers les provinces pauvres. TOUS les canadiens y contribuent proportionnellement par leurs taxes et leurs impôts et le gouvernement fédéral les redistribue selon les règles établies.

Si le Québec n’était pas profitable $$$ pour le ROC, il me semble qu’on nous laisserait partir sans faire d’histoire… qu’on nous aurait « fouté à la porte »/ou criss…. dehors depuis fort longtemps !

@David:

Tu omets d’ajouter les 8,5 milliards que le Québec reçoit annuellement en péréquation des autres provinces!

Bonjour,
L’Ontario se relève péniblement de la dernière crise économique qui l’a frappée de plein fouet tout comme le Québec dans une moindre mesure. A la différence près que toutes les infrastructures étaient en parfait état en Ontario tandis qu’ici, des morceaux de viaducs nous tombaient sur la tête quand ce n’est pas les viaducs au complet avec un réseau routier digne du Tiers-Monde. Combien de fois ai-je vu des automobilistes et encore aujourd’hui faire leur signe de croix avant de s’engager sous un ponceau ou bien un viaduc !
De plus, afin d’éviter les atermoiements frénétiques de nos nationalistes québécois face au gouvernement libéral de Monsieur Jean Charest, il est de bon ton de spécifier à ceux-ci que ce n’est pas une intervention divine par l’entremise de leur St Frère André que le Québec a su garder la tête hors de l’eau pour passer au travers de cette fulgurante crise économique, mais bel et bien la sage décision, la vigilance exercée par la gouvernance des libéraux sous la houlette de Monsieur Jean Charest avec son : Économie d’abord! En profitant des plus bas taux d’intérêts de l’Histoire afin d’emprunter, il est vrai, pour rénover tant bien que mal les infrastructures québécoises en collaboration avec les juteuses subventions d’Ottawa. En réussissant à garder les gens au travail afin de surfer sur cette récession implacable pour beaucoup d’endroit sur la Planète, que l’on se le dise enfin au lieu de chiquer la guénille en pleurnichant, ce sport national des nationalistes québécois. Gueuler contre un gouvernement libéral en place en tombant dans l’hyperbole des accusations gratuites, quand ce n’est pas les méchants d’Ottawa et la température! En espérant le jour qu’enfin, nos nationalistes québécois s’assumeront en cessant de critiquer constamment les autres, toujours la faute des autres, afin d’au moins respecter le judicieux conseil que Monsieur Lucien Bouchard leur avait donné soit : Assumez vous enfin ! Au plaisir, John Bull.

Ces résultats réfèrent aux chiffres de l’économie formelle. Or au Québec ont sait que l’économie informelle prend plus de place que dans le ROC. Je serais curieux de savoir si une étude a déjà évalué l’importance de cette économie informelle. Cela nous permettrait d’additionné les deux et avoir une idée de l’économie réelle au Québec.

« Et n’oubliez pas que nous pouvons nous «acheter» du temps libre et des garderies à 7$ grâce, entre autres, aux 8,5 milliards de la péréquation. »

C’est encore le vieux mensonge sorti par les conservateurs (pour faire avaler aux Québécois les sables bitumineux, supposément la seule source de péréquation) et repris ad nauseam par les dépendantistes.

Premièrement, une partie de l’argent de la péréquation provient de l’argent que le Québec met lui-même dans ce pot commun.

Deuxièmement, nos impôts canadiens paient les subventions à l’industrie pétrolière (beaucoup plus que le coût des garderies), le plan de sauvetage de l’industrie automobile ontarienne, les achats militaires sans appel d’offre (F35, avions de transport, frégates, etc.), le coût de la guerre d’Afghanistan, etc.

Troisièmement, si vraiment rester dans le Canada crée un sentiment de dépendance au Québec, vivement qu’on quitte le Canada. D’ailleurs, il est significatif que la majorité des indépendantistes ne croient pas cette propagande, alors que la majorité des dépendantistes l’endosse et le rassasse. Est-ce un indice ?

Quatrièmement, si le Québec était vraiment un boulet pour le Canada, croyez-vous que les gouvernements canadiens dépenseraient autant d’argent et d’énergie pour convaincre les Québécois de rester dans le Canada ? A moins de croire qu’ils nous aiment tellement qu’ils sont prêts à nous faire vivre et même à dépenser une fortune pour éviter qu’on s’en aille et qu’ils ne pourraient plus nous faire bénéficier de leurs largesses…

Je vous le dis M. Lisé, y’a pas à dire mais vous réveillez à chaque vendredi nos pisses-vinaigre nationaux qui n’aiment pas le Québec. Cette semaine un nouveau. On vous salue DonFlamenco. Bienvenue au vendredi de M. Lisé.

Décidément la droite ultra conservatrice est très dure de comprenure surtout en calcul et à un point tel que c’est à se demander si ce n’est pas une déficience.

Ce qui est important pour eux c’est le GROS chiffre en bas du chèque même s’ils n’achètent presque rien avec. Pour eux un type qui gagne 100 000$ en Ontario est plus riche qu’un autre qui gagne 99 000$ au Québec et ce même si sa coûte au Québécois 10 000$ de moins pour vivre. Autrement dit il aime mieux gagner 100 000$ et en arracher que de gagner 99 000$ et avoir 10 000$ de surplus à la fin de l’année.

Ils ne sont pas capable de comprendre qu’avec 100 000$ on est plus riche en Mauricie qu’avec 100 000$ à Montréal, incapables de comprendre qu’avec 100 000$ on est plus riche à Montréal qu’avec 100 000$ à Toronto.

Ils s’acharne à nous dire combien nous recevons de péréquation, mais sont incapables de dire combien nous en payons, mais sa ne compte pas pour eux combien on paye.

« …c’est parce que nous sommes collectivement contaminés par une autoperception négative entretenue par des analyses déficientes qui simplifient tellement les comparaisons que ça compare des pommes avec des bananes… » (Marilène Pilon)

Et il y en a plusieurs ici, libertariens et conservateurs, qui profitent de la popularité de ce blogue, pour faire des efforts considérables de propagande pour entretenir cette perception avec leur analyse dificiente, parfois même ridicule.

Le Québec est plus riche en tout = en territoire, en richesses naturelles, en histoire, en langues, en intégration, en partage en service , en petite et moyenne entreprise , en proprios, en banques en Caisse de dépôts en assurance etc….
Car nous savons ce que c’est de partager
Et indépendant comme pays nous serons encore plus riche, en argent , en fleuve en aéroports en ambassades en consulats en parainage international, en culture etc..

Le Québec ne reçoit pas sa part dans tous les ministères fédéraux et se contente des miettes de la péréquation
Les fédéraliste nous volent

Je suis depuis quelques décennies déjà le palmarès des États offrant la meilleure qualité de vie à leurs citoyens d’après l’ONU.

Je me vois toujours dans l’obligation de constater que crise après crise, récession après récession, les pays qui s’en sortent le mieux et qui demeurent sans cesse dans le top 10 du palmarès sont les pays scandinaves. Ces pays où le capitalisme est réguler à la sauce socialiste (de gauche). Quelle hérésie pour un Nord Américain comme nous.

On a vanté tout au long de la dernière décennie le MIRACLE Irlandais sur lequel un vent de droite et un afflux de capitaux étranger ont déferlé tout au long des années 2000. Qu’en est-il de la situation économique de ce miracle de l’État non interventionniste aujourd’hui deux ans après la crise financière? Qu’en est-il aujourd’hui de la situation des pays scandinaves?

Tous ces hérauts de la thèse de la non intervention de l’État et de l’auto-réglementation de l’industrie par l’industrie pourront faire les gorges chaudes sur le modèle québécois, mais dans le spectre canadiens, c’est le Québec qui s’en tire le mieux.

Pour les obsédés de la dette, tant et aussi longtemps que le ratio dette versus PIB demeure en deça de celui des autres pays industrialisés, y’a pas de quoi à fouetter un chat.

Tous les banquiers de ce monde ne jurent que par les ratios et l’on est pas plus bête que les autres.

Si l’auto-réglementation de l’industrie par l’industrie avait tant de mérite, la crise financière n’aurait pas eu lieu.

Après le crash boursier de 1929, une panoplie de règlements ont été implantés aux États-Unis pour encadrer certaines pratiques. Une cinquantaine d’années plus tard, la dérèglementation amorcée par Ronald Reagan a conduit les marchés financiers tout droit vers une crise financière quelque 20 ans après. Et là on songe à re-réglementer le secteur.

J’aime payer des impôts, parce que j’aime me payer la civilisation et le sens civique!

@David

En 2009-2010, l’Alberta a un déficit de plus 1 milliard. Faut croire qu’ils vivent a crédit aussi!

@DonFlamenco
Comme le dit la publicité, si 8.5 milliard nous tombe du ciel, on aurait pas besoin d’une carte de crédit!
En réalité, ce que l’on donne au fédéral et ce que le fédéral nous retourne, c’est 4 milliards de plus que l’on reçoit.
Comme la dette fédérale est de 40 milliards, on contribue à 10% à la dette bien que notre poids démographique est de 23%! On ne coûte pas si chère au fédéral.
Qui plus est, on paie 7 milliards (23%) de la dette passé au fédéral, donc en 2010, le Canada est « over » de 3 milliards avec le Québec.

J’adore les dépendantistes…

Ils scandent que le Québec profite du reste du Canada avec la péréquation alors que c’est justement le Canada qui a instauré la péréquation. Si les dépendantistes n’aiment pas le concept de péréquation, alors il faut convaincre les autres provinces (Î-P-É, N-É, N-B, Ont et Man) qui en profitent que c’est mal…

Parce qu’en fait six provinces sur dix profitent de la péréquation…

Intéressants vos commentaires. En effet, la dette est un problème et il faudrait ajuster tous les revenus des familles par province en conséquence. Toutefois, l’étude de M. Fortin tient compte du coût de la vie. Peu importe le revenu, c’est le coût de la vie qui compte. En Suisse, les salaire sont très élévés, mais ce revenu ne peut pas palier au coût du logement (locatif) Faut même pas penser y être proprio. Si j’habitais Toronto, je ne serais pas propriétaire, malgré un revenu au-dessus de la moyenne.

Que le Québec récupère les $50 milliards versés bon an mal an par les Québécois à Ottawa et réinvestisse cette richesse dans l’économie du Québec plutôt que dans l’aide au développement de l’économie du ROC et nous serons encore plus riches.

À Nicolas Paillard.

Je ne sais si les citoyens de Î-P-É, N-É, N-B, Ont. et Man. ont aussi leurs pisses-vinaigres pour déblatérer sur la péréquation que ces provinces reçoivent.

Se peut-il que ce soit juste au Québec que ces citoyens québécois pisses-vinaigres soient actifs?

Se peut-il que les citoyens des provinces ci-haut mentionnées ne se sentent pas BS pour autant?

Comme vous le dites si bien ce serait à nos dépendantistes patentés d’essayer de convaincre leurs compatriotes fédéralistes des dites provinces de renoncer à la péréquation.

Se peut-il que nos pisses-vinaigre québécois soient trop paresseux pour entreprendre cette démarche qui aiderait sûrement le Canadéa à rester souder?

Ainsi donc, il y aurait six provinces sur dix sur le BS canadiannnn. Beau pays que celui-là.

Je constate qu’après les négationnistes de la dette, il y a maintenant les négationnistes de la péréquation.

Laissons donc le soin à Gérald Filion (une source neutre, vous en conviendrez) et son invité nous expliquer la péréquation 101: http://www.youtube.com/watch?v=fqTojqCptp0

Si vous trouvez du positif là-dedans pour le Québec, je ne peux plus rien pour vous.

Les Québécois payent environ 20% de l’impôt fédéral. Ça veut dire qu’environ 80% du chèque de 8,5 milliards est payé par les résidents des autres provinces. C’est aussi simple que ça.

Les Québécois sont tellement riches qu’ils sont les derniers au Canada en termes de dons aux organismes de charité. Cherchez l’erreur.

Dette brute Québécoise: 160 milliards ou 21052$/habitant
Dette brute Ontarienne: 212 milliards ou 16307$$/habitant

On a encore du chemin a faire. Nous ne sommes pas plus riche. Nous repoussons le problème à la prochaine génération. Meme utilisant la méthode de calcul de l’OCDE nous n’y sommes pas. L’éducation et sous-fiancé, les coûts du système de santé vont exploser. Bottomline, nous ne pouvons continuer à nous payer notre super filet social sans augmenter les impôts et taxes. Y pas de magie. Nous aurons de durs choix à faire.

@ André/ Andrés

Tu dis que la péréquation c’est la « justice sociale » des province riches envers les provinces pauvres.

Tu dois faire erreur parce que selon Lisée le Québec est déjà riches, donc on ne devrait pas avoir de péréquation.

@ Benton

L’Alberta a une caisse de 14,8 milliards de surplus accumulé. Quand l’Alberta reçois sa facture de carte de crédit, elle paye sur le champs. Au Québec on se contente de payer le montant minimum.

@ Jean-Pierre Gascon

Le Québec ne verse rien à Ottawa, c’est Ottawa qui est parasité par le Québec.

Depuis 1997 (dernière année disponible dans les statistiques), sauf en 2000, le Québec a toujours eu un solde positif avec le fédéral c.-à-d. le Québec a toujours plus reçu qu’il a donné. Dans le reste du Canada, plus souvent qu’autrement, ce solde a été négatif. De plus, à tous les ans depuis 1997, la différence entre les recettes et les dépenses du fédéral a toujours été à l’avantage du Québec par rapport au reste du Canada.

De 1997 à 2007, chaque Canadien dans le reste du Canada a envoyé au fédéral 4 211$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente -16 844$.

De 1997 à 2007, chaque Québécois a reçu au fédéral 4 906$, pour une famille de 4 personnes (2 adultes, 2 enfants) cela représente +19 624$.

http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/econm_finnc/conjn_econm/TSC/pdf/chap13.pdf

@DonFlamenco

qui raconte: » Belle tentative encore une fois M. Lisée, mais voici les faits: PIB par habitant au Québec, 38,800$. PIB par habitant en Ontario, 44,000$. »

En 2009, le PIB par habitant de l’Irlande était le second plus élevé de l’Union européenne, après celui du Luxembourg. En 2009, l’économie de l’Irlande était dans la merde.

@ koldo

C’est pas bien d’inventer des histoires, vilain garçon.

Le classement du Fraser n’existe pas pour 2009, il se termine en 2008. Le Fraser se donne un délais de 2 ans pour évaluer ses indices.

Mais tes inventions vont encore plus loin.

En 2008, le pays européen le plus libre était la Suisse.

En 2008, l’Irlande se classait 11e au général. À titre indicatif, le Canada était 7e.

Vilain garçon !

http://www.freetheworld.com/2010/reports/world/EFWdataset2010.xls

@ DonFlamenco

Quand vous dites:
_____
Les Québécois payent environ 20% de l’impôt fédéral. Ça veut dire qu’environ 80% du chèque de 8,5 milliards est payé par les résidents des autres provinces. C’est aussi simple que ça.
_____

Vous prenez pour acquis que TOUS les services du Canada sont reçus par le Québec. Ce qui est évidemment faux. Si le Québec paie 20% de l’impôt fédéral, alors il paie 20% de TOUS les services dans TOUTES les provinces, y compris au Québec, mais aussi en Alberta…

Et pour ceux qui semblent avoir de la difficulté avec le concept de péréquation, c’est un système pour équilibrer les revenus au sein du Canada pour que tous les citoyens aient en gros le même revenu moyen. Revenu moyen implique donc qu’environ 50% de la population du Canada devrait bénéficier de la péréquation (50% au-dessus de la moyenne et 50% en dessous, c’est une moyenne). C’est pourquoi on a présentement 6 provinces qui reçoivent de la péréquation. Le Québec n’est pas le seul et n’est pas celui qui en reçoit le plus par habitant. C’est calculé per capita la péréquation et comme le Québec est populeux, il en reçoit beaucoup. Si mon souvenir est bon, c’est le NB qui en reçoit le plus per capita.

Pour finir, c’est dommage, mais le calcul de péréquation ne tient pas compte des subventions faites aux entreprises, parce que là, c’est l’Ontario qui en reçoit le plus au total. Étonnement, les subventions font que le revenus moyen est meilleur ce qui rend la péréquation moins nécessaire, par contre, ce sont toujours des sous gouvernementaux qui font vivre la province, ça n’a juste pas le « branding » péréquation, mais entre vous et moi, c’est pareil…

Bonne soirée!

Koldo a peut-être confondu avec l’Index of Economic Freedom, qui plaçait effectivement l’Irlande en tête des pays européens (4ème au monde, devant le Canada et la Suisse) pour 2009:
http://blog.heritage.org/2009/01/13/the-2009-index-of-economic-freedom/

Personne ne contestera que l’Irlande était placée aux plus hauts niveaux de ces palmarès, que son économie s’est effondrée et qu’elle en a pour des années à manger son pain noir (ou ses patates noires?)

@ Léon Blanc-Sec

De manière générale, c’est le classement du Fraser qui fait figure d’autorité. Plus détaillé, plus d’analyse, plus de recherche.

D’où le délais de 2 ans.

Qu’importe, c’est une erreur de Koldo.

En passant, si JF Lisée pense vraiment que nous sommes plus riches que l’Ontario, alors je le mets au défi de réclamer que nos paiements de péréquation soit ramené à un niveau inférieur à ceux de l’Ontario.

Bravo et merci pour tout ce travail. Enfin, je demande à M. Jean-François Lisée, de faire suivre toute cette documentation à Lucien Bouchard, notre vire-capot national qui a osé nous déclarer moins productif et très paresseux.

En plus de mystifier les fédés négationnistes de l’existence du Peuple du Québec, c’est une motivation à la promotion de la Souveraineté, puisque nous avons démontré, dans des conditions pas nécessairement toujours favorables que nous pouvions nous tenir debout, face au plus grand vent à part de ça !!

Je profite de l’occasion pour rappeler que les années 50-60 avaient été terribles pour la région de Montréal, là où tout déménageait au cœur de l’industrie automobile en Ontario, et qu’un certain René Lévesque avec Jacques Parizeau et d’autres, ont aménagé une issue vers la prospérité en réalisant la nationalisation de l’Électricité, selon moi, le fondement avec la réforme de l’éducation, du rattrapage économique.

Bravo aux Québécoises et Québécois !

Pour l’année budgétaire 2010-2011, le gouvernement du Québec va recevoir 8,5 milliards $ en paiement de péréquation du gouvernement fédéral, soit 200 millions de plus que l’année dernière. Cette somme représente 60% des 14,4 milliards versés à l’ensemble des provinces dites pauvres, dont le Québec, ce qui constitue 13% des 65,5 milliards des revenus budgétaires prévus pour ce gouvernement.

Le niveau de vie coûte plus cher en Ontario qu’au Québec, le point que $10,000 va plus loin au Québec est valide. Juste avec le prix des maisons et des logements, on parle d’une différence d’au moins 30%.

vas te promener dans la rue et tu verras qu’a part ta gang tls y a plus de pauvres au quebec que parout au canada et ailleurs qu’a haiti réveille toi….

@polq

Tout ne se résume pas à la péréquation.

Pour l’année 2010, selon le budget fédéral, il y aura un déficit de 40 milliards. Par contre, un remboursement de dette de 30 milliards. Donc, pour une idée juste de l’année réellement, nous aurons un déficit accumulé de 10 milliards.

Pour le Québec, nous allons coûter 50 milliards du fédéral, péréquation et paiement de dette compris. Par contre, nous allons donner au fédéral 46 milliards.
En principe, nous coûtons 4 milliards de plus au fédéral. Par contre, sur le 50 milliards, il y a 7 milliards de contribution à la dette. (23% du 30 milliards) En enlevant la dette passée, pour avoir un image juste de 2010, en réalité, nous coûtons 43 milliards au fédéral… et nous fournissons 46 milliards au fédéral.

Ainsi, pour 2010, si le Québec ne ferait pas parti du Canada, ce dernier aurait un déficit réel n’ont pas de 10 milliards… mais de 13 milliards!

@David,

Quel distrait je fais ! Mais bien sur mon cher que j’oubliais qu’en Suisse on on a mis une réglementation pour permettre la fraude fiscale.

Voilà une bien belle chose selon le Fraser, n’est-ce-pas ? C’est juste qu’on se demande pourquoi le Fraser aime tout d’un coup la réglementation. Bien sur, on réglemente ici visant à obliger le secret bancaire pour la bonne cause, n’est-ce pas david ? Tu vois David comme les choses sont relatives et que la réglementation est acceptable quand elle permet (stimule et occasionne) les riches de s’enrichir. Mais non, que je suis niaiseux, bien sur qu’il ne le vois pas, il voit plutôt sa liberté au fond du tunnel (quand il y sera, il reverra les moments les plus importants de sa vie)… À suivre sur wikileaks.

Mais bon, là n’était pas le propos…

La réalité est que l’Irlande est (après la Suisse, ses banquiers et sa mauvaise conscience) le pays qui a obtenu le pointage le plus élevé des pays européens au « score de liberté économique » du Fraser Institute. En bref, selon eux, c’est là où les lois et procédures administratives te laissent le plus libre de fourrer ton voisin. c’est bien . Vive la Suisse.

Et vive l’Irlande qui se classe deuxième pays européen de 1995 à 2008 après la Suisse mais (pour toutes ces années) avant l’Allemagne, la Suède, le Danemark, la Finlande et la France.

Je dois t’avouer mon cher david, qu’il ne n=m’est pas facile de dire bravo pour la liberté économique alors que ceux qui ont choisi cette voie font faillite alors que les déficients en eux s’en tirent bien. Tu veux qu’on regarde ensemble les résultats 1995-2008 ?

Si David a pour objectif de démonter que je suis un vilain garçon, il va falloir qu’il franchisse certaines limitations et qu’il réponde aux faits. Au-delà des détails anecdotiques, les fait répondent par eux-mêmes et nous n’avons alors même pas besoin de dire CQFD.

PS – Je persiste et signe: En 2009, le PIB par habitant de l’Irlande était le second plus élevé de l’Union européenne, après celui du Luxembourg. En 2009, l’économie de l’Irlande était dans la merde.

« vas te promener dans la rue et tu verras qu’a part ta gang tls y a plus de pauvres au quebec que parout au canada et ailleurs qu’a haiti réveille toi…. » (yoland marcil)

Absolument et parfaitement faux, si cette rue est au Québec.

C’est probablement au Québec qu’il y en a le moins de pauvres en Amérique.

@ Benton et polq et autres fédéralisses

« Tout ne se résume pas à la péréquation. » (Benton)

Bien sûr si le Québec avait été un pays indépendant en 2010, ce derniers n’aurait pas été OBLIGÉ de participer au financement a grand frais de l’industrie automobile en Ontario.

Il aurait bien plus payant de financer sa propre économie plutôt que celle du Canada.

@ koldo

Je te signale pour la DEUXIÈME fois que le classement du Fraser s’arrête à 2008.

Et vive la Suisse et ses paradis fiscaux. Car s’il y a des paradis fiscaux, c’est parce qu’il y a des enfers fiscaux.

P.S.: Tu fais quoi du Canada, de Hong Kong ou de Singapour qui est plus libre que l’Irlande ?

Tu les ignores au nom du cherry-picking ?

@ koldo

J’ai une autre belle stats juste pour toi.

Dans le Fraser, il y a un sous indice qui mesure la dérégulation du marché du crédit.

Je te donne les gagnants:

* Nouvelle-Zélande: 9,98/10
* Royaume-Uni: 9,76/10
* Finlande: 9,62/10
* Australie: 9,50/10
* Norvège: 9,42/10
* Danemark: 9,39/10

Et si tu te poses la question les USA se classe… en 23e position !

@David

Étude Fraser par-ci, étude IEDM par-là.

Si un étude payé par les compagnies de cigarette te dit que la cigarette n’est pas cancérigène, libre à toi de la croire!

Tiens, il me semblais que notre ami David ne voulait rien savoir des sous-indices parce qu’il voulait le « big picture ». C’est du moins ce qu’il écrivait, il n’y a pas 3 mois.

Reprenons donc son information et classons le tout selon le sous indice » size of the goverment ».

* Nouvelle-Zélande: 6,14 / 75ème sur 140
* Royaume-Uni: 6,02/ 77ème sur 140
* Finlande: 5,03/ 106ème sur 140
* Australie: 6,80/ 47ème sur 140
* Norvège: 5,55 /92ème sur 140
* Danemark: 4,50 /112ème sur 140

Que pouvons nous conclure à la lecture du texte de notre ami david et de cet exercice ?
1. Si vous voulez avoir un marché du crédit flexible ne réduisez surtout pas la taille du gouvernement
2. La lecture des études du Fraser Institute ne rend pas intelligent.

Pour ce qui est de l’Irlande, on peut supposer qu’ils ont été tellement bien classés de 1995 à 2008 (les meilleurs en Europe après la Suisse) qu’ils ont fait faillite après avoir constaté le second point de notre conclusion.

@ koldo

Pauvre koldo…

Ce que j’ai dénoncer c’est quand tu utilise un sous indice en disant que ce sous-indice indique le niveau de liberté économique. Ce qui est malhonnête puisque l’indice est le cumul de sous indice.

Ici tu as parlé spécifiquement de la déréglementation des banques.

Alors pourquoi quand on parle des banque du veux utiliser le sous indice sur la taille du gouvernement alors qu’il existe un sous-indice qui traite spécifiquement des banques ?

La réponse est simple.

Encore une fois, j’ai exposé une inexactitude dans tes commentaire et encore une fois tu te défends de la seule manière que tu connais: en voulant faire dévier le débat avec du cherry-picking.

Mon cher David, je constate que ta mémoire faiblit mais heureusement, les écrits restent. Regarde donc les interventions des billets de JFL du 21 novembre 2010 et du 22 octobre 2010… juste pour le plaisir des yeux.