Référendum, amiante, vote stratégique. Des questions et mes réponses

Les claviers ont chauffé !

J’ai participé ce vendredi midi pendant une heure à une séance de clavardage avec les internautes du site de Radio-Canada. On peut lire l’échange complet ici. Voici les principaux extraits, regroupés par thèmes:

Le référendum et la souveraineté

Pouvez vous m’indiquer la différence entre un Référendun d’initiative populaire (RIP) consultatif et une pétition ? Je croyais que Mme Marois avait dit que le RIP serait exécutoire … par Stephane

L’Assemblée nationale peut ignorer une pétition. Dans le cas d’un RIP, l’assemblée serait forcée de tenir un débat et de voter pour ou contre la demande de référendum.

À propos des référendums d’initiative populaire, est-ce que la barre des 15 % n’est pas trop élevée en comparaison à d’autres pays? par Florent Daudens

Un excellent reportage diffusé au Téléjournal hier soir démontrait qu’au contraire, nous plaçons la barre nettement plus haut que les autres endroits où le RIP est appliqué. Mais pour vous donner une idée, il y a deux ans, lorsque 80 % des Québécois disaient aux sondeurs qu’ils voulaient une commission d’enquête sur la corruption, une pétition sur Internet n’a récolté que 500 000 signatures. C’est dire que si un jour, une demande atteint 850 000, avec une répartition régionale minimale, cela signifiera qu’une majorité de citoyens sont en faveur de la mesure.

(à ce sujet, écouter mon entrevue avec Michel C. Auger à Radio-Can.)

N’est-ce pas paradoxal que pour se faire élire, le PQ tente de rester vague sur la souveraineté?
par Olivier

Non. Notre position nuancée indique que nous sommes respectueux de la volonté des Québécois de ne pas être brusqués sur ce sujet essentiel. Ce qui est certain, c’est qu’avec un gouvernement de la CAQ ou du PLQ, les Québécois n’auront pas le droit de quitter le Canada au cours des 4 ou 5 prochaines années. Avec le Canada de Stephen Harper est en train de nous construire, je ne serai pas surpris que d’ici peu, une majorité de Québécois veuillent prendre leur décision eux-mêmes. Avec le PQ, ils seront libres de le faire.

Vous avez déclaré au Match des élus que le Canada était une prison pour le Québec. Qu’entendiez-vous par là? par Florent Daudens

C’est l’engagement formel de la CAQ et du PLQ. S’ils sont élus, peu importe ce que fera le Canada de Harper, les Québécois n’auront pas le droit de sortir du Canada. Ils n’auront même pas le droit de forcer un débat sur cette question. C’est la CAQ et le PLQ qui proposent d’emprisonner le Québec dans le Canada pour quatre ou cinq ans. Avec le PQ, nous gardons notre liberté et notre rapport de force.

Vous semblez baser votre projet de souveraineté sur le rejet du Canada de Harper. Ne trouvez-vous pas que c’est une fondation chambranlante pour former un pays? Que se passera-t-il si le prochain gouvernement à Ottawa est plus progressiste?
par Kevin Gosselin

Vous avez raison. C’est le caractère même du Canada qui empêche le Québec de prendre toutes ses décisions et de s’épanouir. Il y eut des moments où l’arrogance de Pierre Trudeau mettait ce carcan davantage en exergue (notamment avec une Constitution imposée). Aujourd’hui, c’est le conservatisme de Harper qui irrite au plus haut point une grande majorité de Québécois. Je peux me tromper, mais j’ai l’impression qu’un éventuel premier ministre Mulcair ferait à sa façon et à son tour la démonstration qu’on ne peut être libre que si on est indépendant.

La proportionnelle

Vous ne croyez pas au mode de scrutin proportionnel ?
par Josianne

Oui. Parlons net : le PQ y a travaillé pendant des décennies. Le PLQ voulait le faire il y a 3 ou 4 ans. Chaque fois, c’est le caucus des députés qui refuse la réforme. Ils n’acceptent pas que des « super députés » élus sur des listes viennent s’ajouter à des députés qui font du porte-à-porte et sont en contact avec les électeurs. La seule façon, à mon avis, de contourner ce problème, est d’introduire la proportionnelle par la voie du référendum d’initiative populaire, un outil démocratique que nous proposons cette année.

L’amiante et le pétrole

Compatriote de la région de L’Amiante, quelle position aura votre parti sur l’extraction de ce minerai ? par Simon

J’ai grandi à Thetford et, l’été, j’ai balayé de la poussière d’amiante. Thetford a brillamment réussi sa reconversion économique, Asbestos tarde à le faire. Il n’y a pas d’avenir pour l’amiante, sauf dans des cas très particuliers et certainement pas dans l’exportation en Inde.

Le gouvernement libéral a fait une erreur en investissant dans la mine Jeffrey. Nous allons rouvrir ce dossier, financer la diversification économique d’Asbestos et n’autoriser, après une dernière étude, que les quelques applications où l’utilisation de l’amiante est parfaitement sécuritaire.

Pouvez-vous nous donner des exemples d’application sécuritaire?
par Florent Daudens

Plusieurs éléments potentiellement très dangereux, pensons au mercure, sont utilisés dans des procédés industriels de façon utile et sécuritaire. Cela peut être le cas pour l’amiante, mais je laisserai les spécialistes en santé publique nous indiquer lesquels.

Le PQ a-t-il l’intention de nationaliser les Cie de gaz sur Anticosti? Aussi a-t-il l’intention de remettre les CRD et nous débarrasser des CRÉ? par Sylvain Beauséjour

Une enquête rapide s’impose sur Anticosti. C’est scandaleux : nous ne connaissons même pas la somme qu’Hydro a obtenue pour avoir ainsi vendu une de nos plus importantes ressources naturelles au privé. Nationaliser ? Je ne sais pas. Mais certainement le Québec doit reprendre le contrôle de ce dossier.

En ce qui concerne le développement local, le PQ est très attaché au modèle des CLD et des CRD. Il est certain que nous allons refaire le point avec les intervenants et apporter d’importants réajustements dans les mois qui suivraient notre élection pour réintroduire davantage de participation citoyenne au développement local.

Quelle est la position du PQ face a l’exploitation minière par des entreprises privees? Allons-nous voir une continuation du Plan Nord si un gouvernement pequiste est élu?
par Alex

Nous avons toujours soutenu un développement raisonné des ressources naturelles du Nord québécois. La plus grande mine jamais ouverte au Nord le fut sous Jacques Parizeau. Mais comme l’a dit M. Parizeau, le Plan Nord n’est pas une stratégie saine d’enrichissement des Québécois, c’est une façon de faire payer par les contribuables les infrastructures qui étaient auparavant à la charge des minières. Ça, avec nous, ça s’arrête drette là!

L’unité — et la division — du vote souverainiste

Pourquoi avoir refusé de s’entendre avec Québec solidaire, pour ne pas se nuire et assurer une diversité de positions politiques à l’assemblée nationale?
par Simon Cloutier

En décembre et janvier, j’ai servi d’intermédiaire entre le PQ et Québec solidaire, où j’ai beaucoup d’amis. Des discussions préliminaires étaient en cours, mais en février, Amir nous a informés que l’opposition à une telle alliance au sein de QS augmentait, ce qui a mis fin aux échanges. Vous m’en voyez désolé. Il aurait quand même été préférable que QS concentre ses efforts pour battre des députés libéraux plutôt que pour battre des députés péquistes.

Le PQ va perdre Girard à l’Assemblée nationale à cause du mode de scrutin. Est-ce qu’un gouvernement PQ va enfin adopter une représentation proportionnelle?
par Vincent

La course dans Gouin est très compétitive. Hier encore, Louise Beaudoin appelait tous les souverainistes à voter PQ pour s’assurer de ne pas être battu par Jean Charest qui pourrait avoir un ou deux comtés de plus que nous. Elle disait aussi que Nicolas, sans lequel le scandale des garderies n’aurait jamais été éventé, a un « destin national ».

Personnellement, j’aimerais beaucoup voir Françoise à l’Assemblée nationale, mais j’aurais aimé l’aider à battre un député libéral pour nous donner une vraie victoire souverainiste.

Croyez vous qu’Option Nationale et Québec Solidaire vont énormément diviser le vote nationaliste?
par Louis Alta

Difficile à dire. Aux dernières élections, si la moitié des électeurs de QS avaient voté PQ dans Laurier-Dorion, cela aurait empêché la victoire d’un libéral. Je crains que cette division profite encore plus aux libéraux cette année. Mes amis de QS disent que c’est impossible. Ils disaient aussi l’an dernier qu’il était impossible que le NPD enlève plus de 10 comtés au Bloc québécois.

En tout cas, Jean Charest et Michelle Courchesne mettent les bouchées doubles pour dire du bien de QS. Ils semblent faire le calcul que ça sert leur intérêt. Je sais que Françoise et Amir sont très gênés d’entendre les libéraux vanter leurs mérites.

La défense du français, l’anglais et le bilinguisme

Pourquoi le PQ a-t-il reculé sur la question d’inciter les candidats qui se présentent en politique de connaitre suffisamment le français? N’est-ce pas plutôt nécessaire que les élus politiques soient ne mesure de s’adresser en français à la population qui a voter pour eux?
par Louis Alta

C’est certainement souhaitable. Mais dans les réformes importantes et essentielles que nous offrons, nous respectons ce que j’appelle « l’esprit de René Lévesque » : changer l’avenir, mais respecter le présent. Le projet de loi sur la citoyenneté reconnaît qu’il reste au Québec plusieurs dizaines de milliers d’unilingues anglais, dont les droits doivent être respectés. Mais nous ferons en sorte que les nouvelles générations apprennent évidemment le français à l’école comme c’est actuellement le cas et que les nouveaux arrivants démontrent une connaissance minimale du français pour acquérir la citoyenneté québécoise. C’est la norme internationale pour l’acquisition d’une citoyenneté.

Pourquoi le PQ soutient-il que la loi 101 devrait s’appliquer au Cégep? C’est peut-être mon plus gros désaccord avec vous, puisque je ne pense pas que c’est à 17 ans qu’on va perdre son français. Deuxième question: cette décision fait-elle l’unanimité? par Alexandre

En matière linguistique, aucune décision ne fait l’unanimité. Le danger est le suivant : en 1970, 60 % des résidents de l’Île de Montréal avaient le français comme langue d’usage. En 2006, 54 %. Dans 15 ans, 47 %.

Nous ne pouvons nous permettre de perdre notre masse critique dans la métropole. Le cégep en français est un des nombreux moyens que nous comptons prendre pour renverser la tendance. Il est établi que les étudiants allophones allant au cégep anglophone s’anglicisent davantage que ceux qui vont au cégep français.

Contrairement à ce que vous dîtes et répandez comme propos, le français n’est pas en recul sur l’île de Montréal, il avance à chaque année. Plus de 70% des montréalais connaissent le français et c’est la seule statistique qui compte. Pourquoi choisir un parti souverainiste qui n’a pas de projet de société inclusif et ouvert sur le monde? Pourquoi ne pas avoir choisi Québec Solidaire comme parti?  par Yann Roshdy

Oui, j’étais un peu étonné d’entendre Françoise David affirmer que la proportion de citoyens de Montréal qui avaient le français comme langue première (à la maison) n’avait aucune importance dans la mesure où la majorité ont le français comme langue seconde. J’estime que c’est une position très dangereuse. Il faut évidemment se réjouir des progrès du français comme langue seconde, mais personne n’a jamais intégré un immigrant à sa langue seconde. Autrement dit, si nous perdons la masse critique de gens qui vivent en français, nous ne pourrons intégrer ceux qui ont d’autres langues. Ne pas comprendre ce principe de bon sens, c’est mettre l’avenir du français en péril.

Les Libéraux n’ont pas un leg intéressant, mais au moins ils ont instauré l’enseignement intensif de l’anglais au primaire. Est-ce que le PQ va maintenir cette réforme? Votre programme est loin d’être limpide sur ce point… par vincent

Depuis plusieurs années, Mme Marois met de l’avant des périodes d’enseignement intensif de l’anglais à la fin du primaire et au secondaire. Contrairement aux libéraux, nous entendons ce que disent les éducateurs sur les dangers du « mur à mur » en la matière. L’anglais intensif en sixième est excellent pour les bons élèves, mais il peut perturber l’apprentissage du français pour ceux qui n’en ont pas une maîtrise suffisante. Nous allons suivre les conseils des éducateurs sur ce point.

Pourquoi ne pas promouvoir le bilinguisme? la langue internationale c’est l’anglais et vous insitez a mettre des batons dans les roues des enfants francophone en limitant leur apprentissage de l’anglais. comment expliquez vous cette peur de l’anglais?
par marc m

Au contraire. Nous faisons depuis plusieurs années la promotion de l’enseignement intensif de l’anglais au primaire et au secondaire. C’est plus efficace que l’étalement de petites heures d’enseignement sur plusieurs années. Le bilinguisme, et le trilinguisme, individuel est une très grande richesse. Les Québécois sont d’ailleurs déjà la population la plus bilingue et la plus trilingue sur le continent.

Mais l’anglais, c’est un peu comme l’eau. On veut savoir bien nager. On veut que nos enfants sachent bien nager. Mais on déteste se faire pousser dans la piscine et on ne veut certainement pas se noyer.

La Charte de la laïcité

Vos propositions identitaires déplaisent aux communautés culturelles et anglophones. Que proposez-vous pour que frano, anglo et comm culturelles vivent finalement ensemble plutôt qu’en isolement? par Jérôme Cloutier

Depuis plusieurs années, les sondages indiquent systématiquement que l’immense majorité des francophones et des non francophones, l’immense majorité des chrétiens, juifs, musulmans et athées estiment que les accommodements raisonnables sont allés trop loin.

Notre proposition de charte de la laïcité déplaira, c’est certain, à des minorités d’orthodoxes et aux apôtres du multiculturalisme à la Trudeau. Mais l’idée d’affirmer ce qui doit être non-négociable au Québec – égalité des sexes, prédominance du français, laïcité des institutions – bénéficie d’un très large consensus.

Les étudiants

Pourquoi le partie québecois de parle plus ou presque pus du conflit étudient ca semble beaucoup moin important
par yan

Les étudiants ont fait preuve d’une extraordinaire maturité ces dernières semaines. Le projet de Jean Charest – en fait son espoir et sa stratégie – était d’assister à des affrontements lors de la rentrée des classes la semaine dernière pour se présenter comme le sauveur de la loi et de l’ordre face aux « violents étudiants». En se « retirant de la cible » comme l’a dit Gabriel Nadeau-Dubois, les étudiants ont déjoué la stratégie cynique du premier ministre. Tous les Québécois doivent leur en être reconnaissants.

Pourquoi le PQ ne prône pas la gratuité scolaire jusqu’à l’université, ce qui m’apparaît être le meilleur investissement possible pour notre société?
par Francois

Nous tiendrons, si nous sommes élus, un sommet avec les étudiants dès l’automne sur la question du financement des universités. Nous nous attendons évidemment à ce qu’ils soumettent des scénarios de gratuité. Cela a cependant un coût important qu’il faudrait compenser ailleurs. Nous voulons réduire les dépenses de l’État et commencer à rembourser la dette, mais nous serons attentifs à toute proposition qui n’alourdirait ni les impôts de la classe moyenne ni l’endettement.

La campagne

Comment vivez-vous cette première campagne en tant que candidat?
par ealvarez_

Ça me met de bonne humeur. Chaque matin, je pars voir les bénévoles, je rencontre des gens formidables d’organismes ou d’entreprises qui se démènent pour améliorer la qualité de la vie des gens de Rosemont, j’arpente les rues, je fais du porte-à-porte tous les jours. L’accueil est chaleureux, sympathique partout où je vais, même avec ceux qui ne voteront pas pour moi.

Candidat, je me sens à ma place. Je suis très heureux d’avoir pris la décision de me lancer. Je serai encore plus heureux de pouvoir travailler avec la première première ministre de notre histoire et sûrement un des meilleurs leaders que le Québec aura connu. Elle va surprendre beaucoup de monde. Les sceptiques seront confondus!

Les commentaires sont fermés.

Donc si je comprend bien, les membres du caucus du PQ et du PLQ pensent dans leurs intérêts avant ceux de la population sur la question du vote plus proportionnel. Il faudrait les élire pareil et utiliser les RIPs pour les forcer. Sauf que les RIPs sont consultatif, qu’est-ce qui garantie qu’ils y mettront pas le veto ?

Avant de songer à mettre en place un mode de représentation proportionnelle des partis politiques, peu importe qu’il soit mixte ou absolu, on devrait s’assurer d’une meilleure représentativité des élus. Il en va de leur légitimité comme législateurs.
 
D’un strict point de vue démocratique, il est inadmissible qu’il ne soit pas nécessaire d’obtenir une majorité absolue des votes (50 % plus 1) pour obtenir le droit de représenter les citoyens et citoyennes d’un comté. Selon le système actuel, le candidat ou la candidate qui a obtenu plus de votes que tout autre candidat(e), peu importe le pourcentage atteint, obtient le droit d’être élu comme député(e).
 
La règle d’or de tout mode de représentation électorale, y compris le mode proportionnel, doit être l’obtention d’au moins une majorité absolue pour être élu(e) comme député, maire ou à tout autre poste électif.
 
Pour ce qui est de l’obtention requise d’une majorité absolue, cela peut être atteint par deux tours de vote ou, ce qui serait largement plus avantageux, par le vote préférentiel (plus d’un choix possible par bulletin de vote, en ordre de préférence).
 
Pour ma part, je m’opposerai à toute formule de représentation proportionnelle qui réserverait des comtés pour des candidats choisis strictement par les partis, peu importe leur valeur, sans qu’ils aient à être opposés à des candidats d’autres partis et être soumis au vote populaire dans les comtés concernés.

Si la Commission Charbonneau prouve que des députés ou des Ministres sont coupables de magouilles ou de malversations, est-ce que on peut avoir l`assurance que ces tristes individus seront poursuivis, même s`il s`agit du Premier Ministre.

Merci M. Lisée pour ce blogue informatif!

On ne pourra pas dire que ce ne soit pas clair… L’introduction du mode de scrutin proportionnel, même s’il ne s’agit que d’ajouter 10% de députés représentatif (selon la proportion des votes obtenus), ce sera cela de gagné. Et comme notre système parlementaire permet qu’un parti soit majoritaire avec 33% des votes obtenus, aucun parti majoritaire n’a osé intégrer ne serait-ce qu’un tant soit peu la proportionnelle.

Avec une députation « plus » proportionnelle, peut-être que l’on entendrait moins de sophismes du genre « la majorité silencieuse est avec moi! » La majorité silencieuse avec qui se l’approprie!

Enfin des réponses claires et logiques à des questions précises. Les Québécois peuvent être d’accord ou non avec votre vision de ce qu’il y a de mieux pour l’avenir du Québec, mais on ne peut certainement pas vous reprocher d’éviter les questions, ni de manipulation de l’opinion publique par la peur la spécialité de vos adversaires.

Évidemment j’endosse complètement le fait que:

« L’indépendance est nécessaire pour que les Québécois décident par eux-mêmes de leur développement social et économique par le contrôle de l’ensemble de leurs ressources financières. »

Toutes les raisons en sont d’ailleurs clairement détaillées dans cet article mis en lien.

http://www.capsurlindependance.org/le-message/largumentaire/lindependance-est-necessaire-a-notre-developpement-social-et-economique/

Quelqu’un peut-il faire le décompte de tous les candidats de la CAQ qui se sont présentés pour l’ADQ quand elle défendait le même principe de référendums d’initiative populaire et avec beaucoup moins de signatures pour déclencher un référendum? Il y a quand même des limites à voir des gens renier tout ce en quoi ils croyaient il y a à peine quelques mois sans en payer le moindre prix politique.

M. Lisée, vos réponses sont franches, directes, claires…et me font tellement plaisir. La nuance est une vertu peu prisée actuellement. On a l’impression que les gens veulent des réponses blanc ou noir. Votre discours, bien qu’assuré, est tout en nuances et en bon sens. Je vous souhaite une longue carrière politique.

Bon, j’ai décidé de faire le travail moi-même. Il y a 9 candidats de la CAQ qui ont déjà été candidats (presque tous députés) de l’ADQ et quatre autres qui ont été des militants à l’ADQ pour un total de 13, soit un peu plus de 10% de tous les candidats de la CAQ.

« Il aurait quand même été préférable que QS concentre ses efforts pour battre des députés libéraux plutôt que pour battre des députés péquistes »

Et vous de même. Faut être pas mal arrogant pour dire cela après trois billets contre QS! ET arrêtez de mettre la faute sur Amir et les militants de QS. Encore ici vous jetez le blâme sans regarder de votre côté… Et Pauline elle? Qu’a-t-elle fait?

La vérité est que le PQ sous Lucien Bouchard est devenu un parti de droite. Pauline nous a pondu une loi spéciale pour obliger les infirmières à retourner au travail. Et Lucien avec son obsessionnel déficit zéro!

Le parti québécois a bien de preuves à faire avant de courtiser le vote de gauche. Nous verrons bien s’il est le parti progressiste qu’il prétend être. Il a eu par le passé la fâcheuse habitude de faire campagne à gauche pour ensuite gouverner à droite.

Voilà pourquoi nous voulons des députés QS à l’assemblée nationale. Pour vous remettre à l’ordre.

Des réponses crédibles dans l’ensemble avec quelques points obscurs. Inévitable c’est un chat.

Sur la question de la citoyenneté et du RIP, il apparaît que les médias créent une certaine agitation pendant que Radio Canada plus ou moins insidieusement attaque les projets de renforcement du PQ de la nation québécoise. Le Canada ignorant la question francophone c’est par Québec qu’il faut agir.
S’intéresser à la citoyenneté consiste à renforcer l’information auprès des immigrants comme quoi la province de Québec tel qu’existante n’est pas une province anglophone ce qui n’est pas évident.

Le Québec actuel en dehors de la francophonie n’est pas connu dans le monde de par son statut provincial. En Autriche, en Pologne, en Chine, au Japon, aux États-Unis même (spécifiquement dans le Midwest, le Nord Ouest) Amérique d’ailleurs peu intéressé par le reste de la planète, le Québec se confond avec tout le Canada. Il faut donc sur l’immigration des cours de francisation, il faut faire connaître la particularité du Québec.

Le RIP lui est un moyen de communication des citoyens avec le gouvernement afin de sortir le gouvernement de sa bulle lorsqu’il est au pouvoir depuis trop longtemps. En soi, le système politique britannique concentre la souveraineté sur l’Assemblée nationale et le pouvoir exécutif de gouvernement qui en est issu. Ce qui veut dire qu’aucun référendum d’initiative populaire avec 850,000 signatures n’a un pouvoir de décision sur le parlement et le gouvernement qui reste maître de ses décisions et qui se trouve averti de questions par le RIP qu’il voudrait éviter comme la corruption. Le RIP est un moyen de pression.

Dans une élection on cherche à faire peur contre les adversaires, d’autres diraient d’avertir des menaces liés à des programmes politiques. Le PQ prévient des risques du programme caquiste, libéral. CAQ et PLQ agitent des épouvantails sur un référendum.

Les gouvernements péquistes passés ont respectés le résultat des deux référendums ont gouvernés, ont innovés par des projets et mesures, ont connus leurs difficultés mais n’ont jamais pratiqué la manipulation politique. Alors la crainte de ceci ou cela la crainte d’un référendum de consultation populaire dont la barre est de 15% c’est vraiment là de la manipulation commandé par certains médias.

M. Lisée, vous entendre ou vous lire, c’est vous laisser opérer en soi un « undo » pour les faux-pas de Mme Marois (qui malheureusement s’accumulent). Encore l’autre soir après le débat avec M. Legault, vous avez immédiatement su corriger le tir là où Mme Marois avait erré (sa fameuse « marge de manoeuvre », témoignant d’un doute déroutant quant à sa conception des pouvoirs relatifs du gouvernement vis-à-vis un groupe de pression, aussi important soit-il objectivement, et aussi hypnotisant soit-il pour Mme Marois [d’autant plus que dans le contexte, il s’agissait d’un scénario fictif et fortement teinté – un piège, comme l’a appelé Mme Legault]). Vous ajoutez une autre couche au dilemme de l’électeur plus à gauche, et c’est à votre honneur. Faut-il espérer que le PQ soit avant tout tissé de gens comme vous? Je n’en sais rien, mais je vous souhaite bonne chance.

n.b. à propos de la question du 15% trop élevé, je l’interprète différemment: 15%, n’est-ce pas trop élevé pour quelque autre sujet que la souveraineté? Autrement dit, ce nombre tend à suggérer que le RIP n’était non pas une honnête proposition d’usage général, mais une sorte de magouille destinée uniquement au « problème » de la souveraineté, pour ainsi dire (triste appellation j’en conviens). Pour quelqu’un comme moi, c’est cette zone d’ombre (qui fait écho à d’autres dans les propositions du PQ), qui conjuguée aux faux-pas, nuit. Il y a comme une soif de rectitude et de vérité dans l’air.

Bonjour J.Francois,nous demeurons a Drummondville, depuis 7 ans, mais avant nous demeurions dans notre belle petite ville de Thetford.mon époux a travaillé chez ton père ,au IGA, et quand nous nous sommes mariés, il a travaillé dans les mines d’amiante, pendant 39ans et 10 mois.Moi je crois, que bien des gens aiment se faire (excusez)chier sur le nez,par québec, et le fameux Harpeur. Moi je refuse d’ouvrir la bouche.!!!! . Pourquoi, ne pourrions pas vivre de nos richesses. Harpeur peut bien ne pas voiloir que l’on en sorte. Ils nous aiment tous, mais nous fessent sur la tête a la première occasion.Tenons nous debout, et j’ai confiance en Mme Marois, et en son équipe, pour nous sortir de ce marasme.Nous, nous votons P »Q » et je milite, et j’assume mon idée. Bonne chance a tous et j’ai une très grande confiance. Nous pensons a nos enfants et surtout a nos petits enfants. Merci de me lire.

M. Lisée:
Dans les appels au vote stratégique, le PQ n’offre aucune « monnaie d’échange » aux électeurs qui renieraient certaines de leurs conviction en échange de cette stratégie.

Ne pensez-vous pas qu’il serait efficace pour le PQ de « sacrifier » les circonscriptions de Gouin et Nicolet-Bécancour en signe d’appel au vote stratégique?
QS et ON étant des alliés objectifs au sujet de l’indépendance, présenter la chose comme tel et appeler les électeurs ON et QS dans les autres comtés sans chance de victoire à se rallier au PQ. Cet appel aurait pour effet de perdre Gouin et Nicolet, mais donnerait le PQ gagnant dans une dizaine de comtés face au PLQ.
Qu’en pensez-vous?

C’est un bon début. J’ai hâte de voir votre programme personnel poindre dans celui du PQ.
Je crois que vous avez fait le bon choix de vous présenter et vous souhaite une longue vie en politique.

J’aime les gens qui y ont pensé avant de se mettre au blanc.

La proportionnelle nous donnerait le PLQ-CAQ au pouvoir et pour longtemps. Et ce serait une fatalité pour notre nation.

Pour ceux qui s’intéresse à Anticosti. Un plainte pour le vol de nos ressources a été porté à la SQ, par le candidat Daniel Breton. Ce dernier c’est engagé au nom de son parti à confier un mandat spécial au V G pour faire la lumière dans cette affaire.

Antiosti : Le vol du siècle

http://corruptionliberale.com/anticosti_la_trahison_de_nathalie_normandeau/

Quelques commentaires. En général, beaucoup de belles idées, mais je remarque que sur certains sujets vous rester vague (réflexe de politicien ?).

de plus:
1) « Pourquoi avoir refusé de s’entendre avec Québec solidaire, pour ne pas se nuire et assurer une diversité de positions politiques à l’assemblée nationale?
par Simon Cloutier

En décembre et janvier, j’ai servi d’intermédiaire entre le PQ et Québec solidaire, où j’ai beaucoup d’amis. Des discussions préliminaires étaient en cours, mais en février, Amir nous a informés que l’opposition à une telle alliance au sein de QS augmentait, ce qui a mis fin aux échanges. Vous m’en voyez désolé. Il aurait quand même été préférable que QS concentre ses efforts pour battre des députés libéraux plutôt que pour battre des députés péquistes. »

Mais plus récemment, un appel à une union des forces souverainistes avait été lancé au PQ, QS et ON. Québec Solidaire demandait une position commune sur certains sujets. Le PQ a rejeté cette demande parce qu’elle contenait la réforme du mode de scrutin (pour la proportionnel mixte compensatoire).

2) A ce sujet, pourquoi diable le PQ a rejeté l’année dernière cette réforme pourtant essentielle ? Réforme qui a toujours été dans le programme du PQ depuis sa fondation…jusqu’à l’année dernière. Pourtant bnous savons que notre système, héritage coloniale anglais des siècles passés est « démocratiquement infect » (dixit Lévesque), est cause du cynisme et du désengagement des citoyens (le majorité des votes sont « gaspillés » parce qu’ils ne conduisent à aucune représentation) et nous enferme dans l’immobilisme, conséquence du bipartisme.
L’excuse de laisser un référendum d’initiative populaire (RIP) décider parce que le caucus des députés péquiste y serait opposé est une mauvaise excuse. Justement parce que la proposition PQ sur les RIP laisse le caucus décider s’il applique ou non le résultat d’un référendum.

3)Pour les mines: Ce que propose le PQ, c’est simplement d’augmenter les redevances et de les calculer sur la valeur des produits (pas seulement les « profits »). C.est bien, mais c’est très loin du « Maîtres chez nous ».
Pourquoi ne pas défendre les propositions de Québec Solidaire et d’ON (participation au moins majoritaire de l’État dans tous les projets de ressources naturelles, avec nationalisations au besoin) ?

4) Sur la gratuité scolaire, outre le fait que Mme Marois a déjà déclaré qu’elle s’y opposait et prônait une indexation automatique, comment pouvons faire confiance au PQ sur « Nous tiendrons, si nous sommes élus, un sommet avec les étudiants dès l’automne sur la question du financement des universités. » ?
Considérant que sous la gouverne du PQ, le Rapport final de la Commission des états généraux sur l’éducation 1995-1996 prônait justement la gratuité (entre autres choses, dont la fin des subventions aux écoles privées) et que la ministre de l’Éducation de l’époque (une certaine Pauline Marois) a jeté aux orties ce rapport pour, la même année 1996, décider d’un « dégel » des frais de scolarité (donc les contraire du rapport). Seule la mobilisation étudiante l’a obligée à reculer (mais sans pour voir l’obliger à respecter les conclusions du rapport). (Ironiquement, Charest s’était alors violemment opposé à la hausse des frais de scolarité).
Qui nous garantit qu’un gouvernement péquiste ne procédera pas de même avec le sommet promis ?

5) « Il aurait quand même été préférable que QS concentre ses efforts pour battre des députés libéraux plutôt que pour battre des députés péquistes. »

Il est ironique que le PQ concentre ses efforts pour faire battre tous les candidats solidaires qui pourraient avoir une chance de faire des gains.
Jean Poirier (ex-président du syndicat d’AVEOS) parachuté dans Mercier pour faire battre le seul député souverainiste n’appartenant pas au PQ au nom de … »l’unité »
Daniel Breton parachuté dans Sainte-Marie–Saint-Jacques contre Manon Massé.
Vous-mêmes êtes parachuté contre François Saillant.
Pourquoi le gros des « candidats vedettes » du PQ ont-ils été parachutés contre les « vedettes » de QS et non contre les « vedettes » libérales ?

Est-ce que les propos de Mme Marois et de son entourage des deux dernières années seraient vraies ? « Guerre à finir avec QS », « Il va y avoir une bataille de rues dans Mercier », « Tout faire pour empêcher Françoise David d’être élue dans Gouin », etc.

Je pourrais relever bien d’autres points où vos propos tiennent beaucoup plus des slogans creux d’un politicien que d’une analyse saine et posée d’un analyste politique.

C’est dommage et cela me démontre une fois de plus que le PQ est un parti vieilli, plus intéressé par le pouvoir que par un idéal.
Si même vous en êtes rendu à défendre l’indéfendable par des raisonnements aussi tordus, ça en dit long.

« Si la Commission Charbonneau prouve que des députés ou des Ministres sont coupables de magouilles ou de malversations, est-ce que on peut avoir l`assurance que ces tristes individus seront poursuivis, même s`il s`agit du Premier Ministre. »

Il serait surprenant qu’un ministre se soit trempé dans le corruption. Par contre ils ont certainement tout ignoré. Quand on ne sait rien difficile d’être condamné.

Donc la réponse est plutôt qu’il sera pratiquement impossible de trouver un ministre fautif. Donc pas poursuivis.

Mais li y a toujours un nono qui se met le doigt dans l’engrenage.

M.Lisée, je suis de très prêt tous vos commentaires.. hier soir avec des amis nous avions une discussion sur la souveraineté et je ne savais que dire lorsqu’on me narguait avec cette question: Nous recevons d’avantage de fond du Canada que nous en donnons… il semble pour eux claire que nous avons besoin d’eux et qu’il est impossible de croire que nous serions capable de faire du Québec un pays…
Que dois-je répondre lorsqu’on me met au défit de la sorte?

En 1976, Laval comptait plus de 93% de francophones, actuellement, nous ne sommes que 62%. J’assiste innexorablement à la Louisiannisation du Québec…

J’ai l’impression que peu de gens s’en rendre compte.

Une telle situation en Allemagne, en Suède ou ailleurs, serait le signal d’un rassemblement gigantesque, d’une union de tous ceux et celles qui ont à coeur notre culture, notre langue et l’avenir du peuple Québécois.

Force est de constater, qu’enfermer dans une dialectique doctrinaire et suicidaire, nous allons éparpiller nos voix…
QUELLE INCONSCIENCE!!!

Les libéraux vont attaquer très bientôt les centres d’accueils :

Le savez-vous pourquoi Jean Charest est si arrogant et qu’il se permet de dires des choses comme : les maisons de sondages se trompent, je vais former le prochain gouvernement majoritaire, etc., etc. ?

C’est que la machine électorale libérale va dans quelques jours attaquer les centres d’accueils.

En effet, les libéraux, comme à la dernière élection, vont avoir 5 jours (de vote par anticipation) pour faire voter tous ces gens les plus confus les uns que les autres, et réussir à faire basculer le vote dans plusieurs comptés, incluant dans Sherbrooke.

Ils ont une machine électorale très bien organisée, très bien huilée, et seulement avec le vote par anticipation de 5 jours, ils peuvent faire basculer le résultat général du vote.

Ajouter à ça, QS qui va aller chercher 7% au PQ, et le tour est joué … L’establishment anglophone aura gagné les élections au Québec encore une fois.

Il est évident que les québécois francophones ne passent pas proche d’être capable de contrer ces deux ‘’tricheries’’ électorales. L’organisation et le financement des québécois francophones ne passent pas proche d’être à la hauteur de celui de l’establishment anglophone. On ne passe même pas proche …

Mais, en attendant, les québécois francophones peuvent commencer par être au courant de l’existence de ces deux tricheries, et peuvent individuellement agir en fonction …

Si vous connaissez des gens dans des centres d’accueils, allez les visiter pendant les 5 jours du vote par anticipation, et essayez de mettre un peu de sable dans l’engrenage de la machine électorale libérale dans ces centres. Votre présence, seulement votre présence, pourrait leur nuire, ne serait qu’un peu.

Évidemment, de grâce, ne votez pas pour Québec Solitaire; surtout pas dans les nombreux comptés que le candidat de QS n’a aucune chance de passer, mais a d’excellentes chances de faire passer le libéral au détriment du PQ. Un peu d’intelligence, SVP …

JL

Petite remarque: je ne comprends pas pourquoi la proportionnelle est presque le seul mode de scrutin de remplacement dont on parle couramment. Je suis un fervent partisan d’une réforme, mais je suis loin d’être certain que la proportionnelle est la meilleure solution.
J’espère que d’autres options, comme le scrutin alternatif, feront l’objet de considérations appropriées.

« Petite remarque: je ne comprends pas pourquoi la proportionnelle est presque le seul mode de scrutin de remplacement dont on parle couramment. »

En fait ce n’est pas la proportionnelle pure qui est proposée par les défenseurs du mode de scrutin (Mouvement Démocratie Nouvelle, Jean-Pierre Charbonneau, Québec Solidaire, etc.), mais bien la « proportionnelle mixte compensatoire ».

Le principe: Environ 60% des députés restent élus selon le mode de scrutin actuel et l’autre 40% selon une méthode proportionnelle (régionale ou nationale, cela reste à déterminer).

« Ajouter à ça, QS qui va aller chercher 7% au PQ »

Faux. Québec Solidaire va chercher à la base des gens qui ne voteraient pas pour le PQ de toute façon.
Et pour les autres qui voteront QS, ils ne proviennent pas des électeurs péquistes, mais des indécis.
Que ceux-ci aillent au PQ ou à QS n’aide pas le PLQ.

Il faudrait se réjouir que des indécis aillent voter pour une parti souverainiste et progressiste plutôt que de ne pas voter.

Puis il y a les scrutin à deux tours. La proportionnelle implique une liste d’élus privilégiés en tête de liste. Assez injuste pour les autres qui sont au bas de la liste. Sans compter les gouvernements presque toujours minoritaires avec les conflits perpétuels entre partis pour former des alliances à tous moments. Un scrutin à deux tours diminuent les risques de ces dérapages.

« La proportionnelle implique une liste d’élus privilégiés en tête de liste. Assez injuste pour les autres qui sont au bas de la liste. »

Mais c’est déjà le cas. Dans les gros partis, des candidats « vedettes » et d’autres proches de la direction sont imposés, voire parachutés dans certains comtés (sûrs si on veut les faire élire et « stratégiques » (lutte serrée)si on veut faire pencher la balance).

» Sans compter les gouvernements presque toujours minoritaires avec les conflits perpétuels entre partis pour former des alliances à tous moments. Un scrutin à deux tours diminuent les risques de ces dérapages. »

La France a le système à deux tours et vit continuellement dans les gouvernements de coalition. Donc, votre argument ne tient pas vraiment.
Mais en général, cela ne pose pas de problème majeur, parce que justement, les Français (les Européens en général) se sont habitués à ce système et ont développé la culture politique des gouvernements de coalition.

La confusion qui vous anime (comme beaucoup d’autres), c’est que vous croyez, à tort, que le système proposé est celui de la proportionnelle pure.
Or, tous les travaux depuis le premier mandat de Lévesque ont convaincus les défenseurs de la réforme du mode de scrutin que le meilleur système (pour l’instant), celui qui bousculerait le moins les habitudes et assurerait, justement, une plus grande probabilité de gouvernements stables, est celui de la « proportionnelle mixte compensatoire ».

Le principe: Environ 60% des députés restent élus selon le mode de scrutin actuel et l’autre 40% selon une méthode proportionnelle (régionale ou nationale, cela reste à déterminer).

Bonjour Monsieur lisée, depuis que vous avez publié ces questions réponses et aujourd’hui le 29 Aout, madame Marois a changé d’idée sur plein de choses, EXP: vous parlez de débat sur les etudes ou la question de la gratuité sera eventuellement mise sur la table, or Mme Marois a exclue cela, en disant, qu’il n’a jamais eté question de peut etre en discuter, autre choses L’amiante??? vous dites ca a l’air sécuritaire on va voir les études ensuite on va décider, encore la Mme Marois dit qu’il en ai plus question , comment expliquez-vous cela???? je trouve ca trés flou comme beaucoup d’autres chose d’ailleur!!!!

M. Lisée, dans mes réseaux sociaux, le thème que je vois le plus c’est l’adoption du dogme du vote pour son coeur, le refus de voter stratégique. Le vote stratégique des 25-35 ans auquel vous vous attendiez peut-être ne sera pas au rendez-vous.

Je ne connais pas les rouages internes pour une telle décision, mais je pense qu’il serait urgent de démontrer une ouverture à envisager un changement du mode de scrutin. Je commence à craindre un gouvernement caquiste, et je trouve pas que l’entêtement des députés sur cette question en vaut le risque. N’y-a-t-il réellement rien qui puisse être fait à cet égard?

L’amiante comme tout les produits dangereux comporte des risque sils ne sont pas utilisé intlligement. Ici on a réduit les risues en ayant de bonne façon de faire. On a qua la transformer nous meme en produit fini et la livrer avec des recommendations dutilisation. je ne suis pas daccord quon se prive des bénifices et des profits liées a lexploitation de nos ressources pour des conditions qui sont évitables. On a pas nous qui avons les ressources a se priver des profits et des emplois et des services quon peut soffrir avec cette richesse sous prétexte que des irresponsables peuvent ne pas bien lutiliser. alons nous enlever tout les produits potentiellement dangereux du marché?Surement pas.

Une chose est sur on ne peut réduire a néant le pouvoir électoral de vaste régions remplies de ressources qui rapportent la grande majorité des impots sous prétexte quil y peut de gens qui y sont inscrits. Comment allons nous défendre le développment de nos ressources si des quartiers de bs ont plus de poids que des régions entieres qui font vivre ces québécois.