1995 Versant Non: Les 15 ans du grand mensonge

Nous avons été trop durs avec ce pauvre Pierre Trudeau. Nous l’avons accablé. Simplement parce qu’en mai 1980, à la veille du premier référendum sur la souveraineté, il a solennellement promis que si les Québécois votaient non, il y aurait « du changement ».

L’ayant applaudi ce soir-là, le chef québécois du camp du Non, Claude Ryan, comme un jeune conservateur nommé Brian Mulroney affirment avoir compris que ces «changements » offriraient au Québec davantage d’autonomie.

Trudeau allait au contraire lui en enlever, dans une Constitution écornant le pouvoir des Québécois de gérer à leur guise leur système scolaire et leur langue. Ryan et le chef du camp du Non de 1995, Daniel Johnson, allaient par écrit utiliser le mot « trahison » pour caractériser l’écart entre la promesse de Trudeau et sa conséquence.

Rétrospectivement, j’affirme qu’ils ont été trop durs. Car nous avons maintenant un point de comparaison qui rend bien timide l’ambiguïté coupable de Trudeau par rapport à la brutale clarté de son successeur, Jean Chrétien. Il y a 15 ans, cinq jours avant le référendum de 1995, l’élève a dépassé le maître.

15 ans déjà !
15 ans déjà !

(Fragments de 1995 – 15 ans déjà depuis le référendum du 30 octobre 1995. Pour éclairer cette période de forte intensité à laquelle je fus mêlé, je vous présente pendant quelques jours des fragments de cette période, des pistes pour comprendre et tirer des leçons, peut-être, pour la prochaine fois….)

Et grâce aux mémoires publiés ainsi qu’aux entrevues offertes depuis par les principaux protagonistes, nous savons maintenant comment a été conçu et exécuté un des grands mensonges de notre histoire.

Dans la semaine précédant le référendum, Jean Chrétien et son entourage sont inquiets. Eux qui croyaient asséner aux souverainistes une défaite historique — et les pousser en deçà de leur score de 40 % de 1980 — s’éveillent à la possibilité d’une courte victoire du Oui. Dans l’urgence et dans plus d’un brin de panique, Chrétien et ses ministres entrent dans la campagne du Non comme un éléphant dans une partie de quilles en train d’être perdue.

Le premier ministre décide de parler fort et de parler deux fois. D’abord lors d’un grand rassemblement à Verdun, au sud-ouest de Montréal. Puis dans un solennel discours à la nation. Il ne doit pas manquer son coup. Selon la phrase célèbre d’un de ses conseillers : « Il faut tirer pour tuer la proie, sinon à quoi bon ? » Ces deux discours doivent ramener les indécis dans le camp du statu quo. Mais comment s’y prendre ?

L’aveu du conseiller

Jean Chrétien et Goldenberg
Jean Chrétien et Goldenberg

Dans The Way It Works, ses mémoires publiés en 2006, le conseiller de Chrétien Eddie Goldenberg révèle que le débat sur l’opportunité de mentir aux Québécois a eu lieu au moment de la rédaction des textes. Jean Chrétien, le conseiller Patrick Parisot (maintenant chez Ignatieff) et Eddie Goldenberg scrutent le dilemme.

Si Chrétien, raconte Goldenberg,

« disait brutalement qu’un vote pour le Oui signifiait l’éclatement du Canada, comment pourrait-il affirmer la semaine suivante que le référendum était illégitime parce que la question n’était pas claire ? D’autre part, s’il ne disait pas qu’un vote pour le Oui signifiait l’éclatement du pays, alors les forces du Oui avaient une bien meilleure chance de gagner. »

Ce dilemme existe parce que le premier ministre a déjà décidé qu’il ne reconnaîtra pas la légitimité d’une victoire du Oui. Il l’a affirmé en privé à plusieurs proches, il le confirmera au lendemain du vote, déclarant qu’il aurait « défendu la Constitution », qui ne prévoit pas de sécession possible. Il le redit dans ses propres mémoires.

L’enjeu étant clairement posé dans la rencontre entre les conseillers et le chef, le premier ministre Chrétien, l’enfant de Shawinigan, trancha ainsi, selon Goldenberg :

« Faisons tout ce qu’on peut faire pour gagner cette semaine. Si on perd quand même, cela ne m’empêchera pas d’affirmer que la question était trop ambiguë pour être prise comme un mandat de se séparer. Écrivez-moi un discours précisant que l’enjeu du référendum est de rester dans le Canada ou de le quitter. Mettez cette déclaration dans mon discours pour Verdun, puis dans mon message télévisé. »

Intéressant que Goldenberg reporte la responsabilité d’un tel non-respect de l’éthique sur Chrétien, en le citant aussi longuement. Mais qu’en dit le principal intéressé ?

L’aveu de Chrétien

Trudeau et Chrétien. L'élève dépasse le maître.
Trudeau et Chrétien. L'élève dépasse le maître.

Il confirme. Dans sa biographie, Passion politique, publiée en 2007, il explique :

« J’étais dans une situation très difficile. D’un côté, je voulais encourager les nationalistes mous et les indécis à voter Non en leur signalant les dangers tangibles d’un Oui.

D’un autre côté, je devais éviter de me piéger moi-même en donnant à entendre qu’un Oui gagnant enclencherait inévitablement et irréversiblement la mécanique de la séparation.

J’ai alors décidé qu’il était plus important de ne pas parler de ces conséquences que personne ne pouvait prédire et de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour assurer tout de suite la victoire du Non. »

L’important pour lui était donc de duper les indécis et les nationalistes modérés avec cette stratégie lui permettant d’être gagnant quoi qu’il arrive : s’il faisait assez peur, il gagnerait ; si ça ne marchait pas, il refuserait de perdre.

Que dit-il cinq jours avant le référendum du 30 octobre ? Alors que les sondages oscillent autour de 50 % (pas de 55 %, ni de 60 %, ni de 66 %) et alors que la question posée est celle que l’on sait, Jean Chrétien donne à la nation le sens du vote : « Demeurer canadiens ou ne plus l’être, rester ou partir, voilà l’enjeu du référendum. »

Puis, il indique au pays à qui appartient la décision. Au premier ministre ? À la Chambre des communes ? Aux articles de la Constitution ? Non : « D’un bout à l’autre du Canada, les gens savent que cette décision est entre les mains de leurs concitoyens du Québec. » Finalement, et plus fondamentalement encore, il décrit ce qui se passera, cinq jours plus tard, si le Oui l’emporte : l’indépendance du Québec est une « décision sérieuse et irréversible ». Irréversible.

Voyez cet extrait du documentaire de la CBC Point de rupture, où on voit votre futur blogueur, imberbe mais déjà outré…

https://www.youtube.com/watch?v=pp7RHTHLFqI&feature=player_embedded

Chrétien ne dit pas qu’il ne reconnaîtra cette victoire du Oui que si elle franchit une barre plus élevée que celle des 50 %. Il ne dit pas qu’il se réserve le droit de juger de la qualité de la majorité. Il ne dit pas que le libellé de la question le laissera songeur. Au contraire, chacun comprend qu’il s’apprête à respecter les règles et que pour cette raison, ainsi que parce qu’il craint une courte victoire du Oui, il s’astreint à en expliquer clairement, froidement, brutalement les conséquences.

Bref, à la télévision, Jean Chrétien a menti de manière préméditée, délibérée et assumée à la nation québécoise (dont il ne reconnaît pas l’existence). Toujours dans ses mémoires, il attribue à cette stratégie le mérite d’avoir « renversé la vapeur et d’avoir donné la victoire au Non ».

Le suivre dans ce raisonnement c’est admettre que la survie du Canada repose sur un mensonge.

La longue entrevue accordée en 2009 par son chef de cabinet, Jean Pelletier, confirme l’esprit qui régnait alors autour du premier ministre. À l’éditorialiste Gilbert Lavoie, qui lui demande s’il s’était inquiété du respect de la loi référendaire dans les opérations fédérales au Québec, Pelletier répond : « Non. Il y en a peut-être qui se sont posé ces questions-là, mais pas moi. Quand on est en guerre, on va-tu perdre le pays à cause d’une virgule dans la loi ? »

Le palmarès des mensonges

Il est trop tôt pour situer définitivement ce mensonge dans le palmarès québécois. Est-il équivalent à celui de George-Étienne Cartier, qui promettait en 1867 une consultation populaire sur l’entrée du Québec dans la Confédération, puis refusait de la tenir ? Où de Mackenzie King, qui s’engageait devant les Québécois à ne pas recourir à la conscription pendant la Deuxième Guerre, puis demandait par plébiscite à tous les Canadiens de le relever de sa promesse ? Ou du Terre-Neuvien Clyde Wells, qui s’engageait par écrit à faire «  tout en son pouvoir » pour tenir un vote sur l’accord du lac Meech, puis refusait de tenir ce vote ? Ou de Robert Bourassa, qui affirmait que « le statu quo est la pire solution pour le Québec », puis s’épuisait à faire triompher le statu quo ?

Difficile à dire. Sans pouvoir déterminer si tôt où placer le mensonge de Jean Chrétien dans le palmarès historique, on peut dire qu’il surpasse nettement celui de Pierre Trudeau. Et que de toutes les déclarations condamnables prononcées lors des deux campagnes référendaires, celle de Jean Chrétien est de loin la plus déshonorante.

* * *

Je donnerai la conférence d’ouverture: Comment gagner le dernier et le prochain référendum, à 9h30 ce samedi, au colloque de l’IREQ : 15 ans plus tard, à l’hôtel Delta Centre-Ville à Montréal

Laisser un commentaire

2110: un descendant spirituel de M. Lisée écrira « les 115 ans du grand mensonge ».

2195: un autre descendant écrira « les 200 ans du grand mensonge ».

Pendant ce temps, les autre, ceux qui vivent dans le présent plutôt que dans le blâme du passé, dans le concret plutôt que la rhétorique nostalgique, auront contribué à construire et développer le Canada et le Québec.

J’ai par ailleurs hâte de lire l’article de M. Lisée sur les annulations massives de bulletins de votes dans le West Island. C’est pire que du mensonge de politicien, ça…

En effet, je suis déshonoré d’être un citoyen de ce pays. J’en ai tellement des hauts le coeur que je n’arrive même plus à en prononcer le nom si ce n’est qu’avec un accent anglais voir même british. Mais que faire? Nous sommes des démocrates et le respect de la démocratie nous interdit de songer à d’autres façons de réaliser notre indépendance.

Voilà, on l’a là où on ne la voulait pas.

ce qui me désole le plus,c’est que la plupart de ces menteurs sont tous des canadiens français,rajoute à cela jj charest….
dites donc, es ce que être politicien fédéraliste nous transforme en menteur?

Bonsoir,
Et si la question référendaire au référendum de 1995 aurait été : Accepteriez vous que le Québec se sépare du Canada et devienne un pays indépendant, OUI ou NON ? A la guerre comme à la guerre ! parait-il…. Mais oui, pauvres nationalistes québécois opprimés par le reste du Canada qui vous méprise, vous domine, vous exploite, vous empêche d’exister, vous exploite et vous trahit constamment à travers leurs chefs qui nous mentent, se moquent de Nous, nous siphonnent, nous rentrent la Constitution dans la gorge, la nuit des longs couteaux, nous empêchent d’être Nous entre Nous etc…. etc…… OUI, la coupe est pleine et désormais et ce dès demain, vous les Péquistes, vous allez enfin vivre un Grand Jour ! Mais l’Histoire ne vous a rien appris ! Depuis quelques 133 ans que vous vous faites mépriser par le reste du Canada, assez, ce devrait être assez ! Oui, debout et cessez de tergiverser car vous ne pouvez même pas envisager une possibilité d’association ou de partenariat avec de tels mécréants ! Car en s’associant ou en partenariat, coudon, le passé est toujours garant de l’avenir.
J’accuse ! Oui les péquistes qui depuis 40 ans parler d’association et de partenariat avec ces traîtres, en ce jour, VOUS N’AVEZ PLUS D’EXCUSES ! Et comme le flamboyant Monsieur Pierre Elliot Trudeau a dit : C’est fini les FOLIES ! Et si vous êtes capables et frondeurs, vous les péquistes, la seule solution pour vous est l’INDÉPENDANCE et ce en espérant que vous aurez le courage de l’affirmer haut et FORT : Indépendance TOUT COURT car vous n’êtes pas des masochistes après tout en parlant d’association avec de tels renégats que sont les Canadiens et leurs politiques….Allez au travail et courage OBLIGE ! Au plaisir, John Bull.

Merci pour ce papier très instructif. J’ai quitté le Québec de 1989 à 2002, et j’ai besoin de recoller les morceaux de ma mémoire politique. Vous m’y aidez grandement.

Oui … on le sait. Malheureusement…les peuple sans colonne et sans désir de vivre, qui ne recherchent que la survivance, sont plus voués à croire les gens sans honneur qu’à poser des gestes d’honneur !

Et ces peuples disparaissent… et peu d’historiens sont là pour faire leur histoire ! Qui se souviendra des Québécois dans 500 ans ?

Qui se souvent des Petchenègues ?

Oui … on le sait. Malheureusement…les peuple sans colonne et sans désir de vivre, qui ne recherchent que la survivance, sont plus voués à croire les gens sans honneur qu’à poser des gestes d’honneur !

Et ces peuples disparaissent et peu d’historiens sont là pour faire leur histoire ! Qui se souviendra des Québécois dans 500 ans ?

Qui se souvient des Petchenègues

En ce qui me concerne, ces deux personnages sont du même acabit. Je me souviens très bien de Trudeau déclarant, en parlant du changement nécessaire : « nous mettons nos sièges en jeu »…, tandis que Chrétien – toujours en 1980 – déclare en frappant sur un comptoir de cuisine: « C’est ici que ça c’est décidé » en parlant de « la nuit des longs couteaux ».

Alors, en 1995, Chétien était toujours le même homme dénué d’honnêteté, le « p’tit gars de Shawinigan » traîte à son peuple, le politicailleur véreux, méprisant, pour qui, sans broncher, n’importe quel moyen est bon.

Je suis en colère et fatiguée. Je ne comprends pas que nous soyons incapables d’être collectivement solidaires de nous-mêmes et de l’avenir de nos enfants, de nos petits enfants….. Je ne comprends pas ce manque de discernement, de lucidité élémentaire face aux gens que nous élisons pour nous gouverner. Je ne comprends pas notre soumission. Serions-nous vraiment une petit peuple de perdants pour toujours ?

Moi aussi, je regrette énormément Monsieur Parizeau et ce, depuis sa démission en 1995. Ça aussi, je ne l’ai pas compris. Sa déclaration le soir de notre défaite, était claire, et exacte, j’en étais certaine – l’avenir l’a d’ailleurs prouvé – mais avec tous les peureux politiquement corrects que nous comptons dans notre société, il ne fallait pas le dire. Oui, il fallait le dire et haut, pour que nous nous en souvenions, nous le peuple sans mémoire, dont la devise est « Je me souviens ». Nos ancêtres, qui ont choisi une telle devise pour notre avenir, doivent se retourner dans leur tombe et être amèrement déçus de leur descendance.

Monsieur Parizeau est le seul politicien que je respecte, mort ou vivant. Un homme intelligent, cohérent, décidé, créateur, organisé, honnête et idéaliste, conservant les pieds bien sur terre et connaissant très bien ce dont il parlait, c’est rarissime, et en plus ayant l’envergure d’un chef d’État! Nous nous sommes tiré dans le pieds à force d’avoir peur. Pour moi, il est bien au-delà de M. René Lévesque qui a toujours eu l’air de s’excuser de son option indépendantiste avec ce petit sourire gêné qui m’a toujours mise mal à l’aise. La seule erreur de M. Parizeau a été de laisser sa place à un Lucien Bouchard charismatique, aux allures de curé et dépourvu de vision et de cohérence. Quand donc, prendrons-nous conscience qu’un leader charismatique sera toujours celui qui nous trompera et nous décevra. Et pourtant,il me semble évident que cela fait partie de la nature même du charisme !

Qu’est-ce que nous attendons pour nous prendre en main, pour dire : c’est assez! Que nous sommes tannés de nous faire avoir par le mensonge institutionalisé des hommes politiques, des gens d’affaires, des malhonnêtes, des voleurs. Que nous sommes tannés d’être méprisés par les canadiens, au lieu d’être leur partenaire; que nous prenons notre destiné en main pour vivre chez nous, comme nous l’entendons, selon nos valeurs; que nos rêves sont importants et que nos réalisations font foi de nos compétences; que nous sommes des adultes et n’avons nul besoin d’une supervision fédérale pour gérer notre richesse. Que nous sommes las des marchandages entre gouvernements et du silence que nous nous imposons face à des magouilles poticiennes où nous sommes toujours perdants ! Ou est notre dignité collective et le respect que nous nous devons ?

Oui, je suis en colère et fatiguée et j’ai le goût de dire à ceux qui ne veulent rien savoir que c’est pour cela qu’ils ne savent rien de nous.

Je voudrais être petit oiseau pour entendre votre prochaine conférence… J’espère qu’elle sera disponible sur La Toile un peu plus tard… Merci de nous rappeler les faits que vous avez vécus comme témoin privilégié de cette époque effervescente des Référendums de ’80 et de ’95

…et pendant ce temps-là, les belle-mères du P.Q. tentent d’assasssiner leur cheftaine actuelle et les longs couteaux sont déjà sortis et bien effilés… 15 ans plus tard, le P.Q. n’a pas évolué d’un seul iota et tourne toujours en rond: encore en train de poignarder son chef dans le dos.

Heureusement que le Québec peut encore évoluer aujourd’hui au sein du beau et grand Canada et que le P.Q. a lamentablement échoué dans son projet de nous faire entrer dans sa cage à homards, sinon, on en serait encore à se demander s’il faut abandonner, au Québec séparé, les lampes à l’huile et les chandelles pour l’électricité.

Parlant de PET, n’oublions pas que c’est le Québec qui a voté le plus fermenent pour lui. Rappellez-vous la Trudeaumanie! Et personne ne s’est ouvert les veines au Québec après la « nuit des longs couteaux » où René lévesque a tellement mal géré les négociations qu’il a perdu pour le Québec.

Il y a les promesses d’un grand soir suivi de milliers de jours heureux, et il y a la réalité.

« …je frémis en évoquant une souveraineté québécoise sous Lucien Bouchard. » Yves Michaud.

Surtout, ne perdons pas courage, même si cela devait être tout ce qu’il nous reste. C’est déjà infiniment mieux que la couardise de touts ces fumistes patentés.

Carriéristes du mensonge, satrapes en service commandé par les vampires à cravate de Bay-Street, Toronto, Ontario.

Cent fois par jour, ils nous trahissent, nous volent, nous mentent, nous méprisent.

Ils nous vomissent leurs sophismes et inepties à pleines pages, toile, radio, télé, journal. Tout leur appartient, usurpé de notre labeur quotidien.

Nous sommes un peuple jeune. Le Québec est une terre d’avenir. Dans ses sillons, tracés par nos ancêtres, déposons les semences d’espoir pour les générations à venir.

« Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, le Québec est et sera le seul et unique maître de son destin. »

Vive le Québec libre!

honorable: Parlez nous donc du fait qu’Ottawa a ouvert les valves de l’immigration au Québec l’année précédent le référendum. Pas mal plus *massif* comme argument. Même un sioniste a deux sous devrait comprendre cela.

@John Bull

Alors mon petit John,(j’allais encore écrire Erwan, ça ne me sort pas de la tête) toujours cette attitude de boutefeu. Mais puis-je, mon petit John, vous proposer un sujet de réflexion : l’histoire de Nelson Mendela,de son pays et sa politique de réconciliation. Peut-être que vos sarcasmes y trouveront une limite à votre humour de bas étages.

«Entre le sarcasme et l’ironie il y a la même distance qu’entre un rot et un soupir.»
[Hugo Pratt]

P.S. Votre grammaire, mon petit John, est déficiente. Avec le «si» on emploie l’imparfait, pas le conditionnel. Rappelez-vous en mon petit John.

Bonjour,
Une triste expérience comme celle vécue en 1995 lors du référendum québécois ne se reproduira plus jamais face aux Hautes Instances Internationales ! Depuis ce temps, la Communauté Internationale, la Commission de Venise dont le Canada fait partie est aux abois car plus jamais au niveau planétaire, des nationalistes exacerbés et frustrés tenteront de fonder un nouveau pays dans la CONFUSION. Que les nationalistes québécois se le tiennent pour dit ! Et au lieu de toujours y aller dans l’hyperbole dans leurs commentaires, ils se devraient de plutôt penser à l’euphémisme ! Que certains nationalistes en manque d’arguments, en manque de contenu pour essayer un tant soit peu de valider une opinion sans consistance en se servant d’aphorismes, de citations connues et de proverbes ne changera rien au fait que dans le fond, ils expriment leur impuissance de cette façon en essayant d’adapter une phrase toute faite pour se donner de l’importance ou bien se faire une belle jambe et rien de plus.
Effectivement que l’expérience référendaire de 1995 vécue ici tout en étant visible à la face du Monde ne se reproduira plus JAMAIS. Un seul pays depuis 1995 a accédé à son indépendance depuis la tentative d’arnaque systématique dont les québécois furent victimes malgré eux avec des dirigeants qui tentaient de fonder un nouveau pays dans la confusion totale en 1995 avec une question alambiquée des vertus de l’oxymore et en plus avec seulement la MOITIÉ de ses habitants plus UNE VOIX contre l’autre MOITIÉ qui n’en veut PAS. Pathétique ! Mais les Hautes Instances Internationales veillaient au grain ainsi que la Commission de Venise sûrement car la preuve étant qu’ils encadrèrent totalement le référendum du Monténégro en 2006.
Par ailleurs, un précédent a été créé en 2006 afin de baliser et d’encadrer rigoureusement le référendum du Monténégro. Car plus jamais au niveau international la triste expérience de 1995 au Québec ne se reproduira car l’Europe de Maastrich exigea une QUESTION CLAIRE, UNE MAJORITÉ CLAIRE DE PLUS DE 55 % et l’INTERDICTION aux deux belligérants de JOUER SUR LES ÉMOTIONS NATIONALES lors de la période référendaire au Monténégro. Le tout avec un pays en devenir d’a peine plus de un demi-million d’habitants…. afin que ceux qui croient dans une naïveté manifeste que briser un pays du G8 dans la confusion n’arrivera plus jamais.
De plus, avec le Clarity Act, soit la Loi sur la Clarté de l’éminent Monsieur Stéphane Dion qui en passant est une sommité reconnu internationalement par ses pairs et toutes les Cours Suprêmes des 65 pays membres de la Commission de Venise en plus des Constitutionnalistes du MONDE ENTIER. Et pour preuve, les juges internationaux des différentes Cours Suprêmes ainsi que les constitutionnalistes des 65 pays membres de la Commission de Venise ont choisi dans la presque unanimité la LOI sur la CLARTÉ de l’éminent Stéphane Dion pour encadrer totalement le référendum Monténégrin.
Finalement, lors du référendum du Monténégro encadré par la Commission de VENISE avec la Loi sur la Clarté, la question posée au Monténégrins se devait d’être COURTE ET CLAIRE et l’Union Européenne dont la France exigèrent une majorité CLAIRE de 55 %, soit un précédent avec une majorité si faible dans la fondation d’une nouvelle entité dans une sécession. Et pensez-vous vraiment vous les nationalistes québécois qu’avec cet habit sur MESURE tricoté serré pour un éventuel référendum au Québec qu’est la Loi sur la Clarté ne servira pas ? La Loi sur la Clarté appliquée au Monténégro a déjà servi une FOIS. Un précédent a été créé et sûrement avec cette expérience positive au Monténégro qui fut sans aucunes bavures, une jurisprudence a sûrement été établie par la Communauté Internationale et l’habit sur mesure de la LOI sur la Clarté fait pour le Québec a déjà été porté et le Québec devra se résoudre à porter un habit usagé avec une majorité CLAIRE en plus non spécifiée par la Cour Suprême du Canada probablement par politesse élémentaire…..Avec plaisir, John Bull.

@honorable

Pour vous aussi un petit sujet de réflexion. Les frères Wright, à la fin du 19ème siècle se sont fait railler par beaucoup de gens (probablement parmi les plus bêtes de l’époque). Mais aujourd’hui, dans leurs tombes, ces benêts doivent ravaler leurs sarcasmes en voyant passer au dessus de leurs têtes les gros porteurs modernes. Comme quoi vous devriez avoir un peu de retenue afin de passer pour un peu moins … benêt … demain.

«La difficulté, ce n’est pas de rêver, mais d’accepter et de comprendre les rêves des autres.»
[Zhang Xianliang]

@bernard manseau

Monsieur Manseau pour vous une suggestion de lecture : Portrait du colonisé, précédé du portrait du colonisateur; auteur Albert Memmi.

L’auteur explique très bien l’interdépendance entre le colonisé et son colonisateur. Vous pourrez y trouver là une amorce d’explication du comportement de plusieurs Canadiens-français.

Bonne lecture.

Ce que révèle votre chronique et que la vaste majorité des élites pensantes souverainiste sont incapable de comprendre, c’est qu’un OUI majoritaire dans un Référendum ne mène pas nécessairement à un changement de statut (de province à État souverain). La seule chose qui mène à un changement de statut c’est un rapport de force favorable, entre l’État du Québec et celui du Canada.

Welcome to realpolitik.

Il faut donc bâtir ce rapport de force. Ce qui mène à un deuxième constat, incontournable:

Le déterminant de la politique c’est l’État (le reste c’et de la littérature).

Ces deux constats mène à un changement de paradigme: Fini la fixation référendaire, on prend le pouvoir avec le mandat d’une gouvernance souverainiste et on agis pour bâtir les rapports de forces.

D’ou la pertinence du Plan Marois que les souverainiste platoniciens critiquent de ce temps-ci. Accordons lui au moins l’intelligence d’avoir compris la nécessité du changement de paradigme.

Je partage tout à fait l’amertume de Mme Lamarre.

Comme elle, je me désole à la pensée de tous ces Québécois qui ne voient pas la nécessité et l’urgence d’être maîtres chez eux. Et je me souviens d’un commentaire de M. Drouilly selon lequel il faudrait qu’au moins les deux tiers des Québécois de souche votent oui pour que l’option gagne, ce qui, selon lui, était presque utopique dans une société moderne pluraliste.

Or, si nous ne pouvons pas réussir à convaincre les nôtres — je n’y arrive même pas dans ma propre famille –, il me semble encore plus difficile de penser le faire pour les immigrants, qui penchent davantage en faveur du pays qu’ils ont choisi, le Canada.

Alors, je deviens très pessimiste…

Mammy, mammy…

Pas besoin de lire le Globe and Mail ce matin pour une dose de mépris des valeureux descendants des colons de la Nouvelle-France.

…Peuple sans colonne, sans désir de vivre, qui ne recherche que la survivance … des menteurs … des gens déshonorants qui donnent le haut le cœur – un petit peuple de perdants qui nous met en colère.

Enfin tout y est dans ces commentaires, un parfait exemple, typique du dégoût que les indépendantistes aiment entretenir à l’égard de leur concitoyens qui ont le culot de ne pas penser comme eux.

Les péquistes ne comprendront jamais qu’on attire pas une mouche avec du vinaigre.

Mais quelle mouche a donc piqué John Bull ? Un John Bull devrait être plus « flegmatique ». Vous voyez les indépendantistes plus hargneux qu’ils ne sont rn réalité. Peut-être un jour les Québécois en auront-ils assez et répondront-ils OUI à une question à la Jean Chrétien : « Voulez-vous vous séparer du Canada, le plus meilleur pays au monde, et devenir un pays isolé dans un vaste monde qui vous fera une vie dure et pleine de malheur ? Oui ou NON ? »

Et vous pourriez faire mousser cette question en instaurant un programme des commandites pour nous vendre le Canada comme un savon à lessive. Et inviter le reste du Canada à venir voter au Québec … comme 45 000 Canadiens l’ont fait lors du dernier référendum en violation de notre loi. Et on pourrait organiser une parade faisant croire en notre amour mutuel et en notre vouloir-vivre collectif. Et les sociétés d’État fédérales pourraient verser leurs millions non comptabilisés dans le camp du NON comme dans le bon vieux temps…

Trêve de plaisanterie ! Cher John Bull, je ne me couche pas le soir en souhaitant du malheur aux autres, et je ne nourris aucun mauvais sentiment envers le Canada et les Canadiens. Le Canada m’ennui et les Canadiens me laissent de glace. Je n’ai ni opinion défavorable … ni favorable envers vous. Je suis au neutre. Je ne vibre pas à votre hymne national, ni à la vue de votre police montée à cheval, ni à vos « Rocheuses-qui-m’appartiennent », et la vis Robertson à tête carrée ne m’attache pas davantage.

Je sais par contre que les Canadiens ont une très haute opinion d’eux-mêmes et se considèrent moralement supérieur à nous, qui sommes pourvus d’un atavisme génétique de la corruption qui se trouve dans notre double hélice séparatiste-associationiste.

En fait, tout ça m’indiffère et c’est pourquoi je n’éprouve aucun goût d’être votre coloc. Ceci n’empêche que nous pourrions être de très bons voisins.

@ John Bull # 4
et
@ François 1 # 10

Vous avez tous les deux Messieurs, entièrement raison.

L’indépendance d’un pays, ça ne se quémande pas, l’indépendance d’un pays ça se prend. N’y voyez surtout pas là une requête pour recourir à la violence, je parle ici de Volonté, d’Honneur et de Détermination.

Les Québécois ont une perception minimaliste d’eux-même et on tente maintenant de leur faire croire qu’ils ne forment qu’un petit peuple de colonisés. Ce peuple aurait honte de son passé et une peur viscérale de son futur. C’est ce que le Dominant a essayé de faire passer comme message (et il y a fort bien réussi). Mais il y a espoir, Nous revenons tellement de loin, nous commençons à peine à prendre confiance en nous-même et ceci, même avec l’aide de vos propos qui ont le mérite d’en réveiller quelques uns (y compris le soussigné).

Un jour, lorsque nous aurons cessé de lapider les dirigeants du PQ, nous serons peut-être prêt à avoir une question claire qui sortira gagnante. Je suis donc comme vous, j’attends aussi impatiemment ce moment.

@ Loraine King, votre commentaire # 22,

Vous avez parfaitement raison.

Les péquistes qui ne cessent d’inventer des expressions de mépris et de rejet envers leurs concitoyens »qui ont le culot de ne pas penser comme eux », ne se rendent pas compte à quel point ils desservent leur cause et surtout celle de l’ensemble des militants péquistes qui font preuve de savoir-vivre-ensemble et qui aimeraient beaucoup pouvoir se dissocier et se différencier d’eux dans l’opinion publique.

Bonjour,
Et merci à Monsieur Lange pour son ouverture d’esprit car voyez-vous en 1980, j’avais voté OUI dans l’effervescence de la jeune trentaine mais ce sont des péquistes ataviques, frustrés et revanchards comme certains disciples sur ce blogue possédé par leur nationalisme étroit et chicanier qui ont fait que j’ai vite compris qu’il valait mieux pour moi de retourner ma veste au lieu de devenir comme eux en étant littéralement possédé par un démon intérieur en étant soit des hérétiques et en faisant du prosélytisme comme certains sur ce blogue que j’en suis sûr, vous ne manquerez pas de reconnaître.
En effet, en ajout à mon ami François 1, pourquoi un nationaliste en rogne déverse son fiel et grogne contre quelqu’un qui ne partage pas ses vues en écrivant des textes pleins de fautes sur la toile un peu partout et en cherchant la mouche sur le coche…. Et oui, je sais bien que le conditionnel ne supporte pas le SI mais je ne voulais pas reprendre mon texte du tout début en fermant les yeux sur une erreur somme toute bénigne en sachant que je peux facilement me comparer sans aucuns complexes à certains bougres.
De plus, et comme vous dites si bien avec cet article du Devoir de ce mation avec Monsieur Antoine Robitaille qui parle d’une fronde à l’intérieur même des rangs péquistes contre la cheffe légitime Madame Pauline Marois en voulant le Sauveur Suprême à sa place. Mais que voulez-vous ? Nous nous devons de comprendre et de compatir avec les souverainistes en rogne qui grognent en se défoulant de leurs rage mal contenue contre les méchants fédéralistes alors qu’ils ont une énorme poutre dans l’oeil.
Finalement, en voulant conclure avec Monsieur Jacques Parizeau qui de mémoire voulait lui aussi une QUESTION CLAIRE et encore de mémoire, Monsieur n’a jamais critiqué Monsieur Stéphane Dion et là dessus, je pense bien qu’ils s’entendaient comme deux larrons en foire pour ce qui est de la CLARTÉ référendaire….Et en m’excusant envers tous ceux qui trouvent que j’ai pris trop de place en accordant de l’importance à mes propos car la seule importance que mes propos ont, et bien c’est l’importance que certains peuvent leur donner et rien de plus car mon opinion en est UNE sur 7,500,000 habitants qui habitent la Belle Province…..Avec plaisir, John Bull.

Je vais répéter ce que cette femme disai à Maisonneuve à l’écoute ce midi : on ne doit pas refaire un référendum, on doit recommencer le dernier, mais cette fois sans tricherie.

Madame Marois connaît son parti. Elle n’est peut-être pas populaire mais elle accomplit de l’excellent travail. Elle est formidable cette femme!

Gilles Duceppe est un politicien accompli. Je l’apprécie beaucoup.

Les deux ensemble sont redoutables.

Pauline restera à l’assemblée nationale et Gilles restera à la chambre des communes. Ensemble, avec leur équipe de valeureux députés/es, supportés par la majorité, ils conduiront les forces souverainistes à la victoire sur les imposteurs.

Restons solidaires, ne nous laissons pas distraire par nos adversaires. Nous devons réaliser à quel point ils sont paniqués!

Si nous restons unis, ils sont foutus! Nous remporterons la prochaine manche.

Présentement, ils essaient d’atteindre notre point sensible…la dissention.

Nous avons déjà joué dans ce film là. Je vous en conjure, ne tombons pas dans cette chausse-trape, tellement apparente.

Ils tentent de bouffer notre reine avec leur fou au volant…facile à déjouer, solidarité!

@ M. Bull

Nous vivons ici un grand moment de la politique. L’union de la droite et de la gauche, de l’eau et du feu.

je suis depuis mes toutes premières heures, un fervent indépendantiste. J’essaie toujours de ne pas dénigrer les gens qui ont une opinion différente de la mienne, j’essaie de comprendre. Les opinions extrémistes des fédéralistes et des souverainistes n’apportent rien au débat.

Mon Québec de demain est inclusif et a besoin des John Bull, des François 1, des Daniel Charette, des Loraine King, des MichelG de ce monde. Je suis de la naiveté des René Lévesque et des Jacques Parizeau (ceci dit sans prétention). Je suis contre le mensonge, la misère et la corruption. Parfois à droite, souvent à gauche mais, surtout à la recherche du Gros Bon Sens.

En réponse à un de vos messages sur un autre blogue M. Bull, travaillons ensemble et allons chercher ce fameux 55%.

Le sujet porte sur les politiciens fourbes, pas sur les citoyens. Je ne critique pas celles et ceux qui exercent leur droit de vote.

Toute personne a droit à son opinion.

Auriez-vous attrapé le syndrôme de JJ: déformer les propos qui vous dérangent?

« Que voulez-vous », je n’aime pas politiciens véreux!

Il faut aussi se rappeler la fronde chez le PLQ contre Daniel Johnson fils lorqu’ils sont alleés chercher le sauveur Jean Charest, un conserviteur, pour écraser définitivement les nationalistes québécois.

Le messie Charest a raté sa mission, il a mis le Québec dans la dèche depuis son arrivée, et il est honni par près de 70% des Québécois.

Il y a des libéraux fédéralistes là-dedans…

Ou alors les souverainistes forment une écrasante majorité de citoyens.

N’est-ce pas, Bull ?

Je crois que le peuple québecois est trop dépendant pour être indépendant. Fondamentalement il s’agit d’un peuple qui se fie beaucoup trop au gouvernement afin de régler les problèmes. Vous voyez au sud de la frontière il y a un peuple qui décidé d’ être indépendant et, ils ont réusit car ils étaient motivés et ils se sont batu pour. Pourquoi croyez vous que les américains ont en général horreur du gouvernemama?

Je trouve ça assez incroyable la façon dont certains ici s’emploient à passer à côté du sujet. En particulier les fédéraleux, dont l’essentiel des propos consiste à dénigrer ceux d’en face en leur cherchant essentiellement quoi? Des poux dans la tonsure dirait Brassens.

La démonstration que fait Jean-François est sans appel, rigoureuse, documentée. Trop peut-être, ce qui la rend difficile à encaisser pour ceusses qui trouvent cela bien correct.

Chrétien, Pelletier, et toute la bande gravitant autour de ce cercle se sont employés à pervertir l’exercice démocratique auquel étaient conviés les québécois pour donner une direction à leur avenir collectif. C’est ça qui s’est passé et nous le savons tous ils ne sont pas capables d’écrire le mot éthique sans faute. Le comprendre et l’accepter était au-dessus de leurs forces…

je souhaite simplement que nous soyons moins naïfs la prochaine fois. Pas de pitié pour ce pays qui nous tue!

La prise trois sera la bonne. Il n’est pas temps de baisser pavillon.
Il n’y a plus de porte-parole crédible dans le camp fédéraliste. Cela devrait avantager considérablement le camp du OUI.

Bonsoir,
A ce Monsieur Lange, il n’y a qu’une façon de comprendre la laideur et les misères du nationalisme, c’est une fois que vous en êtes sorti et que vous le regardez froidement de l’extérieur, sans plus aucunes émotions dites nationales. L’autre façon efficace d’en sortir, c’est en regardant, en observant le nationalisme des Autres comment celui-ci vous répugne…. Pourquoi ? Parce que ce nationalisme n’est pas le Vôtre tout simplement…. Au plaisir, John Bull.

Chrétien est l’archétype du colonisé.Si il fallait un jour que ce traître ait sa place dans l’histoire comme il semble la vouloir et l’espérer;c’est parce que nous aurons collectivement échoué et nous serons en voie d’assimilation.

La place qu’il doit obtenir est celle que vous venez de décrire mr.Lisée non celle que pourrait écrire patrimoine Canada…

Pour que cette page n’existe jamais nous devons nous serrer les coudes et pas nous diviser.Donc avis aux Legaut,Facal et Landry.

« Les souverainiste n’ont pas encore compris qu’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre ». (Loraine King)

Chère madama Loraine,

d’abord merci de vous soucier de l’augmentation des adhésions au mouvement souverainiste, c’est tout chant de votre part.

Nous, les souverainistes, ne cherchons pas à attirer les mouches. Ce que nous voulons, ce sont des lions, des tigres et des dragons, pour mieux résister à l’avancée du rouleau compresseur, en vue de notre « écrasement », puisque simplement nous battre ne saurait être suffisant!

Par contre, les fédéralistes eux, ont compris depuis des lustres, avec quoi on attire les mouches. Devinez de quelle matière il s’agit…je vous donne un indice: Elvis Gratton III, de notre compatriote Pierre Falardeau. À la toute fin du film, notre colonisé national explose littéralement sur son lit d’hôpital et il y en a partout, partout.

Il appert que les fédéralistes en beurrent très épais de cette nauséabonde substance, surtout lors de moments de panique aigüe, alors qu’elle déborde de leur froc. Et ça marche! Les insectes zélés rappliquent de partout, c’est l’envahissement instantané. Ils appellent ça un « love-in ». Oui, non, ils nous zêêêêment, à mort!

Ce qui se passe maintenant au Québec, ça se nomme un « ethnocide » planifié. (destruction des cractéristiques culturelles d’un groupe ethnique, par un autre groupe plus puissant).

Quelques exemples parmi trop d’autres: Les peuples tibétain, palestinien, kurde, ouïghour, tchétchène, etc. C’est l’hécatombe!

Les « stratèges » fédéralistes savent que le temps achèvera leur oeuvre de liquidation de notre nation francophone d’Amérique. À raison de 55,000 nouveaux arrivants à chaque année, lesquels s’installeront, pour la plupart, dans la métropole qui s’anglicise à la vitesse « V », Montréal basculera et tout le Québec, par effet d’entraînement.

Mon doux! Que faire?

Renvoyer la bande à JJ dans le poulailler.

Nous réapproprier notre État national en confiant le pouvoir à Pauline Marois et son équipe, créer un véritable rapport de forces tout en préparerant toutes et tous ensemble, notre prochain rendez-vous avec l’Histoire.

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Vive le Québec libre!

Monsieur Lisée,

Je n’ai malheureusement pas pu assister au colloque d’aujourd’hui et aurait grandement apprécié entendre votre vision sur les moyens à prendre pour gagner le prochain référendum, surtout dans le contexte particulier des derniers jours.

En publierez-vous le verbatim sur ce site, comme ce fut le cas lors de votre allocution au colloque sur les 20 ans de Meech?

Bonsoir,
Honnêtement, quel est le plus grand danger pour la langue et la culture au Québec ? Est ce que c’est la culture américaine ou bien le reste du Canada ? Et pourquoi le reste du Canada serait le danger tandis que les nationalistes québécois ont été les principaux artisans du libre échange avec leurs amis Américains qui étaient donc fins et bons avec nous autres ? Et ce, sans jamais les critiquer. Avec plaisir, John Bull.

Le plus grand danger pour notre langue et notre culture, c’est nous.

Tant et aussi longtemps que nous ne nous serons pas reconnus, peuple souverain, Nation francophone d’Amérique, vivant dans notre État national, le Québec, nous nous dirrigeons vers notre folklorisation.

Tous les « autres », n’ont rien à voir là-dedans. À partir du moment où nous nous serons reconnus nous-mêmes pour ce que nous sommes déjà dans les faits, les autres constaterons qu’un nouveau pays vient de naître au monde.

Nous serons alors prêts à intégrer la communauté des nations, laquelle nous accueillera les bras ouverts. Nous diffuserons notre propre couleur dans l’arc-en-ciel de la diversité culturelle.

Paix, justice, partage, harmonie.

@jkohn bull

Selon vous donc, les accords de libre-échange conclus sous Mulroney sont condamnables ?

Blâmez-vous aussi Chrétien de s’être fait élire en promettant de déchirer l’accord, mais qui, une fois élu n’en fit strictement rien ?

Anecdote. Je me souviens encore comme si c’était hier, qu’en revenant de l’université, ce soir du discours national de Chrétien, un hélicoptère de l’armée canadienne avait, au même moment, survolé le centre ville, du nord au sud. J’étais sur Mont-Royal à la hauteur de Parc, et j’ai tout vu. Une télé ouverte dans un pub me montrait au même moment le doux visage de p’tit gars de Shawi.

Si le téléspectateur était attentif au PM du Canada dans son foyer doux foyer, en fond de scène, de manière quasi subliminale, il entendait le vrombissement caractéristique de l’armée. Résurgence d’Octobre 70, avertissement?
Intimidation, surtout. Assez juteux.