Réforme de l’immigration : entrevue avec la ministre Kathleen Weil

Le Québec doit «bien sélectionner» ses immigrants, dit la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion. Sa prospérité future en dépend.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Le Québec accueille environ 50 000 immigrants par année. Il lui en faudrait 60 000 pour éviter que sa population en âge de travailler ne décline de façon inquiétante au cours des prochaines décennies, selon les calculs de l’Institut de la statistique du Québec.

Kathleen Weil, la ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, vient d’entreprendre une réforme majeure de la politique d’immigration du Québec. Rédigée il y a 25 ans, cette politique n’a jamais été dépoussiérée, mais les besoins du Québec ont changé.

Tout est donc sur la table : vision, volume d’immigration, pays de provenance, critères de sélection, intégration des personnes choisies…

L’exercice débute par une consultation publique. Jusqu’au 10 février, la ministre écoute la cinquantaine d’experts, d’organismes d’accueil, d’associations d’immigrants et de municipalités qui défilent à l’Assemblée nationale pour faire valoir leur point de vue.

Kathleen Weil nous a accordé une entrevue entre deux présentations.

* * *

Pourquoi une réforme de l’immigration vous apparaît-elle nécessaire ? Qu’est-ce qui a changé en 25 ans ?

À l’époque, le premier ministre, Robert Bourassa, se préoccupait surtout du poids relatif du Québec au sein de la fédération.

En 2015, les enjeux démographiques ont changé. Le nombre de personnes en âge de travailler est en décroissance, en raison du vieillissement de la population, alors que ce n’est pas le cas aux États-Unis, en Ontario et dans le reste du Canada. C’est la première fois qu’on voit ça et c’est un indicateur dont il faut s’occuper rapidement.

Emploi Québec a estimé à 725 000 le nombre d’emplois à combler entre 2013 et 2017. Il faut donc se mobiliser rapidement et bien sélectionner les immigrants, en travaillant main dans la main avec Emploi Québec pour aller chercher les métiers en demande.

Malgré ces emplois disponibles, le chômage demeure important dans la communauté originaire du Maghreb, le principal bassin d’immigration du Québec au cours de la dernière décennie. Il est de 16 % pour les hommes et de 19 % pour les femmes. Comment comptez-vous régler ce problème ?

Les groupes qui s’occupent de l’accueil des immigrants nous disent tous que l’emploi, ainsi que la reconnaissance des compétences et des diplômes, est le problème numéro 1. Ils sentent qu’il y a des préjugés de la part des employeurs. Au-delà de la formation de la personne, il y a un problème.

Le gouvernement a des programmes, comme PRIIME, qui accorde une subvention salariale aux employeurs qui embauchent des personnes faisant partie de groupes sous-représentés sur le marché du travail. Les maghrébins [arabe] font partie de la liste des minorités visibles nommées. Quand j’échange avec des collègues ailleurs au Canada, ils sont impressionnés par le fait qu’on nomme le problème et qu’on accorde une subvention salariale.

Il est fondamental que l’on continue à chercher des solutions. Je l’ai fait quand j’étais ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles [2010-2012]. Avec le nouveau nom donné au ministère — Immigration, Diversité et Inclusion —, il est temps de regarder à nouveau tout ce qu’on fait, en plus d’évaluer ce qui est bon et ce qui est moins bon.

La reconnaissance des diplômes semble un problème récurrent. Pouvez-vous faire quelque chose ?

Il faut voir comment les ordres professionnels pourraient simplifier la mécanique de reconnaissance. C’est un enjeu complexe, pas seulement ici, mais dans tous les pays. Je suis tout de même certaine qu’on peut faire mieux.

Quand j’étais ministre de la Justice [2009-2010], j’avais créé un commissaire aux plaintes, qui peut offrir un deuxième regard sur une décision.

La Commission des droits de la personne, qui s’est prononcée au cours de la présente consultation, recommande de lui accorder plus de pouvoirs.

On peut aussi travailler en amont, en aidant la personne immigrante à préparer son cheminement.

Allez-vous modifier les critères de sélection des immigrants ? Les bassins de provenance ?

Le Québec cherche la diversité. Évidemment, on accorde toujours une importance majeure à la connaissance du français. Ce pilier de la politique est toujours valide : on veut préserver une société francophone.

Mais il y a des gens parlant français qui viennent de partout dans le monde. Les sociétés qui présentent de la diversité sont des têtes de pont. Les entreprises aiment cela : elles peuvent embaucher des gens qui parlent plusieurs langues, ouverts sur le monde.

Il y a maintenant une compétition entre les pays d’accueil pour attirer des talents stratégiques, des jeunes qui peuvent choisir la société où ils s’installeront. Ils choisissent des sociétés accueillantes, où la diversité est perçue comme une valeur ajoutée. Il faut donc être compétitif à cet égard, en étant une société attrayante et inclusive.

Nous regardons les pratiques de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du reste du Canada, qui ont modifié leur système d’immigration en amont — la sélection y est plus rapide, il y a moins de délais d’attente. Je veux utiliser les meilleures pratiques de ces trois systèmes pour éviter que l’adéquation entre les compétences de ces personnes et nos besoins (les métiers en demande) ne fonctionne plus en raison de délais trop longs.

Est-ce que vous estimez que l’intégration par l’emploi est une façon de lutter contre la radicalisation, votre autre grosse responsabilité de cette année ?

Le comité qui travaille sur le plan d’action contre la radicalisation pourra en parler davantage quand le plan sera prêt [vers juin]. Mais ce que les experts nous disent, c’est de faire attention à la deuxième génération d’immigrants. Ils appellent cela le «phénomène du rêve brisé». Ça ne mène pas nécessairement à la radicalisation. Mais certains jeunes expriment la préoccupation de voir leurs parents, arrivés ici avec des compétences et un rêve, et qui ne réussissent pas à s’insérer. C’est une grande déception. Il faut s’assurer que l’intégration se fasse rapidement à l’arrivée. Pour ça, ça prend l’ouverture de toute la société.

* * *

Une réforme en quatre temps :

1. Consultation publique pour une nouvelle politique québécoise en matière d’immigration, de diversité et d’inclusion — du 28 janvier au 10 février 2015.
(Les documents de consultation et un recueil de statistiques sont disponibles en ligne sur cette page)

2. Adoption d’une politique qui mettra en œuvre le modèle d’intégration choisi par le Québec, l’interculturalisme, différent du multiculturalisme (voir à ce sujet le billet de notre blogueur Jocelyn Maclure).

3. Planification pluriannuelle des volumes et de la composition de l’immigration, un exercice fait tous les quatre ans. Cette planification, réalisée à la fin du printemps et au cours de l’été, s’appuiera sur la nouvelle politique de l’immigration et fera aussi l’objet d’une consultation publique. Elle s’appliquera aux immigrants reçus à compter de 2016.

4. Avant la fin de l’année : réforme majeure de la loi sur l’immigration.

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Selon la ministre : » À l’époque, le premier ministre, M. Bourassa, se préoccupait surtout du poids relatif du Québec au sein de la fédération « . En 2015 le premier ministre actuel semble avoir la même préoccupation, comme n’importe quel politicien québécois qui croit que le Québec doit demeurer dans la fédération.

D’entrée de jeu la ministre a dit en commission parlementaire que ce sont des critères économiques qui auront priorité lors de la révision de la politique d’immigration. L’organisme « Montréal International » est venu en Commission parlementaire préciser ce qui doit motiver la ministre et son gouvernement. Pour eux c’est simple le seul moyen pour le Québec de s’en sortir économiquement c’est de s’assurer une croissance de la population, parce que croissance démographique = croissance de la consommation = croissance de l’économie, et que c’est possible seulement en accueillant de plus en plus d’immigrants. Selon la ministre au Canada y’a juste le Québec qui semble avoir de la difficulté à comprendre et appliquer ça ! Après tout, si tout le monde le fait …

La principale préoccupation de son gouvernement étant clarifiée, la ministre et les représentants des entreprises qui appuient cette position sont cohérents et nous disent que pour être en mesure de produire suffisamment pour suivre l’augmentation de la demande que la croissance démographique commandera, il faut s’assurer que nos entreprises aient suffisamment de main-d’oeuvre qualifiée pour être en mesure de suivre, d’où selon eux la nécessité de faire venir d’avantage de d’immigrants mais cette fois bien choisis ! Y’a quelque chose de circulaire là-dedans, mais notre gouvernement veut nous faire croire que c’est de la vision.

Lorsqu’on demande à la ministre comment elle explique que le taux de chômage du groupe d’immigrants montréalais le plus scolarisé soit de plus que 15% et comment elle compte s’y prendre pour les amener sur le marché du travail, il réplique que c’est un problème particulier. Lorsque ceux qui réclament plus d’immigrants se font demander s’ils ont des études qui démontrent que d’avantage d’immigration est une vraie solution pour le Québec ils n’ont rien pour le démontrer , rien d’autre que des bouts de statistiques officielles qu’ils interprêtent dans le sens qui fait leurs affaires.

Espérons que cette nouvelle politique sera finalement établie en tenant compte de d’autres considérations qu’économiques (par ex: notre capacité des les intégrer et les impacts sociaux du maintient d’un taux d’immigration aussi fort qu’actuellement) espérons aussi que cette nouvelle politique de l’immigration ne passera pas sous le coup d’un bâillon. À suivre

Mais non, vous n’avez rien compris!

Les employeurs veulent des gens compétants qui vont travailler à un faible salaire. Comme c’est très difficile de trouver des gens comme ça, ils poussent les gouvernements à accepter des immigrants qualifiés qu’ils n’embaucheront pas. Comme le chômage des immigrants est élevé, le gouvernement doit les inciter à le faire avec des programmes de subventions tel que PRIME.

Résultat : des employés qualifiés (et qui parlent plusieurs langues) à faible coût! Les entreprises aiment cela! Et comme ce sont les entreprises qui crééent les emplois, tout ce qu’elles aiment est bénéfique pour l’économie du Québec, c’est évident.

Selon la ministre : » À l’époque, le premier ministre, M. Bourassa, se préoccupait surtout du poids relatif du Québec au sein de la fédération « . En 2015 le premier ministre actuel semble avoir la même préoccupation, comme n’importe quel politicien québécois qui croit que le Québec doit demeurer dans la fédération.

D’entrée de jeu la ministre a dit en commission parlementaire que ce sont des critères économiques qui auront priorité lors de la révision de la politique d’immigration. L’organisme « Montréal International » est venu en Commission parlementaire préciser ce qui doit motiver la ministre et son gouvernement. Pour eux c’est simple le seul moyen pour le Québec de s’en sortir économiquement c’est de s’assurer une croissance de la population, parce que croissance démographique = croissance de la consommation = croissance de l’économie, et que c’est possible seulement en accueillant de plus en plus d’immigrants. Selon la ministre au Canada y’a juste le Québec qui semble avoir de la difficulté à comprendre et appliquer ça ! Après tout, si tout le monde le fait …

La principale préoccupation de son gouvernement étant clarifiée, la ministre et les représentants des entreprises qui appuient cette position sont cohérents et nous disent que pour être en mesure de produire suffisamment pour suivre l’augmentation de la demande que la croissance démographique commandera, il faut s’assurer que nos entreprises aient suffisamment de main-d’oeuvre qualifiée pour être en mesure de suivre, d’où selon eux la nécessité de faire venir d’avantage de d’immigrants mais cette fois bien choisis ! Y’a quelque chose de circulaire là-dedans, mais notre gouvernement veut nous faire croire que c’est de la vision.

Lorsqu’on demande à la ministre comment elle explique que le taux de chômage du groupe d’immigrants montréalais le plus scolarisé soit de plus que 15% et comment elle compte s’y prendre pour les amener sur le marché du travail, il réplique que c’est un problème particulier. Lorsque ceux qui réclament plus d’immigrants se font demander s’ils ont des études qui démontrent que d’avantage d’immigration est une vraie solution pour le Québec ils n’ont rien pour le démontrer , rien d’autre que des bouts de statistiques officielles qu’ils interprêtent dans le sens qui fait leurs affaires.

Espérons que cette nouvelle politique sera finalement établie en tenant compte de d’autres considérations qu’économiques (par ex: notre capacité des les intégrer et les impacts sociaux du maintient d’un taux d’immigration aussi fort qu’actuellement) espérons aussi que cette nouvelle politique de l’immigration ne passera pas sous le coup d’un bâillon. À suivre

Je trouve plutôt intéressante cette évocation du « phénomène du rêve brisé » ; quoique ceci suscite pour moi plus de questions que cela n’apporte de réponses.

Ainsi, doit-on considérer que ce rêve brisé ne touche que la deuxième génération d’émigrants ? Et pas aussi plusieurs générations précédentes ?

Ce rêve ne touche-t-il que les immigrants et pas bon nombre de québécois en général, d’où un certain cynisme envers les politiciens, d’où une faible participation dans toutes sortes de consultations électorales ?

Et puis question subsidiaire, la brisure du rêve conduit-elle automatiquement à toutes les formes de radicalisations ou plus subtilement conduit-elle à toutes les formes de perte de l’identitaire, incluant par le fait-même les radicalisations, mais pas seulement ?

Malgré l’immense respect que j’ai pour madame Weil, j’ai bien peur, nous verrons le résultat, qu’on accouche plus d’une réforme cosmétique que d’une réforme qui modifie et rétablisse les équilibres structuraux à toutes fins pratiques.

Un gouvernement quel qu’il soit qui ne fait pas de la lutte contre la pauvreté sa priorité absolue, ne réalisera pas un bonne politique d’immigration et d’intégration des populations déjà sur place quelles qu’elles soient. Globalement nous formons une entité et non un ensemble de classes structurées qui sont loin d’être inter-reliées. Le travail sur l’interconnexion est fondamental.

Cette lutte contre la pauvreté, cela fait 50 ans qu’elle aurait dû commencer. Ce n’est pas dans le cadre actuel du redressement des finances publiques qu’on parviendra à éradiquer ce fléau qui gangrène manifestement toute la société. L’État québécois est aujourd’hui fondé sur un corps malade.

En cette occurrence ce qui prime, ce n’est pas la sélection des uns contre les autres, c’est l’intégrité de tous à tous les niveaux de la société.

Autrement, toute politique d’immigration ne sert qu’à une seule chose dans ce cas : combler les vacances de celles et ceux qui sont laissés pour compte. Celles et ceux qui n’entrent pas dans la statistique. Celles et ceux qui croupissent dans l’ombre. Alors que fait-on pour valoriser notre population ? Pour restaurer la dignité ?

Si nous offrions une qualité de vie exceptionnelle, cela se saurait et nous pourrions tout aussi bien privilégier l’immigration interprovinciale, voire l’immigration des étatsuniens, ou celle encore des mexicains. Une qualité de vie exceptionnelle est toujours appelante et l’attraction est irrésistible.

Les langues cela s’apprend, les compétences professionnelles cela s’acquiert et il y a plein de monde qui pourraient souhaiter vivre ici, dans une société prospère. Quant à ce chapitre le Québec n’a pas assez à offrir.

Madame Weil pourrait peut-être s’inspirer de la politique d’Israël qui sait réunir pour le meilleur et pour le pire des gens venus de toutes classes, de toutes cultures et de tous horizons, peu importe d’où ils soient et qui vraiment ils soient. L’immigration, c’est un don de soi, toute offrande bien faite, devrait automatiquement se traduire par des gratifications et non par d’éternels blâmes et toutes sortes de lamentations.

Il est plus que temps de mettre en valeur et conjuguer nos ressources, plutôt qu’une fois encore diviser pour mieux régner.

Il y a juste moi qui voit l’ironie quand une ministre anglophone nous dit « on veut préserver une société francophone » ?

Commentaire qui nous rappelle toutes les peurs identitaires des québécois. Va-t-il falloir que la ministre Weil présente son arbre généalogique avant de prendre part à la discussion démocratique, malgré le fait qu’elle ait été élue par ses concitoyens, en plus?

$ 50, 000 immigrants encore cette année et 50,000 sans le travail et +++++ ceux qui ont perdu leur travail depuis 1 an pauvre tite madame .Préparez-vous on va aller chercher de l’argent dans vous poches comme ci on ne paierait pas assez .

Tout, absolument tout devrait nous inciter à faire une pause en matière d’immigratio,n le temps de bien digérer et comprendre ce que nous avons fait au cours des 25 dernières années. Et rien, absolumnet rien d’autre part ne permet d’affirmer que l’immigration est une des conditions gagnantes pour l’avenir du Québec. Bien au contraire, plusieurs démographes et économistes remettent en cause cette affirmation répétée ad nauseam que l’immigration nous enrichit.

Primo, il est évident que nous ne réussissons absomument pas à bien assimiler nombre d’immigrants , ceux qui entrent. Ce ne sont pas des Polonais et des Italiens comme dans les années 50. Ils sont très différents de ces immmigrants du passé. Il le sont culturellement surtout et économiquement ensuite. Nous ne faisons pas le plein d’immigrants en Europe avec des gens de culture judéo-chrétienne. Leur principale caractéristique est qu’ils viennent de pays sous développés et souvent d’une culture arabo-musulmane. Ils ont été formés et éduqués dans ce contexte dans un pays qui a peu à nous apprendre. Un médecin formé au Niger en RDC ou même au Mexique, c’est très différent de ceux que nous formons ici! Un soudeur qui vient du Maroc aussi. S’imaginer que quelqu’un qui n’a pas réussi à transformer son propre pays de naissance en lieu de prospérité comporte une dimmension illusoire sur la possibilité de le faire ici.

Ces gens nous coûtent la peau des fesses en santé, éducation, aide sociale etc… et rapportent très peu. Bien plus, on commence à voir chez les immigrants une paupérisation inter-générationnelle comme cela est maintenant évident en France pour les immigrants du Maghreb. Comme ce l’est ici chez nos autochtones. Il est loin, très loin de croire que le bilan économique de l’immigration nous soit favorable à court et même long terme, Chose certaine, pour le court terme, ce ne l’est pas.

Bien qu’exacerbée, la question musulmane et des différences de valeurs est un fait et un indice de problèmes à venir si nous ne réusssons pas à assimiler ces gens mieux que nous le faisons. Réalisons, par exemple, que, proportionnellement, nous faisons entrer près de 2 fois plus de Magrébiens que la France ne le fait actuellement!!! C’est énorme. L’immigration pose aussi d’autres problèmes qu’économiques et culturels. Il y a aussi des problèmes politiques.

Les immigrants du Québec choisissent bien plus le Canada que le Québec. Alors que la « fidélité » des Québécois au Québec se situe à près de 78% au Québec et ensuite au Canada, celle-ci est à près de 98% pour les immigrants en faveur du Canada. Bien qu’un peu moindre, l’immigration française au Québec est en faveur du Canada à près de 75%. Oui, c,est étonnant.

Cela se traduit par les données dont on dispose en matière de distribution des votes lors des élections. On comprendra l’intéret du PLQ et du PLC de voir la situation actuelle se perpétuer. Les anglo-québécois ont été de sages clients du PLQ et PLC depuis bien avant les années 1960. Ils ont coupé certes de 50% leur contribution à la population totale du Québec depuis 1960 passant grosso modo de 20 à 10%. Par contre, ils ont été largement remplacés par les immigrants qui ne représentaient à peu près rien (moins de 2%) alors qu’ils représentent aujourd’hui autour de 13%. Anglophones et immigrants rejettent politiquement tous les partis politiques où logentt les francophones de souche (PQ, CAQ et à moindre degré un peu QS) et constituent plus de 50% de la clientèle du PLQ et PLC. Ils leurs garantissent, dès le début d’une élection, presque 25% du vote car 95% des immigrants et anglopones votent PLQ et PLC. Cette césure politique n’est pas normale et est un indice important de non intégration à la large majorité francophone du Québec.

Soulignons que, pour les indépendantistes, l’immigration a été décisive dans la défaite référendaire de 1995. On a calculé que si de 1970 à 1995 l’immigration avait été coupée en deux, le résultat du référendum aurait été d’environ 55% en faveur du oui. L’immigration est un enjeu capital, décisif en quelque sorte. pour les fédéralistes et les indépendantistes.

Démographiquement, ;la concentration des immigrants à Montréal a aussi des conséquences désastreuses. Les non frnacophone sont maintenant majoritaires à Montréal. Montréal est le vaisseau amiral du Québec et cette situation contribue à diviser le Québec à plus d’un titre avec d’énormes conséquences. Rien ne sert d’épisoder sur les conséquences sur la langue et la culture générale du Québec.

Dire que plus nombreux nous seront, mieux nous serons est un mythe persistant et qui nécessiterait d’être démontré. Il ne l’a pas été et encore moins dans le contexte actiuel. Pas plus ici qu’en Australie, en France, en Grande Bretagne, aux É.U. etc… C’est un mythe, répétons-le, qui est entretenu, répété ad nauseam et qui peut servir des intérêts bien autres que ceux de la majorité. Chose certaine aussi, les déclarations ministérielles actuelles sont loin de se situer dans le sillage d’une réelle réflexion. Il y aura consultation mais on sent bien que les intentions sont déjà très précises et claires. Ce n’est pas ce Gouvernment qui changera fondamentalement la donne en allant au fond des choses.

Bravo. Je ne saurais dire mieux. Pourquoi qu’aucun politicien ne tient ce discours alors que la majorité des Québécois pensent exactement ce que vous dites?

«Le nombre de personnes en âge de travailler est en décroissance, en raison du vieillissement de la population»

Ca c.est la nouvelle cassette pour nous faire passer la couleuvre.
On parle d’une baisse d’à peine quelques milliers de travailleurs par année sur une base de près de 6 millions de personnes. Allo le problème!
De plus on va augmenter l’âge de la retraite à 67 ans, ajoutant 200,000 travailleurs de plus

Vous avez tout à fait raison. Cet argument ne résiste pas à l’analyse. Primo, les nouveaux arrivants vont aussi vieillir. Bien plus, ils réussissent bien souvcent à faire venir légalement ou autrement leurs propres parents. ces personnes sont âgée, ne travaillent pas et consomment nos services de santé. On est tous au fait d’un certain « commerce » à cet effet. Et cela ne se passe pas qu’au Québec mais aussi en France. La question y a été étudiée et ces « illégaux » âgés sont un poids lourd et coûteux dans le régime de santé français.

Il est aussi fautif de dire l’immigrant va repeupler le Québec par un plus haut taux de reproduction. Ça aussi, c’est faux. Les enfants des im migrants nés et éduqués au Québec font des enfants pratiquement au même rythme que les Québécois de souche. La résultante de l’immigration semble bien plus se situer au niveau de l’augmentation simple de la population. Ces gens (encore plus les immigrants frais) ne paieront pas nos retraites. Ils ne nous feront pas vivre par leurs impôts. Ils risquent bien plus de nous coûter encore plus cher car ici, comme ailleurs d’ailleurs, l’immigration copute cher à l’état en prestations sociales, de chômage etc. De plus, ils sont, dans les faits de faibles payeurs d’impôt, leurs revenus se situant dans les plus bas., Enfin, réalisons que le Québec n’est pas une exception. Les immigrants dans tous les pays du monde sont les moins biens payés, et ceux qui cjhôment le plus si on leur permet un accès facile comme ici. Nous ne parlons pas de la Suisse qui ne donne pratiquement pas la nationalité à ses travailleurs étrangers. Ni Dubaï, ni l’Arabie Saoudite non plus. Pratiquement, l’immigration dans ces derniers pays donne une main d’oeuvre qui se compare plus aux esclaves qu’à autre chose.

Il est vrai que l’immigration a été longtemps vue comme un moyen de freiner le poids politiq

Au risque de passer pour un islamophobe (encore) j’ai la nette impression que le « phénomène du rêve brisé » n’existe que chez les musulmans. Est-ce qu’on retrouve ce même phénomène chez les Asiatiques, (Vietnamien, chinois, japonais) les Indiens, les Italiens etc…? Oui, ce phénomène existe. La question est de savoir POURQUOI? Quel employeur sera intéressé à un travailleur qui fait le ramadan (surtout en juillet) qui demande une salle de prière et un jour de congé le vendredi? Si j’étais employeur, qui j’engagerais en premier…?

Il y a un gros problème à l’immigration concernant les musulmans qui ne veulent pas s’intégrés, sa leurs prends un local pour prié etc. les femmes elles ne veulent pas s’intégré, tant et aussi longtemps qu’elles ne laisseront pas leur façon de s’habiller pour se fondre dans la majorité, et en plus elles rient de nous car elles obtiennes des gouvernements tous ce qu’elles demandes Laissez-les dans leur pays SVP

En effet toutes les reformes sont les bien venues pourvue qu’elles facilitent l’intégration des immigrants mais également elles doivent être profitables aux QUEBECOISES et aux QUEBECOIS. Aussi il faut remarquer que le délai de traitement des dossiers est beaucoup long. Merci à vous!