Réformer le scrutin, ou les promesses?

Il y a plus de distorsion dans les résultats de nos élections que sur un album de Led Zeppelin. À quand la proportionnelle?

Justin Trudeau au quartier général du Parti libéral, à Montréal, après sa victoire du 20 octobre 2015. (Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne)
Justin Trudeau au quartier général du Parti libéral, à Montréal, après sa victoire du 20 octobre 2015. (Photo: Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne)

Le gouvernement Trudeau fête cette semaine son premier anniversaire. On souffle la bougie, on le laisse se beurrer la face avec le crémage du gâteau, parce que ça fait de belles photos pour grand-maman, et c’est le temps d’un premier bilan. Qu’est-ce que Trudeau et son équipe ont réussi à accomplir en 365 jours ?

Parmi les promesses remplies, on compte le cabinet paritaire, le retour du formulaire de recensement long, une enquête sur les femmes autochtones disparues et une augmentation de 800 % du nombre de filles en délire qui attendent à l’aéroport quand notre premier ministre débarque à l’étranger.

Du côté des flops, on trouve la promesse de « petits » déficits de moins de 10 milliards par année remplacée par un déficit de 30 milliards juste en 2016. « Woups ! », comme on dit quand on achète du caviar par erreur au lieu du thon en canne.

Évidemment, personne ne s’attend à ce qu’un parti qui arrive au pouvoir remplisse « toutes » ses promesses. (Si c’est votre cas, écrivez-moi en privé pour que je vous parle de ma méthode facile pour gagner 100 000 dollars en travaillant à la maison.) Reste que certaines promesses brisées font plus mal que d’autres.

Je n’ai pas attrapé la trudeaumanie après la dernière élection. Bien sûr, le côté de moi qui adore les phrases mal construites tripait. Un premier ministre qui déclare sérieusement : « Je vais regarder avec une oreille attentive leurs préoccupations », c’est du bonbon.

Mon côté qui n’en peut plus des élections où celui qui gagne n’est jamais celui que la majorité du peuple veut, il était content lui aussi. En 2011, le PLC gagnait 11 % des sièges avec 18 % des voix, pendant que Harper prenait le pouvoir avec 54 % des sièges grâce à 39 % des voix. En 2015, c’était au tour de Trudeau de s’emparer de 54 % des sièges… tout en récoltant un million de voix de moins que les conservateurs quatre ans plus tôt. Tout ça a autant de sens que le livre de règlements des Squelettes dans le placard.

Il y a plus de distorsion dans les résultats de nos élections que sur un album de Led Zeppelin. Il serait temps de s’y pencher.

Pour une rare fois, c’est un politicien au pouvoir qui promettait de changer le mode de scrutin. C’est même écrit clairement dans la plateforme électorale du PLC : «Nous sommes déterminés à faire en sorte que l’élection de 2015 soit la dernière élection fédérale organisée selon un scrutin majoritaire uninomal à un tour.»


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Ooooooh que j’étais énervé ! J’étais comme l’enfant qui dort tout habillé parce qu’il a trop hâte à son activité du lendemain. Depuis un an, je dors avec mon petit crayon et mon bulletin de vote tellement j’ai hâte de retourner faire mon « X ». Enfin, voter pour de vrai, plutôt que voter stratégiquement après avoir consulté les sondages, un oracle et les entrailles d’un mouton.

Changer le système, mais par quoi ? Ça aussi, c’est excitant, parce que tout est possible : un scrutin proportionnel ? Un tirage au sort ? Une partie de roche-papier-ciseaux ? J’avais hâte de voir les recommandations du comité.

Puis, j’ai lu Le Devoir mercredi et j’ai déchanté. La passion brûlante de Trudeau pour la réforme démocratique semblait avoir cédé la place à une passion à la température de la pièce.

« Sous M. [Stephen] Harper, il y avait tellement de gens mécontents du gouvernement et de son approche que les gens disaient : “ça prend une réforme électorale pour ne plus avoir de gouvernement qu’on n’aime pas”. Or, sous le système actuel, ils ont maintenant un gouvernement avec lequel ils sont plus satisfaits. Et la motivation de vouloir changer le système électoral est moins percutante [ou moins criante] », a plaidé M. Trudeau.

Pas besoin de changer le système, lui disent les Canadiens. Tant qu’on réélit toujours les libéraux en leur donnant 39 % des voix, mais 54 % des sièges, on va être heureux d’être contents. Avec Trudeau au pouvoir, ce système « antique et conçu pour la réalité du XIXe siècle » dont parlait sa ministre, est encore bon pour un siècle ou deux. Et prendriez-vous une deuxième portion de cynisme ?

Le manque d’intérêt du grand public pousse Trudeau à dire que « moins d’appuis et un petit changement, ce serait peut-être acceptable. Un plus gros changement, ça prendrait un plus gros appui. C’est quoi un gros changement ? C’est quoi un petit changement ? Toutes ces réflexions-là, c’est pour ça qu’il faut avoir des conversations rigoureuses, intelligentes avec les Canadiens. »

Son de trombone triste et bruit de balloune qui dégonfle. Pouet pouet pouet pouet. Je sens que tout ça va se terminer avec une réforme qui change la police de caractères sur les bulletins de vote. « Nous sommes fiers d’être le premier pays à voter en Comic Sans », déclarera notre premier ministre.

Est-ce compliqué, ce genre de changement ? Tout à fait. Mais si l’équipe Trudeau ne le savait pas en partant, il y a un problème. Et si elle n’était pas prête à déployer toute l’énergie qui va avec une idée compliquée, elle aurait dû ne pas la mettre dans son programme.

Cette réforme, Trudeau en parlait comme une façon de réduire le cynisme des électeurs. Je connais une autre excellente façon de faire ça : ne pas dire et ne pas faire le contraire de ce qu’on a promis 12 mois auparavant.

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C’est comme une sorte de rituel: à chaque élection, un parti ou un autre veut ou promet de changer le mode de scrutin mais il ne le fait jamais et c’est tant mieux.

Si mes souvenirs sont exacts, 2 provinces ont tenu un référendum sur ce sujet et les citoyens ont finalement voté pour conserver le système uninominal à un tour qui leur procure stabilité et solidité. D’ailleurs, selon une récente enquête, les gens les plus heureux dans le monde vivent justement sous un régime semblable.

Parfait? non bien sûr mais il nous évite les innombrables chicanes de perron d’église, les interminables débats qui immobilisent les gouvernements et les compromis cotonneux qui ne satisfassent finalement personne et qui caractérisent les régimes dits proportionnels. Ces régimes changent de gouvernement plus vite et plus souvent que vous changez de chemise et il y a un prix énorme à payer pour ce genre d’instabilité.

Après vérification, ce ne sont pas 2 mais plutôt trois (3) provinces canadiennes qui ont choisi, après référendum, de conserver le système uninominal à un tour.

C est tout à fait ce que je pense. Aucun gouvernement élu, ni au Canada, ni au Québec, ne changera ce mode de scrutin qui permet une gouvernance alternée entre deux partis, d élections en élections . Mécontents, déçus, trompés, trahis les votants n ont rien pour les représenter vraiment.Ils se contentent d’une danse à deux temps ou la démocratie n’est en fait qu’ un mot creux.Aucune réelle opposition active ne peut subsister ainsi. Les joueurs politiques sont des carriéristes et non des représentants du peuple. Et, en coulisse, des centaines d’autres joueurs, moins visibles mais sans doutes plus influents encore, comptent sur ce système, pour poursuivre leurs propres carrières, à notre plus grand détriment. Il est absurde de penser qu’un gouvernement élu par ce jeu électoral en changera les règles. Qui pourrait croire qu’un gouvernement se saborderait?

Entre deux (2) partis???

Je vous rappelle que le Parti québécois a déjà été un petit parti mais qu’à force de perseverance, il est parvenu à s’imposer et ce, dans le système actuel. Je ne partage aucunement leur option mais je respecte ce parti pour ce qu’il est.

La CAQ (un autre tiers-parti) a déjà été l’opposition officielle au Québec ainsi que le Bloc québécois à Ottawa ce qui prouve que lorsqu’un parti représente les aspirations d’un groupe de citoyens, il a droit aux égards et peut même aspirer au pouvoir.

Que vous soyez désabusée, je le conçois mais des gens désabusés pullulent également dans les autres systèmes électoraux dits proportionnels. D’ailleurs, une récente enquête a démontré que les gens les plus heureux de la planète vivaient dans un régime électoral semblable au nôtre.

Distorsions ou pas, le génie de Jimmy Page aura bien été de savoir maintenir une ligne harmonique et mélodique forte. Ce qui vaut à Led Zep de la part des fans, une majorité de suffrages inconditionnels peu importe le système électoral mis en œuvre….

C’est parmi les classiques de la politique, que de critiquer le système électoral quand on n’est pas au pouvoir et de la trouver tout compte fait adéquat quand la voie des urnes et non les voix dans l’urne nous donnent une majorité confortable.

Cette réalité n’est pas canado-canadienne. On la retrouve partout. Certains pays cependant n’hésitent pas à tenir leurs promesses de réformes électorales et globalement toutes réformes confondues, le mode de scrutin quel qu’il soit, trouve toujours un certain nombre de faiblesses.

Pourquoi ? Eh bien parce que la démocratie est injuste. Elle ne donne pas aux meilleurs et/ou aux plus méritants les postes qui leurs vaudraient la reconnaissance de la population. C’est seulement après que nous savons si l’élu est bon ou carrément con…. Et même s’il est con, il pourra encore trouver le moyen de se faire réélire, s’il est con mais malin.

Supposons un suffrage proportionnel intégral. Le nombre d’élus est directement proportionnel au nombre de votes obtenus par chaque liste. Mais qui sont élus ? Ceux qui viennent en premier sur la liste. Comment se débarrasser d’un mauvais député ou d’un mauvais ministre si ce candidat est en tête ou parmi les têtes de listes ?

Justin Trudeau lorsqu’il était encore candidat, se déclarait plutôt favorable au « vote préférentiel », tel qu’il existe en Australie. Si ce n’est que les australiens ne cessent de modifier les paramètres de ce mode de scrutin introduit depuis près de 100 ans. D’autre part le découpage électoral (les circonscriptions) y est souvent considéré comme abusif. Si le système électoral préférentiel était vraiment meilleur que le système uninominal à un tour. Je pense qu’on le saurait.

C’est pourquoi je crois que ce qui compte, c’est d’accroitre significativement la participation des citoyens à tous les scrutins et encore d’ouvrir l’ensemble des fonctions publiques à tout le monde, ne serait-ce que sur des bases intérimaires. — Ce sont peut-être dans ces directions qu’il faudrait faire pousser encore un peu le champ de la réflexion.

Et surtout, se rappeler de taxer les riches comme on avait promis, hein Justin? Tu avais promis le retour de la taxe sur la succession et une augmentation de la taxe sur le capital, tu te souviens? Il serait plus que temps que tu trouves l’argent pour payer ton déficit, Justin! Justin? Youhou! Justin!

Tiens…une idée comme ça et qui nous ferait économiser beaucoup de temps: aller tout droit vers le communisme comme en Corée-du-Nord, à Cuba (l’exemple n’est pas très bon vu leur rapprochement récent avec les gros méchants Américains capitalistes!), au Venezuela (où le papier de toilette est rationné…!), etc…

Eh oui! Au Canada c’ est les méchants libéraux contre les méchants conservateurs! Au Québec ce sont les méchants libéraux contre les péquistes progressistes; au USA c’ est les méchants réplublicains contre les démocrates ect… Que voulez-vous la majorité c’ est ceux qui gagnent leurs élections c’ est TOUT! Pour toi la majorité c’ est toi! Hi! Hi!

Tant qu’à moi, si le présent gouvernement avait le courage de réaliser cette promesse de changer le système électoral du pays en le rendant plus proportionnel il s’assurerait un 2ème mandat et +. Cette réforme ferait l’histoire et serait un modèle à suivre par les provinces et peut être même d’autres pays.

Petit detail: trois (3) provinces canadiennes ont REFUSÉ NET par vois référendaire de changer notre mode actuel de scrutin. tant qu’aux autres, elles n’ont pa osé faire de référendum vu leurs minces chances d’y gagner quoique ce soit.

De plus, quel genre de proportionnelle cherchez-vous à promouvoir exactement? Il en existe des tonnes et la plupart ne sont pas meilleures que notre système, plutôt le contraire.

Oh que oui! C’est tellement compliqué le vote proportionnel que la majorité des pays démocratiques l’ont adopté… y compris la Nouvelle Zélande! La réalité est que Trudeau c’est Harper Soft. Il a eu sa majorité de la même façon qu’Harper et il a adopté la plupart des politiques conservatrices qu’il dénonçait quand il était dans l’opposition (l’environnement, les normes d’émission de GES etc.). Mais il y a une raison en arrière de tout ça: le système actuel permet à un parti d’avoir une majorité avec une minorité de votes qu’ils obtiennent avec des fausses promesses (on dit aussi, familièrement, des promesses d’ivrogne) et en dupant les gens plus naÏfs… Imaginez-vous que s’il y avait la proportionnelle, le fils de PET ne pourrait pas se péter les bretelles et devrait composer avec les autres partis pour former un gouvernement de coalition – c’est ça le prix de la démocratie (ça rend la vie plus difficile aux politiciens) et c’est un prix que les libéraux, tout comme les conservateurs, ne sont pas prêts à payer. Pourquoi respecter ses promesses quand on est élu quand même et qu’on profite d’un système anachronique et peu démocratique?

Expliquez-nous en détail quelle proportionnelle préconisez-vous car il en existe des tonnes et les résultats sont plutôt décevants.

Que faites-vous des autres partis qui font eux aussi des promesses d’ ivrognes ! Si je comprend bien votre cheminement ; on aurait avec la proportionnelle une multitude de promesses d’ ivrognes ! Les pays qui ont adoptés la proportionnelle sont pauvres et resteront pauvres!

Cher beauly02,

Bien que je me sois exprimé sur ce sujet et que je ne ressente pas l’urgence de modifier notre système électoral, j’aimerais tout de même corriger à tout le moins votre erreur.

Lorsque vous écrivez ceci : « Les pays qui ont adoptés la proportionnelle sont pauvres et resteront pauvres ! »

Cela n’est pas exact. Il n’y a aucune corrélation directe entre le système de scrutin adopté et la richesse des nations. Qui plus est, le scrutin proportionnel plurinominal qui date du 19ième siècle, est toujours celui qui est actuellement le plus employé dans le monde.

Il convient de noter que contrairement aux idées reçues, le système proportionnel est souvent le plus compliqué pour calculer le nombre d’élus, car la règle de calcul varie d’un pays à un autre, quand ce n’est pas d’une région à une autre, comme c’est le cas en Allemagne.

Dire néanmoins que les pays qui ont adopté ce genre de scrutin sont tous des pays pauvres. Cela n’est pas juste : les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark, la Suisse ou encore Israël pour ne citer que ceux-là, tous ne sont pas à proprement parler des pays pauvres et qui le resteront !

— À bon entendeur, salut….

Réformer le mode du srcutin est fondamentalement une promesse d’ IVROGNE alors pourquoi s’ y intéresser ! Je ne comprend pas pourquoi tous les partis qui PERDENT aux élections et surtout les partis de gauche et d’ extrême gauche qui obtiennent souvent un minuscule vote ! En tout cas tous les partis qui ont la possibilité de prendre le pouvoir promettent ce genre insignifiantf de chose qui ne coûte rien !

Par contre faire des promesses qui impliquent des dépenses monumentales qui excèdent les revenus ; ça c’est vraiment déraisonnable! Donc je prévois d’ ici 1 an que cette question du mode de srcutin sera remis aux calandres grecques et qu’on va parler surtout d, économie et surtout des incommensurables dépenses promise par notre Justin Bieber Trudeau et ses acolytes de Toronto !

SI VOUS ÊTES FOURBE, MENTEUR ET FOURREUR DE SYSTÈME ET EN MÊME TEMPS CAPABLE DE DIRE, J’ÉTAIS PAS AU COURANT, PERSONNE M’EN A PARLÉ ET J’AI PLEINE CONFIANCE EN LUI, TOUT ÇA SANS RIRE… .
LA POLITIQUE A BESOIN DE VOUS

Les électeurs ont un choix à faire au 4 ans dans l’ urne ! Le problème n’ est pas le régime électoral; en fait c’ est plutôt les lobbys de toutes sortes qui émergent après les élections et qui réussissent à changer temporairement les priorités d’ une bonne gestion des fonds publics! Après une vérification sommaire d’ un humble électeur; les lobbys de syndicatleux gouvernementaux ( qui en passant n’ auraient aucun succès à long terme dans l’ entreprise privée ), ajouté à cela les environnementalistes ( qui en passant se fout carrément de la capacité de payer des contribuables )

Bref , les travailleurs autres que les employés des villes, du gouvernement fédéral et provincial, des corporations gouvernementales et sociétés d’ état , c’ est à dire la grande MAJORITÉ des travailleurs canadiens n’ ont aucun lobby qui les représentent et ce sont eux qui payent en général tous les avantages accordés à LEURS employés qui travaillent bizarrement pour eux !!!!!!!!!!!

Je reprend par ironie le slogan national de nos courageux syndicats d’ état : So SO SO SOLIDARITÉ payés par nos contribuables aux poches creuses!

Le parlementarisme à la britannique n’est qu’une pseudo-démocratie. Un embryon qui n’a jamais évolué.
Notre parlementarisme est une charrette à boeuf. Et certains voudraient l’améliorer en remplaçant ses roues par des ailes. D’autres proposent plutôt de remplacer le boeuf par une vache. Et d’autres encore de remplacer les roues par des skis.
C’est la charrette qui est dépassée.
Nous avons un système de gouvernement qui invite à la corruption et à la collusion.
Dans un système démocratique, il est impératif qu’il y ait une nette séparation des pouvoirs: le judiciaire, le législatif et l’exécutif.
Chez nous, les trois pouvoirs sont entre les mains d’une seule personne: le premier ministre. Il contrôle de façon absolue les députés (le législatif); il nomme et dégomme les ministres(l’exécutif); il nomme les juges (le judiciaire). De plus, il nomme tous les hauts fonctionnaires et institue les commissions (enquête, administration, finance).
Pendant tout son mandat il fait absolument tout ce qu’il veut, de la façon qu’il le veut. Un véritable dictateur. Il pourrait décider de jouer tout l’argent de la Caisse au casino et personne ne serait en mesure de l’arrêter. Et, à la fin de son mandat, il n’est imputable de rien.
Même le président des USA a moins de pouvoir que notre premier ministre.
C’est un système vicié et vicieux. Et changer le mode de scrutin ou changer le mode de financement ou mettre un député à la porte ne changeront en rien ce système.

Vous trouvez que le Canada donne trop de pouvoir au Premier Ministre?

Si vous avez bien écouté Lisée dernièrement, dans un de ses élans dont il a le secret, il a enfourché le cheval de bataille des féministes enragées et préconisait que la police devait aviser le politique lorsqu’il y avait enquête sur l’un ou l’autre des députés de l’Assemblée nationale.

Quel bel exemple du politique tentant d’influencer le judiciaire.

…et ça veut diriger un « pays »…

Décidément, Mathieu Charlebois est toujours aussi suave.
Avec lui, je n’exige pas tellement d’apprendre des choses (oh, un peu, tout de même), je sais qu’il va me faire rigoler avec une ironie intelligente.
C’est pourtant très rare que je réagisse ainsi.

Pour faire bref, Trudeau est un imposteur et un menteur malhabile en écologie, en réforme du mode de scrutin. Trop d’Anglos et d’adolescentes en chaleur le prennent, et sa famille, pour une pâle copie d’un petit couple royal. Evidence; ses handlers de l’establisment libéral vont nous imposer le pipeline est et autres grossièretés en cédant au puissant lobby du pétrole. Beurk