Réjean Carle

Âge : 64 ans Maire depuis : 1998 Municipalité : Bouchette Population : 727 habitants

Votre premier dossier chaud

Rétablir la paix sociale. J’ai en effet été élu dans un contexte de tension sociale au sein de la ville au regard de l’installation d’un mégadépotoir. La population y était presque unanimement opposée. J’ai été élu avec mon équipe pour contrer ce projet et j’ai donc négocié avec l’entrepreneur privé pour annuler l’accord, ce qui a été fait.

La réalisation dont vous êtes le plus fier

Je suis fier du rétablissement d’un bon climat social. Concrètement, la construction d’une caserne de pompiers a été une très bonne chose. Je suis également heureux d’avoir réussi à établir de bonnes relations avec les associations de riverains afin qu’on collabore à préserver la qualité des eaux des lacs. Nous avons aussi procédé à la construction d’une usine de traitement des boues de fosses septiques, en service depuis cinq ans. 

Ce qui a le plus changé entre le début et la fin de votre mandat

Les gens ont à nouveau envie de participer aux activités de la ville. Nous avons récemment fêté le centième anniversaire de l’église de Bouchette, ainsi que le cent-cinquantième du canton, et les gens étaient contents de se rencontrer. Ils se sont tous impliqués. C’est quelque chose que nos voisins ont remarqué et qu’ils nous envient. 

Le secret de la longévité d’un maire

Pour être heureux dans cette fonction, il faut agir avec transparence et accueillir les suggestions des membres du conseil et des contribuables. Quand on voit ce qui se passe à Montréal, je me dis que je serais très malheureux d’être dans les souliers du maire Tremblay, même si ce n’est pas de sa faute… Il faut mettre tout sur la table et faire participer les citoyens. Il faut aussi accepter que d’autres personnes aient des idées différentes, et peut-être les prendre en considération. 

Le principal défi de votre successeur 

Le projet auquel nous travaillons depuis quelques années et qui est toujours d’actualité est la réfection de nos rues. C’est toutefois un défi trop gros pour que notre ville le relève toute seule. Alors, nous essayons de nous associer avec les autres municipalités pour en faire un dossier intermunicipal, afin que le ministère des Transports le prenne à sa charge. Ce dossier est au cœur de la présente campagne électorale.