Relance économique: les grandes entreprises ne font pas leur part

Le chiffre est énorme: 575 milliards de dollars.

575 000 000 000 $. Avec neuf zéros.

C’est la rondelette somme qui dort dans les coffres des 150 plus grandes entreprises non financières du pays (on exclut donc les banques) cotés à la Bourse de Toronto. Des liquidités sans précédent, selon Statistique Canada.

C’est presque l’équivalent de la dette du Canada (600 milliards $).

Et cela agace royalement le gouvernement fédéral, où l’on s’inquiète depuis au moins un an.

Dans les couloirs du ministère des Finances à Québec, on ne la trouve pas drôle non plus.

L’économie roule au ralenti. L’emploi est au mieux stable, et en déclin dans certaines régions. Ce n’est pas la catastrophe, mais ce n’est pas la grande joie.

Pourtant, les gouvernements ont fait leur part depuis la récession de 2008-09.

Ottawa et Québec ont mis sur pied des plans de relance économique de plusieurs milliards de dollars.

Les gouvernements ont commencé à diminuer leur déficit et tentent de remettre de l’ordre dans leurs finances publiques, avec des compressions de dépenses, des réductions d’emploi et parfois des hausses de taxe à la clé (TVQ au Québec).

Ottawa, qui faisait des yeux doux aux entreprises depuis l’an 2000 avec des baisses d’impôt graduelles, a décidé d’accélérer sa séduction depuis que les conservateurs ont pris le pouvoir. Ce n’est plus une petite drague, c’est carrément des avances sans ménagement, toujours sous la forme de baisses d’impôt. L’objectif étant de créer l’environnement le plus compétitif et attractif possible pour les compagnies.

Et pourtant, rien n’y fait. La véritable relance économique tarde parce que les grandes entreprises préfèrent dormir sur leur coussin d’argent, plutôt que de l’investir dans la création d’emplois, d’augmenter les salaires, d’acheter du matériel, d’innover ou de verser plus de dividendes à leurs actionnaires (notamment les fonds de pension…).

Ottawa a tenté de les secouer cet été.

Le 20 août dernier, le ministre des Finances, Jim Flaherty, affirmait que les entreprises privées devaient faire leur part.

«Il y a beaucoup de capital qui dort et qui devrait servir. On a besoin de gestes du privé», a-t-il dit.

Deux jours plus tard, le 22 août, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, disait ceci à propos des réserves financières des grandes entreprises canadiennes:

«Le niveau de prudence est excessif. Leur responsabilité est de mettre leur argent au travail. Et si les chefs d’entreprises ne savent pas quoi faire avec cet argent, ils devraient la remettre à leurs actionnaires», a-t-il dit à la sortie d’un discours devant les Travailleurs canadiens de l’automobile.

Bref, pendant que les gouvernements sont dans le rouge, les 150 grandes entreprises cotées à la Bourse de Toronto nagent dans les surplus. Pas toutes, mais la majorité.

Grâce à qui? Elles peuvent dire merci au gouvernement fédéral, autant libéral que conservateur, depuis une décennie.

Une nouvelle étude du Congrès du travail du Canada (CTC), un organisme de recherche affilié aux syndicats, est révélatrice.

En 2000, le taux d’imposition des sociétés au fédéral était de 28 %. Il a diminué à 21 % sous le règne Chrétien-Martin (2000 à 2005), puis à 15 % sous la gouverne de Stephen Harper. La dernière baisse a pris effet le 1er janvier 2012.

Taux d’impôt fédéral sur le revenu des sociétés (%)

1960 41,0  1970 40,0  1980 36,0  1990 28,0  2000 28,0

2001 27,0 2002 25,0  2003 23,0  2004 21,0  2005 21,0

2006 21,0  2007 21,0 2008 20,5  2009 20,0  2010 19,0

2011 16,5  2012 15,0  2013 15,0

Chaque baisse d’un point d’impôt diminue les revenus du gouvernement fédéral de 2 milliards de dollars.

De beaux cadeaux. Peut-être trop?

Avec un taux d’impôt des entreprises au niveau de 2000, c’est 26 milliards de dollars supplémentaires qui iraient dans les coffres d’Ottawa chaque année. Et comme par hasard, le déficit projeté pour 2012-13 est de… 26 milliards de dollars.

Évidemment, c’est théorique. Est-ce que l’économie canadienne aurait aussi bien traversé la crise économique mondiale avec un taux d’impôt des sociétés à 28 %? Est-ce qu’il y aurait eu plus de pertes d’emplois pour compenser le manque de liquidités des entreprises? Difficile à dire. L’écosystème économique n’est pas simple à décortiquer. Les facteurs d’influence sont nombreux.

Mais la crise est clairement derrière nous.

L’étude du CTC montre que les liquidités des 150 plus grandes entreprises canadiennes non financières cotées en Bourse étaient de 187 milliards $ en 2001. Elles sont maintenant de 575 milliards $, une hausse de 200 % en 10 ans.

Entre 2010 et 2011, les liquidités sont passées de 503 à 575 milliards $, un bond de 72 milliards $.

C’est le cas au Canada, mais également aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Les entreprises s’assoient sur leur argent.

Dans un récent article, le magazine The Economist expliquait que les raisons sont multiples.

Certaines sociétés ont les poches pleines, mais perdent de l’argent, comme RIM (Blackberry), alors que d’autres, notamment dans l’exploitation des ressources naturelles, ont profité du boum des dernières années. Elles hésitent maintenant à l’investir ou conservent des réserves pour de gros projets… qui tardent. D’autres ont peur de la récession en Europe…

Mais plusieurs estiment simplement qu’il vaut mieux investir leur argent dans le système financier, presque virtuel, pour tenter de faire fructifier leurs avoirs, plutôt que dans l’économie réelle. Plutôt que dans les emplois, l’innovation, la machinerie…

Il y a là un côté malsain. Un enrichissement à courte vue.

L’économie, l’investissement, c’est beaucoup une question de chiffres, mais aussi de confiance.

La perte de confiance des dirigeants d’entreprises envers la société qui les abrite, et qui leur permet d’évoluer et de s’enrichir, n’est pas toujours justifiée.

La crise est passée, les gouvernement ont fait leurs efforts, le privé doit maintenant prendre la relève. Donner un peu de souffle à l’écosystème économique dont il profite. Relancer la confiance. Ne pas toujours attendre un geste des autres.

Il y a des limites aux excuses.

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Je trouve peu productif les procès d’intention. Une entreprise cherche à faire de l’argent. Si les entreprises n’investissent pas, c’est qu’elles ne croient pas que cette argent investit dans un projet soit rentable ou elle trouve le projet trop risqué.

Autre que l’environnement fiscal, qu’est qui fait croire à la majorité des grandes entreprises qu’aucun projet d’investissement au Canada ne soit assez rentable avec un niveau de risque acceptable?

Qu’elle est la composante de notre économie qui fait craindre les grandes entreprises?

La bulles immobilière? L’endettement des Canadiens? Le dollars canadien?b

Voilà la question qu’il faut se poser.

Le Canada dépend énormément de l’exportation de nos matière première. Je crois que le creux des investissements mondiaux dans ce domaine est responsable en bonne partie de cet état de fait.

la deuxième cause serait la force de notre dollars.

La preuve que la theorie qui veut qu’il faut creer la richesse pour pouvoir la distribuer ne fonctionne pas. Il faut que l’etat intervienne dans l’economie pour canaliser les energies. Il est devenu acceptable de couper des emplois pour augmenter les profits des actionnaires. Les riches sont coupes des realites des malheurs des classes inferieures … Ne comptez pas sur eux pour nous sortir du merdier …. 🙂

Une des causes de cette situation qui semble aussi évidente qu’un nez dans une figure, c’est la fiscalité complaisante envers les sociétés.

Je suis certain que les économistes sont en mesure de concocter des programmes, des mesures fiscales qui inciteraient ces grandes entreprises à mettre au travail ces immenses sommes.

Mais pour y arriver, ça prend une volonté politique à cet effet. Est-ce trop demander à un gouvernement de droite pour qui, par principe, l’intervention de l’État est à proscrire ? J’ai bien peur que oui !

«Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction.»
[Francis Picabia]

la solution n’est pas d’augementer l’imposition des entreprise, mais bien de taxer leur capital. ainsi on les forcerait à réinvestir dans leur entreprise pour creer de nouveaux emplois ou pour les rendre plus concurentielles. Cela les forcerait également a augmenter leur dividende. On y gagnerait ainsi avec l’impôt sur les particuliers.

Une compagnie, ca investi quand il y a opportunite de marche et faut que ce soit rentable. Seul les gouvernements investissent dans quelque chose de pas rentable. Comme le gouvernement du Quebec dans l’ eolien. Probablement que les lois du travail sont trop strictes au Canada et que les syndicats sont trop fort. Quand tes competiteurs sont la Chine, l’ Inde, etc… et meme les Americains avec leur loi Right To Work, les entreprises sont peut-etre pas trop tente d’ investir au Canada.

La question des liquidités qui dorment dans les coffres des entreprises ou sont plutôt placées dans divers véhicules de placements financiers qui rapportent, n’est pas un problème spécifiquement canadien comme vous le mentionnez. Certains financiers tels Georges Ugeux dans son blogue du journal Le Monde, relevait la chose au-moins dès 2011.

Avec cela d’ailleurs, on pourrait ajouter ces petits milliards de milliards (il y en aurait entre 21000 et 32000 selon certains experts) qui se prélassent dans divers territoires connus sous ce nom charmant de « Paradis fiscaux » qui évidemment comme leurs noms ne l’indiquent pas, ne rapportent pas des masses aux Trésors publiques qui ne sont plus des trésors puisque leurs coffres sont plus souvent à moitié vides que pleins.

Il existe une chose dans le merveilleux monde de l’économie de marché, c’est qu’il faut investir là où se trouve le marché. Qu’aurait à gagner une entreprise à augmenter sa production, si la clientèle sur le marché visé ne dispose pas des moyens financiers qui permettent d’acquérir les produits ? On peut bien sûr par l’investissement obtenir des gains de productivité qui permettent de réduire le prix de vente des produits. Encore faut-il toujours que même avec un prix plus bas, les acheteurs soient au rendez-vous pour que soient écoulés les produits visés.

Si une entreprise doit en plus casser ses marges bénéficiaires pour écouler ses produits et ses services, elle risque de vendre à perte et devra puiser dans ses réserves pour assurer la continuité de ses opérations. Vous faites mention de BlackBerry World (anciennement RIM).

C’est ce qui explique que ces entreprises soient actuellement prudentes quand les signes de relance ne sont pas évidents. De plus, ce que visent les entreprises, c’est la rentabilité. L’indicible vérité, c’est que nombre d’entre elles n’ont pas besoin de grandir plus que ça pour être rentables. Il suffit de préserver voire d’augmenter ses marges bénéficiaires, fidéliser la clientèle existante ou prospecter une clientèle ciblée et optimiser ses coûts d’opération si nécessaire en réduisant la quantité de main d‘œuvre de toutes sortes.

Évidemment dans un système dont le succès repose conceptuellement sur la consommation de masse on comprend très bien que dans ce bar ouvert, il n’y aura pas à boire et à manger pour tout le monde. Et certaines entreprises vont tomber ou être rachetées (d’où des liquidités).

Un des aspects fiscaux de la problématique vient du fait que toutes les entreprises ne sont pas égales, lorsque nos législations privilégient et favorisent théoriquement ce principe. Peut-être faudrait-il adopter des taux d’imposition variables comme sur les revenus d’emploi, ce qui favoriserait un bas taux d’imposition pour les petites et moyennes entreprises qui disposent d’un plus grand potentiel de croissance. Tout comme l’émergence d’une nouvelle classe corporative et d’affaire et la formation de nouvelles entreprises dotées de statuts plus équitables, notamment en matière de rémunération.

– On pénètre là dans le domaine des choix de société ; je ne vois pas vraiment les Conservateur promptement s’engager dans une grande réforme de structure dont notamment celle de la fiscalité. Et plus pragmatiquement, je ne vois pas qui à Ottawa serait prêt à s’engager dans une telle direction.

Si les entreprises étaient certaines de pouvoir s’enrichir en investissant, elles le feraient. Ce n’est pas comme les gouvernement squi investissent dans n’importe quoi, elles n’ont pas d’élections à gagner.

Qu’elles gardent leur argent, ça ne me dérange pas mais qu’elles ne viennent JAMAIS têter des fonds public.

Croyant renforcer les entreprises le gouvernement leur a créé un environnement complaisant qui les affaiblit. À réussir sans effort, cela est également sans gloire et en soupçonnant qu’on ne le mérite pas, on ne saurait reproduire l’exploit. Le syndrome de l’imposteur. Croyant les motiver, le gouvernement ne ménage que des imposteurs inquiets.
Encore une fois chacun naît un par un en famille. Chacun n’a de capacités, soit-il premier ministre ou affairiste, que de comprendre cette unique réalité. Par conséquent nous usons d’une vie collective dont nous comprenons peu de choses, dont la psychologie est fréquemment le contraire de ce que la psychologie individuelle faite d’auto justifications rassurantes permet de comprendre.

Les compagnies gardent en réserve LEUR argent? BRAVO!

Les go-gochistes devraient lire ce petit texte sur le sujet, écrit par une sommité en économie (David Descôteaux):

http://descoteaux.argent.canoe.ca/general/largent-qui-dort/

Extrait:

« Peut-être qu’en effet, les entreprises pourraient investir plus. Mais je fais plus confiance au jugement de chefs d’entreprises et d’actionnaires qui mettent en jeu leur propre argent, qu’à celui d’un groupe de syndicalistes, ou de politiciens dont le métier est de dépenser l’argent des autres. »

Et VLAN!!!

@ Denis Drouin (# 3):

« Une des causes de cette situation qui semble aussi évidente qu’un nez dans une figure, c’est la fiscalité complaisante envers les sociétés. » (sic)

Tellement « complaisante » que:

http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/201301/31/01-4617066-sears-canada-supprime-700-emplois.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO4_la_2343_accueil_POS3

ET

http://affaires.lapresse.ca/economie/commerce-de-detail/201301/31/01-4616975-best-buy-et-future-shop-ferment-15-grands-magasins-.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS3

Et c’est seulement hier…

Comme résultat de la « fiscalité complaisante », on a déjà trouvé mieux non?

Vous écrivez n’importe quoi Monsieur.

Les lois du travail sont trop strictes, salaires minimums trop élevés, syndicats trop nombreux et trop puissants au Canada. Faites-vous en pas, si les entreprises auraient la possibilité de faire de l`argent en investissant au Canada, ils le feraient. Quand tes compétiteurs sont la Chine, l`Inde, le Brésil etc… et même certains États Américains aider par le « Right To Work »(prochain à le devenir, la Pennsylvanie et probablement New York State) et la nouvelle révolution industrielle causé par le gaz et pétrole de schiste, les entreprises d`ici font très attention avant d`investir et veulent être compétitives et rentables.

Seul les gouvernements sont capables d`investir dans le non-rentable, à nos dépends.

Bonjour,

Bien sûr, Monsieur Alec Castonguay, vous faites votre « job de chroniqueur » et aussi d’un peu de journalisme. Et comme dit l’expression consacrée soit : C’est bien facile sur papier mais….

En effet, depuis quelques années, le système capitaliste vit de sombres soubresauts comme jamais dans son histoire. Tandis que les pays comme le Canada, un des pays les plus puissants au monde en étant membre du G 7 et aussi du G 8 avec une économie diversifiée et saine; et bien, tous ces pays comme le Canada ont totalement perdu le levier de leurs Banques Centrales respectives avec les taux d’intérêts. Ce qui est un tout un frein pour l’interventionnisme, cet apanage du politique de gauche à la sauce du Parti Libéral du Canada.

En outre, y a t’il un mur à l’horizon ? Bien sûr et tout un nuage menaçant pour tous les investisseurs. Tout en ne se surprenant pas que diverses banques centrales de cet Europe de Maastricht convertissent en « OR » les devises disponibles. Et quand l’OR redevient « l’ÉTALON », n’est ce pas…….

Finalement pour le Québec, quelle joie pour Nous les Canadiens habitant la province de Québec de voir Madame Pauline Marois fouler le sol de l’Angleterre avec autant de bonheur et de joie tout en parlant de « relance économique et d’investissements ». Cette fantastique Dame de Béton paraissait « CONQUISE comme jamais » et vibrait de joie. Et la pseudo conquête et les Plaines d’Abraham semblaient le dernier de ses soucis…… Est à dire que ce « rebirth », cette Conquête renouvelée par Madame Pauline Marois va amener comme disent certains péquistes sceptiques « des bidoux pour le Québec » ? Pour l’instant, nobody knows….. Avec plaisir, John Bull.

Je trouve particulièrement comique de lire nos apôtres de l’anarchie fiscale pour les corporations tenter de justifier la situation actuelle en blâmant les lois du travail ou autre écran de fumée. Ils doivent se rendre à l’évidence, la baisse des impôts des sociétés ne stimule pas l’économie et ne favorise pas la productivité. Le 3 effets de cette générosité sont de gonfler la trésorerie des corporations, de gonfler la facture d’impôt des personnes et de ralentir les échanges économiques. Cette étude est la 3ieme dont je suis conscient, la dernière c’était MR capitalisme (mark Carney) qui implorait les corporations à utiliser leur argent.

@ François 1 #9

« qui mettent en jeu leur propre argent ». David Descoteaux s’est-il demandé si « leur propre argent » était de l’argent propre. Sur quelle planète vit-il dans cette ère de scandale autant au Québec, qu’ailleurs au Canada et aux États-Unis ?

Votre belle sommité, plagiaire par surcroît (1), détient une majeure en économie mais une maîtrise en science politique (science « molle » soi dit en passant). Que disiez-vous déjà à propos des membres de l’IRIS ?

http://blogues.lapresse.ca/lagace/2011/01/18/david-descoteaux-petite-lecon-de-plagiat/

@ François 1 # 10

Des mauvais administrateurs il y en a partout et à tous les niveaux. Sans l’aide des gouvernements et des dollars des citoyens, GM aurait été en faillite et probablement vendu à des Chinois ou des Japonais.

Quand les Sears et Best Buy sont en difficultés financières, la première chose qui est faite c’est de se débarrasser de leurs employés de façon à accroître à très court terme la valeur des actions qui est ce qui détermine les primes des premiers dirigeants de ces sociétés.

Donc, je ne suis pas impressionné par vos références.

Une entreprise pour devenir un citoyen corporatif au Canada comme aux USA ou en Europe, doit demander la permission et respecter certaines règles. Alors on lui donne des lettres patentes. Si les citoyens corporatifs en viennent qu’à ne pas respecter les règles édictées, on devrait avoir le courage de leur retirer le titre de citoyens corporatifs et le droit de faire des affaires dans le pays. La plus grande menace de Coke ce n’est pas le gouvernement, c’est Pepsi. Si on empêchait Coke d’être présent sur les tablettes, les épiceries ne rapetisseraient pas leurs tablettes. On mettrait plus de Pepsi.

Donc c’est aux gouvernements d’indiquer aux grandes compagnies où les citoyens souhaiteraient que soient investies les trésors qui ont été accumulés ici grâce aux privilèges qui ont été octroyés.

Parlant de sommités au niveau financier, j’imagine que vous avez lu John Stiglitz et surtout son dernier ouvrage : « Le prix de l’inégalité ». En le lisant, peut-être vos œillères tomberont.

Les idées fixes empêchent souvent de réfléchir.

«Comme le dit un jour un homme d’esprit, le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l’homme se rendit compte qu’il était plus rentable d’exploiter son prochain que de le manger.»
[Lytle W. Robinson]

@ Denis Drouin # 15,

Vous faites mention dans vos commentaires de « John Stiglitz », il s’agit plutôt en fait de Joseph Stiglitz, je n’ai pas lu son dernier ouvrage, quoiqu’il en soit, c’est une excellente référence pour bien comprendre l’économie.

@ Serge Drouginsky

Vous avez entièrement raison. C’est mon erreur.

Effectivement Stiglitz ayant reçu l’équivalent d’un Nobel en finance, est un auteur dont les idées ne plaisent pas à tout le monde, surtout à ceux pour qui la recherche (et non l’atteinte) de l’égalité sociale est un objectif noble qui s’inscrit dans l’évolution normale et historique de l’humanité. contredit fondamentalement la loi de la jungle, la seule loi qu’ils reconnaissent.

«La pire des maladies de cœur, c’est de ne pas en avoir.»
[Bob Hope]

@ Marc Sauvageau # 14

Et vlan ! Entre les dents.

Bravo !

«Tolérance : c’est quand on connaît des cons et qu’on ne dit pas les noms.»
[Pierre Doris]

@ John Bull # 12

Les gens de qualité sont capables de prendre conscience de la qualité qui les entoure.

Par contre, les personnes affligées d’idées fixes en sont incapables.

Que Mme Marois soit heureuse de se retrouver en Écosse, ne me semble pas être un crime de lèse-majesté. À part de ceux qui sont obnubilés par leurs idées fixes, ceci est facile à comprendre.

«Le temps ne fait rien à l’affaire ; quand on est con, on est con.»
[Georges Brassens]

Ces gens de la do-do-do-droite ont créé la bête, ils ne peuvent plus la contrôler et sont désolés. La bête viendra les hanter.

Un cours de macro-économie 101 nous dit que la consommation des 99% de la populace fournit 70 % du PIB. Tout ce qui affaiblit les revenus des citoyens ordinaires diminue la demande pour les biens de consommation. Peu de revenus = peu de consommation = ralentissement de l’économie. Baisse du revenu net = baisse de la consommation = ralentissement de l’économie. Il y a quand même une limite à toujours demander des baisses de salaires à tous les travailleurs et d’augmenter les bonus aux PDG et les vice-présidents. Ceci c’est ce qu’on enseigne dans les facultés de gestion universitaires. Vous n’avez qu’à consulter les données de Statistiques Canada.

Une entreprise qui a trop d’argent deviendra frileuse quand il s’agira de faire un investissement. Eux aussi préfèrent la sécurité, if nothing is broken, don’t fix it. Pour qu’une entreprise puisse évoluer, se remettre en question et innover, elle doit vivre de l’instabilité et de l’insécurité. J’ai eu le privilège d’entrer dans au moins une soixantaine d’entreprises au cours de ma vie. Seules celles qui vivaient de l’instabilité savaient se remettre en question et ce sont celles-là qui ont connu une croissance réelle.

C’est simple à comprendre, est-ce qu’une personne qui a un pécule important à sa retraite va-t-il le risquer dans des investissements! Est-ce qu’une entreprise va risquer son pécule dans des investissements incertains! J’en doute.

Bonsoir,

Tout en parlant de relance économique, qu’il fait bon d’apprendre que nos amis les nationalistes québécois, surtout ceux qui entrèrent chez les péquistes ne souffrent pas d’idées fixes et que la fixation sur la pseudo souveraineté dans la semaine des quatre jeudis est maintenant chose du passé.

Bravo pour l’harmonie qui va suivre avec nos amis Canadiens qui sont tout à fait heureux d’avoir vu Madame Pauline Marois « CONQUISE comme jamais et de son plein gré par Londres la capitale financière du MONDE » il y a une dizaine d’années. Notre Dame de Béton arpentait les rues de Londres avec une « insoutenable légèreté de tout son être comme si cette grande Dame était chez elle. Avec infiniment plus de liberté que de se pavaner sur la Grande Allée ». Faut dire que Madame Pauline Marois voulait parler relance économique et surtout d’investissements importants avec nos grands amis de l’Angleterre, cette Fière Albion pour les intimes.

En conclusion, faisant fi des griefs séculaires du passé qui affligeaient les nationalistes, Madame Pauline Marois ne « portait plus le poids de la supposé Conquête et les Plaines d’Abraham n’était qu’une histoire à dormir deboutte pour péquistes seulement ». Voilà pourquoi Notre Dame de Béton se fit délibérément « CONQUÉRIR par Londres en vivant un rebirth ». Le passé est passé et parlons de relance économique car Londres sera toujours présent pour nous aider…Encore merci à la Dame de Béton , on n’aurait jamais dit ça avant en n’ayant plus les péquistes qu’on avait, évolution oblige…… Bien à vous, John Bull.

@ Marc Sauvageau (# 14):

Les scandales salissent LE Québec…pas les autres provinces canadiennes ou vos voisins du Sud.

De plus, ils sont causés strictement par le monopole étatique dans les domaines où il a été exercé. dans les domaines où la comptition existe, ceux qui veulent pratiques la collusion et/ou la corruption ne tiennent pas longtemps.

Je ne vois rien de répréhensible à ce que Descôteaux se soit inspiré d’un autre texte il y a deux ans. Ça se fait dans plusieurs domaines et par plusieurs auteurs. Tant qu’à son bac en sciences molles, il l’a nettement amélioré en s’éduquant en économie…

Les cies ne paient que 30 milliards d’impots sur un budget de 280 milliards.
Le reste est payé par nous!
Or, les seules banques font 30 milliards en profits par année!
Le mois passé j’ai payé avec ma carte guichet ce que je ne fais jamais. Ca m’a couté 2 piasses! J’en suis pas revenu

@ jack2 (# 23):

Un émule du prof Lauzon à ce que je vois…

1- Vous n’avez qu’à payer avec autre chose que votre carte bancaire. Simple non?

2- Les profits engrangés par les sociétés et plus particulièrement par les banques canadiennes sont une excellente chose. S’ils n’en faisaient pas, ils fermeraient leurs succursales et iraient ailleurs (voir Future Shop et Best Buy) réduisant ainsi au chômage des dizaines de milliers de gens parfaitement compétents et haut salariés, les forçant, eux également, à s’expatrier ailleurs pour exercer leurs talents et payer leurs impôts. Ils ne reviendraient jamais au Québec!

De plus, les profits de ces sociétés et banques sont distribués à leurs actionnaires dont une bonne partie sont de petits épargnants qui comptent sur les dividendes pour vivre. Et c’est sans compter que notre Caisse détient des millions d’actions de nos banques, ce qui lui permet de payer nles pensions des Québécois retraités.

Retirez vos oeillères de grâce!

@ Denis Drouin (# 15):

« Des mauvais administrateurs il y en a partout et à tous les niveaux. Sans l’aide des gouvernements et des dollars des citoyens, GM aurait été en faillite et probablement vendu à des Chinois ou des Japonais. » (sic)

Et la perle: « Si on empêchait Coke d’être présent sur les tablettes, les épiceries ne rapetisseraient pas leurs tablettes. On mettrait plus de Pepsi. »

Grand sauveur des compagnies américaines maintenant? Auriez-vous enfin vu la lumière et devenu un zélateur du capitalisme?

GM aurait fermé! Pis…???

Voir votre propre exemple de Coke et Pepsi!!!

On aurait économisé des milliards qui servent à maintenir ce canard boîteux (GM) en vie au détriment des autres qui réussissent pourtant dans le même domaine qu’elle. Elle aurait été remplacé par ses compétiteurs (Ford entre autres qui n’a pas eu besoin de l’aide gauchiste!!!) ou par d’autres compagnies qui oeuvrent dans le même domaine.

Mais il y a pire:

« Donc c’est aux gouvernements d’indiquer aux grandes compagnies où les citoyens souhaiteraient que soient investies les trésors qui ont été accumulés ici grâce aux privilèges qui ont été octroyés. » (sic)

À vos yeux, ils sont tellement compétents, nos politiciens et nos gouvernements, qu’ils peuvent se permettre de donner des leçons d’administration à la planète maintenant?

Eh ben…

Vous avez passé la plupart de votre temps ici à dénoncer les illogismes et les balourdises du gouvernement fédéral et de celui de Jean Charest (en ménagant étrangement celui de Mme. Marois…) et soudainement pouf! ils deviendraient, comme ça, par magie, de compétents et chevronnés gestionnaires, à tel point qu’ils pourraient, toujours à vos yeux, présider aux destinées de tout ce qui bouge au Québec?

Je vous rappelle que Justin Trudeau et/ou Philippe Couillard ont d’excellentes chances de devenir l’un de ceux que vous chérissez tant!

Alors, toujours aussi entiché de théories vaseuses Denis?

De mon côté, j’aurais plutôt écrit: « …les trésors qui ont été accumulés ici en dépit des nombreux obstacles et barricades érigées devant eux par les gouvernements. » (sic)

Voilà…c’est conforme à la réalité maintenant.

Les $575 Milliards en question ne disparaissent pas dans un trou noir.

Ils demeurent dans des comptes de banque des sociétés ou sont investis dans des véhicules de placement qui engendrent de l’activité ailleurs que dans les sociétés qui les ont accumulés, le tout malgré les nombreuses obstructions que les gouvernements interventionistes ont dressé devant elles.

Seules les sociétés capitalistes créent de la richesse.

Les gouvernements ne servent qu’à redistribuer le fruit des efforts des autres à leurs petits préférés en en chipant une bonne partie au passage pour rétribuer une fonction publique aussi obèse qu’incompétente.

Le socialisme est un parasite qui a besoin d’un hôte, le capitalisme pour se faire vivre. Il tire sa subsistance de la différence entre votre salaire brut et votre salaire net!

Il faut s’ouvrir les yeux!

575 milliards de dollars!!! Si le capitalisme et le néolibéralisme nous prouve une chose c’est que ces théories sont de la foutaise idéaliste. La libre concurrence à outrance ne forme qu’une oligarchie d’entreprise en collusion directe avec l’État. Jim Flaherty demande un « geste du privés », à genoux devant l’incarnation de l’égoïsme et de l’individualité extrême dans ces entreprises qui s’en fiche éperdument. Ce n’est pas notre pseudo socialisme qu’il faut blâmer, mais ces entreprises qui s’alimente sur un système auquel elles ne contribues pas.

L’indignation populaire ne pourra rester ignorer!

Et de toutes façon le client à toujours raison.

Que font les parasites quand c’est la loi de la jungle qui prévaut ? Ils sautent sur le dos des prédateurs et des charognards. Un libertarien fédéraliste lui, se trouve un prédateur fédéraliste qui lui servira d’hôte pour rester en vie.

Impossible de parler sensément avec ces gens. Ils voient le monde en noir ou en blanc. Leur manichéisme est patent: si vous ne pensez pas comme eux, vous ne méritez tout simplement pas de penser ou au mieux d’être écoutés.

En plus, ils vous mettent des mots dans la bouche puis ils évoquent ces mêmes mots pour vous crucifier. J’appelle cela le comble de la malhonnêteté intellectuelle.

«Un sot est un imbécile dont on voit l’orgueil à travers les trous de son intelligence.»
[Victor Hugo]

@ François 1 #22

Les scandales sont partout sur la planète, arrêtez de vous mettre la main devant les yeux. La semaine dernière on apprenait une collusion dans des compagnies de coulage de béton à Toronto. Aux États-Unis, l’excellente émission de PBS Frontline, encore la semaine dernière, nous rappelait le scandale financier des « subprimes » avec des hypothèques douteuses dont les dirigeants financiers restent impunis, les « Untouchables ».

« dans(sic) les domaines où la comptition (sic) existe, ceux qui veulent pratiques (sic) la collusion et/ou la corruption ne tiennent pas longtemps.» Le même reportage de Radio-Canada mentionne une activité de collusion qui dure depuis quinze ans. Il est vrai que quinze ans devant l’éternité n’est pas long, mais en matière de fraude, c’est une éternité.

« Je ne vois rien de répréhensible à ce que Descôteaux se soit inspiré d’un autre texte..». S’inspirer d’un texte d’un autre auteur, sans le mentionner, est du plagiat qui mérite une sanction selon le droit d’auteur (L’affaire Robinson est un bon exemple).

« Tant qu’à son bac en sciences molles, il l’a nettement amélioré en s’éduquant en économie… »
On l’a tous remarqué dans la phrase que vous nous avez citer. Dommage qu’il ne vous ait pas lu. La Caisse de Dépôt et les petits actionnaires, n’est-ce pas l’argent des autres que les chefs d’entreprises « mettent en jeu » ?

@ Marc Sauvageau (# 29):

Ah…bien sûr, « les scandales sont partout sur la planète ». Toute une excuse…

Les autres se jettent dans un précipice? Allons-y gaillardement nous itou. Si un milliard de mouches à mer.. aiment la mer.., c’est que ça doit être bon.

Et moi qui croyait l’adage péquiste selon lequel la nation Québécoise était « différente », « distincte », etc… Bref, toute la panoplie verbale habituelle des séparatistes pour nous faire croire que nous sommes un peuple élu de Dieu dans l’attente de la Terre Promise!

Moi, je me rappelle très bien votre Lisée à TLMEP lorsqu’il niait l’évidence devant un million de téléspectateurs attaquant son collègue avec son impéruosité habituelle. Le pauvre attend toujours ses excuses d’ailleurs.

La corruption et la collusion existent depuis longtemps parce que l’État a malheureusement le monopole dans plusieurs domaines de nos vies depuis (trop) longtemps. Si l’on enquêtait à Hydro-Québec, à la SAQ, à la SAAQ, etc… on trouverait, j’en suis plus qu’assuré, de juteux scandales dignes de tout ce que vous pouvez imaginer comme bordel.

On commence seulement de plus à voir poindre les relations incestueuses entre la mafia et les grosses centrales syndicales (FTQ Construction!), elles galement en situation de monopole et surtout, alliées traditionnelles du Parti québécois

Enlevez vos oeillères…

@ David (# 27):

« Le client a toujours raison! » (sic)

SAUF au Québec des gauchistes où, pour eux, les lubies de l’État en situation de monopole priment et de loin sur le bien-être et les désirs du client.

On le voit à tous les jours en santé, en éducation, sur nos routes et dans nos rues, à la SAQ, à Hydro-Québec, à la SAAQ et tutti quanti. Partout où l’État a un monopole.

Bref, dans un monde normal et capitaliste, oui, le client a raison et peut magasiner ailleurs s’il le désire, MAIS PAS dans le monde bolchévik gauchisto-socialiste où c’est tout le contraire: Le client est captif. l’État a raison et le client n’est qu’une nuisance à l’élaboration et à la planification de leurs structures en papier mâché remplies de bureaucrates et de leurs inextricables (et inexpliquables!) organigrammes où personne ne s’y retrouve. Même pas les ministres.

Des preuves? Voici:

http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/mario-roy/201302/05/01-4618710-paroles-paroles.php

Extrait:

» Néanmoins, il est exact que le Parti québécois a un faible pour les mots et les structures de papier. Depuis son retour au pouvoir, il se passe rarement trois jours sans que le gouvernement de Pauline Marois annonce un nouveau festival du bavardage.

Les plus récents?

Des assises nationales de la recherche et de l’innovation, distinctes du Sommet sur l’enseignement supérieur. Une consultation sur la laïcité, venant en sus de la regrettée commission Bouchard-Taylor. Ainsi que, nous citons, un «comité sur les conditions d’emploi des titulaires en provenance de l’extérieur qui accèdent à des emplois supérieurs dans la fonction publique».

Mais il reste encore tant à dire… Dans son discours d’ouverture de session, en octobre, la première ministre avait également prévu un groupe d’action ministériel pour la mise en oeuvre des projets d’investissement privé. Un groupe de travail sur la création d’une assurance-autonomie. Un secrétariat au développement nordique. Une agence des transports. Une banque de développement économique.

Et c’est sans parler d’un forum sur les redevances minières, d’une commission sur le prix unique du livre, d’un groupe de travail sur les coopératives de santé et d’un autre sur la philanthropie culturelle… »

Fin de l’extrait.

Et leur dernière trouvaille: Jean-François Lisée, ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur et Alexandre Cloutier, ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, à la Francophonie canadienne et à la gouvernance souverainiste, ont annoncé aujourd’hui la création d’un comité conjoint pour réfléchir à ce que devrait être une éventuelle Agence québécoise de solidarité internationale. De concert avec Denis Labelle, président de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale.

Crisse…on croit rêver!

Une chance qu’on les a pour s’occuper des « vraies affaires »…

@ François 1 #30

Dans votre délire obsessif, je tiens à vous faire remarquer que les scandales sont une constatation, et non une excuse. Quant au reste, c’est un air déjà connu que vous nous rabâcher, et qui n’a aucun fondement solide.

Est-ce que ces dénonciations scandaleuses seront corrigées un jour ? Ça ne semble pas les affecter outre mesure ,ni faire partie de leurs priorités…

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