Remous à Rad-Can: La société d’État, c’est moi!

L'idée que Duceppe puisse être commentateur a mis Hubert Lacroix dans un état "stratosphérique" !

Le PDG de Radio-Canada, Hubert Lacroix, sait exactement ce qui cloche avec l’information dans ses services de nouvelles. Selon une source qui en a récemment longuement discuté avec lui, « Hubert est comme les gens d’affaires qui pensent que les journalistes sont trop péquistes et trop à gauche ».

Péquistes, les gens de rad-can, au point d’envisager d’embaucher, en août dernier, l’ex-chef bloquiste Gilles Duceppe chroniqueur à l’émission Medium Large. La colère de Lacroix, raconte cette source, était « stratosphérique » tellement il était « très très obsédé » par cette décision qui, hasard des circonstances, a ensuite été reléguée aux oubliettes.

C’est précisément le genre de nouvelles que le patron Lacroix refuse désormais d’apprendre dans le journal. C’est pourquoi il veut faire en sorte d’avoir le doigt sur le pouls, pour ne pas dire la jugulaire, de tout ce qui se passe dans sa grande maison.

Un brillant micro-manager

Soyons nets: nous parlons ici d’un personnage considéré comme « extrêmement intelligent » par un de ses pairs de l’industrie télévisuelle, comme « un avocat de très haute volée, très discipliné et méthodique, un travailleur forcené » affirme un des avocats également membre de cette catégorie.

Le PDG Hubert Lacroix. Il veut "caller les shots!"

Chacun souligne cependant ce trait professionnel: c’est un micro-manager. « Il veut tout savoir ce qui se passe » dit l’un. « Il veut prendre le contrôle de cette machine là, il veut caller les shots » dit un autre. « Il a son bureau au 12e étage (de Radio-Canada à Montréal) et il va se rendre d’un bureau à l’autre pour intervenir dans chaque dossier. Il y a des directeurs généraux qui avaient l’impression qu’ils étaient autonomes et qui n’ont pas apprécié. »

Le départ, l’an dernier, du patron du service français, Sylvain Lafrance s’explique en partie par ce choc des volontés… et de visibilité. Lorsque Lafrance, fin parleur, fut invité à une des émissions du réseau, son patron Lacroix fut estomaqué: « qu’est-ce qu’il fait là, lui? » s’est-il exclamé, devant témoin. Comme si on lui faisait de l’ombre.

Lacroix tente de compenser une personnalité pas très chaleureuse — mais très franche et très directe, me dit-on — par une invitation à ce que chacun le tutoie et l’aborde par son prénom.

Le remplacement de Lafrance par Louis Lalande — après une longue recherche infructueuse d’un remplaçant venu du privé — et le renvoi du DG de l’information Alain Saulnier, sans motif, puis l’embauche à sa place du journaliste Michel Cormier la semaine dernière, participent de cette volonté de pouvoir mettre son doigt depuis le sommet jusqu’à la base sans rencontrer trop de résistance.

C’est du moins l’intention. Un collègue de Cormier affirme que, si c’est l’intention, on s’est trompé de casting. L’Acadien sera plus coriace qu’il n’y parait, « une fois qu’il aura compris ce qui se passe », dit cet observateur. À suivre.

Quel projet ?

Vouloir agir, c’est une chose. Vouloir écarter les péquistes et les gauchistes en est une autre. Avoir voulu virer Jacques Languirand pour cause d’insubordination mais ne pas avoir pu le faire, car nous sommes dans le monde des médias, donc de la perception, où l’Agecanonix Languirand a le haut du pavé, en est encore une autre. (Languirand s’était plaint en conférence de presse de ne pas avoir été singularisé, comme d’autres, dans l’annonce de la grille d’émissions radio.)

Mais cela ne nous dit rien sur le projet Lacroix pour l’information de demain. C’est que, pour ce que votre blogueur favori a pu en tirer des gens qui ont été en contact direct avec lui, cela est très difficile à dire.

On pourrait parler plutôt de réflexe. Comme plusieurs PDGs de Radio-Canada/CBC avant lui, la tentation de faire travailler francos et anglos dans une belle harmonie refait surface. Hubert Lacroix est « un trudeauiste » affirme un de ses quelques amis séparatistes, Daniel Paillé, rencontré lorsque ce dernier était dans les affaires. Il faut, a notamment dit Lacroix en février à la Chambre de commerce, transformer « nos méthodes de production, en rapprochant encore plus Radio-Canada et CBC pour les rendre encore plus efficaces ». Il faut, a-t-il ajouté, « être plus régional que jamais ».

En privé, il va un peu plus loin: « Il faut que les anglais et les français travaillent ensemble » martèle-t-il. « On devrait faire de la programmation ensemble ». L’idée n’est pas neuve.

En 1991, en plein après-Meech, le PDG Gérard Veilleux, autre Trudeauiste, avait lancé un vaste « repositionnement » par lequel les deux réseaux allaient faire dans le « transculturel » et dans le « régional ». Il avait rapatrié chez lui à Ottawa et intégré les équipes de programmation de Montréal et de Toronto. (Voir mon texte de 1992, Ici Radio-Ô-Canada.) Avec des résultats… anémiques.

Une initiative de l’époque a survécu: les correspondants internationaux bilingues. Sauf qu’avec les années, les rares anglophones capables de s’exprimer en français se raréfient, et les bilingues sont des francos, ce qui irrite… Toronto!

Bref, Hubert Lacroix a le goût de réinventer une roue qui, dans le passé, s’est dégonflée. En télé et, pourquoi pas, en radio. « Je peux pas voir pourquoi, a-t-il dit devant une source, on ne puisse pas faire des émissions de radio dans les deux langues. »  Ce qui a laissé son interlocuteur un peu songeur.

« Je ne pense pas qu’il ait une vision, affirme quelqu’un qui a tenté de la saisir. Si oui, je n’ai pas trop compris. »

Les enquêtes, pas très positives

Hubert Lacroix s’enorgueillit-il de la réputation acquise par les journalistes de son service français ces dernières années, en particulier ceux de l’émission-phare Enquête (dont même Pierre Karl Péladeau a récemment dit du bien !) ?

Il l’a mentionné dans des discours. Mais on s’est étonné devant moi de son mutisme et son absence d’encouragement dans ses contacts avec ses subordonnés à ce sujet. Ces enquêtes, leur a-t-il dit, « c’est pas très positif ».

Cela est probablement du à la méconnaissance de la réalité de l’information, qui est un domaine très particulier où il faut avoir la couenne dure. Certes , Hubert Lacroix a été président de Télémédia de 2000 à 2003, puis au CA de Transcontinental. Mais cela suffit-il ?

La proximité des gens d’affaires, des riches et des puissants rend parfois allergique à ces journalistes qui cherchent des poux à tout le monde. On décrit Hubert Lacroix comme « intègre » et absent des réseaux partisans — conservateurs ou autres — mais on lui connaît au moins un point de contact avec Jean Charest. Le PDG de Radio-Canada a choisi entre toutes Jodi White pour la réalisation d’un mandat de révision du rôle des Ombudsman de la maison. White était la femme de confiance de Jean Charest lorsqu’il était chef conservateur à Ottawa, dirigeant ses campagnes et son cabinet.

Sans être actif dans le PLQ, Hubert Lacroix fut, depuis les années 1980 et jusqu’en 2006, un donateur fidèle. Seul écart: avoir contribué aux campagnes de son ami Daniel Paillé. (Peut-être ce dernier aura-t-il de meilleures chances d’être un jour chroniqueur à la radio ?). Mais l’obole Lacroix au PLQ, $1000 en moyenne pendant huit ans jusqu’en 2006, était loin du maximum permis de $3000.

Monsieur 10%

Personne ne doute qu’Hubert Lacroix est un chaud partisan de Radio-Canada. Son discours de la Chambre de Commerce est un modèle du genre radio-canadien. Il y a notamment déclaré:

Il n’existe aucun modèle économique porté purement par le marché capable de soutenir une industrie de radiodiffusion au Canada. Même chose au Québec. Si nous voulons une télévision pour faire entendre nos voix, le Canada doit subventionner cette industrie. C’est un choix de société.

Subventionner, oui, mais à quel niveau ? Déjà, en 2009, Lacroix avait  coupé 800 postes pour résorber un déficit causé par le reflux des revenus publicitaires induit par la crise économique. Mais il y a pire. Il existe dans la base conservatrice et au sein de la députation de Stephen Harper une réelle détestation de Radio-Canada et de la CBC, alimentée par les campagnes de Sun News (donc, Quebecor) au Canada-anglais. La tentation, non de mettre la clé dans la porte, mais d’étrangler financièrement la société d’État est grande.

L’an dernier, les scénarios prévoyaient une coupe de 15 à 20% des budgets de Radio-Can. « À 20%, commente un cadre dirigeant du domaine audio-visuel, on ne peut plus assurer la même mission. » Lacroix semble avoir réussi à éviter cette hécatombe appréhendée. « Il joue une partie délicate et, je crois, incomprise, » commente mon collègue Pierre Duhamel, fin connaisseur de membres, comme Lacroix, de Québec Inc.

Sa stratégie sera-t-elle suffisamment fine pour éviter, l’an prochain, un nouvel assaut budgétaire ? Suffisamment pour lui garder son poste de PDG, qui doit être renouvelé — ou pas — d’ici la fin de l’année ? Et à quel prix pour la qualité et la liberté de l’information nationale et internationale ?

 

Pour lire la série: Remous à Rad-Can

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Vous dites de Lacroix que «Chacun souligne cependant ce trait professionnel: c’est un micro-manager. “Il veut tout savoir ce qui se passe” dit l’un. “Il veut prendre le contrôle de cette machine là, il veut caller les shots” dit un autre».

Dans les libres de gestion on appelle ça un autocrate Jean-François. Derrière tous les «micro managers» se cache un autocrate.

Ils ne sont pas vraiment intéressés par le résultat. Ce qui les intéresse, c’est le processus. C’est la seule chose qui les intéresse vraiment c’est le processus, parce que c’est là seule chose sur laquelle ils ont une prise totale. Parce que c’est là et seulement là que se trouve leur pouvoir. Et leur pouvoir c’est leur raison de vivre.

Ce sont généralement des gens pour qui le pouvoir est vu non pas comme un moyen dont ils disposent pour agir. Le pouvoir est seulement un moyen de se définir. J’irais jusqu’à dire que c’Est un état proche de la pathologie.

Ce n’est pas facile ce que vivent les artisans sincères de radio Canada.

À force de gérer la décroissance de la SRC et de la CBC, Ottawa met en marche un processus de sabotage tranquille de la télé d’État. Le sous-financement chronique force la disparition des émissions culturelles et d’information pointu, tout cela menant tranquillement à une programmation nivellée par le bas.

En suivant cette pente, ce service public d’information s’éloigne progressivement de son mandat éducatif et d’information.

Du coup, il se distingue de moins en moins des médias électroniques privés. Et le jour ne sera pas loin où la question du maintien de la SRC/CBC sera à l’ordre du jour.

Hypothèse. Si la disparition éventuelle de CBC ne créera pas de remous à sa disparition – les Canadiens-anglais étant bcp plus branchés sur les médias américains -, celle de la SRC produira une commotion générale auprès du public francophone.

Quelque part, Ottawa est jaloux de la clientèle captive de la SRC, que CBC n’a pas vraiment.

Mais ne vous en faites pas. On a réussi à retirer de la programmation de la SRC « La Soirée du hockey ». Après quelques coups de gueule des franocphones, tout s’est replacé dans l’ordre. Et les francos de devoir payer – RDS – pour voir les Canadiens, pendant que les Anglos regardent encore tranquillement les Maples Leafs et Don Cherry avec l’argent de nos impôts.

Ô Canada!

En lisant vos textes de la série »Rad-Can » on voit bien pourquoi vous avez été conseiller politique de deux premiers ministres québécois et non des moindres… Vous avez un très bon esprit d’analyse et de très bons contacts, avec en sus, une grande capacité de vulgarisation.

Et vous avez également du courage, ce qui est plus rare qu’on ne pense. Vous savez très bien que cette série de textes vous mets à jamais sur la liste noire de Radio-Canada, ce qui n’est sans doute pas négligeable en regard des cachets
que vous deviez recevoir de la société d’état pour votre participation à titre d’invité à maintes émissions. Vous avez eu le courage de vos convictions, bravo !

On jase, moi si j’étais Pierre Karl Péladeau, je vous nommerai Vice-président information de Québécor, avec pour mandat de chapeauter tout le secteur information de Québécor (TVA,LCN,Journal de MTL,de Québec) et si le poste n’existe pas présentement, je le créerai… Pierre Karl Péladeau a l’ouverture d’esprit de laisser la parole sur le site internet du Journal de MTL à la fois à Léo-Paul Lauzon et à Nathalie Elgrably-Lévy, convenons tous ensemble, que ce n’est pas le genre de chose qu’on est près de voir à La Presse…

Pierre Karl Péladeau est un nationaliste québécois, comme vous et comme beaucoup de Québécois francophones et personnellement, je ne crois pas qu’il soit »à droite toute » comme beaucoup de gens le laisse entendre. Il a décidé un jour qu’il ne s’en laisserai pas imposer par la go-gauche syndicale et qu’il pourfendrai la bêtise où qu’elle se traque, gouvernement, entrepreneurs véreux, etc.

Je rêve du jour où il mettra toute la puissance de Québécor au service d’une presse et d’une télévision à la fois près des gens et intelligente. Quel beau cadeau ce serai pour la société québécoise et quel hommage à la mémoire de son père. Je nous le souhaite à tous…

Hubert devra s’écraser à quatre pattes devant ses maîtres politiques conservateurs si il veut conserver son contrat à Radio-Cadenas et son salaire…

On verra bien si il a une philosophie « trudauiste » visant à maintenir une « Radio-Cadenas » publique. Démissionnerait-il avec éclat si il comprenenait que le Gouvernement fédéral conservateur maintenant majoritaire veut vraiment vendre Radio-Cadenas comme il l’a fait pour Énergie Atomique Canada (AEC)?

Il y a déjà quelques Elvis Gratton qui salivent à l’idée de ramasser Radio-Cadenas au prix payé par SNC-Lavallin pour AEC…

Z

Magnifique série que vous venez de signer Monsieur Lisée.

Le pire dans tout cela c’est que ce placement de pions idéologiques ne peut être freiné que par les employés de Radio-Canada…

Mais j’ai bien peur que seulement des pressions concertées pourront faire reculer les conservateurs. Et ces derniers n’hésiteront pas à exploiter tout moyen de pression pour alimenter l’animosité du public envers la télévision d’État.

Et quelle est la stratégie plus globale des conservateur ? Seraient-ils en train de se préparer à une nouvelle crise constitutionnelle ?

Des gauchistes qui disent que si Radio-Canada devient plus impartiale, neutre et objectif, on met en péril la qualité de l’info à Rad-Can: priceless

Ça fait maintenant combien d’articles sur le même sujet? 5…6?

Ils vous ont câli..é dehors (avec raison selon moi!) Monsieur Lisée. Respirez un bon coup et revenez-en!

Il vous reste toujours Télé-Québec avec ses 300 irréductibles auditeurs non?

De tout façon, ce qui se passe au Canada c’est du jamais vue. Harper ou Poutine c’est du pareil au même. Avec toute la fraude électoral qui est dévoilé avec les appels téléphoniques. Nous vivons le même sort que les russes. Les médias impartials sont muselés, la corruption va prendre plus de place dans le pays et elle sera de connivence avec le pouvoir fédéral conservateur. La prison se fera le séjour de tous pour la moindre erreur de parcours et nos jeunes vont s’endurcir et se rebeller et du même coup finiront sous les balles de cette état policier.

Il faudrait que la cour suprême s’en mêle et que la gouverneur général demande une réélection et que des observateurs de l’ONU soit sur place pour vérifier qu’il n’y ait pas de fraude.

Bravo pour votre beau programme m. Stéphan Harper.

“Hubert est comme les gens d’affaires qui pensent que les journalistes sont trop péquistes et trop à gauche”.

Vous voulez dire: comme le public en général. Il est de notoriété publique que les gens qui étudient en journalisme, sociologie, sciences politiques et littérature (c’est la formation de plus de 80 % des journalistes, non?) sont en moyenne plus péquistes et plus à gauche que les gens qui étudient en génie minier, en génie civil,en génie électrique, en physique et en chimie.

Et il y a plusieurs études documentées sur le sujet, il me semble.

micro manager ,est-ce la nouvelle appélation déposer pour définir un control-freak réactionnaire? je ne me ferai pas facilement a la novlangue harperienne.

Le noyautage fédéraliste de Radio-Canada ne date pas d’hier. C’était même surprenant de voir le Téléjournal accepter tous les jeudis soir un Jean-Francois Lisée qui marquait des points semaine après semaine pour la cause indépendantiste, devant des panelistes dans l’impossibilité de convaincre l’auditoire que les Québécois sont bien servis par les gouvernements Harper et Charest qui travaillent conjointement à leur asservissement.

Lacroix a bien compris le rôle de Radio-Canada comme organe de propagande. Ce qu’il ne comprend pas par contre c’est que les 60% de Québécois francophones du Québec qui désirent gérer eux-mêmes leur langue, leur culture et leurs leviers économiques vont tout simplement passer à un autre média d’information.

Ce n’est pas la concurrence qui manque et ce « control freak » pourra regarder sa part de marché fondre au soleil.
C’est vraiment le résultatque je leur souhaite en concordance avec leurs manipulations et toute leur malhonnêteté intellectuelle.

Est-ce que R.-C va essayer de promouvoir le Canada comme le pays de la bonne entente entre francos et anglos ? N’était-ce ce pas l’idéologie que voulait répandre Trudeau ? Il a échoué. L’arrivée de Sacha et de Anne au TJ, est-ce une idée de Lacroix. Et Anne aux ex ? On n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs avec les conservateurs au pouvoir. On vous dit un homme libre monsieur Lisée. Un des blogueurs vous en encense à ce sujet. Mais on ne vous pas entend pas trop parler de votre Université (HEC) au sujet de son orientation linguistique, soit celle de donner et d’offrir des cours en anglais à des immigrants unilingues anglais.

Monsieur,
Primo, c’est Radio-Canada. Sachez qu’en français il ne faut jamais abréger un mot sauf si c’est nécessaire. Si votre intérêt premier est vraiment l’épanouissement de la langue française, il serait avantageux pour vous d’en faire la preuve avec constance. Respect!
Secundo, C’est Radio-Canada. La télévision francophone nationale est celle des canadiens-français de toutes provinces, pas seulement la fraction de la population, toutes catégories confondues, qui sont péquisse ou séparatisse ou souverainisse ou indépendentisse. Respect!

Hubert Lacroix peut caller les shots mais moi je décroche de ce réseau qui met la qualité de l’information en péril …. Non merci ….

Un beau profil que celui du PDG Lacroix .

Un avocat …ENCORE !!!!

Un contrôle freak…ENCORE !!!

Un narcissique intelligent …Encore!!!

Et SURTOUT un canadian very prood et complétement parano devant la propagande souverainiste qui pourrait prendre naissance parmi certains employés péquistes et qui metterait en danger l’harmonie et l’amour ( SIC ) entre les deux solitudes !!!

Le canadien-français de service des plus recherchés par nos rednek !

@ J.F.

Vous dérangiez trop.Vous étiez trop bon, trop fort, trop honnête, trop crédible. Quelqu’un qui manie bien le verbe en même temps que les idées. Ce qui fait le plus mal aux autres, c’est quequ’un qui dit tout ce qu’il a dire avec douceur, sans élever la voix, en étant poli et amical.

Vous étiez à la basse de l’édifice, vous avez empoigné les colonnes du temple. Vous les avez fait branler et le temple s’est mis à frémir.

Vous aviez trop de crédibilité et trop de légitimité. Des ingrédients nécessaires à une bonne soupe nommée politique. Alors, on vous a tassé en espérant taire la voix de la crédibilité et de la légitimité. C’était très dérangeant face aux trois autres concurrents.

Je vous demande de passer outre. Se faire lynché, c’est toujours blessant pour l’ego, j’en conviens. Mais il faut passer à autres choses.

J’aimerais que vous passiez aux « Robot-Calls » prétendus fait par les conservateurs.

H.Lacroix, à mon avis, agit afin de sauvegarder la société d’état dans un contexte difficile. En effet, depuis quelques temps, le gouvernement Harper majoritaire, opère des coupures en sélectives. Parmi les nombreuses victimes de ces coupures biaisées, on dénote les chercheurs en sciences environnementales, les fonctionnaires de statistiques Canada, les enseignants de français. Tout ceci et le budget 2012 n’a pas encore été déposé.

Dans le contexte actuel, il faudrait être naÏf de penser que Radio-Canada puisse se permettre d’offrir une tribune aux «séparatisssssses» tellement détestés par le gouvernement Harper. D’ailleurs est-il raisonnable de demander aux contribuables canadiens de financer la médiatisation d’une vision politique souverainiste ou indépendantiste à la télé d’état ?

Plutôt que d’attaquer la micro-gestion de Lacroix, il me semble qu’il serait préférable d’analyser le contexte dans lequel il agit.

Très instructif. je me souviens de toutes ces émissions (« L’ouest en direct » par exemple) et je me demandais qui pouvait bien les regarder. Je me disais que ça servait davantage à nous faire croire à une vaste communauté francophone Canadienne qu’à viser un véritable auditoire. Et franchement, le « bénéfice » propagandiste ne valait pas le prix que ça coûtait.
Affaiblir Radio-Can est peut-être le but des conservateurs, en utilisant des objectifs vertueux dont on sait qu’ils ne marchent pas. Quand on ne peut abolir quelque chose parce que la population est contre, on l’affaiblit pour que la population s’en désintéresse? C’est tortueux mais, comme les conservateurs le montrent avec les histoires de téléphones, manipuler les perceptions est devenu une seconde nature pour eux.

Est-ce que l’ADQ-CAQ est toujours invité au match des élus du vendredi? Parce que moi je me souviens que lorsque l’on en avait exclu le BQ au printemps, on avait dit que c’était parce que le parti n’était plus reconnu à la Chambre des communes, exactement comme la CAQ à l’Assemblée nationale depuis fusion avec l’ADQ.

D’accord pour dire que Radio-Canada ne doit pas être le prisonnier d’une idéologie… Sauf que pour être honnête, il faut admettre que les idées de gauche y tiennent le haut du pavé. Pour s’en convaincre, quiconque n’a qu’à écouter la ‘Bourse de l’actualité’ à la première chaine radio le samedi matin. À toutes les semaines (sans exceptions) on critique férocement le gouvernement conservateur, ils sont tellement de mauvaise foi qu’à la fin le tout devient risible…

Je l’ai écrit il y pas longtemps, la stratégie de Harper et de son gouvernement idéologique c,est justement : «affamer avant de flusher !»

R-C sera toujours une épine au talon des gouvernements. C’est sans doute encore pire dans le cas des Conservateurs. Ce sont donc les citoyens qui devront toujours être vigilant et prêts à monter aux barricades s’il le faut. Jamais ce rapport de force ne cessera.

«Tout ce qui anesthésie les masses fait l’affaire des gouvernements»
[Jean Dutourd]

Votre article démontre bien que le gouvernement Harper exige que les dirigeants des sociétés d’État soient à l’image de son premier ministre, c’est-à-dire hyper-contrôlant, à la limite de la dictature.

Le réseau de télévision devrait appartenir à ces utilisateurs, c’est-à-dire à ceux pour qui il a été créé : les francophones du Canada et en grande partie les Québécois. Ce qui n’est plus le cas depuis plusieurs années, particulièrement depuis l’arrivée de Harper.

C’est ce qui arrive dans un pays à double nation, ou une nation domine l’autre et que l’écart entre celles-ci s’élargit.

C’est maintenant évident, les Québécois ne partagent plus les mêmes valeurs que le reste du Canada.

Le Canada est en train de se définir de plus en plus à contrario de la nation Québécoise.

Quand le réseau francophone de télévision canadienne sera-t-il renommé la Radio Royale Canadienne? Très prochainement, d’un moment à l’autre!

Un seul constat doit être fait encore et encore : On ne se reconnaît plus dans ce Canada!

Preuve que Saulnier méritait son congédiement

>>>>>Il peut y avoir une émission qui privilégiera un angle de traitement X alors que d’autres émissions privilégieront un angle de traitement Y. -Saulnier
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J’ai jamais vu une émission pro-sioniste à la SRC ni même timidement un peu pour Israël. Le gars ment et c’est innaceptable. Cette déclaration fut faite justement en rapport en une discussion sur Israël. Imaginez ce qu’il pouvait faire en matière de promotion de la souveraineté,du socialisme en Harper bashing etc.

Certains péquistes disent que Radio-Canada est un outil de propagande fédéraliste. D’autres péquistes crient au meurtre juste à penser qu’ils vont avoir une coupure de budget de 5%. Y’a rien à comprendre, cherchez pas.

@achille savata

Sur quoi vous vous basez pour dire que Harper déteste les séparatistes commme vous dites? Selon moi il est plutôt totalement indifférent envers ceux-ci, comme une grande partie des Québécois d’ailleurs.

@ Robert no 21

Et si les gestes, décisions et politiques de harper et de son gouvernement étaient réellement indéfendables ?

Devrait-on avaliser leurs choix sous le seul prétexte que ça vient du gouvernement ?

La liberté d’expression existe et mérite d’être défendue. Si il y en a que ça dérange c’est strictement leur problème.

«La radio [et les médias n’ont …] n’a pas rendu les hommes plus sots. Mais la bêtise est plus sonore.
[Jean Rostand]

La fonction publique fédérale est largement controlé par le parti libéral et les syndicats. L’acc`s a l’Information est le nerd de la guerre des fonctionnaire sur les politiciens et »les dirigeants ».
dans l’affaire des élections je ne suis pas certaine que les libéraux y soient étrangers. La bousole navait strictement rien de scientifique.

@ François 1

« Ça fait maintenant combien d’articles sur le même sujet? 5…6?

Ils vous ont câli..é dehors (avec raison selon moi!) Monsieur Lisée. Respirez un bon coup et revenez-en! »

Êtes-vous tanné de rien trouver à dire sur ces articles très clairs et véridiques qui vous laissent pantois?

Vous pouvez toujours continuer à un autre poste.

@ honorable

« Vous voulez dire: comme le public en général. Il est de notoriété publique que les gens qui étudient en journalisme, sociologie, sciences politiques et littérature (c’est la formation de plus de 80 % des journalistes, non?) sont en moyenne plus péquistes et plus à gauche… »

À ce que je vois, c’est exactement comme si vous disiez que les gens de ces études à tendances horizontales sont mieux informés que ceux qui ont des études en sciences et en génie plus verticales et donc que les péquisses et les « à gauches » sont plus connaissants de ce qui se passe en société et en politique.

Je pense que vous avez raison.

L’histoire se répète: Rappelons-nous Trudeau et Radio-Canada, qu’il disait bondée de séparatistes (pas plus que dans la population québécoise du temps, soit dit en passant) Il menaçait de mettre le cadenas sur la porte, ou encore d’y exposer des poteries chinoises…

Autre point que je constate: nos dretteux habituels n’ont rien de comparable à une bonne enquête à offrir. Pas de scoop, pas de contact, pas de travail de terrain, rien. Des remarques smattes pour montrer leur refus et c’est à peu près tout.
Alors je suis pas surpris que certains souhaitent que cette série d’articles arrête. Le journalisme fouillé, ça met en relief leurs propres limitations. Après ça, nos dretteux peuvent bien haïr les journalistes: eux, ils travaillent!
À moins que… est-ce que nos dretteux travaillent eux aussi?
Naaan! Personne de sensé ne paierait pour ça!

En fait, vous auriez dû dire à l’instar de Louis IV «La Société d’État, c’est moé».
Bravo M. Lizée pour votre analyse d’une partie du 4ième pouvoir. Trop peu de journaliste s’intéresse aux dirigeants des médias sous l’aspect de leur intérêt et de leur objectif. Continuez votre travail éclairant.

La seule contre-offensive possible pour contrecarrer la propagande pro-colonialisme Rocanadian de Radio-Cadenas enfoncée dans la gorge des Québécois est la création d’un service d’informations nationales et internationales à Télé-Québec. Il est grand temps que le Québec proclame son indépendance. Allez, on passe à un autre appel…

Sous Harper, il faut avoir la couenne dure puisque les négociations se font de mauvaise foi et que tous les coups sont permis. Alors il faudra veiller au grain et sutout éviter la quadrature du cercle : tenter l’exercice du bilinguisme et du biculturalisme… en radio et en télé. La preuve de l’échec en cette matière n’est-elle pas concluente ?

@robert

Moi, J’aimerais avoir des chroniqueurs économiques qui proposent un point de vue à gauche des idéologies comme on peut en trouvé dans les journaux français.

Bourse de l’actualité’ va plus vers la critique consensuelle à la québécoise parfois une critique plus à gauche est proposé. Sur le marché du commentateur articulé, cultivé avec un regard critique sur sa propre idéologie de droite c’est courant en matière économique mais rare en matière politique

À voir l’intérêt de M. Lisée, séparatiste notoire, pour Radio-Canada, on pourrait se demander si, Radio-Canada, ce n’était pas « Lui » LOL!

G.Duceppe l’antéchrist de Lacroix!

Les souverainistes dérangent parce qu’ils disent que le Canada n’est pas le pays des Québécois et que Radio Canada offre une vision fausse de la réalité québécoise en réduisant le Québec à des morceaux de puzzle qui seraient les régions du Canada.

Cette série d’articles est brillante et fruit de témoignages de journalistes de la boîte qui se sont avérées être des sources cachées, elles nous ont permis ces sources par le biais de J.F.Lisée de connaître les dernières tendances dans le réseau fédéral d’État.

1- Confirmation banale pour la SRC que tous les patrons sont fédéralistes.

2- Confirmation que les conservateurs veulent mettre leur grain de sel dans le réseau après les libéraux.

3-Confirmation que les personnes publiques souverainistes ne sont pas les bienvenus dans la boîte. Pendant qu’on tolérait avec étiquette séparatiste, J.P.Charbonneau et F.F.Lisée, Duceppe a été renvoyé après engagement en deux jours.

Aujourd’hui, il reste dans une tribune polémiste comme celle d’hier de Lisée, seulement Charbonneau pendant que madame Frulla en tant que libérale participe à ces deux tribunes: Club des Ex et celle du Tj.

Quant au cas de M.David son identification en tant que souverainiste est nébuleuse car celui ci est surtout identifié comme nationaliste opposé à la constitution canadienne de 1982. En fait, M.David comme son employeur Le Devoir est nationaliste ouvert autant au fédéralisme renouvelé que possiblement souverainiste le cas échéant.
Ainsi donc, Radio Canada a remplacé un polémiste analyste souverainiste par un débatteur nationaliste québécois ce n’est pas la même chose.
Pendant que les polémistes de type conservateur, libéral, néodémocrate sont identifiés pour le Canada et leurs partis respectifs point!

4- Confirmation que Radio Canada comme tout réseau public joue la carte du statu quo tout en affectant l’allure d’un pluralisme de façade. Un réseau public est à la source lié aux institutions qui lui donnent son droit d’existence cela concerne le (suivi de tout apparent état normal des choses) donc le compte rendu des marchés égal en importance aux dernières infos sur la météo, le sport dans un cadre forcené de valorisation du pays officiel et existant.

Si France 2 ne cesse de parler par la France comme bulletin d’information sur TV5, si TVA s’en tiens au Québec par sa clientèle québécoise donc francophone. Le réseau de Radio Canada au nom du Canada et de sa couverture confond deux nations en une qui ne vivent pas dans la même situation politique, culturelle, historique et sociale.

J’ai la liberté, nous avons la liberté de nous tenir loin de Radio Canada.

Quant à la privatisation de Radio Canada, cela forcerait à relever le niveau de Télé Québec, cela forcerait les Québécois à voir autre chose que les illusions radio canadiennes.

La privatisation de Radio Canada probablement souhaitable forcerait les Québécois plus que jamais à voir internet comme forme première d’information par le pluralisme justement. De considérer TéléQuébec, l’information ouverte et non celle sortie du placard par le réseau.

La privatisation de Radio Canada a un avantage de nous débarrasser d’une production hautement politisée de l’information.

Radio Canada n’a rien d’éternel, certains ici supportent moins la réalité de Radio Canada que monsieur Lisée.
Puisque J.F.Lisée ne veut pas de la privatisation de la SRC

Depuis 1980, l’État fédéral a investi de l’intérieur Radio Canada moi ça me gêne ce gros bras de l’État fédéral qui veut penser le Québec comme une province ou pire une région!

Ben oui! Radio-Canada, qu’on le veuille ou non, c’est bien plus lui que vous. Revenons-en!

Je comprends bien que votre ego se trouve blessé du remisage qu’on vous a imposé, mais ça ne justifie pas tout, et vous l’aviez un peu cherché. Le jupon des règlements de comptes dépasse un peu trop, de part et d’autre.

Reste tout de même Quebecor, dont vous avez servi le Star Académie (peut-être un faux pas plus grave aux yeux de Lacroix que tous les comités bidons du PQ).

@Youlle:

Les gens issues des facultés nommées par honorable sont moins logiques puisqu’il n’y a pas de mathématique dans leur grille de cours. Ce sont des sciences inexactes. Ce genres de personne se plaident dans l’inexactitude.

Merci monsieur Lizée pour cette série. Au risque d’en choquer plus d’un, j’avoue ne plus écouter RC et RDI depuis qq années, sauf 24/60, Fillion et TLMP. Et j’en fais la promotion et je ne suis pas la seule (les cotes d’écoute en témoignent). Le reste est biaisé ou inintéressant. Pour les nouvelles internationales, il faut aller à TV5 ou CNN. Dommage, la «télévision d’état» que je paie comme tous, n’est pas pour moi. Les nouvelles du ROC m’ennuient. Quelle étroitesse d’esprit diront certains, mais j’assume.

1 ) monsieur Lacroix poursuit 2 utopies :
i) penser que dans un milieu aussi culturel que peut l’être l’information, on puisse avec succès faire travailler ensemble francophones et anglophones ( rejoignant, il est vrai,en celà certains aspects de la doctrine trudeauiste ) ;
ii ) prétendre représenter un être apolitique dans le Québec de ce début de 21ième siècle. Il fallait l’entendre, dans ses entrevues de début de mandat (avant que S. Lafrance ne lui porte ombrage),essayer d’en faire la démonstration, c’en était risible. Probablement que pour lui, l’addition de ses contributions au PLQ et à D. Paillé ( PQ à l’époque ) donnait une somme nulle…
2 ) dans cette société d’admiration mutuelle que peut constituer le milieu du droit, être un travailleur forcené dans les dossiers de financements et fusions& acquisitions lui donnait ses lettres de noblesse. Par contre, les articles de monsieur Lisée tendent à nous donner une preuve que les compétences acquises en ces domaines ne sont pas facilement exportables dans les milieux des télécommunications, qu’il ne connaissait visiblement pas;
3 ) tous ces exemples de micro-gestion dans une dernière année de mandat donnent une drôle de coloration à l’ensemble de l’oeuvre. Ce n’est pas sans nous rappeller l’activisme dont fait preuve un autre avec son plan Nord…après bientôt 9 ans au volant et fort peu de réalisations à son bilan.
Aux suivants …

« La seule contre-offensive possible pour contrecarrer la propagande pro-colonialisme Rocanadian de Radio-Cadenas enfoncée dans la gorge des Québécois est la création d’un service d’informations nationales et internationales à Télé-Québec. » (Jean-Pierre Gascon)

Mais sa prend la permission du CRTC c’est-à-dire celle du fédéral.

Le problème est bien plus profond on le comprend. Si le véhicule médiatique du PQ n’est pas:
radio-Canada
gesca
québécor
que reste t-il?
Car s’il y a une chose bien connue pour gagner des élections il est essentiel de faire parler de son parti politique.
Présentement le véhicule utilisé est le syndicat. Manif étudiants, cpe, chsld on crée l’évènement pour faire monter le PQ et la séparation mais si on en parle plus dans les médias… il y aura un problème de visibilité. Domage pour les agneaux sacrifiés que sont les travailleurs de la constructions, les étudiants, les parents, les vieux, que seront les suivants? Les hopitaux, hydro, les indiens? Des otages de partisanerie politique. Monsieur Charest devrait annoncer les élection a date fixe. Quoi faire pour réveiller la population qui dort au gaz et n’y voit que du feu.

Avis aux PQistes, séparatistes, souverainistes et défenseurs d’une idéologie perdante car 2 fois repoussée par la communauté, il fait partie de la mission de Radio-Canada de DÉFENDRE le fédéralisme. Il ne fait NULLEMENT partie de sa mission de donner un temps d’antenne égal aux souverainistes.

La mission de Radio-Canada est de:
” servir à SAUVEGARDER, enrichir et RENFORCER la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada”.

Quelle est cette strucure? Elle se nomme FÉDÉRALISME.

La mission de Radio-Canada n’est donc PAS de faire la promotion de la souveraineté. Mais il entre dans sa mission de faire la promotion du fédéralisme. Cette asymétrie fait partie de la mission de Radio-Canada.

Il suffit par ailleurs d’avoir ” une programmation équilibrée qui renseigne, éclaire et divertit” et “dans la mesure du possible, offrir au public l’occasion de prendre connaissance d’opinions divergentes sur des sujets qui l’intéressent”.

http://www.cbc.radio-canada.ca/documents/politiques/program/mandate.shtml

@ Youle

Mais oui, il est ignoré des Québécois en général que la constitution du Rocanada interdit au Québec tout service de nouvelles nationales et internationales à Télé-Québec.

Un prochain gouvernement québécois devra être assez culotté pour abattre le colonialisme rocanadian en matières de communications et télécommunications en donnant à Télé-Québec le mandat de créer son un service d’informations digne d’une nation qui se respecte.

@honorable
Vous écrivez: «La mission de Radio-Canada est de:
” servir à SAUVEGARDER, enrichir et RENFORCER la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada”.

Quelle est cette strucure? Elle se nomme FÉDÉRALISME.»

N’était-ce pas aussi la «mission» des principaux arnaqueurs démasqués par le juge Gommery dans le cadre du scandale des commandites? Est-ce que Radio-Can devrait réserver ses ondes uniquement à des Robert-Guy Scully, et financer le tout à même NOS deniers… car vous semblez ignorer que jusqu’à nouvel ordre, les souverainistes AUSSI payent pour financer Radio-Ô-Canada, alors pourquoi devraient-ils se contenter de se faire emplir par cette propagande et de la ruminer comme des vaches qui regardent passer le train?

Le réseau francophone de Radio-Canada reçoit entre 40 et 50% du budget annuel de CBC Radio-Canada (soit environ 500 millions $), en plus des subventions fédérales pour TV5 (qui n’a pas d’équivalent anglophone). Le Québec reçoit aussi près de 40% des subventions et dépenses fédérales en culture. L’Ontario investit aussi plus de 30 millions par an dans sa télé publique francophone TFO.

Je me demande donc de quoi aurait l’air notre télévision sans l’argent des méchants anglos? On peut critiquer le régionalisme de la SRC, mais la mission de la société est de refléter l’ensemble du Canada, pas seulement les Québécois francophones.

Si la culture et la télé étaient des compétences uniquement provinciales (ou nationales dans le cadre d’un Québec souverain), je me demande bien quels budgets nous serions en mesure d’y allouer?

Cela dit, l’initiative rive-nord rive-sud est vraiment ridicule…

@ F. Brosseau

De vos chiffres il faut enlever toutes les dépenses pour les services francophones pour les 9 autres provinces.

Malgré tout la part que le Québec paye est au minimum 100 M et il faut ajouter les autres services que vous mentionnez.

Donc si on si on ajoute le budget de TQ il y aurait au minimum 200 M de budget pour une télévision uniquement québécoise faite pour le Québec et non pas pour la politique fédérale.

Rien à perdre pour se débarrasser de Radio Can, mais Ottawa ne se débarrassera jamais de sa machine à contrôler l’information au Québec.

@ Youlle

La part du budget de Radio-Canada qui va aux autres provinces est minime. Les seules productions importantes dans les autres provinces sont les téléjournaux de 18h. Toutes les dramatiques, les variétés, les émissions d’enquête et les documentaires sont produits au Québec. Ainsi, on peut affirmer qu’une partie substantielle des émissions, films et autres productions québécoises francophones sont payées par le reste du Canada. On peut être fier de la culture québécoise, mais il faut rappeler que notre culture est financée comme s’il y avait 16 000 000 de francophones au Canada au lieu de 6.

En contrepartie, il est vrai que nous recevons moins que notre part dans la défense, par exemple. Mais notre appartenance au Canada nous permet quand même d’être protégés par une armée canadienne concentrée ailleurs au pays, pendant que nous produisons nos produits culturels. Je sais que c’est assez grossier comme image, mais c’est quand même pas très loin de la réalité.

Ça m’étonne qu’on accuse Radio-Can de faire de la propagande fédéraliste. On a peut-etre été un pu zélé envers Gilles Duceppe et Jean-François Lisée, mais aux dernières nouvelles Preston Manning et Paul Martin ne sont pas non plus chroniqueurs à CBC Radio. Pendant le référendum de 1995, plusieurs études ont démontré que Radio-Can est demeuré strictement neutre en accordant le même temps d’antenne et le même type de couverture aux deux camps (ce ne fut pas le cas à la CBC, mais c’est une autre histoire).

Ce que vous oubliez aussi dans vos calculs, c’est le budget de CBC pour sa station montréalaise, mais bon j’imagine que le Québe province ou pays ne pairait jamais de radiotélévision publique à sa minorité?

En terme de culture, je me considère fièrement trudeauiste, car je pense que le Québec francophone en sort gagnant. En attendant Télé-Québec Nouvelles…

@ F. Brosseau

« La part du budget de Radio-Canada qui va aux autres provinces est minime. Les seules productions importantes dans les autres provinces sont les téléjournaux de 18h. »

M. Brosseau, il n’y a pas que des productions et les nouvelles qui coûtent de l’argent dans le réseau de RC.

Combien coûte tout le réseau d’antennes d’émetteurs, de studios et ses techniciens qui traversent cet immense pays pour desservir moins de 1 million de francophones dont une bonne partie écoute la TV américaine?
Il faut aussi l’inclure dans les coûts. Je ne les connais pas, mais je sais que ce sont des coûts majeurs pour les résaux. Pas pour rien qu’ils cherchent à en fermer.

« Ça m’étonne qu’on accuse Radio-Can de faire de la propagande fédéraliste. On a peut-etre été un pu zélé envers Gilles Duceppe et Jean-François Lisée… »

Bien justement, vous avez raison RC ne fait pas de propagande fédéraliste avec le budget de RC, mais elle en fait par omission. Mettre Lisée et d’autres à la porte à cause de leur vision est de la propagande par l’omission. On laisse parler ceux qui font notre affaire, on réduit au silence les indésirables et on a pas touché aux budget et on a pas menti. On a peut être même sauvé de l’argent.

« Ce que vous oubliez aussi dans vos calculs, c’est le budget de CBC pour sa station montréalaise… »

Les budgets seraient certainement moins importants. En théorie il est supposé avoir environ 8 ou 10% d’anglophones au Québec, on connais le reste.

Vous aurez beau être fier de PET, mais il s’est servi du multiculturalisme une grave erreur dont plusieurs pays veulent se défaire, pour noyer les francophones et il a noyé plusieurs anglos du même coup partout au Canada. C’est une des raisons pour laquelle ce parti est presque disparu.

Pour ce qui est des nouvelles à Télé-Québec, c’est interdit par le fédéral.

Finalement il est illusoire de penser que le Canada privilégie le Québec avec RC franco. C’est un instrument qui lui est très utile au Québec.

Combien de centaines de millions ont dépensé par Ottawa à RC pour faire la promotion du Canada au Québec? Juste à penser à la série sur l’histoire du Canada : CANADA CANADA annonces Canada Canada. Cette série faisait la promotion du Canada bien plus que de l’histoire.

Celle de Télé-Québec était bien meilleure plus réaliste et elle se vend encore.

Quoique je sois un fidèle de Radio-Canada, je peux constater que cette société est depuis quelque temps en train d’opérer un virage pour tenter de cacher une partie honteuse de leur personnalité, celle d’avoir des commentateurs ou des invités qui sont de la mouvance souverainiste ou de gauche ou qui ont des idées libérales tout court.
Dorénavant, sans que cela ne paraisse, on enlèvera tel chroniqueur, tel invité et on passera à de l’information diluée, plus locale (chien écrasé)ou tout simplement à du divertissement pour qu’on rie et qu’on ne pense pas trop. Trop souvent, en ces temps de budget, entend-on des radio-canadiens s’émoustiller à l’idée que la société passerait un mauvais quart d’heure lors des coupures et qu’à long terme, le présent gouvernement n’aurait pas grand remords à rendre cette institution insignifiante, comprendre inoffensive pour laisser plus de place aux chaînes privées. Dans les chaînes privées, on est moins politique, on est moins informé sur les vraies choses et les débats d’idées sont presque inexistants. Souvent tout tourne autour du patelin pas trop loin, certains ayant décidé que le reste était pas important pour le petit peuple.
N’empêche que les souverainistes, les gauchistes, les gens qui pensent autrement que le présent gouvernement sont tout aussi capables d’aller puiser ailleurs leur information et participer à des débats. Ce n’est pas que le lot de Radio-Canada. Si on veut en faire un instrument insipide, ça ne veut pas dire que les gens intéressés demeureront figés devant Radio-Canada insipide, bien au contraire, ils se tourneront vers d’autres sources toutes aussi éclairantes et je ne pense surtout pas aux chaînes américaines, encore moins Fox News!
Selon moi, Radio-Canada a un grand rayonnement sur la société francophone québécoise et aussi canadienne et se démarque de beaucoup de sa consoeur la CBC qui elle tente de survivre dans la compétition avec les chaînes américaines. On a quelque chose qui marche bien et c’est elle qu’on vise probablement parce qu’elle correspond moins au modèle unitaire canadien dans lequel une minorité à 23% n’est qu’un groupe culturel, un écart historique tout au plus.

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