Remous à Rad-Can: Nominations et code sanguin politique

Après l’élection québécoise d’octobre 1998, une auditrice fédéraliste s’est plainte de la couverture, selon elle trop pro-péquiste, de l’information à Radio-Canada. Dans les derniers jours de la campagne, les sondages annonçaient un raz-de-marée péquiste, voire une défaite du nouveau chef libéral Jean Charest dans sa circonscription.  Au final, l’élection fut très serrée.  Le directeur de l’information a pris sur lui de répondre directement à l’auditrice. Il a conclu sa missive en ces termes:

Jean Pelletier. Une lettre révélatrice.

Au moment d’écrire ces lignes, cela fait trois jours que l’élection a eu lieu, que les sondeurs se sont trompés, que M. Charest a été élu [dans sa circonscription] et que M. Bouchard a repoussé à je ne sais quand la tenue d’un référendum. D’aucuns estiment que la sagesse a prévalu. Nous croyons y être pour quelque chose.

L’auteur de ces lignes n’a pas été mis à la porte. Il est toujours en poste. Il est, avec le nouveau DG de l’info Michel Cormier, responsable de l’information. Son nom est Jean Pelletier*.

Excellent correspondant de La Presse à Washington, Jean Pelletier avait déterré en 1979 le plus grand scoop de l’histoire canadienne: l’implication de l’ambassade canadienne de Téhéran pour faire sortir de l’Iran révolutionnaire six diplomates américains. Il fut recruté ensuite à Radio-Canada. Au début des années 1990 plusieurs (dont moi) s’étaient étonnés de trouver sous sa plume une défense d’une déclaration de Pierre Trudeau selon laquelle l’adoption dans la constitution de la clause de « société distincte » pourrait conduire le gouvernement québécois à… déporter des anglophones !

Du bon usage des nominations

Le contrôle politique ne s’effectue pas — ou rarement — à coups de diktats et d’appel du bureau du premier ministre. Le vrai pouvoir est celui de la nomination. Et il faut choisir, à des postes stratégiques, des personnes qui penchent du bon côté mais qui — c’est essentiel — affichent une compétence certaine. C’est le cas de Jean Pelletier, qui ne manque pas d’admirateurs dans son excellente gestion courante de l’information et des documentaires.

On lui doit l’idée de départ de la constitution de l’équipe de l’émission Enquête et il fut, en tandem avec le DG de l’information démissionné jeudi dernier, Alain Saulnier, un des grands artisans des réformes qui ont dynamisé la couverture journalistique au cours des dernières années. Lors d’une controverse en 2005, on trouve par exemple à son sujet cette citation du président du syndicat de Radio-Canada, Daniel Raunet: « De tous les patrons de Radio-Canada, c’est un des hommes d’honneur que nous avons ».

Ce n’est que lorsque la soupe politique est chaude que l’ingrédient fédéraliste de la nomination prend toute sa saveur. Pendant une élection contestée (comme dans l’exemple de 1998) ou, a fortiori, lors d’un référendum. En 1995, j’étais conseiller de Jacques Parizeau et je suivais la couverture d’assez près. Le traitement de la campagne au Téléjournal de Radio-Canada et au service de l’information en général m’a paru, pour l’essentiel, compétente et équilibrée.

À une exception près. Pendant toute la période 1994-1995, l’émission Le Point, dont Jean Pelletier était responsable, ressortait du lot comme une émission de combat anti-souverainiste. (Et c’eut été pire, me raconte-t-on, sans la résistance de certains de ses artisans.) Une recherchiste qui y a passé plusieurs mois m’a raconté que l’atmosphère y était anti-péquiste au point d’être « irrespirable ».

Les cas Duchesne et Lisée

Le cumul des changements en quelques jours la semaine dernière a conduit plusieurs internautes à y voir une purge anti-souverainiste. Dans les cas de Pierre Duchesne et de votre humble serviteur, ce n’est pas si clair. On va voir pourquoi.

Certes, Duchesne avait écrit une remarquable biographie de Jacques Parizeau où le séparatisme de l’homme n’était pas présenté comme une hérésie, ce qui n’est pas passé inaperçu. Mais son travail de correspondant et d’analyste a été et reste impeccable, y compris pendant la crise au PQ où il n’a fait preuve d’aucune sollicitude envers les héritiers de Parizeau. En fait, selon une source totalement crédible, sa mutation à Montréal en septembre prochain est entièrement liée aux relations tendues qui prévalent entre les membres du bureau de Radio-Canada à Québec.

Dans mon cas, la direction de l’information a appliqué avec un zèle que plusieurs jugent excessif une règle générale qui fait en sorte que des personnalités connues comme compagnons de route de familles politiques ne peuvent agir, même bénévolement et à titre indépendant, dans des activités politiques.

Ainsi, la direction avait interdit à Liza Frulla d’accepter d’être modératrice bénévole d’un panel d’experts indépendants, lors d’une rencontre d’intellectuels organisée par le Parti libéral de Michael Ignatieff.

Cela est à mon avis absurde, car Liza est intéressante entre autres parce qu’elle garde une proximité avec sa famille politique, donc peut en refléter les positions, en expliquer les stratégies. Mais, bon. Liza Frulla tire un revenu quotidien de Radio-Canada et doit se plier aux règles. Mon cas était autre, je ne faisais qu’une intervention hebdomadaire.

Jean Pelletier et Alain Saulnier ont pris la décision de m’écarter, malgré les avis contraires de certains de leurs subordonnés. Enfin, ça se discute. La journaliste média de La Presse, l’esprit libre Nathalie Collard, par exemple, juge la décision « sage ».

Il est cependant certain que mon remplacement par l’excellent chroniqueur politique Michel David pose un problème d’équilibre. L’ex-ministre libérale Frulla, l’ex-candidate NPD Lagacé-Dowson et, dans une moindre mesure, l’ex-chercheure du néo-libéral Fraser Institute Kherredin ont une posture plus marquée politiquement que Michel David qui, n’étant pas un ex, gardera une distance journalistique envers la famille souverainiste. Ce choix est d’autant plus étonnant qu’on ne peut pas dire qu’il n’y a pas d’ex-députés, ministres ou conseillers souverainistes disponibles.

Mais cela n’est rien à côté d’une nomination beaucoup plus structurante pour l’avenir.

Michel Cormier, le premier non-Québécois à la barre

Michel Cormier, le franco-hors Québec à la barre de l'info

La nomination du nouveau Directeur général de l’information, Michel Cormier, ne semble pas d’abord motivé par son orientation politique. On sait qu’il est proche de Jean Pelletier. Acadien, il ne fait pas de secret de son attachement au lien canadien.

Cela ne fait pas de lui un incompétent ou un militant. Correspondant parlementaire à Ottawa pendant les premières années du Bloc, puis à Québec sous des gouvernements péquistes, sa couverture fut efficace, équilibrée, irréprochable. On doit souligner la qualité de son récent ouvrage, Les héritiers de Tienanmen, pour lequel je l’ai interviewé ici.

Reste que depuis 1991 et le départ de l’ancien attaché de presse de Pierre Trudeau, Pierre O’Neil, à la tête de l’information de la société publique, on n’avait jamais su — et on n’avait pas à savoir — le code sanguin politique du responsable de l’info. Claude Saint-Laurent avait fait modifier les Directives journalistiques pro-unité canadienne pour les rendre plus casher. Louis Lalande (maintenant grand manitou du service français au complet) ne semblait pas s’intéresser outre mesure à la question nationale, puis Alain Saulnier restait un sphinx sur la question.

Notons cependant : les montées et les descentes épousent la ligne de fracture Québec/Canada, mais pas la ligne gauche/droite. Toutes ces personnes seraient, à mon avis, plus qu’un peu gênées d’être présentées comme des conservateurs.

Avec Michel Cormier, le service de l’information, qui a une clientèle formée à 95% de Québécois, est pour la première fois dirigé par un francophone hors-Québec. Cela aura des conséquences sur l’orientation plus régionaliste que la direction veut donner à l’information. Car une autre ligne de fracture, qui tient à la vision de l’information, est en jeu dans ces événements, comme on va le voir demain.

*La lettre de Jean Pelletier, jusqu’ici passée inaperçue,  se trouve dans les annexes des rapports de l’Ombudsman de Radio-Canada, que le professeur Marc-François Bernier, de l’Université d’Ottawa, a dépouillés pour son livre de 2005 L’ombudsman de Radio-Canada : protecteur du public ou des journalistes ? On trouve l’extrait idoine ici.

Demain: Remous à Rad-Can: vers une info hyper-locale ?

Pour suivre la série Remous à Rad-Can

Laisser un commentaire

Étant cité dans l’article, je voudrais préciser les circonstances qui m’ont amené à déclarer en 2005, en tant que président du syndicat SCRC, que Jean Pelletier était un homme d’honneur. Il venait de refuser de sanctionner un employé, Jean-François Lépine, qui avait critiqué publiquement des menaces de coupures dans les émissions d’information. Cette remarque sur la probité personnelle de ce patron résolument fédéraliste n’était pas une marque d’approbation du rôle politique de la direction de Radio-Canada, loin de là. J’ai toujours considéré que mon ex-employeur était une institution monolithique, peu portée sur le pluralisme, surtout quand il s’agissait d’idées de gauche ou de nationalisme québécois. Depuis le lock-out de 2003, la direction de Radio-Canada a porté à des sommets inégalés la micro-gestion des affectations, du choix des manchettes, de l’angle des reportage et, souvent, de leur libellé, faisant dérailler le concept d’indépendance journalistique vers celui d’un droit de gérance absolu sur le contenu. Alain Saulnier tombe victime du monstre qu’il a contribué à créer : les patrons de l’info ayant supprimé les derniers vestiges d’autonomie éditoriale des syndiqués, c’est maintenant au tour de leurs véritables maîtres, les conservateurs victorieux, d’exiger que , désormais,la machine roule pour eux.

Je trouve correcte et justifiée, la politique d’orientation pro-canadienne de la SRC ainsi que très correcte la nomination du newbrunswickois-canadien-français, d’orientation pro-canadienne, Michel Cormier, tout comme je trouve correcte et justifiée la politique d’orientation pro-québécoise francophone de Télé-Québec.

Excellente analyse… Votre extrait de la lettre de Jean Pelletier à l’auditrice qui se plaignait de la couverture trop péquiste, à son évaluation, de l’élection québécoise de 1998 par Radio-Canada, est TELLEMENT RÉVÉLATRICE…: »D’aucuns estiment que la sagesse a prévalu. Nous croyons y être pour quelque chose » INCROYABLE !, QU’UN DIRECTEUR DE L’INFORMATION AIT PÛ ÉCRIRE CELA, ÇA VEUT TOUT DIRE, INUTILE DANS RAJOUTER… Et ça se drape dans le manteau de l’objectivité journalistique… N’importe quoi…

J’espère que les artisans de l’info à Radio-Can vous saurons gré de vos interventions parce que vous êtes, en le dénonçant brilamment, le rempart au népotisme des dirigeants de Radio-Can. C’est à leur tour de marcher sur les oeufs et d’y aller mollo avec la purge.

À quand un ministère de la propagande à Ottawa ?

«Un conciliateur c’est quelqu’un qui nourrit un crocodile en espérant qu’il sera le dernier à être mangé.» [Winston Churchill]

Nous avons à l’époque de l’affaire Lester entendu parler de Jean Pelletier au moment de la présidence Rabinovitch. Les gens de la direction de Radio Canada sont passablement invisibles ce sont pourtant eux qui déterminent les grand axes de l’information.

Que ces dirigeants multiples liés à une pyramide de fonctions soient fédéralistes cela est une quasi évidence que J.F.Lisée confirme complètement dans ce texte. La nomination de M.Cormier Acadien est une façon aussi de procéder à une recanadianisation française du réseau, ce terme difficile ne signifie ici que la volonté de Radio Canada de se débéquébéciser davantage en trouvant prétexte entre autres de la défaite du Bloc pour encrer plus et plus encore le Québec dans la dynamique canadienne.

Le double bémol toutefois il faut le dire pour le réseau fédéral quant aux côtes d’écoutes il se détermine comme structurel. La visibilité québécoise étant plus forte à TVA malgré la réduction de la profondeur informative, les Québécois choisissent TVA en premier pour l’information et comme Radio Canada diffuse la réalité canadienne à travers son mandat jamais TVA sur ce plan ne pourra être battu par Radio Canada et comptons sur P.K.Péladeau pour que TVA maintienne sa visibilité dominante québécoise contre le réseau.

L’autre bémol se trouve dans le phénomène que les gens s’informent de plus en plus d’une façon interactive par l’internet, ses articles et ses blogues ouverts. La tendance qui demande la capacité de lire et écrire plus exigeante que de regarder un téléjournal ne fera que s’accroître puisque l’information blogue permet au citoyen de trouver une liberté d’expression et de choisir ses médias sur le web plutôt que de subir le condominium Radio-TVA.

Et comme le soupçon sur les médias est fort très fort pour des centaines de milliers de citoyens et plus. Devoir écouter le Téléjournal et sortir le décodeur cela peut stimuler l’esprit mais cela fatigue aussi.

Comme moi, des gens d’ici ne sont plus capables de regarder une émission nouvelle 30 minutes complètes ni de regarder religieusement les réseaux d’info comme RDI et LCN.

C’est quoi l’intérêt de se faire lobotomiser le cerveau subtilement et insidieusement par nos bulletins de nouvelles??
La journée du 11 septembre 2001 restera la meilleure journée d’écoute pour RDI et pour longtemps.

À bon entendeur pour les patrons de Radio Canada qui lisent aussi les réactions aux textes judicieux de J.F.Lisée sur l’information orientée à Radio Canada.

Bravo à J.F.Lisée pour cette série d’articles.

Très intéressant texte de Daniel Raunet comme ancien journaliste du réseau. À lire absolument!

Les témoignages de l’intérieur imbattables.

J’ajoute ma voix citoyenne pour souhaiter que Télé Québec devienne un jour la première chaîne publique du Québec, plusieurs en ont fait mention dans les commentaires des articles sur Radio Canada.

Seul Télé Québec pourrait procurer une information publique plus fouillée par le Québec sans devoir sacrifier à l’impératif de l’unité canadienne qui essai de garder en vie un cheval mort: le -Canada français- délimité par les frontières de l’Ontario francophone et l’Acadie. Le français n’est pas langue substantielle ou majoritaire ni en Ontario, ni dans l’Ouest canadien ni au Manitoba, en Colombie britannique ou dans les Territoires.

Il y a l’Acadie (le Nouveau Brunswick) relativement et une partie de l’Ontario pour le français comme langue parlée minoritaire c’est bien peu pour faire VIVRE la notion de Canada français. Nous ne sommes plus en 1960, bientôt 20% seulement de francophones canadiens dont plus de 90% habitent la dite province de Québec.

C’est une équation de géopolitique impossible à contourner pour le réseau français de Radio Canada et ses patrons. Dommage pour ses journalistes qui doivent travailler dans le déni de cette réalité géopolitique.

Pour amusement voici le type de réponse objective que la direction de Radio Canada a envoyé aux citoyens internautes qui ont envoyé une plainte quant aux changements faits à Radio Canada.

Par la teneur du texte, remarquons cette élégance dans le ton et cette approche diplomatique faite de conviction tranquille d’être la voix de l’objectivité informative comme si Radio Canada était la quintessence de l’information irréprochablement scientifique. Quelle blague!
C’est une lettre adressé aux plaignants, j’ai ainsi rendu sa formulation anonyme donc par ce monsieur x qui en reçoit la réponse industrielle!

Montréal, le 28 février 2012

Monsieur x,

Nous aimerions tout d’abord vous remercier d’avoir pris le temps de nous écrire. Vos commentaires sont importants et nous nous faisons un devoir de les lire et d’y donner le suivi approprié, s’il y a lieu.

Vous déplorez la décision qu’a prise l’équipe de direction du Téléjournal 22 h de mettre un terme à la participation de monsieur Jean-François Lisée dans le volet du Téléjournal dévolu chaque jeudi à un échange de vues entre panélistes sur un sujet d’actualité politique.

La formule de la table d’analyse est connue : quatre personnalités, clairement identifiées à des familles politiques, se retrouvent chaque semaine pour débattre d’un sujet en compagnie de Céline Galipeau qui agit comme modératrice.

Jean-François Lisée est connu pour son parti pris souverainiste qui colorait ses interventions, face à des interlocuteurs défendant respectivement les couleurs libérale, néo-démocrate et conservatrice. C’était la formule retenue par l’équipe du Téléjournal à l’origine et ça l’est encore avec l’arrivée de monsieur Michel David, chroniqueur respecté du journal Le Devoir. Monsieur David s’inscrit dans le courant de pensée souverainiste, mais il n’est pas directement engagé dans une activité politique. Cela n’était plus le cas de Jean-François Lisée, dès lors qu’il acceptait de participer au comité sur la stratégie souverainiste créé par Pauline Marois. Si monsieur Lisée se défend de faire ainsi de la politique active, cela en a, à tout le moins, l’apparence. Et c’est là, à regret, que nous avons tiré la ligne.

On ne peut pas faire grief au service de l’Information de vouloir préserver sa crédibilité, son intégrité et son indépendance en agissant ainsi.

Nous prenons bonne note de vos commentaires et les transmettons aux personnes concernées, ce qui alimentera certainement leur réflexion sur les perceptions et les attentes de notre auditoire.
Je vous rappelle que, si vous le souhaitez, vous pouvez de nouveau contacter l’ombudsman.

Le bureau de l’ombudsman est une instance d’appel indépendante.

Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes salutations distinguées.

André Dallaire,
Traitement des plaintes
Direction de l’Information
Services français

Monsieur Raunet, je ne nierai pas que les faits puissent montrer que les conservateurs se perçoivent comme les maîtres incontestés et incontestables de Radio-Canada et de chacun de leurs employés – je ne le nierai pas car je l’ignore. Je ne serais pas surpris par ailleurs que cette apparente mainmise s’étende jusque dans les services spécialisés; à tout le moins l’influence conservatrice se fait (très) indirectement sentir, déjà. Toutefois, je persiste à me poser la question suivante : le gouvernement est-il ultimement responsable du diffuseur public, ou n’agit-il que comme mandataire de la population canadienne à cet égard? La question est peut-être de peu d’importance, compte tenu des nominations potentiellement partisanes qu’on remarque maintenant, mais je me questionne quant à l’imputabilité du gouvernement par rapport à CBC-RC. Tant qu’on ne peut blâmer le gouvernement de ce qui se passe à Radio-Canada, on ne peut admettre son ingérence, non? oui? Du moins, dans l’absolu… Votre connaissance du milieu mériterait que l’on vous lise davantage à ce sujet notamment, ne serait-ce que pour me voir répondre «vous êtes naïf, mais vous avez en théorie raison»…

Et « la machine » (RC) va rouler pour les Conservateurs ou on la vendra à rien que moins qu’un autre Elvis Gratton…

Quoiqu’il en soit Radio Caada est une machine au service du fédéral et du fédéralisme pan Canadien ou canadian à votre choix.

L’éjection de JF Lisée n’est qu’un épiphénomène. Effectivement il se passe dan cette boite des choses bien curieuses.

Vous dites avec une certaine pudeur que votre «remplacement par l’excellent chroniqueur politique Michel David pose un problème d’équilibre. C’est en effet un problème d’équilibre pour vous, mais pas pour radio Canada, puisque ces derniers l’ont de facto désigné comme représentant du milieu souverainiste.

Je crois personnellement que c’est faire injure à monsieur David qui s’efforce constamment, on le sait quand on le lit, de garder un regard objectif sur les situations qu’il analyse.

je ne sais pas s’il serait bien content de savoir qu’un représentant de radio Canada auprès de laquelle institution j’ai protesté de la situation m’écrit en réponse que «monsieur Michel David, chroniqueur respecté du journal Le Devoir. Monsieur David s’inscrit dans le courant de pensée souverainiste».

J’incline à penser que monsieur David dont préfère se définir lui-même comme il l’entend. Et si j’apprécie son professionnalisme c’est justement parce qu’il est notoirement d’une rigueur et d’une objectivité sans faille.

Ce qui n’est pas tout à fait le cas de la criarde de Toronto, de Lisa Frulla toujours ultra partisane et Lagacé Dowson dont j’aimerais bien avoir qui elle représente exactement à part les poteaux qui vont tomber dansquatre ans et les anglos de NDG.

Tout cela montre la bassesse de cette patente à gosse qu’est en train de devenir radio Canada. Quelle misère.

Comment avez-vous pu mettre la main sur cette missive de Jean Pelletier ? Ne me dite pas que cette auditrice fédéraliste vous l’a relayé….:D

le seule moyen de pas avoir l’information biaisée est de l’écouter de plusieurs voix différentes.
Le problème est qu’il n’y a plus que deux salles de rédactions au Québec…

Si tu n’as rien à offrir, il te faut t’arranger pour qu’on ne te demande rien.

Voilà, en résumé la position stratégique fédéraliste.

La menace souverainiste est très forte: simplement parce que l’argumentaire et la position fédéraliste est très faible. en fait, elle ne se positionne pas dans le débat, elle l’évite. Comme si ne pas parler du problème l’éliminait.

C’est pourquoi, dans ce contexte, que la stratégie à suivre est d’exclure le débat et ses tenants, les souverainistes. Cela traduit la volonté de Radio-Canada, bien entendu. Mais cela pervertit aussi la traditionnelle neutralité journalistique: comment avoir un regard neutre sur une question fondamentale qui a obtenu, de façon anodine, très près de la moitié du vote? La rigueur élémentaire voudrait que le débat se poursuive, surtout dans l’optique où la question de la souveraineté est en filigrane de la majorité de nos enjeux sociaux et politiques.

L’enjeu de l’information porte en lui la question nationale. Il en est le nerf. Éviter la question se résume à dire: « les gens n’ont pas besoin de savoir ça » ou « la population ne s’intéresse pas à ça ». Et pourtant.

Le journalisme ne peut que mourir dans cette prise de position. On peut croire que c’est pour la bonne cause, mais c’est le métier qui est abandonné.

Quelle surprise qu’ont ces journalistes, qui, après avoir délégué les principes de leur métier se voient à la merci du même jeu politique, mais cette fois contre leurs intérêts.

Parce que c’est là le vrai problème: laisser l’idéologie prendre le dessus sur le journalisme ne peut que se retourner contre les « chiens de garde de la démocratie », dixit Halimi.

Le rêve des mandarins de l’Unité Canadienne a toujours été de transformer le Québec en un gros Nouveau Brunswick 2.0 bilingue et graduellement assimilé à l’anglophonie Canadienne et Nord Américaine.

Dans l’esprit de ces mandarins non élus et élus, le fait francophone au Canada doit ainsi absolument correspondre dans l’imaginaire de tous à une minorité folklorique sympathique, équivalente aux minorités multiculturelles chinoises de Vancouver, Tamoul de Toronto ou autres.

Quoi de mieux alors pour un Louis Lalande fédéraliste que de nommer un très docile Michel Cormier fédéraliste et acadien de surcroit, pour atteindre cet objectif et transformer et réduire la SRC, dont l’audience est à 95 % québecoise, en l’équivalent réducteur de « L’atlantique en direct » de « L’Ontario en direct » et de « L’ouest en direct ».

Voila quel sera le mandat de Michel Cormier.
Unité Canadienne oblige !

Il fait partie de la mission de Radio-Canada d’avoir un code sanguin fédéraliste. M. Lisée enfonce donc une porte ouverte!

En effet, la mission de Radio-Canada est de:

» servir à SAUVEGARDER, enrichir et RENFORCER la structure culturelle, politique, sociale et économique du Canada ». La mission de Radio-Canada n’est donc PAS de faire la promotion de la souveraineté. Mais il entre dans sa mission de faire la promotion du fédéralisme, n’en déplaise à JF Lisée qui se pense mon « blogueur favori ».

Cette asymétrie fait partie de la mission de Radio-Canada.

Il suffit par ailleurs d’avoir » une programmation équilibrée qui renseigne, éclaire et divertit » et « dans la mesure du possible, offrir au public l’occasion de prendre connaissance d’opinions divergentes sur des sujets qui l’intéressent ». (Mission complètement ratée pour ce qui est du dossier israélo-palestinien, mais remplie avec succès pour ce qui est du temps d’antenne donné aux souverainistes.)

http://www.cbc.radio-canada.ca/documents/politiques/program/mandate.shtml

«Monsieur David s’inscrit dans le courant de pensée souverainiste»? Ah bon! Lui qui, comme le dit si bien cet autre intervenant (commentaire #12), s’efforce de garder un caractère objectif et rigoureux sur la question. À moins que rigueur, objectivité et modération dans l’esprit des fédés penchent nettement en faveur de la pensée souverainiste. Cela dit, à quand son «coming out ? Ou alors, qu’il cesse de jouer à la «neutralité objective». En attendant, disons que le panel est constitué d’une conservatrice, d’une libérale, d’une néo-démocrate et d’un analyste objectif qui 3 fois sur 4 va rejoindre la pensée de l’une ou l’autre panéliste. En passant, cette situation de M. David doit le rendre majestueusement inconfortable, ça risque de lui faire perdre son beau vernis d’analyste et beaucoup de sa crédibilité.

@Pierre Bouchard

J’ai moi aussi reçu cette réponse en forme de «lettre circulaire» à ma plainte auprès de Radio-Can. Voici ce que je leur ai renvoyé, avec copie conforme à l’ombudsman.

Bonjour M. Dallaire,

J’aimerais rectifier certains faits énoncés dans votre réponse à ma plainte.

Vous écrivez : « Jean-François Lisée est connu pour son parti pris souverainiste qui colorait ses interventions, face à des interlocuteurs défendant respectivement les couleurs libérale, néo-démocrate et conservatrice. C’était la formule retenue par l’équipe du Téléjournal à l’origine et ça l’est encore avec l’arrivée de monsieur Michel David, chroniqueur respecté du journal Le Devoir.» Dois-je vous rappeler qu’à l’origine, le panel ne comptait pas dans ses rangs Liza Frulla (donc aucune représentation « libérale » selon votre logique), et c’est probablement parce que vous vous êtes rendus compte que le déséquilibre devenait trop flagrant et difficilement justifiable que vous avez décidé de l’adjoindre au panel.
Par ailleurs, sur quoi vous fondez-vous pour écrire : « Monsieur David s’inscrit dans le courant de pensée souverainiste… » ? Est-ce ainsi qu’il se définit lui-même, et le cas échéant, il serait bon de l’entendre le confirmer de vive voix.
Vous dites qu’il est injustifié d’analyser la composition du panel en fonction de l’appartenance au groupe linguistique des panelistes : « la composition de la table d’analyse du Téléjournal ne peut pas simplement être réduite à une équation de type trois fédéralistes et un souverainiste ou encore deux anglophones et deux francophones. » Pourtant, n’avez-vous jamais entendu parler du phénomène des deux solitudes canadiennes? Cette composition du panel réflète-t-elle bien la composition de votre auditoire francophone? Et j’espère que votre aveuglement ne vous amène pas à nier que CJAD (Anne Lagacé-Dowson) et le National Post (Tasha Kheiriddin) se prêtent régulièrement à ce qu’on nomme le Quebec Bashing ? N’est-ce pas là un aspect aussi grave et invalidant que la simple appartenance à un comité qui travaille en toute transparence à la promotion de l’idée de souveraineté?
Vous citez le fait que la CBC retient régulièrement les services de Chantal Hébert dans ses panels d’analystes. Mais croyez-vous honnêtement que la CBC et son auditoire toléreraient la présence d’un autre analyste francophone, celui-ci devant refléter le point de vue souverainiste, qui existe bel et bien au Québec? Et de fait, quelle est l’allégeance de Chantal Hébert, qui a débuté sa carrière en anglais au Ottawa Citizen et qui a été formée au Glendon College de la York University?
Bref, je trouve que votre réponse est d’une grande complaisance et qu’elle nie la réalité et l’impact de vos choix éditoriaux, en en masquant les véritables enjeux et motivations. Votre réponse me paraît donc tout à fait insatisfaisante.

« Avec Michel Cormier, le service de l’information, qui a une clientèle formée à 95% de Québécois, est pour la première fois dirigé par un francophone hors-Québec. » Sources du 95% SVP? Le taux de participation du Québec (-vs- horws-Québec) sur le web de la SRC? Cette donnée serait sûrement intéressante à connaitre. Cela dit, des nouvelles Montréal « centristes » (même en région HQ!) ne susciteront pas nécessairement les meilleurs taux de participation.

Je comprends de plus en plus les Fédéralistes d’avoir peur de l’indépendance… à lire toutes ces manœuvres de sape de leur propre peuples, ils auraient à craindre d’avoir été du mauvais côté de l’histoire.

@Claude Pelletier
Le problème, c’est pas tellement l’orientation pro-canadienne que l’orientation politico-sociale pro-ROC et l’exclusion des autres dont l’orientation est différente et disons-le, majoritaire chez les franco-québécois et qui font encore partie jusqu’à nouvel ordre de la réalité canadienne.

Je comprend pourquoi je ma détache de R-C et regarde de plus en plus TVA et LCN pour ne pas subir quotidiennement ce menu indigeste de faire parler les anglos du ROC et subir leur unilinguisme……

Monsieur Lisée comme vous me décevez. Depuis que Radio-Canada vous a remercié, et ce, pour des raisons éthiques absolument compréhensibles, votre blogue est devenu le théâtre de vos règlements de comptes personnels. Je vous trouve absolument malhonnête. Entre miel et fiel, vous mettez en doute la compétence de ceux que vous accuser d’avoir conduit à votre perte. L’extrait de la lettre de Jean Pelletier m’apparait bien court et présenté hors de son véritable contexte pour être en mesure de se faire une idée juste. J’aimerais bien lire la lettre de cette fervente fédéraliste. Peut-être faut-il percevoir une certaine ironie dans la réponse de monsieur Pelletier. Monsieur Cormier n’est pas Québécois et puis après? Pourrions-nous ici vous accuser de faire de l’ethnicité? Je ne crois pas que les Conservateurs aient pris le contrôle de la salle de nouvelles à Radio-Canada. Je ne crois pas non plus qu’un Libéral ou un Acadien soient plus susceptibles de signer un pacte avec les Conservateurs. Les intégrité journalistique est notoire, la vôtre beaucoup moins.

@Claude Pelletier, Mtl-Rsmt :

Pourquoi ne pas viser simplement l’objectivité et l’honnêteté ? Il me semble que ces valeurs sont plus universelles, surtout dans le monde de l’information.

Autrement ne risque-t-on pas de tomber dans la propagande avec tout ce qu’elle a de plus obtus.

«Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature.»
[Emmanuel Kant]

Jean-Philippe Tittley met le doigt sur le noeud du problème : Radio-Canada appartient bel et bien aux citoyens et c’est aux parlementaires à assumer, en leur nom, la responsabilité de sa bonne marche… et ils ne le font pas. Radio-Canada souffre d’un déficit profond de gestion démocratique et de transparence. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le rapport Lincoln du comité du patrimoine des Communes de 2003 (rapport unanime, enterré par les gouvernements Martin et Harper). En fait, la direction de Radio-Canada fonctionne comme un club privé. Cette société supposément publique est dirigée par un conseil d’administration et un PDG nommés selon le bon vouloir du Prince. Ces personnalités sont choisies par le premier ministre de l’heure de façon opaque, sans mandat public connu, sans validation parlementaire et selon les bonnes vieilles règles de la politique partisane. Une fois nommé, le PDG fait en gros ce qu’il veut, il met en place une structure de cadres qui lui sont acquis et il ne peut même pas être démis par son c.a. ou quiconque d’autre. Tout ceci sous prétexte d’indépendance journalistique, une escroquerie intellectuelle au vu et au su des influences politiques dénoncées par J.F. Lisée. Il est fascinant de remarquer qu’aucun des dirigeants actuels nommés par Ottawa n’avait d’ engagement de carrière dans la radio-télédiffusion publique avant d’être nommé. En lisant la liste, vous comprendrez peut-être pourquoi le service public va si mal :
* Le président de la Société Radio Canada, Hubert T. Lacroix, est un avocat d’affaires issu de la firme Stikeman Elliott. Auparavant, il a été président exécutif du conseil de Société Télémédia, de 2000 à 2003, donc actif dans la radiodiffusion privée. La station phare de ce groupe, CKAC, a été vendue à Astral en 2002, puis à Corus en 2004 qui a alors démantelé le dernier réseau privé de nouvelles radio du Québec.
* Le président du conseil de Radio-Canada s’appelle Timothy Casgrain. C’est un fleuron de l’establishment : il sort du giron de Brascan, rebaptisé Brookfield Asset Management, qui gère un portefeuille mondial estimé à 150 milliards de dollars. Il a été vice-président exécutif de Brascan Financial Corporation et il est en ce moment vice-président de Skyservices Investment inc., une société aéronautique.
* Linda Black est une avocate de Calgary qui a fait carrière dans la haute fonction publique terre-neuvienne et albertaine.
* Edward Boyd est issu du monde de la publicité (Young and Rubicam) et il est actuellement le PDG de 58Ninety Inc., une agence de marketing.
* Peter D. Charbonneau est associé général de Skypoint Capital Corporation, une société de capital de risque dans le domaine des technologies de l’information.
* George Cooper est l’associé principal d’une firme d’avocats d’Halifax, McInnes Cooper, spécialisée dans les fiducies.
* Pierre Gingras est un ancien député adéquiste et un ancien maire de Blainville.
* Patricia McIver est une comptable agréée de Vancouver qui a travaillé pour plusieurs grosses firmes du secteur financier, dont PriceWaterhouseCoopers et Standard Life. Elle travaille actuellement pour Richardson GMP, une société de gestion de patrimoines.
* Brian Mitchell est un avocat d’affaires, associé directeur général de la firme montréalaise Mitchell Gattuso.
* Rémi Racine, personnalité conservatrice comme l’a relevé J.F Lisée, est issu de l’industrie des jeux vidéo, il est le président du conseil d’Artifical Mind & Movement.
* Edna Turpin, de Saint-Jean-de-Terre-Neuve, se décrit comme consultante de direction. Elle est issue de la haute fonction publique de sa province.
* John Fitzgerald Young est un politologue qui est actuellement un des doyens de l’Université Northern British Columbia.

Question avec réponse à choix multiple: Pourquoi R-C a t-elle recrutée JFL initialement?

Réponse #1: L’explication officielle de R-C

Réponse #2: Initiative mal venue de la part d’un « junior ».

Réponse #3: Parce qu’au moment de son recrutement la censure à R-C était plus subtile que depuis la majorité du PCC.

@ Médiamaniaque (# 15):

« La menace souverainiste est très forte » !!!

LoL!!!

J’en ai les larmes aux yeux…

« Nous mettrons la clé dans la boîte! » avait clamé Pierre Trudeau au début des années ’80, à-propos de Radio-Canada, ce « nid de séparatistes! » Il ne le fit pas parce que, bien conseillé, il avait trouvé mieux. Du mandat originel du réseau français de Radio-Canada: « Faire la promotion de la culture française au Canada… » il en fit modifier subtilement le code génétique qui devint: « Faire la promotion de la culture canadienne…en français! » Et le tour était joué! Tous ceux qui oeuvraient dans la boîte avaient compris que ce bouillon de culture qui avait façonné le Québec, de 1959 au référendum de 1980, venait de perdre sa voix. Et dans l’Information, le premier changement que l’on vécut fut de réserver les nouvelles dites « canadiennes » au « national », et de reléguer les nouvelles « québécoises » à la rubrique « régionale », histoire de bien façonner les cerveaux et les intelligences sur les vraies priorités, dans cette nouvelle « Voix du Canada ». L’embauche de Pierre O’neil n’en était que le corollaire. De même que la préférence d’embauche, depuis 30 ans, en information, aux jeunes francophones issus d’universités autres que l’UdM, l’Uqam ou Laval. Ou de filiations rassurantes, telles les fistons de grandes familles fédéralistes francophones ou encore fistons de diplomates canadiens, ou autres, où il fait si bon voir et entendre l’ « Information Canadienne » traduite dans nos mots. Le tout payé par nos impôts puisque le budget du Réseau français de la SRC correspond en gros à la part fiscale québécoise de l’enveloppe budgétaire globale de la CBC/SRC.

L’extrait de la lettre de Jean Pelletier que vous citez, pourriez-vous préciser le numéro de la page SVP. Merci d’avance.

Radio-Canada serait pro-fédéraliste? Depuis quand?!?!

Emmanuel Bilodeau, Marie-France Bazzo, Bernard Drainville, Pierre Brassard, Guy A. Lepage et cie. seraient donc tous de fourbes fédérastes d’autant plus fourbes que se fourbissant sous des oripeaux séparatistes…

Eh ben, on en apprend tous les jours! J’ai été dans le champ pas à peu près depuis longtemps, merci de m’avoir ainsi dessillé les paupières!

@Mina Legault:
« J’aimerais bien lire la lettre de cette fervente fédéraliste. »

Si vous auriez lu la chronique de JFL jusqu’au bout, vous auriez découvert que JFL cite bel et bien sa source.

Je vous préviens toutefois que de lire cette référence risque d’ébranler certaines de vos convictions.

@ Denis Drouin,

Vous avez droit à votre point de vue et vos opinions, mais qualifier de malhonnêté le fait de promouvoir le fédéralisme, montre que c’est plutôt votre qualificatif qui est bas et malhonnête, ne le voyez-vous pas ?

Il n’y a pas de points de vues honnêtes ou malhonnêtes, il y a des points de vues qui diffèrent les uns des autres, c’est tout.

Quant aux opinions du moment, elles ne sont que ce qu’elles sont dans leur contexte. À chacun ses préférences.

En passant, un gouvernement, avec son parti politique, soit-il majoritaire, ne représente pas le fédéralisme.

Le fédéralisme est une formule ou un modèle de gouvernement qui n’a rien à voir avec le gouvernement du moment et avec son orientation et ses préférences.

Impeccable le travail de Cormier? Allez voir le reportage qu’il a fait sur la Slovaquie pendant le référendum.

La Slovaquie, identifiée au Québec, était dépeinte comme la grande perdante de la séparation de velours. La République tchèque, indentifiée au ROC, était dépeinte comme la grande gagnante.

En pleine campagne référendaire, M. Lisée!

« Je trouve correcte et justifiée, la politique d’orientation pro-canadienne de la SRC… »

Ça c’est faire de la propagande pro-fédéraliste surtout au Québec. Ce qu’on omet est le fait qu’à RC il ne faut pas parler du séparatisme, donc c’est de la censure.

Ce qu’on omet aussi est que le parti conservateur qui est en fait le Réform Party, prends graduellement le contrôle de l’information et pas seulement avec RC.

On coupe dans la culture, on coupe dans l’information telle que Statistique Canada, on coupe dans la science, les chercheurs qui travaillent pour le gouvernement ne sont plus capable de diffuser leurs recherches, les chercheurs canadiens à la réunion de Vancouver ont pratiquement boycottés. On coupe dans l’étude de l’atmosphère en fermant la station au Pôle Nord. Bien sur que les résultats de ce laboratoire sont contre indiqué pour les conservateurs et les sables bitumineux de l’Ouest. Quand on est du côté de la religion, les Évangélistes et les créationnistes qui détiennent la balance du pouvoir, on est pas pour la science donc on bloque l’information. Et il y en a bien d’autres.

La RC a comme mandat de diffuser l’information et la culture point. Le séparatisme, le fédéralisme et le communisme en font parti. En ce sens censurer le séparatisme ou des partis et prendre position est MALHONNÊTE.

Le parti réform conservateur s’accapare lentement de l’information, et les commentateurs ont raison de comparer ce mouvement au temps d’Hitler ou autres régimes qui ont pris le contrôle de l’information. Présentement, c’est exactement la même procédure qui est employée.

Si le gouvernement canadien veut faire la promotion du Canada, il n’a qu’à faire comme les autres, ACHETER de la publicité et non pas prendre le contrôle des médias. Tout le monde paye pour Radio Canada et donc tout le monde y a droit.

La charte canadienne des droits est valide pour tous.

Emmanuel Bilodeau, Guy A. Lepage et Pierre Brassard sont des journalistes ayant travaillé au service de l’information de Radio-Canada? C’est probablement le genre de confusion que peut faire un fédéraliste inculte.

Aujourd’hui, pour se convaincre de l’allégeance politique du directeur de l’information, les bonzes de Radio-Cacanada doivent nommer un francophone….hors Québec! Je ferais attention à leur place….je connais des Acadiens et des franco-ontariens vivant au Québec qui sont devenus plus souverainistes que moi….

Robert M. Oui.

Entres autres, Chantal Hébert au Canada reste dans le registre canadien et fédéraliste, elle ne parle pas sérieusement au nom du Québec.

@ Youlle, comme dans « you’ll be happy when you decide to »,

et ce, indépendamment du statut de l’État dans lequel nous vivons et des circonstances qui prévalent à chaque moment.

================

Censurer le séparatisme n’est pas malhonnête, c’est tout simplement d’en empêcher toute promotion, comme doit le faire toute Société d’État à vocation strictement fédérale comme la SRC.

De la même façon, censurer le fédéralisme n’est pas malhonnête, c’est tout simplement d’en empêcher toute promotion, comme doit le faire toute Société d’État à vocation strictement provinciale comme Télé-Québec.

@ Claude Pelletier, Mtl-Rsmt

« Censurer le séparatisme n’est pas malhonnête, c’est tout simplement d’en empêcher toute promotion, comme doit le faire toute Société d’État … »

« De la même façon, censurer le fédéralisme n’est pas malhonnête, c’est tout simplement d’en empêcher toute promotion, comme doit le faire toute Société d’État… »

À vocation d’état, ouin! « » » » »EMPÊCHER TOUTES PROMOTIONS » » » » » vous dites.

Merci pour votre canadian fédéraliste franchise!

Vous soutenez ce que la droite, petite droite du Québec prône ainsi que les pays totalitaires dont l’Allemagne du Troisième Reich avec Hitler : La censure et le contrôle de l’information comme en Chine et en ex URSS. Chaque fois qu’il en ont l’occasion, ces même se plaisent à dire que la Chine du Québec est à gauche.

Welcome to de canadian information de l’état à la chinoise et au totalitaire.

Vous devez les trouver chanceux les gens dans les pays qui contrôlent l’information.

Totalitarisme:

« …un monopole des moyens de communication de masse et un monopole de la force armée. »

C’est dans cette direction que l’on se dirige.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Totalitarisme

Évidemment vous me direz que j’exagère…

@ Youlle, comme dans « you’ll speak the truth » (« vous direz la vérité ») seulement après l’indépendance du Québec. D’ici là, n’importe quoi fera l’affaire, n’est-ce pas, du moment que ça peut servir la cause pensez-vous.

N’êtes vous pas, après tout, un des activistes, ou des guérilleros de l’indépendance, sorti directement de la cuisse de Jupiter, qui êtes en possession tranquille de la vérité.

Vous pensez peut-être qu’à force de répéter les mêmes idioties, les québécois finiront par les prendre pour des vérités.

Je suis convaincu que les québécois, pour en être un depuis plus de 70 ans, ne sont pas aussi stupides que vous semblez le penser.

Nos discours nous trahissent, ne l’oubliez jamais.

@ Claude Pelletier, Mtl-Rsmt

M. Pelletier, Je n’ai que relaté un faits et c’est que vous soutenez la censure comme dans bien des pays non démocratique.

Je n’ai jamais pensé dit ou écrit que les Québécois sont stupides. Alors si vous parlez guérilleros ou guerre de répéter, je vous suggère de relire vos écrits.

Vous avez le droit d’être anti-séparatiste ou anti-fédéraliste et de le dire c’est votre choix, mais du même coup vous n’avez pas le droit d’empêcher les autres de le dire aussi. C’est ce qu’on appelle la démocratie.

Oui, nos discours nous trahissent!