René Lévesque sur « l’imbécillité » des casseurs

Dans cette entrevue de 1969, dans l’effervescence pré-Octobre 1970, René Lévesque condamne les casseurs dans des termes crus:

Merci à mon ami Facebook Maxime J.
pour ce signalement.

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Il me manque… Malheureusement, aucun politicien moderne au Canada ne possède même une fraction de son intelligence, de sa « passion rationnelle » comme j’aime l’appeler. Cette capacité à ne pas tout confondre, à ne pas tout mettre dans le même panier, à s’insurger autant des bassesses de ses adversaires que de la connerie de ses alliés, voilà ce qui en fait un homme intègre. Un cas bien trop rare.

Quel témoignage intelligent, honnête, transparent.
Que sont nos politiciens devenus ?

Je trouve l’intervention de M. Lévesque tout à fait pertinente dans le contexte (non prévu, il faut le dire) du comportement de certains éléments radicaux étudiants qui, sous le prétexte de revendications légitimes, bafouent les institutions démocratiques, défient les lois et sabotent par leur intransigence le processus de négotiation. Notre tolérance de ces agissements ne peut que conduire à l’anarchie et au chaos. dans le contexte

Ceux qui affirment que Lévesque n’a condamné les événements d’Octobre 70 que par pur opportunisme devraient écouter ça au lieu de dire n’importe quoi.

Quelqu’un peut transférer tout ça à François Avard et à Claude Legault nos 2 p’tits Che de service?

intéressant, Merci!
Mais pourquoi faut-il toujours reculer à René Lévesque pour entendre un discourt intelligent?

L’Histoire se répète dirait-on. Lors la période des questions j’ai entendu une puissante imbécilité émanant de la ministre de la culture, Mme St-Pierre. À une question de M. Curzi elle a déclaré qu’en arborant le carré rouge, M. Curzi cautionnait la violence étudiante des dernières semaines.

Cette ministre de la Culture est d’une malhonnêteté désespérante. Un tel amalgame de la part d’une ministre de ce gouvernement plus porté vers la répression chez les étudiants que vers le combat contre la corruption, n’est pas de nature à assainir le climat social au Québec.

Force est de constater que le gouvernement du Québec a décidé d’avoir la tête du mouvement étudiant, coute que coute. Si une loi spéciale devait être adoptée, nous pouvons être certains que les étudiants retourneront en force dans la rue et que les casseurs en profiteraient pour faire le plus de grabuge possible. Et là Charest aura le prétexte qu’il recherche depuis plusieurs semaines pour déclencher des élections sur le dos des étudiants.

Je trouve cette stratégie très répugnante.

«Les élections n’effacent pas les problèmes.»
[Jean-Pierre Raffarin]

Quel honnête homme quand-même ! Ça nous change de ce qu’on a présentement comme premier ministre. Je ne pense pas que René Lévesque qui a toujours vécu modestement,aurait accepté un salaire parallèle, enfin…

Pour ce qui est de ses propos sur les casseurs , il a évidemment raison, sauf que souvent on dirait que tant qu’une crise n’est pas poussée à son paroxysme, il n’y a pas de règlement.

Je pense que ce serait une erreur de comparer 1969-70 avant octobre et la grève des étudiants.

Dans le cas du FLQ ils étaient moins de vingt jeunes terroristes qui ne terrorisaient pas tellement et ils étaient infiltrés à l’os par la police qui savait tout sur les faits et gestes de ce groupe. Mais le gouvernement les a laissé faire dans le dessein d’incriminer les séparatistes.

Présentement ce sont des centaines de milliers d’étudiants appuyés par des millions de gens qui font tout pour adopter des actions les plus pacifiques possible et leurs demandes sont infiniment plus modestes que celle du FLQ.

Si le gouvernement joue le même jeu qu’en 1970 ce ne sera pas l’armée qui envahira les rues mais la population qui ne n’acceptera pas le comportement totalitaire du gouvernement. Je demeure en région et c’est déjà commencé pour toutes sortes de raison et ces groupes se font klaxonner et on leur lève le pouce.

Évidemment si le gouvernement ne cède rien, ce qu’il fait, les deux parties se consolideront chacun dans leur campement.

Ce gouvernement qui n’a rien à perdre aura provoqué l’anarchie pour respecter les exigences de ceux qui le finance à coup d’avantages personnels comme on en a pu en constater à bord d’un beau bateau sur le Saint Laurent.

Casser c’est faire le jeu de l’adversaire qui lui peut détruire les acquis sociaux à sa guise et piller les ressources sans égard aux intérêts de l’ensemble.

Manifester pacifiquement donne normalement des résultats. Mais lorsque l’on constate l’impasse et que l’on réalise qu’elle est orchestrée par le gouvernement, alors deux avenues s’offrent : résister ou pratiquer l’esquive.

Et j’ai bien peur que l’affrontement final est imminent.

C’est le plan Charest qui suit son cours tout simplement.

Un appel à l’autorité, ça s’appelle un sophisme, n’est-ce pas, monsieur Lisée? À moins que vous ne fassiez que rapporter une petite découverte sur youtube.

Tant qu’à être aussi subtil que Lévesque (il parle « d’enfants attardés ») on pourrait tout aussi bien titré « L’imbécilité de René Lévesque ».

Un beau jour, peut-être lorsque nous aurons l’indépendance et le socialisme, peut-être réussirons-nous à enlever une fois pour toute le vernis déifiant qui recouvre la personne de Lévesque, pour apprécier véritablement l’oeuvre politique du monsieur. Certes (et c’est là la raison qui fait tout de même de lui un « grand »), il a nationalisé l’hydro-électricité, mais il ne faudrait pas oublié que son approche quant à l’indépendance fut, au final, un échec. « Canaliser démocratiquement un besoin de changement » est plutôt devenu quelque-chose comme « endormir démocratiquement un besoin de changement »; le PQ n’a d’ailleurs toujours pas réussit à quitter cette logique « modérationniste » (est-ce que j’invente un mot?) à tout-prix, ce qui fait que face aux évènements historiques que vit actuellement le Québec, il est incapable de tirer son épingle du jeu. Plutôt que de taper sur les syndicalistes et les casseurs, plutôt que de condamner les felquistes et pleurer un peu pathétiquement Pierre Laporte, plutôt que de refuser la fusion avec le RIN, Lévesque aurait dû comprendre que la force du vrai changement se trouvait là où elle sera toujours, du côté du peuple et dans la rue, et non dans les chambres de commerce et les couloirs des parlements. D’ailleurs, moins de quinze après la fondation du PQ, Lévesque laissait tomber son idéal d’indépendance pour appuyer le tricotage de Mulroney (devrions-nous, encore une fois, titrer « L’imbécilité de Lévesque »?)

Heureusement, les évènements actuels nous montre que cette grande illusion du modérationnisme sauce Lévesque s’apprête à s’éteindre. Dans la grève actuelle, la CLASSE, comme le RIN autrefois, s’est mise résolument du côté de la rue. Les fédérations étudiantes, quant à elle, ont choisi les salles de réunions et la concertation à la sauce PQ. Sauf que cette fois, c’est la stratégie de la rue qui mène le jeu et qui nous amènera jusqu’à la victoire.

« Aujourd’hui et à toutes les époques, l’idéologie de la classe dominante est aussi l’idéologie dominante »
-Karl Marx-

« On va se mettre en opposition carré au parlement; on va aider tout ceux qui veulent s’opposer, résister, et faire la Révolution »
-Michel Chartrand-

« L’Histoire est pleine de seuils critiques…Il faut garder espoir que l’univers se révèlera être tel qu’il devrait ».
-Spock-

Je voudrais tellement que nos politiciens s’expriment aussi ouvertement qu’à cette époque!

Il est triste de constater qu’aujourd’hui, 99% d’entre eux n’assument plus ce qu’ils pensent et couvrent constamment leurs arrières.

Pourquoi Régis Labeaume est-il si apprécié? Je dirais principalement parce-qu’il dit ce qu’il pense et ne s’en cache pas!

Dire qu’ils s’interrogent sur le cynisme de la population alors que certains d’entre eux osent dire que c’est de notre faute.

Misère, la réponse est sous leur nez!

À ajouter aux document synthèse des citations de Lévesque face à la violence et au terrorisme:

1) » il ne faut pas bâtir des systèmes théoriques en se fichant du peuple; il y a énormément à faire, d’abord, pour convaincre ces gens du fait que les structures fédérales nous bloquent, avant de proposer des systèmes auxquels ils ne comprennent rien. »

Parti pris, Vol 5, no 2-3, Octobre-Novembre 1967.

2) [..] Il y a des problèmes urgents, évidents, à régler. Simples exemples: assainir l’information, de force s’il le faut..[..]

Parti pris, Vol 5, no 2-3, Octobre-Novembre 1967.

Les casseurs sont un alibi pour l’État et la répression mais sans oublier que ce même État fédéral ici a espionné par la GRC, le PQ naissant de 1970-1974. R.Lévesque respectueux des règles démocratiques s’est fait avoir par le retournement de ces mêmes règles par Trudeau.

Il y a des gouvernements casseurs comme ceux de Trudeau, Bourassa, Duplessis et maintenant nous sommes témoins d’une contribution de ce côté de la part de Charest.

« Présentement ce sont des centaines de milliers d’étudiants appuyés par des millions de gens qui font tout pour adopter des actions les plus pacifiques possible et leurs demandes sont infiniment plus modestes que celle du FLQ. » Ah! oui des pacifiques et appuyés par la population ? Eh ben ….

Anton Walbrook S’il te plait, tu nous lis l’histoire tel que tu l’intéprètes. Comment peux tu affirmer de telles choses face à Lévesque ? As tu connu cette période ? Que non ! et ce n’est pas ici une question de victoire, mais d’un non à la violence, aux actes criminels, et à un cynisme de ceux qui brisent sur leurs passages pour faire quoi au juste ? Pour faire passer vos requêtes ? Jamais, jamais, jamais par la violence. Vous vous comportez comme des imbéciles point à la ligne

L’imbécillité des casseurs!

Mais c’est EXACTEMENT ce dont il est question dans le projet de loi de Monsieur Jean Charest.

Ce projet veut PROTÉGER les citoyens et surtout les étudiants qui VEULENT retourner en classe CONTRE ces criminels que semblent défendre ardamment le Parti québécois et Québec solidaire (la fille de Khadir a été arrêtée trois fois…(3)! belles valeurs inculquées par la famille non? imaginez la père Premier ministre maintenant!!!).

Bravo à notre Premier Minsitre, Monsieur Jean Charest d’être à la hauteur de son rôle.

La révolutin tranquille est terminée, Vive la Révolution active et réactive.
Bravo à cette jeunesse qui sera notre relève.
Bravo aux parents de ces étudiants
Les générations du québécois-mouton s’effacent et c’est avec cette génération de citoyens avec coeur et caractère que le Québec souverain verra le jour.

René Lévesque ne croyait pas que pouor réussir une révolution, il faut casser des oeufs.
Enfin, notre jeunesse sera là au moment voulu.

Juste le fait de porter le carré rouge est suffisant pour François 1 pour faire porter le poids de la casse sur le dos du Parti Québécois.

Quand la partisannerie qui rend aveugle.

M. Lisée,

Cet extrait vidéo coupe malheureusement court avant que M. Lévesque s’exprime sur la responsabilité des chefs syndicaux et patronaux.

Il faut écouter plus loin… à compter de 21:00.

http://archives.radio-canada.ca/politique/provincial_territorial/clips/14792/

Je crois que c’est encore tout à fait d’actualité.

À mon avis, la CLASSE n’a malheureusement pas montré la maturité nécessaire pour mériter, aux yeux de la population, une reconnaissance légitime au droit de grève. Même à l’intérieur de ses propres rangs, il y a une certaine grogne.

Remarquez que « imbécillité » s’écrit avec deux L. Nous sommes devant trois vérités : celle du gouver-
nement, celle des étudiants et de ceux qui font la casse, et la « vraie vérité ». C’est cette dernière que j’aimerais connaître, on peut être d’un coté ou de l’autre, on ne possède pas la vérité. La jeunesse
que l’on voit partout dans les rues, chauffée à blanc par les porteparole et leurs acolytes bien je doute M. Lavigne qu’elle soit encore là le moment venu comme vous le souhaitez..elle aura vieilli et ce sera assagi tout comme leurs parents roi qui délèguent à leur progéniture ce qu’ils n’ont pas eu le courage de faire. Condo, auto, métro, boulot, dodo ! Quant aux p-p, on les retrouvera certes dans q.q. années soit à la CSN, FTQ, CEC, QS, ce n’est pas eux qui défendront la veuve et l’orphelin…

Pendant que les Catania et Zampino qui se font arrêter pour avoir supposément commis des crimes très graves arrivent à se faire libérer très rapidement avec promesse de comparaître, de jeunes étudiants – étudiantes sont incarcérés jusqu’au 23 mai pour avoir poser des bombes fumigènes la semaine dernière dans le métro. C’est un geste grave surtout à l’heure où il fut produit mais objectivement ce n’est quand même que de la boucanne. Pourquoi une telle sévérité ?
En tout respect pour René Lévesque.

Citation d’un vidéo que Lisée a mis en ligne sur son blogue la semaine dernière:

« Quiconque vous dira qu’un acte de résistance, fut-il le fait de 10 hommes, ces 10 hommes fussent-ils armés de pierres, quiconque vous dira qu’un tel acte était prématuré, ou dangereux, celui-là mérite le mépris et les crachats. Car je vous le dis : un jour, quelque part, il faut bien que quelqu’un commence, et le premier acte de résistance sera toujours prématuré et dangereux. »

On est TRÈS loin de René Lévesque…

En bref, après avoir directement encouragé la violence, Lisée tente maintenant de s’en dissocier.

Better luck next time.