Pont Champlain : les ancêtres de Couillard et de Harper ne seraient pas fiers

On a déjà de la difficulté à inculquer l’histoire au Québec, à faire retenir aux jeunes et moins jeunes des pans entiers de notre souvenir collectif, sans ajouter en plus des changements de noms aussi arbitraires !

Le pont Champlain, qui relie la Rive-Sud à Montréal. (crédit photo: Paul Chiasson/La Presse Canadienne)
Le pont Champlain, qui relie la Rive-Sud à Montréal – Photo : Paul Chiasson/La Presse Canadienne

La devise du Québec est «Je me souviens». Elle est parfaitement bien choisie. Il y a toujours un gouvernement pour nous rappeler, par l’absurde, sa raison d’être.
Politique

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper vient d’ajouter sa touche, avec l’apparente bénédiction du gouvernement Couillard, à Québec.

La décision de renommer le pont Champlain, à Montréal, du nom du célèbre joueur de hockey Maurice Richard, est plus près du populisme bonbon que de la volonté de reconnaître l’œuvre d’un grand homme dans le monde du sport.

Il y a maintenant deux ans que le lieutenant de Harper au Québec, le ministre Denis Lebel, caresse l’idée de changer le nom du pont qui remplacera l’actuel pont Champlain en 2018.

Le gouvernement fédéral a fait quelques sondages en plus de consulter des groupes de discussion, et il en est venu à la conclusion que le nom de Maurice Richard est le plus populaire. Sans blague. Visiblement, M. Lebel a beaucoup trop de temps libre.

Il en fera donc l’annonce le 9 décembre prochain — le 9 était le numéro du «Rocket» Richard avec le Canadien de Montréal.

Mais le rôle du gouvernement n’est pas de naviguer au gré des sondages entre les personnages historiques. Le devoir de mémoire n’est pas un concours de popularité.

Passer le nom de Champlain à la trappe serait une erreur.

L’idée n’est pas d’enlever quoi que ce soit aux mérites de Maurice Richard. Amateur de hockey, je suis très conscient de son importance.

Son exemple pour les francophones dans la mer anglophone du hockey professionnel suscite le respect. Il a été un exemple — parfois malgré lui — de la détermination des francophones, des Québécois, à rester debout. Il a inspiré toute une génération à l’aube de la Révolution tranquille. Il est un grand, comme en témoignent les funérailles nationales qu’on lui a réservé à sa mort, en 2000.

Tout ça lui appartient. On ne le lui enlèvera jamais.

Si l’on juge que l’aréna qui porte son nom, dans l’est de Montréal, n’est pas à la hauteur de sa stature, qu’on déniche une autre infrastructure à sa mesure. Un boulevard ? Une nouvelle construction comme une autoroute ? Que sais-je…

Mais un pont qui en remplace un existant, et qui a déjà un nom historique faisant partie du paysage de la métropole depuis plus de 50 ans ? Non.

Sans la détermination de Samuel de Champlain, qui a fait plus de 30 traversées de l’Atlantique au péril de sa vie, dans des vaisseaux en bois, à la voile, par mers parfois agitées, le Québec d’aujourd’hui n’existerait probablement pas. La France n’avait rien à cirer d’une colonie aussi lointaine, qu’elle ne voyait que par le prisme du commerce. S’y établir, construire une nouvelle identité collective francophone en Amérique, c’est le projet complètement fou de Champlain.

Il est le père de la Nouvelle-France.

Champlain a navigué sur le fleuve St-Laurent jusqu’à l’endroit qui se nomme aujourd’hui Montréal. Que son nom soit associé à un ouvrage qui enjambe ce même fleuve, et qui offre probablement la plus belle vue de Montréal, est un juste retour des choses.

Débaptiser des infrastructures sans grande connotation historique passe encore. Que la rue University, au centre-ville, soit renommée Robert-Bourassa, pourquoi pas.

Mais Champlain ? Le jour où le pont Jacques-Cartier devra être reconstruit, va-t-on aussi le reléguer aux oubliettes ?

On a déjà de la difficulté à inculquer l’histoire au Québec, à faire retenir aux jeunes et moins jeunes des pans entiers de notre souvenir collectif, sans ajouter en plus des changements de noms aussi arbitraires !

Le premier ministre Stephen Harper est un amateur de hockey. Il a même écrit un livre sur le sujet (publié en 2013). Ceci explique cela ? Pourtant, non. Il aime aussi l’histoire. D’ailleurs, son livre retrace la naissance du hockey professionnel au Canada.

En juillet 2008, voici ce que Stephen Harper déclarait dans un discours à l’occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec :

«À son arrivée ici, Samuel de Champlain a rencontré des Autochtones, avec qui il a conclu une alliance. De cette alliance est né le nom de la ville, qui signifie “détroit”, illustrant ainsi la majestueuse embouchure du Saint-Laurent. N’est-il pas merveilleux que notre grand pays, le Canada, ait aussi été baptisé par les Autochtones ? En effet, Canada signifiait “village” — le village ici.»

«Après avoir fondé Québec, Champlain a mené une dizaine d’expéditions au Canada, a exploré les côtes et les rivières de notre pays, le littoral de l’Acadie, la vallée du Saint-Laurent et la Baie Georgienne. Car Champlain et ses compagnons ont vu loin. Ils ont vu grand ! Les graines semées ici il y a 400 ans aujourd’hui ont fleuri pour créer cette ville magnifique, une nation québécoise confiante et fière, et un grand pays canadien fort et libre. Quel héritage incroyable !»

Le pensait-il vraiment ?

Vient un moment où les mots, même dans la bouche d’un politicien, doivent signifier quelque chose de plus grand que le papier sur lequel ils sont inscrits. Faire plaisir à la galerie, puis poser des gestes contraires à ce qu’on affirme quelques années plus tard, n’est pas à la hauteur de ce qu’on attend d’un premier ministre.

Il en va également ainsi pour le premier ministre Philippe Couillard.

L’homme connaît l’Histoire avec un grand H. Il dévore les bouquins. S’intéresse à tout ce qui a façonné les sociétés au fil des siècles.

Philippe Couillard, au détour d’une conversation, peut vous raconter le parcours de son propre ancêtre, Guillaume Couillard, sieur de L’Espinay, arrivé en Nouvelle-France parmi les premiers, en 1613. Guillaume Couillard, le jeune charpentier de 22 ans, a été partie prenante de l’aventure de Samuel de Champlain. Il est également le premier colon, en cette terre aride, qui fut anobli par le roi, Louis XIV.

Il est donc surprenant d’entendre son descendant, le premier ministre du Québec, prendre une telle décision d’Ottawa à la légère.

De passage en Islande, Philippe Couillard a soutenu que cette décision revient à Ottawa, propriétaire du pont, et qu’il ne souhaite pas s’en mêler. Il a ajouté : «On va laisser aller le gouvernement fédéral avec ça, mais je ne suis pas contre l’idée». Maurice Richard est un «héros national», a-t-il dit. Une figure qui fait l’unanimité.

Vrai. Mais Champlain aussi.

À Québec, le mot d’ordre est de ne pas chercher la bagarre avec Ottawa. D’abord parce que la barque est pleine à Québec, avec le défi important des finances publiques. On ne veut pas ouvrir trop de fronts à la fois.

C’est aussi une année préélectorale du côté fédéral, et le gouvernement Couillard ne veut pas donner l’impression de favoriser un parti plutôt qu’un autre en prenant position sur certains sujets plus délicats. Bien.

Mais vient un moment où ne pas prendre position, c’est prendre position. Dans ce cas-ci, c’est donner raison au gouvernement Harper sur l’appellation du pont.

Pourtant, il y a matière à discussion avec le gouvernement fédéral. Québec s’oppose au péage. Ne pourrait-il pas également faire entendre sa voix sur le nom ?

Québec pourrait être proactif et trouver, avec Ottawa, une autre façon d’honorer la mémoire de Maurice Richard, tout en se battant pour garder les symboles du Québec francophone, comme Samuel de Champlain, intacts et présents.

Stephen Harper pourrait, lui, démontrer qu’il croit à ce qu’il dit.

* * *

À propos d’Alec Castonguay

Alec Castonguay est chef du bureau politique au magazine L’actualité, en plus de suivre le secteur de la défense. Il est chroniqueur politique tous les midis à l’émission Dutrizac l’après-midi (sur les ondes du 98,5 FM) et analyste politique à l’émission Les coulisses du pouvoir (à ICI Radio-Canada Télé). On peut le suivre sur Twitter : @Alec_Castonguay.

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Il y a anguille sous roche.. Le hockey le sport national c’est politique.. J’ai lu un des livres de Joseph Facal dans lequel il est écrit qu’une équipe nationale de hockey précède souvent le pays.

Joseph Facal est un stratège derrière PKP.. Personne n’est sans remarquer l’espace que le sport occupera désormais au Québec.. Les chaînes se multiplient ainsi que les tables de discussion avant, à l’entracte, après-match…

Connaissant la force de frappe du réseau TVA le Québec sera sport ou ne sera pas! Les télé-séries s’essoufflent … « Money talk » quitte à abrutir ceux en qui René Levesque voyait ce quelque chose comme un grand peuple!!

Harper avait refusé de subventionner l’amphithéâtre.. Il en a payé le prix..

Peut-être se dit-il que cette fois-ci on ne lui la refera pas. Il se met à l’heure hédonique du Québec.. et à l’engouement pour le sport délibérément exploité aux fins politiques.

Ça a marché pour PKP, pourquoi pas pour lui??

L’ironie dans tout cela ce sont les historiens intellectuels derrière PKP qui ne l’ont pas vu venir celle-là..

Harper vient jouer dans leur talle.. populiste…

En bien madame Beaulieu est fidèle à elle-même. Peu importe le sujet, elle trouve toujours « le lien », le lien à ses yeux corrompus par la haine toujours maladive, à faire avec le PQ, la souveraineté, etc…
Et si on parlait de chaussures?

Désolé de l’écrire madame Beaulieu, mais votre commentaire n’a rien à voir avec le sujet.

Mais quel est donc le rapport de votre commentaire avec le nom du nouveau pont Champlain, mme Beaulieu? Ce que vous dites n’est que sottises… et je reste poli ici. Tout le monde a droit à son opinion, j’en conviens, mais encore faut-il que ce soit lié à l’article. Si nous n’avez rien d’intelligent à ajouter, svp taisez-vous!

C’est bien simple!

Les fédéralistes et les libéraux conservateurs ont PEUR de PKP.

Ils sont obsédés par PKP et ils se donnent le mot.

Le nom de Champlain est connu partout en Amérique du nord. Si le nom de Maurice Richard est aussi très connu, ce nom qui est aussi un prénom a un inconvénient. C’est que le pont s’appellera communément le : « Pont Richard » et non « Maurice Richard », tout comme le « Pont Champlain » n’est pas appelé : « Pont Samuel de Champlain », ainsi les gens qui viendront de partout en Amérique pour visiter Montréal, ne comprendront probablement pas que ce pont était dédié à cette gloire du hockey que tout le monde « ici » connait, mais pas nécessairement partout ailleurs.

Je conçois que les gens trouveront pour la plupart un peu singulier qu’on donne à ce lien majeur seulement un prénom.

D’autre part, lorsqu’on regarde le nom des ponts célèbres, tous ne sont pas associés à des personnes célèbres, tout particulièrement des sportifs. Beaucoup de nom de ponts sont associés au lieu. En ce sens, choisir un nom commode est pratique lorsque comme voyageur, vous vous dirigez vers une localité.

Donner à ce nouveau pont le nom de « Pont de Montréal » par exemple. Aurait le grand intérêt de désigner clairement la ville que ce pont dessert. Si c’est un beau pont (ce qui devrait être le cas), eh bien alors cela donne une très bonne impression pour ceux qui vont pour entrer dans la ville.

Pareillement, on pourrait évoquer la continuité et la nouveauté en donnant au pont un nom composé, exemples : « Pont de Montréal – Samuel de Champlain » ou si on tient réellement à honorer Maurice Richard ce pourrait être alors : « Pont de Montréal – Maurice Richard » ou même : « L’axiale Maurice Richard – Samuel de Champlain »

De cette manière les français ont-ils associé à la célèbre place de l’Étoile à Paris, le nom de Charles de Gaulle de telle sorte que les deux noms cohabitent harmonieusement, ce qui fît consensus dans la population. Simplicité, continuité, honneur et nouveauté devraient-ils pouvoir très bien cohabiter.

Si le Québec veut se battre pour « garder les symboles du Québec francophone, comme Samuel de Champlain », ils ont juste à dire au fédéral qu’ils vont payer 100% de la construction du pont. Fin de l’histoire.

Et voilà 1 point pour une dictature des plus simpliste qu’on pourrait croire dépassé.
Et vous Michel Darveau avez-vous payé à 100% tout les biens et les services dont vous profitez avant de les critiquer?

Cela prouve encore une fois que M Harper n’a aucun respect pour l’histoire et les valeurs historiques des québecois et canadiens , Il est un ignorant crasse de la société canadienne

Et pourquoi pas une pétition???????

Personne n’avait besoin de cette contreverse insipide et insensée cuisinée par des « politicailleux « et des sportifs de micro et de salon sans égard au respect que l’on doit à l’histoire.

Difficille au Québec de trouver un terrain d’entente avec le Fédéral (mais aussi avec d’autres acteurs…). Le premier jour de nombreuses personnes m’ont dit que Maurice Richard’ c’était une
bonne idée et avec les jours la crêpe s’est retournée: Les commentateurs et plusieurs médias en ont fait une émission spéciale… Et, aujourd’hui, il y a 50% de gens d’un bord et 50% de gens de l’autre.
Donc le Fédéral va faire à sa tête et les vaches de Monsieur Séguin seront bien gardées. Bref, il
faudra passer à autre chose après le 9 décembre. Il y a bien plus urgent à régler au Québec que
le nom d’un pont…C’est le genre de Québec que l’on veut léguer à nos enfants. Un Québec sans
déficit et avec une dette en baisse… CQFD.

Je suis bien d’accord avec une pétition,au plus vite avant que ce soit définitif….c’est un choix rrès populiste, le hockey est vraiment une religion pour nombres de Québécois,,un gain certain de votes pour les prochaines élections…pour notre Harper

Quand un pays est gouverné par sa province pétrolière, il n’y a que l’aspect commercial et vendeur qui compte. Maurice Richard est un symbole bon vendeur. Vous pourriez vendre une marque de vêtement sport avec ce nom dessus et ça ferait un bon coup commercial. Enlever le nom de Samuel de Champlain pour le remplacer par un nom qui a une bonne cote à l’échelle du marketing est une décision lamentable. Cela traduit aussi l’esprit lamentablement pauvre en culture du gouvernement et de son ministre Lebel.
Honte à nous d’avoir laissé élire ces gens.

L’idée de Monsieur Harper relève de la provocation. Il est regrettable que Monsieur Couillard rentre dans ce jeu. Devenu citoyen canadien en 2010, donc récemment, et fier de l’être, francophone mais conscient que ce pays est bilingue, je me demande ce que penserait le Premier Ministre fédéral si on commençait à rebaptiser tous les hauts lieux d’Otawa ou à supprimer toutes les « Kingstreet » ou « Queenstreet » du Québec » ? Un des atoûts de la civilisation du Canada est le respect de l’autre. J’espère que Monsieur Harper ne m’obligera pas à modifier l’image que j’ai de lui.

Espérons que cette situation n’est qu’un ballon politique des conservateurs. De toutes façons on peut leur faire savoir que nous sommes contre. Ne nous laissons pas faussement séduire. Maurice Richard est honoré là où il a excellé et Champlain de même. Laissons-lui ce qui lui appartient!

Les Anglos ne voulaient pas remplacer le Boul Dorchester par René Lévesque, mais pas de problème à se débarrasser de Champlain.

Imaginez si on remplaçait la George Washington Bridge à NY par le Mickey Mantle Bridge.

Merci monsieur Castonguay. C’est à se demander s’il y a encore une nation québécoise. Sait-on que la maladie d’ Alzheimer est incurable et qu’elle induit une affreuse agonie?

comment peut on émettre une telle idée ? Rebaptiser le pont Champlain, une m’anoueuvre purement électoraliste, du populisme de bas étage, jouer avec une corde sensible. Maurice Richard est l’exemple du combat des canadien français , une homme qui mérite le plus grand respect , un homme modeste , discret mais combien détermine. Il n’aurait sûrement pas aimer cette contreverse et sa famille n’ont plus. Si le gouvernement fédéral desire lui faire honneur. Qu’il trouve une autres façon et ce en consultation avec la famille. Ce genre de situation , suggestion n’a rien pour m’inciter a prendre au sérieux les politiciens

Discours uniquement en anglais à Reykjavik, à-plat-ventrisme devant Ottawa concernant le nom du pont de remplacement, Philippe Couillard est indiqne de représenter le peuple Québécois. À quand un premier ministre qui se tiendra debout?

Super cet article. De changer de nom pour le pont, même un imbécile n’aurait pas penser à celâ.

Cet écrit devrait être lu par les professeurs d’histoire dans toutes les classes du Québec. Aurait-on idée de renommer la tour Eiffel pour faire du neuf avec un monument reconnu mondialement… Dans la famille Harper, on mange, on prie et on fait du sport. (commentaire entendu à la télé)
Pas étonnant qu’on se cherche du capital politique avec cette affaire Richard qui a bien fait son possible pour pousser sa rondelle dans les circuits de l’histoire régionale. Cette figure ne rayonne pas au même niveau que Samuel de Champlain dont l’influence au Canada français va bien au-delà du lustre que vous signalez à juste titre.

Le pont CHAMPLAIN doit le rester 100% d’accord. Maurice Richard a le Temple de la Renommée et on peut encore le célébrer avec une route ou un
monument!
Merci.

Merci pour ce texte qui apporte des arguments solides mais quand et comment est-ce que moi, simple citoyenne, je pourrai manifester mon opposition à l’intention du gouvernement fédéral de donner le nom de Maurice Richard au nouveau « pont sur le Saint-Laurent »? Il faut que quelqu’un (un chroniqueur politique, par exemple) organise « au plus sacrant » une pétition, une manifestation où je pourrai exprimer mon ardent désir de maintenir le nom de Champlain pour le nouveau pont! Je suis persuadée que nous sommes nombreux à nous opposer à cette idée du gouvernement Harper mais nous avons besoin d’un forum où le faire savoir clairement et avec vigueur.

Quelle insulte à notre histoire pour des raisons totalement électorales et pour justifier le payage qu’on veut nous imposer (nouveau pont ET NON de remplacement). Ce Premier Ministre est prêt à renier ses paroles prononcées lors du 400 ième de Québec au sujet de Champlain – hypocrisies électoralistes à la Harper créant un malaise certain chez la famille Richard. Il s’amuse à sa guise avec le Québec sous l’approbation de notre Premier Ministre Couillard qui a perdu ses Coui…! Il fait au Québec ce qu’il a fait sur la scène internationale – à sa tête et sans consultations – et nous tous en récoltons les dégâts. Un ‘DICTATEUR’ démocratique ? – que nous devons mettre au rancart à la prochaine occasion. Notre champion des stratégies sournoises n’a plus sa place à la tête de ce beau pays qu’il dirige en Monarch absolu depuis trop longtemps.
Gil Bédard

T’aurais pu te forcer plus.

Veux-tu que j’ai honte de honte de toi?

Tu nous donnes le Choix entre haïr Champlain ou Maurice Ricahard.

je suis en total désaccord avec le changement de nom du pont Champlain
cela n’enlève rien à Maurice richard et sur ce qu’i; a été
mais ce n’était qu’un joueur de hockey
qu’elles sont les grandes choses qu’il a faites pour la nation?
Je pense que l’on doit garder le nom de Champlain
Harper pense nous amadouer avec le nom de Maurice Richard pour mieux nous faire passer
au sujet de ce pont ce qu’il cache encore dans son placard

Pourquoi renommer le pont? Remplacer Champlain par un joueur de hockey !
On peut aimer le hockey, reconnaître le talent, l’apport de Maurice, mais delà à en nommer
le pont le plus fréquenté au Canada relève de l’aberration. À moins qu’il ne s’agisse d’un
pas de plus vers l’anéantissement, la dilution du peuple fondateur. Faire disparaître ou oublier,
lentement mais sûrement, par petits ou grands gestes au fil du temps cette réalité historique.
Qui osera critiquer sur la place publique? Qui osera contester le gentil Maurice?
Québécois né pour un p’tit pain, québécois pousseux d’rondelles (ou de pucks si vous préférez)…
pendant que les autres « rule the world ».

Il y a quelques années je demandais à une étudiante de la ville de Québec (3-4ième secondaire) qui avait fondé la ville de Québec; devant son hésitation j’avançai :Samuel… Samuel Holland dit-elle spontanément , cependant pour se reprendre rapidement et nommer Champlain.Signe des temps à venir?
Retirer le nom de Champlain du pont à venir est une véritable insulte à l’histoire et contribuera à approfondir l’inculture ou plutôt l’ignorance crasse d’une trop grande portion de Québécois qui ont accès à ce que l’on appelle encore l’éducation. .La génération numérique qui peut écrire à l’aide de son seul pouce à une vitesse impressionante n’aura bientôt plus grand chose de solide dans lses hémisphères cérébraux.

Je suis très étonné de voir en un joueur de hockey un héros national. C’est ça notre culture? On adule plus un joueur de hockey que quelqu’un qui a fait avancer l’Histoire?

Je trouve ça très désolant!

Je suis lon d’être péquiste, mais appeler le pont René Lévesque serait une option de beaucoup supérieure. C’est ma proposition, si on tient tant que ça à changer son nom.

Il faudra plus q’une pétition. Comment pourrait-on organizer une manifestation comme celle qui nous a valu de ne pas aller en guerre avec les USA contre l’Irak

On doit se souvenir que le discours à l’occasion du 400è de Québec en 2008 a été prononcé alors que les conservateurs étaient minoritaires et c’est probablement un accident de parcours dans le but de s’attirer l’électorat local pour qu’enfin Harper obtienne sa « majorité ». Mais dans le fond, Harper et ses acolytes n’en ont rien à cirer de Champlain. Les conservateurs misent sur la propagande qui répète à tue tête que le Canada est « fort » (hé oui, sérieusement) et ils célèbrent les événements belliqueux du passé.

Or Champlain était surtout un homme de paix et il a fondé la colonie de Québec sur les alliances avec les peuples autochtones des environs, en particulier les Innus, Algonquiens et Hurons (Wendat). Il a dû confronter les Agniers parce que ces derniers étaient d’abord les ennemis des alliés des Français mais aussi parce qu’ils faisaient partie du réseau commercial des Hollandais puis des Anglais (de Nouvelle-Angleterre). Champlain n’était pas intéressé par la guerre mais pour lui ce fut un mal nécessaire pour protéger la colonie alors que sa priorité restait le développement de la colonie et le commerce – c’était aussi un homme d’affaire et membre de la Compagnie de la Nouvelle-France dont l’intérêt reposait principalement sur la traite des fourrures et la viabilité économique de la colonie.

Le belliqueux Harper qui va-t-en guerre avec à peu près n’importe qui et n’importe quoi est l’antithèse de Champlain et on peut facilement comprendre la disparition du nom du père de la Nouvelle-France sur un pont fédéral… Ça aurait quand même pu être pire: il aurait pu choisir le pont King George…

Peut-on comparer la valeur historique d’un héros de la fondation de notre pays à celle d’un joueur d’hockey, si célèbre fut-il ?

M. Castonguay a parfaitement raison.
J’adore les points de vue d’Alec Castonguay.
Continuez votre beau travail.

Ce « ballon » lancé cadre parfaitement dans le cirque politique actuel..

Ce Québec « people » symbolisé par le couple PKP/Snyder, lequel couple en passant va se marier au printemps prochain (un chameau avec cela?) en synchronisme avec le couronnement de PKP à la chefferie!!.

Je suis contre le changement de nom du Pont Champlain… on sent la panique..

Pourquoi? la peoplisation de la politique aurait-elle eu raison du gros bon sens légendaire des Québécois?? Si c’était le cas, eh! bien par les Cariboux devront en assumer sa part de responsabilité..

Des citoyens abrutis par la « Nordique Nation » et leur « Kool aid bleu » et la ferveur quasi religieuse dans laquelle verse le hockey au Québec peuvent en effet faire pencher la balance pour le changement de nom du Pont Champlain en Pont Maurice Richard.

L’aveuglement a laissé le PQ verser dans le populisme.. René Levesque doit se retourner dans son cercueil..

« Blind faith has PQ pinning hopes on Pierre Karl Péladeau » (Chantal Hébert, Toronto Star)

» Pourquoi? la peoplisation de la politique aurait-elle eu raison du gros bon sens légendaire des Québécois?? Si c’était le cas, eh! bien par les Cariboux devront en assumer sa part de responsabilité.. »
OU
« Des citoyens abrutis par la « Nordique Nation » et leur « Kool aid bleu » »

Voulez-vous bien me dire c’est quoi ce délire.

Merci pour ce texte fort intéressant et convainquant. Je suis tout à fait d’accord avec vous.

Pourquoi pas le pont Jacques Demers, en plus d’avoir dirigé le canayen, d’avoir peu d’instruction, sans savoir lire et écrire couramment, en plus et malgré cela, il est devenu sénateur d’Ottawa ou à Ottawa!

Ou encore le pont Google pour rejoindre les jeunes pitonneux…et les moins jeunes aussi?

Pourquoi pas faire un genre d’émission pont-académie, qui à chaque année, pour une période d’un an proclamerait le nom du pont au nom du gagnant?

Ou encore le pont sans nom, mais qui varierait selon chacun sur son ti-phone, qui en entrant son mot de passe pour autoriser le paiement du droit de passage, serait alors immédiatement reconnu. Ainsi à chaque utilisation, la pomme serait contente de collecter des droits, qu’elle s’empressait d’envoyer dans des paradis fiscaux, sans que quiconque ne s’en plaigne!

Ou encore, vendre les droits d’avoir le nom à son nom d’entreprise pour une période de temps….comme pour les amphithéâtres… Ainsi une compagnie de pétrole pourrait acheter ses droits. Et puis collecter des subventions d’Ottawa pour compenser!
La boucle serait ainsi boucler de l’entrée du golfe avec l’exploitation des gaz de chit à Anticosti, puis un port pour exporter le pétrole pour enrichir l’ouest du pays un peu plus haut à Cacouna, puis la coke de la pire espèce, les pires résidus des sables bitumineux que l’on utilisera pour la cimenterie de Port Daniel à gros frais payés à même nos taxes et nos impôts Québécois alors que tout le monde le sait, Couiteu itout, le Québec n’a pas d’argent, enfin pas pour le monde, et le couronnement se ferait alors avec ce pont si majestueux. Sans aucun doute inauguré par nos premiers ministres Harper et Couillard, en anglais seulement pour ce dernier, ça va de soit, puisque la majorité des canadiens sont anglophones et que la planète est anglophone…si on ne tient pas compte des ti-Chinois et des Indiens…si non on serait obligé d’admettre que la planète en ce sens est au mandarin!

Mon nom préféré qui nous resterait en mémoire pour des générations ou nous rappellerait ainsi ce ….gouvernement, serait le pont Stéphen Bitumineux Harper! Ça pourrait devenir en même temps un nouveau symbole, le SBH. Lorsqu’on voudrait décrire le pire, le plus polluant et le plus sale en tout, on aurait qu’à dire: le, ce, se SBH est disparut il y a longtemps…mais ce n’est pas demain la veille que l’on pourra faire cette affirmation!

Je vous souhaite un bon SBH!

Avez-vous entendu parlé du pont Gordie Howe, un contemporain de Maurice Richard,
Oui, Oui, le nom du futur pont entre Windsor et Detroit.

Pas sûr, mais tant qu’à y être

Je crois qu’on devrait conserver le nom du pont Champlain pour plusieurs raisons historiques, pratiques, qui ont déjà été expliqées. Et puis si on s’avisaient à changer de nom, pourquoi ne pas honorer la mémoire d’un personnage ou d’un peuple dont les ancêtres ont traversé le fleuve durant des milliers d’années avant Champlain. Ne pensez vous pas que les autochtones ont suffisamment contribué à l’établissement de notre peuple ici pour mériter le nom d’un pont? Si on veux parler de transmission de la mémoire, Champlain durant sa carrière prennait des ententes avec qui donc?

BRAVO ! Je suis tellement d’accord avec vous! C’est complètement mon opnion, nous sommes tranquillement en train de dilapider notre histoire.

Quelle Horreur !

de grace cessons de faire rire de nous , par des stupudités comme celle là sois changer le nom du pont Champlain par celui de Maurice Richard. le Gouvernement Fédéral peut très bien donner le nom d’une route ou encore le noms d’un parc, en souvenir de Monsieur Richard.

Donc, on fait rire de nous à cause du ministre Lebel. Les électeurs de sa circonscription doivent se promener avec un sac sur la tête ces temps-ci…

Je suis entièrement d’accord avec vous monsieur Poirier. Le gouvernement fédéral peut très bien donner le nom d’une route ou encore le nom (sans s) d’un parc, en souvenir de Monsieur Richard. Mais pas comme vous ne le précisez pas d’ailleurs celui d’un pont! Je suis entièrement, complètement et encore plus d’accord avec vous. Mon violon s’accorde très bien avec votre mandoline.
On pourrait tout simplement changer les ponts de place, ça ferait changement. Je mettrais alors le pont Champlain à la place du pont Jacques-Cartier et vice et versa! Ainsi les gens de l’est de Montréal, de Longueuil et ville Jacques-Cartier pourrait profiter d’un pont tout neuf et payant!
Ça aussi je suis d’accord avec, avec abondance!

Quand les Romains construisaient des ponts en Gaule ils leur attribuaient des noms latins. Le conquérant impose ses choix.

Le 24 mai 1930, les autorités fédérales inauguraient au Pied-du-Courant un pont robuste qu’ils affublèrent du nom illustre de Harbour Bridge (signifiant Pont du Havre -quoique la bonne traduction eut été Pont du Port).
Mais en 1934, sous la pression populaire, le Pont du Port devenait Jacques-Cartier. Vingt-huit ans plus tard, même avant le Frech Power, on donnait à un nouveau pont le nom de Samuel de Champlain, appellation justifiée car Champlain ne s’est pas arrêté au Pied du Courant. Il a bel et bien passé, lui, premier Européen à le faire, les rapides de Lachine, et il est allé voir jusqu’aux Grands Lacs ce que serait le pays dont il rêvait. Et qu’il a fondé. Car le cliché est inexact: Champlain n’est pas « le père de la Nouvelle-France », il est le père du Canada. Les Cartier, MacDonald et alii ne sont, le cliché est juste, cette fois, que les « pères de la Confédération ». Et Pierre Trudeau le beau-père…
Il arrivera ce qui est arrivé en 1934: tout le monde continuera à parler du pont Champlain, surtout si, en cette ère de rigueur et de compressions budgétaires, on prend soin de faire des économies en ne remplaçant pas les signaux de circulation et les affiches actuels sur les autoroutes, routes et rues d’accès qui mènent au pont…
S’il y a quelqu’un de réveillé à Québec, on pourrait rapidement tirer le tapis sous les pieds de l’inénarrable Lebel en donnant le nom de Maurice Richard à un autre des 24 ponts de l’île de Montréal, celui de la 25 par exemple : autrement, un certain Olivier Charbonneau, brave mais faux premier colon de l’île Jésus (ex-île Montmagny) aurait son bel ouvrage (pont de la 25) et pas le fondateur du pays ! Ou au pont de la 30, nommé Serge Marcil pour honorer, sur un grand moment d’émotion, un député libéral, très honorable, on l’admet, devenu en 2004 chef de cabinet de Jacques Dupuis (leader du gouvernement), et dont le plus grand titre de gloire est d’être LE Québécois mort dans le tremblement de terre de Port au Prince le 13 janvier 2010.
Une vieille coutume voulait que l’on attende cinquante ans avant de donner à un lieu public le nom d’un politicien. Ça permettait d’éviter bien des bêtises.
Jean Paré
Montréal

C’est quoi tout ce branle-bas à propos d’un nom pour un pont. Quand le pont nouveau pont de Québec a été construit, on devait l’appeler le pont Frontenac, mais le nom a été changé pour le pont Pierre Laporte, on sait pourquoi selon l’histoire, il a été assassiné par des membres du F.L.Q. en 1970. Si le parti conservateur avait décidé de l’appeler le pont de Montréal, on aurait eu un autre tollé de M. Castonguay en se plaignant qu’on aurait pu l’appeler le pont Maurice Richard où le pont Parizeau où Lévesque en autant que l’on faisait ch… Harper. Si vous pensez que je suis un supporteur des conservateur, détrompez vous au dernière élection fédérale j’ai voté NPD et avant j’avais voté libéral.

Au moins, maintenant, et grâce aux Conservateurs, les Québécois savent que Samuel de Champlain est autre chose qu’un pont!

« Pont Champlain : les ancêtres de Couillard et de Harper ne seraient pas fiers… » (sic)

…mais ceux de Maurice Richard le seraient, EUX!!!

Avant de parler à chercher un nom pour le nouveau pont… Est-ce qu’on pourrait le construire, surtout qu’il sera (supposément) prêt en 2018. Nous avons amplement le temps d’y penser.

Voici deux faits relevés dans Wikipédia sans lien avec ma position sur le changement de nom du pont de remplacement du Pont Champlain.

Wikipédia : Autoroute 50

Il a été suggéré en 2002 que l’autoroute soit nommée en l’honneur de Maurice Richard, un joueur de hockey des Canadiens de Montréal. Cependant, la Commission de toponymie du Québec n’a pas encore rendu une décision finale malgré le fait que les travaux d’aménagement soient maintenant complétés

Wikipédia : Musée Canadien de l’histoire.

Le mardi 16 octobre 2012, le gouvernement conservateur de Stephen Harper change le nom du Musée canadien des civilisations pour celui de Musée canadien de l’histoire et modifie son mandat en mettant l’accent sur l’histoire du pays. En réaction, certains craignent « que l’histoire canadienne devienne manipulée ou devienne l’objet d’un discours politique 1. » Au total, le coût de ce changement de nom s’élèvera à plus de 500 000 $.

Un peu tard peut-être mais dans le mille:

http://www.antagoniste.net/2014/11/10/a-bridge-too-far/

Extrait:

« Mais le plus ridicule dans cette histoire c’est qu’une recherche sur le site de la Commission de toponymie du Québec montre que le nom « Champlain » a été retiré à de nombreuses reprises de nos cartes:

Montérégie: la « MRC Champlain » devient » MRC Longueuil » (2002)
Trois-Rivières: la « rue Champlain » devient « rue Jean-Jacques-Légaré » (2004)
Vaudreuil-Soulanges: le « chemin Champlain » devient « rue des Boisés-de-Rigaud » (1995)
Gatineau: la « rue Champlain » devient « rue Riopelle » (2003)
Gatineau: la « rue Champlain » devient « rue de la Baie » (2003)
Québec: la « rue Champlain » devient « rue des Roselins » (2006)
Québec: la « rue Champlain » devient « rue du Commodore » (2006)
Rimouski: la « rue Champlain » devient « rue La Vérendrye » (1984)
Saint-Hyacinthe: la « rue Champlain » devient « rue Champêtre » (2003)
Saint-Eugène-de-Guigues: la « rue Champlain » devient « rue Côté » (1999)
Saint-Stanislas: la « rue Champlain » devient « rue Joseph-Meloche » (1996)
Salaberry-de-Valleyfield: la « rue Champlain » devient « rue Rosella » (2005)
Chambly: la « rue de Champlain » devient « rue Patrick-Farrar » (2001)
Mauricie: le village « Saint-Louis-de-Champlain » devient « Saint-Louis-de-France » (2002)

À 14 reprises au Québec on a effacé le nom de Champlain, pourtant, aucun de ces changements de nom n’a fait scandale pour la simple et bonne raison que ceux-ci n’ont pas été faits par les conservateurs… Au Québec, détester les conservateurs est devenu maladif dans la colonie journalistique.

P.-S. Au Québec, presque autant de lieux portent le nom de « Champlain » que « Kennedy »: 176 contre 112… »

Case closed!!!

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