Rentrée: Comment le PQ peut retrouver le chemin des électeurs

Que pourrait faire le Parti québécois, principal véhicule du changement national, économique et social du Québec du dernier demi-siècle, pour rétablir avec l’électorat la communication interrompue depuis les démissions du printemps et se présenter à l’élection en position compétitive ?

Des tâches pour le PQ

J’ai écrit hier ce qu’il ne fallait pas faire: s’engager dans un long débat stérile sur la démarche souverainiste avec les dissidents, dans des États Généraux qui ne peuvent que déboucher sur un échec. Il faut, je le crois, travailler sur des démarches qui illustrent l’engagement péquiste et ce qu’il a à offrir aux Québécois: l’intégrité, le renouvellement, les ressources naturelles, la nation.

L’intégrité

Il faut être sourd pour ne pas entendre. Le cynisme politique — largement alimenté par la gouvernance libérale et le refus de faire toute la lumière sur la corruption — est une préoccupation majeure et légitime de l’électorat.

Les députés péquistes — Drainville, Pagé, Bérubé — expriment une forte volonté de renouvellement et de réforme du mode de communication entre les citoyens et leurs élus. Pauline Marois a bougé en acceptant le principe de davantage de votes libres et réfléchit, dans son entrevue à L’actualité, à une « Chambre des régions » à Québec et dit vouloir « trouver des façons de faire de la politique qui nous différencie ».

De l’extérieur, on a l’impression que ce débat est en quelque sorte imposé au PQ. Au moment d’écrire ces lignes, on ne trouve sur le site du PQ aucune référence aux propositions de Bernard Drainville ou à celles de Sylvain Pagé. (Ni à celles de Mme Marois d’ailleurs.)

A mon humble avis, il faut au contraire que Mme Marois et son équipe fassent de ce débat un des grands axes de l’activité et de la visibilité péquiste de la prochaine année. Les idées Marois, Drainville, Pagé et, demain, Bérubé devraient être les premiers documents lançant la discussion. Un comité mixte députés/société civile devrait être annoncé avec pour mandat de recueillir des suggestions sur le processus démocratique et sur la lutte contre la collusion et la corruption — les deux thèmes doivent être liés.

Les membres de ce comité devraient faire des tournées, solliciter des avis, publier les propositions sur le web. Puis, faire rapport à un Conseil national thématique sur ce thème qui discuterait des principales idées. (Un comité interne de députés, dirigé par Monique Richard, a été annoncé, mais il faut davantage.)

Des questions centrales devraient être posées:

Comment faire de la politique autrement, comment rétablir l’intégrité et le lien de confiance:

a) Pour le Parti québécois, parti d’opposition

b) Pour le Parti québécois au pouvoir

c) Pour un Québec souverain

Il sera toujours temps de faire le tri, en fin de parcours, entre le bon grain et l’ivraie, entre le réaliste et l’idéaliste, entre l’efficace et le nuisible, entre ce qui relève de la réforme immédiate, des engagements pour le fonctionnement d’un gouvernement péquiste, des propositions de changement de régime politique qui requièrent une approbation publique ou une constituante.

L’important, ici, est de faire du Parti québécois Le Lieu où on discute, imagine, prépare une autre façon de faire de la politique. Le Lieu où on a pris la mesure du malaise et où on travaille fort pour redonner à la vie politique la probité dont elle a besoin pour bien incarner les progrès d’un peuple minoritaire en Amérique du Nord. En 1976, avec René Lévesque, le PQ a été ce lieu et il a nettoyé les écuries laissées par les Unionistes et les Libéraux. Il faut refaire le ménage. Les héritiers de Lévesque doivent reprendre et prolonger son ouvrage pour le nouveau siècle.

On sait que ni le PLQ, ni le clan Legault ne sont présents sur ce champ. Le PQ doit l’occuper au complet.

Pauline Marois et son entourage ne doivent en aucun cas tenter de gérer ce dossier au quotidien. Au contraire, si la chef veut rétablir sa légitimité, elle le fera en étant celle qui ouvre et appelle ce débat, ces contributions, de la façon la plus large possible, sans se prononcer sur chacun des éléments en cours de route. Qu’on laisse les propositions vivre, être débattues, certaines mûrir et certaines mourir. Ici, l’ouverture d’esprit doit être l’attitude clé. Que Mme Marois se fasse le relais de ces débats dans les assemblées citoyennes qu’elles tient de son côté, c’est fort bien.

Le renouvellement

On l’a dit, les Québécois veulent du « changement ». Cela peut vouloir dire François Legault. Mais cela peut vouloir dire autre chose. Au printemps, 56% des Québécois affirmaient voir en lui un « politicien comme les autres ». Ils n’ont pas tort. Il faut lui opposer de nouvelles façons de faire de la politique, comme on vient de le voir. Lui opposer aussi une nouvelle équipe de gouvernement, pour l’instant quasi inconnue.

Le gouvernement libéral vient de perdre un de ses principaux ministres et ne peut présenter qu’une équipe qui a des allures de fin de régime. On ne sait rien de l’équipe qui sera formée autour de François Legault.

On sait cependant que les bancs du Parti québécois, renouvelés de façon massive depuis 2008, regorgent de talent. Tout doit être entrepris pour donner à cette équipe une visibilité maximale. L’équipe péquiste — je note l’arrivée de deux nouveaux conseillers seniors, Stéphane Gobeil et Shirley Bishop, d’excellentes recrues — devrait faire en sorte que, d’ici le printemps, quatre ou cinq de ces nouveaux visages aient acquis une importante notoriété.

Ils incarnent le changement et, en plus, sont rodés et connaissent leurs dossiers.

Les thèmes

Comme je l’ai écrit cette semaine, le PQ est, sur papier, en avance sur deux thèmes majeurs: les ressources naturelles et l’identité.

Mais qui le sait? Un ami souverainiste généralement bien informé m’écrivait cette semaine que les propositions Legault sur l’immigration semblaient plus radicales que celles du PQ. C’est la preuve que les propositions péquistes sont inconnues. L’exigence d’une connaissance minimale du français au point d’entrée pour les futurs immigrants aurait un impact immédiat à la baisse sur les niveaux d’immigration bien plus important que la « pause » de deux ans avancée par Legault.

De même, sur les ressources naturelles, les propositions de réformes péquistes sont majeures. Mais elles méritent discussions et précisions.

Dans son blogue de ce jeudi, le journaliste économique de Radio-Can Gérald Fillion se demande s’il ne faudrait pas faire table-rase, en matière d’exploitation et d’exploration:

Le rapport du BAPE l’hiver dernier a jeté une douche froide dans le secteur du gaz de schiste.  Et puis, le Plan Nord, un plan à la fois ambitieux et imprécis, suscite autant de questions que d’espoirs.

Pourquoi, dans ces circonstances et dans l’objectif de s’approcher d’un consensus social, pourquoi alors ne pas reprendre la discussion à zéro et évaluer avec tous les intervenants – décideurs politiques de tous les niveaux, gens d’affaires, environnementalistes, citoyens – les balises de notre exploration et exploitation?

Il est illusoire de penser que le gouvernement Charest, trop lié à l’industrie, pourrait bouger sur ce plan. Mais pourquoi le PQ ne déciderait-il pas d’organiser lui-même, avec des organisations intéressées et des spécialistes, des États-Généraux… des ressources naturelles ? Il y a, là, un vrai débat à faire sur une politique-cadre d’un futur gouvernement péquiste. Il y a, là, matière à mettre en avant les députés péquistes aguerris sur ces questions. On discute, là, des « vraies affaires » pour préparer de « vrais changements ».

Bref, on le voit, au processus de débat interne au PQ qui a eu lieu l’an dernier, doit succéder un processus d’engagement du dialogue entre le PQ et le reste de la société, sur les grands enjeux.

C’est à ce prix, à mon avis, qu’une partie de l’électorat acceptera d’écouter ce que le PQ a à proposer.

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Vous lisez ma série de quatre sur la rentrée politique 2011:

1. La forêt qui cache l’arbre
2. L’annonce de la mort du PQ est-elle prématurée
3. Des États-Généraux? La recette de l’échec
4. Comment le PQ peut retrouver le chemin des électeurs

 

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Vous savez monsieur Lisée, mieux que quiquonque étant donné que vous été très près des décideurs au Québec, que lorsqu’un parti politique s’enlise dans des divisions internes interminables, il est difficile pour qui que ce soit de redresser la barque avant qu’elle coule. Je sens votre très grande volonté à trouver des moyens pour que le PQ reste le deuxième parti politique important au Québec mais je crois que le PQ est rendu à la croisée des chemins à cause de l’option souvaireniste qui l’avait propulsée au premier rang dans les années 70-80-90 mais qui présentement apparaît désuet pour les québecois. Soyons réalistes à l’effet que les mentalités ont changées au cours de la dernière décennie. Je suis persuadé que madame Marois est aussi bien intentionnée du point de vue souverainiste que du point de vue de la gouvernance, mais présentement les québecois s’apprêtent à choisir la gouvernance de leur pain quotidien. Monsieur Lisée, je vous admire de défendre coûte que coûte vos valeurs nationales mais je crois qu’il faut revenir au côté pratique des choses. Il me semble que c’est la logique.

« Comment le PQ peut retrouver le chemin des électeurs? »
Pas très compliqué de trouver une réponse à cette question: que le PQ fasse comme Legault et oublie cette sacro sainte souveraineté des années 70 et les chicanes stériles qu’elle entraîne.

Bonjour,
En ne voulant pas me faire traiter de pessimiste, je crois fermement que trop de nationalistes québécois sont actuellement braqués les uns contre les autres avec des positions irréconciliables. Cela est un fait réel car l’animosité existante entre les différentes factions s’est décuplée avec les éternelles chicanes des nationalistes depuis une mèche. Les plaies sont profondes et bien souvent, les nationalistes québécois ont plus d’aigreur entre eux que contre les irréductibles citoyens qui préfère le Canada dans son statut quo. Bien à vous, John Bull.

Vous avez entièrement raison. L’enjeu principal de la prochaine élection sera: qui parmi les chefs politiques actuels est le plus ou la plus à même de faire le ménage qui s’impose au Québec? Les thèmes sont variés:
-corruption dans l’industrie de la construction et dans le financement des partis politiques;
-dilapidation des ressources naturelles;
-négligence dans l’entretien des infrastructures;
-pérennité du français à Montréal et immigration;
-perte de confiance dans les dirigeants et les institutions politiques;
-etc.
Quand le ménage de base sera fait, on pourra recommencer à rêver d’un pays et en préparer l’accouchement.

La comparaison entre le contexte de 1976 et aujourd’hui est saisissante. Voir: http://www.youtube.com/watch?v=Uzv82u-jCVI

Pauline Marois était à la remorque des Libéraux en jouant sur le même terrain de l’électoralisme à courte vue; le vote solidaire en faveur du projet d’amphithéâtre.

Maintenant, il convient de passer à un programme authentique et rassembleur de l’intérêt commun vers un avenir meilleur pour la majorité des Québécois.

Le temps des tergiversations est révolu. Il faut agir vite et bien vers la souveraineté libératrice.

Vous lit-on dans cette instance ?

Vous écoutera-t-on ?

Les gros bateaux sont toujours long à virer de bord.

D’abord comprendre le message du 2 mai.

Mettre de coté le référendum, le temps de nettoyer l’écurie (Une Comission d’enquête sur le régime libéral, genre Commission Salvas); et de refonder notre État (Constitution d’État).

Mettre en place une version moderne de l’Équipe du Tonnere. Avec pour capitaine: Daniel Breton (Énergie et ressources0 Pour que l’on récupère la propriété collective de nos ressources. Voic pourquoi il est crédible:

http://www.tagtele.com/videos/voir/73448

«L’exigence d’une connaissance minimale du français au point d’entrée pour les futurs immigrants aurait un impact immédiat à la baisse sur les niveaux d’immigration bien plus important que la “pause” de deux ans avancée par Legault»

Le hic c’est que 40% des immigrants rentrent via les filières réfugiés et parrainage, où aucune connaissance du français n’est exigée. Deux filières fédérales où Québec n’a aucun mot à dire.

Mais que voulez-vous, Pauline ne parle jamais du fédéral. Pauline ne vit que pour le pouvoir québécois. Pauline concentre son tire uniquement sur Charest, deux fois plus populaire qu’elle.
Pauline va tuer le PQ.

Elle et Duceppe vont se retirer avec la grosse pension. Nous, on n’aura jamais de pays.
Si rien ne se passe cet automne, si on ne se débarasse pas de Pauline qui estla pire des chefs qu’on ait eu en 43 ans, si on ne réajuste pas le tir vers un débat souveraineté-Canada, si on s’enfonce dans le piège Legault du débat gauche-droite, nouveauté-ancienneté, c’est TERMINÉ. On est cuits à l’os.

Tout ce que vous suggérez peut se faire comme Québec province sauf : « Comment faire de la politique autrement, comment rétablir l’intégrité et le lien de confiance, dans un Québec souverain.»

L’intégrité d’un gouvernement du PQ ne devrait pas être différente s’il gouverne une province ou un pays, un Québec, séparé.

Le PQ aurait avantage à chercher un autre modèle constitutionnel que la simple séparation « la sortie du Canada de ses frontières » qui ne va chercher que 12 % de vrais fidèles amateurs séparatistes québécois. S’il est impossible de trouver une autre solution que la séparation « la simple souveraineté », comme le programme actuel du PQ, la fédération canadienne actuelle risque bien d’être éternelle ou presque sauf si le fédéral devient carrément injuste envers le Québec.

Bonjour M. Lisée, encore une fois, je vous soumets mon argumentaire qui est selon moi la seule véritable façon de bien présenter notre projet de pays.

J’aimerais bien avoir votre point de vue sur mon approche.

La souveraineté n’est pas une question de chiffres, mais de dignité et de respect envers un nous-mêmes collectif. Les Québécois formeront vraiment une nation quand ils auront individuellement et collectivement assez de dignité pour ne plus accepter de vivre en partie aux dépens des provinces mieux nanties du Canada et qu’ils décideront d’assumer la pleine responsabilité de la survie de leur société distincte en formant un pays souverain qui accepte de vivre en fonction et selon ses propres moyens. Moyens qui lui permettront de contrôler pleinement sa destinée en dépit des embûches rencontrées sur son parcours.

À ceux qui disent que le projet de souveraineté est utopique et non viable en donnant comme raison que le Québec arrive à survivre grâce à un système de péréquation qui lui est des plus favorables et que pour cela nous devrions plutôt en être reconnaissants envers la confédération canadienne, je dois leur dire que c’est à la fois vrai, quoique en partie, mais que c’est aussi totalement honteux. Car, que le Québec soit un abonné chronique bénéficiaire de la péréquation, c’est comme si nous étions tous collectivement de redevables bénéficiaires de l’assistance sociale et que d’y être indifférents est une honte, mais aussi que de vouloir en faire le panégyrique l’est au centuple. En cela, nous avons la même attitude qu’une minorité de bénéficiaires du « BS » qui optent plutôt de vivre dans cet état de dépendance plutôt que de vouloir s’en sortir par eux-mêmes en assumant la pleine responsabilité de leur survie.

La perception de la nécessité d’avoir recours à la violence que certains indépendantistes des années 60 avaient pour penser arriver à leurs fins a été abandonnée (entre autres) quand René Lévesque a démontré que la voie de la démocratie était la seule façon non seulement possible, mais nécessaire pour y arriver.

Cependant, qu’arriverait-il si le statuquo politique constitutionnel actuel devait perdurer et que le poids démographique des tenants de la souveraineté devait baisser à ce point où la masse critique nécessaire pour seulement espérer un référendum gagnant devenait impossible. Advenant donc que la voie de la démocratie ne devienne même plus une option, que resterait-il comme alternative à ce noyau de 30 à 35% de Québécois qui ne voudront jamais abandonner leur quête de faire du Québec un pays souverain.

Car, comme certains fédéralistes lucides l’ont bien exprimé dernièrement, entre autres André Pratte et Jean Charest, il y aura toujours des Québécois pour qui l’indépendance demeurera une nécessité viscérale. Et à ceci, Pratte ajoute que le Québec et le ROC ont de moins en moins de valeurs communes.

Donc, rien pour faire abandonner ces irréductibles. De plus, Charest, lui de son côté, dit que bien qu’il préfère l’état actuel des choses et bien qu’il croit qu’un Québec indépendant est tout à fait possible et viable.

Quand arriverons-nous donc à ce point d’irréversibilité, où la réalisation du projet deviendra statistiquement démocratiquement impossible? Qu’elles en seraient les conséquences? Nul ne peut le prévoir, mais il nous serait grandement préférable de ne pas prendre le risque d’en arriver là. Le temps presse.

Et puis, bien que minime, la part d’humanité que la société québécoise peut apporter au patrimoine mondial ne mérite-t-elle pas d’être préservée de la même manière que l’on tente de protéger toutes les espèces en voie de disparition. Sauver notre société distincte ou la Grenouille des marais, cela ne relève-t-il pas d’un même combat, d’un même idéal. *

Aussi, ne devrions-nous pas cela à la mémoire de tous ceux et celles qui nous ont précédés et ce quelques soient leurs origines. À ceux qui ont su par leur courage faire du Québec ce qu’il est présentement et qui ont façonné tous ensemble cette société distincte dont nous avons le privilège de faire partie.

Notre quête de souveraineté ne devrait pas vouloir se faire en réaction contre quelques entités que ce soient, gouvernement fédéral, ROC, méchants colonisateurs anglophones, fédéralistes ou autres. Ce discours est maintenant bien dépassé.

D’ailleurs, dans le contexte constitutionnel actuel, il faut bien comprendre que si nous croyons que certaines des décisions prises par le gouvernement fédéral empêche le Québec de fonctionner entièrement selon sa volonté, disons-nous bien que les positions du Québec au niveau fédéral empêchent tout autant le ROC de fonctionner complètement selon ses propres valeurs.

Dans un contexte de mondialisation et de globalisation, parler d’indépendance pure demeure une vue de l’esprit, c’est pourquoi je préfère toujours parler plutôt de souveraineté. De cette souveraineté nécessaire au peuple du Québec qui lui permettra, entre autres, de choisir librement ses propres interdépendances en fonction de ses intérêts. Créer un pays inclusif et tourner vers le monde plutôt que demeurer une petite société de province croyant toujours devoir se replier de plus en plus sur elle-même dans la crainte de disparaître.

Pour moi, le choix de la souveraineté est avant tout une question de fierté, de dignité. Car une fois cette souveraineté acquise, je vois très bien, par exemple, les citoyens de la ville de Québec avoir encore une plus grande fierté grâce à une visibilité à l’échelle mondiale inhérente au statut de capitale d’un état souverain plutôt que celle restreinte d’une simple capitale d’une province parmi d’autres.

Ou encore, j’y entrevois aussi très bien une Fête nationale où nos compatriotes anglophones pourraient s’exprimer sur nos scènes nationales dans leur langue sans que les francophones ne se sentent le moindrement menacés dans leur sécurité identitaire. Au Québec, même nos anglophones sont distincts de ceux du ROC. Ils font partie de la richesse de notre patrimoine collectif tout autant que les amérindiens et les nouveaux arrivants.

Ensemble, tous nous faisons partie intégrante de l’essence même de ce que nous sommes aujourd’hui comme peuple.

Bâtir un nouveau pays, c’est bien sûr « de la grosse ouvrage » et ce ne sera sans doute pas toujours facile. Cela vient avec les responsabilités, les choix à faire et leurs conséquences que nous nous devrons de pleinement assumer. Mais, bâtir un pays tout neuf, n’est-ce pas là un projet exaltant à qui sait en trouver la volonté, la détermination et le courage. N’est-ce pas là aussi un beau et grand défi à présenter comme tel à notre jeunesse.

Certains diront, que ce projet ainsi présenté apparaît comme bien utopique, que la solution à notre dépendance actuelle se voudrait peut-être plutôt dans une réforme en profondeur de notre système économique, de notre administration publique. À ceux-là, on peut répondre que Reagan et Thatcher ont déjà contraint leurs pays respectifs à subir ce traitement draconien avec les résultats que l’on connaît. Que le gouvernement libéral actuel l’a d’ailleurs déjà tenté au début de son premier mandat et que devant une résistance farouche, il a vite fait d’abandonner. Et que même en l’appliquant, étant donné le contexte de l’économie mondiale actuelle qui n’est pas près de changer, que nous demeurerions encore et pour longtemps sous le joug de notre honteuse dépendance.

Faire le choix de se maintenir dans le statuquo actuel est indigne et se maintenir dans cet état de dépendance, représente un déshonneur pour tous les Québécois. Et c’est de plus, choisir la voie de la paresse et de la facilité, ce qui ne peut que donner raison à tous ceux qui nous croient trop « pissous » pour prendre nos propres responsabilités en tant que peuple et d’en assumer les conséquences. Ce qui leur permet ainsi de nous traiter comme tels. Chose que nous ne manquons pas de mériter, car de seulement se restreindre à justifier cet état de fait, ne relève que du simple orgueil, sans plus. Pour se rendre invulnérable à tous points de vue, cela prendrait plutôt une bonne dose de fierté et un véritable sens de l’honneur tant individuel que collectif.

D’autres disent que le projet de souveraineté est désuet, ou pire est passé de mode, comme si la dignité, le respect de soi, la volonté d’assumer ses propres responsabilités étaient une triviale question de mode passagère et éphémère.

D’autres allèguent que ce n’est pas le temps, que le moment n’est pas propice. En fait, pour ceux-là, le moment ne sera jamais propice, tout simplement parce que leur tiède conviction ne repose pas sur des motifs essentiels de dignité.

Et puis, il y a ceux, de ½ à 1% peut-être, pour qui l’idée même va à l’encontre de leurs intérêts. C’est-à-dire, les très grands groupes, holdings financiers ou criminalisés, les multi et supranationales, leurs dirigeants, leurs vassaux qui profitent de règles du jeu qui leurs permettent d’asseoir leur toute puissante oligarchie. Manipuler le politique à distance sans avoir à assumer quelques responsabilités que ce soient, contrôler les médias pour mieux dicter leurs volontés et protéger leurs intérêts sont les prérogatives que nous leur offrons par notre apathie. À tel point, que cela en est devenu leur apanage. Je ne dis pas que les grands holdings financiers ne sont pas plus ou moins nécessaires étant donnée la globalisation de l’économie mondiale, mais je dis qu’ils doivent être gardés sous contrôle et non l’inverse. D’ailleurs, cela devrait être vrai à peu près partout ailleurs sur la planète.

Malheureusement, trop de Québécois sont tellement désabusés face à tout cela qu’ils ont cessés de croire en ce simulacre de démocratie à tel point qu’il sont prêts à brader leurs convictions pour emprunter la moindre nouvelle porte de sortie qui semble leur sourire sans même prendre la peine d’en évaluer l’issu. Si l’estime du soi est bonne et nécessaire pour le développement de tout individu, l’estime du nous devrait l’être tout autant pour toutes sociétés qui se respectent. Et c’est principalement là où le bât blesse le plus présentement, les Québécois ont la vive et amère perception qu’ils ont perdus tous pouvoirs de contrôler voire de seulement influencer les prises de décisions qui les concernent. Ils ont tout simplement perdu confiance en eux en tant que collectivité et par le fait même, ils ont perdu le respect de leurs institutions, de leurs dirigeants politiques et autres.

Dans ces conditions, ils se tournent vers leur individualité, tentent d’aller chercher dans ce système un maximum pour eux-mêmes et eux seul puisque qu’il leur apparaît que c’est ce que tous font de toutes façons, que ce système est: « Au plus fort la poche ». Devant cette machine qu’ils croient irréversible, ils en sont venus à croire que leur société ne mérite plus leurs efforts puisqu’elle ne leur appartient plus, qu’ils n’en sont plus que de simples numéros. Comment voulez-vous être respectés par les autres quand nous ne nous respectons plus nous-mêmes en tant que collectivité.

En fait, LA question à laquelle nous nous devons tous de répondre en tant qu’individu vivant sur le territoire du Québec est : « Est-ce que je veux assumer pleinement l’opprobre et le déshonneur de maintenir la société dont je fais partie, c’est-à-dire le Québec, dans un état de dépendance, ou est-ce que je veux plutôt assumer et partager pleinement la responsabilité de participer tant individuellement que collectivement à la mise en œuvre d’un nouveau pays que deviendra un Québec souverain. »

N’est-ce pas là, une question fondamentale utile et la meilleure façon de présenter le projet de pays dans le contexte actuel? Car, tant que les indépendantistes convaincus et ce jusqu’au plus haut niveau, n’auront pas eux-mêmes le courage de présenter, de confronter l’ensemble des Québécois à faire face à cette dure réalité, ils tourneront en rond et leur projet restera un rêve inatteignable.

Et si, malgré tout, le projet ainsi présenté n’arrivait pas à convaincre, là au moins, chacun des Québécois saurait à qui revient l’opprobre de leurs malheurs et de la disparition lente, mais inéluctable, de leur société distincte. C’est-à-dire, à eux-mêmes et à personne d’autre.

Et c’est seulement le jour où nous tous Québécois choisirons d’assumer l’entière responsabilité de notre propre destinée qu’alors nous mériterons et pourrons revendiquer dans la dignité le statut d’être une véritable nation.

Oui, mais comment articuler cette transition vers la souveraineté? Je dis, élaborons une démarche innovante pour que chacun et chacune se sentent concernés, soient partie prenante du projet. Préparons-nous à l’avance individuellement et collectivement à bien intégrer cette souveraineté souhaitée dans notre vie de tous les jours.

Par exemple, que ce soit au niveau constitutionnel, parlementaire, judiciaire, social, financier, économique, éducation, santé, culture, environnement, sécurité, etc., que chacun de ses secteurs d’activités fassent appel à ses forces vives et apportent des propositions pour en arriver à une transition harmonieuse vers une pleine et entière souveraineté. Tout cela, pourrait être chapeauté par une nouvelle entité responsable d’en assurer la coordination. Entité, d’ailleurs, qui devrait être indépendante de tous partis politiques. Et pourquoi pas le faire en mode participatif en utilisant la voie des réseaux sociaux, à condition bien sûr que ce soit des plus sécuritaires et très bien structuré, encadré, supervisé.

Et, au terme de ce processus, chacun, chacune devraient avoir reçu toute l’information nécessaire pour pouvoir se sentir pleinement impliqués, être prêts à consentir à un pacte d’engagement envers la réussite du projet de bâtir un Québec souverain, à en partager les responsabilités individuelles et collectives et à en assumer pleinement la destinée.

Une fois la majorité acquise, il serait alors convenu de signifier au Canada et à l’ONU notre volonté de souveraineté.

S’il est bien vrai que le Québec a besoin d’un projet rassembleur, en voici donc un beau: Le Plan pour un Québec souverain.

Michel Brunet
7 mai, 2011

* «Les Québécois se sentiront-ils concernés si les Touaregs du Sahara perdent leur culture? Sans doute pas», répond l’anthropologue canadien Wade Davis, qui ajoute: «Pas plus, en tout cas, que la perte du Québec ne compterait pour les Touaregs. Mais pour moi, la perte de l’un ou l’autre de ces modes de vie concerne l’humanité.» http://www.ledevoir.com/culture/livres/326569/pour-ne-pas-disparaitre

« Il faut, je le crois, travailler sur des démarches qui illustrent l’engagement péquiste et ce qu’il a à offrir aux Québécois: l’intégrité, le renouvellement, les ressources naturelles, la nation. »

M. Lisée vous êtes très peu bavard sur l’engagement du PQ de faire la promotion du pays Québec pour la nation. Pourriez-vous vous prononcer sur le virage de ce parti en faveur de l’autonomie provinciale ? Vous connaissez sans doute le proverbe suivant: » Qui ne dit mot consent. «

Monsieur Lisée,

Vous êtes incorrigible. Vous faites comme Pauline Marois : essayer de ménager la chèvre et le chou.

Vous savez bien en votre for intérieur que le PQMarois est non réformable à moins que Pauline Marois démissionne. Me semble que cela ne prend pas un doctorat en sciences politiques pour comprendre cela.

Son chien est mort. Avez-vous compris cela? Et avec elle la gouvernance provinciale dite souverainiste qui est une fumisterie pour naifs attardés.

La question que l’on doit se poser est la suivante : est-ce que le Parti Québécois peut espérer former le prochain gouvernement avec Pauline Marois à sa tête?

Si, en votre âme et conscience, sans intérêts personnels, sur votre honneur, vous répondrez OUI, je vous respecte.

Si vous répondez NON, ayiez au moins le courage minimal d’exiger sa démission et là aussi on va vous respecter.

Si vous essayer de jouer au grand manitou ou au grand conseiller du PQMarois en espérant que celui-ci prenne le pouvoir et que vous allez avoir plein de contrats, on va vous mépriser.

Soyez honnête et transparent, monsieur Lisée et vous allez mériter notre respect.

Pierre Cloutier
avocat à la retraite

Que de verbiage inutile pour tenter de ranimer un cheval MORT!!!

L’idée du séparatisme ne fait plus vibrer qu’une poignée d’illuminés au Québec.

Les autres s’occupent des VRAIS problèmes.

On reconnait les qualités d’un chef a sa capacité de rester debout dans la tempête.
Mme Marois malgré ses nombreux détracteurs et saboteurs reste debout avec contenance, rationalité et ouverture a trouver le consensus pour ralier ses troupes. Elles n’est pas la cause de ces tensions, c’est plutôt le contraire. Les machos et les arrivistes sont en dépression nerveuse voyant que l’arme secret de la patience, détermination et longeur de temps sont vraiment dans sa personnalité. Ils vont bientot entrer sur le terrain du personnel pour discréditer ses capacités. Il faut bien l’admettre ses qualités sont plus souvent l’appanage des femmes que des hommes. car il faut savoir mettre son ego de côté et viser loin pour maintenir les troupes déchirée jusqu’au consensus. Personne dans ce parti même les plus déterminé n’auraient pu soutenir une tel pression.
Idem dans le parti de Charest, j’ai entendu un zouf à la radio de radio canada dire que Mme Normandeau n’avait pas les qualités d’un chef qu,elle était un bon second. Je m’excuse mais chaque fois que la pression a monté dans le presto et que le bouchon menaçait de sauté, qui est-ce qui venaient se tenir debout devant la horde de journalistes et de citoyens en collères près a crucifier les représentants du parti. ELLE. Mme Normandeau venait désamorcer la bombe et remettre les choses en perspective, calmer le jeu, suaver la face faire face a la tempête, c’est elle qui tenait ce rôle alors que M. Charest disparaissait dans la brume, ou était-il? Est-ce que c,est lui qui devait se tenir debout? Quand il ressortait oui il savait se tenir debout mais après plusieurs jours quand la grogne était passée, quand les mines avaient été enlevé et qui ne restait de quelques tartes a encaisser.
Il l’a compris, il doit mettre une femme a ses côtés pour lui permettre de passer au travers des tempêtes.
Ça se passe comme ça dans les familles, les femmes désamorcent les conflits car elles savent mettre leur ego de côté pour retrouver l’harmonie. Dans les grandes familles, ça prenait toujours une femme on les a beaucoup caricaturées mais c’est exactement l’attitude que doit prendre un bon chef. Mettre son égo de côté, écouter, analyser, créer un consensus sur des objectifs minimals commun, et reprendre la direction en forçant tout les troupes a suivre le pas. Ce avec quoi les femmes ont le plus de difficultés c,est de faire sortir les saboteurs. Trop conciliantes elles cherchent a donner d’autres chances aux coureurs. Elles sont plus patiente et peut attendre qu’ils se replantent de nouveau avant que les autres leurs demande de quitter (ce qui est un bon stratège) mais les plus fragiles ne supporte pas ces périodes de tensions ou les saboteurs sèment la zizanies et les étourndie. les membres solidaires gardent la tête froide et avancent jsuqu’au moment ou le climat devient insoutenable pour l,ensemble là ce sont eux qui exigeront des saboteurs et des détracteurs de partir. Vous avez déjà vu des films d’armée. Le vrai chef se débarrasse des saboteurs et des détracteurs en leur mettant le nez dans la dèche et faisant subir a tout les effets de leurs actions. Message aux saboteurs quand c’est une femme qui est aux commandes la tactique de guerre de nerfs et d’usure à la pression ne marche pas. Vous allez tous faire des crises cardiaques et y passer avant de faire craquer la femme chef. Si vous ne voulez pas d’une femme chef il faut lui faire offrir un autre défi qui la mitvera plus. Bonne chance.
Prenez comme exemple la succession de Jack Layton, évidement sa conjointe aurait été fait l’unanité dans l’électorat, un homme ne fera l’unanimité car il y aura toujours un conflit d’égo avec un autre qui voudra prendre sa place. Et ce conflit se résultera par un combat de coq. Ou il y aura un gagnant et un perdrant jusqu’au prochain aspirant. M Charest semble avoir trouvé la bonne manière de protéger son siège, mettre une femme comme bouclier.
Une femme ne doit pas donner un rôle important a un homme dans son entourage car forcément il finira par aspirer a son siège.
Les saboteurs, il doit bien y avoir une caractéristique physique commune (homme et femme), j’ai fait un rêve, un extra terrestre arrivait avec un virus destructeurs de saboteurs. Domage que je ne crois pas aux extra-terrestres car ça pourrait nourir l’espoir de voir les saboteurs disparaitre de la planète.
EN éliminant les partis politiques, et faisant voter les électeurs sur le maximum de questions pour faire les choix qui satisferont la majorité dans un plan de 5ans minimum. En leur faisant élire des représentants indépendant pour le réaliser. Et en soumettant au vote différente candidature de chef, pour orchestrer la musique on aurait un bon moyen de mettre a l’écart les saboteurs. Ce sont les électeurs individuellement qui voteraient, les représentants auraient un rôle de musiciens pas de compositeurs. Le chef ne joue pas, il donne le rythme, dirige et impose une interprétation qui tout en respectant la composition améne les musiciens a se dépasser pour le plus grand plaisir du public. Car il ne faut pas l’oublier, l’orchestre joue pour le public et non l’inverse. La cacophonie du début est un bon réchauffement pour que chacun se débarasse de son égo pour jouer en harmonie. Ceux qui ont besoins de plus d’attention et ne respecte pas les directive n’améliore en rien le résultat, il le détruise. Alors on doit les sortir du groupe car leur attitude empêche le groupe de bien livrer la marchandise. Au pas, au pas, on connait la musique.
p.s.On a voler ma télévision d,état. Ils n’en ont plus que pour les amaricains. Àa doit être Harper qui leur a donné, les canadiens n’ont pas besoin d’information, il a un directeur des cmmunications qui se chergera de nous faire transmettre ce qu’on doit savoir. Le reste n’a pas d’importance.
Je ne crois pas 1 minute a cette histoire de complot, on l’a vu venir ça fait des années qu’ils essaient de se justifier d,aller foutre le bordel dans les pays arabes pour prendre le controle du petrol et faire manger le monde dans leur mains. Ils veulent mettre l’humanité a genoux car ils n’ont toujours pas pu atteindre leur objectif de maitre du monde. Et bien trop tard. Oui ils ont réussi a faire retarder l’application de voitures électriques et l’installations d’éoliennes domestiques et de panneaux solaires, mais ça ne marchera pas, même s’il mettait hydro québec en panne, on a toujours d’autres alternatives que le pétrol. Bien sur ça paralisera un peu le système, mais on s,organisera quand même. Alors arrangez vous pour avoir se qu’il vous faut pour faire face a la musique, il y a une guerre d’égo parce que l’imposition d’un gouvernement mondial est de plus en plus éminente. Et petrol ou non, on ne nommera pas un amarician aux commandes. Ne cédez pas a la panique. Ils sont champions dans les scénarios de catastrophe a vous faire perdre la notion de la réalité. Arrêtez d’écouter leurs émissions qu’ils feront pour vous faire embarquer dans leurs histoire et garder la tête froide. Analysez regardez faites confiance a votre conscience. trouver la paix et connectez avec votre conscience et vous pourrez garder le cap et ne pas embarquer dans leur folie qui ne visera qu’a vous faire accepter, même souhaiter les voir prendre le controle. Semer la zizani pour s’imposer comme chef, On a déjà vu ça et on ne se laissera pas impressionner par la mise en scène, aussi réaliste sera t-elle. Ils prendront les grands moyens pour nous y faire croire. On ne perdra pas conscience avec la réalité, on gardera la paix nécessaire pour connecter avec notre voix intérieur. Celle qui ne nous trompe jamais, celle qui nous dis si ce qu’on fait est bien, celle qui nous garde en contact avec l’humanité en nous, cette parcelle qui nous lie les uns aux autres. celle qui nous lie a ce qu’il y a de bon en nous à la lumière malgré les ténèbres qui nous accaparent et essaient de faire taire la voix de notre conscience. Restez connecté sur la vie, restez connecté sur la bonté et agissez avec votre concience. Ne pliez pas, ne perdez pas courage, ensemble l’humanité triomphera. La vie renait toujours même après une dévastation. Qu’aimeriez vous avoir comme dirigeant quelqu’un qui veut vous faire vendre votre âme ou quelqu’un qui vous tient par la main et vous aide a avancer?

Bonne analyse, mais un peu surréaliste:

« L’important, ici, est de faire du Parti québécois Le Lieu où on discute, imagine, prépare une autre façon de faire de la politique. »

Ça fait belle lurette que la direction du PQ a enterré cette avenue. En fait en 1982, quand le PQ, comme tous les grands partis (de droite comme de gauche) de l’Occident ont pris le virage néo-libéral. La mentalité qui s’est installée est fondamentalement « aristocratique »: une petite « élite » prend les décisions auxquelles le peuple et ses représentants (les députés) n’ont qu’à se plier au nom de « l’efficacité », la « ligne de parti » ou de l’obéissance à un gouvernement « démocratiquement élu ».

Tout ce que vous dites est vrai. C’est ce que le PQ devrait faire, mais surtout aurait dû faire il y a longtemps. Mais les dirigeants peuvent-ils changer complètement de mentalité et de manière de faire ?
Cela m’apparaît illusoire. J’espère me tromper, mais pour l’instant je pense que les signes (vous en relevez quelques uns) montrent que le naturel n’a pas besoin de revenir au galop, puisqu’il n’a pas encore été chassé. Comme vous dîtes:
« De l’extérieur, on a l’impression que ce débat est en quelque sorte imposé au PQ. »

C’est comme pour les gaz de schiste, le PQ a été très largement en retard sur la mobilisation citoyenne et au moins trois semaines en arrière de groupes comme la SVP et QS.
Dans les grands débats coitoyens, le PQ est absent ou à la remorque de l’opinion publique.

Entre ce que le PQ devrait faire et ce que la direction est capable de faire, il y a un abime. L’ombre de Bouchard plane encore sur lui.

Me Cloutier écrit : «avec elle « Mme Marois » la gouvernance provinciale dite souverainiste qui est une fumisterie pour naifs attardés.»

Avec M. Cloutier, c’est la séparation claire et minoritaire, pour indépendantistes pressés,à ne pas se tromper.

P.S. J’ai bien aimé le passage:
« L’important, ici, est de faire du Parti québécois Le Lieu où on discute, imagine, prépare une autre façon de faire de la politique. »

C’est ce que je ressenti pendant des années avant de découvrir Québec Solidaire. Qui est ce que le PQ était dans ses premiers jours: « Le Lieu où on discute, imagine, prépare une autre façon de faire de la politique. «

Je partage l’avis et de M. Lisée et de M. Gascon et j’ajouterais comme thème à l’intégrité, le renouvellement, les ressources naturelles et la nation, les ressources humaines.Le capital humain doit être remis à l’avant scène comme au temps de la guerre où les gouvernements en eurent besoin mais cette fois pour la paix et la construction. Parmi les exclus à qui on doit redonner de l’utilité et de la dignité par un travail, on retrouve une proportion de jeunes,les personnes immigrantes et les personnes de 55 ans et plus qui sont considérés comme des « passés-date ». Il est temps de travailler à replacer le capital humain québécois à l’avant scène.

Retrouver le chemin des électeur…

C’est impossible, comme dit le dicton: on ne fait pas du neuf avec du vieux.

Les déboires actuels du PQ démontre aussi que la débâcle du bloc n’était pas un accident.

Pour se reconnecter avec le peuple et les électeurs , le PQ doit leur parler d’un language qui les touche dans leur vie :
– La langue et la culture par un renforcement de la charte de la langue francaise .
– L’identitaire et la protection du peuple Québécois sans compromis et un devoir pour les immigrants de s’intégrer tout en protégeant leur culture et leur religion .
– Les ressources naturelles qui sont en abondance dans notre pays et qui sont notre richesse future principalement le gaz et le pétrole . Il faut que le PQ ait une position ou les contribuables sont convaincus qu’elles nous rapportent et ne sont pas bradées et développées dans un environnement sécuritaire .
– La souverainté du Québec doit se matérialiser avec une explication des avantages concrets pour les électeurs et payeurs de taxes .
– L’intégrité du gouvernement et des politiciens et démontrer hors de tout doute que le PQ sera un gouvernement d’une intégrité absolu et fera une commission d’enquête sur la construction .
La clé sera une communication experte par leurs meilleurs communicateurs …….

Vous oubliez un point important. Les québécois veulent que le gouvernement fasse du ménage, qu’il libère de la marge de manoeuvre. Avez-vous vu les sondages qui donnent des appuis écrasant aux propositions de Legault d’abolir les commissions scolaires et les agences de santé. Il me semble que si le PQ veut regagner la faveur de la population, il doit insister aussi sur ce point. Proposer des coupures nécessaires dans l’appareil gouvernemental.

Jean-François,
je ne suis pas du tout certain que le PQ actuel puisse se faire le défenseur légitime et crédible d’une éthique à renouveler en politique alors qu’il a depuis quelques années vendu à multiples reprises son âme pour des plats de lentilles (grappillage opportuniste de votes ici et là ce dont témoigne éloquemment le PL 204 déposé par la député de Taschereau à l’Assemblée nationale). Alors que Lévesque entreprenait un puissant ménage du monde et de la gestion du politique au Québec, sa crédibilité et sa légitimité étaient intactes. On peut louer les efforts déployés par quelques députés du PQ ( tu y ajoutes Mme Marois pour des raisons qui m’échappent), mais on peut douter de leur impact vu le manque de légitimité de l’entreprise. J’ai bien peur qu’il ne soit trop tard.

@Gilles Bousquet

Je suis un souverainiste fatigué et d’accord avec vous. Le problème avec le PQ, c’est qu’il est souverainiste. La majorité des Québécois ne sont pas souverainistes.

La question à poser, c’est pourquoi le PQ a pu se faire élire quatre fois dans l’histoire. Je crois que c’est parce que le PQ a profité du scrutin bipartisan : quand les Québécois voulaient du changement, le seul autre parti crédible à voter était le PQ. Il était aussi plus nationaliste que les Liberaux. Maintenant, c’est révolu : le PQ, avec ses déchirements infantiles, ne peut pas prétendre gouverner avec responsable et les autres partis sont devenus plus nationalistes à des degrés divers.

Ce que les Québécois veulent, c’est un parti qui est crédible à voter. Ce parti doit aussi être nationaliste et fédéraliste à la fois. Si le parti Légault-Sirois prend forme, les Québécois auraient, après 40 ans, enfin ce parti désiré. Dans les années à venir, les Québécois peuvent alterner entre deux partis fédéralistes et nationalistes : les Liberaux et le parti Legault-Sirois plutôt que de choisir entre un parti fédéraliste mais pas assez nationaliste (Libéraux) et un parti nationaliste mais souverainiste (PQ), comme actuel. Si l’un est devenu corrompu, a mal gouverné, n’est pas assez nationaliste ou les trois, alors les Québécois peuvent voter pour l’autre parti.

Le PQ doit mourir. C’était un grand parti sous Lévesque et Bouchard, mais il a mal vieilli comme l’Union Nationale. Après 40 ans, la chicane fédéraliste-souverainiste doit cesser. Les Québécois ne veulent pas de souveraineté. Point. Le Canada est un bon pays à vivre. Il faut passer à autre chose en demeurant vigilant sur la langue française au Québec.

Vive le parti Legault-Sirois et vive un bipartisme sain.

Indépendance du Québec : une perception erronée qui nous paralyse ! http://bit.ly/nSrZf1

Durant les 18 mois que j’ai consacrés à ressusciter le R.I.N. j’ai eu l’occasion de discuter avec plusieurs Québécois.

Ce qui suit vous étonnera probablement puisque personne n’en parle jamais.

Plusieurs se sont exprimés sur ce qui ne va pas au PQ, je ne vais donc pas m’étendre sur ce sujet. Je vais me contenter de mentionner l’ « objection » dont on m’a plusieurs fois fait part.

Plusieurs Québécois ne veulent pas voter pour l’indépendance parce qu’ils sont convaincus que seul le PQ pourra alors gouverner le Québec.

Je ne sais pas pourquoi personne n’en parle. Est-ce par manque d’écoute, par volonté d’occulter cette perception ou pour toute autre raison ? Je ne sais pas. Mais il faut démolir ce préjugé, cette perception qui perdure depuis des dizaines d’années.

Les Québécois doivent comprendre qu’au lendemain de la déclaration d’indépendance, plusieurs partis politiques se formeront de gauche, de centre et de droite pour obtenir le mandat de gouverner cette nouvelle République du Québec.

Il faudrait que Cap sur l’indépendance en parle.

Il faudrait que le R.I.N. en parle.

Il faudrait même, s’il est sincère, que le PQ en parle.

Vive la République du Québec !

M. Lisée,

Moi je vous respecte et on aura beau être avocat à la retraite, si on ne propose rien de positif, on ne fait qu’alimenter le cynisme qui est une des tares majeures de notre société.

D’un autre côté, Réjean Langlois écrit :«l’option souvaireniste […] qui présentement apparaît désuet(sic) pour les québecois.» Son affirmation m’amène à poser cette question : les québécois sont-ils plus attirés présentement par la réalité fédéraliste ? Il me semble que non. En fait, je suis persuadé que les Québécois et les Québécoises n’attendent qu’une occasion pour réaffirmer leur désire d’autonomie et ne plus vivre sous le joug d’un gouvernement où ils ne se reconnaissent pas, d’une cour Suprême à qui ils ne font pas confiance surtout à cause de ses décisions à répétitions visant à charcuter la loi 101, pièce maîtresse dans la sauvegarde de notre identité nationale et de vivre dans un pays où on leur a imposé une constitution.

Aujourd’hui, l’option souverainiste de très nombreux citoyens dont je suis, n’a pas de lieu approprié pour s’exprimer. Sitôt qu’un projet social d’envergure et stimulant émergera nous pouvons être certain que le paysage politique du Québec se métamorphosera avec une très grande vigueur.

Et je crois, M. Lisée, que vos derniers textes montrent une voie et des pistes qu’on serait bien fou d’ignorer.

«Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si l’on t’écrase d’un pied»[Emmanuel Kant]

De la necessité de faire de la politique autrement, j’en suis, mais je ne crois pas du tout que les difficultés du PQ viennent du fait qu’il fait de la politique de la même façon que les autres partis politiques.

Vous l’avez souligné vous-mêmes dans votre article précédent, il y a encore un fond de 50% ou presque de gens qui croient encore à la nécessité de la souveraineté du Québec pour assurer la pérennité de notre peuple et de sa culture. En 1995, c’est 60% des québécois francophones qui ont appuyé la souveqraineté du Québec. Qu’est-que le PQ a fait après la défaite? Au lieu de se retrousser les manches et de travailler un peu plus pour convaincre un plus grand nombre de nos concitoyens de la nécessité de la souveraineté, ils se sont complus dans la défaite. Ils ont non seulement abandonné la cause, mais en outre ils ont culpabilisé les plus ardents et les plus « pressés » souverainistes. Voila la source de tous les problèmes actuels du PQ.

En passant, M. Draiville fait partie du problème. Il est de ceux qui depuis quelques années disent aux « purs et durs » et aux « pressés: « L’indépendance, oubliez ça. C’est pas pour demain. » maintenant il essaie de nous faire croire que les changement qu’il propose vont ramener les souverainiste dans le giron du PQ. Tout le monde sait que les partis politiques, une fois qu’ils sont au pouvoir, ne veulent plus procéer aux changements. Un parti politique ne pourrait d’ailleurs pas procéder à la réforme de nos institutions politiques sans un concensus général de l’Assemblée nationale. Si le PQ veut sérieusement s’engager dans cette voie, qu’il s’engage dès maintenant à soumettre un projet concret aux québécois qui auront à décider par référendum. Si les élus sont incpables de se décider sur ce point, le peuple peu le faire.

F. Legault est peut-être un politicien comme les autres, mais il y a déjà une armée de jeunes professionnels brillants de divers horizons qui écrivent des textes et proposent des idées nouvelles et des réformes très concrètes dans le cadre de la Coalition du Québec. Et contrairement aux députés péquistes qui sortent leurs idées utopistes de nulles part comme le ferait des étudiants du Cégep, la Coalition est formée de gens très impliqué dans leur milieu…

C’est triste, mais il est déjà trop tard pour le PQ.

M.Bousquet écrit: « Je suis un souverainiste fatigué et d’accord avec vous. Le problème avec le PQ, c’est qu’il est souverainiste. La majorité des Québécois ne sont pas souverainistes. »

M.Lisée, comme M. Bousquet, vous êtes un souverainiste fatigué qui ne veut plus sortir le Canada du Québec, vous êtes devenu un autonomiste provincialiste attendant une Xième rebuffade constitutionnelle du Rocanada pour remettre la souveraineté du Québec sur ses rails. Cette stratégie selon moi est vouée à l’échec total puisque Mme Marois et le PQ sont voués à demeurer dans l’opposition et durant ce temps la louisianisation et l’acadianisation du Québec progresse à pas de géant.

Vivement les États généraux de la souveraineté/indépendance au plus sacrant.

M. Michel Vallée, vous écrivez : « Vous l’avez souligné vous-mêmes dans votre article précédent, il y a encore un fond de 50% ou presque de gens qui croient encore à la nécessité de la souveraineté du Québec »

50 % des Québécois francophones mais il y a les anglophones et les allophones qui votent. Le dernier sondage montre 38 % de tous les Québécois se disent souverainistes même si 67 % de ceux-ci, voudraient, quand même, rester dans le Canada. Cette affirmation vient de M. Jean-Marc Léger, en février à Télé-Québec, du 18 février dernier, à l’émission de Claire Lamarche, Huit clos.

Je viens de lire le commentaire de jacques Brassard soumis par François 1:
http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/2011/08/deni-de-realite.html

Il en ressort clairement que les purs et durs (P&D) du PQ sont devenus un véritable boulet pour le parti. Cela rejoint le billet précédent de JFL qui dit plus ou moins, que l’on devrait demander à ceux-ci d’aller débattre ailleurs.

À ce moment-ci, je crois que Mme Marois serait maintenant justifiée de faire preuve de grande fermeté. C-à-d, de cesser de faire les yeux doux aux P&D afin de leur faire réintégrer le parti, et les inviter carrément à joindre Québec Solidaire.

De dire clairement que sa priorité est de former le prochain gouvernement pour remettre le Québec sur les rails, et qu’elle passe le flambeau de la souveraineté à Québec Solidaire.

Les québécois verrait alors Mme Marois comme une femme déterminé, décidé, et faisant preuve de leadership. Cela devrait en séduire plusieurs.

Les votes allant à QS ne désavantagera, ni n’avantagera aucun des autres partis. Donc, on peut sortir QS de l’équation. La partie va maintenant se jouer entre le PQ, le CAQ/ADQ, et le PLQ. Et si Mme Marois joue bien ses cartes, le CAQ/ADQ verra le plancher se dérober sous ses pieds.

Si un jour, la souveraineté reviens à la mode, un PQ au pouvoir sera un allié important pour QS. À tout le moins, il ne devrait pas lui tirer dans les flancs. Une fusion QS et PQ deviendra alors envisageable.

@Michel Vallée

Vous dites que les partis politiques, une fois au pouvoir, ne veulent plus rien changer. Je crois que vous êtes dans l’erreur.

En effet, René Lévesque, lorsqu’il était au pouvoir n’a-t-il pas fait un changement majeur de la loi électorale québécoise et du financement des partis politiques ? Il me semble que je n’ai pas rêvé ça tout de même. Alors pourquoi ce qui a été hier ne pourrait pas servir d’exemple pour demain ?

«Les hommes trébuchent parfois sur la vérité, mais la plupart se redressent et passent vite leur chemin comme si rien ne leur était arrivé.» [Winston Churchill]

C’est plein de bon sens M. Lisée, et votre logique demeure implacable.

Toutefois, dans le cafouillis qui existe présentement chez les souverainistes, vos voeux risquent de demeurer lettre morte.

Dommage que vous ne fassiez plus partie du cercle des intimes (lire que vous ne soyez plus conseiller au bureau du chef).

Un débat sur les ressources naturelles! Pourquoi pas! Nos biens collectifs et une grande partie de notre identité et fierté. Un débat sur des politiques et actions concrètes dans un contexte tangible et saisissable pour tous et chacun. Un rôle proactif de l’opposition. J’embarque!
Appliquons ensuite cet exercice aux enjeux liés à la santé, l’éducation, le développement économique sain et durable et s’il nous reste un peu de temps, nous parlerons peut-être d’indépendance.

Contrairement à plusieurs, je ne sors pas de proverbe « on ne fait pas du neuf avec du vieux ». Les proverbes ne sont pas des fatalités.

Le PQ a du chemin à faire, d’accord, mais encore faut-il que les électeurs écoutent. La population semblent tellement sourde aux explications et présentations d’idées du PQ qu’elle devrait en avoir honte.

Dès qu’on parle de Marois ou du PQ, les gens se revirent de bord et n’écoutent pas. Je ne demande pas d’être d’accord avec les idées, mais simplement de les écouter, de les comprendre et d’y réfléchir.

Monsieur Lisée, vous prenez les québécois pour des imbéciles. S’il n’y a pas plus d’appui à la souveraineté présentement, c’est qu’il n’y a pas plus de gens qui en veulent. Ce n’est pas à en parler et à en parler ad nauséam que vous la ferez accepter d’avantage. Même que plus vous en parlerez, pour vous allez écoeurer tout le monde, autant de la politique que du reste des discussions sur de vieilles idées.

Si vous voulez tellement « faire de la politique autrement », pourquoi est-ce que vous ne parlez pas d’autre chose que de l’indépendance? Pourquoi ne pas discuter des vrais enjeux et de proposer de vraies solution pour les régler. Bien entendu, vous faite mention de la corruption et les ressources naturelles, mais vous ramenez immanquablement le débat sur la souveraineté. Dans le fond, tout le monde connaît les solutions à la corruption et aux autres problèmes, un commis dans un dépanneur et la caissière chez IGA peut vous le dire. Les seuls qui ne les connaissent pas ces solutions, ce sont les politiciens, les politologue et tous les autre politos de ce monde. Eux, ce qu’ils font, c’est de « brasser des idées ». On en parle! Ha! Pour ça oui, on en parle! Mais pour apporter les solutions….. Ça se perd dans la nuit des « gouvernances » et des « États généraux » et des « saisons des idées ».

Pour les indépendantistes, c’est bien connu, il n’y a pas d’autres solutions …à TOUS les problèmes du Québec que l’indépendance. Les autres canadiens sont tous des magouilleurs et de perfides profiteurs dont il faut se débarrasser, n’est-ce pas? Et s’il y avait autre chose que les fédéraux comme source à tous nos problèmes?

Quand on ne sait pas se gouverner soi-même, on blâme les autres et c’est tout ce que le PQ a pu faire au cours de ses mandats. C’est toujours la faute de l’autre.

Réponse à Michel Brunet :

Vous voulez une société distincte, « ouverte sur le monde » et vous voulez vous séparer du Canada? S’ouvrir sur le monde, mais pas au Canada? Qu’est le monde sans Canada? Pourquoi ne pas vous ouvrir dès aujourd’hui au reste du Canada?

Si les anglophone sont tellement les bienvenus dans une éventuelle « société distincte », qu’est-ce qui vous empêche de les accueillir dès maintenant?

Vous parlez de « privilège » de faire partie d’une société distincte, c’en est une aussi de faire partie du Canada, du G7, du reste du monde… Le reste du monde, ou du Canada, n’a pas la lèpre à ce que je sache.

Vous parlez de mondialisation et de globalisation, mouvement largement entamés et suivis par …le monde, c’est le contraire de l’indépendance. Le Québec voudrait aller à l’envers de tout le monde?

Vous parlez de « crainte de disparaître ». Ce n’est pas une langue ou une « identité » qui fait qu’un peuple existe ou pas. Il y eut une langue, un jour, parlé de par tout le monde connu : le latin. Qui parle latin aujourd’hui? Et est-ce que les romains ont disparu? Non, ils ont « évolué ».

Sachez, monsieur Brunet, que je ne me sens nullement « déshonoré », ni indigne, ni irrespectueux par mes convictions.

Bref, vous proposez toujours plus de ce qui ne marche pas : des gadgets, des gadgets et encore des gadgets. Le terme est réducteur, bien sûr, mais c’est bien de cela dont ont l’air les nombreuses suggestions que vous faites devant l’immense handicap que représente pour un parti politique le fait d’être en suspens sur ce qui est supposé être sa mission fondamentale.

En outre, je note que vous cherchez à identifier ce que veulent les Québécois, dans le but d’aider le PQ. Je suggère l’inverse : Bien identifier ce que veut le PQ, dans le but de mieux aider les Québécois.

Merci de me lire,

NP

M. Gason écrit : «Vivement les États généraux de la souveraineté/indépendance au plus sacrant. »

Ça va créer de nouveaux séparatistes, selon vous ?

@Daniel Auclair

Vous parlez des vrais enjeux sans jamais préciser quels sont ces vrais enjeux. Vous appartenez à ce genre de personnes rapides pour détruire mais incapable d’avancer des solutions.

Si vous lisez ou vous informez un tant soit peu des programmes de ceux qui prônent la souveraineté du Québec, jamais vous ne lirez rien qui officiellement dénigre le Canada comme vous le faites du mouvement souverainiste.

Cessez de répandre votre fiel et informez-vous nom de Dieu. Cessez de véhiculer des lieux communs qui n’ont rien à voir avec la réalité.

L’agressivité dont vous faites montre est bien plus caractéristique de ceux et celles qui paniquent à envisager que l’on puisse couper leur cordon ombilical. Un peu de maturité SVP.

«Toutes les grandes vérités commencent par être des blasphèmes.»
[George Bernard Shaw]

@Nic Payne

Alors, qu8els gadgets proposera-t-on pour sortir le PLC du marasme dans lequel il s’enfonce de plus en plus ?

«Les grands hommes appellent honte le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner.»
[Nicolas Machiavel]

Bonsoir,
Tout en constatant que beaucoup de nationalistes québécois de la frange active sur Vigile.net se montrent sur ce blogue, ayant un profond respect pour celui ou celle qui s’affirme indépendantiste,je ne peux répondre à cette question, soit comment le Parti Québécois peut retrouver le chemin des électeurs. Bien sûr en faisant comme ils firent auparavant en parlant de la nébuleuse souveraineté pour tous ceux qui ne savent pas ce que mange un souverainiste en hiver. Une parodie d’une vieille joke
Mais, car il y a un mais ! Avec des États Généraux qui feraient le procès de la nébuleuse souveraineté en soumettant le Parti Québécois à cette dialectique de parler enfin d’indépendance, le Parti Québécois sera rayé illico de l’échiquier politique dans le scrutin à venir. Le Parti Québécois pour survivre se doit de rassembler sous son aile tous les pelleteux de nuages, ce qui semble les satisfaire.
Et pour tout dire en terminant, le Parti Québécois en étant confronté par des États Généraux sur la signifiance de l’évanescente souveraineté se fera clouer les derniers clous de son cercueil. Bien à vous, John Bull.

@ Denis Drouin (# 45):

Autre petite question comme ça…en passant:

« Alors, quels gadgets proposera-t-on pour sortir le Parti Québécois du marasme dans lequel il s’enfonce de plus en plus ? »

On attend fébrilement votre réponse Denis…

Non mais êtes-vous tous diplômés en sciences politiques du CEGEP du Vieux?

J’ai lu le texte de JFL ainsi que la plupart des commentaires des intervenants et il y a longtemps que je n’ai décrypté un tel ramassis de phrases creuses et d’aberrations.

Continuez comme ça à discuter du sexe des anges les péquisto-séparatistes.

Ça vous garde solidement éloignés des vraies préoccupations de Québécois…

@Claude Pelletier (#42):

Merci.

Imagine maintenant une caricature de Bado présentant Pauline sexy en collant de cuir noir et manipulant fouet et menottes!

C’est sans hésitation que je décrocherais mon poster de la reine, pour le remplacer par celui de Pauline!

Et, j’ai trouvé une expression pour la stratégie que je propose: « Donner la souveraineté en sous-traitance ».

Bon, assez rigoler…

Bonne journée!

@michel laurence

Ahurrissant ce que vous dites mais tellement vrai. Une partie de l’électorat québécois (10? 15? 20%?) croit qu’après l’indépendance du Québec on va être poigné avec le PQ ou avec Gérald Larose pour la fin des temps. C’est terrible mais c’est un fait. Des gens pensent ça

Est-ce que ces gens sont des sous-doués intellectuels? Ou des gens simplement malhonnêtes intellectuellement?

@François 1

Réponse à votre question: JFJ vous en propose toute une panoplie.

Et vous quel gadget proposez-vous pour que le Québec signe enfin la constitution à PET ?

«Au pays des muets, les aveugles sont sourds.»

-Louis SCUTENAIRE

Réponse à Monsieur Daniel Auclair :

Tout d’abord, je dois vous remercier de me donner ainsi la réplique. Je commençais à désespérer que mon intervention passe comme lettre morte. Pour ou contre, j’ai au moins ici une réaction. Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi mon point de vue que je crois inédit, du moins en partie, fasse ainsi chou blanc. Et ce, même auprès de M. Lisée dont j’aurais bien aimé avoir le point de vue que je considère comme toujours éclairant

Alors donc, permettez-moi, ici, de bien vouloir, pour vous, tirer les choses au clair.

Tout d’abord, cher Monsieur Auclair, vous dites: « Vous voulez une société distincte… »

Personnellement, je n’ai pas à vouloir une société dite distincte, cette société distincte est là de facto. Même le parti fédéral présentement au pouvoir l’a reconnu.

Vous dites aussi que je veux me séparer du Canada. Il serait plus juste de dire que je crois préférable et de loin que le Québec devienne indépendant. Car, plutôt que de parler de séparation, je préfère plutôt voir le versant positif de cette démarche en disant que le Québec doit assumer pleinement la responsabilité de son devenir en maîtrisant tous les leviers politiques pour y arriver et donc pour se faire devenir indépendant.

Pour parler de séparation, il faudrait peut-être dire que je considère que c’est plutôt le Canada qui se sépare graduellement du Québec. Car c’est bien le ROC (selon sa nouvelle majorité) qui change subrepticement et inexorablement toujours de plus en plus ses valeurs, les valeurs de ce qui était ce grand nous collectif confédéral initial.

Daniel Auclair : « S’ouvrir sur le monde, mais pas au Canada? Pourquoi ne pas vous ouvrir dès aujourd’hui au reste du Canada? »

MB : Si j’avais à répondre à votre question : « Qu’est le monde sans Canada? » (sic), je vous répondrais la même chose que ce que dis au sujet de la préservation de l’entité qu’est le Québec, c’est-à-dire que ce serait tout autant une perte pour l’humanité.

Daniel Auclair : « Si les anglophone sont tellement les bienvenus dans une éventuelle « société distincte », qu’est-ce qui vous empêche de les accueillir dès maintenant? »

MB : Avant de répondre à cette question, je dois dire que je remarque dans votre énoncée, que pour vous, le Québec n’est présentement pas une société distincte, mais qu’il ne le deviendrait seulement une fois devenu indépendant. Je remarque aussi que la seule expression de société distincte mérite ici, pour vous, des guillemets.

Bon, pour ce qui est des anglophones, je dis dans mon texte que les anglophones québécois font partie de façon intrinsèque du tissu social du Québec. Ne trouvez-vous pas qu’il serait difficile de faire mieux comme accueil.

Pour ce qui est des anglophones du ROC, bien que pour ma part je parlerais plutôt des citoyens du Canada, je ne vois pas de raison pour laquelle il ne serait pas bienvenus au Québec comme visiteurs et aussi comme partenaires éventuels.

À ce point de vue, de façon générale, dans votre façon de présenter les choses, j’y vois un très léger soupçon de pensée sectaire. Mais, ne vous connaissant pas personnellement, je vous laisserai, de bonne foi, le bénéfice du doute.

Daniel Auclair : « Vous parlez de « privilège » de faire partie d’une société distincte, c’en est une aussi de faire partie du Canada, du G7, du reste du monde… Le reste du monde, ou du Canada, n’a pas la lèpre à ce que je sache. »

MB : À ce que je sache, le Canada est une société distincte (et même plusieurs peut-être?). Et un pays indépendant. Non?

Et sans trop prendre de risque, je dirais aussi que vous vous considérez personnellement comme faisant partie de cette société distincte et de ce pays indépendant qu’est le Canada. Non?

Donc, je vous demande si vous comme citoyen d’une « société distincte et d’un pays indépendant » vous considérez le reste du monde, ou du Québec, comme ayant la lèpre?

J’entends bien votre réponse.

Alors, je vous demande pourquoi un citoyen du Québec voire de quelconque pays devenu indépendant devrait tout à coup considérer le monde, ou le Canada comme ayant la lèpre pour utiliser encore une fois votre charmante expression.

D’ailleurs, de votre expression : « … Le reste du monde, ou du Canada, n’a pas la lèpre à ce que je sache. », je vous ferai remarquer ici que j’ai écarté le mot « reste », car je ne considère pas comme un reste le tout dont je fais partie intégrante.

Vous dites aussi que je parle de mondialisation et de globalisation en disant que pour vous cela représente le contraire de l’indépendance et que le Québec en devenant indépendant voudrait donc aller à contrecourant.

C’est votre point de vue, mais pour ma part, je vois plutôt les démarches de mondialisation et de globalisation, bien que de plus en plus contestées, comme étant une façon d’organiser les différentes interdépendances de pays indépendants. Ce que je dis d’ailleurs dans mon texte et que vous semblez sciemment ou non vouloir ignorer.

Daniel Auclair : « Vous parlez de « crainte de disparaître ». Ce n’est pas une langue ou une « identité » qui fait qu’un peuple existe ou pas. Il y eut une langue, un jour, parlé de par tout le monde connu : le latin. Qui parle latin aujourd’hui? Et est-ce que les romains ont disparu? Non, ils ont « évolué ». »

MB : Tout d’abord, dire qu’il y eut un temps où tout le monde connu parlait latin, est un peu réducteur car le Moyen-Orient, l’Afrique subsaharienne, les Indes du temps et la Chine, entre autres, faisaient partie du monde connu pour reprendre votre expression, dès lors et même avant. Et à ma connaissance, corrigez-moi s’il le faut, leurs différents peuples ne parlaient pas le latin.

Et puis d’ailleurs, si une partie du monde connu d’alors parlait latin, c’est que ces peuples avaient été subjugués par la toute puissante force impérialiste qu’était l’état Romain. Et vous avez raison de dire que cette langue est tombée en désuétude comme langue parlée, mais la raison n’est surement pas parce que les Romains ont évolués comme vous le dites, mais plutôt parce que les différents peuples qu’ils avaient conquis et subjugués ont pu, un jour, s’en affranchir et reconquérir leur indépendance ou ont alors été conquis par une autre puissance étrangère.

Et cette langue latine, une fois l’empire romain en déclin puis disparu, a graduellement évoluée vers l’Italien d’aujourd’hui tout en gardant comme d’autres langues ces racines latines. Comme le latin avait lui-même auparavant gardé ses racines grecques. L’empire romain, lui a donc décliné et disparu, mais c’est la langue latine, elle, qui a évolué comme langue parlée.

Bien qu’elle fût toujours vivante comme langue commune écrite par les scientifiques de toutes origines jusqu’à ce qu’elle fût remplacée par la langue dominante qu’est devenu l’Anglais. Et ce, jusqu’à ce que l’empire décline, disparaisse et soit remplacé par un autre. La Chine? Qui sait? Devrons-nous tous alors nous soumettre à cette nouvelle langue dominante? Si j’en croyais certain, il le faudrait peut-être.

Si, comme vous le dites, que : « ce n’est pas une langue ou une « identité » qui fait qu’un peuple existe ou pas. » Comment expliquez-vous alors le fait que tout au long de l’histoire, chacun des pays qui ont un jour ou l’autre été conquis et subjugués, retournent immédiatement à leur langue originelle respective une fois qu’ils se soient affranchis?

Un peuple soumis, et je ne parle pas ici des Québécois du moins pas encore jusqu’à ce jour du seul point de vue linguistique, un peuple soumis, donc, parlant la langue du dominant, continue bien sûr d’exister. Mais, le temps que dure cette domination, il a tout simplement perdu son âme, tout ce qui fait vraiment sa spécificité. Car, c’est à partir de sa langue fondatrice qu’un peuple se défini. La langue demeure l’élément structurant de toutes sociétés distinctes que ce soient celles du Canada, du Québec ou de toutes autres.

Daniel Auclair : « Sachez, monsieur Brunet, que je ne me sens nullement « déshonoré », ni indigne, ni irrespectueux par mes convictions. »

MB : Si pour vous, en tant que Québécois, accepter avec dignité et honneur de vous faire dire que le Québec ne doit sa survie qu’au ROC par le biais de la péréquation et que nous serions de toute façon incapables d’assurer notre propre survie sans cela, comme le soutiennent M. Persichilli et autres représentants du ROC, si cela, ne soulève chez vous, ne serait-ce qu’au moins une petite gêne, et bien grand bien vous fasse.

Et puis, avez-vous pensé qu’un Québec indépendant, permettrait au ROC d’utiliser ces fonds ainsi libérés en fonction de leurs nouvelles valeurs dominantes. Plus d’armements, plus de prisons pour plus de gens en prison, etc. Et vous voulez les priver de tout ça.

Enfin, monsieur Auclair, si pour vous, ne pas vouloir prendre et assumer la pleine responsabilité de votre propre destinée demeure un acte digne et honorable, alors je vous souhaite de rester ainsi, c’est-à-dire heureux voire bienheureux.

Michel Brunet

Voici le texte intégral (40) de Monsieur Daniel Auclair :

Réponse à Michel Brunet :
Vous voulez une société distincte, « ouverte sur le monde » et vous voulez vous séparer du Canada? S’ouvrir sur le monde, mais pas au Canada? Qu’est le monde sans Canada? Pourquoi ne pas vous ouvrir dès aujourd’hui au reste du Canada?

Si les anglophone sont tellement les bienvenus dans une éventuelle « société distincte », qu’est-ce qui vous empêche de les accueillir dès maintenant?

Vous parlez de « privilège » de faire partie d’une société distincte, c’en est une aussi de faire partie du Canada, du G7, du reste du monde… Le reste du monde, ou du Canada, n’a pas la lèpre à ce que je sache.

Vous parlez de mondialisation et de globalisation, mouvement largement entamés et suivis par …le monde, c’est le contraire de l’indépendance. Le Québec voudrait aller à l’envers de tout le monde?

Vous parlez de « crainte de disparaître ». Ce n’est pas une langue ou une « identité » qui fait qu’un peuple existe ou pas. Il y eut une langue, un jour, parlé de par tout le monde connu : le latin. Qui parle latin aujourd’hui? Et est-ce que les romains ont disparu? Non, ils ont « évolué ».

Sachez, monsieur Brunet, que je ne me sens nullement « déshonoré », ni indigne, ni irrespectueux par mes convictions.

@ GastonDeGatineau # 49

Merci, M. Gaston pour votre inspiration au sujet du portra de la reine des colonie canadian.

Bien que je suis séparatiste je pense que je vais accrocher le portra de la reine au dessus de mon foyer. Imaginez 3 ou quatre personnes par jour qui voient ce portrait de la reine tête en bas, je suis convaincu que là où il est placé toute la ville va en parler.

Alors à tous les séparatistes, vous devriez mettre le portrait de la reine tête par en bas en évidence dans une place importante dans votre foyer.

Ce n’est qu’une simple façon de dire où l’on se situe.

@ GastonDeGatineau # 51,

Je trouve très à propos vos suggestions suivantes (vos # 33 et 49) :

1) » Imagine maintenant une caricature de Bado présentant Pauline sexy en collant de cuir noir et manipulant fouet et menottes!

C’est sans hésitation que je décrocherais mon poster de la reine, pour le remplacer par celui de Pauline! »,

et

2) “Donner la souveraineté en sous-traitance” à Québec Solidaire :

»À ce moment-ci, je crois que Mme Marois serait maintenant justifiée de faire preuve de grande fermeté. C-à-d, de cesser de faire les yeux doux aux P&D afin de leur faire réintégrer le parti, et les inviter carrément à joindre Québec Solidaire.

De dire clairement que sa priorité est de former le prochain gouvernement pour remettre le Québec sur les rails, et qu’elle passe le flambeau de la souveraineté à Québec Solidaire.’,

Merci pour ces très humoristiques mais non moins excellentes suggestions monsieur GastonDeGatineau.

@ Gilles Bousquet

Voilà ce que vous ne voudrez jamais admettre ou réaliser, c’est que le séparatisme est officialisé dans le régime colonial Rocanadian depuis le rapatriement du British North America Act en 1982 et l’adoption de la constitution du Rocanada à laquelle le Québec n’a jamais adhéré.

Les indépendantistes se trouvent au Québec et les séparatistes se trouvent partout dans le Rocanada.

N’écoutez pas pour voir, faites plutôt l’effort d’ouvrir les yeux pour voir…Ce message, je l’admets, est inutile aux yeux de ceux et celles voulant l’acadianisation du Québec

« Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. » Nelson Mandela

« La question: est-ce que nous voulons un Québec libre ? Si la réponse est oui, il faut savoir qui sont les adversaires et qui sont les alliés, et vivre avec les différences. C’est cet esprit qui a guidé les Patriotes, Louis Riel, Bourgault et les autres. » Robin Philpot

@ Denis Drouin (# 52):

Vous voulez probablement parler de JFL et non JFJ…du moins j’espère.

Si tel est le cas, et compte tenu de la feuille de route particulièrement asthmatique du JFL en question en matière de conseils PRATIQUES au Parti québécois, on n’est guère surpris qu’aucun membre de ce parti en complète déroute ne fasse appel à ses précieuses recommendations pour se sortir de la pagaille où il s’enfonce inélectablement.

Z’ont bien assez de problèmes comme ça sans JFL non?

Imaginez! Ils lui ont préféré Gérald Larose pour les « états généraux »…c’est tout dire!

Il leur reste tout de même encore un brin de discernement.

Bonjour,
Sans me vouloir pessimiste pour essayer de prévoir ce qui arrivera au Parti Québécois d’ici le prochain scrutin provincial dans plus de deux longues années à venir, le ver est dans la pomme du Parti Québécois et est là pour y rester. En dévorant le restant de la pomme tout en faisant de celle ci un fruit en putréfaction avancé. Sachant fort bien que six moins en politique est une éternité, souvenons nous il y a seulement qu’un an, nous étions ici à gérer la Commission Bastarache. C’est bien loin un an, n’est ce pas ? Toutefois, le Parti Libéral est beaucoup mieux outillé pour gérer cette pérennité que représente deux ans en politique.
En conclusion, beaucoup d’entre nous qui suivons les débats politiques savons très bien que le Parti Québécois a de fortes chances d’imploser d’ici cette éternité. Risquant à chaque mois d’éclater avec deux ou trois sondages négatifs qui se répètent, les péquistes ont ils la maturité nécessaire et requise afin de marcher sur le fil du rasoir. J’en doute très fortement ! Et le plus invraisemblable sans être d’un sadisme époustouflant, Monsieur François Legault et Monsieur Charles Sirois n’ont qu’à surfer sur les émotions nationales d’ici ce temps en ne créant même pas le nouveau parti anticipé qu’est cette Coalition pour l’avenir du Québec. Tout simplement faire des apparitions ponctuelles et médiatisant le tout à outrance une fois aux deux mois pour pérorer sur le soi disant avenir du Québec et l’affaire est dans le sac. Nos amis les péquistes sauront bien d’ici là zigouiller Madame Pauline Marois et se lancer entre eux des poignards devant l’oeil crédule des médias. Pendant que le restant de péquistes zigonne encore sur le comment, le pourquoi et le quand en se frappant à qui mieux mieux dans les flancs comme de vrais péquistes, l’affaire sera encore dans le sac pour les libéraux, la rumeur ayant toujours eu plus d’impact chez les nationalistes québécois que la vérité, ce sein qu’ils se sont toujours refusé de voir afin d’espérer un tant soit peu s’étioler dans le temps, ce qu’ils savent si bien faire depuis quinze ans. Bien à vous, John Bull.

Je viens de lire le texte de Sylvain Pagé que je félicite pour les efforts qu’il fait pour essayer de comprendre pourquoi il y autant d’insatisfaction face à la façon dont la politique se pratique ces temps-ci au Québec et qui y va de plusieurs suggestions.

C’est très courageux de sa part.

http://sylvainpagedepute.org/nouvelleculturepolitique/

Il est à espérer que le plus grand nombre possible de gens en prendront connaissance.

Et je suis heureux de constater qu’une telle initiative ait été prise par un député du Parti québécois.

Cela révèle qu’il existe une volonté d’améliorer les choses du côté de ce parti, dont je suis membre.

Le travail est à poursuivre parce que plusieurs points mériteraient d’être approfondis.

Et surtout, je trouve qu’il faudrait situer tout cela dans une perspective historique, ce que ne fait pas dutout Sylvain Pagé.

C’est que la démocratie telle que nous la connaissons est une conquête de l’humanité sur la barbarie mais le processus n’est pas terminé. Il doit se poursuivre. Mais il faut voir ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait et surtout tenter de voir comment les choses peuvent être améliorées progressivement.

Il y a je pense beaucoup plus de facteurs en jeu que ne le pense Sylvain Pagé et ce sont tous ces facteurs qu’il faudrait prendre en considération.

J’espère que les autorités du parti sauront trouver un moyen pour que le travail soit poursuivi.

M. Lisée, encore un bon texte, je viens d’écouter Pascal Bérubé (http://www.radio-canada.ca/emissions/a_la_une/2010-2011/chronique.asp?idChronique=171418) et son discours de ses électeurs ressemblent beaucoup plus à la lettre que j’ai envoyé à M. Drainville. Je suis d’accord avec M. Jacques Brassard, les 10 proposition de M. Drainville et Pagé, ce n’est pas cela que les gens veulent avoir en priorité. Le rapport de M. Bérubé, ça ressemble beaucoup plus à ce que j’entends à gauche à droite. Il faut que le PQ décide de faire du ménage dans l’appareil gouvernemental et ça ne veut pas dire que le PQ va être à droite, c’est seulement de la bonne gestion.

Le PQ a déjà quelques idées mais s’il décide d’appliquer les autres, il a de bonne chance de redevenir la solution pour l’ensemble des Québécois.
– Nationalisation des éoliennes
– Enquête sur la construction
– Moratoire gaz de schiste
– Imposition des banques (pour ne pas augmenter les frais bancaires, la solution est simple. Avec X profit, aucun impôt. À partir de tel profit, imposition et plus il y de profits, plus la banque sera imposé.)
– Augmentation des redevances (ressource naturelle)
– Augmentation des impôts des riches (bonne mesure accepté par tous)
– Société d’état (réduction des bonis aux dirigeants lorsqu’il y a du profit, aucun boni accordé s’il n’y a aucun profit)
– Santé (Dégraisser la bureaucratie = gouvernement responsable)
– Diminution aux écoles privées

COMMENT ? Simple…

Moi je vote oui quand j’aurai une réponse claire à deux questions.

1- Qu’est-ce qui ira vraiment mieux ensuite ?

Mauvaise réponse : de la turbulence, un drapeau et un siège à l’ONU… je voterai pas oui si c’est la seule promesse. Il me faut des promesses plus solides et motivantes que ça. Il me faut une grosse valeur ajoutée. Du solide.

2- Quelle sera l’identité des Québécois ensuite ?

Mauvaise réponse : peuples du monde entier venez au Québec on respectera votre culture, votre religion, votre langue, et bla bla bla. Bref le Québec souverain sera une photocopie démographique du Canada actuel. Pourquoi tout ce trouble pour revenir au point de départ?

Je voterai oui si j’ai l’assurance que le groupe Québécois francophone d’origine (et tous ceux qui voudront bien s’assimiler à notre groupe) sera préservé dans son intégrité, sera dominant et connaîtra une prospérité à tous les niveaux.

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Évidemment beaucoup d’autres questions sont possibles mais voilà où se situe le problème avec le P.Q. Ce parti provoque sans cesse des distorsions dans le message essentiel (voir les deux questions ci-haut). Il complique tout et s’accroche à toutes sortes de détails techniques, référendum ou élection référendaire, turbulence ou effervescence, etc, etc. On ne comprend plus rien dans leurs affaires.

La dernière séquence de démissions et de déclarations est absolument loufoque alors que le PQ devrait s’attacher à trouver des réponses simples et claires aux deux questions ci-haut…

S’il continu ainsi il est fort probable qu’il va se faire sortir comme le Bloc, dans peu de temps… … ils l’auront bien chercher…

FINALEMENT LE PROBLÈME DU PQ EST PEUT-ÊTRE LE SUIVANT :

Toutes ces embrouilles masquent un grand désarroi au PQ. Ils n’arrivent pas à trouver de bonnes réponses à ces deux questions parce qu’ils savent qu’elles n’existent pas…

… et c’est pourquoi les Québécois resteront là où ils sont… et qu’ils trouveront bien le moyen de faire leur chemin dans cette Amérique du nord… comme ils le font depuis la Conquête…

…et ils continueront à rigoler de Harper qui veut placarder le pays des photos de Bébette…cé qui les colonisés au fond…
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M. Carré, de toutes ces bonnes idées du PQ que vous nous soumettez, lesquelles ne sont pas vraiment réalisables pendant que le Québec fait partie du Canada ?

Réponses aux Questions de Robert S. :
Qu’est-ce qui ira vraiment mieux après la séparation ?

La température, il fera moins frette en hiver et plus doux en été, grâce à la pollution de l’Alberta, qui ne serait plus freinée par le Québec, débarqué de la péréquation canadienne.
Quelle sera l’identité des Québécois après la séparation ?

Nous serons tous des Québécois, les francophones, les anglophones et les allophones et tous ceux au téléphone, au Québec. Nous ne pourrons pas être dominants vu que nous, les ceintures fléchées d’autrefois, nous deviendrons minoritaires, rapidement parce que nous serons de plus nombreux à vivre, de plus en plus vieux, a avoir besoin des immigrés, pour nous servir longtemps, le manger mou mais soutenant.

Notre drapeau flotterait à l’ONU et à l’OTAN et en Afghanistan et au Pakistan, tout le temps.

Faudrait juste trouver un hymne national pour l’accompagner, ce que nous sommes incapables de trouver maintenant, ce qui nous semble trop…fatigant.

Le bonheur des rencontrer d’autres douaniers nouveaux pour aller en l’Ontario, au Nouveau-Brunswick et, par la nouvelle route du Plan Nord du PLQ de M. Charest, au Labrador canadien.
Notre monnaie demeurerait canadienne mais, finies, les faces de la reine sur nos timbres. Nous pourrions la remplacer par nos célébrités passées et présentes du genre de Céline Dion.

Les Canadiens croient que le bonheur est dans le pré fédéraliste mais les séparatistes croient qu’il est dans l’idée de souveraineté. Bien malin qui pourrait dire ou écrire une réponse à : Qui a le plus raison ?

Le chemin des électeurs commence par un ou une chef rassembleur.
J’ai bien espérée lorsque M. Boisclair à été élu que la génération de jeune qui était nombreux dans les rassemblements que le vent venait de tourné mais non!
On connait tous la suite et le dégoût que cela à créer chez beaucoup de jeune malheureusement.
Malheureusement le chapeau change de bord régulièrement. Quand je vois des environnementalistes qui ont toujours militer contre la souveraineté aussi près du PQ je m’interroge grandement.
J’aimerais bien que ce soit possible mais..

@ Michelle Rivest (# 65):

« Le chemin des électeurs commence par un ou une chef rassembleur. » (sic)

ERREUR!

Ce chemin commence plutôt par une IDÉE rassembleuse, or, le séparatisme n’intéresse vraiment plus qu’une poignée d’irréductibles, loins qu’ils sont des préoccupations bien terre-à-terre des Québécois.

Michelle Rivest (# 66):

Vous avez parfaitement raison. Il reste environ 38 % de souverainistes dont 26 % veulent, quand même, rester dans le Canada. Ça laisse 12 % de véritables séparatistes à la Chaput et à la Bourgault qui allait chercher un maximum de 8 % de votes, dans ses meilleures années au RIN.

Tout cela est super intéressant Monsieur Lisée; tout comme vos propos toujours rafraichissants avec des perspectives inédites. Mais ne sentez vous pas un ras le bol généralisé chez les Québecois? avec la corruption, le délabrament des structures routières etc.
N’y a t il pas lieu de dire comme François Legault: Mettons l’épaule à la roue, faisons le grand ménage et on repassera ds 10 ou 20 ans pour l’idée d’indépendance!!!

Tous dans la rue. Ce qui faisait la honte collective des québécois avant 1960 est revenu en force : la corruption. Que le PQ sorte de son coin et frappe. Qu’il s’associe à d’autres incluant les libéraux de bonne foi et lance l’appel le plus large et le plus retentissant qui soit à manifester dans nos villes et villages contre la corruption. Le Québec doit faire retentir à nouveau sa fierté de peuple évolué et son besoin profond pour une démocratie propre. Tout le reste peut attendre.

@ Pierre Morisset (# 69):

Ne comptez pas trop sur Monsieur Lisée pour vous accompagner dans vote croisade.

Si vous vous souvenez bien, ce naïf séparatiste québécois s’est insurgé lorsque l’un de ses collègues (un anglo, bien sûr!) du même magazine a osé traiter le Québec d’endroit le plus corrompu en Amérique…

Or, cet anglo disait vrai et Lisée était dans le champ! Encore…

Aura-t-il la franchise, la modestie et l’humilité nécessaires pour s’excuser plubliquement? J’en doute. Pas son genre d’exposer ses gaffes et ses bopulettes.

Il préfère s’auto-congratuler de ses créations mouvantes et volatiles qui sont très éloignées des préoccupations terre-à-terre des Québécois. Bref, pendant que les séparatistes s’entre-déchirent et s’auto-démolissent, lui, il fait dans l’angélisme, comme si tout était nickel.

Vite des élections et élisons Pauline Marois, première ministre. Une femme intelligente, expérimentée, honnête et courageuse.
Nous commencerons par nettoyer l’écurie et ensuite nous serons peut-être moins «un peuple de branleux qui, par deux fois, s’est refusé à lui-même»(Gaston Miron)

Ce qu’il faut faire, c’est de ressortir le manifeste Option Québec de René Lévesque et de l’analyser en profondreur à la lumière de notre temps. Il y a là toutes les recettes, les réflexions et les suggestions quant aux discours qu’il faut réentendre à la sauce 2011. On n’a surtout pas besoin d’États généraux ou de discussions inutiles sur la couleur du drapeau et la hauteur du mat. Le PQ a renié la pensée de ses fondateurs et s’est enfoncé dans la médiocrité et le flou associé au pouvoir à tout prix. Dans la conclusion du manifeste Option Québec, René Lévesque écrivait ceci de la capacité du Québec de gérer son économie et son avenir: « Cela veut dire qu’au milieu d’un recueil touffu de recettes complexes, éminemment discutables et chaudement discutées, il n’existe au fond qu’une seule Loi absolue en économique, aussi essentielle qu’une boussole dans la jungle: celle de la responsabilité lucide. ». Donc, la lucidité autant que la responsabilité, si je comprends bien, ça n’a pas été inventé par François Legault, l’ADQ ou Lucien Bouchard. On y avait pensé aussi au PQ! Si les péquistes font l’effort de redécouvrir d’où ils viennent, nul doute qu’ils sauront où il s’en vont.

C’est beau de te voir flirter avec l’utopie- Avant de renouer avec les électeurs, le PQ doit se rebâtir. Tout semble paradoxal autour des petits chefs qui gravitent autour de Pauline Marois. La grande faiblesse du moment au PQ se trouve à la direction générale et la faiblesse des stratèges rendent Drainville et Bérubé inconfortables et ils veulent donner un nouveau souffle à ce parti, mais,ils ont le vent de face!
La meilleure chose qui pourrait relancer une nouvelle marque au PQ, ça serait votre retour dans le giron des stratèges- Et tout de go, vous iriez de l’avant pour attaquer De front le gouvernement Charest avec la bombe des derniers jour, le fameux
rapport Duchesneau.

M. Pierre April, le PQ a même effacé l’association de son option de souveraineté qui reste seule, ce qui la rend synonyme à séparation, ce que n’a jamais voulu M. Lévesque qui proposait une entente négociée avec le ROC mais les Québécois n’ont pas voulu.

Maintenant que le PQ nous a rendus, après sa victoire de 1976, égaux aux autres Canadiens avec Québec inc., les revenus égaux et chances égales aux autres Canadiens, notre besoin de nous séparer du Canada a diminué d’autant.