Report du déficit zéro: restons calmes!

Marceau mise sur la reprise de l’économie mondiale, sur la politique économique du gouvernement et sur le contrôle des dépenses pour équilibrer le budget dans deux ans.

Quand Nicolas Marceau a annoncé que le gouvernement avait décidé de repousser de deux ans l’équilibre budgétaire, j’ai poussé un soupir de soulagement. Nous avions tous compris depuis quelques mois que l’objectif ne serait pas atteint. Avec un manque à gagner de 2,5 milliards, essayer à tout prix d’équilibrer les comptes aurait confiné à l’obstination dogmatique.

Il n’y a que deux façons de combler un déficit: augmenter les revenus ou réduire les dépenses. Le ministre a affirmé qu’il était hors de question d’augmenter la charge fiscale des Québécois, eux qui ont déjà subi un choc fiscal de 6 milliards de dollars dans les dernières années du gouvernement libéral. Il a aussi affirmé que réduire les dépenses de 2,5 milliards aurait eu un impact négatif sur l’économie équivalent à 0,7 % du PIB.

Donc pas d’augmentations des impôts et des taxes et pas de réduction supplémentaire des dépenses. Une bonne chose que le gouvernement a choisi de ne pas s’obstiner.

Le ministre Marceau mise plutôt sur la reprise attendue de l’économie mondiale, sur la politique économique du gouvernement pour stimuler la croissance et la création d’emplois et sur le contrôle continu des dépenses pour équilibrer le budget dans deux ans.

Si j’ai poussé un soupir de soulagement, c’est que même si je suis d’avis qu’il est préférable pour le Québec d’équilibrer ses comptes, je n’en fais pas un dogme. Il faut prendre un peu de perspective et regarder autour de nous.

D’une part, la croissance de l’économie mondiale est à son plus bas niveau depuis 2009. Ce n’est donc pas le temps de couper, d’autant que le gouvernement a réussi à contenir l’augmentation des dépenses à son plus bas niveau en 15 ans.

D’autre part, ce déficit de 2,5 milliards est modeste si on le compare avec ceux de nos voisins ou de la moyenne des pays riches. Voici le portrait en un coup d’oeil:

Capture d’écran 2013-11-30 à 16.46.50

Évidemment, comme me l’ont fait remarquer plusieurs personnes sur Twitter, ce tableau est partiel puisqu’il ne compare que l’ampleur des déficits. Pour avoir un portrait complet des finances de chacun, il faut également tenir compte de la dette et de la charge fiscale. N’empêche qu’en la matière, le déficit du Québec est près de six fois moins important que celui de la moyenne des pays développés.

Il faut également prendre de la perspective en se comparant à nous-mêmes dans le temps. Marcel Leblanc, un ancien sous-ministre aux Finances, a préparé une étude sur la situation financière et économique du Québec. Il a comparé la situation actuelle avec celle qui prévalait en 1994, à la veille du référendum sur la souveraineté.

Le portrait qui s’en dégage est stupéfiant: 18 ans plus tard, l’endettement du Québec a diminué, comme le service de la dette et l’ampleur du déficit. Les Québécois se sont enrichis plus vite que les Ontariens. La pauvreté a beaucoup reculé: il y a aujourd’hui 300 000 ménages de moins sur l’aide sociale qu’en 1994. C’est énorme!

J’invite tous les Québécois déprimés par ce qu’ils entendent sur la dette ou le déficit à prendre connaissance de ce document d’une rigueur incontestable en cliquant sur l’image. Cette mise en perspective fait du bien au moral.

Capture d’écran 2013-11-30 à 16.55.00

En ce qui a trait à la dette, le Québec a évidemment intérêt à en réduire le poids. Le vieillissement de la population va induire une pression importante sur les dépenses publiques. La hausse éventuelle des taux d’intérêt fera de même en augmentant les charges du service de la dette. Je suis donc de ceux qui sont favorables à une réduction graduelle, mais constante, du poids de la dette.

Mais là encore, il ne sert à rien d’exagérer en établissant des comparaisons loufoques, comme aime le faire Gérard Deltell, qui n’hésite pas à nous comparer à des pays en difficulté comme la Grèce. En réalité, l’endettement net du Québec, s’il était un pays souverain, serait en bas de la moyenne des pays de l’OCDE et plus bas que tous les pays du G-7, sauf le Canada. J’en ai fait la démonstration ici. Pour ce qui est de la dette brute, Pierre Fortin a montré dans cet article que nous étions loin d’être dans une situation catastrophique.

On sait par ailleurs que le Québec est plus endetté que les provinces canadiennes, même s’il est difficile de faire des comparaisons, le Québec ayant une façon unique de comptabiliser sa dette. On peut cependant jeter un oeil sur ce qui s’est passé depuis 2008 en examinant l’augmentation de la dette.

C’est ce que j’ai fait en comparant l’évolution de la dette nette sur le PIB du Québec, de l’Ontario, des pays du G-7 et de la moyenne des pays de l’OCDE. On y voit que l’endettement du Québec a beaucoup moins augmenté que pour la majorité des pays riches.

Capture d’écran 2013-12-01 à 15.11.11

Bref:

– Le déficit de 2,5 milliards du Québec est moins important que ceux de ses voisins et beaucoup moins important que ceux de la moyenne des pays riches;

– Notre situation budgétaire et notre endettement sont moins importants aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a 20 ans;

– Notre endettement est supérieur à celui des provinces, mais il se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE;

– Depuis la crise de 2008, notre dette augmente beaucoup moins rapidement que celle de nos voisins et des pays riches.

De plus, depuis l’arrivée du gouvernement Marois, les dépenses sont contrôlées, la corruption et la collusion reculent et les grands projets sont gérés avec rigueur.

Tout ça pour dire que, s’il ne faut pas relâcher nos efforts, il n’y a pas lieu de paniquer…pour l’instant!

Je dis pour l’instant, parce qu’en matière de finances publiques, il y a bel et bien un gros nuage sombre à l’horizon et il vient d’Ottawa. J’ai déjà parlé de cette décision du gouvernement fédéral de réduire ses transferts en santé et il faut continuer à le faire sans relâche.

J’invite tous les lecteurs à prendre connaissance de cette étude du Directeur parlementaire du budget (DPB). Extraits:

«À supposer que la nouvelle formule de relèvement soit maintenue indéfiniment, le DPB prévoit que la part des paiements en espèces fédéraux dans les dépenses en matière de santé des provinces et des territoires diminuera de 20,4 % en 2011-2012 à 18,6 % en moyenne sur la période de 2011-2012 à 2035-2036, à 13,8 % pendant les 25 années suivantes, puis à 11,9 % pendant le reste de la période visée par les projections.»

«Le DPB estime que l’écart financier provincial-territorial est maintenant de +2,9 % du PIB, ce qui montre que, compte tenu de sa projection, les gouvernements provinciaux- territoriaux devraient augmenter leurs revenus, réduire leurs dépenses de programme ou faire les deux (à hauteur de 49 milliards de dollars en 2011-2012, montant qui augmenterait avec le temps au même rythme que le PIB minimal), s’ils veulent parvenir à la viabilité financière.»

Cela signifie que, si rien ne change, cette décision fédérale va précipiter les provinces dans un gouffre financier et un endettement monstrueux. Voici un tableau du DPB qui fait frémir:

Tableau DPB

Quelques instants après le dépôt de la mise à jour et le report du déficit zéro, les partis d’opposition à Québec poussaient les hauts cris de circonstance. Philippe Couillard et François Legault ont annoncé leur intention de voter contre le budget et donc, de provoquer des élections.

Le chef libéral affirme qu’il ne peut plus faire confiance au gouvernement. Quelques jours plus tôt, après une période de confusion, les libéraux ont affirmé qu’il fallait absolument atteindre le déficit zéro l’année prochaine. Ils n’ont pas indiqué comment ils s’y prendraient, mais le choix est restreint: soit ils augmenteraient les impôts et taxes, soit ils couperaient dans les dépenses publiques.

De son côté, François Legault a été plus précis. Il affirme qu’il faut atteindre l’équilibre budgétaire dès cette année et en plus, il veut réduire les impôts et taxes de deux milliards de dollars. Il se propose donc de réduire les dépenses de plus de 4,5 milliards de dollars, dont 2,5 immédiatement, au risque de pousser le Québec en récession.

Cette précipitation de l’opposition m’apparaît irréaliste. D’abord parce que je ne vois pas comment on pourrait immédiatement réduire les dépenses de 2,5 milliards sans toucher aux services à la population comme le prétend le chef caquiste. Et ensuite, parce que si par miracle il y arrivait, ce frein à l’économie priverait le gouvernement de revenus, ce qui laisserait toujours un déficit budgétaire.

Décidément, l’opposition aurait dû rester calme…

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25 commentaires
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Ah tous ces beaux chiffres rassurants. Wow! nous nous sommes peu endettés depuis 2008 comparativement aux autres. C’est comme dire que notre situation va bien puisqu’avec mon revenu de 60,000$ par années mes dettes de cartes de crédit son passées de 100,000$ à 110,00$ (une hausse de 10%0 alors que celle de mon voisin qui gagne la même chose et bien ses dettes de cartes de crédit ont triplé passant de 5000$ à 15,000$.

Ensuite, les belles prévision du directeur parlementaire du budget qui fait des prévision jusqu’en 2081. FANTASTIC! On va espérer que son staff est plus qualifié que celui du ministère des finances du Québec qui fait des erreurs de prévision sur 12 mois! Alors 2081, on va repasser.

On peut faire toutes les comparaisons que l’on veut, ce qui est important de savoir c’est combien coûte notre dette. Au Québec c’est autour de neuf milliards $ par années. C’est notre troisième poste de dépenses et celui-là vous pourrez pas le comprimer. Pour ajouter aux malheurs, jeudi, notre ministrre des finances nous a dit que la prévision de croissance du coût du service de la dette est passée de 8,6% à 10,5%, une augmentation brutale de 22,1%. Donc, ça va nous coûter plus cher pour payer les intérêts. On remercie les jovialistes d’entretenir le mirage.

Pour ce qui est des transferts fédéraux, on reprendra le débat, un autre moment, quand il y aura un peu plus de crédibilité dans l’analyse.

Les transferts fédéraux ne seront pas coupés d’une cenne noire, c’est seulement que l’augementation annuelle sera ajustée à la croissance du PIB.

Il serait approprié de rappeler que le Québec se fie beaucoup sur ses exportations pour maintenir sa richesse collective et par voie de conséquence les entrées d’argent au gouvernement. En fait tout se tient et est interdépendant.

Or la plupart des économistes le soulignent à larges traits noirs : la surchauffe économique albertaine issue de l’exploitation du pétrole pousse vers le haut le dollar canadien ce qui a comme résultat de nuire aux économies des provinces comme l’Ontario et le Québec.

Alors, que fait Ottawa pour équilibrer ce phénomène ? À ma connaissance, rien ! Si quelqu’un peut m’expliquer quel plan a Ottawa à ce sujet, je serais très heureux de l’écouter ou de le lire. Mais en attendant je dois conclure que le Canada est un pays dysfonctionnel. Peu-être faut-il conclure qu’à Ottawa on n’a ni la compétence ni la volonté de changer quoi que ce soit. Je dois souligner que ce deux poids deux mesures est une constante historique vu d’ici. C’est comme ça le Canada. En attendant l’économie québécoise peine et on doit reporter l’atteinte du déficit zéro.

Peut-être devrons-nous comprendre enfin que la faiblesse économique du Québec dénoncé est un problème systémique essentiellement issu du CANADA.

«Où ils font un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix.»
[Tacite]

Ah…ah…ah… Encore un adepte du nihilisme profond qui prétend expliquer nos malheureux déboires par le fabuleux succès de nos frères Albertains (et autres!!!). En d’autres termes, c’est la faute des Albertains qui triment dur et qui gardent leurs taxes et impôts à un niveau acceptable, si NOUS croupissons dans le sous-sol des cancres. Nous sommes « victimes » des prouesses « autres ».

Typiquement péquisto-séparatiste: blâmer les autres. Ça fait 40 ans qu’ils nous chantent la même chanson.

Si nous étions séparés, ils trouveraient encore un bourreau quelconque à accuser pour les déboires dont ILS sont les SEULS artisans.

Depuis qu’ils sont au pouvoir, ces incompétents ont tout fait, pour faire fuir investisseurs et créateurs de richesses. TOUT. À preuve? Alors que le Québec RECULE sur à peu près tous les fronts, le reste du Canada, qui vit dans le MÊME pays que le Québec progresse, LUI!

Plutôt que d’épiloguer ad nauseam sur les responsabilités d’Ottawa, il faudrait nous prendre en main et foutre à la porte ces ineptes péquistes. Ensuite, il faudrait libérer les Québécois et les Québécoises des chaînes oppressives que leur fait porter l’idéologie gauchiste. Il faut se défaire de cette dépendance malsaine, voire morbide envers l’État tentaculaire et inefficace et redonner aux Québécois la LIBERTÉ de leurs choix.

C’est la SEULE solution.

Nous avons expérimenté le gauchisme et la gouvernance souverainiste et nous en subissons aujourd’hui les désastreuses conséquences.

À nous tous d’agir!

Vous préconisez qu’on doive se prendre en main : « il faudrait nous prendre en main» (sic). Nous sommes donc tous les deux d’accord. Mais de votre côté il est évident que vous ne vous voyez assez compétents pour prendre toutes les responsabilités inhérentes à cette nécessaire émancipation. Sans doute préférez-vous laisser à d’autres la responsabilité de régler vos affaires et de prendre les décisions que pourriez prendre si vous vous sentiez suffisamment responsable, suffisamment adulte.

Vous n’êtes pas honteux de rester l’éternel « tangy » du Canada ? Je veux bien croire que c’est moins compliqué de se laisser mener par les autres. Mais comment pouvez-vous reprocher à d’autres d,avoir une volonté d’autonomie ? À moins que votre mentalité de « tangy » constitutionnel soit la réplique de votre «tangy-tude» de votre vie personnelle, j’imagine qu,un jour vous avez quitté votre petit nid douillet familial et que vous avez décidé de voler de vos propres ailes. Regrettez-vous de ne plus dépendre de papa ou de maman pour mener votre vie ?

Doit-on nécessairement être gauchiste pour quitter le nid douillet d’Ottawa ? Doit-on être un libertarien anarchiste pour être fédéraliste ? Si c’est ce que vous pensez, laissez moi soumettre que vous faites d’une réalité complexe un salmigondis tout aussi irréel qu’indigeste. Mais c’est sans doute là un effet de votre propension à tenir pour la réalité vos propres constructions intellectuelles bringuebalantes. C’est bien beau de prendre actes de nos propres limites mais ça ne signifie pas pour autant et fort heureusement que vos limites sont celles des autres.

Quant aux «désastreuses conséquences» que vous évoquez, je soumets à votre réflexion, si tant est que vous acceptiez de la mettre en branle sans donner toute la place à vos préjugés idéologiques, que la confédération canadienne, le Canada quoi, n’a jamais réussi à solutionner les différences et les inégalités de développement non pas seulement du Québec mais de TOUTES les provinces situées à l’Est de l’Ontario. Il faudrait bien finir par comprendre qu’il y a des problèmes structuraux et systémiques avec la Confédération canadienne.

« Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et du Dieu de la nature lui donnent droit, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent à la séparation.

[La Déclaration unanime des treize États unis d’Amérique réunis en Congrès le 4 juillet 1776 à Philadelphie]

Les inégalités entre les individus, les familles, les villes, les provinces, les pays, etc. sont parfaitement normales. Tous ne peuvent être chirurgiens cardiaques. Chacun est responsable des résultats de ses actes. Bref, on récolte ce que l’on sème.

La très généreuse péréquation canadienne dont le Québec bénéficie largement depuis près de 50 ans est là pour réduire ces inégalités entre les provinces; cependant, il est tout à fait anormal que le Québec qui parasite le Canada refuse systématiquement d’exploiter ses propres ressources naturelles, refuse de contrôler ses propres dépenses qui sont à un niveau intolérable, refuse d’alléger le fardeau fiscal de ses propres citoyens qui étouffent sous une bureaucratie incroyablement inefficace et obèse, refuse de réviser le nombre de têtes de son troupeau de fonctionnaires payés trop généreusement, refuse d’ajuster les frais de scolarité ridiculement bas, refuse avec entêtement d’ajuster le montant à débourser pour les garderies étatiques, etc…

Le Québec gauchiste et plus particulièrement les péquistes sont les SEULS artisans de ses propres malheurs. Les SEULS et tant et aussi longtemps que nous ne remettrons pas en question les choix que nous ont imposé les gauchistes, nous ne pourrons pas reprendre la LIBERTÉ que nous a confisqué ces derniers.

Et remerciez Ottawa d’être présent pour servir de garde-fou à vos illuminés.

J’imagine que vous pouvez très bien vivre avec l’idée que des races entières n’ont pas les aptitudes nécessaires pour assumer telle ou telle responsabilité, que d’autres races ont une propension naturelle à exécuter telle ou telle tâche. J’imagine que selon vous il est tout à fait normal qu’un groupe plutôt qu’un autre se retrouve en prison ou soit bénéficiaire de l’assurance empli ou de l’aide sociale. Sans doute que l’altruisme et l’esprit d’entraide ne sont que des dégénérescences de l’être humain. Sériez-vous un adepte de l’eugénisme et de la loi du plus fort ?

Vous pensez et réfléchissez avec l’esprit de caste et vous êtes incapable de considérez ou de voir le monde tel qu’il est ; il y a des dominants et des dominés et que ces derniers n’ont qu’à prendre leur trou. Historiquement votre manière de penser qu’on a retrouvé à diverses reprises au cours de l’histoire, a engendré plusieurs révolutions. Des têtes ont tombées et des aristocraties ont disparues remplacées par des régimes plus communautaires dont certains ont connus plus de succès que d’autres.

Vous ne pensez que dans une logique de dominé essayant de se hisser, sur bout de ses pauvres orteils, un peu plus haut que d’autres. Votre raisonnement est minable et pathétique. Tout comme de nombreux autres de votre triste espèce vous ne proposez rien sinon de vous aplatir et lécher les bottes du maître. Où sont vos solutions ?Et vous ajouter à votre vision des relents libertariennes et anarchistes qui ne sont que l’expression hystérique d’une incapacité chronique de vivre en société. Si vous recherchez la liberté absolu, vous la trouverez en pleine jungle ou en plein désert, c’est-à-dire là où vous avez le plus de chance de mourir seul, comme un pauvre animal, loin de votre humanité rabougrie.

«Être informé de tout et condamné ainsi à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles.»
[Georges Bernanos ]

@ Denis Drouin :

« Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c’est la vérité » — Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Dans un texte écrit par Stéphane Gobeil que vous pouvez lire dans son intégralité par le lien suivant :
http://www.lactualite.com/opinions/le-blogue-de-stephane-gobeil/terrasser-le-monstre-du-deficit-commercial-2-le-diagnostic/

Voici ce qu’il dit : « Je rappelle qu’en 2011, il a atteint [le déficit commercial] un sommet à près de 30 milliards de dollars. Cela veut dire qu’en moyenne, nous importons à chaque jour 82 millions de dollars de plus que ce que nous exportons. »

J’aimerais que vous nous expliquassiez ce que vous voulez dire lorsque vous écrivez ceci : « Il serait approprié de rappeler que le Québec se fie beaucoup sur ses exportations pour maintenir sa richesse collective et par voie de conséquence les entrées d’argent au gouvernement. »

— Si vous comptez uniquement sur les exportations pour assurer les entrées d’argent du gouvernement, vous risquez d’attendre très, très, très, très longtemps.

Vous ajoutez ceci : « Or la plupart des économistes le soulignent à larges traits noirs : la surchauffe économique albertaine issue de l’exploitation du pétrole pousse vers le haut le dollar canadien » (sic)

— Hormis le fait que l’Alberta est en déficit aussi (la Saskatchewan est la seule province au Canada qui fasse des surplus), pourriez-vous nous citer quelques noms d’économistes qui parlent de surchauffe économique albertaine ? Accessoirement, expliquez aux internautes (pas à moi, je connais le sujet), le caractère mono factoriel du pétrole albertain sur la valeur du dollar canadien. À quoi expliquez-vous notamment, la dépréciation actuelle de l’ordre de 5% du dollar canadien par rapport à la devise américaine ?

Lorsque vous écrivez : « Alors, que fait Ottawa pour équilibrer ce phénomène ? »

— Qu’entendez- vous par phénomène ? Quand la Banque du Canada maintient son taux directeur presque à zéro, cela ne contribue-t-il pas à soutenir les investissements ? Cela n’aide-t-il pas à maintenir les intérêts à payer sur la dette à un niveau plus bas ? Cela ne contribue-t-il pas à mettre de l’argent en circulation pour favoriser les échanges et le commerce ? Quand Ottawa produit aussi un déficit et maintient les paiements de transferts aux Provinces, cela ne contribue-t-il pas à équilibrer nos finances publiques ?

Quand vous dites : « Peut-être devrons-nous comprendre enfin que la faiblesse économique du Québec dénoncé est un problème systémique essentiellement issu du CANADA. »

— En vérité Denis : depuis quand l’économie du Québec est-elle faible selon-vous ? Êtes-vous un de ces ennemis « sournois » du Québec et des québécois pour produire des affirmations aussi peu pertinentes ? Je n’ai jamais entendu Nicolas Marceau dire de telles inepties. En prétendant servir les intérêts supérieurs du Québec, vous contribuez comme c’est votre habitude à fabriquer surtout de la désinformation.

Encore une fois vous me mettez misérablement et faussement des mots dans la bouche quand vous écrivez : «Si vous comptez uniquement sur les exportations pour assurer les entrées d’argent du gouvernement, vous risquez d’attendre très, très, très, très longtemps.»

Je n’ai jamais écrit une telle phrase et je n’ai jamais insinué une telle vérité. Vous faites preuve d’une indélicatesse exaspérante et d’une mauvaise foi vicieuse quand vous m’attribuez une telle pensée. C’est évident que les exportations NE SONT PAS LES SEULES FAÇONS D’ASSURER DES ENTRÉES D’ARGENT.

Évidemment, je ne suis pas un économiste patenté. Je ne suis peut-être pas un adepte du subjonctif imparfait ni comme vous un spécialiste du « caractère mono factoriel du pétrole albertain» comme vous nous le soulignez pompeusement, mais je sais que si vous enlevez le pétrole à l’Alberta, vous en ferez sans doute l’équivalent d’un désert. Mais tout expert que vous vous dites être, je me rend compte que vous semblez incapable de faire la différence entre des tendances à long terme et des fluctuations conjoncturelles. En fait peut-être êtes-vous de cette espèce qui ne retient que ce qui lui permet de défendre sa thèse. La fumisterie est un vilain défaut …

En effet, dans un document de l’IEDM (loin d’être souverainiste il me semble) on peut lire : «Si le Québec a longtemps perdu au jeu des migrations interprovinciales […] c’est en partie en raison de ses conditions économiques moins favorables.» (iedm.org/files/cahier0511_fr.pdf ; p. 21) . Doutez-vous du constat de l’IEDM ?

Évidemment je serais surpris que de constater votre peu d’empressement à faire référence à ce texte : publié par des économistes de l’Université d’Ottawa, du Luxembourg et d’Amsterdam, «Does the Canadian economy suffer from Dutch Disease?» (http://www.eea-esem.com/files/papers/EEA-ESEM/2009/1445/BBC_version17b.pdf).

On peut y lire en introduction à la page 2 : «The Dutch disease refers to the case where a resource boom in an economy leads to a realexchange appreciation and to the crowding out of the tradable manufacturing sector. As put it by Krugman (1987), the interesting question is why should this phenomenon be regarded as a disease? According to Krugman, it becomes a disease when the manufacturing sector does not come back after the resource boom.»

Peut-être ne connaissez-vous le « Mal Hollandais ». Si vous êtes un connaisseur du «caractère mono factoriel du pétrole albertain», je suis persuadé que vous savez de quoi je parle. Si vous évitez de le mentionner c’est peut-être par préférence étant donné qu’il ne correspond pas à votre idéologie.

Le fait de dénoncer qu’un groupe social vive dans un environnement qui ne lui permet pas de se réaliser pleinement est loin d’être son ennemi. Vous préférez sans doute vivre dans le déni comme trop d’esprit supposément bien pensant le font, c’est votre affaire. Mais quant à moi je considère que si nous voulons soigner, il faut d’abord faire un diagnostique. Seriez-vous comme ces faibles qui n’osant pas voir la réalité en face se réfugient dans un univers fantaisiste en espérant ainsi oblitérer leurs frayeurs ataviques ?

Quant à moi j’aime mieux faire face à la réalité que de me bercer d’illusions doucereuses.

«J’aurai toujours les yeux plein d’eau mais je les aurai toujours ouverts.»
[Paul Piché]

En pratique tous les États doivent parer à deux types de dépenses :
— Fonctionnement,
— Investissement et/ou interventions.

Ce qui est une source de problèmes pour de très nombreux États du monde ou autres collectivités territoriales, ce sont les déficits d’ordre structurels. Même un État soigneusement géré ne pourra réduire ses déficits (ici j’utilise le pluriel intentionnellement) si ses coûts de fonctionnement ne cessent d’augmenter.

Hors fonder l’équilibre budgétaire, sur des paramètres comme l’inflation notamment et/ou sur l’accroissement du PIB ou encore une augmentation de la consommation ; cela relève du dilettantisme économique en particulier au chapitre de l’inflation.

Autant exiger tout simplement dans ce cas, qu’Ottawa augmente ses transferts vers le Québec de 2,5 milliards et le tour est joué… mais malheureusement pas sur le long terme. Car le coût de fonctionnement de l’État restera d’actualité aussi longtemps que les dépenses de fonctionnement ne seront pas inférieures au niveau de l’inflation et que leur part ne se réduira pas inversement proportionnellement à la croissance du PIB.

Quand l’État investi dans des garderies, qu’il entend qui plus est sur-réglementer par des projets de lois iniques. Nous ne faisons rien pour l’économie et absolument rien en matière de saine et juste gestion du bien commun. Nous sacrifions l’argent des contribuables à des paramètres qui relèvent des petites idéologies et non pas de la science de l’économie. Bous priorisons les antagonismes sociaux au lieu de promouvoir les bienfaits de la coopération.

Ainsi par le fait même, nous nous éloignons inexorablement des impératifs de la saine administration. Nous nous enfonçons inexorablement dans la rhétorique populiste que nous préférons aux fondamentaux. Ce qui relève du dogme, ce n’est pas de se donner du temps pour parvenir à ses objectifs, la dogmatique est ailleurs, en cette occurrence dans l’art de la propagande sur l’équilibre budgétaire lorsque nous n’étions pas sans savoir qu’elle ne saurait être autrement qu’hypothétique ; sauf par l’octroi de nouveaux expédients et autres formes cosmétiques d’artifices comptables.

Ce qui est gênant, ce ne sont pas les faits, c’est plutôt l’exploitation de l’ignorance des masses populaires à des fins qui relèvent de l’intérêt souverain de corporatistes de la politique.

— Il est vrai qu’au Québec nous ne voulons surtout pas être ; nous préférons de très loin avoir de belles apparences, jusque même dans le trépas mis en valeur avec beaucoup de fard dans un décor douillet et aseptisé qui cruellement ressemble à celui d’un salon funéraire.

Votre idéologie néo-libérale suinte de toutes vos phrases. La Chine investit dans les fondamentaux, comme l’Inde, la Russie, les USA, la Grande-Bretagne, etc, etc.

Mais si pour vous investir dans des garderies revient à faire un crime de lèse majesté, c’est que vous vous êtes de facto enfermé à double tour dans votre idéologie néo-libérale.

À quelles lois iniques faites-vous allusions quand vous évoquez la sur-réglementation des garderies ? Au lieu de lancer des missiles fous que tout un chacun pourra interpréter à sa guise, ayez au moins le courage de préciser un tant soi peu votre pensée. Vous parlez des grands principes qui ne favorisent que les requins qui vivent de la spéculation financière et ainsi vampirisent à leur seul profit des richesses incommensurables. Est-ce votre vision d’une société juste et aidante. Sortez de votre philosophie à deux sous et entrez dans la réalité non de dieu.

Vous semblez bien connaître la saine administration. Est-ce celles des bouquins ou est-celle de la réalité. Vous me posiez plus haut une série de questions. En voici une pour vous : donnez-moi un exemple d’un pays sainement administré ?

Vous naviguez dans les brumes de vos pseudo connaissances. Revenez sur terre M. Drouginsky. Tiens, relisez Zola. Le contexte a peut-être changé mais certainement la réalité des humains qu’il décrit.

«Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
[Jean-Michel Wyl]

Vous écrivez ceci : « Votre idéologie néo-libérale suinte de toutes vos phrases. » ; pour certains je suis un gauchiste, un socialiste, pour d’autres comme vous un idéologue néo-libéral, pour d’autres également j’appartiens à la « petite droite », celle des gagnes petits qui n’ont d’autres intérêts que les leurs. Disons que ce qui doit déranger le plus c’est la qualité de mon expression.

Il faudrait se mettre d’accord, d’après vous qui dit vrai ? — Vous peut-être ?

Je ne crois pas qu’il y ait quoique ce soit d’antisocial à considérer en la circonstance, le principe de financement de tous les services publiques incluant les services de garde des enfants. Ce qui est antisocial c’est de piger dans les poches des gens qui n’ont pas assez pour vivre ou qui comme moi vivent pauvrement. C’est non-seulement antisocial, c’est immoral et c’est irresponsable.

Une saine gestion (administration) consiste à faire ce qu’on peut avec son argent et de s’abstenir si possible de vivre d’expédients et de vivre au-dessus de ses moyens. Rien de bien compliqué, ni de tendancieux dans de tels propos. Cela relève du « Gros Bon Sens ».

En psychologie la nature des mots révèle l’esprit des gens. Vos propos toujours aussi agressifs envers les autres établissent votre vraie nature. Et votre vraie nature n’a rien de très enviable. Vous avez dû faire beaucoup de malheureuses et de malheureux tout autour de vous en projetant ainsi sur d’autres votre propre déséquilibre, votre rancune, votre ressentiment.

Vous m’excuserez de ne pas répondre plus en détail à vos autres propos. Vous interpréterez cela comme vous voudrez. La méchanceté viscérale des gens, je ne supporte pas, cela heurte mon corps sensible. Aussi je choisi de vous laisser faire face à votre propre néant.

Et surtout au plaisir de lire souvent encore vos mots tellement stimulants 🙂

Vous écrivez :« Ce qui est antisocial c’est de piger dans les poches des gens qui n’ont pas assez pour vivre ou qui comme moi vivent pauvrement.» Voilà justement où le bât blesse avec l’idéologie néo-libérale. Ceux qui font des fortunes en appauvrissant encore plus les moins fortunés sont ceux qui possèdent les plus immenses fortunes et qui contribuent le moins. Ce sont ceux qui appartiennent au 1 % dénoncés ici aux USA et ailleurs dans le monde.

N’êtes-vous pas fatigué, voir révolté d’observer cette inégalité scandaleuse ? Si oui dites-le nom de Dieu. Si non, continuez à vous faire laver le cerveau par de pseudo vérités fumeuses qui font de vous des chiens bien sages qui agitent la queue à la vue du maître.

Quand vous écrivez la phrase que je cite plus haut, je me dis que vous commencez à percevoir la vérité.

Mais je constate que tout comme les personnages que Platon décrit dans le Mythe de la caverne, vous craignez d’affronter la réalité que vous pressentez derrières vos écrans idéologiques. Vous préférez le confort de vos chaines à la lumière révélatrice du soleil. Pourtant votre style laisse penser que vous n’êtes pas du genre de pleutre qui aime mieux regarder ailleurs.

«L’idéologie, c’est ce qui pense à votre place.»
[Jean-François Revel]
«Fais preuve de gentillesse envers tous ceux que tu rencontres, leur combat est peut-être plus dur que le tien.»
[Platon]

«Le critère d’une intelligence de premier plan est la faculté pour l’esprit d’envisager simultanément deux idées opposées tout en continuant d’être capable de fonctionner.
On devrait … pouvoir reconnaître que les choses sont sans espoir et être néanmoins déterminé à faire en sorte qu’il en aille autrement.»
[F. Scott Fitzgerald ]

@ Denis Drouin,

J’ai à quelques reprises lu « La République » de Platon ; j’ai étudié en long, en large et travers le Livre 7 de la République dans lequel vous trouverez le « Mythe de la Caverne », j’ai aussi eu à écrire sur le dit sujet et je relève avec philosophie que vous prétendez en savoir bien plus long que moi sur ce sujets et encore quelques autres de votre choix.

Hélas, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous. La Terre n’est pas ronde mais elle est bien plate (comme on dit en bon québécois). Et cela évidemment, vous ne le voyez pas ! Quant à la vraie richesse, c’est celle de l’âme. Tout le reste n’est qu’accessoire pour ne pas dire anecdotique.

Gardez vos illusions. Et laissez donc les gens vivre comme bon leur semble, y compris dans l’erreur si cela leur chante. Quant aux gens riches, voyez-vous, ils n’ont pas d’argent (ou pas beaucoup), ils disposent d’un patrimoine. C’est assez différèrent. Vous aussi d’ailleurs, je suis bien sûr que vous avez constitué un petit patrimoine. Donc vous êtes bien plus riche que vous ne le croyez 🙂

« donnez-moi un exemple d’un pays sainement administré »

Celui où vous vivez. L’Allemagne en Europe. En avez-vous des plus difficiles?

« L’Allemagne en Europe. En avez-vous des plus difficiles? » Trop facile, justement, s’il fallait vous donnez une note ce serait zéro. L’Allemagne que vous considérez comme bien administré vient d’être mis sous enquête par la Commission européenne « à cause de ses excédents extérieurs excessifs : ils frisent en effet les 200 milliards d’euros cette année. Et dépassent donc les 6 % du PIB allemand, la limite maximale fixée dans le six pack, l’ensemble de règles de bonne conduite macro-économique au sein de la zone euro adopté en 2011 pour réformer le pacte de stabilité. (…)

Ces excédents monstrueux sont en effet le signe que l’Allemagne ne fait pas ce qu’elle pourrait pour soutenir sa demande intérieure. Ni même en réalité ce qu’elle devrait dans son propre intérêt si l’idéologie n’aveuglait pas ses dirigeants (et pour une large part son opinion publique sur ce terrain) compte tenu de la pauvreté très importante qui s’est répandue suite aux réformes menées par Gerhard Schröder au début des années 2000 – près de 16 % de la population en 2012, un record – du fait notamment de l’absence de salaire minimum, compte tenu également de la dégradation des infrastructures publiques très peu entretenues depuis quinze ans par volonté de comprimer les dépenses publiques, compte tenu enfin de l’insuffisance des dépenses en matière en particulier de crèches et de structure d’accueil des enfants scolarisés ce qui entretient un grave déficit démographique… » Guillaume Duval, Alternatives Economiques http://www.alternatives-economiques.fr/excedents-allemands—pourquoi-la-z_fr_art_633_65850.html

@ Marc Sauvageau,

Donc, si nous vous comprenons bien, le fait que la balance des paiements de l’Allemagne soit largement excédentaire est la preuve qu’elle serait mal gérée. Nous allons vous décerner une petit 5/10 pour votre recherche sur Internet. Mais vous devriez produire un petit effort supplémentaire au niveau de l’analyse et des interprétations.

Les excédents de l’Allemagne sont un fait connu depuis longtemps. Ce qui dérange effectivement la « Commission européenne » c’est qu’il continue de s’accroitre. Le « Pacte de stabilité » a été adopté en 2011, cela requière des délais aux pays membres de l’Union pour pouvoir s’ajuster. Cela dit, s’il n’y a pas de salaire minimum, il y a plus de gens qui travaillent et la couverture sociale est toujours meilleure que celle du Canada. Quant à la faible croissance de la démographie, elle résulte en grande partie de la libéralisation sexuelle.

Quand le vice et les perversions prospèrent, ils conduisent invariablement à produire moins d’enfants. Mais quand on est un pays riche, on peut toujours s’acheter les enfants des autres.

— Vous voyez, moi je suis beaucoup moins sévère que vous !

@ Serge Drouginsky

Moi non plus je ne serai pas sévère envers vous, je vous donne la note de 100 pour m’avoir fait rire autant. Cependant, la question qui tue, dois-je conclure que vous avez une grosse famille ?

Rester calme? Ça vous prend quoi pour vous débarrasser de vos œillères?

Il leur restait peu de promesses électorales qu’ils n’avaient pas violé. Il en reste maintenant une de moins.

Toutes leurs prévisions économiques, TOUTES! se sont avérées fausses!!!

Maintenant, ils prévoient que nous serons $2.5 Milliards dans le trou. Quand on connaît leurs « succès » en termes de prévisions…

Il y a trois (3) mois, (TROIS MOIS!!!) ces incapables nous affirmaient encore la main sur le cœur qu’ils l’atteindraient, leur déficit zéro. TROIS MOIS à peine s’tie!!!

Et vous voulez que nous demeurions stoïques pendant que ces mêmes médiocres gestionnaires continuent de sévir sur tout le Québec avec NOTRE argent?

Allez lire ceci et revenez nous dire de « rester calme »:

http://www.antagoniste.net/2013/12/02/une-farce-nommee-pq/

Extrait:

« Je résume: le gouvernement est moins riche que prévu, il dépense plus que prévu et pour éviter la catastrophe il espère recevoir de plus d’argent que prévu de Stephen Harper.

Autre détail important, dans cette mise à jour économique, le Nicolas Marceau prévoit un déficit de 2,5 milliards de dollars, par contre, enfoui dans le même document, on rapporte aussi que la dette fera un bon de 6,9 milliards de dollars… Vive la comptabilité créative du gouvernement, elle est légale apparemment !

Dans sa mise à jour économique, le ministre Marceau s’amuse aussi à faire des prévisions pour les cinq prochaines années. Que valent ces prédictions quand on sait qu’il y a à peine trois mois, le même ministre jurait sur tous les toits que le Québec ne ferait pas de déficit cette année… »

Donc, tout va très bien madame la Marquise ! Et, s’il y a de gros nuages, c’est la faute d’Ottawa, de Couillard, de Legault, etc. Des autres quoi. Faut vraiment vivre dans un monde parallèle pour croire ça ! Et moi qui m’inquiétait. Ouf, je suis rassuré depuis la lecture de votre billet.

Je ne vois pas de raison de nous calmer, au contraire ça serait bien si pour faire changement on s’énervait un peu, il y a de très bonnes raisons pour ça.

La meilleure c’est que le gouvernement a non seulement raté la cible, il a reculé par rapport à la performance du budget précédent.
Mais surtout il a reculé alors que de lourds efforts on été fait pour comprimer les dépenses et augmenter les revenus. Bien des budgets ont été coupés, y compris en santé alors que pourtant les besoins augmentent et les taxes, tarifs et impôts ont augmenté. Pourtant le déficit explose (et la dette publique encore plus, elle atteindra 270 milliards au printemps, tout ce qu’il y a de plus énervant…)

Tout cela est très inquiétant, le gouvernement met ça sur le dos de la conjoncture en laissant entendre qu’elle va s’améliorer pourtant rien n’est moins sûr. La consommation est saturée par les taxes et l’endettement quasi catastrophiques des ménages, rien de bien prometteur à attendre de ce côté, au contraire les ménages pourraient ralentir encore plus leurs dépenses, c’est d’autant plus vrai que les taux d’intérêt (obligataires) sont appelé à augmenter tranquillement et que pendant ce temps la population vieillit et voudra sans doute épargner davantage. Côté ressource, outre la politique désastreuse du PQ qui effraye l’investissement nous entrons dans un cycle baissier qui pourrait durer un bon bout de temps.

Bref si tout se joue sur la conjoncture nous pourrions avoir bien d’autre mauvaises surprises dans les mois et années qui viennent.

Vous faites des comparaisons, avec les USA par exemple, mais ce que vous devez absolument comprendre est que la crise à là bas servi à corriger les problèmes d’endettement, d’abord celui des ménages et maintenant le déficit fédéral est en forte régression. Ici c’est tout le contraire, nous n’avons pas encore corrigé quoi que ce soit et l’endettement public et privé est en progression alors qu’il ne nous reste dans les deux cas plus de marge.

Je répète c’est très inquiétant et je suis convaincu que Marceau le sait et qu’il est lui aussi très inquiet.

N’oubliez pas qu’en plus, ce même Ministre des Finances accuse les Québécois de trop économiser!!!

TROP ÉCONOMISER sacram…!

Si c’est ça « leur » champion des finances, Imaginez les autres ministres…

Pour hausser ce débat, je vous implore de faire la lecture d’un livre écrit par un économiste, prix Nobel, Joseph E. Stieglitz » LE PRIX DE L’INEGALITE « .

Bien-sûr, si ce n’est que pour une gagner une bataille de coq, pas nécessaire…

Mais, vous tous, chers blogueurs, auriez une vision plus global des enjeux qui se jouent sur la planète. Le seul qui, je crois pourrais grandement » endommager » ses croyances, c’est malheureusement François 1er … 🙂

Bonjour,

Certes, nous assistons en direct en visionnant un scénario où la bande de péquistes, ces fiers et grands bâtisseurs d’un pays imaginaire tout en améliorant la Fédération Canadienne viennent encore une fois de plier les genoux. En se prétendant en même temps les fiers défenseurs attitrés de la langue de MOLIÈRE avec leurs 500 mots plus ou moins de » JOUAL LOCAL « , ce qui est suffisant pour eux Autres afin de jouer aux fins finauds, en jouant au Ti Chien savant comme le Père Fouettard. Alors que ce pauvre bougre, ce triste olibrius se cherche une » citation choc » afin de broder et de bricoler tout autour ses insignifiances dans la totale de ses 25 watts.De tels innocents et de telles têtes heureuses sont le lot misérable de ce qu’il reste chez les péquistes, soit du MOU de partout.

En outre, il ne faut jamais « jouer au pays » lorsque la province de Québec est à la remorque depuis toujours du Canada qui lui permet toujours de se sortir des mauvaises périodes en bouchant les « trous par la péréquation ». Bien sûr que ce report du déficit ZÉRO est de mise alors que nos nationalistes ont appris » sur le TAS » avec Monsieur Lucien 49.4 % d’Effet Bouchard qui fit bondir le score du OUI à lui tout seul en sauvant la face de tous nos péquistes dont le score référendaire risquait d’être 20 % plusse bas dans leur dialecte. Fort d’avoir fait monter le » score du OUI de 20 % en une seule NUITTE » comme disent nos péquistes fidèles au DALAÏ D’ALMA, le Dalaï d’Alma, ce fier député du Lac Saint Jean en tant que Sauveur Suprême pour les nationalistes se permit de mettre les systèmes d’Éducation et de Santé dans la dèche, dans la mouise totale afin d’atteindre le mythique déficit ZÉRO.

En terminant, nos amis les nationalistes québécois, ces tristes mufles qui se pensaient « ben smatte » font une démonstration sans équivoque que les chiffres ne sont pas leur apanage ni leur tasse de thé. Avec la Cause Nationale qui est sur le cul, le Parti Québécois relègue depuis quelques années l’Article UN aux oubliettes en ayant tout simplement « CASSÉ LE BICYCLE » de la pauvre Cause. Voilà maintenant que Notre Dame du Béton pourra relancer l’économie du Québec en pétant le FEU de tous ses fusibles pour la venue du « PIPELINE » et de son pétrole qui « artroussera enfin le Québec de terre » en lui amenant des vrais pétro dollars afin de cesser de quêter.

En conclusion, quel investissement personnel qui s’imposait se permit Notre Dame du Béton en se procurant de nouvelles lunettes, car cette grande dame était myope comme deux taupes il y a quelques années. En voulant ainsi se protéger des Caribous du parti, ces Purs et ces Durs qui l’attaquaient vicieusement aux flancs si ce n’est pas en la frappant dans le dos comme de vrais lâches. La Dame de Béton réalise sur le tard avec ses nouvelles barniques qui lui permettent de » couvrir ses angles morts » du danger qu’elle courait autant avec les chiffres qu’avec ses militants aux gros sabots. En s’apercevant aussi de l’immense choc émotif que de voir » pour le vrai » des militants péquistes « DE PROCHE » grâce aux nouvelles barniques à sa décharge d’un Bleu Royal …… Avec plaisir, John Bull.