Révision du tarif des garderies: l’opposition prête à monter au front

QUÉBEC – Les partis d’opposition rejettent d’emblée la perspective de voir le gouvernement Couillard remettre en question le mode de financement actuel des services de garde.

Le gouvernement libéral s’apprête ainsi à mettre fin au principe de l’universalité du programme, tout en brisant une promesse électorale, ont dénoncé en choeur l’opposition péquiste et Québec solidaire, jeudi.

Aussi, si jamais le gouvernement va en ce sens, ce sera une attaque directe contre la classe moyenne, selon la députée péquiste Agnès Maltais.

Québec doit sabrer des milliards de dollars dans ses dépenses et a entrepris, à travers deux commissions, d’examiner divers scénarios de révision des programmes gouvernementaux et de révision de la fiscalité des contribuables. Un des scénarios évoqués serait de moduler le tarif de garderie en fonction du revenu des parents, et non de fixer le même tarif pour tout le monde, comme c’est le cas actuellement.

En point de presse jeudi, la députée Maltais a fait valoir qu’en campagne électorale, le printemps dernier, les libéraux s’étaient engagés à ne pas toucher au tarif des garderies, sauf pour l’indexer. Il s’agit donc d’une promesse rompue, qui annonce un choc tarifaire dont la classe moyenne fera les frais, selon elle.

La députée de Gouin, Françoise David, de Québec solidaire, a renchéri pour juger que cette avenue d’un financement en fonction du revenu était injuste et irresponsable. Elle en conclut que le gouvernement libéral va directement piger dans la poche des contribuables pour éponger le déficit.

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