Richesse comparée des Québécois: un grand chagrin pour la droite

Le Québécois normalement constitué comprend que l’Américain ordinaire a donc, dans ses poches, la capacité d’acheter pour 21 ou 45% de plus de biens et services que lui! Grâce aux calculs de l’économiste Pierre Fortin, nous avons pu démontrer combien cet argument était trompeur.

Depuis bientôt un mois, Pierre et moi avons fourni, à sa demande, à l’Institut économique de Montréal les calculs soutenant notre conclusion, en les affinant au passage pour leur donner encore plus de rigueur.

Ce jeudi, le PDG de l’IEDM, Michel Kelly-Gagnon, a publié sur son site une réplique, affirmant que « 90% des Américains travaillent plus et sont plus riches que 90% des Québécois ». J’en publie l’intégrale plus bas, avec sa permission. Et il me fait plaisir de reprendre ses arguments un à un.

Mon billet du 27 février démontrant que 99% des Québécois ont un niveau de vie supérieur à 99% des Américains — lorsqu’on retire de l’équation les super-super riches — a causé beaucoup de chagrin à droite. On comprend pourquoi, car de François Legault au Conseil du patronat, le principal argument anti-modèle québécois est d’affirmer que le niveau de vie « des Américains » est de 21% supérieur à celui « des Québécois ». (Legault dit même 45% !)

Commentateur de droite apprenant que le taux de chômage est moins élevé au Québec
Commentateur de droite chagriné d'avoir perdu son meilleur argument...

Le Québécois normalement constitué comprend que l’Américain ordinaire a donc, dans ses poches, la capacité d’acheter pour 21 ou 45% de plus de biens et services que lui! Grâce aux calculs de l’économiste Pierre Fortin, nous avons pu démontrer combien cet argument était trompeur.

Depuis bientôt un mois, Pierre et moi avons fourni, à sa demande, à l’Institut économique de Montréal les calculs soutenant notre conclusion, en les affinant au passage pour leur donner encore plus de rigueur.

Ce jeudi, le PDG de l’IEDM, Michel Kelly-Gagnon, a publié sur son site une réplique, affirmant que « 90% des Américains travaillent plus et sont plus riches que 90% des Québécois ». J’en publie l’intégrale plus bas, avec sa permission.  Et il me fait plaisir de reprendre ses arguments un à un.

Chômage ou travail forcé ?

Michel conteste notre décision d’avoir pris en compte le temps de travail pour évaluer la richesse. Les Québécois, rappelons-le, travaillent davantage d’heures par année que la majorité des Européens, mais moins que les Américains qui, eux, travaillent désormais davantage que les Japonais.

Nous estimons que la décision des Québécois d’utiliser une part plus grande de leur temps pour les loisirs et la famille est une forme de richesse, principalement choisie. Nous illustrons la différence comme suit :

Dans mon billet, je précisais :

Nous savons que nos amis de droite vont contester notre ajustement pour le temps de travail. Mais même sans lui, le revenu de 90% des Américains ne serait que de 1,4% plus élevé que celui des Québécois. On est loin des 21% dont on nous rebat les oreilles !

Le président de l’IEDM écrit comme prévu :

l’estimation repose en particulier sur le jugement qu’en travaillant moins, les gens sont plus riches en temps libre passé auprès de leur famille et de leurs amis. Si on pousse ce raisonnement jusqu’au bout, il faudrait conclure que le chômage et le travail à temps partiel involontaire rendent les gens plus riches!

Michel Kelly-Gagnon propose donc de ne jamais ajuster pour le temps de travail. Il y aurait une norme de richesse, celle du travail maximal, en deçà de laquelle aucun temps passé à l’extérieur de l’usine ou du bureau n’est un choix rationnel de la part des citoyens. Je vais me contenter de constater cette différence d’approche entre lui, de la droite, et moi, de la gauche efficace.

Il ajoute cependant un argument chiffré :

En consultant les données quant à la proportion de travailleurs québécois qui travaillent à temps partiel alors qu’ils souhaiteraient plutôt travailler à temps plein, soit 25% d’entre eux, on constate que plusieurs n’ont pas vraiment choisi de favoriser leur temps de loisir. De même, les travailleurs aux États-Unis pourraient choisir de travailler moins mais, puisqu’ils ne font pas ce choix, qui serions-nous pour juger qu’ils prennent une mauvaise décision?

Un argument sérieux. Il est indubitable qu’une partie de l’écart entre le temps de travail québécois et américain est volontaire et qu’une partie est involontaire. Pierre Fortin, en comparant l’évolution dans le temps, estime que la part volontaire est la plus importante et en croissance. C’est un vrai débat. Cependant je suis déçu que Michel tienne pour acquis que les travailleurs aux États-Unis eux, « pourraient choisir de travailler moins » mais « ne font pas ce choix ».

Au contraire, nous savons que le tiers du temps supplémentaire travaillé aux États-Unis est subi – les salariés auraient préféré rentrer chez eux, pour jouir de cette « richesse » qu’est la famille. On sait aussi qu’une proportion minime (moins de 10%) des salariées américaines ont droit à un congé de maternité rémunéré. Si elles y avaient droit, comme leurs consoeurs du Québec et du reste de l’Occident, à un tel congé, elles le prendraient. On sait aussi que la loi américaine ne prévoit pas de temps minimal de congé annuel pour les salariés, dont le taux de syndicalisation est trop faible pour imposer, comme chez nous, un temps d’arrêt conséquent.

Usant de démagogie, Michel Kelly-Gagnon veut nous faire dire que « le chômage rend riche ». Je n’oserai pas rétorquer que, pour lui, le travail forcé rend riche.

Bref, au-delà des traits culturels – des Québécois plus hédonistes, c’est leur droit, des Américains à l’éthique protestante du travail plus forte, c’est leur droit – il y a des deux côtés de l’équation une part de volontaire et d’involontaire dans l’écart de temps de travail. Nous sommes donc pleinement justifiés d’en tenir pleinement compte.

Le choix des hypothèses et le refus du réel

Le chef du think-tank de droite s’attaque ensuite à une de nos hypothèses de calcul et son argument est extrêmement révélateur de la technique très largement utilisée dans la droite québécoise pour minimiser, voire escamoter, les succès économiques québécois.

les résultats obtenus par le professeur Pierre Fortin et présentés par Jean-François Lisée reposent sur de nombreuses hypothèses. En changeant l’une d’entre elles, par exemple la méthode de calcul du taux de change, le résultat oscille entre 1,4% et 15,1% de revenus de plus pour les Américains que pour les Québécois. Lequel de ces résultats est le bon? Cela dépend de l’hypothèse que l’on choisit.

De quoi s’agit-il ? Lorsque toutes les organisations internationales, le FMI, l’OMC, l’OCDE, comparent l’économie des États, ils ajustent pour le taux de change en utilisant la Parité de pouvoir d’achat. Sachant, eux, que la richesse est la capacité d’acheter des biens et des services, ils tiennent compte de la variation des prix et des services dans chaque État.

Lorsque le Québec sera souverain, l’OCDE appliquera cette méthode au Québec, montrant que les coûts du bâtiment, de l’énergie, etc, font en sorte qu’un dollar achète davantage de choses à Montréal qu’à Toronto. Ce n’est pas une « hypothèse », c’est une réalité.

En économiste responsable voulant donner une mesure plus proche de la réalité, Pierre Fortin introduit cette donnée – ce qui devrait être fait, à mon humble avis, par tous les économistes québécois dans tous leurs travaux comparatifs. Si la réalité les intéresse.

Mais la réalité n’intéresse pas l’IEDM. Allez savoir pourquoi.

Les super-riches méritent leur super-richesse

Michel n’est pas content que nous ayons décidé de comparer 99% des Québécois à 99% des Américains ou 90% avec 90%.

Retirer le 10% d’individus les plus riches d’une société à des fins de comparaison repose sur la présomption fausse que ce 10% « captent une portion absolument disproportionnée de la richesse produite », dans les mots de M. Lisée. Cette conception laisse croire que la richesse produite tombe du ciel comme une manne miraculeuse et que les riches l’accaparent au détriment de tous les autres. Selon cette logique, il faudrait expulser sur le champ Guy Laliberté et Jean Coutu du Québec, comme s’ils « captaient » la richesse des autres, au lieu de reconnaître qu’ils génèrent eux-mêmes une activité économique précieuse.

D’abord je ferai à Michel l’amitié de ne même pas commenter sa suggestion selon laquelle Pierre Fortin et moi voudrions « expulser » Laliberté et Coutu. Notre analyse ne sert qu’à faire crever le mensonge selon lequel « les Américains » sont 21% ou 44% plus riches que « les Québécois ». Nous répondons : quels Américains et quels Québécois? Cela dérange énormément, nous le constatons. Avec joie.

Mais puisque le PDG de l’IEDM aborde la question, allons-y. De la seconde guerre mondiale jusqu’aux années 70, les super-riches (1%) captaient 8% du revenu total aux États-Unis. Aujourd’hui ils en captent trois fois plus, soit 24%. Les super-riches actuels sont-ils des génies, alors que ceux qui ont présidé aux trente années de plus forte croissance de l’histoire, de 1945 à 1975, étaient des cancres ? Et, si oui, Michel a-t-il en tête un seuil de captation de richesse qui serait excessif  pour les 1% les plus riches ? 33% ? 50% ? 66% ?

Mais rien ne le fera changer d’avis. Et c’est avec entrain qu’il reprend la rengaine du palmarès des provinces et États nord-américains où « les Québécois » sont derniers de classe face « aux Américains ». Et d’où il découle que les habitants de Louisiane ou du Mississipi sont « plus riches » que « les Québécois ».

J’ai l’outrecuidance de corriger. Les super-riches de Louisiane et du Mississipi sont plus riches que les super-riches du Québec. Pour le 99% qui restent, et qui m’intéressent davantage, le contraire est vrai.

——–

Voici le texte intégral de Michel Kelly-Gagnon:

Réplique à Jean-François Lisée:

90% des Américains travaillent plus et sont plus riches que 90% des Québécois

Dans un billet du 27 janvier 2011, Jean-François Lisée soutenait que 90%, voire 99%, des Québécois gagnent davantage que les Américains situés dans la même tranche de revenu(1). À cause de la répartition plus inégale du revenu aux États-Unis, seule une faible proportion des Québécois seraient moins riches que les Américains.

Le chômage qui rend riche

Après plusieurs modifications et révisions, Jean-François Lisée, en se fondant sur les résultats du professeur Pierre Fortin, a finalement affirmé en somme que 90% des Québécois gagnent en moyenne 16 820 $ contre 14 890 $ pour 90% des Américains en 2007. Cet écart de 13% en faveur des Québécois découle toutefois d’une opération inhabituelle: ajuster le revenu moyen des Américains (qui travaillent 14,6% d’heures de plus) pour refléter ce qu’ils gagneraient s’ils réduisaient leur temps de travail au seuil de celui des Québécois. Bref, l’estimation repose en particulier sur le jugement qu’en travaillant moins, les gens sont plus riches en temps libre passé auprès de leur famille et de leurs amis. Si on pousse ce raisonnement jusqu’au bout, il faudrait conclure que le chômage et le travail à temps partiel involontaire rendent les gens plus riches!

En consultant les données quant à la proportion de travailleurs québécois qui travaillent à temps partiel alors qu’ils souhaiteraient plutôt travailler à temps plein, soit 25% d’entre eux, on constate que plusieurs n’ont pas vraiment choisi de favoriser leur temps de loisir. De même, les travailleurs aux États-Unis pourraient choisir de travailler moins mais, puisqu’ils ne font pas ce choix, qui serions-nous pour juger qu’ils prennent une mauvaise décision? Dans les comparaisons entre les revenus des Québécois et des Américains, l’on doit tenir compte de ce que chacun gagne réellement. Et dans ce cas, 90% des Américains gagnent au moins 1,4% de plus que les Québécois, selon la méthode de calcul du taux de change utilisée.

Des hypothèses comme un château de cartes

En effet, les résultats obtenus par le professeur Pierre Fortin et présentés par Jean-François Lisée reposent sur de nombreuses hypothèses. En changeant l’une d’entre elles, par exemple la méthode de calcul du taux de change, le résultat oscille entre 1,4% et 15,1% de revenus de plus pour les Américains que pour les Québécois(2). Lequel de ces résultats est le bon? Cela dépend de l’hypothèse que l’on choisit. Et cela n’est qu’un exemple parmi l’ensemble des hypothèses retenues dans ce calcul.

Doit-on vraiment ignorer les citoyens les plus riches?

Retirer le 10% d’individus les plus riches d’une société à des fins de comparaison repose sur la présomption fausse que ce 10% « captent une portion absolument disproportionnée de la richesse produite », dans les mots de M. Lisée. Cette conception laisse croire que la richesse produite tombe du ciel comme une manne miraculeuse et que les riches l’accaparent au détriment de tous les autres. Selon cette logique, il faudrait expulser sur le champ Guy Laliberté et Jean Coutu du Québec, comme s’ils « captaient » la richesse des autres, au lieu de reconnaître qu’ils génèrent eux-mêmes une activité économique précieuse. Les Québécois bénéficient tous de la présence d’entrepreneurs et de créateurs de richesse car ceux-ci contribuent fortement au bien-être des autres membres de la société, que ce soit par des dons de bienfaisance ou par leur contribution fiscale. En effet, les Québécois gagnant plus de 100 000 $ par année (3,9% des contribuables) paient 32% de l’impôt sur le revenu pour financer les dépenses gouvernementales. Peu de gens gagneraient à vivre dans une société où les autres individus seraient pauvres et où l’on exilerait les créateurs de richesse qui ont du succès.

Le Québec, un dernier de classe en Amérique du Nord

Selon la méthode de conversion du taux de change utilisée, le PIB par habitant est au moins 21% plus élevé aux États-Unis qu’au Québec, voire 44% plus élevé selon le taux de conversion de l’OCDE à la parité de pouvoir d’achat. Si on calcule le PIB par habitant des 10 provinces canadiennes et des 50 États américains, en utilisant la parité de pouvoir d’achat Canada–États-Unis employée par M. Fortin, le Québec se classe 50e sur 60. Et si on calcule le total des impôts en proportion du PIB, les citoyens du Québec sont les plus imposés. Tout n’est pas noir au Québec, mais il est certainement possible de s’améliorer, notamment quant à notre prospérité afin d’atteindre individuellement et collectivement un meilleur niveau de vie.

Michel Kelly-Gagnon est président et directeur général de l’Institut économique de Montréal.

1. Jean-François Lisée, « Revenu: 99% des Québécois font mieux que 99% des Américains », Le blogue de Jean-François Lisée, 27 janvier 2011.
2. Le 1,4% de MM. Lisée et Fortin est obtenu en combinant le taux de change à la parité du pouvoir d’achat entre le Canada et les États-Unis (0,89) avec une équivalence de la parité du pouvoir d’achat entre Montréal et les autres grandes villes canadiennes (0,95), ce qui donne un taux combiné de 0,9368. Si on utilise plutôt le seul taux de change à la parité du pouvoir d’achat compilé par l’OCDE (0,8257), on obtient une différence de revenus de 15,1% en faveur des Américains.

Je reçois ce courriel de Youri Chassin, de l’IEDM:

M. Lisée,

Dans votre texte, vous dites que “si la réalité les intéresse”, les économistes devrait utiliser le taux de change à la parité de pouvoir d’achat (PPA) dans leurs comparaisons. Je vous souligne que c’est bien ce qui a été fait dans la réplique de M. Kelly-Gagnon, comme l’indique la seconde note de bas de page. La mesure de conversion utilisée est la PPA calculé par l’OCDE, une source fiable de comparaison. J’imagine que vous ne l’aviez pas vu et que c’est une simple omission de votre part.

Je lui réponds:

Cher M. Chassin,
Tout le débat est là. Michel Kelly-Gagnon utilise le PPA de l’OCDE pour le Canada, qui ne tient pas compte des différences entre le Québec et le reste du Canada. Pierre Fortin introduit cette différence, plus proche du réel. Vous devriez l’utiliser aussi.
bien cordialement,
Jean-François

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Encore une preuve que tout est relatif et que l’on peut faire dire à peu près n’importe quoi à des chiffres tout dépendant de l’angle selon lequel on les analyses. Tout cela est hautement subjectif.

Pour ma part, les économistes demeurent encore et toujours les liseuses de bonne aventures du 21e siècle. Ils sont aussi précis et crédible que les astrologues.

Tous ceux et celles qui envient les américains n’ont qu’à obtenir une « green card » et allez s’y établir. Lorsqu’ils auront payés tous les services privés que l’État ne fournis pas avec leur revenus net plus élevés qu’au Québec, ils réaliseront qu’ils leur en reste moins dans les poches et que leurs services privés ne sont pas plus efficace et meilleur qu’ici.

Lorsqu’ils devront obtenir l’autorisation d’un agent d’assurance, dont l’objectif est la rentabilité des actionnaires, pour avoir accès à des soins de santé, ils finiront par courir au nord de la frontière pour se faire soigner.

Ça a beau faire 150 ans que la guerre civile a éclatée sur un fond de liberté (abolition de l’esclavagisme) d’après ce que je peux comprendre, il y encore et toujours plus d’américains qui sont devenu des « slaves with wages »!

Considérant notre qualité de vie , nous n’avons rien a envier aux américains . J’ai de la parenté qui sont professionnels aux U.S.A. et qui ont vu leurs maisons perdre près de 50% de la valeur initiale …. En plus ils ont vu leurs taxes municipales et du comté augmenter de 30% car ces deux organistes ont beaucoup de responsabilités et sont a bout de souffle comme en Californie ….
Michel-Kelly Gagnon et l’IÉM devraient avoir la décence d’arrêter leur propagande fausse et pernicieuse pour tenter de nous inculquer leurs théories de droite fallacieuses ……

PIB du Québec: 323 milliards
7,9 millions d’habitants:
Pib per capita:40,888$ per capita
Le taux de change est à 1,04 ce matin ce qui donne 42,523 usd
http://www.stat.gouv.qc.ca/princ_indic/princ_indic_accueil.htm

Ca place les Québécois au 10e rang des États-Unies

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_U.S._states_by_GDP_per_capita

Rank State GDP per capita in USD
0 District of Columbia 66,000
1 Connecticut 54,397
2 New Jersey 50,313
3 Massachusetts 49,875
4 Maryland 48,285
5 New York 46,957
6 Wyoming 45,705
7 Virginia 43,874
8 New Hampshire 42,830
9 Alaska 42,603
10 California 42,325

IEDM = Institut économique et démagogique de Montréal(!) En passant, un bravo à M. Lisée pour la pertinence de ses propos et les charmantes tapes en arrière de la tête qu’il distribue à chaque semaine à la droite québécoise. Certes, notre société connaît des ratés et a ses travers. Mais si on pouvait intégrer un indice du bonheur à tous ces chiffres et statistiques, je dirais que chaque Québécois peut prétendre clairement avoir une qualité de vie supérieure aux Américains et même par rapport aux Canadiens anglais (eux ont un gros indice d’ennui et de couleur beige…).

99% des Québécois font mieux que 99 % des Américains, à durée de travail égale, parce qu’Ils vivent au Canada et que, grâce au castor canadien, ils bénéficient:
1) d’une généreuse péréquation;
2) d’un dollar qui vaut plus que le dollar américain (merci à l’Alberta et à nos exportations de pétrole).

Les comparaisons de M. Lisée sont particulièrement très dépendantes de la valeur du dollar canadien. Historiquement (je ne parle que des 20 dernières années), il a varié entre 62 cents US et 106 cents US.

Les avantages décrits par M. Lisée disparaissent dès que la valeur de notre dollar baisse sous les 90 cents US (grosso modo).

En somme, les avantages décrits par M. Lisée dépendent crucialement du maintien du Québec dans la Fédération Canadienne.

Les fédéralistes canadiens vous remercient chaleureusement pour vos efforts subtilement fédérateurs, M. Lisée.

Finalement, j’aimerais que M. Lisée publie pas seulement une comparaison des moyennes, mais une comparaison des médianes. Cela enrichirait la discussion et y ajouterait du contexte. Cela permettrait de faire une comparaison entre la distribution des salaires au Québec et aux USA.

Un bon statisticien saurait que certaines données peuvent fausser les résultats. Ainsi, retirer le 1% le plus riche pour calculer la moyenne des revenus est loin d’être ridicule ou malhonnête, au contraire.
DE plus, si on veut avoir une meilleure idée de la distribution, il faudrait calculer l’écart-type (on saurait à peu près comment la richesse est distribuée). Mais les statisciens ne se basent pas uniquement sur la moyenne et l’écart-type pour comparer des groupes. Ils utilisent aussi la médiane (ici ce serait le salaire correspondant au salaire du « milieu »: la moitié des gens serait au-dessus et la moitié en-dessous); cette mesure permet justement d’éviter que quelques cas particuliers faussent les résultats.

Vouloir à toute force n’utiliser que la moyenne et sans aucun ajustement (comme tiennent à le faire Michel Kelly-Gagnon et les propagandistes néo-libéraux) ne relève pas de la statistiques, mais bien de la manipulation de données. Ça, c’est profondément malhonnête.

Comme tout le monde le sait sauf eux, les dretteux adorent traficoter les données à leur avantage (quand ils ne lancent pas tout simplement des chiffres en l’air sans justification aucune).

Considérant leur public comme des idiots qu’on peut remplir à volonté, ils inventent une réalité qui sied à leurs objectifs : enrichir les riches et appauvrir tous les autres.

Ils aimeraient bien (comme on l’a vu avec les organismes que le PCC a soit noyautés soit fermés) faire taire tous ceux qui dénoncent leurs délires pour ce qu’ils sont : de la pure démagogie.

Le 2 mai, il faut tous aller voter pour empêcher ces grands malades d’obtenir un gouvernement majoritaire.

Cela expliquerait pourquoi ici on paie les mêmes biens 20% plus chères qu’aux États-Unis… même si certains biens vendus aux États-Unis sont fabriqués ici!

Deux choses l’une, soit en général, on doit être globalement plus riches que les américains si l’on est près a payer plus chère, soit que nos services coûtent moins chère, ce qui fait plus de moyens pour payer plus chère nos biens.

Je crois que c’est quelque part entre ces deux raisons…

M. Lisée,

Dans votre texte, vous dites que « si la réalité les intéresse », les économistes devrait utiliser le taux de change à la parité de pouvoir d’achat (PPA) dans leurs comparaisons. Je vous souligne que c’est bien ce qui a été fait dans la réplique de M. Kelly-Gagnon, comme l’indique la seconde note de bas de page. La mesure de conversion utilisée est la PPA calculé par l’OCDE, une source fiable de comparaison. J’imagine que vous ne l’aviez pas vu et que c’est une simple omission de votre part.

Cher M. Chassin,
Tout le débat est là. Michel Kelly-Gagnon utilise le PPA de l’OCDE pour le Canada, qui ne tient pas compte des différences entre le Québec et le reste du Canada. Pierre Fortin introduit cette différence, plus proche du réel. Vous devriez l’utiliser aussi.
bien cordialement,
Jean-François

Très intéressant! J’adore ces petits débats techniques.

Concernant la méthode de calcul en ajustant le revenu par la parité du pouvoir d’achat, c’est vous qui avez raison M. Lisée. L’utilisation du PPA reflète mieux la réalité que la méthode de calcul par rapport au taux de change. Très sérieusement, je ne vois pas davantage (afin de mieux représenter la réalité du consommateur) à utiliser la méthode du calcul par rapport au taux de change.

Concernant l’idée d’enlever les 10% plus riches, je peux comprendre que ça agace M. Kelly-Gagnon. Si on ne veut vraiment pas les exclure, on n’a qu’à refaire le même exercice en utilisant la médiane.

Mais, la conclusion resterait probablement presque identique.

Merci de continuer inlassablement à nous faire cadeau, comme l’animateur de la chaine culturelle de Radio Canada, de la petite folie du vendredi, sauce « commentateur de la droite.. etc.! » J’en manque rarement une.

Je suis devenu perplexe puis sceptique des données et déclarations de l’IEDM le jour où en visitant une de leurs études, j’ai constaté avec consternation que l »IEDM incluait le taux de salaire en valeur locale des pays étudiés pour fins de délocalisation dans le calcul financier d’opportunité. Avec à la clef, une conclusion souvent sans appel contre notre plus faible productivité et efficacité.

Je peux accepter que le critère qualification de la main-d’oeuvre ou le critère plus grande qualité du minerai par exemple soit utilisé. Je comprends cela comme deux variables indépendantes dans une étude comparative.

Mais inclure une variable aussi dépendante que celle du salaire d’un ouvrier dans 100 pays dans une étude d’opportunité canadienne, au travers de variables indépendantes, crée un biais systématique qui corrompt tout étude et tendant à
suggérer qu’il existerait des gens qui prôneraient rien de moins que la diminution des salaires des ouvriers ici comme partout dans le monde en faveurs de plus grands revenus pour les décideurs.

J’en retiens qu’il ne faut pas confondre mondialisation du commerce, une chose qui existe depuis bien avant Christophe Colomb, avec mondialisation de l’économie, une chose qui tarde à se donner à comprendre.

« Commentateur de droite chagriné d’avoir perdu son meilleur argument »

pardon? La gauche a perdu l’argument dans les années 70 avec l’échec de la courbe de Philipps. Mais comme la politique est menées par l’Homme, ce dernier la fait persister pour gagner des votes.

Le « modèle » québécois est un échec sur toute la ligne. Basse productivité, bas PIB et PIB/habitant – on se compare à l’Ontario à la PPA seuelement parce que nos prix ont descendus via l’exil des anglos – haut taux de BS, plus haut taux d’imposition du sous-continent…

» les super-riches (1%) captaient 8% du revenu total aux États-Unis. Aujourd’hui ils en captent trois fois plus, soit 24% »

et ils paient 40% de l’impôt

La veritee c’est que les quebecois on un pouvoir d’achat illusoire basee sur des lignes de credit.
Le bas cout de vie,(l’alcool, les prix raisonnables des restaurants, et les sites subventionee par le gouvernement pour les loisirs, donne l’illusion que l’economie quebecoise est suffisament rigoureuse et que par elle meme, elle pourais mettre au monde une nations.
Dabord, rappellons nous que nos industries sont en decripitude, que nos voisin americain qui sont 80% de nos exportation, sont en tres mauvaise situations et par le fait meme n’achete plus nos produit…. que le prix de la nouriture augmente, le gas et les comoditees….
Arreter de nous bourrer les oreilles avec vos fausse analise et vos graphique biaser…La realitee est que le quebecois moyen, et sons stile de vie est subventionner… Un cercle vicieux qui agie comme un cock ring dans les bons temps d’une economie. Mais quand les marcher sont pourit, que le gouvernement coule le fond de pension, que la dette est passer le point de non retour… mais quand ca va moin bien c’est un dildo de bois rugeux .
VOus etes des reveurs dangereux,, du meme genre que les bolchevics…. Vous pouvez serieusement pas croire que vous etes a l’abrie des crash boursier, des bankier enrager et des hausse du taux d’interet….
Rappellez vous la detes du quebec … vous pouvez pas faire bankcroute…. si vous le faites vous devez fermer tout les service qui justement subventionne votre stile de vie…

Je tien a ajouter, Que commentant sur les ligne de credit, je realise que le reste du canada aussi, utilise les memes ammortisement financier pour arrondir leur fin de mois.. Le fait est que, nombreuse famille, on un surplus financier a la semaine pas plus elever que 60 $ apres avoir dument payer tout les obligation….. Ok ok certain on plus de chance plus de tete, ou plus de controle… mais ici on parle bien de la popuation moyenne,,,les memes qui depense trop avec leur carte de credits. qui achette de voiture qu’il doive payer pour 4 a 5 ans et tout c’est petite mathematic….. C’est bien plaisant etre a la maison… mais si c’est pour etre pris a ecouter des talk show amortissant ou des realitee show debile… je prefere travailler nuit et jours, pour finir a 50 ans avec une belle petite retraite paissible…

M. Lisée,

Je suis habituellement en accord avec vos démonstration, mais il est un énoncé de M. Kelly-Gagnon qui me fais douter, et auquel vous ne répondez pas:

En effet, les Québécois gagnant plus de 100 000 $ par année (3,9% des contribuables) paient 32% de l’impôt sur le revenu pour financer les dépenses gouvernementales.

32% des dépenses gouvernementales, cela me semble bien souhaitable. De façon plus globale, bien que les riches semble plus profitez de l’augmentation de la richesse, qu’en est-il de la richesse réel de la classe moyenne? Sommes-nous plus pauvres qu’il y a 30 ans?

Moi, je suis d’accord avec vous M. Lisée. La droite et l’extrême droite nord-américaines sont directement responsable de la crise qui secoue encore les USA. Or nous savons aujourd’hui, enfin c’est l’opinion de certains analystes, que les plus riches qui ont engendré la dernière crise économique ont grandement profité de la dite crise pour s’enrichir encore plus.

À qui profite le crime ?

«Une fois qu’on dépassé les bornes, il n’y a plus de limites.»
[Alphonse Allais]

«que la richesse est la capacité d’acheter des biens et des services,…»: Des biens et services payés argent comptant.

Beaucoup de problèmes sociaux sont engendrés par le fait que beaucoup de gens ne font vraiment de choix de ce qu’est pour eux leur qualité de vie.

S’ils travaillent tant, c’est parce qu’ils sont obligés. Aussi, les heures travaillées n’enrichissent pas nécessairement ceux qui les travaillent.

Souvent, ils consomment pour se défouler de trop travailler, comme une récompense à leurs yeux. La consommation est le pétrole qui fait avancer la locomotive du capitalisme.

Et ce ne sont pas les consommateurs qui sont dans la locomotive et qui la dirigent dans un sens ou dans l’autre pour favoriser encore plus ceux qui la conduisent.

En passant, effectivement, vos arguments Monsieur Lisée sont ceux d’une gauche efficace. Je vous encourage à continuer. Les arguments de ceux qui sont dans la locomotive repose surtout sur le fait qu’ils veulent y rester. Et, plus elle va vite cette locomotive, plus ceux qui la conduisent en profitent.

Le consommateur de ce point de vue n’est qu’un faire valoir pour les gens de droite.

Quand M. Lisée essaye de faire porter à toute la droite le chapeau de l’américanisme je m’insurge non que je sois de l’extrême, mais faisant partie des incompris du centre droit que tout les partis essaye de s’arracher croyant que ça veut dire nimporte quoi.
Les centres droits du Québec sont composé de travailleurs, de petits entrepreneurs, de chef d’entreprise, de retraités, de jeunes. En fait ce sont en majorité des gens qui veulent conserver nos progammes sociaux essentiels de base (santé, éducation) en faisant du développement économique durable(en prenant soin de l’environnement mais en mettant en perspective la nécessité de développer notre économie), en laissant aux générations qui vont suivrent un environnement vivable, un bilan économique avec peu, préférablement pas de dette ET un fond d’urgence. Pour ceux qui pensent qu’on ne peut épargner quand on est endetté c’est faux. Pensez à vous d’abord, assurez votre sécurité en mettant des sous de côté avant de payer les comptes. Et les comptes il faut savoir vivre selon ses moyens.
Si on est au centre c’est justement parce qu’on aime pas les extrêmes. Àa veut dire pas de socialisme contrôlant tout et institutionalisant tout. La nationalisation de nos richesses mais en les exploitant sous formes de partenariats (n’oubliez pas que plus il y a de monde qui contrôle, de groupes et d’intérêts différents plus c’est difficile pour des dictateurs ou des groupes crimnalisés d’agir de manipuler, d’intimider, de contrôler.
Le syndicalisme raz le bol. Non seulement c’est un organisme de contrôle mais ils nous empêchent d’avancer. (exactement la même attitude que le bloc, un intermédiaire inutile qui provoque l’immobilisme).On ne veut pas non plus de capitalisme comme les américains qui visent a rendre riche une poignée de persone en capitalisant a faire crever les autres.
Le juste milieu convient parfaitement aux québécois, l,entraide, le coopératisme mais pas a l’extrême en tolérant l’existence de quelques sociétés d’état (du moment quelles soient contôlées et gérées par les gens d’ici et d’entreprises privées. Une saine compétiton, une fourchette de choix dans tous les domaines plus de domaines exclusif à l’un ou l’autre on veut de tout et avoir le pouvoir de choisir.
Difficile de trouver des comparables, les québécois sont souvent des inovateurs. On peut créer notre modèle et faire avancer notre développement.
p.s. Un blog pour moi c’est un sujet qui est lancé a tous par un animateur. Quand on s’adresse à l’animateur ou un participant on le dit @(en le nommant). Autrement on prend pour acquis que le vous ce sont tout les participants. C’est un beau lieu d’échange entre tous.

J’Y étais en 1984, J’ai trouvé disproportionnée la tête de M. Lévesque… très cartésien. Un homme simple avec une vision sur le monde grandiose… un gaspésien. Proche des gens, avec le coeur sur la main, il voulait donner aux québécois leurs richesses sur un plateau d’argent. Trop vrai pour le vrai monde ou il y a des masques et des coup de théatre. Une comédie auquelle prennent par trop de gens en croyant qu’il faut jouer la comédie, mentir, faire des coups d’éclats. On va entrer dans cette période de la campagne électorale ou les politiciens essayent de gagner des points en dénigrants, en fouillant dans le passé, en l’inventant s’il le faut. Tout les moyens sont bons, ce qu’il faut c,est gagner… et c’est exacetement là ou les électeurs vont décrocher. On est pas aussi nul qu’on se plait à nous imaginer. Quand ça l’appat du gain devient loi, on débarque.
Je me demande si quelqu’un s’est donné la peine de demander a Mme Paillé (comme il lui reste 12-15 peut-être plus de vie active, ou elle aimerait être, qu’elles sont les compétences qu’elles aimeraient mettre au service et si elle a besoin de formation soit pour actualiser ou acquérir pour occuper des tâches qui seront profitable pour la société. Mme Paillé a des acquis, serontils reconnus, sanctionné et même considérés.
Si Mme Paillé était moins honnête, plus stratégique. Elle n’aurait pas donné sont vote aussi tôt ça lui aurait peut-être procuré un emploi. Le meilleure cheval sur lequel elle aurait pu miser c’est un indépendant qui aurait promis promouvoir et travailler à la réalisation d’un programme pour les 50ans et plus. Quelque chose comme une subvention à la création d’un poste 10% de son salaire pendant les 7 prochaines années (pas renouvelable avec un autre puisqu’ils la mettrait à la porte pour en prendre un autre au terme du programme) pour un emploi selon le choix de l’individu 3,4 ou 5 jours semaine. Parce qu’effectivement à cet âge il est fort probable qu’elle ait à agir comme aidant naturel et lui permettre de travailler à l’extérieur et de reconduire ces parents dans un centre de jour durant ces période lui donneront la possibilité de conscilier travail-famille. Il faut comprendre que s’occuper de ses parents peut être encore plus lourd que de s’occuper de ses enfants car il se trouve peu de gens et d,organisme capable de vous remplacer. C’est aussi jour et nuit. Des centres de jours jumelé a des résidences de personnes agées ou on peut louer les services pour 1 journée, une nuit, une 2 ou 3 semaines, c’est important pour assumer de manière réaliste la responsabilité de parents viellissants. Comme ça on peut travailler et avoir accès a des services de dépannages. Mais encore faut-il pour ça que le marché de l’emploi permette a des gens d’occuper un emploi sur d’autres modes, 2-3-4 ou 5 jours selon le choix de l’aidant.

» Mais la réalité n’intéresse pas l’IEDM. Allez savoir pourquoi. »

Nous sommes quelques uns à avoir une réponse à cette question.

Ça ressemble étrangement à ce que plusieurs qualifient de »zombie economics », à savoir une position économique, réfutée par les faits, mais qui continue à être propagée pour des raisons idéologiques, peu importe le réel.

Bravo à l’Institut économique de Montréal (IEDM) qui continue de faire un très bon travail (de groupe de pression) tout en bénéficiant du statut d’organisme de charité, ce qui lui permet d’offrir des crédits d’impôts à ses généreux donateurs…

Sachant que le lobby politique est l’un des critères premiers empêchant un groupe d’obtenir le statut d’organisme de charité (par exemple, c’est ce qui empêche Greenpeace d’avoir un tel statut), il est pour le moins scandaleux d’apprendre que l’IEDM bénéficie de ce statut et ce, à nos frais…

Pardon, j’oubliais, l’IEDM est un organisme faisant dans l’éducation économique…

Par quel stratagème l’IEDM réussit-elle à graisser la patte de l’Agence du revenu du Canada pour avoir ces avantages indus ?

L’autre grande différence entre les pays, et là, ni Fortin, Lisée ou Kelly-Gagnon ne l’ont soulevée, se situe du côté de la composition du PIB entre le Québec et les États-Unis.

La part du PIB aux États-Unis consacrée à des dépenses qui apportent peu à la qualité de vie, comme l’armée, les prisons et la finance est beaucoup plus élevée là-bas qu’ici. Ce serait intéressant de quantifier cela…

Pardon, il faudrait plutôt lire :
«Par quel stratagème l’IEDM réussit-IL à graisser la patte…»

Malheureusement, ça ne change rien à l’insolence de cette triste réalité…

Pour moi, l’économie c’est une tarte. Si 1% de la population se décerne 24% du revenu d’un pays, c’est qu’il n’y a pas de partage de richesse. L’économie d’une société représente une masse finie. Alors que dans les années d’après guerre, le 1% s’accaparait 8% des revenus du pays.À 24% de la tarte, c’est simple, ce 1% enlève une richesse qui appartient au 99%.

Est-ce normal que des gens travaillent au salaire minimum ou pas loin alors que le PDG est milliardaire et que sa compagnie prend de l’expansion. Est-ce normal! Le PDG ne doit-il pas la croissance de sa compagnie à ses employés au salaire minimum!

Au Canada, les 100 PDG dans les plus grandes entreprises ont des salaires combinés dépassant le milliard de dollars.

Quand on lit les proxy des compagnies, on se rend compte aussi qu’ils ont des régimes de pensions à prestations déterminées dans le million par année.

Ils ont des salaires déguisés en « Stock options », traités fiscalement comme des gains en capitaux, i.e. imposés à seulement 25%. Au Canada, c’est 8 milliards, une perte fiscale de 2 milliards.

Quand ces économistes parlent de création de richesse, je me pose la question : « Pour qui! ».

On sait qui finance L’IEDM, pour ne pas dire que ce sont le milieu des affaires. Les économistes de l’IDEM vont-ils mordre la main qui les nourrit pour donner une vue impartiale? Ils imposent à tous les citoyens avec arrogance leurs idées et les idées des plus riches de la société. J’accorde peu d’importance à ces idées partiales qui n’ont rien d’objectif ou de neutre pour Monsieur et Madame tout le monde qui travaillent.

J’en ai raz le bol de ces pontifes. Autrefois on avait les pontifes de l’église, maintenant ce sont les économistes.

Ah…tiens…l’IEDM devient soudainement une source crédible maintenant?

Eh ben…

En 1979, mon revenu annuel était de 20,000$, le revenu de mon employeur avoisinait les 35,000$ par employé, avec un président payé 200,000$.

En 2009, mon salaire avoisinait les 65,000$, le revenu de mon employeur avoisinait les 430,000$ par employé, avec un président payé 2,800,000$

En 1979, 57% de la richesse que je générait me revenait.
En 2009, 15% de la richesse que je générait me revenait.

Bref, le revenu de mon employeur est passé de 15,000$ à 365,000$ par tête en 30 ans… cela représente un gain de 325% pour moi, 1400% pour le président et 2433% pour l’entreprise.

Si, par hasard, je décide de tenir compte du fardeau fiscal de 1979 comparé à celui de 2009, on constate une différence qui approche les 400% contre moi, près de 100% pour le président et plus de 170% pour l’entreprise! Ben oui! Une entreprise, elle, peut retirer plus d’impôt qu’elle n’en paie!

Sans même se comparer à d’autres régions du monde je constate que les gains de productivité générés par les nouvelles technologies depuis 30 ans se sont essentiellement retrouvés dans les comptes en banque des plus riches.

Mais, c’est une situation normale… Tant que les banques auront le droit de fabriquer le crédit! Mais là, ça c’est un sujet pour un autre blogue.

YLL
CNCDI et FSSM

J’ai un petit problème avec l’idéologie de partage de richesse. Je n’ai pas l’idée de pouvoir entretenir des gens qui ne veulent pas contribuer en se disant qu’ils auront droit à LEUR part. Je suis en faveur de nationaliser les richesse et pour lui donner ACCÈS à tous ceux qui veulent bien travailler pour contribuer à son développement. Bien sur l’exploitation de cette richesse nous donne les moyens de prendre soins de ceux qui sont plus faible, du moment qu’ils contribuent selon leurs capacités en donnant du temps dans les services public et communautaire. Il existe toujours plus démunie que soit. À moins d’être vraiment incapable de contribuer d’aucune façon je m’attend a ce que chacun mettent des efforts. (Dans les garderies faire la lecture de contes, bercer les bébés, dans les organismes communautaires aider a préparer et servir des repas etc.
http://finances.ca.msn.com/actualites/rc-article.aspx?cp-documentid=28393550
Àa ne sont pas les québécois qui manquent de coeur à l’ouvrage mais les syndicats qui leur impose de ralentir le pas. Pour que les entreprises soient obligées de faire faire le travail par plus de monde ce qui donnera aux syndicats plus de cotisations syndicales. Ça donne des entreprises moins performantes qui désavantages les bons travailleurs au profits de ceux qui ne se pas du tout travailler. En ayany la protection d,emploi et refusant l’évaluation des résultats on a plus d’employés plus de cotisations et de bons employés moins bien payés qui n’est pas en rapport avec leurs résultats et leur potentiels.
Donnons nous des normes du travails qui assure de bonnes conditions peut importe l’endroit et laissons les gens choisir en leur permettant de faire un vote secret à tout les 4 ans pour chosir s’ils donnent un mandat a un syndicat de les représenter auprès de l’employeur. Trop facile de se syndiquer trop difficile de choisir de ne pas l’être. Ça n’a pas de bon sens que nos lois protège la syndicalisation au détriment du choix des travailleurs. Ils doivent eux aussi être imputable de leur performance. Quand ils font des mauvais coups ils ne sont jamais pénalisés d’aucune manière. J’espère que l’UPAC aura un mandat assez large pour aller faire le ménage dans des entreprises aussi.

@rod

Le lien de wikipedia auquel vous avez publiez donne les données de l’année 2009 pour le pib/habitant des états américains. Or. pour cette même année, le PIB de la province était de 303,747G$ et la population du Québec était de 7828879 selon statistiques canada (Tableau 051-0001). Le PIB par habitant pour la province était donc de 38 798$ en 2009.

J’ai fait la moyenne des taux de change pour cette année (38798$ en 2009) avec l’aide du site web de la Banque du Canada afin d’avoir une réponse précise et cela me donne 34 131,86$USD.

Cela place donc le Québec entre le 35e et le 36e rang des 50 états chez nos voisins du sud.

30 Missouri 35,676
31 Oregon 35,667
32 Louisiana 35,507
33 Ohio 35,381
34 Oklahoma 35,268
** Québec 34,131
35 North Carolina 34,453
36 Tennessee 34,089
37 Michigan 34,025
38 Montana 34,004
39 Georgia 33,786
40 Indiana 33,725

http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_U.S._states_by_GDP_per_capita

http://www.stat.gouv.qc.ca/princ_indic/princ_indic_accueil.htm

http://www.bankofcanada.ca/fr/taux/exchfo-f.html

http://www5.statcan.gc.ca/cansim/pick-choisir?lang=fra&id=0510001&pattern=0510001&searchTypeByValue=1

Je suis originaire de Toronto; j’étais convaincu que j’allais payé beaucoup plus en impôts en arrivant à Montréal. En 1983, je gagnais 10$ l’heure (plus que 2 fois salaire minimum à l’époque). Partout on disait que Québec était l’endroit où on payait les plus de taxes et impôt.

Donc voici le constat sur mon niveau de vie en arrivant au Québec,

Je payais moins d’impôt! (C’est à ce moment que j’ai compris que les impôts étaient moins pour la plupart du monde – mais effectivement plus cher pour le monde qui compte – avec l’argent).

Mon loyer au centre-ville de Montréal – la moitié de mon loyer en banlieue de Toronto (et on ne parlera même pas la différence si j’aurais voulu acheter une maison en ’83 – et la différence reste significative aujourd’hui).

Mon électricité – à peu près 35% moins chère à Montréal,

Mes plaques d’immatriculation 3 X plus chère au Québec (près 100$ de différence)

Par contre mon assurance auto – 1/4 du prix de mes assurances en Ontario – différence de près de 1000$ (oui – oui en 1983)!

Université – j’ai appris après quelques années ici que j’avais les moyens d’aller à l’université ici – ce qui était pour moi impensable en Ontario!

Je pourrais donner encore des exemples – mais vous comprenez – je sais que pour la vaste majorité de la population – on est beaucoup plus riche au Québec.

Vous en pousser subtilement une grosse là monsieur Lisé.

«On sait aussi que la loi américaine ne prévoit pas de temps minimal de congé annuel pour les salariés, dont le taux de syndicalisation est trop faible pour imposer, comme chez nous, un temps d’arrêt conséquent»

Ainsi donc les congés accordés par les normes du travail ici seraient le produit de l’action d’un haut taux de syndicalisation du Québec.

Alors expliquer moi svp pourquoi qu’en France on a pas mal plus de congés annuels (5 semaines pour les vacances d’été) alors que ce pays a le taux de syndicalisation le plus bas d’Europe ? Il est même plus bas que celui des américains !

@Jean Yves Arès
Comme vous le savez peut-être, la France a été gouvernée à quelques reprises par le Parti socialiste.
merci de me lire
Jean-François Lisée

Désolé pour la petite erreur sur ma publication précédente, vous auriez dû lire ceci:

30 Missouri 35,676
31 Oregon 35,667
32 Louisiana 35,507
33 Ohio 35,381
34 Oklahoma 35,268
35 North Carolina 34,453
** Québec 34,131
36 Tennessee 34,089
37 Michigan 34,025
38 Montana 34,004
39 Georgia 33,786
40 Indiana 33,725

Les arguments de Fortin et Lisée sont très convaincants. Et ils détruisent l’idéologie anti-interventionisme de la droite. Si ces arguments faisaient changer d’idée M. Kelly-Gagnon, son univers basculerait. Il perdrait sa job. Il ne pourrait plus continuer à défendre les privilèges des oligarques. Il serait obliger de mordre la main qui le nourrit si bien.

La science économique est impuissante pour comprendre M. Kelly et ses camarades. Il faut faire appel à la psychologie et à la sociologie.

150% DES AMÉRICAINS SONT PLUS RICHES QUE 200% DES QUÉBÉCOIS (ou vice-versa)*

C’est ce que nous révèle la dernière étude béton de l’Institut des Énormités de la Droite Manipulatrice (IEDM).

*L’étude a été réalisée sous forme de sondage téléphonique auprès de 10 Canadiens et Américains choisis au hasard parmi les membres du PCC et du GOP.

Quand on reçoit des milliards d’Ottawa, c’est facile de prendre le choix de ne pas travailler pour ensuite se faire croire que c’est une « richesses ».

Le ROC travaille pour que le Québec puisse se la couler douce et on voudrait nous faire croire qu’on est riche…

En passant, Lisée devrait savoir que l’économie n’est pas un « zero-sum game », c’est une règle économique é-l-é-m-e-n-t-a-i-r-e. Donc il est ridicule de poser un seuil de captation de richesse qui serait excessif.

Un exemple parmi tant d’autre: Bill Gates.

Bill Gates, le président de Microsoft. Le salaire moyen des employés de Bill Gates est de 49 000$ et Microsoft compte 89 000 travailleurs. Autrement dit, chaque année, Microsoft verse environ 4,4 milliards de dollars en salaire. La fortune de Bill Gates, qui s’élève à 54 milliards de dollars, a été amassée sur une période de 35 ans, ce qui représente un revenu moyen de 1,5 milliard de dollars par année. En bref, les salaires versés par Microsoft sont supérieurs aux revenus de Bill Gates ! Et le portrait serait encore plus frappant si je tenais compte des dividendes versés aux actionnaires.

Et l’on voudrait nous faire croire que le monde serait meilleur si Bill Gates n’avait jamais vu le jour, qu’on devrait l’exclure ou limiter sa richesses, parce que sa fortune serait illégitime ou indécente. Bill Gates n’est pas devenu multi-milliardaire en volant les gens, il est devenu multi-milliardaire en enrichissant des centaines de milliers de gens.

Et ultimement, si Lisée et Fortin avait raison, les américains voudraient immigrer au Québec.

Quand on reçoit des milliards d’Ottawa, c’est facile de prendre le choix de ne pas travailler pour ensuite se faire croire que c’est une « richesses ».

Le ROC travaille pour que le Québec puisse se la couler douce et on voudrait nous faire croire qu’on est riche…

En passant, Lisée devrait savoir que l’économie n’est pas un « zero-sum game », c’est une règle économique élémentaire. Donc il est ridicule de poser un seuil de captation de richesse qui serait excessif.

Un exemple parmi tant d’autre: Bill Gates.

Bill Gates, le président de Microsoft. Le salaire moyen des employés de Bill Gates est de 49 000$ et Microsoft compte 89 000 travailleurs. Autrement dit, chaque année, Microsoft verse environ 4,4 milliards de dollars en salaire. La fortune de Bill Gates, qui s’élève à 54 milliards de dollars, a été amassée sur une période de 35 ans, ce qui représente un revenu moyen de 1,5 milliard de dollars par année. En bref, les salaires versés par Microsoft sont supérieurs aux revenus de Bill Gates ! Et le portrait serait encore plus frappant si je tenais compte des dividendes versés aux actionnaires.

Et l’on voudrait nous faire croire que le monde serait meilleur si Bill Gates n’avait jamais vu le jour, qu’on devrait l’exclure ou limiter sa richesses, parce que sa fortune serait illégitime ou indécente. Bill Gates n’est pas devenu multi-milliardaire en volant les gens, il est devenu multi-milliardaire en enrichissant des centaines de milliers de gens.

Et ultimement, si Lisée et Fortin avait raison, les américains voudraient immigrer au Québec.

Quand on ne prends pas en compte le temps libre, on ne peut concevoir la vie sans le travail. Et voila pourquoi aux USA les personnes âgées travaillent toujours jusqu’à la dernière minute parce qu’autrement, ils s’ennuient. Pas de contact ou si peu avec les arts et la culture, ils boulottent et lavent leurs autos puisqu’il n’y a rien qui vaille à leur télé.

Pendant une pause café dans un MacDo de la Caroline du sud un employé âgé me conviait à reluquer son gros pick up de l’année. Il me disait qu’il aimait les chars et que travailler le tenait occupé. Un choix de vie ? Pas vraiment : plutôt une aliénation librement consentie.

Et ici on voit d’anciens cadres travailler dans les allées chez Rona les fins de semaine…

« Vivre dans ce pays, c’est comme vivre aux États Unis » Robert Charlebois.

Je trouve désolant (et dangereux ?) que des intellectuels (!) ne s’en tiennent pas aux faits mais martèlent les cerveaux de dogmes reposant sur une idéologie, comme font les églises depuis la nuit des temps. L’IEDM est une honte pour quiconque a un tant soit peu de respect pour la raison. On se croirait parfois dans un village arriérée dirigé par un p’tit boss des bécosses.

Au fait, qui finance l’IEDM ?

@ David

«La fortune de Bill Gates, qui s’élève à 54 milliards de dollars, a été amassée sur une période de 35 ans, ce qui représente un revenu moyen de 1,5 milliard de dollars par année.»

Heureux de savoir que Bill Gates n’a rien dépensé en 35 ans et que ses revenus d’il y a 35 ans étaient déjà de 1,5 milliards $ !

Vous vous êtes surpassé cette fois ! Ne lâchez pas, un jour vous saurez la différence entre un flux et un stock.

Est-ce que les transferts de péréquation tiennent compte du cout de la vie des provinces? Sinon, il serait intéressant de savoir dans quelle proportion l’hydro-électricité et la péréquation contribuent à notre niveau de vie. L’idéal serait que l’Alberta se décide à se séparer de la fédération peu avant qu’elle ne soient obligée de commencer le remboursement de sa dette écologique. 😉

@David: Wow, je suis impressionné…

Le TOTAL des salaires de 89 000 travailleurs est UN PEU plus grand que le revenu d’UN seul homme qui est leur grand patron? On devrait lui donner une médaille, à ce grand humaniste.

En passant, pour un Gates qui a — parfois — des éclairs furtifs de conscience sociale, il y a cent requins qui se foutent des moutons qu’ils exploitent comme de leur première chemise. Votre exemple, pour dire le moins, n’est donc pas très représentatif.

(Je rêve d’une planète de roche et de poussière où on pourrait envoyer se battre entre eux tous ces individualistes à l’ego stéroïdé qui détruisent notre société, pour que ceux qui veulent s’entraider, se respecter et vivre en harmonie puissent enfin la reconstruire en paix!)

Le parti libertarien devrait s’appeler le « Parti de l’Oxymoron », avec son cri de ralliement : « Individualistes, unissez-vous ! »

@ Veinsang

Bien sur qu’on devrait lui donner, il a enrichit l’économie directement et indirectement et il a mis sur le marché des produit qui ont révolutionner le monde!

Tu penses que le monde serait plus riches si Bill gates n’avait jamais existé ?

C’est le contraire !

@ Darwin

Tu as raison, en 35 ans je suis sûr que Gates a dépensé 5 milliards en épicerie…

Mmmm…

Encore l’argument de l’Alberta qui paie pour nous…

Quand il va falloir que l’Alberta paie pour remettre ses plaines en état, ce sera le Canada qui voudra se séparer d’elle!

Ce moment arrivera, mais quand nos bons gestionnaires aurons « sacré le camp » avec les profits…

Les albertains seront bien content de l’hydro-électricité à ce moment…

Bill Gates et Paul Krugman

Voici ce que Krugman en dit:
« Le revenu moyen ne dit pas nécessairement combien gagnent la plupart des gens. Quand Bill Gates entre dans un bar, la richesse moyenne de la clientèle monte en flèche, mais ceux qui étaient dans le bar quand il est entré ne sont pas plus riches qu’avant. C’est pourquoi les économistes qui s’efforcent de cerner la situation du membre type d’un groupe, et non des quelques individus qui réussissent extrêmement bien ou sont extrêmement mal lotis, ne parlent pas, en général, du revenu moyen ; ils observent le revenu médian – celui de la personne qui est plus riche que la moitié de la population et plus pauvre que l’autre moitié. A la différence du revenu moyen, le revenu médian ne monte pas en flèche dans le bar où entre Bill Gates. En fait, l’entrée de Bill Gates dans un bar est une très bonne métaphore pour décrire ce qui s’est vraiment passé aux Etats-Unis depuis une génération. Si le revenu moyen a beaucoup augmenté, c’est essentiellement parce qu’une poignée de personnes se sont considérablement enrichies. Le revenu médian, selon la définition qu’on utilise, a augmenté modestement ou a baissé. »

Au faites, Bill Gates valait presque 64 milliards voilà 10 ans. Soit il dépense beaucoup, soit la valeur de Microsoft baisse continuellement…. soit que sa fondation y soit pour quelque chose! (Avec les avantages fiscaux qui s’y rattache…)

Finalement Michel Kelly-Gagnon à pratiquement confirmé lui-même les affirmations de Jean-François Lisée et Pierre Fortin.

Pour la droite, c’est le plus gros montant au bas du chèque qui importe et même si ce montant les mets dans la misère.

Le bien être c’est une tare pour eux du moins c’est ce qu’ils laissent croire aux naïfs qui les suivent. Eux même sont souvent pas trop travaillant.

Le bloc dit on veut notre part.
Notre part de quoi??? Personne n’est mort et a laissé un gros héritage. Les budgets du Canada sont les impôts perçu sur les revenus de ceux qui travaillent, font des épargnes et les profits des entreprises. On en a ici du gaz, des mines, du potentiel de richesse mais les québécois n’en veulent pas. Oui on peut en faire l’exploitation non pas en capitalisme sauvage mais en prenant soin de l’environnement et en diversifiant les économies régionales avec une partie de cette richesse créé. Mais quand on voit les mouvements qui se lèvent par exemple contre les éoliennes, l’exploitation du gaz, l’amiante, les mines a St-Hypolite, oui on peut nationaliser et avoir plus de contrôle et une plus grande part des profits mais quand on écoute bien les levés de boucliers, on entend juste du pas dans ma court. Bien pas dans ma court mais on veut des programmes sociaux payés comment??? Notre part de quoi??? Si on participe à la création de la richesse oui on peut avoir un retour mais si on reste assis et ne veut rien faire, juste bouder dans notre coin et demander une part… une part de quoi???

@ Jean-François Lisée

Il serait intéressant de faire une étude pour savoir combien la misère des pauvres est plus grande aux ÉU.

Mettons pour 10% de la population des deux.

« Tu penses que le monde serait plus riches si Bill gates n’avait jamais existé ?

C’est le contraire ! » (David)

Affirmation gratuite. Personne ne le sait.

@ David

Il faut arrêter avec l’argument des Américains qui viendraient vivre ici si c’était mieux. Vivre dans un pays c’est plus qu’accumuler de l’argent. C’est également vivre en accord avec des valeurs politiques et sociales. Je sais que pour toi l’argent représente tout, mais fort heureusement plusieurs humanistes accordent aussi une valeur à la solidarité, au partage, à l’empathie, etc. Même si on promettait à plusieurs Américains qu’ils seraient plus riches au Québec, ils ne viendraient pas parce que les valeurs sociales et morales (meilleures ou pas) demeurent foncièrement différentes.

M. Lisée, je vous suggère une hypothèse pourquoi les Américains travaillent plus que bien d’autres pays du monde industrialisé : ils doivent payer leurs frais de scolarité.

Je n’ai pas d’étude pour prouver cette hypothèse, seulement le récit d’un Américain qui devait payer les faramineux frais de ses études universitaires en informatique en travaillant en moyenne… 80 heures/semaine ! Avec cet horaire, au revoir les loisirs.

Sans compter le jugement des autres travailleurs lorsque vous travaillez moins, la pressions des patrons, etc. et vous avez plein de bonnes raisons pour travailler plus en vivant moins bien (et non mieux comme le dit l’IEDM et des annonces d’une chaine américaine connue).

Sérieusement, je suis très content de la qualité de vie au Québec comparé aux États-Unis et cela me scandalise que l’IEDM menace cet équilibre avec leurs demi-vérités et leurs lectures statistiques naïves ou mensongères.

Félicitations Jean-François,
On constate les mêmes errances idéologiques de la part de l’IEDM lorsqu’il est question d’environnement, et notamment de changements climatiques. L’Institut éprouve de grandes difficultés à soutenir ses positions dès lors que l’on déplace la discussion dans le domaine de la science empirique plutôt que de l’idéologie.
Le droite, comme la gauche, doit aux citoyens un minimum de rigueur.
Karel Mayrand

@Nicolas Paillard,

Vous dites: « Quand il va falloir que l’Alberta paie pour remettre ses plaines en état, ce sera le Canada qui voudra se séparer d’elle! »

Vous devez ignorer que l’Alberta exige que les compagnies qui font du développement dans le secteur des hydrocarbures déposenet dans un fond les sommes nécessaire à la remise en état du site exploité. Si elles ne parviennent pas à le faire, puisqu’elles se doivent de le faire, le gouvernement utilisera les montants déposés pour le faire à leur place. Donc, le Canada n’aura pas à payer pour cela, l’Alberta saura bien se tirer d’affaire toute seule. D’ailleurs, il y a plusieurs sites qui ont été remis en état après l’exploitation. Ils y sont parvenus avec succès et ce sans la contribution canadienne.

@ David

«Tu as raison, en 35 ans je suis sûr que Gates a dépensé 5 milliards en épicerie…»

Moi qui ne savais même pas qu’il faisait l’épicerie ! Vous pensez qu’il ne consomme pas ?

Il a quand même un train de vie supérieur à celui de ses travailleurs et a dépensé des milliards $ pour sa fondation, que l’État lui a remboursé en partie, comme l’a mentionné Benton…

En fait, la plus grosse erreur est de penser que ses milliards $ peuvent être comparés aux revenus de ses employés. Comme je l’ai fait sentir, les milliards de Gates sont un stock et les revenus des employés des flux. Et une somme de flux ne donne pas un stock ! Il n’ont pas la chance de pouvoir épargner une forte proportion de leurs revenus.

Avec un revenu moyen inférieur à 50 000 $, ses 89 000 employés (je prends vos chiffres) n’ont sûrement pas à eux tous accumulé une épargne correspondant à plus de 10 % de celle de leur seul patron et fort probablement beaucoup moins !

@ Youlle

«Affirmation gratuite. Personne ne le sait.»

Ce qu’il y a de rigolo, c’est que David prend pour exemple un des pires monopolisateurs ayant existés. Il a écrasé le peu de concurrence qui se mettait sur sa route. De la part d’un chantre du «libre-marché», c’est particulièrement cocasse !

@Youlle, au lieu de faire des études pour se regarder le nombril et s’applaudir, ça serait plus constructif d’investir dans la recherche de solutions pour régler les problèmes qu’on a. Eh oui, il y en a et au lieu de s’assoire sur nos lauriers vaux mieux travailler à régler ceux qu’on a. Voulez-vous des exemples? transport en commun électrique et rapide partout au Québec, développement de cités autosuffisantes, Pont, logement sociaux, sans abris, développement régional, développement des ressources naturelles, réappropriation de nos terres et assurer une exploitation durable qui diminue notre dépendance alimentaire aux importations. Comme on peut produire a moins de frais en serre qu’autrefois dans des bâtiments autosuffisants on peut produire dans des conditions optimales bien des produits qu’on ne pouvait pas produire a cause de nos conditions climatiques. Et ce a 2 pas des marchés. Au lieu de dépenser de $ des énergies et du temps a se flatter la bedaine et se regarder le nombrils en devrait mettre notre $ et nos efforts dans des solutions concrètes et faire avancer le Québec, les discours c’est bon pour les politiciens et les syndiqués (ceux)qui n’ont pas à être productifs, dont on ne se préoccuppe pas des résultats. Moi quand je paie j’aime avoir des résultats.

Je ne dirai jamais de mal de la fortune des entrepreneurs. C’est tellement difficile et risqué de lancer son entreprise. Tellement plus simple de ne jamais prendre de risque, juste chiâler et assurer que n’importe qui aurait pu y arriver.

Néanmoins Dave, tu as de bien dangereuses idoles pour un libertarien. Avant de citer Bill Gates à tour de bras, je m’informerais sur ses idées en matière de fiscalité. Parce qu’il a pris position publiquement pour des hausses d’impôts pour les riches. Lui et Warren Buffet, deux maudits BS québécois anti-capitalistes qui veulent faire payer les riches…

http://www.huffingtonpost.com/2010/11/21/warren-buffett-paying-more-taxes_n_786516.html

Aujourd’hui j’ai mis en application les conseils de JF Lisée et P Fortin. J’ai augmenté mon pouvoir d’achat en achetant mon épicerie avec ma carte de crédit.

@JeffB :
(avril 18, 2011 à 12:27)

Vous ignorez la vérité à ce sujet.

«Le Vérificateur général de l’Alberta lance des avertissements au gouvernement à ce sujet depuis plus de 10 ans. Selon lui, trop peu d’argent est mis de côté par l’industrie pour nettoyer les lieux d’exploitation où le sol, l’eau et la faune pourraient être contaminés.»

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/sables-bitumineux-le-npd-denonce-un-accord-secret-62211.html

@Raymond Campagna,

Effectivement, plusieurs croient que ce fonds est insuffisant. Il faut cependant se rappeler que ce fonds n’est utilisé que si les exploiteurs ne peuvent remettre le site en état, après l’exploitation.

Il faut savoir que l’Alberta va tripler les garanties exigées des pétrolière. Le fonds qui est d’environ 2 milliards présentement devrait donc passer à 6 millirads (en 2035). Votre article date de février 2011, en voici un de mars 2011. On peut donc croire que le gouvernement de l’Alberta a tenu compte des recommandataions du vérificateur.

http://www.radio-canada.ca/regions/alberta/2011/03/17/002-sables-bitumineux-remise-en-etat-revision.shtml

Je maintiens donc que je ne crois pas que ce seront les Canadiens qui paieront la facture de nettoyage. Ce seront les pétrolières et, à défaut, le gouvernement Albertain.

Je crois effectivement monsieur Lisée que les particularités de la France, ainsi que de plusieurs pays de l’Europe de nord, sont le fait du socialisme qui y est solidement encré. Même que pour la France on peut remonter à sa révolution qui lui a donné sa devise qui devrait en inspirer plusieurs ici, «Liberté Égalité Fraternité».

Cette devise contient beaucoup plus que de simples mots gentils.

Sur le temps de travail, l’INSEE, L’Institut National de la Statistique et des Études Économique de France, jette un regard ici sur l’évolution du temps de travail dans les 60 dernières années.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1273#inter1

Rien dans l’analyse proposée ne fait de lien explicite vers une proportionnalité de syndicalisation versus le temps de travail. Et pour cause, si l’on prend leur deuxième tableau qui donne le temps de travail dans une dizaine de pays développés et qu’on le croise avec le tableau du lien suivant des statistiques de l’OCDE sur le taux de syndicalisation on ne retrouve aucune synchronisation entre l’un et l’autre. (La Suède 68%, les É-U a 11.9% et la France 7.7% de syndicalisation)

http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=UN_DEN&Lang=fr

Le syndicalisme tel qu’il s’est développé ici est un syndicalisme de droite qui voie aux avantages de ses membres cotisants avant toute autre chose. Son action vise toujours à tirer les meilleurs profits possibles pour ses membres cotisants de l’activité économique, et ce, surement pas dans un esprit de partage et d’égalité.

Son influence sur le politique est toujours modulé en fonction d’augmenter les avantages pour ses membres cotisants via les lopis et la cagnote publique. La chose est particulièrement visible justement sur l’équation heures de travail annuel versus rémunération globale.

Bien sûr on peut éviter ce genre de constat en focalisant le débat public sur le rapport du 1% les plus riches avec le reste de la population. Cela a l’avantage de gommer unitairement les 99% restant en passant tout droit sur le bilan du partage qui se fait a l’intérieur de ce 99%.

Mais ce faisant on brise totalement l’esprit d’un véritable socialisme tel qu’inspiré par la devise française.

@JeffB

Il faut que le Québec applique une politique semblable pour tous les types d’exploitation de richesses naturelles : gaz, minerai, pétrole, forêts, etc.

Après le party, c’est vous qui payez pour le nettoyage et la remise en état !

@David #63

Demain je commencerai à mettre application ton conseil : je ferai du temps supplémentaire et avec l’argent que ça me rapporte, je paierai quelqu’un d’autre pour promener mon chien, parce que je n’aurai plus le temps de le faire moi-même.
Si tout le monde faisait ça au QUébec, on assisterait à une hausse spectaculaire du niveau de vie! ( sur papier en tout cas). Mieux encore si le promeneur déclare son revenu au fisc!

Vive notre modèle de référence: La France! l’état nous prendra en charge avec ou sans travail.. Ça c’est de la qualité de vie

56 Frédéric Chiasson :
avril 18, 2011 :
bonne observation que vous faites, il faut en effet considérer les coûts des services auxquels sont confrontés les Américains: cout de l’éducation (beaucoup plus qu’ici), santé, etc. Ce qui fait qu’ils sont tenus de travailler plus pour s’offrir le même panier de biens et services (pour payer leurs frais de scolarité comme vous dites).
Mais je me demande cependant si cela n,est pas déjà inclue dans l’ajustement par la PPA qui tient compte des prix des paniers de «biens» relatifs du Qc et des ÉU (les prix relatifs de l’éducation et de santé sont-ils déjà inclus dans ce panier-type de biens et services?)

Au delà de ce débat, de ces envies incessantes de démolir la droite… Est-il si diffile de reconnaître que les québécois dépensent trop, qu’ils utilisent mal le crédit et que leur état en fait tout autant ?

Les américains en arrachent et on ne doit pas faire comme eux, mais on ne peut pas vraiment leur dire de faire comme nous non plus…

La gauche laisse entendre qu’il n’y a pas de place à amélioration. Ce que je trouve inconcevable !

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