Rien n’est joué en Ontario

Les Ontariens vont aux urnes le 6 octobre prochain, mais ce qui semblait affaire conclue au printemps dernier ne le serait plus, selon un dernier sondage. Voyez vous-mêmes.

Au début de juin, un sondage Ipsos-Reid (réalisé entre le 17 mai et le 9 juin) répartissait ainsi les intentions de vote:

– 40 % des intentions de vote au conservateur Tim Hudak;
– 34 % au libéral et premier ministre sortant Dalton McGuinty;
– 20 % aux néo-démocrates d’Andrea Horwath.

    Au moment du déclenchement des élections, cette semaine, trois sondages confirmaient que l’écart avait rétréci. Selon l’enquête de la firme Nanos (réalisée entre le 30 août et le 1er septembre), les appuis se partageaient ainsi:

    – 35,4 % pour les conservateurs;
    – 31,9 % pour les libéraux;
    – 22,8 % pour les néo-démocrates.

      Et après trois jours de campagne, voilà que Harris-Decima (sondage réalisé entre le 26 août et le 6 septembre) donne l’avance aux libéraux. Les chiffres:

      – 40 % pour les libéraux;
      – 29 % pour les conservateurs;
      – 24 % pour les néo-démocrates.

        Diverses raisons peuvent expliquer ce mouvement, y compris un sondage raté, mais sans commenter ce sondage, certains experts me confiaient cette semaine (pour un article publié dans le Devoir) que Tim Hudak est handicapé par son manque d’expérience alors que cette élection aurait dû être dans la poche. Après tout, l’économie ontarienne est fragile, l’introduction de la taxe de vente harmonisée alimente la grogne, le système de santé suscite la critique et ainsi de suite.

        Mais la campagne est jeune et, comme on l’a vu ce printemps, elle garde son importance. À suivre.

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        Le système électoral en Ontario comme un peu partout au Canada est favorable à la personnalité des chefs de partis. Bien sûr au plan local, la personnalité de certains candidats peut être déterminante, si ce n’est que lorsqu’on établi une moyenne, cela ne fait que bonifier la moyenne et non la tendance.

        Le fait est que le premier ministre Dalton McGuinty est un chef important dans le paysage politique ontarien et même canadien. Sa gestion de la province est plutôt positive dans le contexte actuel. Sans vouloir rien retirer à ses adversaires, il n’est pas sûr que ceux-ci une fois rendu à Queen’s Park fassent tellement mieux que ce que fait l’actuel premier ministre.

        D’autre part dans une province actuellement dominée par le conservatisme fédéral et Toronto dirigée par des « ploutocrates », ce ne serait pas une bonne chose de mettre Tim Hudak en poste. Il pourra peut-être se reprendre dans 4 ou 5 ans.

        Le chef conservateur Tim Hudak est associé à une période difficile en Ontario, soit les années du gouvernement conservateur de Mike Harris, époque marquée par de nombreuses confrontations sociales. De plus, ses bourdes récentes à l’égard des nouveaux arrivants, qu’il qualifie de « travailleurs étrangers », lui coupent des ponts auprès de communautés que ses grands frères fédéraux se sont ralliés le printemps dernier.

        GTA représente plus de 15% de la population canadienne (environ 5,5 M d’habitants sur 34 M).

        15% de la population canadienne sous l’égide des conservateurs mur à mur? (ville, province, pays) Ça peux faire peur, en tout cas réfléchir, alors, j’espère bien que rien n’est encore joué en Ontario.

        Mais c’est sans compter sur les relents «tory» de ces descendants des loyalistes venu du sud et des orangistes de cette contré. C’est à souhaiter que les citoyens provenant de l’immigration saura contrer les «bleus»!

        En avant pour une nouvelle ère de la «big blue machine»??? (Les ontariens se sont vite lasser des gouvernements libéraux de David Peterson et néo-démocrates de Bob Rae à la fin des années 80 et au début des années 90)

        Le PM libéral de l’Ontario est au 9e rang en matière fiscale (taxes, déficit et dette) selon le Fraser Institute. (Charest est 6e) Pas glorieux.

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