Sam Hamad en pleine crise de «libéralite»

Monsieur Hamad n’a malheureusement pas laissé d’adresse où on pourrait envoyer des dons et des messages d’encouragement.

Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne
Photo: Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

Ainsi, Sam Hamad est en Floride. «Je ne me sauve pas», affirme celui qui s’est inscrit à l’hôtel sous le nom de Steve Poitras et a quitté sa maison au milieu de la nuit sans le dire à personne.

«Je suis parti pour refaire le plein d’énergie. Je suis brûlé», a très sérieusement déclaré le député, qui doit souvent faire une longue sieste après avoir marché de son bureau jusqu’à la machine à eau. Pas facile, la vie de député.

Monsieur Hamad n’a malheureusement pas laissé d’adresse où on pourrait envoyer des dons et des messages d’encouragement. Ses amis savent probablement où le trouver, mais j’imagine que «notre ami Sam» préférerait qu’ils le laissent tranquille.

Sam Hamd est en Floride. Faites avec.
Sam Hamad est en Floride. Faites avec.

Pour le PLQ, il semble totalement normal qu’un député faisant l’objet d’une enquête par le commissaire à l’éthique aille se faire dorer la bedaine en Floride en conservant son salaire de ministre. Paraît qu’on devrait même être reconnaissant qu’il n’ait pas fait le trajet avec sa limousine de fonction.

Tant qu’à y être, Lise Thériault a souligné à quel point il était «honorable de la part de Sam» de laisser le commissaire à l’éthique enquêter sur lui, «par souci de transparence». On en a la larme à l’œil. Se faire prendre pour des valises à ce point, ça a quelque chose de poétique.

Dans le monde parallèle des libéraux, ce que le reste du monde appelle «la moindre des choses» devient un acte d’humilité digne du plus noble des chevaliers. Ils seraient du genre à donner un Nobel de la paix à quelqu’un qui a cédé son siège dans l’autobus, tellement leurs standards sont bas.


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Le gouvernement Couillard a beau prétendre laver plus blanc que blanc, il n’a aucune notion du bon moment où faire une brassée. Le bac de linge sale n’est jamais assez plein. Pris dans ce monde parallèle, on essaie toujours d’en faire le moins possible. On teste les options, pour voir ce que le public est prêt à gober.

C’est ainsi que le reportage d’Enquête est passé en deux jours de «c’est un pétard mouillé» à «OK, on va demander une enquête, mais c’est tout», à «Sam Hamad a été retiré de ses fonctions de ministre, mais pas de son salaire». Ses fonctions au Conseil du Trésor seront prises en charge par la machine à café, seul élément du PLQ qui soit encore au-dessus de tout soupçon.

Rien de honteux à son retrait du Conseil des ministres. Oh non. C’est comme un congé de maladie, nous a expliqué le docteur Couillard. Être le cancer de Pierre Moreau, je serais franchement insulté qu’on me compare à une affaire de courriels douteux.

C’est que Sam Hamad a attrapé une libéralite, une terrible maladie dont le principal symptôme est une incapacité totale de comprendre comment se comporter quand des doutes sérieux planent sur son éthique.

La maladie est répandue au PLQ. Ce n’est pas Philippe Couillard qui a décidé du sort de Sam Hamad. C’est une équipe de gestion de crise qu’il a appelée après avoir vu à la télé que les gens étaient fâchés. «Mais pourquoi donc?» s’est-il demandé, en pleine crise de libéralite.


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Et, tant qu’à annoncer tout croche une décision prise toute croche, on a décidé de le faire à la sortie de funérailles nationales. Faire ça dans un bar de danseuses en région aurait eu plus de classe.

Rendu à ce stade de la maladie, si le PLQ au complet décidait d’aller refaire sa vie en Floride, je me demande si quelqu’un se plaindrait.

Sam Hamad est donc en paix sur la plage, le premier ministre le trouve courageux, Jean Charest donne des conférences sur «les moyens de rétablir la confiance du public à l’endroit des institutions publiques», et moi, je commence à trouver ça difficile d’écrire quelque chose de plus ridicule et absurde que la réalité.

Le PLQ m’épuise. Je suis brûlé, et je n’ai pas les moyens de partir me ressourcer dans le Sud. La vie est injuste.

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40 commentaires
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SAM mecoeur de voir ça…HAMAD dire rien qu’une chose : Envoye à l’assemblée nationale tout de suite espèce de lâche !

« (…) la plaisanterie de l’homme libre ne ressemble point à celle de l’esclave, pas plus que celle de l’homme bien élevé ne ressemble à celle de l’homme sans éducation. » — Aristote (Éthique à Nicomaque)

J’ai l’impression que vous n’aimez pas du tout Sam Hamad et moins encore les libéraux. — Est-ce que je me trompe ?

Vous disposez certainement de tous les talents pour faire votre chemin en politique. C’est sur des jeunes plein d’allant comme vous-même monsieur Charlebois que repose l’avenir de cette Province.

Évitez de perdre votre temps avec le journalisme. Vous êtes un tribun né. C’est sur toutes les tribunes, y compris celles de l’Assemblée que la bonne plèbe québécoise (à laquelle j’appartiens) a besoin de personnes comme vous !

— PS : Qui parmi ceux qui parlent et prononcent le mot éthique « ad nauseam », jusqu’à s’enivrer avec ça — un mot qui signifie aussi le « lieu de vie » -, pratiquent à tous les jours la vertu et peuvent se targuer d’un caractère irréprochable par l’ensemble de tous leurs comportements et par le caractère purement moral de tous leurs actions et autres prises de décisions ?

Merci pour ces commentaires très vivifiants. Comme c’est beau, puissant, fondamental, merveilleux et intelligent ! L’expression tout simplement parfaite du génie et du savoir-faire québécois. Le verbe toujours juste !

Je m’incline et me prosterne devant votre entregent. Continuez comme ça, vous êtes sur la bonne voie. Vous pouvez me demander n’importe quoi. Désormais, je suis entiierement à toi, tout à toi, rien qu’à toi et je t’appartiens.

Avez-vous encore d’autres bons commentaires à nous offrir comme cela ?

Qu’est-ce que cette phrase est sensée signifier ? Vous refuser de vivre avec vos concitoyens qui n’ont pas la même opinion politique que vous ? C’est une affirmation pitoyable qui, lorsque mis en pratique, mène aux pires des dérives. Svp, ayez un minimum de respect pour ceux qui ne pensent pas comme vous. Dites vous qu’il y a de très bonnes raisons pour cela.

La pensée unique, sans possibilité de divergence, c’est pour des pays comme la Chine ou la Corée du Nord, pas le Québec.

@ YC,

Il serait sans doute plus plaisant pour vous répondre, de faire tout comme « nous » et de vous identifier.

Peut-être est-ce que je me trompe, mais je vois dans vos propos une sorte de manifestation à peine voilée de la xénophobie qui anime une frange usuellement ultra-nationaliste de nos concitoyens : Wentworth, Drouginsky, Hamad ; tous des métèques ou des étrangers qui votent « libéraux » et qui n’ont strictement rien à faire « Cheu nous ! »

Ça coûte moins de 100 dollars au Québec pour changer de nom. Alors pour continuer de s’appeler Drouginsky dans un monde où une partie non négligeable de la population est carrément hostile à tout ce qui relève d’autres choses que du « françaââ » et de l’immigration. Faut-tu vraiment être con ! Non ?

— Well! Goodbye folk and have a nice day!

Puisque vous le demandez…
Misère ! est signe de consternation
Que de mots creux signifie qu’ils sont nombreux mais vides ( et ça, pour le constater, il ne suffit que suivre l’évolution de la situation). Mais j’aurais pu être plus sévère parce que votre commentaire m’a fortement irrité.

Tout d’abord votre manie de la citation pas rapport (qui colle à vos baskets comme la gomme sous les semelles des fumeurs anonymes). Si le procédé pouvait autrefois servir à étaler ses lettres comme la poissonnière sa morue, il ne permet aujourd’hui que de se déguiser en précieuse ridicule surtout si on utilise la chose pour étayer sa suffisance (vous comprenez, entre homme de qualité… ma plaisanterie sera à votre portée). Tenez : « La colère est nécessaire: on me triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le cœur… » . J’ai pris ça probablement à la même place que vous. On peut également y trouver la signification du mot pédantisme.

Ce qui mirrite cependant le plus, est le mépris avec lequel vous apostrophez M.Charlebois et l’ensemble de la profession journalistique. Remarquez bien que ce qualificatif est de vous parce que lui considère que son rôle à l’Actualite est plus celui d’un chroniqueur. Mais, voyons Charlebois, on sait que tu aimes pas les libéraux. Arrête d’ecoeurer, ferme ta gueule et si t’es pas content fais toi élire. Et en plus, si les
journalistes veulent parler d’éthique, ils sont bien mieux d’être propre parce on sait bien que qui vole un œuf, vole un bœuf et que les gens qui piquent un stylo au bureau sont les mêmes qui ouvrent des comptes au Panama. Oui Drouginsky ! Creux les mots.

Pour ce qui est de vous prosterner devant mon entregent, je crois que je vais passer mon
tour de crainte que vous vous trompiez de mot. Ça s’appelle un paronyme.

@ Koldo,

Merci pour votre réponse longue. Je comprends parfaitement que votre opinion diffère de la mienne. Et je respecte vos divergences d’opinion. À cet effet, je préfèrerais que vous respectiez aussi mon opinion.

Je comprends également que vous soyez en colère. Si ce n’est que je n’accepte pas d’être responsable de votre courroux et de devoir « embrasser » votre mauvaise humeur. Si vous êtes frustré, c’est peut-être dans votre propre vie qu’il faudrait chercher.

Pour ce qui a trait du journaliste, ici monsieur Charlebois. Je relève que le choix éditorial de monsieur Charlebois depuis ses débuts dans L’actualité, qu’il est d’un ton généralement polémique et humoristique. C’est son choix éditorial pas le mien. Alors j’estime que je peux sur ce blogue et en tout respect, ajouter aussi mon grain de sel sur ce genre de questions.

Pour dire les choses clairement, la vie des députés ou des ministres ou de quelques vedettes que ce soient ; tout cela m’indiffère. Chacun vit sa vie, voilà tout et tout simplement.

— Quoiqu’il en soit, je déplore qu’on parle plus d’éthique qu’on ne la pratique et je pense que ma référence avec l’œuvre philosophique d’Aristote était dans ce cadre, ne vous en déplaise, tout-à-fait appropriée.

Finalement l’entregent n’est pas un « paronyme », mes mots étaient bien choisis, il s’agissait plus spécifiquement de ma part d’un ensemble de formules qui relèvent du persifflage et de la dérision.

Une simple précision M. Drouginsky,

Vous l’aurez sans dourte décelé sans le dire mais la citation de mon texte d’hier sur l’utilisation positive de la colère provient également de L’Éthique à Nicomaque. Je faisais donc la démonstration par l’absurde qu’on peut faire dire n’importe quoi à n’importe qui, si on sort les propos de l’auteur de son contexte. Soit vous avez fait fi de ma démonstration, soit vous ne l’avez pas comprise. Parce que voyez-vous, vos allusions à ma possible frustration qui proviendrait de ma vie personnelle (alors que je faisais la démonstration que vos citations à la con sont inutiles) m’apparaissent tout à fait déplacées.

Vous croyez ? A votre place, je n’en serais pas si sur.
« Une certitude est une idée dont on n’a pas eu le temps de se défaire. »

Serge,

Si quelqu’un vous écrivais: » Désormais, je je suis entiierement à toi, tout à toi, rien qu’à toi et je t’appartiens » et si cette personne vous apprenais deux jours plus tard quelle met un point final à toute relation, quelle serait votre réaction ?

Cette question est évidemment une plaisanterie (mais puisque vous êtes un homme de quailte vous saurez l’ apprécier – autrement nous déduirons ce qu’il faut en déduire). Voyez-vous Serge, même si j’ai selon vous une vie personnelle pouvant rendre difficile la gestion de mes sentiments, votre réaction le 6 avril à 15h05 prouve que quand quelqu’un ne vous applaudit pas, ça vous met en colère et que vous avez alors beaucoup de mal à gérer la chose.

pour faire une diversion,, parlez-donc de M. Claude Blanchet qui a changé de chaise un matin, et empochait plus ou moins $690,000. sur la chaise suivante??????????????????

@ Huguette Levesque,

En accord avec vous. Le Québec inc. est plutôt arc-en-ciel et tissé serré.

Encore PIRE!

Il a travaillé pendant quelques mois directement pour sa femme, Pauline Marois comme président de la SGF et c’est pendant son règne que furent connues les PIRES ANNÉES de ce défunt organisme.

Après, non seulement a-t-il touché sa prime de départ mais EN PLUS, il reçoit plus de $80,000.00 PAR ANNÉE comme rente VISGÈRE, TRANSFÉRABLE au conjoint (Madame Marois)!!!

Et c’est à part du « deal » avec la FTQ…

Qui dit mieux???

Coudonc, est-ce que l’Actualité a été acheté par Quebecor ?

Les articles à répétition sur Hamad, c’est de l’acharnement.

J’abonde dans le sens de Serge Drouginsky, allez faire de la politique si c’est ce qui vous plaît Mathieu Charlebois.

Bravo M. Charlebois pour votre article . Je ne sais pas qui vous êtes mais vous êtes factuel, plein d’humour, avec un vocabu-

laire riche. C’est un délice de vous lire. C’est agréable pour moi de vous encourager. Bon succès.

Ça changera ,quand les Québécois cesserons d’être un troupeau de MOUTONS que l’on amène au pâturage pour brouter de l’herbe , le jour ou le peuple se tiendra debout devant ces voleurs – profiteurs -menteurs crosseurs- personnages sans scrupule , alors tout changeras car ,il ne faut pas oublier que nous sommes leurs employeur et que c’est nous qui les mettons en place pour gérer l’argent du peuple et non pour voler l’argent du peuple.

M. Couillard avait promis d’être transparent et de faire le ménage s’IL LE FALLAIT. C’est pourquoi j’ai décidé de votre pour lui aux dernières élections. mais un coup rendu sur la chaise du capitaine, on recule au premier affrontement et on prend la population pour des niaiseux, mais sachez qu’on n’est pas aveugle, ni sourd et que si ça continue comme cela, mon vote ne vous sera plus réservé à l’avenir. On ne voulait plus de Jean Charest, mais vous commencez à lui ressembler!!!

On a les politiciens qu’ on mérite! Il y aura toujours des politiciens verreux comme il y a beaucoup de citoyens verreux !!! Mais l’ ensemble des députés et ministres ne sont pas ce que vous pensez . Sinon on est dans le caca; en ce qui concerne Hamad il a manqué tout simplement de jugement et aurait dû dès le départ quitté son poste de président du conseil du trésor ! Et là je donne raison à M. Charlebois qui par ironie parle de maladie diagnostiquée de LIBÉRALITE ! Lorsque l’ on se croit plus fort et plus intelligent que tout le monde, la réalité nous rattrape au galop!

Monsieur Dumont pouvez-vous rassurer la population que l’Assemblée Nationale son rôle est de gèrer l’économie, la santé, l’éducation etc et non uniquement de régler les problèmes internes du PLQ que ces derniers refusent de voir ? Décourageant de voir ce jeu ridicule de parlementaires élus. Un peu d’espoir serait grandement apprécié. Merci.

Votre article est fantastique nous avons ri aux larmes tellement vos comparaisons et vos commentaires sont justes et pertinents.Continuez,vous faites un excellent travail.

Déçu par votre texte, comme dit l’adage »Le ridicule ne tue pas » et vous n’avez pas fait avancer le débat. Le respect des institutions et des personnes est une belle qualité à respecter même dans un texte humoristique.

Bravo M. Charlebois, très bon article.
À lire les commentaires, on voit bien que les libéraux ont envoyé leur défenseurs aveugles et sans scrupule !

ta chronique est stupide et non pertinente et non partial s.v.p. a-ton fait une emquête sur les P.Q.( Marois) et Legault des années 2009

Je verrai si ce style de journalisme persiste dans vos pages lors de mon renouvellement, peu importe contre qui c’est dirigé, je n’étais pas habitué que des articles comportent autant de sarcasme ciblant quelqu’un et je devrai retrouver ailleurs la qualité et la neutralité des analyse que votre magasine avait ,mais que cet analyste n’a évidemment pas .

Oui, vivement, tous les libéraux en Floride ! La région du monde la plus à risque pour les dolines !

Oh la,la ! Quel savoureux spectacle, de constater la réaction « épidermique » de tous ces tenants de la DÉPENDANCE, que votre article a égratigné « pas à peu près », semble-t-il ! Et dire que Carole Beaulieu, elle-même, vient de me chiper mon idée de servir ici la parabole de la « poutre » que celui-ci ne parviendra jamais à voir dans son oeil, alors qu’il est constamment affairé à rechercher « l’écharde » dans l’oeil de son voisin ! C’en est pathétique, à la longue, cette « libéralite galopante »… et ça fait peur… Au fait, ce « mal qui répand la terreur » n’affecte pas que les journalistes et autres habitants du ROC. Combien de « bien-pensants » en sont atteints, au Québec tout autant. Et eux aussi, ils sont bien attachés à « leur » BIEN, au mépris du BIEN DE TOUS, et trop souvent… Tout ça est bêtement « normal », n’est-ce pas? puisque tout le monde le fait — surtout les « gagnants »: voyez les États-Uniens, voyez Poutine et sa mafia… voyez tous ces usagers à outrance des « paradis fiscaux », tous les plus riches, tous les « puissants de ce monde »… Rien de plus normal, pour des prédateurs, que de « dévorer » sans cesse plus de proies sans défense… lesquelles s’acharnent à se « laisser manger »… sans oublier de dire merci ( $$$ ), bien évidemment. Je me rappelle une phrase qui a fait grand bruit, il y a quelques années, enchâssée dans la Murale du Grand Théâtre de Québec : « Vous êtes pas écoeurés de mourir, bande de caves? » — Non, toujours pas, s’empressent d’ânonner les Québécois, élection après élection : « On aime ça, se faire manger, bon ! Fichez-nous la paix, avec vos idées de grandeur. Nous, on est nés pour un p’tit pain, avez-vous compris ça, à la fin? » On vote « du bon bord », littéralement et libéralement. Un point, c’est tout.

Et puis, tant pis si les quelques-uns, parmi notre gang, qui ont réussi « mieux que les autres », sur le plan financier, se décident de « vendre notre sport national », de « vendre nos Nordiques », de « vendre note Cirque du Soleil », de « vendre notre moteur-roue », de vendre un peu tout ce
qui marche ou pourrait marcher, au pays du Québec : Nous, on fait des affaires… et puis « les Américains ont bein d’l’argent », et ils n’ont pas peur de s’endetter pour nous acheter, et acheter tout l’monde. De toute façon, on ne sait jamais trop où ils peuvent « placer leur argent »… notre argent à tous, en quelque sorte… Mais nous, c’est dans nos gênes, on n’a qu’à suivre la parade, suffit de consommer… et de rester tranquilles. Nos dirigeants se chargent de tout : on n’a qu’à voter pour eux, à tous les 4 ans !

J’aime bien votre conclusion mais j’aime moins, avec le recul, mon propre acte d’électeur, ayant voté libéral pour la première fois de ma vie. Je me suis laissé berner par une apparence de compétence et de contrôle dénué de sentiments nationalistes démagogiques. Séduit par l’attitude de Couillard (et d’autres qui ne sont pas tous mauvais d’ailleurs, comme Leitao ou David).
Comment, après tous ces désastres, se réconcilier avec la « démocratie« et y croire ?
Somme nous prêts pour une nouvelle révolution contre des escrocs que nous élisons nous-même au pouvoir?
Ou devons-nous seulement faire les bons choix dans ce qui est au menu, et encore leur faire confiance?

« Seul Sam peut faire ça » Tel fut le slogan d’un grand magasin qui a opéré à Trois-Rivières de 1964 à 1971″ À lire tous ces commentaires, je me demande s’il y aura d’autres Sam Hamad qui vont se réfugier en Floride afin de se dérober dans la tourmente. Lui qui a été ministre de l’emploi et de la solidarité sociale, il a voulu instaurer une mesure visant à interdire aux assistés sociaux de voyager hors Québec sous peine de voir leurs prestations coupées. En matière d’imputabilité ,il n’est pas un exemple à suivre.

Juste comme ça, en passant, pourquoi un « assisté social » aurait-il besoin de voyager à l’extérieur du Québec?

Et vu sa condition supposément précaire, où trouverait-il l’argent nécessaire à son voyage?