Santé : dimanche, les États-Unis sont entrés dans le XXe siècle

Dimanche soir, le pays le plus riche et le plus puissant du monde, les États-Unis d’Amérique, est finalement entré au XXe siècle. Oui, pas au XXIe, mais au XXe. Car les E-U sont le dernier pays industrialisé à offrir à sa population une couverture universelle d’assurance-maladie.

Obama, un nouveau Roosevelt ? Pour la santé, oui.
Obama, un nouveau Roosevelt ? Pour la santé, oui.

Tous les autres pays industrialisés — et plusieurs pays non-industrialisés — avaient assuré ce droit il y a 60, 50 ou 40 ans. Deux présidents, Richard Nixon puis Bill Clinton, ont tenté de faire entrer les USA dans ce club avant la fin du précédent millénaire, mais sans succès. Il aura fallu Barack Obama pour que ce moment historique soit enfin atteint.

Et encore. La victoire historique des démocrates ne signifie pas exactement une couverture médicale universelle.

Une réforme majeure, mais pas radicale

Aujourd’hui, 55 millions d’Américains, soit un sur six, n’ont pas de couverture médicale (et on estime que 18 000 personnes meurent chaque année du fait de cette non-couverture). Grâce à la réforme Obama, 32 millions de personnes seront couvertes, mais il en restera 23 millions sans couverture, soit un sur 13, — le tiers de ces derniers étant des immigrants illégaux. Autrement dit, alors que les autres pays industrialisés couvrent 100 % de leur population,  les USA couvriront, dans neuf ans,95 % de leurs résidants légaux.

Je ne veux pas chipoter. Le vote d’hier constitue un progrès historique majeur. Il s’est produit malgré une opposition déterminée, démagogique, souvent mensongère. Plusieurs membres démocrates du Congrès ont pris, en votant oui hier, le risque très réel d’une fin de carrière abrupte lors des élections de mi-mandat en novembre prochain, tant le ressac anti-État d’une partie de l’électorat conservateur peut être vengeur.

La chose est paradoxale, car la réforme votée est la moins socialisée des pays industrialisés — et à des années-lumière des régimes canadien ou britannique. Les démocrates américains ont abandonné à contrecoeur leur espoir premier d’introduire un régime public universel. Puis ils ont abandonné leur espoir d’introduire une assurance publique témoin parmi les assureurs privés (ce qu’on a appelé la Public Option).

Au-delà de l’extension de la couverture, le projet plante un pieu dans la pratique la plus détestée des assureurs privés américains : leur capacité de refuser de traiter un assuré qui avait une « condition antérieure », c’est-à-dire un problème médical avant de contracter son assurance.

« Ce n’est pas une réforme radicale, a dit Obama hier, mais c’est une réforme majeure. »

À certains égards, encore au Moyen-Âge

Avec ce vote et la signature présidentielle, probablement ce mardi, du projet de loi, les États-Unis nous ont-ils rejoints dans le XXe siècle, en matière de politiques publiques ?

Non. Pour arriver complètement, il leur faudrait voter une loi qui garantisse aux salariées le maintien de leur emploi au retour de leur grossesse. A l’heure actuelle, et depuis Clinton en 1998, seules les salariées des grandes entreprises ont ce « privilège ». Une fois cette étape franchie, la superpuissance américaine pourrait envisager une autre réforme : assurer des congés de maternité rémunérés. En effet, moins de 10 % des salariées américaines y ont droit, aujourd’hui.

What change looks like

Tout cela étant dit, le vote d’hier démontre que même dans un contexte de bipolarisation extrême, il est possible de faire voter des réformes majeures à Washington. Jusqu’à hier soir, ce n’était pas certain.

« Nous avons réussi à nous élever au-dessus des pesanteurs de notre vie politique » a dit le président hier soir. « Nous avons prouvé que nous sommes un peuple encore capable de réaliser de grandes choses. »

Barack Obama et les démocrates ont fait en sorte que, d’ici un an, des dizaines de millions de personnes sortent de l’incertitude et de l’angoisse de tout perdre en cas de maladie ou d’accident. Il a fait en sorte que, dès la signature de la loi, les assurés n’aient plus à craindre que leur assurance soit annulée, plafonnée, amputée, au gré des trucs et des arnaques dont plusieurs de ces entreprises sont passées maîtres.  Le cap franchi, pour le système politique et pour la qualité de vie des Américains, est majeur.

Et c’est pourquoi Barack Obama a eu raison de dire hier que venait d’être scellée «une autre pierre dans le socle du rêve américain».

Et il avait raison d’ajouter : « Voilà ce à quoi ressemble le changement / This is what change looks like. »

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« This is what change looks like » MAObama avait les traits étirés, et semblait épuisé… yup… « This is what change looks like ».

Vous oubliez de dire que parmi les 47 millions de non assurés, il y en a plusieurs qui ne le sont pas, PAR CHOIX.

Bref j’ai surtout hâte d’entendre les gens du talk-radio, les Glenn beck etc à ce sujet. Car qui dit augmentation de la couverture, dit aussi création possible de file d’attentes, et diminution de la qualité.

Ce n’est pas pour rien que le vote est passé à 219-212 au lieu du 2/3… Ce n’est pas si simple que ce ramassis de mots que vous faites.

C’est étrange, mais je ne connais pas de Québécois qui partent pour les USA qui reviennent ici… étrange n’est-ce pas? 😉

Plus le navire est gros plus il est difficile de le faire tourner sur lui-même et c’est bien ce que je retiens.

Il est tout de ême inquiétant de penser que la réforme ne rejoint pas l’ensemble de la population, et que le vote pris hier soit une pierre dans le bilan d’un certain nombre de parlementaires.

Il m’étonnerait beaucoup que les républicains baissent le ton. Mais je ne comprendrais pas que les 32 milllions qui seront désormais couverts par des services de santé et qui ne l’étaient pas, n’aient rien compris.

quand on dit qu,ils sont lent a se virer de bord
en voila une preuve.Ils vont peut-être adopter le système métrique d,ici 2080 avec un peu de chance.

Dans ce débat pour l’assurance maladie ce qui m’a le plus étonné est cette peur du progrès,du bien commun démontré par les républicains.Je croyais que la difficulté de cette réforme serait engendré par les coûts évalués à mille milliards pour les dix premières années. C’est plutôt d’associer ce projet au socialisme et à la limite au communisme que les opposants ont voulu démontrer.On a vu le mauvais côté de l’Amérique celui du capitaliste sauvage et sans compassion.

Pas facile à civiliser ces Amèrericans car c’est seulement pour 2014 avec des possibilités d’arnaques de la part des assureurs privés qui contrôleront le système au complet .
Pourtant les USA sont le pays le plus socialiste au monde Oui socialiste pour ce qui est du militaire des marchands de canons, des services secrets et du capitalisme sauvage international qui dépossède le tiers monde de leurs matières premières pour des Peanuts .
Ce qui peut arriver c’est un blocage dans la pratique médicale suivant la qualité des assurances de chacun .
24 millions d’esclaves contemporains encore sans assurance santé et même sans assurance maladie et si les assureurs exagèrent par toutes sortes d’arnaques un autre 24 millions de la classe pauvres des travailleurs ne pourront pas payer et se retrouveront le cul sur la paille.
Quelle misère pour la race supérieure et ces Maître de la Planète.
Voilà ou mène l’individualisme exarcerbé pour ne pas dire l’égoisme et l’orgueil généralisés
Bravo tout de même à Obama pour cette première demie -victoire contre les barbares d’extrème droite .

Merci pour votre analyse nuancée de ce vote historique.

En ce qui concerne l’option publique cependant, il n’est pas certain qu’il s’agissait d’un objectif sincère pour les Democrates. Voir, entre autres, Glenn Greenwald sur Salon.com, qui soutient qu’Obama avait un « deal » depuis le début avec l’industrie pharmaceutique, leur garantissant que l’option publique ne deviendrait jamais réalité.

Obama : une demi-réforme enfin passée, de justesse.
Quelques chiffres : _ 216 voix nécessaires, 257 représentants démocrates (59% de la Chambre)…
_ 219 voix obtenues, 0 républicain, 34 démocrates à abattre politiquement à la première occasion donc… : un an de main tendue pour rien pour obtenir une demi-réforme, et 13% de renégats(sans compter ceux achetés à la dernière minute avec un tour de passe-passe anti-avortement). Où est la discipline de vote sur la réforme phare du président élu????? Certes, on est aux États-Unis, mais quand-même.
_ Passer une demi-réforme qui couvre 32 des 47 millions d’habitants non couverts (68% de la cible d’origine) sans régime public, c’est un succès mais…
_ considérant qu’Obama, très bien élu (53% des voix) contrôle (mal, et c’est là le problème) 60% du Sénat (puis 59%) et 59% de la Chambre des représentants, on peut s’interroger sur la justesse d’une stratégie de main tendue qui a attiré… 0 républicain (!), fait perdre un an, alors qu’il aurait été jouable (?) de faire passer le plan de la Chambre (avec l’option publique et beaucoup plus ambitieuse) au Sénat avec 51 voix dès le début. Ou alors je me trompe et des éléments le prouvant sont bienvenus.
_ Conclusion : c’est (bien) mieux que rien et c’est une très bonne nouvelle, mais force est de constater qu’Obama a réussi quand il s’est décidé à muscler son jeu.

Remarques complémentaires :
_ Avec vos chiffres (55 millions d’habitants non couverts), ça fait 58% du « trou » bouché (32/55 = 58%) plutôt que 68% (32/47).
_ L’introduction d’une option publique, c’était l’arrêt de mort des surcoûts du système de santé (15% du PIB? vs. 9-11% dans le reste de l’Occident).
_ Or cette réforme ne change rien sur ce point. Le système de santé va donc continuer à coûter extrêmement cher à tous et peser sur les dépenses publiques directement et indirectement (étant donné que l’État va aider les moins riches et que les cotisations vont globalement augmenter).
_ Ne pas oublier en conséquence que ce qui a été fait peut être vite défait par une prochaine administration dans un contexte de pénurie budgétaire.
_ Il ne reste donc plus à espérer que l’électorat pauvre qui s’est déplacé en 2008 sur l’espoir de changement soit suffisamment bénéficiaire de cette réforme « majeure mais pas radicale » pour se déplacer plutôt que s’abstenir en novembre et en 2012.

Ce jeune Obama est de la classe des grands comme Harper et Charest…
Il nous faut un Obama.

Seigneur! Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font!!!

Nos voisins américains viennent de mettre un doigt dans le tordeur et ils y passeront au grand complet. Les gauchistes ne se contenteront pas de ce léger programme. Comme c’est leur insupportable habitude, ils exigeront de « l’améliorer » (lire de l’étendre à tous) pour ainsi assoir de plus en plus leur pouvoir hégémomique ainsi que celui de leurs alliées naturelles, les grosses centrales syndicales, et ainsi compléter leur domination tentaculaire dans tout ce dossier.

Vous verrez l’efficacité du système de santé américain s’étioler, le salaires et les coûts monter en flèche, le nombre de technocrates et de bureaucrates exploser et finalement, vous les verrez s’embourber dans une toile labyrintique et inextricable, comme ici, au Québec, avec en prime, des morts dans les corridors de leurs hôpitaux.

J’espère de tout coeur qu’un Républicain sera bientôt élu comme Président et qu’il fera marche arrière avant que la nécrose n’ait atteint tout leur système.

Dire que certains supposément « lucides » au Québec veulent nous ramener au XVIIIe siècle en matière de santé. Pendant qu’on évolue vers quelque chose de normal chez l’Uncle Sam, ici on veut nous faire régresser. Diable que je demande parfois si je vis dans le bon pays !

N’avez vous pas honte M.Lisée de rechercher une certaine redistribution des richesses et une justice sociale.
Vade retro,satanas socialissse!

Le plus riche? Il y a longtemps que les États-Unis ne sont plus le pays le plus riche au monde.
Depuis Reagan, c’est plus que jamais un pays inégalitaire

Victoire historique pour les américains et leur président. Bravo!

Cela dit, cette campagne à révélé au monde entier le faussé qui existe et persiste entre deux portion de la population américaine. Cette campagne a aussi révélé jusqu’où la droite américaine était prète aller pour que son idéologie triomphe. Nous avons assisté au plus grand étalage de mensonges et de démagogie de toute l’histoire des pays démocratique.

Encore aujourd’hui, certains américains, incapable de comprendre qu’ils sont manipulés par certains lobby puissants, croient que les politiques de gauche du Président Obama sont un prélude à l’instauration d’un régime dictatorial.

Cetrains diront que la droite s’est discrédité elle-même durant cette campagne.

Pour ma part, la droite n’a fait que confirmer son caractère irrationnel et dangereux, et montré qu’elle n’en resterait pas là.

Peut on parler de réforme majeure quand tous les compromis les plus odieux ont dus être négociés à la dure pour en venir à cette loi amputée de l’essentiel.Les USA qui critiquent souvent et avec arrogance les lacunes des autres pays sont très mal placés pour donner des leçons de justice sociale et cette loi qui devra franchir d’autres étapes pour être effective devra compter avec la haine stupide des Républicains qui feront tout pour la faire capoter.Ces mêmes Républicains qui votent les yeux fermés quand il s’agit de lois pro-guerre ou des avantages fiscaux pour les millionnaires.Autant vivre au Canada n’est ce pas?

Tous ca a d’avandage l’air de poudre aux yeux (smoke and mirrors). Comparer Obama a Roosvelt est epouventable. Obama est presqu’un un Anti-Roosvelt, un Bush avec un masque plus vendeurs pour les democrates.

FDR a mis la hache dans les institutions corrompues pour separer les casinos des banques et a favoriser les travailleurs, Obama a fait l’inverse, FDR a appuyé de vrai changements, divers loi dont le Glass-Steagall Act pour eviter les conflits d’interet et reduires les abus dans le milieu financier, hors ces lois furent graduellement effritées a partir de l’administration Reagan. Obama n’a non seulement pas pris les mesures qui s’impossaient comme l’a fait FDR (meme pas besoin d’innover les lois existaient deja, il fallait juste les remettre en place) mais a au contraire octroyé des subventions aux speculateurs, c’est comme si au lieu d’arreter Madoff on lui donnait des milliards pour l’aider a perpertuer sa chaine de ponzi pour quelques années de plus. Obama est dans la poche de Wall Street.

La loi de Santé est d’avantage un ‘bailout’ pour les compagnies d’assurances qu’un programme de santé universel, il n’y a pas d’option publique accessible a tous, seulement l’obligation de prendre une assurance privée! C’est mieux que le systeme precedent mais ca n’a rien a voir avec le systeme de santé de tous les autres pays industrialisés.

Et question santé, nous aurions interet a rendre une partie de la recherche et de la fabrication de medicament generiques publique, car lorsqu’un remede ayant le potentiel de guerir une maladie existe mais que ce remede ne peut etre brevete ou qu’il nest pas de nature a generer des profits, il n’y a pratiquement pas d’investissement de recherche. Par exemple, en 2007 un chercheur Albertain (Dr. Evangelos Michelakis) a trouver qu’un composé chimique simple (DCA: Dichloroacetic acid) ne pouvant etre breveté(pas plus que le ‘chlorure de sodium'[cie: sel] et coutant presque rien a fabriquer avait un effet direct sur plusieurs type de cancer(poumon, sein, cerveau,) en laboratoire sans avoir d’impacte sur les cellules saines. Puisque notre societe depends trop des Pharmaceutiques, est qu’elle non rien a faire d’un remede contre le cancer si elle ne peuvent pas faire de profit monstre(et miner les profits qu’elles font avec des traitements inefficace mais couteux), il n’y a que tres peu d’appui pour cette rechereche. C’est un aberration de notre systeme monetaire/capitaliste auquel il faudrait palier, par exemple produire de medicaments generique au coutants et mettre la difference pour financer des etudes sur des medicaments a grand potentiel pour la santé mais sans potentiel de profit. En fait il serait interessant pour un journailste de faire le point en 2010 sur cette recherche(DCA).

Monsieur Lisée,
Vous le dites bien, il s’agit sûrement d’une réforme majeure, mais tout de même incomplète. En effet, j’apprends ici que 5% des résidants légaux ne seront pas couverts dans neuf ans. Qui sont-ils précisément?

Le système politique américain est toujours sous le joug du secteur financier et des grandes entreprises. Même leur Cour Suprême reconnait que leur démocratie, au moment des élections, peut être manipulée par l’argent des grandes entreprises, quelles soient américaines ou non pour autant que l’argent passe par une filiale américaine.

Sous le prétexte d’une démocratie hypocrite et édulcorée, le débat entourant cette réforme a montré à quel point la vraie question était celle de l’argent des assureurs qui ne voulaient pas perdre leurs places prédominantes et lucratives dans le marché de la santé. Une partie importante de l’électorat américain semble tout simplement réfractaire à des valeurs comme l’équité et la moralité.

Mais peut-on s’en surprendre quant nous pensons à la crise financière majeure dont les USA ont grand peine à se relever. Cette crise a été provoquée par la cupidité et l’immoralité du secteur financier et par les relations incestueuses que l’Administration américaine a entretenue et continue d’entretenir avec lui.

J’ai autant de difficulté à comprendre la résistance au changement des opposants au projet d’Obama qu’à comprendre celui des talibans Afghans. Ces derniers sont des fous de Dieu alors les premiers sont des fous de l’argent. Deux dieux qui mènent à tous les excès.

1 Fuzzybill74 :
mars 22, 2010 à 0:55

(…)
Vous oubliez de dire que parmi les 47 millions de non assurés, il y en a plusieurs qui ne le sont pas, PAR CHOIX.
– – – – – – –
Comme il y a des conducteurs automobiles qui n’ont pas de permis ou d’assurances, PAR CHOIX.

@Fuzzybill74
C’est sûre si l’on privent des dizaines de millions de gens de se rendre à l’hôpital, il n’y aura pas de file d’attentes!

@Gilles de NDH

Pourquoi des millions de gens n’aient pas compris ?

Orwell disait qu’un chien bien dompté saute dans le cerceau au claquement du fouet et qu’un chien parfaitement dompté saute dans le cerceau sans que l’on fasse claquer le fouet!

La croyance profond relève plus de la dogme que du raisonnement…

anté: hier, les USA sont entrés au XXè siècle

« et à des années-lumière des régimes canadien ou britannique«
C’est ce que je retiens de votre article, et ce que les québécois devraient retenir quand des pressions de la droite et de l’élite bien nantie québécoise poussent pour un régime privé plus présent dans le système de santé et qui augmenterait leurs privilèges à de meilleurs soins.
Cette mentalité de profit réalisé au dépend des malades est en train de contaminer le régime de santé québécois, les actions prises par l’ancien gouvernement péquiste et non rectifiées par celui des libéraux , auront à long terme, si la tendance et la propagande en ce sens continuent, un effet négatif sur les bénéfices que le système de santé québécois procure actuellement à ses citoyens.
La droite québécoise sous prétexte de rectifier des abus ou de promulguer une idéologie de profit s’en prend aux réalisations sociales d’une nation évoluée qui normalement fournit à ses citoyens des services humanitaires qui devraient êtres considérés comme un droit et non pas un privilège ou une charité chrétienne à faire vis à vis le peuple .
L’orthodoxie de l’idéologie capitalisme a faite en sorte que le nouveau régime de santé voté au Etats-Unis soit amputé de son principal élément , un régime gouvernemental.
Ce qui aurait eu pour effet de freiner les compagnies d’assurance dans leur course au profit sur le dos des malades.
Je sais pertinemment que le système universel québécois est loin d’être parfait mais au moins il a la décence de ne pas jeter sur le pavé une famille qui a la malchance d’être éprouvée par la maladie, ou par la perte de l’emploi de l’un de ses membres.
S’ il ya un acquis que l’élite intellectuelle non contaminée par le vent qui souffle du sud devrait protéger, c’est bien le système de santé universel québécois.
Un peuple non soigné ne peut protéger sa culture et prétendre devenir autre chose qu’une nation reconnue à l’intérieur d’un autre pays.
Robert Brodeur

Obama pousse du bon bord. Je préfere personnellement voir plus de monde aller a l hopital que de soldats revenir d Irak dans des cercueils revetus du drapeau Américain!…..Surtout quand ceux ci sont mort dans une guerre déclarée sous de faux prétextes!!!….
Peut etre qu ils n en sont encore qu au Moyen Age!…Mais ca l annonce quand meme l aube une certaine Rennaissance… Si on compare tout ca a l Invasion Barbare de Bush en Mésopotamie!….

Une grande régression pour la médecine, une ruine pour le reste de l’Occident dont la médecine a été financer par les États-Unis depuis que nous les avons socialisé.

Voilà le calcul:

La santé socialiser réduit continuellement les dépenses militaires. L’OTAN n’est que l’Armée des États-Unis jouant le rôle de l’armée de l’Occident en entier. Toutes les «pays industrialisés» sont des dépendances militaires américaines.

Le Canada avait la troisième plus grande marine au début de la deuxième guerre. Maintenant, plus rien, coupure après coupure ont réduit cette armée à néant. La gratuité des soins de santé détruit toutes les autres issues d’un pays.

Ainsi, si les États-Unis suivent le très mauvais modèle du reste de l’Occident, il ne sera plus aussi riche, il ne sera plus aussi créatif, il ne défendra plus toutes nos souverainetés.

C’est le début de la fin vraiment. On sort nos armées d’Afghanistan et d’Iraq, on dit à la Chine que c’est à leur tour, il ravage le reste de l’Orient on colonisant tout sur leur passage. L’Inde tombe en guerre avec eux, la Russie vend la Sibérie à la Chine et le reste de ses missiles sur le marché noir aux islamistes, tout en devenant la République Islamique de la Grande Tchétchénie.

Mais bon, ils peuvent bien essayer ce qui a ruiné le reste de la planète… On ferra le contraire. Stephen Harper signale déjà qu’il s’allie à l’Inde et je crois que le reste du Commonwealth s’alliera derrière l’Inde aussi. L’UE ne sera pas la solution, mais le Commonwealth peut renaître de ses cendres et reprendre là où on l’a laissé.

Les États-Unis ont violé l’idée même de ce qui les a rendu une superpuissance. Ils sont passé de l’école anglaise, à l’école allemande.

En passant, pour le XXe Siècle… vous pouvez le couper entre l’avant et l’après socialisation des soins de santé en Occident. C’est une erreur depuis le départ et c’est démontrable que c’est un désastre autant en Angleterre, qu’au Canada, qu’en France, qu’en Allemagne. Maintenant, les partis politiques ne peuvent plus parler que du manque d’infirmières, que des lignes d’attente, que des désastres qu’on continue de créer, en ruinant le reste du système.

Quand le SRAS est arrivé à Toronto, on ne s’attendait même plus aux autorités canadiennes de faire quoi que ce soit. On a eu besoin de l’OMS comme toutes les pays pauvres, ce qui veut dire en sommes qu’on a eu besoin des États-Unis.

Si vous trouvez des exemples comme la C.Difficile dans des hôpitaux américains, vous m’en redonnez des nouvelles. Non, ça n’arrive qu’au Canada, qu’en Angleterre.

Quand Haïti a eu besoin d’aide internationale rapide. Si on attend après l’ONU et l’UE, tout le monde va avoir le temps de crever. Idem pour le Tsunami d’ailleurs, les seuls qui peuvent sérieusement aider, c’est les vrais pays, pas les bureaucraties européennes qui ne peuvent qu’envoyer des dollars aux ONG (qui sont des bureaucraties elles aussi).

L’Europe est tellement incapable de régler quoi que ce soit qu’elle a laissé le massacre en Bosnie suivre son cours. Elle est trop occupé dans ses campagnes électorales à parler du manque d’infirmières pour avoir quoi que ce soit d’autre à défendre, comme la démocratie et la paix sur ses terres. Elle a laissé tomber le Rwanda hier, comme elle laisse sombrer le Soudan aujourd’hui dans ses trois guerres civiles, dont son génocide contre les chrétiens et les animistes au sud. Si les États-Unis suivent le modèle européen, on est foutu. Toutes les pacifistes naïfs seront heureux de voir qu’ils démolissent leur armée… jusqu’à temps qu’on en ait besoin.

La plus grande victoire, c’est qu’un gouvernement a encore un (peu) d’indépendance face aux intérêts privés. Ça c’est franchement une victoire.
Alors qu’ici, on se demande qui parle lorsque nos élus parlent (notre représentant démocratique ou bien les intérêts qui financent sa campagne?)

Je redoute la réponse à cette question. Et ce n’est pas de droite ou de gauche de vouloir que ce soit les populations qui influencent le gouvernement.

@ Pier-Luc Lampron:

Pas besoin d’aller sur You Tube…juste à aller à l’urgence d’un hôpital québécois et on a tout compris! On pleure!!!

@ Normand Perry:

Si vous êtes un gauchiste parasite, vous vivez effectivement dans le bon pays Normand…

@ Joël Cuerrier

Dernièrement j’ai visionné Slumdog Millionair. Très beau film faut-il dire.

C’était l’Inde du XXIème siècle. J’y ai vu une pauvreté sordide et atroce touchant des millions et des millions d’humains. J’y ai aussi vu du racisme criminel et une corruption généralisée.

Est-ce bien là l’exemple que souhaitez voir se généraliser ?

Qui, aux USA, est riche ? Ce qui est en train de détruire ce pays c’est une Administration qui fait la putain avec le monde des finances. C’est sa Cour Suprême qui permet aux personnes morales ( compagnies) de dépenser autant d’argent qu’elle veule pour soutenir des candidats aux élections.

Or, les juges et les shérifs sont aussi élus aux USA. Ainsi, par exemple, une multinationale chinoise qui a une filiale aux USA pourra verser au candidat de son choix des millions de dollars pour assurer son élection. Belle affaire !

Les États-Unis ne sont plus une démocratie mais bien ploutocratie: le gouvernement de l’argent pour l’argent. Voilà la nouvelle réalité des USA. «In God we trust» Et leur Dieu c’est le $$.

Il faut considérer le projet Démocrate en fonction de la situation actuelle­. Voici quelques chiffres comparatifs:
Dépenses médicales en pourcentage du PIB:
GB 8.4% , France 11% , États-Unis 16%
Dépenses per capita:
GB 2992$ , France 3601$ , États-Unis 7290$
Dépenses du secteur privé de la santé:
GB 12.9% , France 20.8% , États-Unis 52.8%

Il est difficile de ne pas voir une corrélation évidente entre la géométrie du système américain actuel et l’explosion catastrophique des coûts de la santé dans ce pays. Le système actuel, dominé par le privé, est en train de plomber le PIB du pays et risque de ralentir sa croissance et sa marge de manoeuvre économique. La réforme d’Obama ramènera les coûts de la santé au niveau moyen du G8 et permettra au pays d’ÉCONOMISER de l’argent. Parce que l’endettement des citoyens est au moins aussi pénalisant que les dépenses de l’état, en santé.

Mortalité infantile (par 1000):
France 3.8 , G-B 4.8 , États-Unis 6.7
Espérance de vie:
France 81 , G-B 79.1 , États-Unis 78.1

Il était donc moralement nécessaire de faire quelque chose. Les Républicains ont fait leur blabla, ont insisté sur quelques points de manière obsessive (avortement, liberté individuelle) mais n’ont jamais abordé de manière crédible l’état de santé peu reluisant des citoyens américains. Comment améliorer leur sort? Comment rejoindre la moyenne des pays des pays industrialisés? Voilà où les Républicains ont lamentablement échoué; ils n’ont jamais abordé les problèmes vécus par la population, ils n’ont jamais discuté des “vraies choses” et ils se sont cantonnés dans un discours rigoureusement partisan. Ils n’ont AUCUN CONTENU, aucun plan de rechange, aucune initiative, aucune proposition constructive, aucune intention d’atteindre un compromis.

Les Républicains se sont battus pendant cent ans contre le système de santé public. À chaque avancée (par exemple, la création de Medicare), ils se sont battus avec encore plus d’acharnement. À un point tel que l’opposition aux régimes de santé publics est devenue, en quelque sorte, l’un des rares éléments qui rassemble presque toutes les factions républicaines. Un peu comme si le parti Républicain avait cette opposition tatouée sur l’avant-bras. Ça va être extrêmement difficile de se départir de ce puissant élément identitaire, clé de voute de leur argumentaire mythique (et souvent contradictoire) contre le “big government”.

Mais il faudrait surtout que quelqu’un m’explique pourquoi, actuellement, les coûts de santé sont aussi élevés aux États-Unis. Si ce n’est pas à cause de la part du privé (supérieure à 50%), alors c’est quoi le problème. Ne mâchons pas nos mots, les citoyens américains se font actuellement arnaquer par le système de santé, et en bout de ligne c’est toute la société qui est appauvrie.
http://soc101.files.wordpress.com/2009/04/health-care-per-capita-total-current-health-care-expenditures-us-and-selected-countries-2006.jpg
Pourquoi les coûts de santé aux États-Unis sont littéralement le DOUBLE de ceux des autres sociétés industrialisées (Canada, Australie, France, Finlande, G-B, Japon, Irlande, Italie, etc)? À ce que je sache, les Américains ne sont pas plus en santé que les autres citoyens du G20 (bien au contraire). Alors s’ils ne sont ni plus en santé, ni plus riches… c’est que le système actuel est POURRI et qu’il doit être réformé. C’est bien simple: ils n’en ont pas pour leur argent! Vivement la réforme, qui rendra les États-Unis plus RICHES.

Notez qu’en réduisant leurs coûts de santé de 33%, les ramenant à 125% de la moyenne du G20, les États-Unis économiseraient globalement 1400 milliards de dollars par année. Même en tenant compte de l’injection de 900 milliards supplémentaires par l’état, il s’agit d’économies nettes d’au moins 500 milliards par années.

Ce qui est dingue, c’est de voir comment les Républicains ont manoeuvré pour que les populations qui n’ont pas de couverture médicale (et qui ont donc besoin de cette réforme) soient CONTRE le projet. Solution: brandir le spectre de l’avortement et titiller la fibre conservatrice, en particulier chez les plus pauvres. C’est complètement cynique de convaincre des gens pauvres de voter contre leur bien-être et contre leur santé, en leur suggérant des objections d’ordre moral (qui ne tiennent d’ailleurs pas la route, étant donné que Obama s’est engagé à respecter le statu quo pour le financement de l’avortement).

Quand je parle du “vote” ou de “l’opinion” des gens, je ne parle pas du vote d’hier, par les délégués du peuple, mais bien de l’opinion publique et des diverses tractations qui risquent de se produire maintenant. Voir les manifs monstres dans les rues des grandes villes. Ce ne sont certainement pas les cols blancs et l’aristocratie qui descendront dans les rues. Que non. Ce sont les gens qui ont besoin de couverture médicale, qui crieront haut et fort qu’ils… n’en veulent pas! Aveuglement moral, quand tu nous tiens!

@Joël Cuerrier
L’école allemande…. ça explique qu’une grande partie des instruments médicaux dans les hôpitaux américains sont allemands!

Pour les médicaments, quand les compagnies pharmaceutiques américaines investissent 4 fois plus d’argents dans le marketing que dans la recherche, ils peuvent bien être meilleurs… sur papier!

Pour ce qui est de l’armée, elle est nécessaire lorsqu’on a une politique impérialiste… ce qui n’était pas le cas des USA avant la deuxième guerre mondiale….

P.S.: La flotte canadienne étaient la 3ième plus grande APRÈS la deuxième guerre mondiale, pas au début….

François 1 :

Si je vous comprend bien, un système de santé à la solde des compagnies d’assurance, à l’intérieur duquel on prive des millions de personnes d’assurance santé, et donc de soins de santé, sous prétexte qu’ils n’ont pas l’argent nécessaire ou qu’ils n’ont pas le bon profil de santé, est un bon système.

Mieux vaut servir l’intérêt des compagnie d’assurance et laisser des millions de perssonnes sans possibilité de s’offrir des soins.

Ensuite vous mettez en doute le système en vigueur au Québec.

Et en Ontario, un système public. Que pensez-vous du système Ontarien? Et le système français?

J’imagine que ces système vont s’écrouler aussi?

Et vous espérez un prochain président républicain.

Comme Bush par exemple, qui a mis le pays en faillite. Des centaine de milliards jetés par la fenêtre. Sous un prétexte mensonger. Des centaines de milliards gaspillés par le GOUVERNEMENT. Des impôts gaspillés par le GOUVERNEMENT.

Sarah Palin fera-t-elle votre affaire?

Votre capacité à vous faire fourré est incommensurable!

@joel Cuerrier
« Si vous trouvez des exemples comme la C.Difficile dans des hôpitaux américains, vous m’en redonnez des nouvelles. Non, ça n’arrive qu’au Canada »

Et bien je vous en redonnes de nouvelles:

C.Difficile Quebec:
*8* par 10,000 patient days
(pointe de 11 par 10Kp/j a montreal en 2006; dont 12 a 19 a Hopital general juif, 11 a 19 Maisonneuve, Royal vic 4 a 6, H de Verdun 4 a 6)

C.Difficile USA :
*61* per 10,000 patient days
*106* per 10,000 patient days
*130* per 10,000 patient days
…etc…

http://www.consumersunion.org/pub/CDAD%20Policy%20Brief%20final%2011-11-08.pdf

http://www.sciencedaily.com/releases/2010/03/100319142658.htm

@Bill Facture (22 mars 11h11)

«But some of you have asked why there’s an uninsured category at all. There are a couple of reasons. About a third of the remaining uninsured are illegal immigrants, who are ineligible for coverage through the program. Then there are some folks who have incomes below the individual mandate threshold. Under the terms of the individual mandate, if coverage would cost more than 8 percent of their monthly income, they can skip it. Other people will decide to pay the individual mandate’s $750 penalty rather than purchase insurance. Still others will be eligible for public programs such as Medicaid but won’t sign up.

So the population of the uninsured will be far reduced, and primarily composed of illegal immigrants, the few people who can’t afford their insurance and aren’t getting subsidies to help them purchase it, and people who have decided to pay the penalty rather than purchase insurance.»

http://voices.washingtonpost.com/ezra-klein/2010/03/who_is_left_uninsured_by_the_h.html

Monsieur Cuerrier,

Si vous prennez la carte mondiale de la couverture universelle des soins de santé.

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Universal_Health_Care_World_Map.svg

Et celle de l’espérence de vie:

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Life_Expectancy_2008_Estimates_CIA_World_Factbook.svg

Vous remarquerez certaines frapantes similitudes?

Aussi, les initiatives nationales et mondiales en terme de santé publique n’ont jamais été l’oeuvre d’intérêts privés, ormi l’Église. Alors on repassera pour le capitalime comme quintescence de l’action sanitaire.

Et pour ce qui est de votre envollée sur les bienfaits toniques de l’armée et de l’action préemptive. Vous aurriez peut-être raison, si vous étiez capable de garantir que les intérêts d’un petit nombre ne sont pas derière la mobilisation. Ce que que vous ne pouvez pas faire.

Les États-Unis ont passé 25 ans à saboter l’ONU, par intérêt et après ils se demandent pourquoi elle est dysfonctionelle.

Et au sujet du RWANDA et de l’inaction de régimes que vous jugez socialistes en la matière. Comment pouvez vous dire de telles chose quand aux moment même ou des décisions aurraient pu changer le cours des choses les États-Unis même s’opposaient à tout investissement supplémentaire?

C’est une réforme positive et plus que relativement importante dans le contexte américain. Difficile de croire qu’Obama ait réussi à faire taire le droit à la ségrégation des assureurs privés qui depuis toujours aux É.U ont sacrifiés la santé des citoyens au nom de la priorité accordé aux profits.

Lorsqu’on sait de mémoire qu’Hollywood n’a jamais consacré de films sur les difficultés de se faire soigner aux É.U et qu’il a fallu le documentaire Sick de Micheal Moore en 2007 pour entende parler de l’intérieur du pays de l’inégalité de soins dans cette super puissance militaire.

Rien n’est joué toutefois, de plus en plus d’Américains se promènent pistolet automatique autour de la ceinture en référant à leur constitution rétrograde pendant que les républicains se promettent d’abroger la réforme s’ils sont élus dans les élections de congrès en novembre.

@ mediamaniaque,

« Et ce n’est pas de droite ou de gauche de vouloir que ce soit les populations qui influencent le gouvernement. »

populations elle-même sous l’influence des média qui eu appartiennent en général à l’establishement financier. La belle affaire.

@Fuzzybill74
Si ceux qui ne veulent pas être couverts sont richissimes, on en a rien à foutre de leur état d’âme.

@François1
Parler d’efficacité du système de santé américain avec un des pires taux de mortalité infantile des pays industrialisés est franchement démagogique. Sur 33 pays, seule la Lettonie est pire.

@j.c.virgil
Vous devez trouver un certain avantage à ne pas quitter notre pays, ma foi, plus égalitaire que les É.U.

@Joël Cuerrier
La dernière chose qu’on a besoin c’est d’une superpuissance va-t-en-guerre.

Que de mensonge dans ce billet.

Citons simplement une étude du NBER:

« It is commonly supposed that a publicly funded single payer health care system will deliver better health outcomes, and distribute health resources more fairly than a multi-payer system with a large private component.

Health status is similar in both countries. But Canada has no more abolished the tendency for health status to improve with income than have other countries. Indeed, the health-income gradient is more prominent in Canada than it is in the U.S. The need to ration when care is delivered “free” ultimately leads to long waits or unavailable services and to unmet needs. In the U.S. costs are more often a source of unmet needs. But costs may be more easily overcome than the absence of services. »

http://www.nber.org/papers/w13429

Un beau titre qui en dit long sur la politique américaine! En effet, il est frappant de constater à quel point les États-Unis éprouvent de la difficulté à sortir du XIXe siècle ; il faut croire que la Guerre de sécession (1861-1865) n’a toujours pas débouchée sur une véritable paix sociale. Il suffit de rappeler que la droite conservatrice qui s’oppose avec l’énergie du désespoir à la Réforme d’Obama, a pris son essor en réaction au mouvement pour les droits civiques des noirs dans les années 1960. Depuis, la droite conservatrice mène une « croisade » terriblement efficace, grassement financée par quelques richissimes fondations, contre les politiques sociales de l’État américain. Pour cette droite morale et financière, la justice sociale est en quelque sorte une vaine et dangereuse illusion qui conduit ultimement au totalitarisme brun-rouge d’où la déconcertante accusation de « communisme » ou de « fascisme » imputée à Barak Obama. On pourrait penser que ces accusations sont l’expression d’une irrationalité risible mais, au contraire, il faut savoir qu’il y a derrière un maître à penser anti-welfariste, le prix Nobel d’économie, Friedrich von Hayek. Son œuvre, notamment La route de la servitude, devrait nous renseigner sur la subtilité anti-démocratique de cette idéologie. Nous sommes, y compris dans notre pays, en présence d’un courant idéologique qui rejette la justice sociale même minimale (ex. : l’abolition du salaire minimum) et conçoit la société non pas comme le fruit d’un contrat social entre individus libres, égaux et solidaires mais comme un supra-organisme doté d’une intelligence cybernétique (l’autorégulation intelligente du Marché). Or, la métaphore organiciste est une caractéristique fondamentale de la pensée anti-démocratique depuis Platon. Beau paradoxe que cette idéologie anti-totalitaire qui reste pourtant prisonnière d’une pensée anti-démocratique.

Ça vous ferait de la peine, M. Lisée, de citer vos sources concernant vos chiffres? Bizarrement, il n’y a pas si longtemps, on parlait d’un Américain sur 7…

À lire tous les commentaires étatiques ici, je comprends mieux l’immobilisme et la pauvreté québécoise.

@Fuzzybill

Vous écrivez (#1)

« C’est étrange, mais je ne connais pas de Québécois qui partent pour les USA qui reviennent ici… étrange n’est-ce pas?

Je vais vous en nommer un: le Dr Grondin, celui qui a réalisé les premières greffes de coeur au Canada, est parti pratiquer (et vivre) en Floride.

Quelques années plus tard, il est revenu, complètement désabusé.

Et vous oubliez tous ces Zamaricains qui s’installent au Canada et qui ne retournent pas aux Zétas. Mon père était l’un de ceux-là.

= = =

Vous écrivez aussi que plusieurs zamaricains refusent de s’assurer, par choix.

Tout dépend de la définition du mot « choix ».

Des millions d’américains sont affligés de « pre-existing conditions » et pour ce motif, lorsqu’un assureur accepte de l’assurer, il exige une prime éléphantesque. Alors ces gens-là « choisissent » de ne pas s’assurer. Vous les comptez parmi ceux qui « refusent » de s’assurer.

@Fuzzybill

« C’est étrange, mais je ne connais pas de Québécois qui partent pour les USA qui reviennent ici… étrange n’est-ce pas? »

Il y a tout les retraités québécois qui passe l’hiver en Floride et qui revient 6 mois au Québec pour conserver leur assurance maladie publique…

@Dolcevita
En parlant immobilisme, il est vrai qu’économiquement, les USA bougent… mais de reculons depuis deux ans!
Par contre, socialement, l’immobilisme est très présente aux USA…
Reste toujours le rêve américain que Catlin, un américain, disait en gros qu’il se vie une fois endormi….

@François 1

Effectivement, 35ième rang, devant la Croatie!

Remarquez que dans les pays de tête, ils sont largement majoritairement avec un système de santé public universel!

Ma soeur infirmière a pratiqué 4 ans à Albany, N.Y. et elle a quitté complètement écoeurée de voir des personnes âgées chassées d’un centre d’accueil parce qu’elles étaient ruinées, après avoir dépassé le seuil « à vie » des soins prévus à leur police d’assurance. Elles devaient être transférées dans des établissements tout à fait minables. Elle pratique maintenant à Regina, Sask.

les stats sur la mortalité infantile ne prouve pas que le système de santé américains est inefficace:

Infant mortality in the United States is 6.8 per 1,000 live births, versus 5.3 in Canada.

Infant mortality rates reflect broader social trends, including the prevalence of infants with low birth weight. The health system in the United States gives low birth-weight babies slightly better survival chances than does Canada’s, but the more pronounced difference is the frequency of these cases. In the United States, 7.5 percent of babies are born weighing less than 2,500 grams (about 5.5 pounds), compared with 5.7 percent in Canada. In both nations, these infants have more than 10 times the mortality rate of larger babies. Low birth weights are in turn correlated with teenage motherhood. (One theory is that a teenage mother is still growing and thus competing with the fetus for nutrients.) The rate of teenage motherhood, is almost 3 times higher in the United States than it is in Canada.

Whatever its merits, a Canadian-style system of national health insurance is unlikely to change the sexual mores of American youth.

source: New York Times

http://www.nytimes.com/2007/11/04/business/04view.html

@David

Le NBER est fière d’avoir été associée à Milton Freedman et ses Chicago boys qui ont offert leurs service au dictateur Pinochet et qui ont été déterminants dans la dérèglementation qui a mené à la plus grande crise financière depuis le crash de 1929.

Bravo.

Bien heureux des nombreuses réactions que j’ai provoquées. En rafale et dans le désordre.

@ François Isabelle

«La dernière chose qu’on a besoin c’est d’une superpuissance va-t-en-guerre»

C’est une illusion triomphante de l’avachisme glorieux d’un Empire en défaillance. Si vous ne croyez pas être Américain, vous êtes sûrement québécois, mais pour ce que ça vaut. Vous avez manqué la complainte du presqu’Amérique de Charlebois en quelque part dans votre historicité d’historisme révisionniste. Le cynisme des médiocraties occidentales déteste son héritage libéral, le vrai, le pur et dur, celui qui défend un vrai idéal. La civilisation contre les barbaries, comme on le fait depuis l’Empire Romain. Ouais, on est des barbares gaulois, on est latinisé et germanisé, on est asiatique et américanisé, on est le résultat d’un combat millénaire. Qui va-t-en-guerre? Comme on dit parfois, la guerre n’a jamais rien résolut, sauf l’esclavagisme et le fascisme. Le projet humain reste le même. Si vous prenez comme égal le gouvernement du Zimbabwe, le gouvernement du Soudan, le gouvernement du Pakistan. Vous oubliez le projet civilisationnel que l’Occident représente depuis la Renaissance. Oui, on n’est plus colonialiste, d’accord. Mais on est un idéal réel, les Lumières, c’est l’Europe, c’est l’Amérique, notre projet ne peut que s’accomplir. Il n’y a rien à respecter dans l’autre monde, dans la Chine, dans la Corée du Nord, dans la Charia, dans «eux», c’est nous contre eux, toujours. Ça occupe toute la créativité humaine de débattre la vraie civilisation, celle de Shakespeare, pas celle de Mohammed. Il n’y a pas de diplomatie entre la Libye et le Canada, il n’y a qu’un système à détruire de A à Z. Parce qu’il est médiocre, monstrueux, réactionnaire. La superpuissance des États-Unis est la conditionnalité de notre statut, comme de celui de l’Allemagne.

@ Montréalais

C’est noble votre démonstration. Mais tant que le Canada ne produit pas un prix Nobel de médecine, mon point reste le même. Votre nihilisme face à l’intérêt d’un petit nombre est un mensonge camouflé d’une hypocrisie. Le système américain est imparfait, mais préférable. L’erreur est celle de l’Europe et du Canada. Je ne donne pas non plus les compagnies d’assurance comme une panacée. Non, ce que je crois, c’est que le service de santé devrait être comme tous les autres services. Pas un droit, mais une condition d’un monde fonctionnel. Ni le gouvernement, ni les assureurs, ne devraient y jouer un rôle. Je veux qu’un docteur charge le prix réel de son service, comme celui d’un barbier ou d’un plombier, que ce soit un service qui a une vraie valeur quantifiée. La socialisation des soins de santé ne soigne pas, elle rend malade. Elle prescrit des remèdes à ce qui est déjà en santé. L’enfance un peu excitée a besoin de Ritalin, la vie adulte un peu angoissée a besoin d’antidépresseurs. La socialisation de n’importe quoi rend faible, malade, débile, elle détruit la volonté citoyenne, c’est pourquoi dans votre dilemme, vous opposez des absolus qui ne devraient pas l’être. Dans votre monde, le citoyen est indolent. Il veut son dû sans le gagner, sans se battre pour. La garantie, l’assurance, la sécurité, le confort, toutes vos valeurs sont insensées. C’est la féminisation du contrat social, de la société maternante, normative, infantilisante et sécurisante sans fin. Celle qui installe à coup de millions de gros panneaux illuminés sur les autoroutes pour avertir les motoristes d’être prudent puisqu’il pleut ou qu’il neige. Si vous voulez signer votre servitude au bien-être psychotique du grand commun, avec une bonne dose de médicaments, c’est votre choix. La démocratie libérale devra renaître ailleurs, parce qu’Obama vient de décider qu’il valait mieux un contrat social qui ne demande plus rien du citoyen, sinon que d’attendre de crever confortablement. Pour utiliser le mot le plus long de la langue français, c’est anticonstitutionnellement qu’Obama vient de passer ce New Deal abominable. La dernière abomination anti-américaine depuis la Great Society de Johnson. Il n’y a pas aucune excuse vraiment, cela doit être détruit au plus vite, sinon c’est la fin de l’Empire Américain, donc du nôtre. Ça ne va aucunement avec la philosophie libérale des pères fondateurs. Avec l’esprit du Siècle des Lumières. On est bleu-blanc-rouge et red-white-&-blue ou on ne l’est pas. Il faut comprendre cette dualité entre l’école allemande et l’école anglaise. Les Lumières contre la germanisation abominable, celle de Marx et Hegel, à rejeter toujours. La gauche doit se trouver un nouveau combat, on retournera toujours à Nietzsche et à Freud, en sautant le reste du siècle pour rejoindre les Lumières. Il n’y a pas de fuite, juste une redécouverte de ce que nous sommes. Notre système, c’est le Common Law et le Code Napoléon. On ne se trompe pas, on a raison. Ne sombrons pas dans la médiocrité germanique. On n’a pas détruit l’Union Soviétique pour rien.

@ DJS

Bon, je n’ai pas le temps de vraiment consulter tout cela. Vous avez possiblement raison, je ne sais plus ce qu’était mon point. Ce n’était en tout cas pas le meilleur exemple que je pouvais choisir pour démontrer ce que je voulais dire. Je pourrais vous donner d’autres exemples, mais à quoi bon. Pourquoi pas une ligne d’attente de trois ans pour un type incontinent, pour un rendez-vous de 20 minutes. Ce que je dis, c’est que le système américain est imparfait et ridicule, mais sa socialisation l’est encore plus. Je crois que tous les assureurs doivent disparaître. Je me fous qu’ils soient privés ou publics, je ne les veux pas. Une vie sans assurance, sans sécurité, une vie libre. C’est borderline anarchiste, vous comprenez, c’est ça la finalité de l’idéologie… ni Dieu, ni Maître, ni Maman. Un État minimal, créatif, laïque, une liberté citoyenne complète. En effet, il y a des injustices, c’est vrai, nous ne sommes pas égaux, seulement né ainsi. La démocratie jeffersonienne reste une idée radicale, mais la seule solution. Life, Liberty and the Pursuit of Happiness. C’est un droit inaliénable. Mais la liberté n’est pas la dépendance, pour son bonheur, à l’État. Ni pour sa vie, sa survie. Je serais en faveur donc pour une insurrection du peuple américain contre son gouvernement, car cela serait réellement jeffersonien. On a déjà oublié c’était quoi la liberté, parce qu’on est en liberté conditionnelle. Ça ne fonctionne pas comme ça une démocratie libérale, désolé. L’America comprendra. Pas le reste du monde, contre elle. Je suis un Américain en premier, même né au Québec, d’héritage français datant du XVIIe siècle. Je crois que le Canada, que le Québec se trompent, comme l’Europe en entier. Je crois que les États-Unis sont le seul pays vraiment libre, qu’ils doivent le rester. Arrêter d’opposer l’intérêt public et l’intérêt privé. Soyez l’intérêt privé, cessez de vous croire le public, car le public c’est le totalitarisme étatique, celui des belles têtes universitaires qui croient prêcher pour le peuple qui, lui, vote à droite. L’aristocratie peut crever, qu’elle se pense socialiste ou royaliste, c’est du pareil au même. La mort de l’État ne passe pas par la gauche, mais par la droite, c’est l’intérêt privé, individuel, le combat, la souffrance contre la sédation morbide. La solution est simple : Privatiser tout. Votre monde est une pornographie, un rêve, un dérangement, un dérèglement, une pute transsexuelle bisexuelle convertit à l’Islam, infecté de syphilis. C’est une liberté absolue, pas une garantie assurée de liberté conditionnelle. Le christianisme et le socialisme ne sont qu’un, c’est la même chose, le même objet, la même finalité nihiliste. Vous ne l’avez que rendu sodomite et Babylonien.

@ Daniel

Il faut comprendre c’est quoi l’école allemande avant de se prononcer. C’est la dualité historique de l’Occident. C’est le Siècle des Lumières (avec Nietzsche), contre le XIXe Siècle dominé par la pensée allemande (l’école allemande). Nietzsche vomit la pensée allemande, même s’il est Allemand. Si on comprend le colonialisme, on rejette le colonialisme des barbares italiens et allemands et belges. Vos chiffres ne m’impressionnent pas, si la moitié des Prix Nobel ne revenaient pas aux américains, vous auriez un point. On jase en ce moment, c’est sur l’Internet, comme tout le reste, une invention américaine, contrôler par les américains. Google est américain, Amazon est américain, YouTube est américain, Facebook est américain, iTunes est américain, Wikipedia est américain. La grande majorité des innovations est américaines, il ne faut pas s’aveugler. Il faut rester fier de notre culture, mais de s’inspirer des Lumières, pas de l’école allemande qui nous rend tous plus médiocres.

@ André Labelle

Je vous demande de faire l’exercice suivant. Un pays surpeuplé ne peut être qu’injuste, que ce soit l’Inde, le Nigeria, le Bangladesh, le Pakistan. Tous les pays qui ont beaucoup plus de population que ne devraient le permettre leurs terres deviennent, de fait, injustes. S’il y avait un milliard de personnes au Québec au lieu de 7 millions, ce pays serait fort injuste. La Norvège est hyper-riche avec 4.5 millions d’habitants, mais ajoutent en 100 millions et tout à coup, cette richesse devient impossible à gérer. Il faut comprendre que la surpopulation active son propre mécanisme malthusien. Le reste de votre discours est outrageusement gauchiste, donc ça ne sert à rien d’argumenter votre point, votre fanatisme est indomptable. Vous ne vivez que dans une provinces de l’Empire Américain, mais vous ne vous en rendrez compte que quand cette empire s’écroulera. Qu’est-ce que vous opposez à l’argent, le monnayage des coquillages? Une bonne réflexion est en ordre, car vous ne savez pas ce que vous opposez. Les États-Unis sont la dernière démocratie réellement libérale. Dès qu’on adopte le précepte de la socialisation des services, on n’est plus une vraie démocratie. L’Europe est un totalitarisme électoral. Le Canada est un totalitarisme électoral. On choisit notre dictateur, notre régime de corruption officiel. L’argent n’est pas l’ennemi, le gouvernement est l’ennemi. L’Amérique devient socialiste, c’est maintenant l’ennemi, une insurrection est donc à l’ordre du jour. Pour ce qui est des Indiens, pensez-y bien avant de dire n’importe quoi. Le monde de demain, ce n’est pas les esclaves des médiocraties qui le mériteront, c’est les Indiens. Qui réussit mieux que tous dans les écoles, c’est les Indiens. Qui est là, partout, dans les grandes entreprises, c’est les Indiens. C’est eux qui ont plus de succès que toi. C’est le monde de demain, dans lequel tu n’es qu’un pion. Les meilleurs étudiants en France, c’est les Indiens. Les meilleurs étudiants aux États-Unis, c’est les Indiens. Cette discipline du travail, on l’a perdu. Ce n’est plus dans notre culture médiocre et pornographique. Les Indiens sont les nouveaux américains, les nouveaux écossais, les nouveaux juifs. Ne les sous-estimes jamais. Car ce n’est pas l’injustice sociale qui fait reculer un peuple, c’est la justice sociale qui rend tout égal, tout égal et médiocre… et sans courage. Le QI des indiens est supérieur au QI des occidentaux, point final. L’ampoule électrique n’aurait jamais pu être inventée dans une social-démocratie, on prétexterait que ça nuirait aux fabriquant de chandelles syndiquées et à l’industrie florissante des producteurs de lampes à l’huile. L’Occident ne saisit pas encore la tendance néo-luddite de leurs sociétés qui les affranchissent en leur redistribuant une servitude débilitante, en s’effaçant devant le sens de leurs cultures pour se culpabiliser de leur propre existence. Les Indiens sont donc notre avenir, pas l’Occident socialisé… juste mais destructrice de sa tour de Babel.

@ Tous

Je sais que cette philosophie ne s’accorde pas tellement avec nos accordéons multiculturaliste. La majorité de l’élite universitaire aime bien Nietzsche parce ça leur donne des petites sensations, avec son usage du «nous», comme de regarder un gang bang sur youporn, ils aiment le «nous» sans vraiment comprendre qu’il est exclusif. Il est méchant, cruel, injuste, du Marquis de Sade, à Nietzsche, il n’y a rien à comprendre, sauf que ce désir civilisationnel est un retour à l’individualisme confortable du «nous» qui ne veut dire que «moi» et «je». La volonté de puissance reste indomptable. Plus que la volonté de survie darwinienne. L’ingénierie sociale ne nous rend tous que des maillons d’une chaîne invisible. Nietzsche dira que nous ne sommes par grégaire comme des abeilles. Il a raison, l’homme est un loup pour l’homme, il ne veut pas le bien de son prochain, il veut toujours améliorer l’humanité en entier, en anéantissant ce qui la ralentie dans son passage vers la prochaine étape… vers la surhumanité. On est, de nature, des prédateurs, le reste du règne animal est notre proie. La compassion est une belle valeur, mais on est fondamentalement égoïste. Il faut contrôler ses extrêmes, mais ne pas les dompter. Le destin de l’humanité est d’explorer le cosmos et de devenir immortelle. Sinon, de périr comme les dinosaures. On est une perfection de l’évolution, pas besoin d’ethnocentrisme dans ce discours, seulement notre esprit d’explorateur peut découvrir la vie outre-terre. La philosophie politique ne nous condamne pas en tant qu’étant-là (le dasein de Heidegger). Il faut comprendre la pensée occidentale comme étant une finalité supérieure. Le dasein et l’existenz. L’exitenz est aussi un film canadien de Cronenberg. On a envoyé un homme sur la lune, ce n’est que la première étape du plan de notre espèce. Le reste importe si peu. On est de Shakespeare et de Molière, cessez d’être des malades imaginaires.

@Dolcevita qui dit:
« À lire tous les commentaires étatiques ici, je comprends mieux l’immobilisme et la pauvreté québécoise. »

Au Québec, depuis 7 ans, on réélit un gouvernement avec ses promesses de réduction de l’État. Ainsi fait-il mal paraître notre système de santé public pour mieux répandre le sophisme de l’avantage du privé comme pour s’inspirer de nos voisins du sud.

Ça fait votre affaire ou êtes-vous déçu que ça ne marche pas à votre goût?

@ Daniel:

Vous vous trompez encore (c’est devenu une habitude ou quoi…).

Seuls le Canada, Cuba et la Corée-du-Nord ont un système de santé universellement public. Les autres pays ont une mixicité variable entre le public et le privé.

Salut Francois 1er,

Je peux comprendre la discussion que vous faites sur l’aspect efficacité.

Mais refuser/questionner le plafonement universel des frais de soins de santé en cas de maladie grave, est un mangue flagrant d’empathie envers son prochain.

@ Montréalais:

À chaque fois où je regarde mon chèque de paie amputé de 50%, je me trouve très… »apathique » envers mon prochain!!!

M.Joël Cuerrier, si à la source sans considérer votre rhétorique libertaire totalitaire vous premières années se détermine comme celles d’un orphelin non pourvu en tant qu’enfant d’abord dans la vie d’un cadre familial qui vous protège et vous initie aux rudiments de l’existence. Si la socialisation abstraite que représente l’école ne vous apprend pas à lire et à écrire dans votre jeune âge, adulte que restera t-il de vos beaux principes libertariens?

Vous parlez de l’homme comme d’un prédateur ce qui est vraisemblable en oubliant toutefois de dire que son intelligence en tant qu’animal lui a donné l’idée de se domestiquer lui-même pour le pire d’une façon mais aussi pour le meilleur. L’état naturel d’un homme mâle au sommet de sa force peut-on dire c’est celui d’être un chef de gang, un seigneur de la guerre féodal dominant souvent un clan ou une tribu. C’est le modèle varié et édulcoré dans nos sociétés de l’adolescent délinquant en quêtes de boucs émissaires perpétuels et s’attaquant parfois lâchement aux veilles dames. Vous rêvez d’un modèle idéalisé d’entrepreneur qui innove et produit de la richesse en omettant la part d’énergie féodale, sauvage qu’on y trouve dans cet entrepreneur qui dans des sociétés sans contrôle permet à ce type d’entrepreneur de ne pas toujours inventé Google mais assez souvent de ressembler à des financiers magouilleurs qui font imploser le système par excès d’avidité.

Autrement dit, la politique d’Obama en maintenant la civilisation de marché sans intention révolutionnaire tente seulement au bout du compte de recentrer la société américaine entre l’initiative personnelle qui se traduit par l’élection de quelques uns seulement au sommet (on le sait) et le support de l’État pour une population générale qui de fait n’a accès dans l’anonymat qu’à des ressources financières moyennes. L’assurance maladie voté par les démocrates est un de ces moyens pour réintroduire non pas l’égalité mais un peu de justice dans la société américaine.

Le véritable modèle caché du libertarien c’est celui du seigneur qui accapare tout autour de lui de là cette nécessité d’envelopper sa rhétorique idéologique dans une logique fataliste à la sauce Darwin. Avant de faire référence à des philosophes, il faudra que nos champions de la liberté s’aperçoivent que sans le partage d’une langue commune, d’un langage comprenant la possibilité d’un dialogue nous ne sommes plus rien. Chez l’enfant c’est le premier dialogue qui lui ouvre les portes et fenêtres de l’initiative autrement le plus souvent la souffrance morale lui en prive l’accès à quelque degré qualitatif que ce soit.

@ François Isabelle

Sophisme ad hominem. Comme tu es incapable d’attaquer les faits de l’étude, tu tires sur le messager.

De plus, le support de Friedman à Pinochet est une légende urbaine.

Tout comme c’est une légende urbaine de dire que Pinochet a déréglementé l’économie.

Sous Pinochet l’indice moyen de liberté économique a été de 5,4/10. Depuis la prise de pouvoir par les socialistes chiliens, l’indice moyen de liberté économique a été de 7,4/10.

Aujourd’hui l’économie chilienne est plus libre que celle des USA.

Qui sont les néo-libéraux au Chili ?

« À chaque fois où je regarde mon chèque de paie amputé de 50%, je me trouve très…”apathique” envers mon prochain!!! »

François Premier

Au fond, nous savons tous les deux que vous aimeriez mieux garder ce 50% dans votre chèque de paie.

Préferiez voir crever un enfant dont les parents ne peuvent payer les coûts médicaux?

Pensez-vous commes tout ces chef d’entreprise qui payent pas une cenne de d’impôt, qui font soigner leurs employés par le système et donc profitent de ce système, et en même temps décrie ce même système parce qu’il encourage les incapables, les loosers qui ne sont pas en mesure de prendre soin d’eux-mêmes?

Même-chose pour l’éducation. Qui forme les employés? La collectivité.

Mais il en va ainsi de l’idéologie de droite.

La droite voudrait sacrifier une génération d’être humains « sans valeur » et ca ne lui ferait pas un pli. Les enfants dans la pauvreté, les mèmes monoparentales, les universitaires surqualifiés, les handicapés et les nouveaux arrivants… Aucun mécanisme collectif ne doit leur venir en aide et venir en aide à la société en général, par le fait même. Il n’y a d’ailleurs pas de problème collectif, juste des problèmes individuels.

Une pensée simpliste, naïve, puérile et rétrograde.

Vous voudriez vivre au far west et voulez entraîner toute l’humanité avec vous.

Continuez, continuez. Poulèchons-nous de notre misérabilisme.

@ A. Chartrand:

Vous vous gourrez.

Je suis très sensible à la pauvreté et à une certaine misère qui affuble certains de mes concitoyens mais je tiens à garder MON argent que JE gagne pour la distribuer À QUI JE VEUX plutôt que de la remettre entre les mais des politiciens et des ronds-de-cuir syndiqués mur-à-mur qui en gardent une grosse partie pour eux-mêmes au passage et qui distribuent ce qui reste à qui ILS veulent.

Voilà…

Mon chère François 1, devez riche au lieu d’être de la classe moyenne pour payer moins d’impôts. (Avez un tel nom aristocratique pourtant)
Mieux encore devenez une « personne morale incorporée » et vous ne donnerez bientôt que 20% de vos gains… sans compter aux impôts reportés et aux lucratives subventions!

Pour la notion de système de santé publique universel, c’est plutôt vous dans l’erreur, même au Canada, il y a une part de privé dans le système de santé publique.
Le principe est que cela ne doit pas être la queue (le privé) qui mène le chien….

Aussitôt que le privé mène la santé, bye bye le mot santé universel.

Pour ce qui est de votre sacro-sainte nombre de prix Nobel (créé tout même par un suédois) américain, au prorata, c’est la Suisse qui a le plus de lauréat. (Système à 60% public et le 40% privé est balisé)
Nonobstant cela, les prix nobels ont plus a y voir avec les universités qu’avec un système de libre marché qui finalement englobe pas mal tout les pays occidentaux….

P.S.: Évidemment, dans un contexte de libre marché… pardon, libre expression, libre a vous de dire que je suis encore dans l’erreur… Les chiens aboient, la caravane passe!

François 1

Et si les politiciens distribuais l’argent aux bonnes personnes, pour les bonnes raisons, par le véhicule de bons programmes ou systèmes, vous seriez plus à l’aise de voir votre 50% partir?

Non. Ce serait encore de la gauche parasitaire fanatique, communiste.

Essayez de nous faire croire que vous ne privilégiez pas une politique comme celle des républicais états-uniens. Laquelle consiste à distribuer la richesse aux compagnies d’armement et pétrolières. Un système dans lequel des millions de personnes n’ont pas les moyens de s’offrir des soins de santé, pour eux et leurs enfants. Un système de droite comme vous les aimez.

Et essayez de nous faire croire qu’un des arguments principaux de cette droite n’est pas l’irresposabilité des indigents. Et qu’ils méritent leur sort d’indigent.

Essayez de nous faire croire que sans l’intervention d’Obama auprès des banques, tous les États-Unis, gauchistes et droitistes confodus, ne seraient pas dans l’indigence. Placées là par les politiques de dérèglementation de la droite.

Essayez de nous faire croire que la charité individuelle peut supplanter en efficacité la redistribution collective de la richesse.

Essayez de nous faire croire que les gouvernements de droite ne sont pas à la solde de personne, d’aucun lobby.

Essayez de nous faire croire qu’un gouvernement de droite ne s’ingère pas dans la vie des citoyens. Surveillance, millitarisation, coercition et censure.

Essayez de nous faire croire que Bush n’a pas mis son pays dans la dèche. Et que Palin ne va pas terminer le travail.

L’enfant indigent peut crever des milliers de fois.

Passons sur l’empathie.

@Pierre Bouchard

Vous résumez votre désagrément en partant de ce que je considère être en mensonge.

Pour vous, l’homme est fondamentalement méchant. Il doit être contrôler par l’État ou l’Église… ou sinon, il usera de cruauté, d’égoïsme, d’avarice, etc. C’est socialiste, ce qui est synonyme de Chrétien. Ça pense que l’homme commettra des péchés, des crimes, toujours et qu’il doit se repentir. Avoir, au ciel comme sur terre, des institutions pour contrôler ses intentions vilaines et malveillantes.

Vous vous rangez donc dans l’école allemande. Contre les Lumières.

Dans le Siècle des Lumières, un des principes importants, c’est que l’homme est naturellement bon. C’est très important comme concept philosophique, on ne peut imaginer une société et un contrat social sérieux, sans se prononcer sur cette question primordiale. Si l’homme est naturellement bon, sa liberté peut être complète. Si, comme vous le prétendez, l’homme n’est pas naturellement bon, sa liberté ne peut être que conditionnelle. Mais il y a aussi la troisième catégorie de personne, ceux qui ont relativisé le concept de «bon et de méchant». Qui ne peuvent plus les définir en tant que tel. Pour eux, une société ne peut être que Babylonienne, parce qu’ils n’ont aucune idée de ce qu’elle doit être pour devenir juste, parce que la justice est elle aussi un concept relatif. Bon, Mal, Juste, Injuste, c’est en effet basé sur une morale qui ne peut être que régional. Mais pourquoi croyez-vous le pire, c’est-à-dire que votre concept de l’injuste et du mal serait l’aspiration de l’homme en tant qu’homme. L’égalitarisme est une horreur absolue aussi, c’est un rêve fabriqué surtout par une élite blasée de rois-fainéants. Je vous invite à lire The Time Machine de H.G. Wells pour comprendre de quelle façon l’égalitarisme ne peut qu’anéantir l’humanité, en tant que tel.

Donc, vous ne contredisez ce que je disais que dans ce sens que vous voyez l’humanité comme votre ennemi potentiel. Parce que l’homme est naturellement méchant. C’est la philosophie centrale du socialisme, pour justifier l’État-Providence qui contrôle les «pauvres pécheurs». En les affamant par exemple, comme ce fut le cas en Ukraine, c’est la logique ultime de l’État-Providence. Le droit de vie ou de mort sur le citoyen. Mais pour vous, c’est le citoyen en tant que tel qu’il faut craindre. Le danger qu’il représente, parce qu’il veut naturellement devenir le chef de la tribu.

Je ne suis par libertarien en tant que tel, je rejette cette philosophie comme étant trop simpliste, même si j’apprécie Hayek et l’école autrichienne, ce n’est pas une panacée pour moi. C’est recycler maintenant surtout par des populistes illettrés tel Glenn Beck, rien de bien excitant dans cette école bébête. Ni dans le Tea Party qui prêche aussi une idéologie radicale libertarienne. Dans sa forme actuelle, cette philosophie politique est clairement dérisoire.

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