Sarko : les décrocheurs ? À l’internat !

Cela vous a sans doute échappé, mais, la semaine dernière, le Parti québécois a déposé un document qui pose une question audacieuse : pour lutter contre le décrochage, faudrait-il rendre l’école obligatoire jusqu’à l’obtention d’un premier diplôme ou jusqu’à 18 ans ? Je n’ai pas de réponse à cette question, mais elle a le mérite de l’audace.

Sarko à l'école des grands moyens
Sarko à l'école des grands moyens

Audace ? Petite bière comparée aux mesures de dissuasion massive de l’absentéisme — et de la violence à l’école — dévoilées ce mercredi par Nicolas Sarkozy. (Je vous mets mon appréciation entre parenthèse)

* D’abord, il va « ficher les décrocheurs », pour répertorier ceux que la France appelle avec élégance « les élèves en cours de déscolarisation ». L’objectif affiché est semblable à l’informatisation du dossier santé : faire en sorte que les intervenants aient accès à toute l’information sur l’élève en difficulté, pour mieux l’orienter. Mais le fichier devient national et ses détracteurs n’aiment pas qu’il puisse être utilisé, aussi, par la police. Ainsi fichés, ils pourront être orientés vers les établissements de réinsertion.  (Mesure un peu excessive, c’est le boulot des directions de chaque école d’identifier ces étudiants et de les accompagner.)

* Il veut retirer aux parents d’enfants qui s’absentent trop souvent de l’école leurs allocations familiales — une mesure très contestée, qu’il veut introduire dès l’automne prochain. (Cela ressemble à une double punition. Déjà, votre ado décroche. En plus, on vous coupe les vivres !)

* Ensuite et surtout, il va créer d’ici un an une dizaine d’internats — l’école où on réside — pour les élèves de 13 à 16 ans qui ont été « exclus au moins une fois » de leurs écoles pour avoir été trublions. Ils y apprendront « l’apprentissage de la règle, le respect de l’autorité et le goût de l’effort. » Seront ainsi exclus des écoles régulières les « jeunes qui rendent la vie impossible » au sein de leur établissement, dixit le président, voire « terrorisent les autres, y compris les parents, y compris les enseignants ». (La mesure ne peut bien sûr être appliquée sans l’autorisation des parents. Cette condition étant remplie, pourquoi pas ?)

* Autre mesure: les 53 écoles de France où il y a le plus de violence auront chacun leur policier sur place. (C’est la moindre des choses.)

* Les directeurs des écoles situées en zones défavorisées auront la capacité de choisir leur personnel enseignant. (Là, je dois dénoncer un plagiat, car je proposais cette mesure dans le chapitre éducation de Pour une gauche efficace. Pour que l’équipe école puisse être responsabilisée dans son objectif de réussite, il faut que la direction puisse choisir les meilleurs éléments, les plus compatibles, et les rémunérer en conséquence.)

* Finalement, un second type d’internat, créé celui-là pour recevoir les « élèves doués » en provenance des milieux défavorisés : des « internats d’excellence ». Il y a actuellement un projet pilote, avec 2 900 places, il y en aura 20 000 d’ici trois ans. Un investissement de 250 millions de dollars dans l’excellence en provenance du bas de l’échelle. (Je suis inquiet du fait qu’on écrème ainsi les écoles de milieux difficiles, mais je suis tenté d’applaudir quand même.) Chacune de ces mesures (sauf celle qu’il m’a empruntée) suscite la controverse et mérite débat. On doit cependant admettre que ces décisions témoignent d’une réelle volonté politique de s’attaquer au problème et d’y mettre les moyens.

On peut écouter le discours complet de Sarko ici  (il dure 40 minutes) :

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Des mesures extrêmes pour contrer un problème de société extrême !

Ficher les jeunes est le signe d’une société totalitaire qui tente de contrôler dès l’enfance la liberté des citoyens. Le but des mesures à mettre en oeuvre est d’aider, non pas de stygmatiser.

Mais face à une situation si urgente et tellement alarmante, il convient de repenser l’école et de voir comment mobiliser l’ensemble des partenaires. Les parents ont la responsabilité partagée de l’éducation et les démissionnaires sont des gens fragiles et souvent dépassés par leur propre situation. Ce n’est pas en ajoutant à leurs difficultés de vie que l’on règlera l’abandon de plusieurs. On doit donc penser à mieux soutenir les parents en difficulté. Un gros contrat et un problème de société en effet qui doit être abordé de façon systémique. Les ressources d’aide sociale devraient donc être mobilisées et harmonisées avec celles de l’école.

L’école s’inscrivant à l’intérieur d’une société où les valeurs dominantes sont l’arrivisme et la maximation de la recherche du pouvoir de l’argent est en bonne partie responsable de la dérive des systèmes scolaires. Le métier d’un jeune, c’est d’étudier. Pas de travail régulier (30 heures)avant la fin du secondaire.

Décentraliser la prise de décision vers les écoles peut s’avérer être une bonne mesure. Mais attention, il y a des directions incompétentes qu’il faudra garder à l’oeil.

Intéresser les jeunes avec des approches pédagogiques diversifiées et adaptées à la réalité évolutive de la société : l’apprentissage de la coopération, les moyens d’information nouveaux, la lecture analytique des journaux, les visites de musées, le sport pratiqué sur une base sérieuse, sont des moyens nécessaires afin de prendre en compte la nature curieuse de découverte et d’exploration du jeune et son besoin physiologique de bouger et de se dépasser. L’accomplissement dans un sport induit le désir de se dépasser également sur le plan intellectuel.

Une telle école serait susceptible de mobiliser l’ensemble des partenaires sociaux davantage qu’une école répressive qui ne ferait qu’ajouter à la confusion ambiante.

Alors pourquoi tarder à mettre en place des moyens connus comme ceux que je décris ici ? Parce que l’école n’a pas fait l’objet d’une recherche de concensus sur les méthodes à utiliser et les intérêts politiques, contradictoires et improductifs parfois, ne font que compliquer la situation d’une école à la dérive.

Un débat nécessaire vous dites ?

Et urgent !

Je n’ai pas l’habitude de suivre monsieur Sarko mais cette fois-ci je suis entièrement d’accord avec son approche. La société occidentale aime mal ses enfants en leur donnant trop de liberté,en les conscientisant sur leurs droits illimités. Tout leur est permis, quand ils sont tout petits et quand ils commencent à sortir du milieu familial ils sont déstabilisés de voir que quelqu’un essaie de leur mettre des limites, ainsi l’école devient un champ de bataille. l’amour véritable comprend aussi une éveille précoce aux devoirs et à l’existance des limites à ses droits pour apprendre à avancer en respectant l’espace qui revient aux autres.

Bravo Sarko, aux grands maux il faut des grands moyens.

À bon entendeur salut

Votre proposition de permettre au directeur d’école de choisir ses enseignants est excellente à condition de respecter la neutralité religieuse dans son choix !

Bonjour M. Lisée,

Lorsque vous mentionnez « Pour que l’équipe école puisse être responsabilisée dans son objectif de réussite, il faut que la direction puisse choisir les meilleurs éléments, les plus compatibles, et les rémunérer en conséquence. », cela me fait sourire un peu… J’ai une petite question: qui nomme les directeurs d’école? Le cœur d’une école ce n’est pas juste les profs, mais surtout, et on l’oublie trop souvent, la direction. Sans une direction avec une politique cohérente d’encadrement des élèves, l’école va nul part même avec les meilleurs profs… Pour répondre à ma question, c’est à la commission scolaire d’envoyer ses meilleurs éléments à la direction des écoles problématiques. Et ce n’est pas toujours le cas…

PS: j’ai une petite question (une autre!) aux gens (ADQ?) qui veulent l’abolition des commissions scolaire: qui sera en mesure d’évaluer le travail de la direction des écoles si les commissions scolaires n’existent plus?

Christian

Le décrochage scolaire est plus complexe que ce qu’il parait car les causes sont multiples. Toute approche basée sur une compréhension simpliste pourrait causer plus de mal que de bien.

Rallonger jusqu’à 18 ans l’obligation de fréquenter l’école risque d’oblitérer une réalité, celle des jeunes qui ne pourront jamais terminer leurs études secondaires. Que faire avec ces jeunes ? Continuer à leur taper sur la tête comme on frappe sur un clou et ainsi continuer à participer à la dévaluation de sa propre image ? Augmenter les heures d’enseignement sans se soucier une seconde de changer des méthodes d’enseignements qui ont, depuis des années, rien fait pour des jeunes qui les subissent années après années ?

Quant à l’approche autoritaire à la Sarko elle serait complètement inappropriée au Québec. À oublier.

Pour se donner la chance d’identifier des solutions viables, j’attire l’attention sur 2 points: 1) le manque de budget et 2) l’incapacité de plusieurs direction d’écoles de choisir les enseignants les plus qualifiés pour travailler dans leurs écoles.

Les budget alloués à l’enseignement doivent impérativement permettre de réduire le nombre d’élèves par classe et de fournir aux élèves en difficulté un support pédagogique et professionnel digne de ce nom.

Quant au deuxième point on doit reconnaître qu’en éducation on ne fait aucune gestion des ressources humaines, qui dans d’autres secteurs d’activités économiques est considérée comme un facteur essentiel au succès des organisations. En éducation on gère des conventions collectives. À ce propos le grand public serait sans doute intéressé à savoir comment se passe les séances d’affectations où les enseignants décident eux-mêmes dans quelle école et quelle classe ils enseigneront l’année suivante. Les directions d’écoles n’ont rien à voir dans ces affectations uniquement basée sur l’ancienneté.

Comment construire dans ce contexte une équipe école ayant comme principal objectif le bien des élèves ?

Voila donc 2 points intéressants sur lesquels porter notre regard. Bien sur il y en a beaucoup d’autres …

Je pense que M. Sarkozy a vu Les Choristes, mais a interprété le film à contre-courant.

À la fin de son exposé, après avoir retiré les allocations familiales, poster un policier dans les écoles, choisi des professeurs kamikazes, il a la prétention d’oser prétendre d’inculquer la culture de l’effort chez les décrocheurs.

Par manque d’informations ou d’analyses, et ce n’est pas une excuse, les autorités gouvernementales n’ayant pas eu dans leur temps le www, ils peuvent pas savoir le nombre d’informations acquises ailleurs que sur les bancs d’école. Parmi ces informations et fortement médiatisés, les décrocheurs apprennent entre autres que sans être sur d’avoir en emploi et d’avoir terminé leurs études, ils devront assumer les énormes dettes des générations précédentes…..alors à quoi bon cette société qui a tout foutu en l’ait et que l’on devra payer les pots cassés…..la culture de l’effort…Ha! Ha! Ha!

Non….la méthode pour réussir devinez quoi c’est la méthode Toni-Té…..et la protection de Johnny Boy…ça c’est la réussite assurée.

La proposition du Parti québécoise me semble aller dans le bon sens. Il faut rappeler que le Québec est la province canadienne qui a mis le plus longtemps avant de créer une âge de scolarisation obligatoire. Il a eu plus de 30 ans de retard sur certaines de ses voisines. Il a également accumulé du retard lorsque d’autres provinces ont fait passer cet âge de 14 à 16 ans. Or, cela fait plusieurs années déjà que la discussion sur la scolarisation obligatoire jusqu’à 18 ans est enclenchée ailleurs au Canada.
Allons-nous, encore et toujours, traîner de la patte lorsqu’il s’agit de scolarité?
Quels sont les buts de cette mesure législative? J’en vois au moins deux importants.
D’abord, elle crée une obligation de moyens pour l’État. Il doit mettre les services éducatifs à la disposition des citoyens de façon gratuite jusqu’à l’âge de 18 ans.
Ensuite, elle oblige l’État à la cohérence en matière de droit du travail. En effet, si d’un côté l’âge scolaire légal va jusqu’à 18 ans, il est logique, de l’autre, que les employeurs n’aient pas le « droit » d’employer à temps plein ces jeunes. Or, il me semble qu’un des facteurs principaux du décrochage scolaire est la disponibilité de l’emploi (ce qui explique en partie le fait que ce soit surtout les garçons qui décrochent puisqu’ils ont plus facilement accès aux emplois ouvriers qui n’exige pas ou peu de scolarisation).

La proposition du Parti québécois me semble aller dans le bon sens.
Il faut rappeler que le Québec est la province canadienne qui a mis le plus longtemps avant de créer une âge de scolarisation obligatoire. Il a eu plus de 30 ans de retard sur certaines de ses voisines. Il a également accumulé du retard lorsque d’autres provinces ont fait passer cet âge de 14 à 16 ans. Or, cela fait plusieurs années déjà que la discussion sur la scolarisation obligatoire jusqu’à 18 ans est enclenchée ailleurs au Canada.
Allons-nous, encore, traîner de la patte lorsqu’il s’agit de scolarité?
Quels sont les buts de cette mesure législative? J’en vois au moins deux importants.
D’abord, elle crée une obligation de moyens pour l’État. Il doit mettre les services éducatifs à la disposition des citoyens de façon gratuite jusqu’à l’âge de 18 ans.
Ensuite, elle oblige l’État à la cohérence en matière de droit du travail. En effet, si d’un côté l’âge scolaire légal va jusqu’à 18 ans, il est logique, de l’autre, que les employeurs n’aient pas le « droit » d’employer à temps plein ces jeunes. Or, il me semble qu’un des facteurs principaux du décrochage scolaire est la disponibilité de l’emploi (ce qui explique en partie le fait que ce soit surtout les garçons qui décrochent puisqu’ils ont plus facilement accès aux emplois ouvriers qui n’exige pas ou peu de scolarisation).

Une personne considérée a déjà déclaré:

« Aucun problème ne pourra être résolu avec la façon de penser qui l’a généré »

@mlemay

Je pense que vous décrivez parfaitement l’état d’esprit de votre génération : moi je vais magouiller et m’en sortir peu importe les moyens ! Puisque le gouvernement putasse, alors je suis pas plus con qu’eux, alors par ici la caisse !

Mais vous réaliserez tôt ou tard que le respect de soi est dominant dans la réussite de sa vie. Et que la réussite acquise frauduleusement ne fait qu’avilir. Et vous ne souhaitez pas rater votre vie, c’est évident. Autrement vous ne seriez pas ici à écrire votre pseudo-je-m’enfoutisme. Vous seriez déjà perdu et nous en serions simplement désolés. Et en attente d’un redressement de votre part. Qui viendra en temps et lieu…

@ Christian Bellefleur

Dans quelle proportion croyez-vous qu’une direction d’école choisit son équipe école? Minime, croyez-moi. Vers la fin de chaque année scolaire se met en branle le processus des affectations. Dans un contexte démographique changeant, des écoles ferment, des classes sont localisées ailleurs. Tout ça provoque des changements de tâches de groupes au sein du personnel enseignant. Et là le processus de réaffectation provoque le fameux «bumpage» où l’enseignant X à cause de sa plus grande ancienneté ira supplanter l’enseignant Y. Finie la belle équipe école et la direction n’a absolument rien à faire. Et les motifs qui font qu’un enseignant choisira telle ou telle école sont très souvent loin d’être louables.

Il est facile de pointer du doigt les failles d’un système en ne tenant pas compte des bons côtés.
Oui il y a du décrochage et des élèves insolents, je le sais, j’enseigne dans un cégep! Mais, toute responsabilité incombe-t-elle à l’école? De nombreux parents ne valorisent pas l’éducation et cela se répercute sur la perception qu’a l’élève par rapport à l’importance des études.Imposer est-il la meilleure solution? Je ne crois pas.

Certes, l’effort n’est pas la valeur la plus importante pour plusieurs, mais il y a aussi d’excellents éléments qui veulent apprendre dans nos écoles. Moins on leur en demande, moins ils en feront et le contraire est aussi vrai.Pour ma part, je demande en terme de travail, ce que le devis ministériel impose. Mais, j’ai certains collègues, qui, plutôt que de respecter le devis, préfèrent demander peu aux élèves et ainsi avoir beaucoup moins de correction, donc de travail.
Il n’y a pas que les élèves en cause: des parents qui ne valorisent pas l’éducation, des élèves à qui on a fait miroiter les valeurs du capitalisme sans désirs de dépassement de soi, un système d’éducation ou un prof permanent devient intouchable…
À qui la faute du décrochage?

Après l’interdiction de la burka, Nicolas Sarkozy nous offre une nouvelle démonstration de courage politique.

Dommage qu’il ait rompu avec la tradition gauliste de non-ingérence non-indifférence, on pourrait commencer à l’admirer.

Comme la résultante du décrochage est plus souvent qu’autrement la prise en charge de ces individus par nos programmes sociaux(malheureusement parfois toute leur vie durant). Je pense que d’intervenir le plus rapidement possible est une excellente chose. Même si au départ le jeune n’est pas très collaboratif. C’est préférable de le prendre en charge a se moment là, lui donner une base convenable avant de le laisser assumer sa vie. Car il est clair que la très grande majorité des non diplômés ont de grandes difficultés à intégrer un emploi. Par contre je ne suis pas d,accord de restreindre comme on le fait actuellement l’accès à des formations manuelles ou mêmes privés seulement a ceux qui ont un sec5. Il faut reconnaitre les acquis. Au lieu de fermer des portes il faut les ouvrir. Vaut mieux avoir des travailleurs diplomés (même s’il ne satisfont pas aux exigences du secondaire 5, que de les priver d’entreprendre des formations). Qu’est-ce que ça change qu’un soudeur, mécanicien, coiffeur, cosméticien, manutentionnaire etc etc et la liste est archi-longue qu’il soit capable ou non de faire de l’algèbre, écrire sans faute et réussise un cours d’art? Ça ne les rend pas inapte a être fonctionnel en société. J’ai animé des ateliers d’alphabétisation à un entrepreneur propère en construction (il savait très bien compter, négocier, mener ses affaires pour le reste c’était sa femme), un chauffeur de taxi qui connaissait la ville sur le bout des doigts(bien avant le GPS), un préposé au bénéficiaire, une cosmétisienne, une préposée à la pouponnière d’un hopital, des femmes de chambre, un concierge, un mécanicien et j’en passe.
Il faut imposer l’intégration à la vie active pas par des moyens qui réprime d,avantage mais qui valorise les talents et supporte leurs développement.

Rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans? Pourquoi pas jusqu’à 100 ans?!? Hahahaha! Ils devraient plutôt s’attaquer au curriculum et à rendre les écoles un peu plus efficaces car il n’y a pas de grande différence entre un diplômé du secondaire d’aujourd’hui et un décrocheur… Ces gens sont responsables de la détérioration du système scolaire québécois… alors qu’ils le réparent. Quand un diplôme vaudra vraiment quelque chose, il y aura probablement moins de décrocheurs.

J’adore Sarkozy, il est tellement intelligent et il toujours de bonnes idees.

Monsieur Sarkosy a entièrement raison!

Ce qu’il faut d’urgence, c’est de créer une école para-militaire et de placer ces « têtes dures », en pension (internat), du début à la fin du secodaire, dirigée par des militaires.

Frapper leurs parents, leurs professeurs, être impolis, les envoyer…, passer la nuit sur la rue, drogués ou vendre de la drogue, voler, etc.
A tous les jours, il devrait y avoir une rafle de jeunes encore sur la rue, passé 9 heures le soir.
Est-ce genre de futurs citoyens dont nous voulons au Québec? Il y a trop de laisser aller!

Influencés par les vêtements en vente dans les magasins, (vêtement dont les fabriquants-stylistes et leurs enfants ne portent pas…) Qui sont-ils? et devinez c’est quoi leur « but » de donner le « look voyou » à nos jeunes Québécois??

Il faut D’URGENCE demander à nos militaires de la Base de Valcartier de venir nous aider.

C’EST DU TEMPS PERDU que de tenter de changer la mentalité vieille de 2500 ans des Afghans. A leur construire des maisons, des routes,¸des mosquées, etc. Il faut placer cet argent sur l’éducation de nos enfants Québécois.

Nous devons débuter ce PROGRAMME POUR SEPTEMBRE 2010! Trouvons un local pour les recevoir et ce sont des militaires qui vont s’occuper d’eux. Ils vont apprendre ce que signifie la discipline et obéir au « C H E F »!

Au Québec, le service militaire devrait être obligatoire, comme en France et, après avoir pris de la maturité, terminer leurs études.

Vous avez compris pourquoi certains parents placent leurs enfants dans des écoles privées? Simple, ils ne veulent pas que leurs enfants soient en contact avec ces éléments perturbateurs qui n’ont aucun projet d’avenir.

Sans rendre l’école obligatoire jusqu’à 18 ans au Québec, on pourrait mettre en place quelques mesures qui « encourageraient » les étudiants à obtenir leur diplôme.

Par exemple, pour ceux qui n’ont pas leur diplôme d’études secondaire, ils ne pourraient pas obtenir le permis de conduire avant 18 ans. Je suis persuadé que cette simple mesure en encouragerait plus d’un.

Comme des intervenants l’ont déjà fait remarquer, le décrochage est un phénomène complexe qui ne se réglera pas par des solutions simplistes. Lorsque j’étais moi-même au secondaire (j’ai gradué en 1990), on parlait déjà de lutte contre le décrochage et on s’alarmait déjà des taux élevés (étaient-ils aussi élevés que maintenant, je ne m’en souviens plus).

J’ai toujours eu de la facilité à apprendre, sauf en maths, enfin à partir du moment où ils ont introduit les nombres négatifs et l’algèbre, moment où j’ai perdu le fil totalement et je ne l’ai jamais retrouvé. J’étais heureusement très bonne ailleurs et j’ai été, je crois, dans la dernière promotion qui n’avait pas besoin de la réussite du cours de maths pour obtenir le DES. Mais si j’avais eu autant de problème dans les autres matières qu’en maths, j’aurais probablement eu envie de décrocher. Mais cela, ça aurait été mon contexte à moi. J’ai connu des gens qui ont décroché et qui avaient peu de difficultés scolaires, même de bonnes notes; ils s’emmerdaient et voulaient faire autre chose pendant quelques années. Le problème n’est pas toujours la difficulté d’apprentissage.

J’observe qu’on a essayé au fil des années plein de solutions simplistes: on disait à une certaine époque que les décrocheurs avaient besoin d’avoir plus de contrôle sur leur temps personnel, de décider par eux-même de ce qu’ils voulaient étudier chaque jour, et de la vitesse à laquelle ils voulaient progresser; cela en a aidé certains, mais pas tous. On a aussi dit que les jeunes décrocheraient moins si l’apprentissage était plus concret, plus actif, moins centré sur les cours magistraux – cela a donné le fameux « renouveau pédagogique » qui est loin d’avoir diminué le décrochage.

Selon moi, les solutions exposées par Sarkozy peuvent aider certains jeunes à ne pas décrocher, lorsque leurs raisons pour le faire seraient celles qui sont visées par ces mesures. Ce n’est pas le cas de tous. Puis, les internats pour élèves avec problèmes disciplinaires, visant à « donner à ces jeunes le goût de l’effort, le respect de l’autorité et etec. », c’est loin d’être nouveau. Et ça peut vous former un rebelle à vie autant que ramener quelqu’un « dans le rang ». C’est loin d’être la panacée, il me semble.

D’ailleurs, je crois qu’il n’y a pas de panacée contre le décrochage. Chaque cas, idéalement, serait à prendre individuellement parce que la solution n’est pas la même dépendant du contexte de chaque jeune. Et puis il va falloir finir par accepter que certains n’obtiendront jamais de diplôme et que ce ne sont pas de mauvaises personnes pour autant. Vous savez, heureusement ou malheureusement (selon le point de vue), il ne manque pas de personnes autodidactes qui se sont carrément créé un emploi et ont très bien réussi dans la vie. Sans aucun diplôme. Non que je prône cela, mais il faut reconnaître ce fait.

Peut-être une partie du problème est-elle dans le fait d’exiger un DES même pour faire de l’entretien ménager??

@ Christian Bellefleur:

Les parents sont en meilleure posture pour évaluer le travail des directions d’école (et des professeurs…) que quiconque…s’ils avaient le choix. Mais ici, au Québec, l’instruction publique est un monopole étatique (les écoles privées sont un peu plus libres que les publiques mais à peine; au point où je les appelle des « écoles publiques subventionnées par le privé »).

Dans le monde ultra-interventioniste québécois actuel de l’instruction publique, presque personne ne se fait virer pour incompétence. Et il y a pire: nos professeurs (ceux qui enseignent directement à nos enfants!) sont masurés selon leur ANCIENNETÉ! Et leur syndicat s’oppose fermement à toute autre forme d’évaluation bien sûr…

Ahhh on en fait une belle société avec l’ancienneté comme critère d’évaluation!!!

Solution : obliger les décrocheurs à repasser leur permis de conduire à chaque année jusqu’à 18 ans et leur offrir des écoles alternatives tehniques ou culturelles .
Ex École musique etc..
École menuisier etc…

Monsieur Sarkosy,
père de famille ET Premier ministre de la France, a compris qu’il est temps de mettre un « stop » au culte de l’enfant-roi!

Ce n’est pas au secondaire qu’il faut intervenir, mais bien à la garderie, au primaire avant de passer au secondaire|

Habituellement, le comportement de certains enfants n’arrive pas – soudainement – et uniquement – en début du secondaire.

Il y a de nombreuses familles, au Québec, qui souffrent de maladies génétiques et ce qui n’aide pas, c’est la consanguinité.

Des unions entre cousins germains, deuxième et troisième cousins, il y en a eu plus et plus! depuis le début de la colonie (400 ans).

Au Québec, presque tout le monde est parent, de près ou de loin!…

J’ai vu de mes deux yeux deux cousins germains, avec trois très beaux enfants mais infirmes: un sourd, l’autre muet et le dernier taré…

Des enfants dont les mères Québécoises ont été forcées de les donner en adoption, et adoptés, la majorité du temps par des couples Québécois n’ayant pas d’enfant – rien n’identifiaient d’où proviennent ces enfants!…

Rendus des adultes, ils pouvaient aussi bien marier leur « demi- frère ou soeur, ou leur cousin germain » sans le savoir!….

Heureusement il y a eu les arrivages d’Irlandais, d’Ecossais, d’Anglais, et autres nationalités pour « couper le sang »…

De nombreuses familles, au Québec, souffrent de maladies mentales, il ne faut pas se le cacher:…
bi-polaires, schizophrénie, etc. Rien n’empêche ces familles de se reproduire…

Ajouté à cela d’autre problèmes: 300 mille diabétiques au Québec, maladie de Frederich (Lac St-Jean), maladies neurologiques, maladies multiples (coeur, poumons, foie, reins, etc, etc).

Ajouté à cela, pour certains de ces enfants, très conscients de leurs difficultés majeures pour étudier, suivre un programme scolaire du Ministère, comme tous les enfants: esprit lent, difficulté à mémoriser, à comprendre ce qu’on leur explique, à socialiser, etc. Ce qui leur enlève leur confiance en eux-même…
Milieu familial déficient…

Il y a aussi certains professeurs dont la devise est « je m’en fout » – fait partie de leur quotidien… J’en connais! Sans même regarder les travaux, ils donnent une note… pas seulement au secondaire, mais aussi au CEGEP et… à l’université!…

Les professionnels dont nous utilisons les services, qui ont recu la note limite de passage de 60%, mais qui en réalité ne devraient pas avoir la note de passage, parce qu’ils ne sont pas du tout dans « leur ligne » – n’ont pas fait le choix d’une profession qui leur convient – malheureusement il y en a trop!… Exemple: choisir la médecine … parce que c’est payant $$…

Tout le monde se dirige vers les professions $$, alors il reste des poste de techniciens et autres,
et arrive ceux qui ont de la difficulté aux études qui eux se retrouvent avec un salaire minimum de $9.xx de l’heure… Comment bien gagner leur vie?

Avec le coût de la vie, qui est le même pour un professionnel qu’une personne qui conduit un taxi (et Dieu sait qu’on en a besoin de ces travailleurs), est-ce intéressant pour eux?

Il n’y a pas de « sot métier » mais c’est sûr qu’ils ne se sentent pas valorisés!… D’autres plongent dans la drogue (ou vendeur pour arrondir les fins de mois), ou le B.S., ou le suicide… Les choix sont limités… Ils se sentent acculés au pied du mur!…

Face à tout cela, quels sont les choix à faire?
Qui va prendre ses responsabilités?
Nous en sommes rendus à point où nous ne pouvons plus laisser faire parce que nous nous préparons de GROS PROBLEMES POUR LE FUTUR!… ET C’EST T O U S LES CITOYENS QUI ALLONS PAYER $$ LA NOTE…

Ce n’est pas uniquement au « Gouvernement » de passer a l’action, mais aussi aux PARENTS et ne pas hésiter à demander de l’aide.

En résumé, il faudrait bien analyser ce qu’un enfant a vécu, depuis sa naissance, le prendre en charge très tôt, pour mieux préparer son futur!…

Internat pour décrocheurs!Tiens tiens!
Décrocheurs cherchent écoles, enseignants qui pourraient les intéresser. J’aime mieux.
Je ne sais pas si le Québec est le champion des candidats(tes) au décrochage, mais chose certaine le nombre est trop élevé.
Réformes successives issues d’en haut sans consultations sérieuses(de la base) des multiples intervenants(école, enseignants,parents et jeunes étudints (eh oui))?.
Réformes trop centralisatrices, programmes trop rigides: peu de place à l’imagination,aux alternatives, aux risques, au rêve peut-être…
Bref, les débuts de réponse viendront de l’école elle-même qui doit être repensée mais sûrement pas de nouvelles constructions d’internat pour remettre dans le » droit chemin » ces jeunes (de + en + nombreux)qui voient les choses différemment de la majorité.

Sarkozy s’imagine que c’est avec la coercition qu’il transformera magiquement les jeunes décrocheurs et ceux qui sont trop turbulents… quelle horreur!

Effectivement l’idée du PQ est de la petite bière comparée au régime que veut imposer Sarkozy.

Peut-on commencer par l’adoption d’un curriculum scolaire qui répond davantage aux besoins des garçons (puisqu’ils décrochent dans une proportion beaucoup plus grande que les filles) ? Je crois que ça pourrait réduire considérablement le problème.

Je suis enseignant. Voici quelques pistes de solutions que je me permets d’avancer en ce qui concerne le système d’éducation au Québec :

– Mettre fin à la permanence mur à mur des enseignants.
– Mettre sur pied un système d’évaluation basé sur des critères objectifs pour les enseignants et les directions d’école à trois notes (A, B et C) affectant directement le salaire. Ceux ayant une note « C » verraient leur salaire réduit de 20% et devraient être suivis par un tuteur, prendre des cours de remise à niveau et seraient congédiés au bout d’une période de 3 ans s’ils n’amélioreraient pas leur performance.
Ceux ayant une note « A » auraient un salaire majoré de 20%. Enfin une raison pour les enseignants et les directeurs de se dépasser, de rester motivé. Voir certains vieux enseignants au sommet de l’échelle salariale avoir les meilleurs postes et travailler un minimum, c’est très frustrant et démotivant pour les autres qui essaient de bien faire pour leurs élèves. Malgré toute la bonne volonté qu’on peut y mettre, ça décourage au bout d’un moment. Ce système d’évaluation devrait être géré par des inspecteurs indépendants, enseignants ou directeurs à la pré-retraite.
– Donner une bonne marge de manœuvre professionnelle aux enseignants, des budgets, du support de la part de directeurs qui ne s’occupent pas seulement de couper les couts et de bien paraitre à la commission scolaire.
– La fin de l’intégration des élèves en grande difficulté dans les classes. Ils sont une source de distraction et une perte de temps énorme pour les autres élèves sans compter que les enseignants « du régulier » ne peuvent s’occuper adéquatement de leurs besoins spécifiques faute de temps et de formation ; ils se brulent à cette tâche. Plusieurs bons enseignants quittent la profession faute de pouvoir l’exercer de façon appropriée.
– Le retour des classes spéciales. Les enseignants en adaptation scolaire réussissent mieux bénéficiant de groupes restreints et d’une formation spécifique à ces clientèles.
– Système d’émulation sévère. Récompense en période d’activités choisies plaisant aux méritants. Période de punition le samedi matin pour les élèves n’atteignant pas les objectifs. Rotation des enseignants pour ces samedis matins.
– Créer différentes concentrations (sports, arts, sciences, informatique, etc.) avec une période par jour par élève dans sa concentration afin d’améliorer la motivation et la persévérance.
– Cours de psychologie de la persévérance scolaire à partir de la troisième secondaire. Cursus : les avantages d’un diplôme, d’une carrière, d’un métier, comment se concentrer, comment utiliser la mnémotechnique, comment identifier et contrôler consciemment les tendances inconscientes destructrices, les dangers de la drogue, comment développer des relations positives amicales et amoureuses, etc.
Outiller les jeunes à faire face au monde au lieu de juste respecter leur liberté et de ne rien faire pour qu’ils sachent comment se responsabilisé pour eux-mêmes.
– Réduire à un minimum la taille des commissions scolaires (éliminer les conseillers pédagogiques, les commissaires, les élections scolaires, tous les services complémentaires en support à ceci et cela, etc.) Qu’elles ne s’occupent plus que de transport scolaire, répartitions des ressources humaines et de chèques de paie. Utiliser les ressources dégagées pour l’embauche d’inspecteurs scolaires.
– L’idée de l’école obligatoire jusqu’à 18 ans est bonne. Par contre, il faudrait ouvrir des écoles de métiers dont l’accès ne serait plus limité au titulaire de secondaire 4 et plus. Sinon, les élèves en difficulté qu’on traine, qu’on occupe, souvent depuis le tout début de leurs études, n’en feront pas plus et l’école jusqu’à 18 ans ne sera qu’une perte de temps pour eux et leurs enseignants (rappelez-vous des classes dites « occupationnelles » des années 70 et 80).
– L’idée des internats avec accord des parents pour les élèves en grande difficulté est bonne. Les centres jeunesses apportent beaucoup aux jeunes qui n’ont pas eu la chance d’avoir de la stabilité et des présences signifiantes à la maison. Les écoles secondaires devraient s’en inspirer et avoir l’autorisation d’avoir des locaux de retrait pour élèves en crise avec support d’éducateurs spécialisés.

L’éducation devrait devenir une priorité nationale. Nous sommes une petite nation qui ne peut se permettre de laisser en plan une si grande proportion de ses jeunes. La situation est désastreuse. Si les politiciens peuvent enfin arrêter de ne travailler qu’à financer leur parti en se graissant au passage ou à dénoncer le financement des partis adverses, ils pourront peut-être trouver du temps pour s’occuper de l’éducation nationale. D’ailleurs, le ministre de l’éducation devrait obligatoirement être une personne formée en éducation, ancien enseignant ou directeur. Cette personne doit comprendre de l’intérieur les besoins du système d’éducation.

Merci.