Scandales financiers providentiels aux États-Unis

Moody’s et Standard & Poor’s, les deux grandes agences de cotation devant lesquelles se prosternent les gouvernements (dont celui du Québec) et les grandes entreprises, sont sur le point de vivre une décote historique.

Aveuglement volontaire... et hautement profitable
Aveuglement volontaire... et hautement profitable

Vous avez entendu parler des courriels échangés par les dirigeants de la grande banque américaine Goldman Sachs, discutant de leur stratégie pour profiter financièrement de la déconfiture financière de leurs propres clients ? Ce n’est rien à côté de ceux où des employés de Moody’s et S&P s’entendent pour aider Goldman Sachs à y parvenir.

Car leur rôle dans la crise fut essentiel. Ce sont eux qui, en donnant leur note AAA à des produits financiers complètement toxiques, ont affirmé sur l’honneur aux acheteurs, investisseurs, fonds de pension et banques étrangères que ces produits étaient super sûrs. (Paul Krugman du NYTimes rappelait ce lundi que 93 % des produits ainsi approuvés sont aujourd’hui considérés comme sans valeur — junk !)

La grande décote des agences de notation

Ces produits étaient aussi sûrs, affirmaient les firmes de notation, que les bons du Trésor américains et… rapportant un peu plus. Bref, une aubaine.  (J’en discute avec Yvan Allaire, des HEC — qui explique tout–, dans le dernier Planète Terre).

Pour l’instant, ces agences avaient réussi à se sortir complètement indemnes de la crise. Or contrairement à ce que le citoyen moyen peut penser, ces agences ne sont pas indépendantes. Elles sont des entreprises privées. Les clients, comme le Québec, peu influent, ou Goldman Sachs, un géant, les paient pour obtenir leur fameux bulletin non chiffré.

La quantité de produits toxiques qu’il fallait noter — en tout, pour une valeur de 600 mille milliards de dollars — constituait pour eux une véritable fontaine d’or liquide. Ils ne voulaient pas en manquer une goutte.

Dans les courriels qui font surface, un employé de S&P écrit qu’il faut « ajuster » les critères utilisés, sinon la compagnie risque « de perdre des contrats ». Un autre écrit qu’il faudrait « manipuler les données des sub-primes et alt-A pour préserver notre part de marché ». Ce qui laisse entendre que la concurrence — d’autres maisons de notation– pourraient être encore plus coopératives pour bien noter ces produits ridicules.

Un excellent moment

Ce scandale, s’ajoutant à celui concernant Goldman Sachs, ne pourrait tomber mieux pour ceux qui espèrent, comme 65 % des Américains, un effort réglementaire important pour empêcher Wall Street de continuer à jouer au casino avec l’économie mondiale.

On pouvait croire, il y a à peine deux mois, que le projet des démocrates de re-réglementer le secteur financier allait mordre la poussière, ou alors, pour rester dans la métaphore buccale, être complètement édenté.

Cependant, ces scandales, ajoutés aux annonces de profits et de bonis faramineux, continuent à alimenter l’ire populaire contre Wall Street, alors qu’approchent les élections de mi-mandat de novembre. (Dans plusieurs États et circonscriptions, les partis sont dans leurs phases de primaires pour la désignation des candidats. Ils sont donc très sensibles aux mouvements d’opinion.)

Un président ressuscité

Le président américain, que certains disent «ressuscité» depuis sa victoire sur le thème de la santé, surfe sur la colère anti-Wall Street pour faire pression sur les Républicains et faire avancer une réforme plus agressive que ce qui avait été prévu.

Les Républicains tentent de bloquer le débat sur la réforme — ce qu’ils ont fait ce lundi en refusant de laisser le Sénat engager le débat en plénière. C’est cependant un jeu dangereux, car ils se placent ainsi dans la cible de la colère populaire, plutôt que d’en être les véhicules. Pour l’instant, 52 % des Américains préfèrent l’approche d’Obama sur la question, contre 35 % qui appuient les Républicains.

Certains sénateurs républicains pourraient d’ailleurs leur faire faux bond et briser cette stratégie de blocage — c’est ce qu’espèrent les Démocrates, qui sont cette fois beaucoup plus agressifs que dans les étapes préliminaires de la réforme de la santé. Un des Républicains estime même que les démocrates sont trop timorés dans leur réforme et voudrait ajouter un amendement fort créatif: en cas de future faillite d’une institution financière, les salaires et bonis des dirigeants et des membres du Conseil d’administration versés pendant les cinq années précédentes seraient tout simplement confisqués par l’État.

Enfin, un Républicain à mon goût.

Les commentaires sont fermés.

Plus de régulation des gouvernements.

C’est vrai, regarder avec quel rigueur extraordinaire les gouvernement gère leur finances public. C’est un modèle à imiter.

Pas de doute, si toute les compagnies adoptait la morale et les normes comptables du gouvernement, ce serait le paradis sur terre.

Et en bonus, un veut une réglementation qui va institutionnaliser les bailouts. Tout le monde aime les bailouts.

De plus, Goldman Sachs n’a rien fait d’illégal. Ce n’est pas un hasard si la SEC ne dépose pas d’accusations criminelles.

Je vous invite à fouiller sur le candidat républicain par défaut, le Dr. Ron Paul.
Il est le mouton noir des Républicains et il est égal à lui-même depuis les années 80.
Il est philosophiquement plutôt un Libertarien.
Si vous vous renseigner sur le personnage, vous comprendrez plus pourquoi je ne cesse de vous dire qu’on n’est plus à se battre droite/gauche et que cela plait aux vrais décideurs (Ca s’applique au Québec, au Canada et partout sur la planète pseudo-démocratique).
L’enjeu actuel est la Liberté des individus VS le contrôle bureaucratique non démocratique qu’on appelle le Corporatisme.
« A govt big enough to give you everything you want is a govt big enough to take from you everything you have. » -Thomas Jefferson

@David

Parlant de rigueur, il faudrait surveiller l’orthographe de ton texte.

Est-ce que « ce qui n’est pas illégal » est tout-à-fait correct? Je crois entendre les Libéraux au pouvoir à Québec.

Et enfin,

Une vision légaliste ne s’appuie-t-elle pas sur un système judiciaire kafkaïen qui va tout-à-fait à l’encontre d’un gouvernement minimaliste que tu semble préconiser?

J’aimais bien cette caricature où les politiciens disaient qu’ils allaient reprendre la gouverne de Wall-Street.

À droite, on inscrivait la dette du gouvernement américain et son déficit.

Comme quoi, malgré qu’il y ait un cycle naturel de destruction créatrice (Schumpeter), les échecs isolés dans le système capitaliste sont encore moins graves que celles des gouvernements lourds et bureaucratiques.

Hey Wow Obama!

Faudrait pas ingérer plus de méchant gouvernement dans le libre marché.

Vive le privé qui s’autorégule et les crises à répétition.

Si la droite le dit, c’est que ça doit être vrai.

Imposture, illusion, fraude pour les victimes, et les exploités.

Des produits secrets et compliqués pour que l’on ne comprenne pas, sans donner tous les tenants et aboutissants. Même qu’un qui a participé au montage de la fraude a avoué qu’il ne comprenanit pas toutes les ramifications des produits.

Des lois pour tout le monde, mais pas pour les banques et corporations privées.

Des bandits « banksters », dont la crise et les résultats de cette crise (effondrement de l’économie mondiale) soient reconnues et subies par tous et certains qui refusent ou qui cautionnent cette réalité doivent surtout participer à une reconnaissance du crime et de la responsabilité d’une réglementation non pas sévère ou rigoureuse que de dire n’importe quoi.

@David

L’idée est surtout plus de transparence. Depuis que Reagan a imposé l’idée de : « Moins de gouvernement dans les affaires, plus d’affaires dans le gouvernement. », la première proposition a conduit a des abus criants de toutes sortes (les crises financières à répétitions n’en sont qu’un des aspects, de même que l’augmentation constante des fraudes, détournements de fonds et bonus de « performance » des dirigeants).
La deuxième proposition a conduit à gérer les entreprises d’état comme des entreprises privées, avec à leur tête des dirigeants d’entreprise (comme Sebia et H-P Rousseau). Résultat: bonus, primes et parachutes dorés payés à même nos taxes, collusions, entreprises d’état dont le seul mandat est le profit et qui remplisse leur « devoir social » en donnant de l’argent à des entreprises. Ex: Hydro-Québec ne doit plus fournir de l’électricité bon marché à ses actionnaires (c-à-d nous), mais doit accumuler les profits (les tarifs ont monté de 20% et les profits ont doublés depuis 2003); en même temps, elle donne de l’argent à des « organismes » comme des écoles privées où siège son PDG (Vandal) et où il a étudié ou bien où a étudié Jean Charest. Ex2: Qu’est-ce que Loto-Québec a à faire avec les feux d’artifice ?
Dans le milieu des affaires, il est pratique courante entre administrateurs de se « retourner l’ascenseur ». Lorsque ce principe est appliqué à l’attribution de contrat de construction ou de travail d’informatique ou de consultant, de permis de garderies, de nominations des juges, … c’est toute la société qui paie pour les profits d’une poignée de gestionnaires.
Bref, la gestion privée est loin d’être un modèle d’efficacité et de bonne organisation.

Il n’est évidemment pas question de nommer des fonctionnaires à la direction des grosses entreprises financières ou d’édicter des lois qui contrôle leurs moindres faits et gestes, mais simplement de mettre quelques règles et de les faire respecter. Comme l’état se mêle bien de la salubrité des restaurants, des limites de vitesse sur les routes, des permis de conduire, etc.

P.S. Il est ironique que les firmes impliquées dans ces fraudes massives sur le dos des investisseurs soient les même qui aient obligé en 1996 Lucien Bouchard à appliquer un programme néo-libéral destructeur sous le prétexte de « saine gestion » sans laisser la possibilité de choisir d’autres solutions et surtout sans que les électeurs soient consultés.
Comme dit le proverbe: Cherchez à qui le crime profite.

> À droite, on inscrivait la dette du gouvernement américain et son déficit.

A gauche, on pourrait inscrire les dettes des grosses corporations (de très loin supérieures)

Voyons les gauchistes! Vous ne savez pas qu’il vaut toujours mieux laisser le marché se réguler par lui-même? Laissons les agences de notation agir selon leur bon vouloir et tout va bien aller car fondamentalement elles sont d’une honnêteté irréprochable et travaillent pour le bien collectif!

Hahahahah! (rire diabolique)

David, le problème ne vient pas des gouvernements qui gèrent les finances publiques n’importe comment, tu as raison sur ce point, mais de la mentalité «tout pour faire de l’argent» issus du monde des affaires dont les magouilles comme celle-ci deviennent de plus en plus la norme dans ce milieu. Tu affirmes qu’il n’y a pas d’accusation criminel et donc que ce type d’activité n’est pas illégal et je ne saurais affirmer le contraire car même ceux qui y ont participé ne semblent pas en connaître tous les tenants et aboutissants, mais si la légalité est une chose importante dans notre société, la moralité devrait la surpasser et nous permettre de démettre de leur fonction tous ceux qui trouvent toujours des moyens de contourner les lois pour leur propres intérêts au dépend des citoyens qui travaillent honnêtement.

Je propose à tous ceux qui s’intéresse à la désastreuse vie économique tant aux USA que mondialement deux lectures:
1) Joseph Stiglitz : Quand le capitalisme perd la tête;
2) Éric Laurent : La Face cachée des banques.

En plus de nous faire comprendre le merveilleux (??) monde de l’économie et de la finance, on y lève le voile sur les aspects les plus sordides et scandaleux de ce monde fondamentalement motivé par l’arrogance et la cupidité.

On comprend pourquoi le marché ne peut pas s’auto réguler et que les gouvernements doivent intervenir afin justement d’éviter le drame économique que la planète entière vit encore.

Mais certains, j’en suis persuadé n’oseront pas faire honnêtement ces lectures de peur de devoir changer d’idée sur leurs belles théories défendant la liberté d’action à tout prix et vouant aux gémonies toutes interventions de l’État.

Je pense que nous devons être complètement informés de toutes les relations incestueuses qu’entretiennent des organisations comme Goldman Sachs avec les grandes agences de notation, et même avec les autorités financières américaines.

Alors chers amis défenseurs de la sacro-sainte idée du libre marché et de la non-intervention gouvernementale, ne donnez pas raison au dicton qui dit que seuls les idiots ne changent pas d’avis.

Si une monnaie honnête onusienne et mondiale existait il y a longtemps que les USA serait en faillitte car leurs marchands de canons ne sont plus rentables

La morale est enfin sauve. Le vol est établi, l’escroquerie documentée par des courriels qu’elle a envoyés à des voisins et des parents (pour se vanter, l’imprudente) Mme Fabienne Gagnon à soudoyé un commis de cuisine pour voler 1/2 poulet Saint Hubert (avec choux sauce crémeuse), ira en prison, avec son complice. Non mais!

Monsieur David

LEs gouvernements voient à l’application des feux rouges et vert, des panneaux de signalisation… Les gouvernements voient à l’application des lois etc..

La raison en est que nous vivont en société « organisées ».

Étrangement, la droite pense que la finance ne doit pas être règlementée. Non pas la gérer mais seulement la règlementer. C’est donc dire que la droite croit que le monde de la finance doivent être libre de tout, sans entrave. Non, pas tout. Même un droitiste serait en désaccord qu’un courtier de Wall Street vienne chez lui pour enlevé ses enfants ou pour voler tout le mobilier. Mais manipulé la bourse pour voler les actionnaires, selon la droite, c’est correct. D’ailleur, qu’est-ce qui l’interdit? Si rien n’interdit une chose c’est bien. Créer des crises économiques à répétition et toute la souffrance qui s’en suit, c’est excellent.

Les gouvernements perdent aussi la tête parfois, quand ils sortent de leur rôle de représentation de la société pour adopté un comportement mercantile ou corrompu. Mais il y à des lois, dans les pays démocratiques qui interdisent les pots de vin, la magouille, le détournement de fonds provenant de contribuables, bref, les comportements qui ne sont et ne doivent pas, selon la droite, être règlementés dans le milieu de la finance.

Because la croyance irrationnelle, infantile, rétrograde selon laquelle le marché s’autorégule!

Remarquez, le commerce, lui aussi, est règlementé. Par exemple, on ne peut vous vendre du lait dans lequelle on a ajouté de la mélanine ou de la peinture. Cela pour vous protéger et vous empêcher de crever.

Mais le marché peut bien vous ruiner, vous dilapider, vous jeter à la rue… La droite jubile!!!!!

Étrangement cette même droite est pour la peine de mort, laquelle consiste à ce que le GOUVERNEMENT décide, je dis bien décide, de la vie ou de la mort.

RATIONALITÉ est le mot clé.

Les pays où le mileu bacaire était le plus règlementé sont les pays qui ont été les moins touchés par la dernière crise financière.

Mais ça, ça ça passe 100 pieds par dessus la tête de la droite.

Excellent travail pédagogique Monsieur Lagassé. Je suis convaincu que David revise ses positions idéologiques devant les faits que vous exposez. Reagan représente le passé où l’on pouvait s’enrichir au détriment des autres sous prétexte qu’il revenait aux plus rusés de s’enrichir. Alors qu’aujourd’hui, la pensée aura évoluée vers le partage, l’esprit responsable et communautaire. Sans angélisme ni collectivisme à la Russe ou à l’ancienne Chine sous Mao. Rien à voir absolument, faut-il le préciser…

Ce n’est pas l’équité qui appauvrit, c’est l’individualisme mal compris.

N’est-ce pas à cause de ces cotes de crédits attribués par cette bande de voyous qu’au Québec on est forcé présentement par une autre bande de voyous de se serrer la ceinture à la gorge par les temps qui courent ?

Si tel devait être le cas, le ménage à faire n’est pas qu’à Washington, Wall Street ou les grandes place boursières du monde, mais à Québec également, n’est-ce pas ?

Bonjour.
La divulgation de ce problème avec les agences de notation n’est pas récent,Éric Laurent dans son livre »La face cachée des banques » chez Plon a très bien décrit cette situation.
Obama s’apprête à mordre la main qui la nourrit, chapitre 16,17,18 du même livre, à suivre,la morsure sera telle profonde ou superficiel?

Le controle des Grande Banques (par le Gouvernement)
Pourquoi un vote au Sénat (USA) (Perdu hier par 57 en faveur et 41 contre (républicains)
Pourquoi ne pas utiliser la loi promulguée après la crise de 1929, par le Président F. Roosevelt en 1933, qui ne permettait pas aux Banques de spéculer avec l`argent des contribuables comme l`a fait, Goldman Sachs.
(Cette lois fut enlever par le Président CLINTON
en 1999. )(Pourquoi !) la suite …la récession de 2008. La perte de 40 MILLIARDS de la CAISSE de DÉPOT.. (Le Bas de laine des québecois)

Pour nous les petits, agir ainsi on appelle ça une fraude…Il n’y a pas eu de crise, il y a eu une fraude mondiale. Un grand ménage s’impose aussi au Québec. Il faut une enquête publique et non des mesures occcasionnelles pour donner l’impression que l’on s’occupe de la corruption.

Si notre gouvernement fonctionne de la même manière que les corporations comme Reagan le voulait bien… pauvre de nous.

Il faudrait clairement revoir ça:

-Les corporations sont corrompus
-Les corporations sont la cause de la crise financière
-Quelques-uns se font de l’argent sur 99% de la population

Si le gouvernement colle aux pratiques de ces corporations comment peut-on leurs faire confiance?!?

Juste à regarder dans notre cours au Québec avec les scandales au gouvernement et dans l’industrie de la construction… Ca fait peur!!!

@ P. Lagassé

Ton argumentation est assez facile aà démolir car elle repose sur une prémisse fausse.

Selon toi, depuis Reagan le nombre de crise a augmenté.

Or les faits prouve le contraire. Depuis 1980, la fréquence et la sévérité des récession a diminué.

http://www.nber.org/cycles.html

Pour le reste, tu dénonces les bailouts.

Moi aussi. Les banques qui se sont plantées auraient du être mis en faillite.

@ A. Chartrand

La job du gouvernement est de veilleur aux fonctionnement des faux rouges et vert ?

Justement, la crise c’est parce que le gouvernement a installé des feux verts alors que le marché avait besoins de feux rouges.

Sans l’état, les gens aurait fait un « stop ».

D’ailleurs en Angleterre des municipalités ont décidé de retirer des feux rouges de leurs intersections après avoir découvert que cette mesure réduisait le risque d’accident car elle responsabilisait les gens.

@ Dupe:

Le capitalisme, c’est l’exploitation des imbéciles par des intelligents, et le socialisme, c’est exactement le contraire. De quel côté vois-tu la Justice ?

La fraude mondiale ne date pas d’hier, c’est tout le système qui est construit par les criminels. Les politiques sont leurs laquais. Avec l’internet, la rapidité avec laquelle circulent les informations, maintenant nous savons. C’est ce qui fait toute la différence aujourd’hui.

Je me demande jusqu’où ces bandits sont prêts à aller pour garder le contrôle. Car ils contrôlent presque tout, mais pas tout. Et nous, jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour reprendre le contrôle de nos affaires?

Je crois que nous sommes de plus en plus nombreux à réaliser que si nous ne pouvons pas tout changer d’un seul coup, nous pouvons cependant penser globalement et agir localement.

@ DAVID

« Sans l’état, les gens aurait fait un “stop”.

« Les gens ». Qui? je veux des noms. Pour ce qui est de l’allusion à l’Angleterre, c’est à Londre que le premier feu de circulation à été instauré.

Vous parlez de municipalités anglaises. Pensez à Chicago. Ne pas réglementer le marché, qui est maintenant mondial, équivaut à enlever tous les stop et feux de circulation de tous les Chicago, Jakarta, New York, Los angel, et Paris de ce monde.

Même dans vos municipalités anglaises, c’est toujours bien le gouvernement municipal qui a pris cette décision. À moins que ce soit « les gens ». Mais un gouvernement de représentation représente justement « les gens ».

Mais si je vous comprend bien, c’est Mme Une telle de Chicoutimi qui serait aller voir les Goldma and Sachs de ce monde pour eur dire de stopper leur agissements. à moins que ce soit Mr un tel de Wichita qui aurait installé la pancarte « interdit de fourré le monde ». Et les bonzes de Wall Street de se passé le mot.

Méchante civilisation organisée!!!!

Et sans le gouvernement les psychopathes(à cravate ou nom) arrêteraient de tuer le monde. La mafia et les bonnes soeurs: même combat!

« Sans l’état, les gens aurait fait un “stop”. » (David)

Bien oui sans l’état donc sans police il n’y aurait plus de voleurs d’arnaqueurs ni de bandits parce que les gens se responsabiliserait. Tous deviendraient honnêtes.

Bien sûr que sans règles et lois tous les gens seraient dans le légal.

Quel folie ce rêve fou libertarien et libéraliste!

Quand je pense que Lucien Bouchard est allé s’humilier (et nous humilier) en suant à grosses gouttes devant ces maisons de cotation! C’est à cause d’elles (en partie) qu’il nous a imposé son déficit zéro et la mise à la retraite de milliers d’infirmières!

Étant de la mouvance de gauche, et ayant dénoncé à plusieurs reprises l’emprise démesurée de ces maisons de cotation sur nos gouvernants, je ne peux que me réjouir des mauvaises nouvelles qui les concernent.

Au fait, il n’y a pas un fils Desmarais sur le c.a. de Standard & Poors? Ou est-ce plutôt celui de Moody’s?

@ A. Chartrand

Voici un vidéo qui répond à ta question.

http://www.youtube.com/watch?v=iW5qKYfqALE

La crise a été causé par l’intervention des politiciens qui ont mis de l’avant des politiques d’accès à la propriété pour des raisons électorales.

@ Yvon Fleurent

Tu fais une erreur fondamentale dans ton commentaire. Le rôle du gouvernement c’est de protéger ta liberté, pas de te protéger contre toi-même.

@ A. Chartrand

Un autre excellent exemple de gouvernement qui donnent un « feu vert » qui incite aux accidents:

La récession actuelle a été causée par la surabondance de subprime dans le marché hypothécaire. C’est en 2006 que la quantité de subprime a été la plus élevée dans le système financier américain. À cette époque, 20% des prêts hypothécaires étaient considérés « à risque ».

Au début de l’année 2008, suite à l’éclatement de la bulle immobilière et à la débâcle des marchés financiers, la « main invisible » a ramené la proportion de subprime à 0%.

Aujourd’hui, si je te demandais qu’elle est la proportion de subprime dans le marché hypothécaire aux États-Unis, tu me répondrais qu’elle doit toujours avoisiner 0%… La réalité est tout autre, au moment où l’on se parle, la proportion de subprime est retournée à 20% !

Comment est-ce possible ? Les marchés financiers n’ont-ils pas appris de leurs erreurs ? Wall-Street a eu sa leçon, ceux qui sont en train de recontaminer l’économie américaine n’appartiennent pas au secteur privé. Les coupables de la résurrection des subprimes sont: Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae des institutions gouvernementales ! Au moment où l’on se parle, ces 3 entités garantissent ou possèdent 95% des nouveaux prêts hypothécaires aux États-Unis.

La cause des déboires économiques que nous vivons était d’origine politique et nous l’avons ignoré à nos risques et périls. Nous avons préféré blâmer le capitalisme plutôt que les ingérences du gouvernement dans le libre-marché. En blâmant les mauvais coupables, nous avons tiré les mauvaises leçons et ce sont les contribuables qui, une fois de plus, feront les frais de la prochaine crise.

http://www.france24.com/en/node/4910252

Moody’s, Standard & Poors, Goldman & Sachs, tout ça, ce sont des raisons sociales de grandes multinationales, mais derrière lesquelles se cachent de vraies personnes qui se bourrent les poches et qui portent des noms. Quelqu’un est-il au courant si une enquête a déjà été menée pour repérer les noms de ces profiteurs, pour voir s’il y a des recoupements entre les actionnaires de ces grandes entreprises et, surtout, pour déterminer l’idéologie qui les sous-tend et leur programme caché? Car ce sont eux qui tirent TOUTES les ficelles de notre économie capitaliste. Faudrait au moins savoir à qui on a affaire!

David

Les subprimes ont justes changé de mains. Le gouvernement assume maintenant la quasi totalité des crédit sont maintenant pris en charge par le gouvernement. Because la stupidité de la main invisible.

Un subprime ne disparaît pas comme ça.

@David
« Les coupables de la résurrection des subprimes sont: Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae des institutions gouvernementales »

Re-vérifiez vos sources, ces organismes sont privés…

Effectivement, le gouvernement américain a forcé « certaines » banques à encourager l’accès à la propriété sauf que rien n’empêchait une banque de prêter $100 000 au lieu de $400 000 a une personne qui gagnait $12 de l’heure!!!
Les banques, par cupidité, y ont vu un moyen d’y faire de la spéculation sur le marché immobilier…

Il faut juste reculer d’environ 100 ans pour découvrir qu’un financier américain très, très célèbre émettait des produits financiers sans valeur et empochait les sommes versées par les petits actionnaires. Ça n’est pas la première fois que les petits porteurs se font ainsi arnaquer.