« Scandaleuses » : la France, la Belgique, l’Allemagne et toute l’Europe

Chers internautes, j’ai de tristes nouvelles à vous apprendre. J’ai appris mercredi soir vers 21 h 30 que de grands pays démocratiques, que dis-je, de civilisation, comme la France, en fait que l’Europe entière s’étaient livrés depuis quelques décennies à des pratiques « irréalistes, scandaleuses » risquant de mener à « la désobéissance civile », de « faire sauter l’ordre social » et qui valent à ces pays et ce continent naguère dignes d’admiration d’être « montrés du doigt partout à l’étranger ».

100317gerard-bouchard_8
Gérard Bouchard. Les Québécois seraient vilipendés de faire... comme les Européens.

Mais qu’ont-ils fait de si répréhensible, de si contraire aux droits et à la bienséance. Eh bien Monsieur, Madame, ils ont eu le fanatisme d’imposer dans leurs pays par des règlements, des avis, des lois, des chartes et même — summum du déshonneur– par des décisions de tribunaux nationaux et européens des mesures de laïcité en tous points semblables à celles prônées par les boute-feux (dont je suis) qui ont signé le Manifeste pour un Québec laïque et pluraliste et qui sont envisagées par le Parti Québécois. En l’espèce : l’interdiction pour les membres de la fonction publique de porter des signes religieux ou politiques.

D’où vient cette sévérité envers ces mesures ? De Gérard Bouchard, co-auteur du rapport Bouchard-Taylor. En entrevue au Téléjournal ce mercredi, il disait ce qui suit, au sujet de l’application, au Québec, d’une loi consacrant ce principe :

[Cette loi serait] ingérable, irréaliste, scandaleuse, elle mènerait à la désobéissance civile, elle ferait sauter l’ordre social et, finalement, le Québec serait montré du doigt partout à l’étranger. […] C’est les Américains qui diraient à côté, là, eh !, qu’est-ce qui vous prend là, vous autres là, les petits minables, là ? […] Il y aurait de la désobéissance civile, madame. De la désobéissance civile. Le Québec se retrouverait avec une crise énorme à l’intérieur. En plus d’un problème considérable à l’échelle internationale. On aurait tous les tribunaux à dos. Puis, pas seulement la Cour suprême, là. À commencer par nos tribunaux à nous. Notre Charte. Tous les traités internationaux. Le Québec serait pointé du doigt partout.

Des « petits minables » ailleurs en Occident

Un des nombreux reproches faits au rapport Bouchard-Taylor fut sa décision, malgré son budget et le temps alloué, de ne pas mettre en parallèle, comme c’est un usage fréquent, les pratiques de plusieurs pays étrangers sur le sujet examiné, pour pouvoir mieux saisir l’univers des possibles, les expériences réussies ou ayant connu l’échec.

Ce tour d’horizon aurait pu permettre à Gérard Bouchard d’avoir un peu plus de retenue dans ses mises en garde.

Puisqu’il n’est jamais trop tard pour apprendre, je me suis renseigné, depuis mercredi soir 21h30, et voici ce que j’ai appris :

En France

En France, la tradition a toujours voulu qu’un fonctionnaire ne porte pas de signes religieux ou politiques. Cela a été confirmé par la rédaction en 2007 d’une Charte de la laïcité affichée dans tous les services publics.

En 2003, déjà, la cour administrative d’appel de Lyon avait estimé, en se fondant sur le principe de laïcité de la République, que le fait pour un agent public de manifester dans l’exercice de ses fonctions ses croyances religieuses, notamment en portant un signe destiné à marquer son appartenance à une religion, constituait un manquement à ses obligations professionnelles et donc une faute.

Cette interdiction du port de signes religieux déborde du simple cadre des fonctionnaires de l’État au sens propre, car un tribunal de Toulouse l’a même appliquée en avril dernier au cas d’une jeune femme — une doctorante — salariée par l’Université mais qui tenait à porter le hidjab. Pour l’Université, la jeune femme était membre du service public et avait un devoir de neutralité. Le tribunal lui a donné raison.

Le contexte est évidemment porteur, l’Assemblée nationale française ayant adopté une loi interdisant le port de symboles religieux ostentatoires dans tout le réseau d’enseignement public — pour les enseignants et pour les élèves.

En Belgique

En Belgique, le ministre responsable de la Fonction publique a indiqué en octobre dernier que « l’impartialité de l’État prévaut et toute personne travaillant pour l’État est tenue de respecter le principe de neutralité et d’impartialité et de s’abstenir de tout port de signes religieux ou convictionnels [oui, ils disent convictionnels en Belgique] qu’il soit, ou non, en contact avec le public. »

En ce qui concerne les villes, celles-ci sont libres de choisir le niveau d’exigences qui leur convient : certaines interdisent le port du voile aux agents en contact avec la population, notamment Schaerbeek, Saint-Gilles, Anvers, Gand, d’autres pas.

Également en octobre dernier, le Conseil d’État belge a établi que les communes, dont relèvent les écoles, ont le droit d’interdire le port du voile. (Un appel pourrait cependant être logé.)

En Allemagne

La Cour constitutionnelle, plus haute juridiction allemande, a déclaré que le port du hidjab était autorisé sauf législation spécifique l’interdisant.

Les députés de Bavière et  de  plusieurs autres länders (provinces) ont donc voté en 2004 une loi interdisant aux enseignantes de porter le foulard islamique en classe, estimant que cet accessoire vestimentaire est devenu plus un symbole politique que religieux et un signe de répression des femmes. Les symboles chrétiens ou juifs restent autorisés.  (Note du blogueur : je préfère de loin notre position, plus égalitaire envers les religions et les convictions.)

La Hesse a interdit la même année à tous ses fonctionnaires de porter le voile islamique. Au Bade-Wurtemberg, en Basse-Saxe et dans la Sarre, seuls les enseignants sont concernés.

En Europe

Que fait, en Europe, la Cour européenne, ce rempart contre la barbarie ? Elle permet aux États membres de codifier les signes religieux, notamment vestimentaires, dans les institutions publiques, au nom de deux principes : la laïcité et l’égalité hommes-femmes.

Ainsi, en 2001, elle a permis à une école suisse d’interdire à une enseignante le port du hidjab.

Ainsi, en 2006, elle a permis à une école secondaire du Royaume-Uni d’imposer un code vestimentaire unifié aux élèves.

Ainsi, en 2004, elle a permis à la Turquie d’interdire le hidjab dans l’enceinte de l’université « dans le but d’assurer la mixité des étudiants de croyances diverses et de protéger ainsi l’ordre public et les croyances d’autrui ».

En conclusion, cette revue des normes internationales montre très clairement que la liberté de religion cède le pas à des considérations d’égalité entre les sexes, d’une part,  et que plusieurs États subordonnent la liberté de religion au respect de la laïcité et des  non-croyances, d’autre part.

D’où vient cette conclusion ? De l’Avis du Conseil du statut de la femme du Québec (oui, du Québec) sur le Droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et la liberté religieuse, d’août 2007 ( pp 116 et suivantes). D’où je tire l’essentiel de mes informations sur la Cour européenne. Le Conseil s’était donné la peine d’aller voir ailleurs avant de faire ses propres recommandations.  Et n’avait pas prononcé d’oukases  contre les Québécois qui oseraient faire, ici, ce que d’autres font, légalement, ailleurs.

Le portrait des mesures promulguées dans les autres pays démocratiques afin de baliser la liberté religieuse, ainsi que l’interprétation que les tribunaux en ont fait, est un exercice incontournable dans cette avenue où nous souhaitons que le gouvernement s’engage.

On se prend à rêver du jour où tous  les intellectuels québécois, ou du moins tous les intellectuels auteurs de rapports, aient autant de sagesse que les membres du Conseil du statut de la femme.

Laisser un commentaire

hahaha. Bouchard est coupable de plusieurs sophismes anciens: celui de «la plus haute vertu», «de la pente fatale» et enfin de la «fausse hypothèse». Pour un philosophe, c’est trois prises au bâton.

«La plus haute vertu»
Il s’agit de clamer une vertu si fortement qu’elle écrase les autres. Comme si une charte de la laïcité écraserait le droit d’être une personne épanouie spirituellement. Ri-di-cu-le. Les normes du «vivre ensemble» impliquent une neutralité (par respect) et non un militantisme religieux (comme dans les symboles qui imposent un changement normatif dans la sphère publique).

«La pente fatale»
Il s’agit ici de faire gradation trompeuse des conséquences. «Ne fume pas la cigarette, ensuite c’est la marijuana, la cocaïne, le crack, l’héroïne et la mort!!». Ici c’est plutôt: «la désobéissance civile, la crise intérieure, la crise internationale, les tribunaux à dos, les traités internationaux incertains, le Québec pointé du doigt par le monde entier». Il termine donc avec l’humiliation. Ce qui m’amène à l’autre sophisme:

«La fausse hypothèse»
Pour que cela SEMBLE vrai, il faut un tiers: «C’est les Américains qui diraient à côté, là, eh!, qu’est-ce qui vous prend là, vous autres là, les petits minables, là? ».
Hypothèse fausse, bien entendu, et qui n’est aucunement vérifiable, encore moins logique. Mais qui sert bien Bouchard: ce n’est toujours rien d’autre que sa pensée sur les Québécois qu’il divulgue (en se servant d’un hypothétique avis des américains qui, sérieusement, doivent s’en soucier comme de l’an quarante).

Résumons cette manipulation cognitive. J’ai plutôt l’impression que Bouchard nous livre le fond de sa pensée quant au Québécois: minables, humiliés par tous et enfin incapables de vivre ensemble.

Ceci me fait constater que cette commission (Bouchard/Taylor) étais une ridicule farce, mené par des gens aucunement objectif ayant des idées préconçue sur le sujet.

C’est ironique que vous utilisiez la France en exemple… j’habite en France depuis plus d’un an et malgré cette charte il y a encore aujourd’hui une crise identitaire, plusieurs problèmes d’accommodements et de gestion laïcité/religion.

Si vous prenez des pays en exemple pour prouver le bien fondé de votre manifeste, ayez au moins le bon sens d’en utiliser où ça fonctionne.

D’abord, le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe a récemment émis un avis selon lequel l’interdiction du niqab serait contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme.

Il écrit:

« L’interdiction de la burqa et du niqab ne libérerait pas les femmes opprimées mais pourrait, au contraire, aggraver leur exclusion dans les sociétés européennes. L’interdiction générale du voile intégral serait une mesure bien mal inspirée, portant atteinte à la vie privée. Toute loi d’interdiction pourrait aussi – selon sa formulation précise – poser de sérieux problèmes de compatibilité avec la Convention européenne des droits de l’homme. »

http://www.coe.int/t/commissioner/viewpoints/100308_FR.asp?

D’autre part, vous parlez de la France, de la Belgique et de l’Allemagne. Elles sont loin d’être des modèles à suivre.

La France est un pays qui connaît de graves problèmes concernant son intégration des minorités. La discrimination y est d’une ampleur choquante. Il y a souvent des émeutes de jeunes appartenant à des groupes minoritaires. On peut consulter là-dessus le dernier rapport sur la France de l’Experte indépendante des Nations-Unies sur les questions relatives aux minorités.

http://www2.ohchr.org/english/issues/minorities/expert/visits.htm

La Belgique est un pays où l’Extrême-Droite est très présente dans la vie politique. Des partis racistes y recueillent régulièrement 20% des voix aux élections.

Finalement, l’Allemagne connaît une situation où des générations successives de personnes d’ascendance turque sont tenues totalement à l’écart de la société, parlant souvent mal l’allemand et jusque récemment sans citoyenneté allemande. Le taux de chômage chez les minorités est ahurissant.

Ce qui ressort de ces exemples-là, c’est que, quel que soit le fondement théorique qu’on donne au fait de s’en prendre aux signes religieux musulmans, ultimement c’est le symptôme d’une société ayant un fort courant xénophobe.

En fait, c’est grâce en grande partie à une attitude de tolérance envers les minorités que le Canada et le Québec s’en sortent beaucoup mieux que ces pays-là, même si on a encore des problèmes, notamment un taux de chômage trop élevé chez les minorités.

Le vrai modèle québécois, celui qui nous a permis de vivre plus harmonieusement et avec une meilleure cohésion sociale que nos cousins européens, est contenu dans le livre blanc sur les communautés culturelles du gouvernment Lévesque. Son titre: « Autant de façons d’être Québécois ».

Alors à quoi ça sert de faire comme ces pays-là s’ils connaissent un échec total sur le plan de l’intégration?

Excellent article. Cela rappelle effectivement l’Europe d’avant la Deuxième Guerre mondiale.

Je suis belge et ne partage pas du tout votre analyse, comme je suis en désaccord avec les volontés politiciennes européennes poussée par la vindicte populaire, elle-même nourrie de la peur. Je suis résolument contre toute limitation du port du voile ou de quelconque signe d’engagement personnel. Il s’agirait d’une dérive qui ouvre la porte grande au totalitarisme. C’est contre la peur de la population qu’il faut lutter. Cette peur irraisonnable, alimentée par des fantasmes en l’absence de connaissance de ce qu’est l’islam. La peur nait toujours de l’ignorance.
Seule l’éducation permettra d’une part de lutter contre ces peurs et contre les éventuels usages abusifs du voile par certains extrémistes. Le problème n’est pas le voile mais ce qui en est fait. En s’attaquant aux apparences, on n’atteint pas le problème mais on en suscite d’autres. Si vous interdisez le foulard, pourquoi pas la croix, pourquoi pas l’étoile hébraïque, pourquoi pas le lacet anti sida, la torche laïque… mais bientôt les pantalons aux femmes, les mini jupes, la barbe (est-elle islamique?)…. Et ne comparez pas la croix gammée et le foulard ce serait montre de xénophobie caractérisée. En effet la croix gammée est le symbole du régime qui a commis la Shoa. Le foulard est un vêtement que certaines femmes portent parce qu’elles estiment, à tord ou à raison, que c’est leur pudeur qu’elles préservent ou que c’est un élément de leur identité. S’il leur est imposé ce n’est pas contre le foulard qu’il faut lutter mais contre ceux qui le leur impose. Et de nouveau ce n’est pas par la loi qu’on y arrivera mais par l’éducation. Le monde est de plus en plus intolérant. Méfiez-vous l’intolérance finira par vous obliger à tolérer un régime totalitaire. Les musulmans du début du XXIème siècle sont les juifs du début du XXème siècle. Bientôt une nouvelle Shoa!
« L’humanité qui devrait avoir six mille ans d’expérience, retombe en enfance à chaque génération » Tristan Bernard
Soyez honnêtes et complétez vos exemples en prenant l’Angleterre ou le port du voile est autorisé dans les lieux publiques, dans les institutions publiques et dans les écoles. Alors que l’Angleterre à soutenu la croisade de Bush contre l’Islam, cette liberté du port du voile ne pose aucun problème. Au contraire c’est un merveilleux signe de la tolérance et de l’intégration des différences culturelles au sein de la société anglaise.
Cessez vos appels au rejet et donc à la haine.

L’intervention télévisée « Gérard Bouchard s’en prend au PQ » a été fortement commentée sur le site de Radio-Canada qui dispose d’un outil de commentaires doté d’un compteur de lecteurs « en accord » ou « en désaccord » face à un commentaire spécifique.

L’adresse de cette page est la suivante :

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/03/17/006-bouchard-pq.shtml

198 commentaires depuis l’intervention de « Gérard » le 16 mars dernier.
1 seul commentaire a été retiré par les modérateurs.

La vaste majorité des commentaires sont contre l’analyse proposée par Gérard Bouchard.

On retrouve aussi une importante majorité contre l’analyse Bouchard parmi les lecteurs
qui qualifiaient chaque commentaire « en accord » ou « en désaccord ».

Rions ensemble !

Parmi les commentaires « pro-bouchard » on retrouve de véritables perles dont les suivantes :

1.
« Il y a trop d’intellectuels au Québec et pas assez d’entrepreneurs »

2.
« Pauline Marois et Louise Beaudoin c’est comme Jean-Marie LePen et Marine LePen du Front National francais »

3.
« Laïcité = Athéisme Imposé »

4.
« Le Québec c’est comme l’URSS soviétique. »

5.
« Nous allons vivre l’athéisme obligatoire dans un Québec anti-liberté ».

6.
« La laïcité c’est la tyrannie de la majorité ».

Méchants arguments ?!?!?!

Le plus inquiétant dans les commentaires pro-Bouchard c’est que la notion démocratique
de « majorité » est systématiquement attaquée de toute part.

Un peu comme si la qualité « minoritaire » d’un individu religieux croyant devrait lui donner
plus de droits qu’un citoyen ordinaire faisant parti de la « majorité ».

Lors de son commentaire télévisé Gérard Bouchard a de plus mentionné et je cite :

« C’est les américains qui diraient à côté là : aye ! « keski » vous prend là vous autres là les petits minables ! »

Intéressant mépris de Gérard Bouchard envers le peuple québecois ! ! !

À ce sujet, lors d’une intervention radiophonique en février dernier à l’émission de Paul Arcand, Marie-France Bazzo avait très bien sentie la vision méprisante des Bouchard, Taylor, Maclure et autres pluralistes ouverts canadiens idéalistes envers la majorité québecoise :

Et je cite :

« un peuple qui déplait aux intellectuels »

« le peuple ne convient pas et il ne pense pas comme il le faut »

« ca serait donc le « fun » si on pouvait changer de peuple »

et finalement :

« pour les Bouchard Taylor, Maclure et autre, il n’y a que deux couleurs :

« le rose nirvana pluraliste ouvert printanier »
et
« le brun raciste de la masse majoritaire québecoise ».

*** Fin de l’intervention de M-F Bazzo ***

On comprend ainsi beaucoup mieux que la notion démocratique de « majorité » soit autant attaquée par les pro-Bouchard !!!

Comme le disait si bien Alain Souchon dans une
de ses chansons :

Ha !! Le mépris du Québec par les États-Unis !!!

Guy LeVasseur
Rimouski

Mr. Lisée
Vous avez parfaitement raison de vous inscrires contre les Générald Bouchard qui, je crois abuses de leur position pour soumettre le Québec a quelques principes aussi bizares que douteux. Le tout est permit.

Intéressant. Un détail cependant: pourquoi la Cour européenne se serait-elle saisie d’une cause en Turquie, qui ne fait pas encore partie de l’Union européenne? De quelle cour s’agit-il?

M. Bouchard est probablement allé fort dans ses propos, je partage tout de même l’avis que ce n’est pas en légiférant la laïcité qu’on résoudrait le problème. Je crois qu’on doit simplifier le problème. D’abord, regardons les évidences sur lesquelles tout le monde devrait être d’accord:

1- Les hommes et les femmes sont égales
2- Tant que la limite de la décence est respectée, tout le monde est libre de porter ce qu’il veut comme linge
3- Tout le monde a le droit d’adhérer à la religion qu’il veut
4- Il y a des circonstances pour lesquelles les personnes doivent pouvoir être identifiées pour des raisons de sécurité
5- Le plus important, le droit des uns arrête où les droits des autres commencent.

On s’entend que c’est archi-simple et évident, même les gens d’Hérouxville comprendrait ça. Alors, si on revient au port de signes religieux, en quoi quelqu’un qui porte un hidjab, un nikab, un turban un crucifix de douze pouces ou une étoile de David dérange les autres? En rien.

Dans ce cas, où est le problème? Le problème est ce qu’il y a derrière ces signes. La dame qui affirme porter le hidjab ou le nikab de son plein gré, je la crois. Je la crois lorsqu’elle dit que dans son fort intérieur, elle croit que c’est la chose à faire. Si je lui dis du jour au lendemain de « retirer sa guenille de sa tête » (avouons le, certains d’entre nous ne sont pas toujours polis), elle va se sentir brimer dans ses droits. Ce sur quoi il faut donc travailler, ce sont ses valeurs. Essayer de l’amener à comprendre que si elle veut porter autre chose, elle peut. Que la foi ne se vit pas par ce qu’elle porte sur sa tête mais plutôt dans son coeur. Que personne ne peut l’obliger à porter quelque chose qu’elle ne veut pas porter. Pour atteindre ça, ça doit venir des communautés concernées, avec des groupes de soutien, pas en légiférant.

Si je peux me permettre un parallèle (un parallèle douteux certains dirons), imaginons une femme battue qui ne veut pas porter plainte contre la personne qui la bat. Disons qu’elle croit en son fort intérieur qu’elle ne doit pas le faire. Doit-on émettre des lois qui obligent les personnes battues à dénoncer leurs bourreaux parce qu’ici on croit que c’est ce qu’il faut faire? Où chercherons nous à mettre sur pied des groupes d’aide pour amener ses personnes à développer un regard nouveau sur eux et elles?

« Un des nombreux reproches faits au rapport Bouchard-Taylor fut sa décision, malgré son budget et le temps alloué, de ne pas mettre en parallèle, comme c’est un usage fréquent, les pratiques de plusieurs pays étrangers sur le sujet examiné, pour pouvoir mieux saisir l’univers des possibles, les expériences réussies ou ayant connu l’échec.

Ce tour d’horizon aurait pu permettre à Gérard Bouchard d’avoir un peu plus de retenue dans ses mises en garde. »

************

Je me demande où se termine la démagogie et où commence la malhonnêteté intellectuel de Gérard Bouchard.

En le nommant sur la Commission, on savait parfaitement qui il était et de quoi il accoucherait. Ceux qui l’on nommé ne sont pas mieux que lui.

Il fait honte au Québécois qui ont un quotient de plus de deux chiffres et il insulte l’intelligence de tous.

On se souviendra qu’avant même la tenue des audiences de la CBT Monsieur Bouchard indiquait déjà les orientations souhaitables.

Pour un universitaire, une démarche de consultation doit être libre des influences idéologiques.

Dès le début du processus, n’a-t-on pas vu le biais de la Commission ?

Et hier les épouvantails brandis par Monsieur Bouchard ! (Mais où était donc Monsieur Taylor ?)

Monsieur Bouchard et Taylor n’auraient pas l’honnêteté intellectuelle d’entendre les demandes pourtant claires et répétées d’une grande majorité de la population québécoise à l’égard du respect de la laïcité ?

Lorsque des intellectuels de haut niveau ne font pas leurs devoirs et échouent à l’examen démocratique, on demeure songeur…

L’intégrisme laic est de l’intolérance au même titre que l’intégrisme religieux. Sachons exprimer notre intolérance (et concentrer notre énergie) sur ce qui compte vraiment (le crime, l’inceste, la torture, la malpropreté excessive, l’esclavage sexuel ou autre, l’analphabétisme, des accoutrements religieux vraiment excessifs–niqab et burka dans certaines circonstances comme séances de photos officielles, identifications, discours, présentations et examens scolaires, etc.)

« Qu’on exige la neutralité de l’État est une chose, mais qu’on oblige les personnes qui y travaillent à faire semblant de l’être, c’est hypocrite et abusif.

Dans une société laïque comme la nôtre, on peut porter un costume ou un signe religieux sans nier la neutralité de l’État et sans enfreindre la liberté des autres. C’est évident que le vêtement et le signe arborés doivent répondre à certains critères de sécurité et de transparence: le niqab et la burqa ne satisfont pas à ces critères.

Personnellement, je me méfie davantage du langage verbal des intégristes religieux ou laïques qui font preuve d’intolérance envers tous ceux et celles qui ne partagent pas leurs vues.

Et, contrairement à ce que laisse entendre la déclaration sur la laïcité, si les religieux et les religieuses catholiques qui oeuvraient dans les établissements de santé et d’enseignement ont accepté de modifier ou d’abandonner leur livrée, ce n’était pas parce que leurs institutions passaient aux mains de l’État et qu’ils voulaient continuer à y travailler. C’est parce qu’il y a eu le concile Vatican II qui les invitait à moderniser leurs habits, car ils ne correspondaient plus au renouveau voulu par le concile. Par ailleurs, ceux-ci ont continué de porter des signes religieux distinctifs jusqu’à aujourd’hui, dans le respect de la diversité religieuse et de la pluralité.

Les costumes et les signes religieux au Québec sont inoffensifs lorsqu’ils ne sont que des symboles religieux. Là où ils deviennent subversifs, c’est lorsqu’ils sont utilisés à des fins politiques, par des intégristes qui s’opposent à la laïcité de la société québécoise et qui nient les valeurs culturelles et religieuses de la majorité. (…)

l’endoctrinement idéologique de certains groupes religieux ou athées l’est beaucoup plus. Peut-être devrait-on s’en méfier davantage. »

Raymond Gravel, prêtre

http://www.ledevoir.com/societe/ethique-et-religion/285218/libre-opinion-le-costume-religieux-un-signe-subversif

Notons cependant qu’il ne faut pas lire M. Gravel sur des sujets comme le judaisme ou Israël. Sur ces 2 sujets, il manifeste un mépris (Judaisme), sinon une haine (Israel), qui sont désolants et injustifiés, mais en droite ligne avec l’enseignement de certains pères de l’église.

Neutralité dans les services publics, soit…

Mais quand on parle d’écoles, il me semble que la ligne est déjà beaucoup moins nette. Et puis que dire des subventions pour la création artistique, par exemple? Faudrait-il éviter toute subvention à des oeuvres affichant une révérence religieuse?

L’autre problème, pour moi, c’est que le matérialisme est depuis assez longtemps en occident une vision du monde dominante, et qu’à ce titre elle fait compétition aux religions. Et que la laïcité, c’est clairement très bien venu d’un point de vue matérialiste, mais c’est potentiellement assez réducteur vu de n’importe quelle perspective croyante.

Donc à mon sens, c’est un terrain qui exige beaucoup de précaution.

Les religions sont à l’origine de beaucoup des plus grands troubles de l’Histoire. Dieu, les Dieux n’existe(nt) que dans l’esprit des gens qui y croient. Pour être prudent, Dieu est un fantasme et les Dieux aussi. La preuve c’est que selon les certitudes et à l’intérieur des croyances, il n’est pas vu pareillement par les différents courants : du Judaïsme, du Christianisme ou de Islam. Ils ne sont pas les mêmes dans les différents courants de l’Hindouisme ou du Shintoisme. C’est un vaste domaine où la main de l’être humain et surtout son imagination ont mis le pied sans aucune précaution C’est l’esprit humain qui donne corps (si l’on peut dire pour une ou des entités que personne n’a jamais vue(s)) à ces fantasmes. On s’entretue joyeusement à l’intérieur même de ces croyances. Seuls, le Léninisme, le Stalinisme, le Nazisme et le Maoisme sont en concurrence direct pour le trophée des meilleurs massacres idéologiques… des massacres, tout court. La laïcité neutraliste est le seul bouclier valable contre les diktats du religieux.

Monsieur Lisée a démontré dans son article que l’argument de monsieur Bouchard était matériellement faux, c’est-à-dire que les propositions qui l’articulent sont fausses, pour ma part, je ferai la démonstration que son argument est formellement invalide.

Nous avons ici affaire à un argument sophistique qui porte le nom de pente fatale. Ce sophisme fréquemment utilisé consiste à faire découler une série de conséquences d’une affirmation ou d’une prise de position, jusqu’à ce qu’on en vienne à une conséquence catastrophique. L’objectif est de faire en sorte que les gens renoncent à l’idée qu’ils avaient eu craignant que la catastrophe survienne. Bien entendu, cette approche argumentative peut être tout à fait juste pour autant que les conséquences envisagées soient pertinentes. Or, là est le problème : que cette Charte de la laïcité soit invalidée par la Cour Suprême du Canada est prévisible et réaliste mais que la condamnation se fasse d’un peu partout à l’échelle internationale et qu’on en vienne à une désobéissance civile, voilà qui est hautement improbable et exagéré.

Si l’argument de monsieur Bouchard est matériellement et formellement faux, cela n’implique pas que le tenants de la laïcité ouverte ont tort et que la société modèle qu’ils proposent n’est ni bonne ni juste. Cependant, ceux-ci devront user de stratégies argumentatives plus solides, ce qu’on retrouve d’ailleurs dans le Manifeste pour un Québec pluraliste.

J’ai moi même signé le manifeste pour un Québec laique et pluraliste. Selon Gérard Bouchard, je suis donc probablement un fanatique de la laicité. Eh bien soit. J’assume. Ce n’est quand même pas de ma faute si je n’ai pas, comme monsieur Bouchard,succombé aux sirènes du multiculturalisme canayen.

Drôle de fin de carrière pour les Bouchard Brothers quand même. Je ne cesse de m’étonner devant leurs dérapages. À chaque fois que je pense leur limite atteinte, ils trouvent constamment le moyen de me surprendre.

Bonjour monsieur Lisée,

Il ne faut pas oublier que la France et les pays membres de l’UEE sont des nations souveraines et indépendantes au sens large et réel du lexique. Ce qu’est n’est pas le cas pour le Québec! Il faudrait d’abord aller vers la souveraineté et l’indépendance pour pouvoir disposer de ce plein droit de légiférer. Or, dans le contexte actuel, notamment démographique, la souveraineté ne faire sans l’aide des nouveaux québécois pour ne pas prononcer le « immigrants » que je réfute catégoriquement. À cet effet, si nous tenons réellement à ce projet de pays, il faudrait inclure et accepter la réalité démographique, culturelle et confessionnelle du territoire québécois. Ceci dit, la neutralité confessionnelle de l’État ‘totale, non-partielle, égale’ associée à la reconnaissance passée, présente et future des nouveaux québécois doivent être considérées avec détermination.

Salutations

Et là on voit avec une précision hallucinante, les dents du piège à con que Trudeau a glissé dans sa Charte, rendant impossible toute position semblable à celle des «pays voyous» européens…

La laïcité n’a pas à être ouverte ou fermée. Elle n’a qu’à être. Une porte est ouverte ou fermée. La laïcité c’est l’absence de religion dans l’État.

Devant le prosélytisme des grandes religions, qu’il soit implicite ou explicite, l’État ne peut se permettre d’accommoder l’un ou l’autre groupe religieux. Faire autrement serait ouvrir la voie à des surenchères ingérables car elle nécessiteraient des contrôles subjectifs et farfelus.

L’État doit déclarer qu’il ne tiendra compte d’aucune religion dans sa gestion et dans sa relation avec le citoyen. Alors tous, sans exception, seront égaux et auront le même statut.

La religion, son exercice et ses manifestations doivent demeurer strictement dans le domaine privé.

Les frères Bouchard sont passés date et il ne faut pas se fier sur eux pour prendre des mesures courageuses et audacieuses ! Je ne suis pas sure que la loi 101 aurait été promulguée si Lucien avait été premier ministre . Ces types sont conservateurs , torturés et timorés et l’age n’arrange en rien la situation ….

«Les députés de Bavière et de plusieurs autres länders (provinces) ont donc voté en 2004 une loi interdisant aux enseignantes de porter le foulard islamique en classe, estimant que cet accessoire vestimentaire est devenu plus un symbole politique que religieux et un signe de répression des femmes. Les symboles chrétiens ou juifs restent autorisés.»

Est-ce que vous pourriez envoyer ca à nos 125 poignés à l’Assemblée nationale, qui ont honte de leur crucifix?

Bon texte monsieur Lisée,même en Tunisie pays très
majoritairement musulman,une loi interdit le port
de symboles religieux ostentatoires dans la fonction publique.

Donc puyisqu’il s’agit de Gérare Bouchard, s’il n’a pas fait ces recherches il a été payé cher pour un boulot incomplet.

Non il a puisé plutôt à l’intérieur de sa petite personne notamment dans son petit cerveau les propos qu’il a donné en compagnie de l’autre bonhomme 7 heures un avis d’un homme, qui conquis et qui pour passer son message et se rendre intéressant donne des opinions personnelles inspirées par l’attaque revancharde de son grand frère « El lucido ».

Ce néo-bonhomme 7 heures lors de cette entrevue télévisée présentait un homme qui après chaque adjectif choisit prenait un demi-temps pour constater quel effet cela avait sur l’entrevue.
Visiblement il s’impressionnait lui-même mais aucun effet sur l’entrevue une espèce de morbide satisfaction d’un repu dont les travaux furent tablettés ce qui le rendit frustré de ne pas avoir eu plus d’attention qui LUI pensait en mériter.

Les Bouchard au-dessus de tout, du peuple, de la nation et même des créateurs d’émission populaires comme à TVA.

Pourquoi leur donner tant d’attention?
On ne doit pas en donner beaucoup d’attention aux Mouchards pardon aux Bouchards.

Encore une fois on tente de jouer sur la peur ,le culpabilisation et le péché mortel .Gérald Bouchard me fait penser de plus en plus à un curé,saint père en mission pour nous convaincre où se situe la foie.

Au Québec lorsque on veut se montrer ferme et s’imposer ,il y a toujours eu dans notre histoire un personnage, parfois manipuler par d’autres ,pour tenter de nous faire peur et de nous intimider.
Pour la question de la laïcité il ne nous faut pas succomber à la tentation d’être accomodant et bonasse mais nous devons nous rendre collectivement où présentement 80% des Québécois veulent aller.Ce que nous avons besoin est d’une constitution pas un petit catéchisme de recommandation .

M. Lisée
J’adore lire vos éditoriaux et celui-ci m’a particulièrement plu.
Je suis en contact courriel avec la Bibliothèque de Sherbrooke depuis une couple de semaines. Ils ont décidé d’engager pour répondre au public une jeune femme portant le foulard islamique. J’ai demandé aux Ressources humaines si elle portait ce foulard pour des motifs religieux ou pour des motifs de soumission parentale. On m’a répondu qu’on ne lui avait pas posé la question (ce qui m’étonnerait beaucoup) et que le port du foulard n’était aucunement un danger pour la sécurité du public.
C’est à voir! Je leur ai demandé si la santé mentale de nos jeunes ados si malléables qui fréquentent la bibliothèque n’était pas en danger? Le message clair envoyé par le port du foulard islamique est le suivant : une jeune fille portant ce bout de tissu est (plus) pure qu’une autre; et|ou : une jeune femme portant ce voile est soumise à la volonté d’un homme (père, mari, etc.).
Nos grands-mères qui se sont battues il y a 50, 60 ans, pour se libérer de la soumission imposée par le clergé ou de celle leur mari seraient vraiment fières de nous.
La Ville de Sherbrooke m’a répondu en me bombardant de lois et de règlement et en se disant FIÈRE d’êre l’une des premières villes au Québec à adopter une politique d’intégration. Si la Ville ne peut pas me donner de raison pour laquelle cette femme porte le voile, qu’est-ce que vient faire ici une politique d’intégration?
J’ai vraiment hâte que le Québec adopte une loi et ou des règlements clairs à ce sujet.
On n’a pas besoin de signes de soumission, à qui que ce soit, ici, au Québec. Si elles veulent être soumises, qu’elles restent chez elles.

Il ne se passe plus une journée où je me lève sans me demander ce que des «intellectuels» de notre bonne société vont encore inventer pour me donner des ulcères d’estomac. Pas assez d’avoir signé le manifeste pour un Québec laïc et «pluraliste» vous remettez ça. Maintenant vous nous amenez avec un grand nombre d’arguments,ce qui a été fait ailleurs. Outre un cas en Allemagne vous en mentionné un tas d’autres pour appuyer vos dires. On pourrait faire de même avec n’importe quel fait anodin. Quand on se permet de prendre la Turquie pour appuyer ses propos, on est à même de s’interroger. Il est vrai que pour ceux qui prône une laïcité autoritaire, elle est un bon exemple. Vous mentionnez le Conseil du Statut de la femme sans mentionner la position de la Fédération des femmes du Québec. On passe du foulard islamique au voile islamique puis au hidjab toujours les musulmanes, leur vêtement à elles ne peut-être autre qu’islamique n’est-ce pas, le tissus prend un sens seulement lorsqu’il recouvre la tête de certaines femmes. Je n’ai pas encore trouvée quelqu’un qui pouvait me prouver avec des arguments sensés le rapport que l’on peut faire avec l’égalité homme-femme et le foulard que porte certaines femmes musulmanes. Ma maîtrise en philosophie ne me permet pas de comprendre le rapport de cause à effet. Cependant elle me permet de vous signaler que votre argumentation n’est pas celle que l’on est en droit d’attendre d’un universitaire. Désolée! Je suis obligée de constater après 52 ans d’existence dans ce pays où mes ancètres bretons et normands sont venus s’installer dès le 17ième siècle que l’islamophobie se dissimule facilement derrière la très pure et je vais en choquer plusieurs, la très sainte laïcité. Dites-moi, si ne suis pas fière de ce qui arrive au Québec, mon pays, où est-ce que je dois immigrer?

Je crois que c’est impossible à 100% d’empècher les croyants d’afficher, leurs croyances , certains sont prêts à tous les sacrifices pour cela , donc pour affirmer publiquement et partout leurs croyances .
En Europe la montée de l’extrème droite et de l’extrème gauche des athés sous couvert du laïcisme ( Voilà le piège) et aussi des croyants( Voilà la montée du sectarisme anglosaxon) est évidente dans tous les pays .
Seule solution : modérer l’immigration aux habitudes sectaires non intégrable à une société laïque respectueuse de la liberté des consciences donc de la liberté d’afficher ses croyances partout devant tous et en tous temps , mais sans aucune obligation de les afficher ou pas, même sur les demandes d’emplois pour devenir fonctionnaires ou tout autres emplois .
En Europe c’est le bordel complet concernant ces sujets , mais les débats se font et seuls les anglosaxons ( Angleterre USA Canada ) s’enfoncent toujours de plus en plus chaque jour dans la ghettoïsation c’est à dire dans tous les grandes divisions iiréversibles .
Et cette division c’est la destruction assurée de ces nations qui perdent de plus en pus chaque jour leur cohérence nationale linguisique politique et non sulement religieuse et culturelle

Force est de conclure que pour les frères Bouchard, les québécois représentent un petit peuple qui, en plus d’être paresseux, n’a pas le droit de défendre ses idées et ses convictions.

Que l’État soit laïque, à coup sûr !
«Mais qu’un fonctionnaire ne porte pas de signes religieux ou politiques.», je n’en disconviendrait
pas.

Mais le problème est tout autre lorsque l’on
veut imposer la règle aux clients – ou même aux
coliers, c’est autre chose. Ceux-là devraient avoir la liberté de choix. Le voile intégral* (la burka) et le niqab dont inadmissibles pour d’autre
raisons, bien compréhensibles.

* Il me semble que le niqab ne sera jamais reconnu
par la justice française comme «voile intégral».

c,est dommage qu,il n,y est pas de procédure d,im-
peachment dans nos lois .ce serait utile pour se débarasser de jean charest et de sa clique de vendus.

C’est un article intéressant .J’ai vécu pendant des années en Europe avant de venir au Canada.Ma femme est Bélarusse d,origine russe .Je connais bien les Européens étant africain d’origine et témoin occulaire de l’éclatement de l’URSS et la période aprés soviétique .L’europe de manière générale a malheureusement durant toute son histoire montré la face camouflée ;dire que le nazisme ou le fachisme est Allemand n,est qu’une hypocrisie génétique des machinations européennes .Bref vers 1993,Israél à cause de la montée fulgurante du fachisme a sévèrement mis en garde l,europe et ouvertement menacé l’allemagne qu’il n’hésitera pas à faire usage de la force .
L’Europe essaye de soulever un faut débat pour cacher le réel problème qu’elle traverse et à mon avis qui menace sa stabilité;le néofachisme .
Les russes et d’autres nationalités ont à plusieurs reprises exterminés les juifs avant Adolf Hitler .Il y a jusqu’à présent des régions qu’on appelle les enclaves juives car jusqu’à l,arrivée des bolcheviques au pouvoir le Star interdisait les juifs d’habiter dans un rayon de 100 km proche du Krémelin .Bref vous pouvez vous referer du livre de l’écrivain russe Alexandre Solzinitsy`’Deux cents ans nous vivons ensemble’ ou l’Affaire Dréufuz en France .
à chaque fois que l’Europe est confrontée à une situation de crise (crise économique ,guerre ou autre),elle remet en cause les valeurs de la civilisation universelle qu’elle a présenté à l’humanité ;exemple les restructions des droits et libertés ont été retiré des peuples lors des deux guerres mondiales.
Bref le capitalisme n’a plus d’autres thème pour endormir le peuple car le communisme son rival n’est plus et heureusement aussi .On nous parle de femmes et non de la personne en générale .tout homme a une mère ,une grande mère,des soeurs ,des tantes etc…Les femmes et les hommes ne sont pas des énemis .Leur énemicommun c’est les conditions de vie que la société les impose .Le taut de suicide et de crime est plus élévé dans les pays soit disant riches (); plus élévé dans les villes que dans les compagnes .Un couple stable économiquement est plus durable que le contraire .Voilà des faits concrets où on ne veut pas débattre .
Merci et bye.

On peut choisir de faire ou de ne pas faire comme d’autres. Comme on peut choisir de (se) laisser faire ou de ne pas choisir. Il en est ainsi notamment eu égard à la question de la souveraineté. Les nations «normales» deviennent des pays ou du moins aspirent, tendent, oeuvrent à le devenir. Mais s’il s’en trouvait une aspirant à être originale, elle, plutôt que «normale» – en (ne) faisant (pas) comme les autres ?

Monsieur Lisée

Les deux frères Bouchard jouent avec la peur et la fausse culpabilité des Québécois comme dans le temps de Duplessis et du clergé pour tenter de nous faire mettre à genoux. Il faut que nous nous braquions contre les accommodements raisonnables et le multiculturalisme « CANADIAN » sinon s’en est fini du Québec. Gérard « Elvis Gratton » Bouchard souffre vraiment d’un gros problème d’identité puisqu’il se dit souverainiste tout en souhaitant l’interculturalisme ou le multiculturalisme (c’est du pareil au même) pour le Québec. J’ai hâte que ces 2 bonhommes disparaissent du paysage politique québécois; ce sont deux « has been ».

André Gignac le 19 mars 2010

Vous avez raison M. Lisée de militer pour la laïcité au Québec, mais comparativement aux pays de l’Europe, le Québec n’est qu’une nation reconnue à l’intérieur d’un autre pays uni, le Canada. Sa reconnaissance aux yeux des autres nations et, probablement de M. Bouchard aussi, n’est pas plus importante que la reconnaissance accordée aux autres premières nations du Canada. Malgré leur statut les autres premières nations du Canada ont le courage d’émettre des directives ou des règlements qui protègent leur culture, en fait, ils ont plus de colonne vertébrale que la nation Québécoise et n’ont pas peur des critiques éventuelles de la part du gouvernement central et des autres pays du globe.
Le manifeste que vous avez signé vous et les autres signataires n’est qu’un désir d’exprimer un état d’une nation en devenir et qui aurait à ce moment une crédibilité que les autres membres de la communauté internationale pourrait prendre au sérieux. Mais en ce moment, vous faites parti d’une nation à l’intérieur d’une autre nation et vos espoirs de laïcité pour conserver notre culture ne sont pas plus importants que les règlements édictés par les autres premières nations du Canada pour protéger leur culture sur leur territoire.
Toute tentative en ce sens serait rabrouée par les médias dont le gouvernement central se sert pour passer leurs messages aux nations reconnues et servirait de propagande pour démontrer que malgré une reconnaissance le pouvoir central doit être aux aguets vis à vis ces nations reconnues qui prétendent réglementer sur leur territoire la chartre canadienne des droits et libertés .
Je sympathise avec la nation Québécoise. Mais faut pas se faire d’illusion, le gouvernement central, M. Harper et probablement aussi l’élite du pouvoir central font une énorme différence entre eux : la nation évoluée gardienne d’une morale Canadienne à l’avant garde : et de la vielle Europe comme la décrivait l’ancien secrétaire à la défense américaine Donald Rumsfeld. Les nations reconnues comme tel mais à l’intérieur de leur juridiction, feraient partie aussi de cette vision.
Je vous encourage quand même vous et vos signataires à continuer votre croisade, mais si la réputation de la nation Québécoise et l’opinion de M. Bouchard sont plus importants que vos convictions, vous allez vous ramasser avec le même résultat qu’au dernier référendum et demeurer tout bêtement une nation reconnue et confinée à l’intérieur d’un autre pays.
Comme un vieux dicton Québécois le dit « faute de pain on mange de la galette«
Robert Brodeur

Si l’on permets le port de signes religieux dans l’espace civique, c’est donc dire que je pourrai enfin afficher ma foi Jedi. Vous serez servir bientôt par des hommes à capuchon portant fièrement leur sabre laser. C’est déjà le cas en Angleterre. C’est ça le modèle anglo-saxon si cher à Trudeau.

article en question
http://bit.ly/dkLXBx

Que la force soit avec vous.

L’opinion de M. Bouchard n’est pas plus crédible qu’il ne faut, avec les prébendes allouées à ses prestations à la fameuse (?) Commission B&T. Comme son frère Lucien, il ne voit pas beaucoup plus loin que le bout de son nez. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas (encore) beaucoup de femmes voilées qu’il ne faut pas voir l’envahissement de ce signe politique bien plus que religieux.

Il nous faut une Charte de la laïcité pour que cessent les dérives associées aux manifestations de la religion dans l’espace public. Avec la religion à la maison, la vie en société sera plus simple et moins encline aux antagonismes.

Dans l’exercice de leurs fonctions, tous les employés de l’État, hommes et femmes, doivent s’abstenir de porter des vêtements ou signes qui manifestent leur allégeance à un club quelconque, à un parti politique, à une religion, à une secte, à une idéologie particulière. L’État et ses agents doivent être neutres. Il doit y avoir un Code de comportement et d’habillement qui assurent cette neutralité.

Des accommodements raisonnables peuvent être accordés pour faciliter la vie en société des personnes ayant des handicaps physiques permanents ou transitoires, des femmes enceintes, des vieillards.

Il n’y a pas lieu d’accorder quelque accommodement que ce soit pour des motifs religieux dans l’espace public.

Dans toute cette affaire, la couleur de la peau et la race n’ont aucun rapport. Ce sont les comportements (vêtements et actions) qui font problème.

Lucien et Gérard Bouchard: Quelle famille!

Cette façon qu’ils ont de vouloir imposer leurs opinions comme s’ils étaient infaillibles. On n’en peut plus!

La France et d’autres États européens interdisent à leurs fonctionnaires le port de signes distinctifs à caractères religieux ou politique (et les marques de commerce?). Le Canada le permet. L’un et l’autre est possible et ça n’a pas beaucoup d’importance.

De façon pratique, le foulard musulman serait interdit? Et les autres foulards, fichus et autres couvre-chefs? Le turban des hindous aussi sûrement. Et une petite croix dans le cou? Et les bijoux devraient-ils être approuvés? Pourquoi pas un uniforme pour tous les fonctionnaires de l’État?

Somme toute, je préfère la manière canadienne. N’en déplaise aux indépendantistes. Ou aux laïcistes (fanatiques de la laïcité).

«C’est une tragique illusion que de vouloir faire coexister dans un même pays des communautés ayant des civilisations différentes. L’affrontement est alors inévitable. Les grands conflits ne sont pas des conflits de race, mais de croyance et de culture.» écrivait Michel Poniatowski, ancien ministre français de l’Intérieur.

je suis assez d’accord avec ça. Peut-être que frère Bouchard devrait y réfléchir.

Le manifeste dont vous êtes signataire, monsieur Lisée, a le mérite de reprendre la définition de la « laïcité ouverte ». L’expression peut paraître séduisante tant que l’on en ignore le sens exact.
Je partage totalement les idées exprimées dans ce manifeste. La neutralité de l’état et de tous ses fonctionnaires doit être consacrée dans un texte de loi en attendant de l’inscrire de le préambule de notre constitution. Cela n’empêche nullement la liberté de culte. Notre état, c’est l’état de tous les québécois peu importe leurs croyances. Mais évidemment ce texte de loi ne s’appliquerait pas aux fonctionnaires fédéraux.
Ceux-là seront encore soumis aux règles du multiculturalisme, le futur ancêtre du tribalisme.

Le discours de Monsieur Bouchard me fait penser à l’image d’un train dont les roues se trouvent sur deux voies divergentes et qui essaie d’aller dans deux directions opposées en même temps*. Son train, c’est la société québécoise qui cherche à la fois, à accommoder les ultra-orthodoxes de diverses tendances, qui veulent transformer notre pays à leur image, les immigrants qui ont fuient leur pays et qui ne demandent rien de mieux que de s’adapter à notre société et des Québécois dit « de souche » qui à divers degré tentent de protéger la culture de leur pays. Dans une telle situation, ai-je besoin de dire que son train ne peut aller nulle part, qu’il est la démonstration même d’une impossible évolution. La vision qu’il veut nous voir accepter finit par rendre inutile toute tentative de description des valeurs. Le « bien » et le « mal « deviennent « si relatif », qu’on finit par oblitérer les choix de société de la très grande majorité des citoyens, au profit d’une société dans laquelle tout est négociable et dans laquelle les extrémismes font la pluie et le beau temps.

Que Monsieur Bouchard le veuille ou non, notre société est le résultat de l’évolution de l’Europe de la Renaissance et des Lumières. Pendant des siècles certaines valeurs ont été considérées comme étant « bonnes » et elles ont modelé nos sociétés pour lesquelles les droits et libertés sont aujourd’hui fondamentaux. Il a fallu dire « L’esclavage n’est pas acceptable », il a fallu dire « Oui, les femmes ont les mêmes droits que les hommes ». Il faut le reconnaître ce sont les CHOIX de la société qui lui ont permis d’évoluer. Si aujourd’hui nous reconnaissons que les femmes sont des personnes à part entière qui n’ont pas à vivre sous la domination masculine, c’est parce qu’il n’y a pas si longtemps les sociétés européennes et nord-américaines en ont fait le CHOIX. Je dis « Oui » à la laïcité, afin que notre société puisse évoluer, s’améliorer, mais je dis « Non » à une laïcité dite « ouverte » qui n’est en fait qu’un cul de sac, une laïcité molle qui a peur d’elle même.

Je suis prêt à reconnaître que légalement le débat est loin d’être terminé, toutefois l’affirmation selon laquelle nous nous retrouverions mis en accusation par le reste du monde si nous osions promouvoir une laïcité plus « stricte » est « tirée par les cheveux », et à ce sujet, les exemples cités par Jean-François Lisée sont éloquents.

* L’image du train n’est pas de moi, elle est tirée d’un livre sans rapport avec la question que Monsieur Bouchard évoque, mais elle illustre tellement bien ce propos que je l’ai adoptée.

Toutes les nations pour exister doivent empècher une trop grande unformité même laîque et non seulement uniformité des croyances .Et toute nation pour exister doivent empècher une trop grande diversité des croyances des morales et des politiques ,
Concernant cette question du droit d’afficher ses croyances il faut bien entendu des balises mais pas des exclusions systématiques .
Le voile facial est inacceptable mais pas le voile sur la tête mais ce voile des entêtés ne doit en aucun cas être obligatoire pour toutes ou pour tous
Ce qui est inacceptable pour tous c’est plutôt le Talion qui est une loi violente dépassée , la polygamie, les mutilations corporelles , les tapouages obligatoires et rituels , le refus sous peine de mort de cesser une croyance dans sa vie comme dans certaines sectes islamistes , le mensonge systémique , la diffamation contre une institution entière style chasse aux sorciers cotre les prêtres catholiques, le vol et l’irrespect de toute les vies , la pollution , les mafias et les loges et les sectes perverses et déviantes pédophiles et autres ou raciales , les réserves racistes ..
Mais ces restriction doivent être clairement expliqués et imposés aux nouveaux immigrants avant leurs acceptations au Québec , car pour les Canadians ce qui compte c’est essentiellement tout ce qui est rentable à court terme car leur seul but c’est de ghéottiser pour dominer diviser pour exploiter , pour règner comme aux USA et en Angleterre au nom du leurre anarchique capitaliste multietnique

Les frères Bouchard aiment les imprécations. Souvenons-nous de Lucien qui disait qu’il ne pourrait plus se regarder dans le miroir si nous avions le malheur de renforcer la loi 101. Maintenant, Gérard nous prédit l’anathème du monde entier si nous osons adopter le modèle qui NOUS convient.

Si je me fie à ce qui est arrivé à notre situation linguistique grandement mise en péril pour que Lucien puisse se regarder et s’admirer, je crois qu’en ce qui concerne Gérard, nous devons faire et laisser braire.

Un duo en déclin, ces frères Bouchard, et c’est tant mieux.

Cher Jean-François,

Vous avez signé la déclaration Pour un Québec laïque et pluraliste, moi le Manifeste qui la précédait. Nous sommes donc en désaccord et je profite de l’opportunité pour vous exposer mon point de vue.

La laïcité, comprise dans les pays d’héritage catholique comme une lutte contre le cléricalisme de la religion organisée, a aujourd’hui beaucoup perdu de sa pertinence. Les principes de séparation et de neutralité sur lesquels elle se fonde sont aujourd’hui solidement ancrés dans notre représentation du lien politique. Peut-être la dissimulation de symboles religieux s’avérait-elle autrefois souhaitable, effectivement, dans une République française dont les conditions d’émergence impliquaient une opposition au pouvoir politique de l’Église; mais le Québec n’est pas la France et la France elle-même a vu se prolonger sa laïcisation au XXe siècle dans l’individualisation de la religion (le croire pour soi), dans la mesure où cette même religion s’est sécularisée de l’intérieur.

Il en retourne désormais pour l’ensemble des pays occidentaux qu’une laïcité n’est plus à concevoir comme il y a cent ans (i.e. comme un rempart contre l’incursion dans le champ politique de religions organisées), mais plutôt comme le principe qui, par la neutralité de l’État à l’égard de toutes les formes que peut revêtir le religieux, garantit aux individus un accès égal à l’ensemble des ressources symboliques. Or celles-ci ne se découvrent et ne se partagent que dans l’espace public. Les confiner au privé reviendrait à faire de cet espace un lieu qui ne reconnaît pas l’individu tel qu’il est, soit la somme indivise de ses identités, dont son identité religieuse. Si cet espace est qualifié de public, c’est bien parce qu’il est habité par des citoyen qui l’enrichissent de leur inifinie diversité, sans pour autant que leurs différences ne viennent rompre le contart social. Ce qui en retour force l’acceptation de l’autre, véritable condition du vivre ensemble.

À cet égard, cacher ce qui dérange serait au contraire le constat d’un échec. Y compris dans la fonction publique, puisque la voie de la dissimulation n’aurait d’autre objectif que d’assurer une neutralité d’apparence, artificielle. On sait fort bien que l’État ne favorise aucune origine ethnique: on ne demande pas aux fonctionnaires, d’ailleurs, de dissimuler la couleur de leur peau. Dans la même logique, et parce qu’il porte un regard véritablement laïque sur le religieux (i.e. en ne lui conférant pas de charge symbolique), nous savons d’évidence que l’État ne favorise pas davantage de culte particulier. Pourquoi alors laisser entendre qu’un fonctionnaire portant un signe religieux ostentatoire pourrait nous convaincre du contraire? Ma foi, cela m’apparaît absurde. Ou plutôt, j’y vois une stratégie par laquelle on se réfère à quelque principe abstrait pour, en réalité, marquer un point dans cette lutte contre le religieux qui n’a plus vraiment aujourd’hui sa raison d’être.

Nous voulons clarifier au Québec notre laïcité? Fort bien! Mais il en existe de nombreux modèles, dont certains sont surranés et d’autres sont à venir. Le tout est d’en choisir ou d’en développer un qui tient compte de l’évolution de notre rapport actuel au religieux, en ce début de XXI siècle, plutôt que de nourrir la nostalgie de certains pour les victoires de Ferry et Combes. La troisième République, c’était bien, j’en conviens; mais c’était autrefois, dans un tout autre contexte historique que le nôtre.

Qu’en pensez-vous?

Benjamin-Hugo LeBlanc

Bonsoir,
Essayons d’imaginer le tollé suscité dans cette Belle Province si, en plus de porter le voile, les femmes musulmanes s’exprimeraient en anglais ! Les intégristes de la laïcité sans le savoir vivent dans le totalitarisme de la pensée et comme disait si bien Monsieur Pierre-Elliot Trudeau, dans un Québec indépendant, le totalitarisme de la pensée qui est le propre de tendances fascisantes serait bien sûr au rendez-vous. D’après un sondage mené par la Presse, 600 femmes seulement portent le voile et les burkas sont dans l’imaginaire des assiégés qui en voient partout. Il y a 6 millions de Pure Laine au Québec, et en constatant les dires de certains, dans un rapport de force de 6,000 contre 1, le Pure Laine se sent menacé ! Allez savoir pourquoi si ce n’est pas le simple fait que c’est tout simplement réactionnaire. John Bull.

Je ne sais pas ce que répondrait Jean-François Lisée, mais moi j’aurais plutôt une question pour monsieur Benjamin-Hugo LeBlanc :

Sur quelle planète vivez-vous au juste ?

Bonjour,
La Charte des Droits et Libertés du Canada et celle du Québec veulent protéger les droits individuels contre la . Tout cela se devrait d’être clair mais pourtant, certains veulent imposer leurs dogmes à une minorité qui se doit d’après eux, se mettre au pas car la colère de la majorité gronde en ne se souciant pas du tout de la liberté individuelle d’être comme bon nous semble . John Bull.

La Charte des Droits et Libertés… des minorités (culturelles, religieuses, sexuelles, raciales, etc).

Tout part de là.

« Tout le monde est égal, mais certains sont plus égaux que d’autres. »

Merci Trudeau. Merci les « progressistes ». Merci à tous ces gens aux « bonnes intentions ». L’enfer en est pavé. Merci à tous ceux qui ne connaissent pas la fin de l’histoire de « La Ferme Des Animaux ». *(George Orwell publié en 1945). Indice? Ça se termine très mal.

En réponse aux inégalités et incongruités favorisées par nos chartes des intégrismes minoritaires, nous avons maintenant les intrégistes laïcs majoritaires. Deux face de la même médaille. Je n’aime pas la réaction de ce 2e groupe, mais elle s’explique, dans le contexte Québécois actuel.

Et ces 2 « camps » ont -trop souvent- recourent aux « armes » que constituent les insultes, l’intimidation, etc, pour vendre (imposer?), leurs idées. Rendu là, il ne faut pas la tête à papineau pour constater qu’il y a anguille sous roche…

En tout cas, selon moi, le 21e siècle sera sauvé par la pensée ternaire (par opposition à la pensée binaire), ou ne sera pas.

Y-a-t-il une 3e voie (voix?)…

Benjamin-Hugo LeBlanc vit les pieds plantés solidement sur terre, Monsieur Gilles. Il exprime justement et librement ce qu’il constate, et je partage entièrement son opinion. Je suis libre de porter ma croix celte et un blouson vert le 17 mars, et vous de vous peindre un fleur-de-lys sur la joue le 24 juin, sans être obligée de boire de la bière verte ! Pourquoi passez-vous à l’insulte ? Vous vous sentez inspiré par votre chef qui insinue que la majorité des Québécois sont des collabos ?

Je suis d’accord avec Benjamin-Hugo LeBlanc.

D’ailleurs, quelle absurdité que de vouloir maintenir les crucifix aux murs dans les établissements publics, tout en interdisant aux personnes le port de symboles religieux… l’inverse serait beaucoup plus approprié: oui à un État laïque (dont les murs de ses institutions) et oui aussi à la valorisation de la diversité des personnes, celles travaillant pour l’État autant que les autres.

Je recommande à tous les citoyens d’appuyer la pétition afin d’empêcher M. Bouchard et Frère de parler aux médias avec exception faîte de leur SPY. et aux astronautes russes.

Après avoir lu jusqu’au #48 il est clair pour moi que la religion c’est du trouble à n’en plus finir.

En fait ce que veulent les religieux et ceux qui les protègent, c’est hypocritement d’avoir le droit d’en faire la promotion partout où il le veulent et autant qu’ils le veulent.

Si on accepte la promotion d’une religion par des signes religieux à l’école et au travail aux endroit publique du gouvernement, la logique serait qu’une conjointe fonctionnaire ait le droit de faire la promotion du commerce de son mari avec une grosse pancarte à son cou. Aussi grosse que le voile religieux.

De plus si on accepte qu’une religion oblige une femme à porter le voile promotionnel à un travail pour l’état, il aucune raison de refuser qu’une entreprise comme Wall Mart ou GM oblige la conjointe de l’employé à porter une pancarte promotionnelle au bureau des permis de conduire.

Foutu religion de mer…

Comme d’autres, j’ai bien aimé le commentaire de Benjamin-Hugo Leblanc. En particulier: « Or celles-ci ne se découvrent et ne se partagent que dans l’espace public. Les confiner au privé reviendrait à faire de cet espace un lieu qui ne reconnaît pas l’individu tel qu’il est, soit la somme indivise de ses identités. »

À la lecture du manifeste, j’ai du mal à saisir très clairement où son emprise commencerait et où elle finirait, au-delà de l’aspect « code vestimentaire ». Comme je l’avais demandé plus tôt, à titre d’exemple, s’autoriserait-on à éviter de subventionner des artistes ouvertement religieux, au nom de cette laïcité?

Dans un blog comme celui-ci, on voit plusieurs courants très différents. Pour ma part, celui que j’exprime (comme quelques autres, nettement pas majoritaires ici) est l’inquiétude qu’une certaine sorte de vision de la laïcité puisse en fait être un outil de promotion du matérialisme (et ce, même si le manifeste nous promet que ce n’est pas le cas).

Je suis entièrement d’accord avec le bannissement de tout symbole religieux dans les services publics, notamment le port du hidjab qui est l’une des manifestations de la soumission de la femme envers l’homme. Pour une fois, prenons donc nos responsabilités comme peuple et assurons-nous que les bondieuseries ne fassent plus partie de notre société, que ces bondieuseries proviennent des chrétiens, des islamistes ou des juifs.

Enfin, des peuples se sont réveillés, l’Europe a dit oui à la laïcité. Formidable! Ces religions qui sont les remparts contre l’humanisme, la joie de vivre et la liberté de penser.

En référence à votre article, M. Lisée, je recommande à tous un excellent livre: Dieu n’est pas grand ou comment les religions empoisonnent tout de Christopher Hitchens aux éditions Belfond. Il s’agit d’une extraordinaire banque de renseignements sur l’apport négatifs des religions sur notre vie quotidienne, des massacres physiques et intellectuels engendrés par ces dernières. Ce livre rejoint tout à fait la pensée européenne et nous apprend ou nous confirme ce que nous savons ou avons déduit ou connaissons déjà. Ça vaut le coup.