Si jamais Marois s’en va…

La chef péquiste Pauline Marois est toujours en poste, mais au cas où elle partirait, trois prétendants à sa succession se profilent déjà à l’horizon : Gilles Duceppe, Bernard Drainville et Pierre Curzi.

Si jamais Marois s'en va...
Photo : O. Hanigan et PC

Gilles Duceppe – qui n’est pas à l’origine de la contestation du leadership de Pauline Marois – ne ferme pas la porte à sa candidature à la direction du Parti québécois. « Si Marois part, il va y réfléchir », affirme une source proche de Duceppe. Par contre, la perspective de diriger une autre formation politique qui pourrait subir une raclée comme celle qu’a essuyée le Bloc le 2 mai dernier ne l’enchante guère. « Ça ferait partie de sa réflexion », ajoute cette source.

Un sondage Léger Marketing-QMI publié à la fin d’octobre montre qu’un PQ dirigé par Duceppe se battrait à armes égales avec François Legault et que les électeurs péquistes souhaitent son arrivée. Le caucus du PQ est toutefois beaucoup plus tiède envers l’ancien chef du Bloc et son style de leadership autoritaire.

Bernard Drainville, que Jacques Parizeau aime bien, pourrait s’imposer comme le candidat qui connaît le mieux la culture du parti. Au sein du caucus, il est le plus sérieux prétendant.

Pierre Curzi, qui a signifié son désir de revenir au PQ et de briguer sa direction si Marois quitte son poste, serait également sur les rangs. Charismatique, mais critiqué pour son jugement parfois douteux, il est l’un des députés les plus appréciés de la population.