Signes religieux : les partis politiques à nouveau divisés sur la question

Dix ans après le dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor, le débat sur le port de signes religieux par des représentants de l’État n’est toujours pas clos. À la veille de la rentrée parlementaire, Alec Castonguay passe en revue les positions de chaque parti, au sein desquels certaines fractures apparaissent au grand jour.

Photo : La Presse canadienne

Plus de dix ans après le dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor, le débat sur le port de signes religieux par des représentants de l’État  — en position de coercition ou non — continue de rebondir. Et de diviser les familles politiques jusque dans leurs entrailles les plus profondes. La saison parlementaire qui s’amorce ne fera pas exception. Tous les partis vivent de nouveau de grands tiraillements, alors que le gouvernement Legault s’apprête à déposer son projet de loi sur la laïcité.

Tour d’horizon.

La CAQ, les droits acquis et les écoles privées

Les troupes de la CAQ réunies en caucus à Gatineau, fin janvier, ont débattu très fort de la possibilité d’ajouter une clause de droit acquis, familièrement appelée «clause grand-père», à leur projet de loi à venir. Ainsi, les juges, policiers, procureurs de la couronne, gardiens de prison et enseignants du primaire et du secondaire qui portent un signe religieux visible pourraient le conserver. La loi s’appliquerait uniquement aux nouveaux employés.

La fracture est nette, autant chez les ministres et les députés que chez les conseillers du premier ministre. On ne s’entend pas. Deux clans se disputent. «Je devrais trancher», a d’ailleurs reconnu François Legault en marge de la réunion de ses troupes, le 30 janvier.

Soyons honnêtes, la clause du droit acquis pourrait être rebaptisée «clause grand-père pour les enseignantes de Montréal». Aucun juge, aucun policier, aucun procureur et aucun gardien de prison au Québec ne porte de signe religieux ostentatoire. Chez les enseignants, surtout les enseignantes, il y en a (notamment qui portent le voile) dans la grande région de Montréal. Ils ne sont pas nombreux (ou nombreuses), mais il y en a.

Dans le groupe des «pro droit acquis», ceux qui favorisent une approche plus souple, on retrouve les députés et conseillers de la CAQ qui estiment que les Québécois veulent une loi sur la laïcité, mais ne souhaitent pas que des employés, surtout des femmes dans le milieu de l’éducation, perdent leur emploi ou soient réaffectés avec mécontentement ailleurs. Après tout, c’est l’État qui change les règles en cours de route. Les personnes touchées ont appris un métier et commencé une carrière de bonne foi selon d’autres paramètres. Cette clause permettrait de dire qu’à partir de maintenant, ceux qui décident de pratiquer l’un de ces métiers où les signes religieux sont interdits savent à quoi s’en tenir. Devenir policier, juge ou prof n’est pas un droit, à partir du moment où les règles sont limpides dès le départ.

Dans l’autre camp, les députés caquistes et les conseillers de Legault qui penchent vers une interdiction complète dès l’adoption de la loi, sans droit acquis, estiment que le principe devrait primer sur l’ancienneté.  Pourquoi deux régimes coexisteraient dans une même école? Un professeur embauché en 2018 pourrait porter le voile ou la kippa, mais pas son collègue embauché en 2019? Pourtant, le message de neutralité que le gouvernement souhaite envoyer est aussi important, et l’application ne devrait pas dépendre du matricule de l’employé. Si la personne décide que sa religion est plus importante que sa fonction, elle acceptera d’être réaffectée ailleurs dans son service, sans contact avec les élèves, plaident-ils. (Note: ça ne veut pas dire que cet argument serait acceptable aux yeux de la justice, en vertu des chartes québécoises et canadiennes des droits et libertés.)

La députée Claire Samson, qui n’est pas en bon terme avec la garde rapprochée de François Legault depuis la formation du conseil des ministres, pousse fort pour que ne soit pas ajoutée une clause de droit acquis.

Jusqu’à récemment, le premier ministre Legault se rangeait dans le camp des «sans clause de droit acquis». Il estimait que le principe était plus important que tout. Il a mis de l’eau dans son vin en décembre, se disant prêt à écouter l’autre camp de son caucus. Reste à voir de quel côté il tranchera.

Pour ajouter à la complexité du débat, François Legault a confirmé une information que j’avais révélée en novembre, lors de ma chronique à la radio de Radio-Canada, à savoir que les écoles privées ne seront pas assujetties à la nouvelle loi sur la laïcité. Deux profs, qui enseignent à des élèves du même âge, selon le même cursus scolaire, n’auront donc pas les mêmes droits et obligations. La raison: les enseignants du privé ne sont pas des employés de l’État, même si ce réseau est abondamment subventionné. Ils sont embauchés et payés par des corporations, congrégations ou sociétés privées, pas directement par le gouvernement. «Ceux qui veulent garder leur signe religieux pourront aller y enseigner», suggère-t-on en coulisse au gouvernement. Mais l’argument qui a pesé le plus lourd dans la balance concerne la proximité de plusieurs écoles privées avec des congrégations religieuses, surtout catholiques, qui ne souhaitent pas avoir une laïcité trop stricte entre leurs murs. Cet aspect «historique», une sorte de catho-laïcité à deux vitesses, a trouvé une oreille attentive chez les députés de la CAQ.

Une chose fait toutefois l’unanimité au gouvernement: régler ce dossier avant la fin du mois de juin. François Legault sent, avec raison, une lassitude dans la population sur cet enjeu, et il veut procéder rapidement. Sur le plan politique, le débat ira donc rondement. Sur le plan juridique, avec les recours prévisibles contre la loi, c’est une autre histoire…

Le PLQ et le dilemme des électeurs francophones

On croyait ce débat réglé au Parti libéral du Québec depuis que le gouvernement Couillard avait adopté la loi sur le visage à découvert pour donner ou recevoir des services de l’État. C’était la proverbiale ligne dans le sable. Les libéraux ne voulaient pas aller plus loin et interdire le port de signes religieux à certains employés de l’État, en accord avec leurs convictions et leur interprétation des chartes des droits et libertés. Eh bien non. Nouveau débat il y a.

Le plus récent caucus du PLQ, le 31 janvier, destiné à préparer la rentrée parlementaire du 5 février, a consacré deux heures de débat à cet enjeu. Dans les jours précédents, la députée Hélène David, porte-parole du parti en matière de laïcité, avait reçu le mandat de son chef par intérim, Pierre Arcand, de consulter ses collègues et certains sages du parti pour préparer le terrain à ce débat interne. Certains militants ont aussi reçu sa visite, comme le président de la commission des communautés culturelles du PLQ, Mohammed Barhone, ancien candidat dans Taillon.

Parmi les scénarios envisagés: se rapprocher du compromis proposé dans le rapport Bouchard-Taylor, et donc de la position de la CAQ — qui a toutefois ajouté l’interdiction aux enseignants.

Certains députés plaident que faire un pas vers une interdiction des signes religieux aux personnes en position coercitive de l’État serait de nature à rapprocher le parti de l’électorat francophone, qui a déserté le PLQ lors du dernier scrutin (moins de 20 % des votes). «Ce serait une forme de mea culpa, un signal envoyé aux Québécois, sur le fait qu’on a compris certaines choses», explique un élu sous le couvert de l’anonymat.

Sondage après sondage, les chiffres sont clairs. Le plus récent coup de sonde de la firme Crop réalisé pour Radio-Canada en novembre dernier montre que 75 % des francophones appuient les propositions du rapport Bouchard-Taylor. L’interdiction pour les enseignants, que la CAQ a ajoutée, est appuyée par 71 % des francophones. Hors de Montréal, les chiffres sont écrasants, et le PLQ a besoin de reconnecter avec les régions.

Modifier la position du parti sur une question aussi délicate n’est toutefois pas simple. Des élus plaident que le parti donnerait l’impression d’être déboussolé, prêt à renier ses convictions pour aller chercher des votes, et que l’effet dans quatre ans serait en fin de compte négligeable. «Est-ce que nous serions encore des libéraux? Est-ce qu’on pourrait se regarder dans le miroir?», m’a dit un proche du parti bien au fait des discussions. D’autres estiment que ce serait trahir une position de principe obtenue de haute lutte après des arbitrages internes douloureux sous l’ancien régime. Les députées Dominique Anglade et Marwah Rizqy, potentielles candidates à la direction du parti, se retrouvent dans ce camp.

(AJOUT: Après deux jours de débat à l’interne, c’est finalement le statu quo qui l’a emporté. Lire le compte rendu dans La Presse.)

Le PQ et les directions d’école

Au Parti québécois, où le débat sur la charte de la laïcité du gouvernement Marois a laissé des traces, rouvrir cette plaie n’emballe personne. N’empêche, les députés sont conscients que la CAQ va chercher à obtenir leur appui, afin de ne pas adopter une loi aussi déterminante sans l’aide d’un autre parti.

Le 23 janvier, Le Devoir rapportait que le dilemme sur les droits acquis divisait les troupes péquistes, ce qu’a nié le chef par intérim, Pascal Bérubé.

Le PQ pourrait toutefois exiger l’élargissement de l’interdiction du port de signes religieux aux employés des directions d’école. «Il y a des professeurs qui pourraient, par exemple, travailler dans les directions d’école. Est-ce un symbole d’autorité, une direction d’école ? Il y a des chances que oui», a soutenu Pascal Bérubé à la fin du caucus avec ses collègues, le 24 janvier dernier. Le débat est toujours en cours.

QS et ses militants inclusifs

Du côté de Québec solidaire, les dix députés s’en tiennent pour l’instant à la position du parti élaborée par Françoise David et Amir Khadir en octobre 2013, soit les recommandations du rapport Bouchard-Taylor. Mais interdire les signes religieux aux personnes en position de coercition de l’État déplaît à de nombreux militants solidaires qui s’identifient comme «inclusifs» et partagent les positions plus ouvertes du NPD, du Parti libéral du Canada et de Projet Montréal, par exemple. Ils souhaitent que le parti revienne sur cette position et refuse toute interdiction.

D’autres militants estiment au contraire que la position de QS n’a jamais été tranchée par les membres et qu’elle mérite un vrai débat à l’interne. Ce sera donc fait en mars, au moment où le Parlement débattra du projet de loi du gouvernement. Étincelles à prévoir.

Le caucus de QS souhaite majoritairement conserver la position Bouchard-Taylor. Les députés estiment que ce compromis a plus de chance de permettre au parti de continuer de grandir hors de Montréal. Qu’en pensent les membres? À suivre.

Sur le front de la laïcité, le débat politique sera court, mais intense ce printemps. Y compris au sein des partis politiques.

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38 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Personnellement, je crois que ça resemble à une solution en quête d’un problème.

Je n’ai pas vu beaucoup de juges, de gardiens de prison, de policiers etc…avec des signes religieux évidents ici, au Québec, par contre, j’ai vu des policiers (l’essence même des personnes en état d’autorité!!!) porter des pantalons de clown pendant plusieurs mois à Montréal mais je ne me suis aucunement senti influencé par cet accoutrement et je n’ai pas porté pareil attirail. Personne d’autre non plus je crois. Je suis demeuré stoïque; donc, so much pour l’influence des signes portés par des personnes en autorité, qu’ils soient religieux au autres…

Les enseignant(e)s? Je ne croit aucunement que ça influence qui que ce soit. Dans les années ’50 et une partie des années ’60, les écoles de jeunes filles étaient en grande partie dirigées par des Soeurs vêtues de leur barda noir avec cornette et tout le tralala. Les corneilles, vous vous souvenez? Combien reste-t-il de nonnes au Québec aujourd’hui…? Très…très peu et elles auront complètement disparues d’ici 10 ans. Idem pour les Frères et les Pères.

Je le répète: c’est une solution en quête d’un problème et tout comme le registre des armes à feu, nous perdrons tous collectivement un temps précieux à discuter et à palabrer pour des prunes alors qu’il y a tant d’autres dossiers autrement plus prioritaires sur lesquels nous devrions consacrer notre temps.

Et si le gouvernement consultait la population avec une question claire et nette sur l’enjeu de cette décision à venir pour l’avenir du vivre ensemble au Québec. Avant d’ouvrir ou de fermer la porte à quoi que ce soit au sujet du religieux dans l’espace publique, il me semble que la décision doit venir de l’ensemble de la population qui devra vivre avec la décision demander par la majorité. Ensuite ceux qui ne pourront accepté ce choix auront le loisir de faire leur propre choix à savoir si ils acceptent celui-ci ou décident de partir sous d’autres cieux plus en accord avec leurs convictions. Il me semble que c’est ça choisir de vivre en démocratie. On ne peut pas revendiquer et imposer continuellement ces choix aux autres dans une société démocratique.

Le changement sur les signes religieux était dans le programme de la CAQ.
Alors je ne vois pas l’utilité d’une consultation publique

Je comprends votre point mais pour être encore plus convaincant envers les chialeux chroniques pour ne pas dire systémique, étant donné que seulement 37,5% des 66% qui ont voté ont élu la CAQ, une addition sur le bulletin de vote fédéral à venir FERMERAIT ce dossier de la laïcité au Québec une fois pour toute et les prochain qui penseraient venir nous joindre seraient prévenu d’avance.

Et la clause grand-père ou grand-mère c’est selon, ON OUBLIE ÇA. Zéro pas droit.

Si on autorise les signes religieux de par la clause grand-père
Cela voudrait dire que l’in Pourrait remettre les crucifix et autres signes religieux catholique dans les écoles , bureaux gouvernementaux etc
Puisqu’ils ont toujours été là!

Laïcité totale, dehors le patrimoine gênant de l’église qui même aujourd’hui avec toute les causes indéfendables qui ne cesse de sortir, s’excuse du bout de la langue et ça fait pas sérieux. Le religieux, c’est sectaire et au Québec la seule secte qu’on veut voir est celle de la langue française point.

Est-ce que ce qui compte dans une classe, C’est je crois la compétence du/de prof. Dans ce contexte de restrictions, évitons le jupes trop courtes, trop longues, trop colorées. Les chemises des hommes trop voyantes, et quoi d’autres.
On se dirige vers une tempête dans un verre d’eau salle.

M. André, quand vous passerez devant un juge islamiste pour un conflit familial, peut-être à ce moment là vous regretterez d’avoir portez plainte à la cour pour une chicane conjugale et qu’en revenant en arrière vous réaliserez qu’on parlait pas seulement de la couleur des culottes courtes en classe ou ailleurs dans les services d’états mais là, il sera bien trop tard pour faire quoi que ce soit.

Afin d’éviter les délais, débats interminables et contestations de toutes sortes; interdisons toutes formes de signes, pratiques et accoutrements religieux en public partout et pour toutes les religions, sectes gnoses et autres au Québec.
Demandons par referendum ou plébiscite a la population de se prononcer sur ce qu’elle désire en matière de religion et laïcité dans ce Pays du Québec!

Pour ce qui est des « droits acquis », ils existent déjà !!!
Pour d’éventuelles personnes qui verraient leurs conditions de travail changer et se sentiraient brimées de manière irréconciliable, il y a déjà la protection des lois du travail et celle des conventions collectives.
La « relocalisation » dans un emploi équivalent connexe est un dispositif connu, reconnu et maitrisé, qui a déjà été appliqué avec succès.
Il ne faut rien de plus, et certainement pas un régime d’exception !

Pour ce qui est des « droits acquis », ils existent déjà !!
Soyons sérieux, personne ne va perdre son emploi, à moins d’une indemnité « convaincante » !
Pour d’éventuelles personnes qui verraient leurs conditions de travail changer et qui se sentiraient brimées de manière irréconciliable, il y a DÉJÀ la protection des lois du travail et celle des conventions collectives.
La « relocalisation » dans un emploi équivalent connexe est un dispositif connu, reconnu et maitrisé, qui a déjà été appliqué avec succès.
Il ne faut rien d’autre, et surtout pas un régime d’exception !!!

Pour ce qui est des écoles privées, elles sont justement « privées » et ne font pas partie de la fonction publique, l’objet de la future loi, indépendamment qu’elles soient subventionnées ou pas. Votre « catho-laïcité » dans ce domaine précis est une pure spéculation, ces écoles sont déjà exceptionnelles sur tout. Le financement public de certaines est un autre débat, qui d’ailleurs viendra bien un jour.

« Soyons honnêtes, la clause du droit acquis pourrait être rebaptisée «clause grand-père pour les enseignantes de Montréal». Aucun juge, aucun policier, aucun procureur et aucun gardien de prison au Québec ne porte de signe religieux ostentatoire. Chez les enseignants, surtout les enseignantes, il y en a (notamment qui portent le voile) dans la grande région de Montréal. Ils ne sont pas nombreux (ou nombreuses), mais il y en a. »

Voilà, TOUT est là. En cela. Comme on peut voir, ‘avez r’marqué qu’en fait, il n’y aurait quasi que des femmes touchées; des ‘madames’ porteuses de voile? À pas moins de 99%, donc, ce seront ou seraient des femmes qui seront ou seraient visées et affectées, comme l’indique d’ailleurs aussi pertinemment qu’éloquemment le féminin («enseignantEs») de la première phrase citée ci-dessus. De même que ce seront ou seraient à 99% des personnes de propension musulmane. Une saprée chance, donc, que l’État est… neutre et ne fait pas de distinction entre croyance et non-croyance ainsi qu’entre confessions; sans quoi n’y retrouverait-on pas ce passage, plus bas:
« l’argument qui a pesé le plus lourd dans la balance concerne la proximité de plusieurs écoles privées avec des congrégations religieuses, surtout catholiques, qui ne souhaitent pas avoir une laïcité trop stricte entre leurs murs. Cet aspect «historique», une sorte de catho-laïcité à deux vitesses, a trouvé une oreille attentive chez les députés de la CAQ. »

Voilà qui s’avère plutôt « commode », en effet, (ou… ‘tordu’?), n’est-ce pas? — qu’au privé, là, les élèves ne seraient pas «atteint.e.s», pas à risque, pas en danger, guère affecté.e.s par quelque éventuel prosélytisme ou «affichage» religieux; il n’y aurait qu’au public ou/et que lorsque ça s’éloigne tant soit peu-un-peu-trop du catholicisme, de la catholicité ou de la catholaïcité – que ce pourrait s’avérer «dangereux» ou contre-indiqué pour — (l’objectivité de) — la formation ou de l’apprentissage scolaire… On aura ‘tout vu’.

Vu, surtout, l’inouï incongru de la chose. Car… ne voit-on pas le coup d’épée dans l’eau, le ramage dans le vent se «préparant»?
N’aperçoit-on pas, bis, que nul de ceux et celles visé.e.s nommément par Bouchard-Taylor — (policiers, juges, procureurs, gardiens de prison) — n’en porte de signes religieux ostentatoires?… Et, qui plus est, que les enseignant.e.s, à qui le gouvernement veut étendre l’interdit, eux/elles, ne l’étaient pas – désigné.e.s/ciblé.e.s par Bouchard-Taylor?

« Fort ». Incommensurablement « fort ».

Mon opinion bien personnelle: le voile islamique devrait être interdit partout au Québec sur la base que c’est un voile haineux, anti-occidental, associé à trop de morts sur la terre.
On ne tolère pas dans l’espace publique des croix nazies. Alors pourquoi ne pas faire de même avec ce voile?

Tiens…la loi de Godwin est déjà (!) atteinte… Ça n’a pas pris de temps!

Comparer le port d’un simple voile symbolique aux horreurs innommables commises par les nazis… Z’êtes sérieux là? Il n’y aurait pas un tout petit peu d’exagération?

Et qu’en serait-il des autres signes religieux sur votre planète? Parce qu’ils sont très nombreux à commencer par le crucifix à l’Assemblée nationale et sur le Mont-Royal. Et que dire de tous les noms de villages et de rues à connotation religieuse? Etc…? Car les chrétiens ont aussi connu dans leur passé des périodes pas très reluisantes.

Bien hâte de vous lire là-dessus.

@François 1
Les Nazis ont tué personne depuis 1945; ils appartiennent à l’Histoire pas au monde contemporain.
Le terrorisme islamique tue chaque jour à travers le monde. Le voile islamique, en Occident, est le drapeau des islamistes dissimulé derrière la liberté religieuse.
La croix fait partie de notre patrimoine. Mais c’est vrai qu’il faudrait la retirer de l’Assemblée nationale, une fois la loi sur la laicité adoptée.

@jack2
J’ai bien peur qu’une loi sur la laïcité soit insuffisante pour retirer le crucifix de l’Assemblée nationale. On touche ici au privilège parlementaire de l’Assemblée nationale dont son Bureau a le pouvoir d’approuver « [l]’aménagement et l’utilisation des locaux … de l’Assemblée » (art. 114 loi de l’Assemblée nationale).

C’est sans doute pour cette raison que la Charte du PQ (projet de loi 60) prévoyait à son article 39 : « L’article 114 de cette loi est modifié par l’addition de l’alinéa suivant : « Un membre du Bureau peut soumettre à cette approbation la présence d’un symbole religieux dans les locaux de l’Assemblée. ». »

@ jack 2:

Le port d’un voile (ou châle) n’a rien de violent. D’ailleurs, nos Québécoises pure laine en portaient dans les années ’50 et ’60 sans pour autant s’identifier étroitement à certaines horreurs commises par l’Église chrétienne durant le Moyen Âge et même avant. Il y a également plusieurs femmes qui portent le voile de façon volontaire et elles n’ont rien à foutre avec l’Islam radical.

Nos policiers (la quintessence de l’autorité), ont porté des pantalons de clown pendant des mois et des mois. Cette action de la part de personnes en état d’autorité évidente et ostentatoire a-t-elle fait en sorte que vous avez pensé à en porter vous aussi? Vos enfants? Votre famille? Vos voisins? Vos collègues?

Je crois que ça répond à vos phobies.

@ François 1:
L’art de vraiment tout confondre, on peut dire que vous en êtes doué. Les pantalons de clown des policiers ne sont pas un symbole religieux comme peuvent l’être les vêtements islamiques féminins, et vous le savez très bien. C’était un moyen de pression temporaire, car les policiers n’en ont pas d’autres, d’ailleurs, comme de plus en plus de syndiqués qui se voient de plus en plus restreints dans leurs moyens de pression. Bientôt ne plus tondre sa pelouse deviendra un ¨besoin essentiel¨ à la société…d’un ridicule éculé.
Ce n’est pas l’objet qui importe, c’est sa symbolique.
Nos mères portaient un voile pour aller à l’église seulement. En dehors de ça, et même dans ce cas, elles avaient des chapeaux ou autre couvre-chef sans signification religieuse quelconque, ce qui n’est pas le cas du voile ¨islamique¨.
Et des horreurs guerrières, la chrétienté n’est pas la seule à en avoir commise, toutes les religions de par le monde peuvent s’en targuer sans aucune exception.

pour moi, c’est clair : les commissions scolaires devraient avoir le dernier mot tout comme les écoles privés.

Mais, est-ce bien un problème ??

Ce n’est pas un problème mais les derniers sondages sont clairs, c’est payant électoralement

« Sur le front de la laïcité, le débat politique sera court … » (Alec Castonguay)

Alec Castonguay fait de l’humour. Une loi sur la laïcité doit s’étendre à tous ceux qui représentent l’État, sinon elle ne fonctionnera pas ou occasionnera des problèmes et tôt ou tard, ce sera à recommencer.

La CAQ veut créer deux classes de travailleurs de l’État, les privilégiés et les autres, et cela, sans même la clause « grand-père ». Personne me convaincra que dans une école, où on trouve des enseignants soumis à l’interdiction de ne pas porter de signes religieux et des directeurs, directeurs-adjoints, surveillants, préposés à l’entretien, préposés à la cafétéria qui auront la possibilité de porter ces signes, fonctionnera harmonieusement et ne créera pas de la discorde. Or, Legault et sa troupe veulent éviter « que des employés, surtout des femmes dans le milieu de l’éducation, perdent leur emploi ou soient réaffectés avec mécontentement ailleurs. » Malheureusement, cela ne pourra pas se produire si la convivialité au travail est impossible à obtenir.

Pour introduire dans sa loi une clause « grand-père », Legault devra soumettre une clause dérogatoire pour se conformer à la Charte québécoise. On pense aussi proposer une règle dérogatoire touchant la liberté de religion. Une clause dérogatoire dans une loi, c’est déjà gênant, mais deux, ça devient suspect.

Quelques commentaires: (i) Nous devons faire la distinction entre un État laïque et une société laïque; il est ici uniquement question du premier cas. Le personnel des institutions d’enseignement privées ne représente pas et n’est pas pas perçu comme représentant l’État, même si ces dernières sont subventionnées. Il devrait donc être exclu de la Loi. (ii) Sur la question des acquis et de la clause grand-père, la Loi devrait établir le principe de laïcité pour tous, mais prévoir un mécanisme de consultation / négociation avec les différentes parties en cause pour définir la stratégie et les conditions d’une période de transition dans la mise en oeuvre de la Loi de manière à ce que le changement se fasse dans le respect. Tout n’est pas blanc ou noir. Dans une société qui évolue, les conditions de travail ne sont pas des droits acquis figé dans l’absolu mais le changement ne peut s’opérer dans l’instantanéité d’un vote législatif. Présentement, il me semble que les partis confondent finalité et moyens et se dirigent donc vers un cul de sac alors qu’il pourrait y avoir émergence d’un consensus.

« Chez les enseignants, surtout les enseignantes, il y en a (notamment qui portent le voile) dans la grande région de Montréal. Ils ne sont pas nombreux (ou nombreuses), mais il y en a. » (Alex Castonguay)

Si Alex Castonguuay sait que les enseignants et enseignantes ne sont pas nombreux (ça commence à combien pour être nombreux ?) à porter des signes religieux, c’est qu’il est capable de les compter. J’invite Alex Castonguay à fournir cette information à François et à ses ministres qui désespèrent de la trouver, ainsi qu’aux commissions scolaires qui, elles non plus, ne sont pas en mesure de fournir ces chiffres.

On a su qu’au final, il y a environ 16% des écoles dont un (ou plusieurs) enseignant(e) porte un signe religieux. C’est peu. très peu.

De plus, on a également su qu’il n’y a aucun juge ou gardien de prison qui en porte et on n’a pas encore de stats sur les policiers mais je n’en ai personnellement vu aucun.

Nous avons ici l’exemple pétant d’une solution en quête d’un problème et nous allons perdre un temps fou sur ce dossier inutile alors qu’il y a tant d’autres VRAIES priorités à s’occuper.

@François 1
Si pour vous le problème est imaginaire, comme l’écrit le divin Auger dans sa chronique d’aujourd’hui, pourquoi avez-vous été un des premiers à mettre un commentaire sur ce sujet ? Il n’y a-t-il pas « tant d’autres VRAIES priorités à » discuter ?

Je vais vous poser la même question que je demandais à Alex Castonguay : pour être beaucoup (le contraire de peu) ça en prend combien, surtout lorsqu’on tient compte de chaque école et non de l’ensemble ? On déclare qu’une école comptait 25 employés et plus (a-t-on arrêté de compter après 25 ?) qui portaient un signe religieux. Si cette école avait eu 50 employés à son service, pourrait-on dire que la moitié et peut-être plus, c’est peu ?

@ François 1: vous dites :
¨ On a su qu’au final, il y a environ 16% des écoles dont un (ou plusieurs) enseignant(e) porte un signe religieux. C’est peu. très peu. ¨
Pour vous, c’est quoi très peu ? Combien ça prend de gouttes d’eau pour faire un orage, avant qu’on ne décide de sortir le parapluie ?
La politique, n’est-ce pas un outil qui sert à ¨prévoir¨ (prévoir, ça veut dire ¨voir plus loin¨ que le bout de son nez ! ) . Ça veut dire mettre des balises avant que ça ne devienne un ¨Capharnaüm¨. Ça veut dire mettre des lignes sur les routes, des limites de vitesse, de la signalisation… vous savez ?
Et quand vous dites: ¨ nous allons perdre un temps fou sur ce dossier¨, oui c’est certain, tant qu’on ne le règlera pas. Alors, pourquoi niaiser encore, réglons le là, maintenant, une bonne fois pour toutes, et passons aux autres vrais ¨problèmes¨ comme vous dites.

En fait, rien ne vous interdit de porter une croix nazie au Canada. Vous pouvez portez ce que vous voulez. Nous sommes dans un pays libre.

Ils ont venu vivre au quebec alors qui accepte de vivre comme nous qui mettre leurs signes religieux chez eux si non qui retourne dans leur pays pour le porter, ils aurais moins ados agressif c est pour cà les ados quant il les vois sur la rue avec leur déguisement son révolté comment sa va etre dans 10 ou 15 ans je ne serais plus de ce monde pour voir ca ils vont avoir le dessus sur les québécois je ne suis pas rasiste je les comprend de fuir leur pays en guerre mais dans quelques année la guerre va etre rendu ici Ce que le gouvernement devrais faire quand il arrivent a la frontière de leur donner le choix pas de port religieux ou ils retournent dans leur pays moi je trouve qui serais plus accepté par les québécois d avoir leurs tête a l air

Les musulmans ne cesseront pas de se qualifier de victimes chaque fois qu’ils en auront l’occasion, même lorsqu’ils sont les auteurs d’actes répréhensibles. Ils ont créé cette propagande divisionnaire «Islamophobie» de concert avec le djihadiste Trudeau afin de faire taire les Canadiens qui ont des préoccupations légitimes sur l’idéologie perverse de l’Islam et sur leur avancée visant à détruire notre culture et notre civilisation. Les politiques d’accommodement et de tolérance de Trudeau ont été conçues pour réduire le nombre de Canadiens au second plan. L’islam a infiltré nos gouvernements, nos institutions, nos systèmes éducatifs, etc. en toute impunité. Comme le prouvent 1400 ans d’histoire, l’islam n’est pas une religion de paix, il n’est donc pas propice aux sociétés occidentales et ne le sera jamais. C’est ce qu’il semble que les politiciens ne comprennent pas ou sont trop lâches pour le contrer. Nos enfants et les générations futures en subiront les conséquences et et ne nous pardonneront pas.

Assez avec ce non-sens islamique. Les Juifs ont été soumis à plus de préjugés et n’ont pas porté autant d’attention sur eux-mêmes.

Le premier ministre Legault avait raison la première fois et n’a pas besoin d’expliquer davantage.

Si l’extrême droite croît comme le prétendent les libéraux, ils peuvent se regarder dans le miroir avec leur propre politique de division.

Ne vous laissez pas intimider chacun de vous. Parlez et défiez votre représentant politique, en particulier les libéraux.

La stupidité et le pouvoir sont une combinaison dangereuse. Trudeau est mauvais pour le Canada. N’oubliez pas cela lors des prochaines élections!

T k, que de brouhaha pour rien! ‘En doutez? Voyez.

Les libéraux viennent de renouveler leurs «voeux», leur foi, leur «soi», leur ethos. Ou leur… voile?

Et qu’ont-ils résolu de si considérable? Qu’ils feraient, qu’ils seraient comme avant, comme d’habitude, comme toujours. Ah, cette «engeance» est devenue si «exécrable» — (arrogance et prétention) — que ne croyez-vous pas qu’il leur ferait du bien de rester dans l’opposition durant 30, 40 ans ou, mieux, de disparaitre complètement du décor? (Je vais illustrer pourquoi tantôt).

Quant au nouveau gouvernement, au nouveau PM plus particulièrement, pas sûr qu’il y ait tant de quoi exulter. Quatre mois seulement. Quatre ans pourraient paraître longs longtemps. Bref, disons donc, une bonne fois, qu’arrivé à la fonction première – de premier ministre, tu n’es plus au même niveau que n’importe qui d’autre; et en conséquence, tu devrais pouvoir/vouloir laisser là la basse partisanerie. Laisser ça aux autres, quoi. Or, on n’a pas été gâtés de ce côté avec les deux précédents PMs (masculins) et il semble qu’on ne le sera guère plus avec l’actuel. Tous seraient préoccupés (de) ou orienteraient la plupart du temps la plupart (bis) de leurs pensées, décisions et actions en fonction de leurs bases. De bien basses bases?

Exemple
Tant au PLQ qu’à la CAQ, concernant l’actuel débat — (débat?) — sur les signes religieux, on n’en a, en tout cas on semble n’en avoir qu’eu égard à sa «base». Comme l’illustre on ne peut mieux ces cramponnades respectives des uns et des autres aux mêmes marottes — (ah, n’est-ce pas le jour de la marmotte justement et celleS-ci ne nous prédisent-elles pas à l’unisson un printemps hâtif tardif?) — de siècle en siècle. Savoir que pour les uns, par exemple, la Bible Bouchard-Taylor, alléguée sacrée, qu’on jure vouloir honorer à la lettre, ne leur suffit pas; voulant la dépasser sur leur droite avec d’aussi incongrus qu’insipides interdits à l’égard d’enseignants (comprendre enseignantEs puisque ce sont des femmes qui sont visées), et voulant néanmoins en rester en-deça sur leur gauche en refusant d’enlever d’là le crucifix nonobstant l’admotestation du sociologue Bouchard répétant qu’il s’avère impossible de conserver quelque crédibilité que ce soit si l’on s’obstine à enlever aux ‘autres’ leurs signes/leur foi tout en gardant le sien/la sienne, (pour) soi et en restant sur son quant-à-soi; pendant que pour les autres, apprend-on depuis hier, rien, absolument RIEN ne saurait leur être acceptable, i.e. pas même l’uniformité de l’uniforme des catégories de ceux et celles en portant un, que non seulement personne actuellement parmi eux/elles n’«ornemente» d’autre chose, mais que personne non plus ne désire le faire ou y avoir droit. Assez pour vous?

Bon. Ces libéraux. Dont Lévesque disait, dans un très lointain jadis, qu’ils étaient/constituaient/formaient/sont la parti «des ‘autres’». C’est à peu près, quasi ou pas mal dans le très cela, en effet. Chose certaine, exception faite de pays ou partis totalitaires, vous verrez ou trouverez difficilement ça ailleurs – ce genre de concoction où, comme en un certain ouest montréalais, il s’avère impossible d’exercer une votation le moindrement démocratique digne de ce nom, du fait d’une part que c’en est décidé d’avance et d’autre part parce qu’il n’y a rien d’autre sur le bulletin de vote — (que ce qui est décidé d’avance) — à propos de quoi vous pourriez exprimer ‘quelque chose’ (d’intelligent). De la tyrannie à l’état pur, en eût dit Tocqueville. Exagéré? Que non! Car constatez seulement comment ça marche d’l’aut’ bord. Il y a un président «fou», certes; mais cette folie est contenue, il y a des remparts; il y a un équilibre en un mot. Alors qu’«ici», avec les libéraux-à/de-Montréal ouest, il ne peut y en avoir d’équilibre. C’est fichu. A priori. Point.

Je ne sais ce que cache cette bataille,mais je la trouve complètement inutile.Parlant de personnel en autorité, nos députés n’en sont ils pas un exemple? ils décident de nos lois….pourquoi ne seraient-ils pas inclus? Je pense que comme québécois, nous devrions évacuer la peur de l’autre et avoir confiance en nos valeurs et les respecter nous-mêmes. Je ne comprends pas de dépenser autant d’énergie pour si peu de personnes alors qu’il y en a tant qui manquent de nourriture.

@ Michel :Vous dites ; ¨Je ne comprends pas de dépenser autant d’énergie pour si peu de personnes alors qu’il y en a tant qui manquent de nourriture.¨
Je vous donne à moitié raison la dessus, et c’est pour la dernière partie de votre phrase. C’est vrai qu’il y a des besoins peut-être plus importants à traiter. Mais quand on peut traiter une situation avant qu’elle ne devienne un problème, c’est préférable.
Vous dites ¨ pour si peu de personnes … ¨, et c’est là la clé. Une tempête de neige ne commence-t-elle pas par un premier flocon ? Un orage ne commence-t-il pas par une première goutte de pluie ? Il ne faut pas regarder la situation uniquement ici au Québec; allez voir ailleurs ce qui s’est produit, tout ce que le laxisme a donné. Si c’est cela que vous voulez voir se reproduire ici au Québec, eh bien allons y, laissons tout aller en croyant que tout ira bien… ça, c’est faire l’autruche.
Tandis qu’en mettant les balises MAINTENANT, on évitera la tour de Babel qui nous attends si nous ne le faisons pas. Combien de gens sont venus ici pour sortir de l’engrenage mortifère dans lequel ils étaient ? Faudrait-il laisser une infime minorité imposer son dictat à la très grande majorité ? À vous de répondre !

Épilogue

Politique « juste pour rire », ‘Quebec way’?

Toujours est-il qu’advenant que chacun y mette du sien, de l’eau dans son vin, espère-t-on, afin d’en arriver à quelque chose d’aussi politiquement consensuel que possible, en se rabattant par exemple, oui, sur l’antique Bouchard-Taylor — (antique parce que Taylor [s’]en est débarqué) —; eh bien, alors, ce qu’on pourrait constater, ce serait que la loi adoptée, finalement, ne toucherait rien ni personne. Super, hein, pour qqch ayant suscité pareil psychodrame à répétition chez nous.

« Rien ni personne », du fait que LA Façon de «rejoindre» à peu près tout le monde ou, pour le dire autrement, pour que quasi tout le monde puisse se «rejoindre» là-d’dans à cet égard, il faudrait ‘larguer’ les enseignant.e.s; comme s’était dit prête à le faire, ultimement, la CAQ au temps des libéraux, afin qu’une loi puisse être adoptée au lieu de pas de loi pantoute. Or, en ‘lâchant’ les enseignant.e.s, il ne reste(ra[it]) plus rien ni personne, puisqu’il n’y en a pas de «problème», il n’y en a pas de signes religieux chez les autres, chez les juges, procureurs, gardiens de prison et policiers. Si bien qu’aurait-on alors (man)oeuvrer tout ce temps complètement dans le vide, à vide, en vain ou pour rien? Tout comme. À l’exception près qu’ainsi au moins préviendrait-on la possibilité que s’en présentent à l’avenir des «cas». Pas davantage. Mais alors?

?

Supposons que c’en vienne à pareil cas de figure, QUID d’un certain mécontentement populaire? C’est-à-dire, où/quand/comment aurait-on ainsi apaisé une certaine grogne ayant trait à ce qu’une partie de la ‘population’ dit en avoir ras l’pompon de voir à droite et à gauche en sus d’entre-deux notamment des voiles? Il n’y en aura[it] pas moins avec une loi interdisant d’en porter à des gens dont personne n’en porte. Trouvez l’erreur. Ou l’errement, dirait-on, plutôt. Y a quelque chose là. Qui n’y est pas…

Quant à ce que je viens de dire à propos des «libéraux» ouestMontréalais…, eh bien, je complète, pour au cas où. Typiquement, actuellement, vous ne pouvez rien «dire» en ces circonscriptions, rien signifier, rien manifester. C’en est épouvantable. Ahurissant. Pour ne pas dire révoltant ou désespérant. Non seulement un seul vote possible – libéral…, mais impossible de voter pour le chef (PM) de votre choix; impossible d’annuler (vote blanc): ce n’est aucunement pris en compte; aucune autre question, de type référendaire par exemple; niet, rien, rien de rien. Restez donc chez vous, tiens, les libéraux s’occupent de vous, là.

Enfin, relativement au principe de prévalence/prééminence de la conscience personnelle en tout et partout, indépendamment de qui l’on est ou de ce que l’on fait, qu’ont accrédité nombre d’Éminences, telles Ratzinger [pape Benoit XVI) (il y a très très naguère); P. E. Trudeau (premier ministre) en 1971; Julius Grey (à L’Itinéraire il y a quelques années); qui, tous, ont clamé que rien, absolument rien ni personne ne saurait prévaloir sur la conscience personnelle, «tribunal suprême»; et que si la loi «contrevient» à notre conscience, c’est à celle-ci plutôt qu’à celle-là qu’il sied d’obéir…; eh bien, quid d’un soldat, en bataillon, à qui sa conscience suggérerait ou dicterait quelque chose contraire à ce qui lui est ordonné, comme aux autres avec lui? On voit bien que ça ne «marche» pas, hein? La «conscience personnelle» ne peut avoir le dessus en fonction (subalterne) dans une armée. Elle peut juste te dire de ne pas rentrer là-d’dans (l’armée) ou en déguerpir si t’es pas à l’aise avec ce qu’ils te disent de faire (e.g. tuer celui-ci/celle-là en situation ceci ou cela). Voilà pourquoi, entre autres, donc, la police n’étant pas si «loin» de corps militaires fonctionnellement, il n’y aura[it] pas de «scandale» s’il était décidé par loi que leur tenue devra[it] (continuer d’)être aussi uniforme que leur comportement. (Pas) défendable, ça? Ah, pour des libéraux (‘extrémistes’ ou opportunistes), p’t’être pas non plus, n’est-ce pas? Pourtant… Moi-même, il y a cinq ans, j’ai voté pour eux… — (incroyable n’est-ce pas?) — parce que… Parce que? En raison de la « Charte des valeurs » péquiste proposée alors, imaginez-vous, que je n’étais pas capable de sentir, qui m’était insupportable, et que je voulais voir r’voler aussi loin que possible.

Ouvrir la clause Grand’père serait faire un pas en avant et permettre a ceux qui possèdent une arme <a feu de se prévaloir de cette clause, la même chose pour toutes autres lois qui feraient valoir une transgression au but d'une loi.
Lorsque le Québec est devenu séculier, les religieuses et religieux ont tout bonnement agi avec sagesse et remis leur costume dans le placard et nous nous en portions bien. Alors, pas de clause grand'père pour toutes lois, même pour la vitesse dans un vilage !!!

Bof, ‘anyway’, en fin de compte, pourquoi tant s’épivarder sur semblable chose n’en valant probablement pas vraiment la peine, hein, si l’on s’en tient à ce que le PM en a dit cet avant-midi : qu’il a hâte, lui, d’en avoir fini avec ‘ça’ pour pouvoir enfin s’adonner aux « vrais ‘sujets’ » (sous-entendu d’importance).

On se souvient, n’est-ce pas, des « vrais gens » de F. L. Il en avait été question ici même le 20 juillet dernier. Maintenant, on en serait rendus ou serait-on à ‘veille, l’été prochain, d’en arriver aux « vrais ‘sujets’ ».

La réponse pourrait ne pas être aussi difficile si quelqu’un avait le courage de mettre l’islam à sa place!