Sommet: victoire des étudiants (et du gouvernement)

Le sommet de l’enseignement supérieur vient de prendre fin. C’était une promesse importante du Parti québécois et un moment très attendu.

Voici quelques réflexions, en vrac et à chaud, à la suite de cet exercice.

D’abord, le résultat confirme ce qui semblait une évidence dans les derniers jours: c’était le sommet d’un seul sujet. Celui des droits de scolarité. Il visait à mettre un terme à l’ébullition du printemps dernier. C’est pourquoi la seule vraie décision annoncée à la fin du sommet concerne l’indexation des droits de scolarité. Toutes les autres annonces, soit les nombreux chantiers à venir, visent à repousser à plus tard d’autres problèmes, pourtant tout aussi importants. Il y a du pelletage en avant.

Pauline Marois a bien précisé que ces chantiers seront consultatifs, et non pas décisionnels. Le gouvernement pourra donc, s’il le souhaite, déposer les rapports de son choix sur une tablette et les oublier. Ce sera plus facile à faire quand l’attention médiatique ne sera plus aussi présente sur ces sujets. De plus, les chances d’élections avant de trancher sur ces questions sont assez fortes.

Espérons tout de même que le gouvernement donnera suite aux chantiers.

Pourquoi avoir fait des rencontres préparatoires au sommet, si c’était pour lancer cinq nouveaux chantiers? N’aurait-il pas été mieux de lancer les chantiers, d’avoir des études solides, et de faire ensuite un sommet pour trancher? Donc, faire l’inverse de ce qui a été fait? Il y aurait eu moins de perte de temps.

Ça confirme l’idée que ce sommet était surtout centré autour des droits de scolarité. Pour les autres sujets, on commence à peine à les aborder.

L’indexation des droits de scolarité sera en moyenne de 3 % par année. Le mot « moyenne » est très important, car la facture étudiante n’augmentera pas toujours de 70 $ par année, tel que présenté en exemple par le gouvernement. Il y aura des variations. L’indexation se fera selon le taux de croissance du revenu disponible des familles, et non pas en fonction de l’inflation.

La croissance du revenu disponible des familles varie davantage que l’inflation. Et ce taux est généralement un peu plus élevé que l’inflation. Mon comparse de Radio-Canada, Gérald Fillion, en a déjà fait état sur son blogue.

Voici, en résumé, la hausse du revenu total disponible des ménages dans les dernières années, tel que l’indique l’Institut de la statistique du Québec:

2008 : +4,5 %
2009 : +2,0 %
2010 : +2,6 %
2011 : +3,6 %

En 2009, en pleine récession, la hausse a été de 2 %. C’est probablement un plancher. En période de bonne croissance économique, comme en 2008, elle a atteint 4,5 %. En 2011, période de lente croissance, l’augmentation a atteint 3,6 %. (La hausse de 4,5 %, appliquée aux droits de scolarité de 2168 $ par année, cela signifie une augmentation de 93 $.)

Sur 20 ans, la moyenne est de 3 %, mais cela cache d’importantes variations. Si (un jour!) le Québec revient à un taux de croissance économique le moindrement soutenu, la hausse pourrait (c’est hypothétique) être plus importante que 3 % par année pendant quelques années.

Est-ce à dire que les étudiants ont perdu leur combat? Pas du tout. Au contraire.

Je sais que l’ASSÉ a boycotté le sommet sur l’enseignement supérieur. Que la FEUQ et la FECQ en sortent mécontents, n’ayant pas obtenu le gel des droits de scolarité réclamé (Martine Desjardins a refusé de se faire prendre en photo avec Pauline Marois à la fin du sommet).

Mais il ne faut pas que l’arbre cache la forêt. Il faut voir plus large.

Si on doit déclarer un vainqueur en fonction des résultats du sommet, qui visait à tourner la page sur le printemps chaud de 2012, je l’accorde volontiers au mouvement étudiant.

D’abord, la hausse de 75 % décrétée par le gouvernement libéral n’a pas eu lieu. Le PLQ, la CAQ, les recteurs et ceux qui souhaitaient que les étudiants paient une plus large part de leurs études ont visiblement perdu la partie.

Ensuite, le statu quo (avant la hausse annoncée de 75 %), n’était pas le gel, mais une augmentation des droits de scolarité de 6 à 7 % par année (50 $ par session entre 2006 et 2011, soit 30 % en tout). L’indexation à une moyenne de 3 %, c’est un gain important.

De plus, la question des frais afférents, ces factures champignons réclamées aux étudiants par les universités en manque d’argent, sera étudiée dans un chantier au cours des prochains mois. La moyenne de ces frais afférents est de 800 $ par année (qui s’ajoutent aux droits de scolarité). Il y a une possibilité de baliser ce volet des frais de scolarité. Tout dépendra du rapport et des décisions du gouvernement.

Le chantier de l’aide financière sera présidé par un ancien leader de la FEUQ, Pier-André Bouchard St-Amand.

On ajoute une autre petite victoire: une bonification du régime des prêts et bourses. On maintient une partie des gains fait le printemps dernier par les étudiants, alors que le gouvernement Charest avait bonifié le régime pour compenser la hausse. Ainsi, le seuil de contribution parentale pour avoir accès à des bourses demeure à 45 000 $ de revenus par année (il était à 28 000 $ avant les bonifications du précédent gouvernement). C’était une demande de longue date du mouvement étudiant. À terme (2017-18), c’est une dépense de 53 millions $ par année pour le gouvernement, qui va directement dans l’accessibilité aux études.

Les associations étudiantes souhaitaient également une meilleure reddition de compte des universités. L’un des chantiers devrait aboutir à la naissance du Conseil national des universités, qui ira en ce sens. Si certains chantiers sont flous, celui-là est plus clair, puisque le ministre Pierre Duchesne semble déterminé à mettre cette structure en place.

À mon sens, la mobilisation du printemps dernier étant impossible à reproduire dans les circonstances actuelles, les associations étudiantes sont allées chercher le maximum sur la table.

Les recteurs, eux, devront se contenter d’une indexation de 3 % en moyenne par année. Et d’une promesse de réinvestissement dans l’enseignement supérieur de 1,7 milliards de dollars… d’ici 2018-19. Une éternité en politique. Les compressions de 124 millions $ cette année et l’an prochain restent en place. Les universités canadiennes en compétition avec celles du Québec vont continuer d’avoir beaucoup plus d’argent par étudiant pour accomplir leur mission. Bref, mauvaise journée au travail pour les recteurs.

Le gouvernement Marois s’en sort bien.

D’abord, personne n’a claqué la porte du sommet.

Ensuite, en tranchant sur les frais de scolarité dès maintenant et en repoussant les autres chantiers à plus tard, il fait le pari que la seule véritable préoccupation des Québécois consiste à ne pas revivre les événements du printemps dernier, tout en ne souhaitant pas donner une victoire totale aux étudiants (gel ou gratuité). C’est probablement une bonne lecture de la situation politique.

Le gouvernement a réalisé que la capacité de mobilisation des étudiants a bien diminué depuis le printemps. Et que si les étudiants ne sont pas sortis dans la rue pour bloquer la hausse des droits de 100 $ par année entre 2006 et 2011 (6 % par année), ils ne le feront pas avec une indexation de 3 % en moyenne par année.

Le gouvernement est arrivé à ce sommet avec l’appui de l’opinion publique. Les sondages montrent que 50 % des Québécois souhaitaient une indexation des frais de scolarité. Compte tenu que les intentions de vote du PQ oscillent entre 30 et 32 %, c’est un sommet qui sera politiquement rentable.

Sans dire que l’aiguille des intentions de vote se mettra soudainement à bouger de manière importante (les gens ne jugent pas le gouvernement sur un seul enjeu), Pauline Marois n’a rien perdu dans cet exercice. Elle pourrait même marquer quelques points.

Laisser un commentaire

« Compte tenu que les intentions de vote du PQ oscillent entre 30 et 32 %, c’est un sommet qui sera politiquement rentable. »

Et voilà l’une des deux raisons du Sommet, l’autre étant de remplir une promesse électorale.

Les étudiants sortent de cet exercices avec le beurre, l’argent du beurre et les faveurs de la crémière… Les Québécois payant des impôts sont les grands perdant.

À mon sens, c’est le gouvernement Marois qui, surtout, sort vainqueur de cet exercice, puisqu’il a réussi à imposer sa position, une position qu’il avait défini avant même les élections et la fin de la crise. Les associations étudiants gagnent peut-être plus au change que les recteurs, mais il n’en reste pas moins que leur seul revendication qui a finalement reçue l’aval du PQ est la majoration du programme de près et bourse. Il ne faut pas oublier qu’une bonne par du mouvement militait pour la gratuité scolaire. Cette hausse des frais de scolarité, bien que peu élevé, est fort éloignée de cet objectif.

Que faites-vous du 50% qui s’y opposait! Ne sont-ils pas aussi un poids dans la balance? Et les 70% qui n’ont pas voté PQ? C’est fou ce qu’on peut lire dans les statistiques! Pendant ce temps, l’axe abscisse des courbes statistiques se déplace inexorablement dans la dérive!

En vrac aussi…
En effet, la mobilisation ne peut pas être la même. Le solage de la mobilisation est atteint. Bien que nous ayons connu un printemps érable, il en demeure que son sucre eut un goût amer pour les étudiants lors de la reprise dès cours et son prix est, aujourd’hui, de la division….
Bien que nous sommes témoin de soubresauts de manifestations, cela ne représente pas la majorité. Le PQ réussira à marginaliser la gogauche et la gauche caviar…. Chose que le PLQ n’a pas réussit.
En fait, oui le sommet 2013 est un pari réussit politiquement parlant.
Enfin, le mouvement étudiant va maintenant touché l’impatience de l’inconscient collectif qui autorisera le gouvernement d’utiliser les moyens nécessaires pour rétablir l’ordre. D’ailleurs, si on croit renverser le gouvernement actuel, on se leurre peut être car si on réussit le prochain sera de droite. Imaginez…

Ce qui compte, suite à ce splendide exercice de relations publiques, ce sont bien les suites. Quel sera notamment le mandat du Conseil national des universités, tout comme sa composition et encore ses pouvoirs, décisionnels, exécutifs ou seulement consultatifs ?

De quoi seront formés ces 5 chantiers ? Dans ce cadre, il sera bon de savoir, ce qu’on fera avec les frais afférents ? Car, si j’ai bien compris le stratagème du gouvernement ; il consent à aborder cette question dans les chantiers, lorsque son option reste celle de la double indexation : frais afférents + droits de scolarité.

Ainsi en prenant pour base les droits de scolarité actuels : 2168 $ + les frais afférents moyens : 800 $, nous obtenons deux hausses respectives de 65 $ et 24 $ pour un indice d’accroissement de 3% du « revenu disponible des ménages », soit une hausse des frais de scolarité en moyenne de 89 $ pour 2013-14.

Les années plus fastes comme en 2008 – comme le précise Gerald Fillion sur son blogue – l’indice était de 4,5%, la hausse moyenne des frais serait dans ce cas calculée sur la base des frais actuels de 133,56 $. On est dans ce cas près du double de cette hausse moyenne annoncée de 70 $ par année.

– Poursuivons dans cette logique : Pratiquement le prix moyen à payer des frais de scolarité sera pour 2013-14 de (2168 + 800) + 3% = 3057 $. Supposons qu’en 2013 (chose peu probable) que l’indice d’accroissement du revenu disponible soit de 4,5%. La base de calcul sera la suivante : 3057 + 4,5% = 3194,57 $ soit une hausse globale des frais d’un peu plus de 137 $ pour la deuxième année. Ce qui correspond à une hausse réelle (projetée) de près de 227 $ après deux années (soit 7,5%). Les années subséquentes la base de calcul est identique. L’augmentation des frais suivra invariablement cette courbe ascendante peu importe le chiffre de l’inflation, dès lors que l’indice du revenu disponible augmente.

Hors de quoi est fait est fait cet indice ? – Il repose sur l’ensemble de tous les revenus des ménages (et pas seulement les salaires). Peu importe que les ménages soient modestes ou aisés. Ainsi, supposons que la masse salariale augmente pour les joueurs du club Canadiens, cette augmentation affecte positivement la hausse de l’indice. Supposons que les dividendes des actions augmentent pour les ménages qui en détiennent, cela joue aussi sur l’indice. Cela signifie-t-il que tous les québécois en ont plus dans leur poche ?

Je comprends bien que pour madame Marois : gel soit égal à indexation. Autant dire dans ce cas, que tout est égal à tout et que, dans tous les cas un Québec canadien est en tout point égal à un Québec souverain. En cette même occurrence, tous les partis étant aussi égaux et puisque tout est égal comme le sont les citoyens, il ne devrait pas être inégal d’en changer à la première occasion. On pourrait définir tout cela en quelques sortes comme un gel normatif du pouvoir, un Sommet sur l’éducation plutôt maigre que nous devrions avoir tôt fait d’oublier.

1- La GRANDE perdante de cette mascarade ignoble est la qualité de l’éducation supérieure au Québec!

2- Les autres grands perdants ont été les étudiants qui croyaient en Martine Desjardins. Ils se sont fait rouler dans la farine comme de la bleusaille.

3- Les autres perdants ont été les recteurs des universités qui devront faire des prodiges pour faire face aux promesses irréalistes faites aux carrés rouges par le Parti québécois.

4- Mais LES grands perdants sont les pauvres contribuables québécois qui seront encore une fois « mis à contribution » (i.e.: SAIGNÉS!) pour payer les engagements des péquistes envers les révolutionnaires de salon. Ils devront essuyer les saletés laissées derrière les péquistes en payant encore plus cher pour un service réduit.

5- Une des gagnantes est…Martine Desjardins dont l’avenir est très certainement assuré au sein du gouvernement péquiste tout fut comme celui de son ex-comparse Léo B.-B. Watchez ben ça dans quelques mois…

Madame Marois avait déjà commencé le saccage de l’Éducation avec sa réforme il y a quelques années. Elle finit ici son travail de destruction!

Bonjour,

Bien évidemment, ce Sommet sur l’Éducation ne visait qu’une seule chose soit d’acheter la paix sociale en y allant d’un raccourci. Et tout comme dans n’importe quel pacte ou transaction, les deux parties concernées doivent ressortir de ce « lac à l’épaule » avec l’impression d’avoir fait un gain, si minime soit il. Notre Dame de Béton et ses ouailles du Parti Québécois en sortent le coeur plus léger face à leur difficile gouvernance.

Et bravo si le Sommet laisse planer des jours meilleurs pour amis les péquistes. Et surtout que le Parti Libéral et la CAQ laissent nos péquistes dormir tranquille au moins pour deux ans encore en continuant d’être muets comme des carpes sur la pauvre Cause Nationaliste. Tout en ayant à l’usure la foutue Cause qui était le moindre souci des étudiants, soit une vulgaire roupie de sansonnet et disant bravo pour cette maturité estudiantine acquise par « les partages du cosmopolitisme ». Au plaisir, John Bull.

Si je comprends bien ce tableau, entre les hausses radicales du Gouvernement Charest et la gratuité scolaire que certains aimeraient bien voir au Québec, il me semble assez évident que les étudiants sont sortis malgré tout gagnant. Non?
https://www.facebook.com/tania.longpre/posts/574267702586192?comment_id=110386584&ref=notif&notif_t=share_reply#!/photo.php?fbid=10151490930876405&set=a.10151490938851405.532750.628326404&type=1&theater

Donc les étudiants ont gagné:
1- l’abolition de la hausse des frais de scolarité de 1625$
2- l’abolition de la loi -78-
3- la tenue d’un sommet sur l’avenir de l’enseignement supérieur
4- le maintient de la totalité des bonifications liés aux prêts et bourses
5- un réinvestissement de l’état dans les universités
6- une indexation des frais afférents de 3% au lieu de 4%
7- une indexation des frais de scolarité de 3%
8- une augmentation du seuil de contribution parentale
9- la mise en place du conseil des universités pour surveiller les dépenses des universités
Évidemment, il y en a quelques-uns qui ne sont pas content. Qui souhaitaient la gratuité complète… Personnellement je préfère ce consensus raisonnable!

J’écoutais Martine Desjardins et Guy Breton en envtrevue hier. Les deux soulignaient que le sommet était une réussite. Les deux considéraient que les derniers mois ont permis aux deux camps de se rapprocher sur une foule de sujets. C’est donc un grnad pas dans la bonne direction.

Rien n’est parfait, il reste des éléments à régler, mais au moins les parties prenantes se parlent, ce qui est une avancée très significative par rapport à la situation qui pévalait à la même date l’année dernière.

Bonjour,

À mon avis, les étudiants n’ont pas gagné grand chose puisque les mouvements de 2012 revendiquaient la gratuité et l’annulation de la hausse-PLQ. La FEUQ a décidé de mettre de l’eau dans son vin lorsque son cheval de bataille est devenu le gel. Les recteurs n’ont pas gagné parce qu’ils n’ont pas la même solidarité entre eux que les étudiants ont démontrés. Comme exemple, il y a la modulation des frais de scolarité qui est inacceptable pour les universités des régions. Sans accord et stratégie partagés, ceux-ci s’en allaient perdant et ce, même si le sommet avait eu du sérieux.

Ça fait un bon bout de temps que les jeux étaient joués d’avance. Le PQ l’avait déjà annoncé, presqu’en même temps que sa volonté d’avoir un sommet dans les 100 jours. De plus, il a été vite annoncé que le sommet ne durerait que moins de 48h. C’est trop peu pour répondre à la question : comment s’insèrent-elles dans la société québécoise ? La question de qui paye quoi et combien en découlera fatalement. Le mouvement étudiant de 2012 nous a tous fait comprendre la complexité de cette question et que c’est des États généraux qu’il fallait. Ce gout amer provient de ce que l’on s’est mené en bateau nous-mêmes. La population gagne une accalmie dont je ne connais pas la durée.

Si les étudiants n’ont pas gagné, qui a gagné ? En premier lieu, le gouvernement. Il a désamorcé une crise autrement que par la force brute. C’est tout à son honneur et à mon avis, c’est une belle victoire. Beaucoup d’intervenant ont joué le jeu sans que le PQ n’ait à déployer trop d’effort autres que logistiques (préparation et déroulement du sommet) et communicationnels (beaucoup d’intervenants et de journalistes). Là encore je ne sais pas combien de temps cela durera. Si ça éclate après une élection faisant du PQ un gouvernement majoritaire, tout est beau.

En second lieu, les grosses entreprises privées, lesquelles ne ménagent pas leur efforts pour nous faire croire qu’il n’y a pas assez de main-d’oeuvre compétente et que les seules stratégies appropriées sont les leurs. Tant qu’on ne parle pas de leurs rôles là-dedans, personne ne se pose de question quand à leur participation financière, laquelle n’est pas explicité dans les tableaux de qui-payent-pour-l-éducation-supérieure mais qu’on peut supposer noyée dans l’item qui inclus les dons aux universités. S’il y avait eu des États généraux, d’autres stratégies que celle de l’utilisateur-payeur restreint auraient été présentées et auraient annihilé son attrait qui réside dans la croyance qu’il n’y en a pas d’autre. Par conséquent, cet acteur omniprésent a gagné parce que son rôle et sa participation ont été occultés.

Ce Sommet 2013 est décevant. Je m’imaginais ce sommet comme la dernière étape décisionnelle d’un processus de discussion et de réflexion, mais force est de constater qu’il n’y a pas eu de décisions sur la plupart des enjeux d’importance – à l’exception des frais de scolarité – et que celles-ci ont été reportée dans des « chantiers » – terme poli pour calandes grecques? À l’instar de M. Castonguay, j’aurais cru que les rencontres préparatoires auraient justement joué ces rôles de chantiers et que leurs conclusions ou recommandations auraient été discutées et adoptées lors du sommet. Et que dire du triste spectacle extérieur avec les mêmes joueurs qu’au printemps érable, avec la même dynamique désespérante de confrontation des forces policières? À ce propos, je trouve inquiétant que quels que soient les gouvernements en place, les forces en présence sont toujours essentiellement les mêmes, au service des mêmes intérêts…?

Commentaire corrigé: Sommet 2013 décevant. Je m’imaginais ce sommet comme la dernière étape décisionnelle d’un processus préalable de discussion et de réflexion (les rencontres préparatoires), mais force est de constater l’absence de décisions sur la plupart des enjeux d’importance – à l’exception des frais de scolarité – et que celles-ci se sont vues reportée des “chantiers” (euphémisme pour calendes grecques)? À l’instar de M. Castonguay, j’aurais cru que les rencontres préparatoires auraient justement joué le rôle de chantiers et que leurs conclusions et/ou recommandations auraient pu être analysées et adoptées lors du sommet. Et que dire du triste spectacle extérieur avec les mêmes joueurs qu’au printemps érable, avec la même dynamique désespérante de confrontation des forces policières? À ce propos, je trouve inquiétant que quels que soient les gouvernements en place, les forces en présence sont toujours essentiellement les mêmes et au service des mêmes intérêts?

Puisque l’indexation se fera selon le taux de croissance du revenu disponible des familles, et non pas en fonction de l’inflation, ne pourrions-nous pas avoir des simulations (selon les revenus des familles, par exemple) qui clarifieraient la situation. Je constate que plusieurs personnes croyaient que le taux serait basé sur l’inflation et ne perçoivent pas la différence entre les deux. Un tableau serait peut-être approprié pour améliorer la compréhension, me semble-t-il.

Bonjour!
Je vous cite:

«- Pourquoi avoir fait des rencontres préparatoires au sommet, si c’était pour lancer cinq nouveaux chantiers? N’aurait-il pas été mieux de lancer les chantiers, d’avoir des études solides, et de faire ensuite un sommet pour trancher? Donc, faire l’inverse de ce qui a été fait? Il y aurait eu moins de perte de temps.»

Je crois tout simplement que le P.Q. cherchait à gagner du temps et/ou calmer le jeu! Il y a probablement des élections en vue…pour plus tôt qu’on le pense!

Donc, comme la si bien démontré Serge Drouginsky (7)

«Ainsi en prenant pour base les droits de scolarité actuels : 2168 $ + les frais afférents moyens : 800 $, nous obtenons deux hausses respectives de 65 $ et 24 $ pour un indice d’accroissement de 3% du « revenu disponible des ménages », soit une hausse des frais de scolarité en moyenne de 89 $ pour 2013-14.»

Les étudiants sont gagnant par rapport à la hausse radicale de 50$/session du gouvernement Charest.

Ils économiseront mensuellement un gros… 0.92$.

RIDICULE…

Que voici un autre point de vue sur le pseudo-sommet dont je partage les conclusions:

http://www.antagoniste.net/2013/02/28/sommet-de-leducation-i-drink-your-milkshake/

EXTRAIT:

« Je suis convaincu que l’entente signée cette semaine entre le PQ et la FEUQ/FECQ aurait très bien pu être signée par les libéraux si les fédérations étudiantes avaient accepté de faire un compromis similaire le printemps dernier. Il faut comprendre que le « printemps érable » n’avait rien à voir avec les frais de scolarité, c’était une utilisation des fédérations étudiantes par les syndicats et le PQ pour débarquer le PLQ. Les frais de scolarité n’ont été qu’un prétexte commode.

Bilan final du sommet: Martine Desjardin est devenue « Madame 3% », on a annoncé la création de sept « chantiers » (extra en sus) dont un, copinage oblige, qui sera présidé par un ancien président de la FEUQ et on a aussi acheté la paix sôôôôôôciale avec l’argent des contribuables. Finalement, l’éducation c’est comme la construction. »

Madame 3%… Excellent non?

Bonjour,

Bien évidemment que les étudiants sortent gagnants de cet affrontement. Car au finish, le Parti Québécois y perd la face en ayant eu comme d’habitude « deux visages ». Ainsi que d’avoir passé la tronçonneuse pour 150 millions dans le Ministère de l’Éducation.

En terminant, cette masse de citoyens estudiantins sont le « futur » aussi dans l’urne. Ne l’oublions pas ! Serait ce que le Parti Québécois vient de mettre une Croix sur la pauvre Cause ? Afin de passer à l’Affirmation Nationale comme dans le bon vieux temps de l’Union Nationale ? Avec plaisir, John Bull.

@Monet

Je ne sais pas où vous prenez ces chiffres mais ils ne tiennent pas la route. Charest mettait en place une hausse de 325 $ par année sur 5 ans. Le tout indexé à 2 % à paritr de la 6e année. Et il ne fixait aucune limite pour les frais afférents, ce qui veut dire que les recteurs auraient pu augmenter ces derniers à leur guise, comme il le font actuellement. On est bien loin de 60 $ par année!

Martine D, n’a pas encore réalisé quelle c’est fait avoir avec le 3% . Mais sa s’en vien ! Pauline a pas fini de clarifier le mot gel !

Je crois plus à une victoire des étudiants que celle du gouvernement. L’agenda était celle des étudiants et les autres représentants, des spectateurs. Oui le gouvernement a sauvé la face mais comme le mentionne Michel David ce matin, 2 mars, cette victoire ne durera que le temps des roses. Je persiste à dire que la proposition du PLQ était de loin la plus juste pour tous incluant tous les acteurs de ce sommet. Il faut se rappeler que l’an dernier la FEUQ et la FECQ aurait accepté la dernière proposition n’eut été du refus de la CLASSÉ.

Re : commentaire # 2

Écrire «Les étudiants sortent de cet exercices [sic] avec le beurre, l’argent du beurre et les faveurs de la crémière…» c’est selon moi une nette exagération.

C’est évident que les étudiants ont obtenus des gains par rapport à l’augmentation de plus de 80% que Charest a voulu leur imposer.

Pourquoi ne serait-ce pas une bonne chose pour la société québécoise que les étudiants aient fait entendre raison au Gouvernement ? Je pense qu’une société a tout à perdre à ne pas favoriser au maximum l’accès aux études supérieures.

D’où vient cette propension de certains citoyens à penser que ce qui est bon pour les étudiants est nécessairement mauvais pour la société. Ma réponse à cette question c’est que nous avons là l’exemple des fruits que donne la stratégie libérale de Charest d’avoir créé et alimenté l’antagonisme entre l’État et les étudiants. Cette stratégie de la division aura servie de base à la propagande libérale de Charest pour se faire réélire. Et les opinions comme celle citée plus haut me semblent bien être la trace fétide de cette stratégie.

«La pensée idéologique est toujours contre quelqu’un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée.»
[Francesco Alberoni]

@ Denis Drouin (# 23):

La « stratégie » de Jean Charest était de faire payer leur juste part aux étudiants et à leurs parents riches et/ou aisés. Les autres sest seraient tirés très acceptablement.

La « stratégie » bassement électoraliste et opportuniste péquiste est de faire payer les pauvres pour les promesses stupides qu’ils ont faites aux anarchistes:

http://www.cliqueduplateau.com/2013/03/02/tiens-tiens-tiens-5/

BRAVO!!!