Sondage: 65 % des Québécois s’opposent à des élections cet automne

Seul un Québécois sur quatre (26 %) souhaite que des élections se déroulent en décembre.

Pauline Marois lors de la campagne électorale 2012, il y a 14 mois. (crédit: Presse canadienne)
Pauline Marois lors de la campagne électorale 2012, il y a 14 mois. (crédit: Presse canadienne)

La première ministre Pauline Marois va-t-elle plonger le Québec dans une campagne électorale quelques jours après le scrutin municipal, en tenant des élections générales le 9 décembre ? C’est la question qui circule depuis plusieurs semaines dans les couloirs de l’Assemblée nationale, à Québec.

Mais cette hypothèse ne récolte pas la faveur de la population, selon un nouveau sondage CROP-L’actualité.

Seul un Québécois sur quatre (26 %) souhaite que des élections se déroulent en décembre, alors que 65 % s’y opposent (9 % ne savent pas).

Les francophones sont les moins pressés d’aller voter: 21 % sont favorables à un scrutin cet automne, alors que 71 % préfèrent attendre au printemps ou plus tard (7 % ne savent pas). Les anglophones et les allophones sont les plus favorables à un scrutin hâtif (49 %).

Les résidants de l’île de Montréal sont aussi plus chauds à l’idée de tenir un rendez-vous électoral rapidement, alors que le reste du Québec préfère attendre.

Près de 40 % des Québécois préféreraient aller aux urnes en avril 2014, après le dépôt du budget.

Plus du quart des répondants estiment toutefois que, cet automne ou au printemps, c’est trop tôt. Ils voudraient remettre à 2015 ou plus tard la tenue des élections.

Ce froid électoral chez les francophones, particulièrement hors de Montréal, montre que le Parti québécois devra dénicher une bonne raison pour lancer le Québec vers un scrutin hâtif et ainsi convaincre la population que la dépense de 80 millions de dollars que provoque des élections est justifiée, 14 mois après le précédent scrutin de 2012.

Or, c’est justement parmi les électeurs hors de Montréal que le Parti québécois souhaite faire des gains avec son projet de Charte des valeurs québécoises. Certains stratèges péquistes et quelques ministres voudraient que la campagne soit lancée plus tôt que tard, afin de battre le fer identitaire pendant qu’il est chaud. Cela compenserait, disent-ils, les faiblesses du gouvernement sur le front de l’économie, qui tourne au ralenti et met à mal les finances publiques.

D’autres stratèges péquistes estiment au contraire que le gouvernement a intérêt à rester au pouvoir le plus longtemps possible afin d’améliorer son bilan à présenter à l’électorat, notamment en matière d’économie et d’emploi. Appliquer le plan présenté cette semaine et espérer que la création d’emplois reprend d’ici le printemps.

Si le gouvernement Marois fait tout son possible pour préparer le terrain à la tenue d’un scrutin rapide, la décision ne serait toutefois pas encore prise dans les hautes sphères à Québec. Il reviendra à la première ministre de décider, d’ici deux semaines.

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Ce sondage n,est que de peu d’intérêt. Après 48h, il n’y a plus personne qui discutera de la justesse ou non d,avoir déclencher des élections. L’Actualité aurait mieux dépenser son argent en sondant les intentions de vote, seule variable qui aura de l’influence pour un éventuel déclenchement.

Pourquoi gaspiller de l’argent pour une élection maintenant? Ces millions de dollars pourraient bien server ailleurs! C’est nous les contribuables qui payont ces elections et les politiciens devraient s’en rappeler! Le parlement a voté une loi pour des elections à date fixe …. respectons-la!

Il faut noter que les non-francophones sont majoritairement pour des élections en décembre prochain, vu qu’ils ont peur du PQ et souhaitent que se parti se fasse battre au plus vite par le PLQ de M. Couillard, favorable aux anglophones et aux voiles islamiques.

On nous apprend que le gouvernement de Mme Marois va proposer la fabrication d’une auto électrique québécoise pour mieux utiliser nos surplus d’électricité et notre aluminium. Ça serait un argument positif, pour le PQ, en plus de la charte des valeurs, pour déclencher des élections en décembre ou au printemps, selon les sondages, suite à cette annonce industrielle, attendue à la fin octobre.

Ça saute aux yeux, les Québécois ne sont pas malheureux avec le présent gouvernement même s’il est minoritaire (c’est peut-être car il est minoritaire). Mais une chose est certaine les Québécois ne tiennent pas à changer les choses. Peut-être ont-ils peur aussi de voir revenir les libéraux avant qu’on est fait toute la lumière (commission Charbonneau) sur leurs années de pouvoir.

«Qui parle de vaincre ? Ce qui compte c’est de survivre.»
[ Rainer Maria Rilke ]

Effectivement, question absolument inutile. La réponse est connue d’avance, on ne veut JAMAIS d’élections et on dit TOUJOURS que ça coûte trop cher!!!! On gage combien qu’on aurait le même résultat si on demandait aux gens s’ils veulent d’une élection pour se débarrasser de Harper? La MAJORITÉ n’en voudrait pas et dirait que c’est TROP CHER!!!! Pourtant…

La loi en effet dicte des élections à date fixe. Il ne revient pas au premier ministre de décider de la chose.

Le parti doit être défait sur une question de confiance.

Dura lex, sed lex, disait les Romains. Ils en connaissaient un bout. (La loi est dure mais c’est la loi)

Mme Marois devrait fréquenter Bernard Landry qui lui en sortirait des pas pire en latin et qui la ferait réfléchir.

Il n’y a aucune presse pour une nouvelle campagne électorale. Chaque chose en son temps. Tout vient à point à qui sait attendre. Et toute sorte de choses comme ça. 🙂

Ce ne serait pas le premier engagement que Pauline Marois violerait…

Elle s’y connaît en la matière, elle qui a profané chacun des engagements de son dernier programme électoral.

Je fais parti de ce % qui ne souhaite pas d’élections hâtives. Premièrement, le PQ erre dans son parcours. Après nous voir seriner un manque d’argent, engager des coupures où ça ne fait pas fléchir les chiffres, heurter des groupes de la société, lancer une charte quand il n’y pas le feu pour finir par nous garocher des milliards, tel un feu d’artifice pour nous éblouir. Franchement, je ne qualifie pas cette première année de très productive.
Bien sur, jouer au sherif paraît bien surtout quand on promet de jouer la game de manière différente, c’est raté. C’est un pensez-y bien. Est-ce qu’on peut attendre au printemps. Bernard Drainville et la loi 3, est-ce qu’ils y pensent.?

Vous devriez faire confiance à Mme Marois et son gouvernement, pour l’instant. Elle doit dévoiler, le premier novembre prochain, une nouvelle politique pour la fabrication d’automobiles électriques au Québec, avec l’aluminium et l’électricité québécoises. Wow ! Ses détracteurs risquent de se retrouver avec le visage long.