La stratégie du désespoir

Depuis 48 heures, la nouvelle ligne du Parti québécois consiste apparemment à répéter qu’un vote pour Philippe Couillard est un vote pour Jean Charest. On verra ce que ça donne, dit le blogueur Jérôme Lussier.

PolitiqueLe dernier sondage Léger semble confirmer la tendance qu’on observe depuis une dizaine de jours, soit une certaine hausse des appuis au PLQ (et, accessoirement, à Québec solidaire), ainsi qu’une chute correspondante des intentions de vote péquistes.

L’inversion de la tendance semble coïncider, grosso modo et contre toute attente, avec l’atterrissage de Pierre Karl Péladeau dans la campagne. Plusieurs ont d’abord cru que l’arrivée de M. Péladeau attirerait certains électeurs de la CAQ vers le PQ et enverrait certains électeurs péquistes vers QS — et il semble que l’effet se manifeste effectivement dans le cas de QS.

Dans le cas de la CAQ, toutefois, l’exode a profité aux Libéraux. Quelques heures après l’annonce de la candidature de M. Péladeau, il semble que bien des électeurs caquistes aient compris qu’avec un Parti québécois ayant fait le pari du n’importe-quoi-pour-la-souveraineté, l’échéancier référendaire devenait le seul enjeu capable d’unir un caucus divisé, et qu’il serait donc, de facto, la priorité d’un futur gouvernement péquiste.

Le PQ a désespérément tenté de changer de sujet depuis.

La stratégie consistait d’abord à affirmer qu’il n’y aurait «pas de référendum… tant que les Québécois ne seront pas prêts». Cette déclaration, répétée ad nauseam pendant le débat de jeudi dernier, a sans doute eu un effet nul sur les électeurs qui ne veulent rien savoir d’un troisième référendum sur l’indépendance du Québec.

Serait-il théoriquement possible que les Québécois soient «prêts» au cours du prochain mandat d’un gouvernement péquiste ? Jean-François Lisée semble certainement le croire, lui qui se dit «pressé de tenir un référendum le plus rapidement possible dans le prochain mandat».

Comment un gouvernement péquiste saura-t-il quand les Québécois seront prêts ? Impossible de savoir. Un futur gouvernement péquiste s’emploierait-il, une fois au pouvoir, à «préparer les Québécois à être prêts» à tenir un troisième référendum ? Bien évidemment.

Constatant la quasi-impossibilité de changer de sujet, le PQ a ostentatoirement tenté de ramener la Charte des valeurs. Sans grand succès. Puis ce fut le tour de l’épouvantail d’une élection volée par le Canada anglais — une étrange stratégie si l’objectif était de faire oublier l’hypothèse d’un prochain référendum, considérant que la rhétorique était presque identique à celle du lendemain de l’échec de 1995. Cette stratégie semble toutefois s’être retournée contre ses auteurs.

Depuis 48 heures, la nouvelle ligne consiste apparemment à répéter qu’un vote pour Philippe Couillard est un vote pour Jean Charest. On verra ce que ça donne.

(Ça devient un peu compliqué. Selon le PQ, un vote pour Philippe Couillard est un vote pour Jean Charest, et un vote pour QS est un vote pour le PLQ. François Legault, lui, dit qu’un vote pour le PQ en chute libre est essentiellement un vote pour le PLQ. M. Couillard, lui, dit qu’un vote pour la CAQ est un vote pour le PQ. Le PQ dit qu’un vote pour le PQ n’est pas un vote pour un référendum, mais les Québécois croient plutôt le contraire. Françoise David répète qu’elle est souverainiste et affirme qu’un vote pour QS est un vote pour un référendum, mais les péquistes disent plutôt qu’ils sont les seuls vrais souverainistes, même s’ils ne tiendront pas de référendum. Pendant ce temps, comme le faisait remarquer Mathieu Charlebois, 25 % des partisans d’Option nationale sont indifférents ou opposés à la souveraineté du Québec, même si c’est l’unique raison d’être du parti.)

L’autre approche, plus défaitiste à certains égards, consiste à attaquer les électeurs allergiques à un troisième référendum sous prétexte qu’ils s’opposeraient en quelque sorte au principe même de la démocratie.

C’est évidemment ridicule. Personne ne conteste le caractère démocratique d’un référendum, et l’allergie qu’il suscite chez certains n’a rien à voir avec l’exercice de la consultation populaire.

Ce qui repousse, c’est le détournement des ressources, du temps et des énergies du gouvernement vers un combat qui figure très loin dans la liste des priorités d’une majorité de la population.

Les électeurs anti-référendum refusent d’élire un gouvernement qui chercherait à provoquer des disputes avec Ottawa, qui dépenserait temps, ressources et énergie à mettre en place des consultations publiques aux conclusions prédéterminées, qui enrôlerait tous les ministères dans la mise en place des «conditions gagnantes» et dont le caucus de députés n’aurait que la souveraineté comme point de convergence.

Tentant sans doute de répéter l’expérience de 2012 — où près de 24 % des électeurs qui ont voté pour le PQ l’ont apparemment fait pour des raisons stratégiques —, les ténors péquistes exhortent maintenant les électeurs souverainistes à délaisser Québec solidaire pour bloquer le Parti libéral. Les attaques sont inspirées par la crainte de la fameuse division du vote et sont de plus en plus créatives.

Le dernier sondage Léger devrait toutefois refroidir un peu ces angoisses : quand on demande aux répondants de choisir uniquement entre le PQ et le PLQ — éliminant ainsi l’effet de la CAQ, de QS, d’Option nationale et du Parti vert —, on obtient 48 % des voix pour les libéraux et 41 % pour le PQ. L’avance de 7 % du PLQ est exactement la même que quand on considère tous les partis (40 % contre 33 %). Il semblerait qu’en surface, du moins, la division du vote ne change pas grand-chose au sort des deux principaux partis.

Après les femmes voilées, les étudiants ontariens, Québec solidaire, la division du vote et Jean Charest, voici toutefois une cible que le PQ ne risque pas d’attaquer : notre archaïque mode de scrutin. Celui que Claude Béland souhaiterait tant changer. Et celui qui «donne au PQ un avantage non négligeable», selon l’analyste Bryan Breguet.

Grâce à ce mode de scrutin que René Lévesque voulait changer, le Parti québécois pourrait encore espérer former un gouvernement, même majoritaire, avec moins de votes que les libéraux.

Il serait pour le moins ironique que le parti qui s’est le plus inquiété d’une fausse fraude électorale finisse par accéder au pouvoir grâce à une distorsion du système qui fausse réellement la volonté démocratique.

* * *

À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

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Et dans 48 heures Couillard répétera un vote pour le PQ, c’est un vote pour un référendum…. Et nous les citoyens nous applaudirons…

Et notre élite BOBO se félicitera, le verre à la main, en se demandant » Pourquoi les pauvres votent (aussi)à droite? » ( écrit par Thomas Frank )

Évidemment les chefs de pupitres, eux le savent, en bons petits valets tout en courbettes. Eux le savent qu’il n’y a pas de conspiration,…. pas besoin car il y a longtemps que c’est devenu structurel au Québec. Chacun fait sa petite job, tout simplement. Business as usual….

Conscience collective????? Bah… Il n’ont même plus de cours d’Histoire… (une science molle pas de maths, diront certains Perroquets espérant peut être se faire adopter par une belle grande famille canadienne…).

Ils votent même pour des gens douteux…. Parce qu’ils ont de grandes maisons et qu’ils ont la manière d’être prospères pour eux-mêmes, alors c’est sûr qu’ils peuvent nous organiser une belle petite vie tranquille…

Que Voulez-VVVVous, on peut pas tous être nés en Ontario ou plutôt en Alberta 🙂

VOUS avez voulu cette élection.

Subissez-en les conséquences.

L’arrogance des péquistes avait atteint des sommets juste avant de déclarer les élections. Ils croyaient qu’un claquement de doigt de leur part suffirait à ce que le peuple québécois leur accorde leur majorité et soudain, PAF!!! Leur grosse balloune leur est pété en pleine face.

Bien bon pour eux!

On reconnaît bien le séparatiste frustré dans vos commentaires. Si vous voulez un pays essayé d’aller vous en faire un en Ukraine juste pour voir. Bonne chance.

Tu n’as rien à craindre Yves, le temps du pays est passé… et ne reviendra pas à moins d’une gigantesque insulte pour la province tout entière.

Par contre, pour ceux et celles qui aimeraient durer en tant que Francophones en terre d’Amérique, il y a des geste à faire et d’autres à éviter. Mon propos, quoique mal habile, était pour dénoncer le confort et l’indifférence ( Falardeau ) dans lequel certains se sont endormis..

Ceux qui s’exclament, Apprenez l’anglais et sentez-vous partout chez vous… Le francais qu’ossa donne…. ect. Pour moi, il est surtout là le malaise…. Ceux qui semblent ignorer l’importance d’une Culture , d’une Histoire. L’illusion de pouvoir vivre heureux comme un touriste dans n’importe quelle communauté du monde parce qu’il parle la langue…

Parce que ces questions ne nous intéresse pas, on préfère le » moindre mal » de voter pour un parti moralement douteux, un parti qui, pour s’assurer les votes de ceux et celles qui ne VEULENT pas apprendre le français, ne cherchera jamais à PROMOUVOIR la langue francaise et ÉVITERA TOUJOURS de sembler trahir leur clientèle non francophone.

Donc, voter en croyant éviter un épouvantail qu’on nous brandit à chaque élection. Au delà, des combats de coq que l’on croit pouvoir gagner ou pas… A QUI faisons-nous le plus de tort !!!! Et au profit de qui nous déchirons nous…

Tel est mon propos et n’y voyez nullement d’attaques personnels.

Beau plaidoyer anti PQ et anti Marois, pro-libéral !
Vous avez le culot de citer votre confrère Mathieu Charlebois qui est censé écrire sur un blog humoristique.
Pourquoi perdre mon temps ?
C’est certain qu’il n’y a pas de neutralité ici.
À part pour Madame Carole Beaulieu, sur laquelle on peut se poser la question, le reste est définitivement fédéraliste. Et ça va ! Sauf que vous ne devriez pas intervenir avec autant d’insistance, d’agressivité dans la campagne électorale au Québec par le billet de vos écrits quasi-unanimes !
Vive le Québec libre du Canada et de l’Actualité.
Il ne me reste plus que d’annuler mon abonnement à l’Actualité.
S’en est trop !

Sir mon oeil,,
^t Sir est un bon titre dans le système britanique. Continuez à rêver de votre Qoébec libre, dans 200 ans peut-être

Le pays de mes ancêtres !
Mais je suis Canadien juridiquement mais tout-à-fait Québécois dans mon coeur et ma culture.
Je vis au Québec. Et nous sommes en 2014.
L’histoire des mes ancêtres, plusieurs célèbres d’ailleurs, a été honorable pour l’époque et certainement discutable aussi. Mais je suis heureux de la connaître, mais elle n’est plus. Ma lignée est ce qu’elle est. D’autres sont resté très British, d’autres sont une peu partout dans le monde.
En 2014, je n’ai aucun besoin de demander à notre ancêtre commun avant de répéter: Vive le Québec libre !
Vive le Québec libre !
Vive le Québec indépendant !
Vive la survie de la langue française dans les Amériques !

Monsieur Jérôme Lussier votre formation de juriste déteint même dans vos écrits d’opinions.
Lorsque vous citez le dernier sondage de Léger vous omettez ce qui est moins favorable à votre client le parti Libéral.
Entre autre si l’élection devait nous demander de choisir uniquement ente le PQ et les Libéraux vous ne mentionnez pas une donnée extrêment favorable au PQ et défavorable à votre client, c’est-à-dire que dans ce cas de figure, les francophones favoriseraient le PQ à 51%, ce qui pourrait faire une différence énorme.
Vous en parlez sur une autre forme à la fin de votre discours électorale, sans le mentionner, mais en vous moquant des conséquences que vous qualifiez d’anti-démocratique.
Sauf que si c’était aussi automatiquement défavorable à vos clients, ayant depuis Lévesque occupés le pouvoir au moins aussi longtemps que le PQ et 80% de la dernière décennie, je m’imagine à juste titre qu’ils ont tout le temps qu’il faut pour changer cette façon aussi anti-démocratique de faire des élections au Québec.
Ce qui est terriblement beaucoup plus anti-démocratique ce sont toutes les interventions sous différentes formes qu’ont les canadiens de tout le pays à intervenir dans les campagnes électorales au Québec. Et plusieurs de vos confrères et consoeurs ne s’en gêne pas !
D’ailleurs l’Actualité et tout les autres de l’extérieur du Québec ajouteront-ils leurs dépenses pour intervenir dans cette campagne aux dépenses du parti libéral du Québec?
Et vous Monsieur Lussier ?
Ah oui, comme j’ai commencé un sondage « maison » sur la question, dites-moi donc Monsieur Lussier, combien d’argent avez-vous transféré jusqu’à ce jour dans les paradis fiscaux ?

« Ma petite Éleuthère, il ne faut pas laisser les hommes libres prendre trop de libertés » — Alfred Jarry (Ubu enchaîné)

Lorsque vous écrivez : « Ce qui repousse, c’est le détournement des ressources, du temps et des énergies du gouvernement vers un combat qui figure très loin dans la liste des priorités d’une majorité de la population. »

Je pense que ces propos résument plutôt bien la situation. Dans un bon français on pourrait parler : « d’abus de pouvoir » ou encore de détournement du pouvoir à des fins partisanes ou encore de « dérive du pouvoir ».

La dérive du pouvoir, c’est à mon avis ce qui se fait de pire en démocratie, car c’est invariablement une porte grande ouverte, un trou béant pour introduire toutes les formes les plus abjectes de déviances destinées à inhiber chez l’individu normalement constitué, l’exercice de son libre arbitre.

En d’autres mots, c’est une atteinte répétitive, vicieuse et itérative aux droits et libertés fondamentales qui conviennent dans un État libre et démocratique.

Le plus grave, n’est pas seulement le caractère abject de cette dérive ; il réside dans l’acceptation de cette abjection pour les uns, comme étant « normale », voir un mal nécessaire dans la société ; lorsque les autres n’ont pas d’autre choix que de subir et de s’installer dans la résignation au lieu de combattre pour le respect du droit.

Voilà où nous en sommes venus. Seule une vigilance accrue de tout un chacun peut nous permettre d’éviter le pire, lorsqu’il est encore temps. Ainsi cette situation presque ubuesque pourrait faire rire, si ce n’était pas ici notre avenir et nos équilibres qui sont constamment à risque d’être compromis.

Serge, cette fois-ci je suis d’accord avec toi, nous ne devrions pas tolérer d’abus de pouvoir en Démocratie. Comme certaines voix qui s’exprime avec des » HAUTS PARLEURS » par rapport aux voix ténues des simples citoyens… Est-ce l’égalité des voix…. Est-ce l »abus d’un 4ieme Pouvoir…

Ceux qui se servent de leurs tribunes de soi-disant journalistes qui claironnent leurs PRÉFÉRENCES INTÉRESSÉES et utilisent tous les outils de démagogie ( Ti-Bout nous en a montré quelques unes ) pour travestir l’information qu’ils sont sensée livrer.

N’est-ce pas la véritable dérive du pouvoir, lorsque l’argent amassé de façcon douteuse sert à FAVORISER des voix plutôt que d’autres ???
A partir de ton 3ieme paragraphe, tout ce que tu as écris, s’applique PARFAITEMENT à la situation que je décris… OSE le contester !!!!!

Le SOUHAIT de 30 à 40% d’une population NE DEVRAIT PAS avoir la possibilité d’être exprimer !!! Est-ce vraiment cela que tu affirmes… parce que cela TE DÉRANGES …….

Méchante conception de démocratie, mon cher grand érudit….

Il est don’ bien long ce billet-là ! Ça pouvait tenir en trois paragraphes, non ?

Tout les postes que Duchesneau a occupé n’ont jamais été assez bien pour lui.
Il a tiré dans toutes les directions et il a su se faire indispensable ici ou là, ici et là.
Et puis en un temps trois mouvements sa détermination faussement amplifiée comme étant à toute épreuve, cédait sa place à celui qui provoque mais n’a jamais rien pour soutenir le fort et combattre ce qu’il dénonçait hier. Préférant à la place à distance, reprendre le combat. Quel poste tentera-t-il d’occuper bientôt ?
Et puis, plusieurs squelettes le suivent sans jamais avoir été complètement éclaircis: à des élections municipales à Montréal et à Aéroport Montréal.
Je le soupçonne d’être bipolaire. J’en convient ce n’est pas un défaut mais une maladie. Mais ça peut être une tare pour quiconque ne la contrôle pas et pour un homme qui doit prendre des décisions pour la société toute entière.
Et donc autant naguère je lui accordais beaucoup de crédibilité, le n’en fais guère plus attention qu’un papier que je laisse tomber, ne serait-ce que juste assez pour la ramasser et la mettre au recyclage. Et c’est peut-être là qu’il devrait regarder pour son prochain poste. Il y a beaucoup à dénoncer dans ce domaine, ce n’est pas les magouilles qui manquent !

La meilleure raison: c’est qu’ils pensent qu’ils ont raison de le faire !
C’est que Duchesneau lance des affirmations qui sont des opinions, ses opinions, qui ne sont pas prouvables par des faits vérifiables, autres que des perceptions vérifiables.
Hors regarder des bananes et les qualifier de douteuses est une chose, que j’ai tout-à-fait le droit et la possibilité de considérer tant que c’est pour moi. Un autre peut tout-à-fait les considérer comme étant très appétissantes.
Duchesneau n’est pas moi ou n’importe qui.
Duchesneau affirme ici des opinions publiquement en accusant en conclusion un parti politique et une commission de collusion pour éviter ou même cacher des faits pouvant nuire à ce parti en fin de compte.
De telles conclusions en se fondant sur des perceptions et des opinions émises publiquement demandent des faits véridiques et vérifiables, pas que des opinions et que des perceptions.
Si non, il s’expose à cette mise-en-demeure non seulement du parti concerné mais aussi de la part de la commission qu’il vise aussi.
Et il s’expose d’autant plus à moins d’avoir autres choses que des perceptions et des opinions, à des poursuites.

Peut importe qui gagnera l’élection c’est quasiment certain qu’il y aura plus de monde qui auront voté contre le parti au pouvoir que pour lui.

Vous savez c’est quoi le problème … vouz cachez les informations … vous ne réfletez pas la réalité … est ce que vous avez parlez que dans le dernier sondage Léger que le vote francophone donne 40% pour PQ et 30 % au PLQ et qu’il y a 80 des 125 circonscriptions franco non vous cachez ce qui est positif pour le PQ simple … voilà le lien que personne ne possède car vous le caché pour pas que le monde voit les vrais affaires http://www.leger360.com/admin/upload/publi_pdf/201403251FR.pdf Votre technique de mal informé les gens est bien connu … Technique n°1 : Evitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

Technique n°2 : Superficialité

N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

Technique n°3 : Indignation

Rejeter le sujet de façon indignée (« jamais une chose pareille ne serait possible »). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (« il y aurait eu des fuites », « ça se saurait », …)

Technique n°4 : Rumeur

Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

Technique n°5 : Homme de paille

Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

Technique n°6 : Messager

Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que « excentrique », « extrême-droite », « gauchiste », « terroriste », « conspirationniste », « radical », « fanatique », ou même « blonde » etc…

Technique n°7 : Biais

Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.

Technique n°8 : Confusion

Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

Technique n°9 : Autorité

S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.

Technique n°10 : Innocence

Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.

Technique n°11 : Amalgame

Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.

Technique n°12 : Diviser

Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

Technique n°13 : Pseudo-débat

Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.

Technique n°14 : Confession

Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.

Technique n°15 : Edulcorer

Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.

Technique n°16 : Enigme

Les énigmes n’ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

Technique n°17 : Solution complète

Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

Technique n° 18 : Omission

Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.

Technique n°19 : Sang froid

Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.

Technique n°20 : Expertise

« You don’t bite de hand that feeds you », disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.

Technique n°21 : Preuve impossible

Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.

Technique n° 22 : Déni

Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des « sources non valides » ou « des éléments sortis de leur contexte ».

Technique n°23 : Fausse preuve

Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.

Technique n°24 : Grand Jury

Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.

Technique n°25 : Diversion et distraction

Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.
Voilà le voile est tomber …

@ Ti-Bout,

« Chacun préfère croire plutôt que de juger » — Sénèque

Vous êtes super bien informé en l’art de la manipulation de l’opinion public. Magnifique.

J’aurais toutefois une petite question pour vous : Est-ce que l’ensemble de ces armes redoutables que vous mentionnez, est l’apanage d’un seul parti ou d’un seul groupe d’intérêts ou se peut-il que tout ce que vous reprochez aux uns pourrait tout aussi bien être reproché aux autres en commençant par vous-même ?

— Avant de répondre, prenez bien le temps de bien comprendre ma question et respirez par le nez 🙂

PS : Je vous recommande d’Arthur Schopenhauer son traité écrit en 1830 de : « La Dialectique éristique » ou « L’art d’avoir toujours raison ». Bonne lecture !

« Vous êtes super bien informé en l’art de la manipulation de l’opinion public. Magnifique. »

On voit que vous avez de l’expérience dans le domaine.

@ Ti-Bout,

Félicitations, et ne fait pas attention à la pseudo-critique de Serge, il s’est simplement senti viser…. Ce sont ses méthodes favorites.. De plus tu comprends que tu as fait mouche lorsqu’il t’accuse d’être, exactement ce que tu décris…. C’est une tentative de faire taire des arguments qui lui semblent menaçant….

L’art d’avoir toujours raison …. N’est-ce pas ce dont tu essais de nous convaincre !!!!! Serge… Mirroir, Mirroir dis moi qui est le Grand….

AH Serge tu commences à citer tes références… C’est bien….

Excellente analyse… WATERLOO approche…

Ouuuep, on fait des petits combats de Coq et on espére gagner nos épaulettes… pour pouvoir cracher sur les perdants… Yehhh, mais qui sont les réels gagnants…. au fait???

En passant joli nom anglofun… Je ne t’en veux pas, c’est telllllement plus cool… ( 😉

« conseiller politique à la Coalition Avenir Québec »

Ca alors! J’étais sûr que M. Lussier était un Québec Soso, full patch

Cette étape de campagne électorale où on veut gagner en proférant des saloperies est très disgracieuse. Je suis à la veille de détester L’INTÉGRITÉ… qui incite à agir ainsi.

Z’avez vu la dernière dégueulasserie des péquistes?

Ils ont envoyé une mise en demeure à Jacques Duchesneau pour tenter de le museler!!!

Oui…oui…ce même parti qui se prétend éthique, transparent et grand défenseur des libertés d’expression.

Le parti québécois me donne la nausée…

« Le parti québécois me donne la nausée… »

Pas autant que le parti de la collusion libéral mafiosi qui fait d’énorme déficit à répétition sans raison.

Le parti qui s’en met plein les poches avec des quotas d’argent brun comme au temps de Duplessis.

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