Soudan et Québec: faut-il négocier la mécanique référendaire?

La comparaison que j’ai faite ici des processus référendaires soudanais et canadien, volontairement audacieuse, m’a valu un abondant courrier et, ce mardi un commentaire radio et  un blogue de l’éditorialiste en chef de La Presse, André Pratte.

Négocier la mécanique référendaire ?
Négocier la mécanique référendaire ?

Dans mon texte, je notais la réalité bêtement factuelle que le processus soudanais ferait en sorte qu’une réponse positive de 50% +1 des Sud-soudanais en faveur de l’indépendance deviendrait immédiatement exécutoire. La loi canadienne, elle, foule aux pieds ce principe, et donnerait aux parlementaires fédéraux et aux neuf autres provinces le droit de refuser la décision d’une majorité de Québécois.

Je notais que la mécanique en cours aujourd’hui au Sud-Soudan est en phase avec la pratique internationale récente de l’ONU au Timor-Oriental, en Érythrée et éventuellement au Sahara Occidental. En aucun cas il n’est question de demander aux autres parties du pays la permission de laisser partir la province indépendantiste.

André rétorque à bon droit que la mécanique référendaire soudanaise est le fruit d’une négociation entre les parties au litige, négociation réalisée aux forceps par la communauté internationale.  L’autre cas, récent, du Montenegro relevait également de la négociation. Les parties avaient décidé d’un commun accord de fixer la barre de la victoire à 55% et s’engageaient à faire en sorte que la décision soit exécutoire. En prime, l’Union européenne allait reconnaître le nouvel État.

L’éditorialiste y va ensuite d’un rappel, puis d’une question.

Le rappel:

Rappelons qu’en 1995, le gouvernement Parizeau avait refusé même le petit amendement qu’avait suggéré l’opposition libérale à la question référendaire, soit d’ajouter à la question le mot «pays» avant «souverain».

Je me souviens précisément de ce débat entre Daniel Johnson et Jacques Parizeau  (qu’on trouve ici). Ayant été le principal rédacteur de la question référendaire de 1995 — calquée, il faut le dire, sur le libellé de la question fédéraliste du référendum de 1992 sur Charlottetown — je n’avais aucune réserve à ajouter le mot « pays » dans la question. J’avais brièvement argumenté que si Daniel Johnson était prêt à adopter la question référendaire, tel qu’amendée par lui en ajoutant le mot pays, nous devrions le faire. La question aurait gagné en légitimité. Je fus mis en minorité.

M. Johnson ne s’était cependant pas engagé à adopter la question ainsi amendée — il est vrai qu’on ne lui a pas posé directement la question.

André Pratte poursuit avec une question:

Est-il normal que, lorsque l’avenir d’un pays est en jeu, les règles soient décidées par une seule des parties? […] La pratique internationale , qu’invoque Jean-François, indique que l’ONU et les grandes puissances, dont les États-Unis et la France, préfèrent de beaucoup qu’il y ait entente préalable entre les parties. Un prochain gouvernement du Parti québécois accepterait-il de négocier avec le gouvernement du Canada les modalités d’un éventuel référendum sur l’indépendance du Québec? Je suis sûr que non. Cela fait-il de Pauline Marois une démocrate moins convaincue qu’Omar el-Bechir?

D’abord, la chute est bonne. Ensuite, la question est excellente.

Je ne parle, comme d’habitude, qu’en mon nom personnel. Mais j’estime qu’en principe, il serait hautement préférable que le prochain référendum se tienne avec une mécanique et une résultante préalablement fixées par les deux parties.

C’est vrai sur le principe. L’indépendance est un divorce et s’il est essentiel que le divorce unilatéral soit une option (c’est à dire qu’on ne puisse être contraint à rester dans le couple, comme c’est le cas suivant la loi fédérale actuelle), il est préférable que les conditions du divorce soient agrées en commun, souvent avec l’aide d’un tiers.

À la décharge des souverainistes, il faut dire qu’en aucun moment, avant 1980 ou 1995, Ottawa n’a proposé une telle négociation, se limitant à dénoncer le processus québécois. C’est seulement après 1995 qu’Ottawa a voulu s’en mêler, unilatéralement, refusant même les arguments avancés par les fédéralistes québécois du PLQ, dont Daniel Johnson et Claude Ryan.

Une négociation: un gain politique net pour le Oui

En fait, depuis René Lévesque, les souverainistes ont toujours été ceux qui ont proposé la négociation post-référendaire, la transition négociée vers la souveraineté. C’est Ottawa qui a toujours affirmé qu’il n’y aurait pas de négociation — jusqu’à ce que la Cour Suprême, dans son renvoi sur la sécession, donne raison aux souverainistes en imposant aux parties une obligation de négocier de bonne foi, après le référendum.

Mais que se passerait-il s’il y avait négociation de la mécanique avec Ottawa ?

Ce n’est pas que le libellé de la question et le niveau d’appui qui seraient sur la table (dans la seule fourchette internationale existante: entre 50 et 55%). Ce serait, surtout, la certitude qu’en cas de victoire du Oui, le Canada accepterait immédiatement le verdict sans tenter de saboter les choses.

Cette condition soustrairait au camp du Non son principal argument: celui de l’incertitude ou, pour citer Jean Charest, du « trou noir ». Des sondages réalisés naguère par le Conseil pour l’unité canadienne montraient que le vote pour le Oui gagne 20 points de pourcentage lorsque les Québécois sont rassurés sur le caractère pacifique de l’après référendum. (Ce que recouvre, en fait, les mots « association » ou « partenariat ». Le message d’un divorce négocié.)

La loi C-20 est d’une déviance telle par rapport à la pratique internationale et aux principes démocratiques proprement dits (elle ouvre la porte à a partition, ce qui est complètement rejeté par tous les précédents référendaires récents) qu’on ne voit pas très bien comment les partis canadiens, qui se sont fait peinturés dans ce coin par l’inexcusable texte de Stéphane Dion et Jean Chrétien — même le NPD a voté pour! — pourraient revenir de cette dérive.

De plus, le Canada affirme que sa constitution — impossible à amender comme on le sait — l’oblige à demander aux neuf autres provinces leur consentement. À supposer qu’un futur premier ministre canadien veuille s’engager dans une négociation de la mécanique référendaire, il se trouvera bien des premiers ministres provinciaux pour affirmer que le fédéral ne parle pas en leur nom.

L’ex-ministre fédérale de la justice Ann Mclellan a bien dit en 1999 qu’avec l’indépendance du Québec «nous aurions affaire à des circonstances tellement extraordinaires qu’elles ne sauraient être traitées dans le cadre constitutionnel existant. Il faudrait probablement alors reconnaître la nature extraordinaire de l’événement et déterminer un processus en conséquence.»

Pour un futur gouvernement péquiste, ça ne coûte rien d’essayer. Au débotté, une idée comme ça: proposer une négociation, entre le Québec et le Canada (qui formera sa délégation comme il l’entend) fondée sur la pratique internationale récente et chapeautée par deux médiateurs, un ancien secrétaire d’État américain et un ancien ministre français des Affaires étrangères.

Alors, André, es-tu d’accord ?

Réponse d’André Pratte

Rapide sur son clavier, André m’a répondu sur son blogue. Malheureusement, soit il m’a mal lu, soit je me suis mal expliqué, mais il pense que je propose que les termes de l’association soient négociés avant le référendum.

Il n’en est pas question. Dans sa réponse, il ne se dit disposer à négocier que trois choses:

– le libellé de la question. Ma préférence: «Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant?»

– le pourcentage requis: 55% des suffrages exprimés.

– la date du référendum.

Or, ce qui fait l’intérêt de la pratique internationale courante, est que les deux parties acceptent à l’avance de respecter le résultat et de reconnaître le nouvel État. C’est le contraire de la loi C-20. La pratique internationale courante rejette également la partition. La loi C-20 lui ouvre la porte.

Je réitère que j’estime que si les Québécois ont la certitude que le Canada acceptera le résultat (à 50% +1), ils seront beaucoup plus nombreux à voter oui.

Ensuite, s’engagera la négociation sur la transition, le partage de la dette et des actifs, les éléments possibles de partenariat. Mais avec une mécanique négociée, nous aurions l’assurance que la négociation s’ouvrira au lendemain d’un Oui majoritaire. Cela changerait beaucoup de choses.

Par ailleurs André n’aborde nullement la difficulté posée au Canada par sa propre proposition de négociation. Il est également muet sur ma suggestion de médiation internationale.

Un peu d’audace, André, que diable !

Une autre réponse d’André:

Finalement, André Pratte admet m’avoir mal compris, dans sa dernière entrée de blogue.

Voici ce qu’il ajoute, avec mes commentaires entrelardés:

J’ai mal compris ce que JFL voulait dire. Mes excuses. Nous nous entendons donc tous les deux sur le fait que le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec dirigé par le PQ devraient s’entendre sur les règles d’un éventuel troisième référendum sur l’indépendance du Québec. Cela dit, je vois mal comment un tel accord serait possible, tellement les positions sont lointaines. Un gouvernement du PQ serait-il prêt à poser une question simple et limpide, telle celle que je proposais plus tôt? JFL tient mordicus au 50% plus un. Mais cette règle n’a pas la valeur universelle qu’il lui prête; le cas du Monténégro en est la preuve (55%). Les Québécois eux-mêmes ont très souvent indiqué dans des sondages qu’ils souhaitent une majorité plus forte que la majorité simple.

Les excuses sont acceptées. Nous ne parlons qu’à titre personnel et nous verrions dans le contexte, mais s’il y a négociations, ces questions seront discutées, évidemment.

Enfin Jean-François voudrait que si entente il y a, le gouvernement du Canada s’engage à respecter le résultat. Cela va de soi. Mais cela ne signifie pas que les Québécois sauront, avant de voter, à quoi ressemblera l’avenir. Tout dépendra de la négociation subséquente au vote. Rien ne garantit que cette négociation soit brève ou facile, au contraire. Elle pourrait même échouer. Le gouvernement du Canada peut promettre de respecter le vote des Québécois; ça ne veut pas dire qu’il s’engage à satisfaire toutes les exigences du gouvernement québécois le lendemain d’un OUI (dette, devise, partage des actifs, etc.)

Nous sommes d’accord.

Et si le fédéral accepte de s’engager à respecter le résultat, le Parti québécois est-il prêt pour sa part à promettre de ne pas tenir de référendum en l’absence d’une entente?

Voyons André. Ne pas tenir de référendum en l’absence d’une entente sur la mécanique référendaire ? Ce serait donner un droit de veto à l’autre partie. Restons plausible, ça allait bien.

Un peu d’audace, lance JFL. Une médiation internationale? Là, on est dans la fabulation. Attendons donc d’être à la veille du début d’une possibilité qu’il y ait un référendum! Et puis, cette question est, jusqu’à un OUI majoritaire, interne au Canada. Je ne voudrais pas soumettre le sort du Canada et du Québec aux volontés des États-Unis et/ou de la France.

Il n’est pas question de soumettre notre sort aux volontés externes, mais d’une médiation à l’aide d’un tiers. Les parties étant toujours souveraines et pouvant accepter ou rejeter la médiation.

Mais je crois que 1) C-20 a tellement tordu la position fédérale qu’il serait politiquement impossible à Ottawa de revenir à une position respectueuse de la pratique internationale en simple face à face avec Québec et que 2) il serait improbable qu’une négociation Québec/Canada soit fructueuse, dans la période de polarisation pré-référendaire, en l’absence de médiateurs crédibles, donnant par leur présence une caution internationale.

Bon, Jean-François, tu conviens avec moi qu’il y a des enjeux plus immédiats à discuter? Alors, passons à autre chose. Et au plaisir de re-bloguer en ta compagnie.

À la prochaine chicane, médiation, donc.

JF

Laisser un commentaire

Négocier selon les standards constitutionnels, peut-être, mais encore faut-il que cette constitution soit reconnue par le Québec (cette non-reconnaissance de la constitution de 82 est toujours soulignée dans le bouillon de programme du PQ). Or, ce n’est pas le cas. Si cela doit-être, il me semblerait acceptable que la constitution de 1867 soit la seule qui soit valide et tout amendement ultérieur serait dans ce cas illégitime.

Pas sûr que le Montenegro ait jamais accepté le principe du 55%. Je crois plutot que ce 55% vient de l’UE mais le Montenegro, lui, ne l’a jamais accepté

—-
Il manque un s à parlementaire
« et donnerait aux parlementaire fédéraux»

M. Lisée: les règles de la clarté référendaire sont déjà établies. Ayez donc le coeur, la décence et la loyauté de les accepter et de les suivre sans détours ou faux-fuyants, et sans accuser les créateurs de ces règles d’être moins démocrates, sur ce point, qu’un criminel de guerre soudanais.

Si ces règles qui tiennent du sens commun empêchent le Québec de se séparer du reste du Canada, c’est tout simplement qu’il ne méritait pas de se séparer faute d’appuis électoraux suffisants.

Cessez donc de faire d’une chose sérieuse (la séparation du Québec) un jeu avec astuces pour jacasseurs impénitents.

De toute façon si le Québec voudrait vraiment se séparer, il ne faut pas trop compter sur la population québecoise. Il faudrait faire un référendum partout au Canada. Se sont eux qui font vous foutre dehors et, avec plus de 55% je suis sur.lol

Bonjour,
Inviter Monsieur André Pratte en le relançant dans un tel débat signifie bien sûr que, dans les jours à venir, d’autres nationalistes québécois convaincus vont à leur tour tomber au champ de bataille de la réflexion, ce qui n’est surtout pas dans leurs gênes ! Et,nous avons bien vu le résultat avec Monsieur Joseph Facal qui, en écrivant un bouquin avec Monsieur André Pratte et surtout en le côtoyant, s’est mis en réserve de la République en réfléchissant. ! Comme Monsieur Joseph Facal dans son discours devant l’Action Nationale l’automne dernier en leur disant tout bonnement qu’il était en RÉFLEXION. Un nationaliste québécois qui commence à réfléchir sonne le GLAS de la Cause Nationale pour lui-même car il a enfin vu une lumière au bout d’un long tunnel, c’est peu dire ! En spéculant que d’autres nationalistes québécois feront la même chose au cours des prochains jours pour enfin accéder à une réflexion salutaire car avec un conseil pour nos amis les souverainistes : Ne commencez surtout pas à réfléchir car cela vous amènera sur des chemins peu fréquentés…..
En effet, en me souvenant fort bien de cette proposition de Monsieur Daniel Johnson d’ajouter le mot pays avant l’adjectif souverain qui fût carrément rejeté par les tenants du OUI car ce simple mot pays était trop LOURD DE SENS et qu’il impliquait une rupture qui gâchait tout de la sémantique de la question référendaire ! Les tenants du OUI ont choisi la question GAGNANTE À POSER d’une façon unilatérale comme s’ils étaient seuls à vouloir danser le tango.
Par ailleurs, avec cette triste expérience du référendum de 1995 au Québec, jamais plus un tel scénario ne se reproduira sur la Scène Internationale car les Hautes Instances Internationales veilleront au grain. Le Canada, autant que toute la Scène Internationale ont beaucoup appris de ce référendum Québécois en 1995 et qu’on se le dise, jamais plus une telle insulte à l’intelligence populaire ne se reproduira.
En outre, fort de son assurance toute Canadienne sur le bon vouloir des québécois de se séparer du Canada, car les sondages aidant avec la question dure, les forces Fédéralistes du Camp du Non furent totalement prises au dépourvu seulement le jour où Monsieur Lucien Bouchard prit les rênes dans le dernier droit de la piste en reléguant en arrière plan le cheval boiteux qu’était Monsieur Jacques Parizeau le 10 Octobre de 1995. En grimpant sur une boîte de camion en face du Parc des Éphémères rue Mont Royal à l’ouest de la rue St Denis, Monsieur Lucien Bouchard dans un discours dithyrambique à l’emporte pièce venait de sonner la charge et sous le coup de cette émotion due à ce preacher, la souveraineté prit quelques 10 points de pourcentage la même nuit car la plupart des nationalistes québécois, fous de joie, se roulaient littéralement par terre car ils venaient de rencontrer leur Sauveur Suprême, celui qu’ils attendaient depuis si longtemps.
Finalement, le reste du Canada apprend toujours de ses erreurs ! Et surtout cette flagrante erreur de ne pas avoir su avant ce 10 Octobre 1995 que, pour les nationalistes québécois, tous les MOYENS ÉTAIENT BONS car la finalité justifie toujours les moyens, discutables ou non, comme cette stratégie de changer pour un nouveau leader dans le dernier droit d’un référendum, du jamais vu sur la scène internationale. Et comme certains ténors fédéralistes l’ont affirmé haut et fort, la prochaine question référendaire si référendum il y a, ce que je doute fortement avec la Loi sur la Clarté, sera CLAIRE ! Que les nationalistes québécois se le tiennent pour dit ! D’avance, Ottawa refusera toute question référendaire si elle n’est pas acceptée par les deux camps et, soyez en sûr, les Hautes Instances politiques à l’International veilleront au grain et le référendum québécois sera ENCADRÉ comme nul autre référendum auparavant car essayer de briser un pays du G.8. dont la renommée est fortement cotée dans le Monde Entier dans les années 2000 ne passera plus comme lettre à la poste….. Au plaisir, John Bull.

Parmi les gens qui sont « moins démocrates, sur ce point » (JF Lisée) que le criminel de guerre soudanais, M. Lisée a oublié de nommer le peuple et le gouvernement américains.

En effet, les états américains n’ont pas le droit de faire sécession, peu importe les pourcentage d’un référendum éventuel. (Puerto Rico en a le droit, mais Puerto Rico ne jouit pas de tous les droits d’un état américain typique.)

En somme, ce n’est même pas le 50 % + 30 qui s’applique aux Etats-Unis. Et que dire de la Bretagne ou de l’Alsace en France? Vous croyez sérieusement que le 50% + 1 du criminel de guerre soudanais serait accepté en France?

Au final, donc, la loi de la clarté référendaire canadienne est énormément plus permissive que la loi équivalente aux Etats-Unis.

La réponse à cette question était déjà connue lors du référendum de René Lévesque. La mécanique qui établissait les coûts des camps du oui et du non, était, à mon avis, le premier pas vers une négociation démocratique et civilisée. On connaît la réponse.

L’argument de beaucoup de fédéralistes consiste à affirmer qu’un Québec souverain conduirait à l’appauvrissement du reste du Canada. Dans un même souffle, d’aucuns ne se gênent pas pour dire que le Québec vit au crochet des autres provinces.

Ce qui me peine le plus du travail des grands penseurs que furent nos constitutionnalistes, Jean Chrétien et Stéphane Dion, est le fait qu’ils m’apparaissent avoir travaillé beaucoup plus pour encadrer les comportements des nationalistes québécois que de limiter le pouvoir grandissant du crime organisé au Canada.

À regarder aller Stephen Harper, on pourrait croire qu’il partage cette opinion.

Salutations cordiales

Pourtant, dans le cas de Terre-Neuve, c’est le fédéral qui a commandé je ne sais plus combien de référendum jusqu’à ce qu’il obtienne 50,5 % en faveur du Canada. Suis-je dans l’erreur ?

M. Lisée confond « permissif » et « démocrate ». Le criminel de guerre soudanais (El-Béchir) est plus permissif que les auteurs de la loi canadienne sur la clarté référendaire. Cela ne signifie en rien qu’il est plus démocrate sur ce point. Une option moins permissive ou des règlements moins permissifs, peuvent être tout aussi démocratiques, sinon plus.

Démocratie n’est pas toujours synonyme de permissivité.

La loi C-20 à été encouragé probablement de façon distancé mais réelle par les principaux États occidentaux dont les capitales principales Washington et Londres sont celles qui ont exercés le leadership ou plutôt la dominance de l’après seconde guerre mondiale à l’Ouest et pendant la guerre froide.

Le principe presque sous-jacent qui ressort de l’ordre géopolitique qui s’est sédimenté entre 1945 et 1949 dans les pays développés de l’Ouest identifiés comme démocraties libérales c’est celui de l’inviolabilité des frontières existantes de ces États. Je fais mention évidemment des pays d’Europe de l’Ouest aidés par le plan Marshall américain pour relever France et Italie des ruines tout en assurant un débouché en Europe pour le marché américain. Des États-Unis et du Canada compris.

Le scandale qu’aura été ce référendum de 1995 qui voit le Oui à la souveraineté atteindre 49% des suffrages chez ces -Canadiens français- refoulés de l’actualité internationale et oubliés de l’histoire en général n’a pas fait plaisir à tous ces diplomates et bureaucrates d’États occidentaux qui ce soir d’octobre ne jurent que par la stabilité éternelle ou présupposé tel des frontières des États occidentaux observés depuis 1945.

Pendant que ces mêmes diplomates et espions de l’Ouest de 1950 à 1990 n’ont jamais cessé de vouloir encourager la déstabilisation des pays de l’Est soviétique, des pays du Tiers Monde au nom de la libre exploitation ou pillage de leurs matières premières.

Dans ce dernier cas, c’est une histoire largement connue si ce n’est pour rappeler que cette géopolitique des États développés ne s’est pas complètement préservée depuis 1945. Si l’Union économique européenne qui s’est construite sur la base du marché commun des années 50 reste une confédération d’États européens qui ne touche pas aux frontières de 1945, cela reste un changement d’une certaine importance surtout de plus, une exception notable existe quant à la maintenance des frontières étatiques de 1945.

L’exception concerne la République fédérale allemande, cette ex Allemagne de l’Ouest qui au nom de l’union allemande et de la chute des États socialistes s’est dissoute pour permettre la création de nouveau d’une grande Allemagne qui d’ailleurs impose sa loi dans l’union européenne actuelle.

Aujourd’hui, avec l’incertitude qui pèse sur la Belgique, divisée entre Wallons et Flamands. Après les précédents des deux référendums québécois, loi C-20 ou pas, en quoi les pressions diplomatiques et celle d’un État fédéral autoritaire comme le Canada peuvent durablement empêcher le droit à l’auto détermination des nations même y compris à l’intérieur du cercle occidental!

En Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, l’histoire ne s’est pas arrêté depuis 1945 ce qui voudrait dire que la carte du monde dans l’Atlantique Nord ne changerait plus jamais!
Ce qui serait déni de démocratie, déni que l’État canadien pratique avec la complicité de tous les partis fédéraux à l’exception du Bloc Québécois. La loi C-20 n’est pas légitime et son application future est viciée, Elle est une imposture dans une entité géopolitique qui s’est proclamé comme celle du monde libre dont fait partie le Canada!

Tous les soi-disants «arguments» contre le droit du Québec de se donner un statut indépendant de pays séparé du Canada relèvent et ont toujours relevé du domaine de l’intimidation. Le Québec constitue déjà une «société distincte», une «nation». Ceux qui combattent l’hypothèse d’une autonomie politique du Québec le font en tentant de compliquer la mécanique, parce qu’ils ont jugé que leur intérêt serait menacé par la souveraineté du Québec. Ce sont des personnes qui n’ont pas confiance en la capacité des Québecois de se gouverner eux-mêmes convenablement, tout comme Trudeau qui n’a jamais cessé de comparer le mouvement souverainiste au national-socialisme de Hitler, foutaise aveuglante d’un grand manipulateur de l’Histoire que fut notre grand Elliott. Il serait bien évidemment souhaitable que le OUI obtienne au moins 52/53/54/55 % d’appuis, mais le 50,5 % constituerait déjà un nombre suffisant, puisque c’est ce chiffre qui a donné la victoire au NON la dernière fois en 1995. Tout le reste est de l’intimidation, incluant la menace de séparation du West-Island à la Stéphane Dion, un autre grand méprisant manipulateur de mécanique référendaire. Le malheur vient toujours et encore du fait que les Québécois manquent de culture politique et se laissent intimider, pour un trop grand nombre. Le fait de cesser l’enseignement de l’Histoire du Canada et du Québec qui est pratiqué par tous les ministères de l’enseignement libéraux fait partie de cette stratégie d’obnubilation du bon peuple. Et ce débat est de toute façon prématuré car la vraie question politique réelle consiste à nous assurer de l’exit politique de Charest et sa gang d’ici 2 ans. Ne prenons rien pour acquis. Tous les Pratte de ce monde n’ont pas fini de sortir leurs épouvantails à moineaux.

Mon texte de 18:18 est long, ce n’est pas l’idéal, parfois, il faut savoir expliquer ce qu’on tente de démontrer. Il va de soi que ce texte long tente d’expliquer que les frontières ne correspondent pas toujours aux besoins des peuples. Et que dans les États développés occidentaux pour répondre à certains blogueurs rivaux, il est possible que les processus de maturation des nations se déterminent longs, ils n’en n’existent pas moins par contre.

Façon de dire que les Flamands par leur essor finiront par mettre un terme à l’existence de la Belgique en Europe de l’Ouest et que les Québécois finiront aussi par quitter le Canada par une double contrainte démographique et linguistique insurmontable.

En confondant « permissif » et « démocrate », et en écrivant explicitement que sur le point de la permissivité référendaire le criminel de guerre soudanais se montrait plus démocrate que les auteurs de la loi canadienne sur la clarté référendaire, M. Lisée ne faisait nullement un énoncé « audacieux » (c’est ce qu’il prétend ici pour se sortir du trou), mais un énoncé stupide.

En plus de confondre « permissif » et « démocrate », M. Lisée confond maintenant « audacieux » et « stupide ».

Je ne suis pas surpris. Chez la gauche, tout comme chez les islamistes, la distorsion du sens des mots est très souvent une seconde nature ou un péché mignon. Encore plus chez les islamistes, si cela peut réconforter M. Lisée…

@John Bull:
La renommée fortement cotée du Canada dans les années 2000 ne l’a pas servi à obtenir un siège au conseil de sécurité de l’ONU. Le Canada d’aujourd’hui n’est plus le même qu’hier. J’invite M. Bull à revenir parmi nous et à travailler à changer cet état de fait.

—-
Peu importe l’angle (émotionnel, psychologique, psychique, mental, affectif, physique, économique, politique, etc.) par lequel on la jauge, l’indépendance sera toujours plus favorable à la dépendance. Car, seule l’indépendance mène à la possibilité d’une interdépendance négociée et satisfaisante pour les deux protagonistes.
—-

Suite à la lecture des commentaires, une question m’est venue. Posons comme hypothèse que les souverainistes québécois n’existent plus. Que feraient les fédéralistes québécois?

Aucune réponse ne m’est venue. Alors, j’ai inversé les rôles: que feraient les souverainistes québécois si les fédéralistes québécois n’existaient plus? Ils feraient un référendum, le gagneraient et… ils bâtiraient un pays! (je sais, je sais, je suis un peu rêveur!)

Ah! comme cette réponse est inspirante! Allez, revenons à la première question: que feraient les fédéralistes québécois si les souverainistes québécois n’existaient plus? Ils bâtiraient, eux aussi, un pays! À nous regarder nous crêper le chignon d’un côté comme de l’autre, nous ne bâtissons pas grand chose… surtout pas ce pays tant rêvé!

À bon entendeur, salut!

“le pourcentage requis: 55% des suffrages exprimés.”

Cela voudrait donc dire que le “non” ne pourrait l’emporter que s’il obtient 55% + 1 des suffrages exprimés.

En somme, le grand trou noir se situe entre 50% + 1 et 55%.

Bonjour chez-vous! Have a nice day!

Guy E. Trépanier

@Honorable
Comme s’il y avait une nation au Kansas ou au Dakota!!!
Puerto Rico est le siège d’une nation et ils ont eu leurs référendums.
Le concept d’indépendance nationale est basée sur l’idée qu’un peuple a intérêt à se gouverner lui-même plutot qu’à être gouverner par autrui. Au Kansas, on fait parti de la nation américaine tout comme en Alsace on fait partie de la nation française.
Au fait, est-ce que les Palestiniens ont eu droit à un référendum sur la reconnaissance de l’État d’Israel?

Je crois pour commençer que la norme internationalement reconnue de 50%+1 est légitime pour valider l’accès du Québec à son indépendance.

L’atteinte de ce suffrage suppose que plus de 60% de la population francophone du Québec s’est prononçé pour le OUI.
C’est normal que tous les habitants du Québec ait le droit de se prononçer sur son indépendance mais le fait demeure que c’est la nation francophone fondatrice du pays qui réclame son autonomie et la prise en main de ses leviers économiques et culturels.
Un vote francophone à 60% et un total de plus de 50% est donc on ne peut plus démocratique et clair.

Pour ce qui est de la question elle doit être la plus claire et simple possible. Après trois referendums tous les citoyens du Québec savent fort bien de quoi il en retourne et avec une question claire on enlève aux fédéralistes une de leurs prétention de manipulation de l’électorat.

En ce qui concerne les modalités ,c’est évident que le Canada ne voudra pas négoçier d’avance la sécession du Québec, aussi on les négociera après le vote comme nous négocierons l’association économique avec les différents partenaires avec qui nous choisirons de traiter.

Les Québécois en ont assez d’envoyer leur argent à Ottawa et de laisser un Stephen Harper décréter qu’elles sont leurs priorités. C’est pour moi on ne peut plus clair. Il est temps de passer à autre chose.

Revenons à la base : la question nationale au Canada relève du fait qu’on s’entête à faire vivre un pays avec lequel le Québec n’a rien en commun : on n’a pas la même langue, ni la même culture populaire, ni les mêmes lois civiles, ni le même système d’éducation. C’est comme demander à de la neige de ne pas fondre si on la jette au feu.

Aussi, 50 % + 1 > 50 % est une inéquation mathématique qui présente que 50 % + 1 est plus élevé que 50 %. Tout le monde conviendra que c’est vrai. Alors, la logique mathématique démontre qu’on a une majorité claire avec 50 % + 1. Par conséquent, l’histoire de 55 ou 60 % ne devrait même pas être un débat.

Si certaines gens menacent de déménager advenant un oui gagnant au Québec, bien qu’ils déménagent : on n’oblige personne à rester au Québec et on n’a pas besoin de gens mettant des freins à la prospérité du Québec. D’autres gens viendront vivre chez-nous et on les intégrera avec plaisir!

Advenant un pays du Québec, tous les services seront améliorés puisque nous enverrions tous nos impôts à Québec et rien à Ottawa. Par conséquent, au lieu d’avoir à quêter notre dû au fédéral, nous aurions un accès direct au pouvoir central! Plus de perte de temps en négociations pour essayer d’avoir ce qu’on a besoin; plus de déséquilibre fiscal puisque nous aurons un seul rapport d’impôt à faire.

Quelle est la crainte de devenir un pays? Où est-il le problème? Je ne vois aucun avantage à rester dans le Canada :

Les rocheuses? Elles vont encore être là même si le Québec est un pays.

Les habitants de l’ouest ne nous aimerons plus? Et alors? Ils sont venus en 1995 et on ne les voit plus nulle part. Ça ne changera rien.

Couper le Canada en 2? Et alors? La Transcanadienne ne va pas se désagréger aux frontières!?!? On va faire comme la communauté européenne et il sera possible de traverser les 2 pays sans passeport, c’est tout!

L’armée? On sera neutre, nous aurons des soldats comme présentement, nous pourrions même rester avec l’armée canadienne ou, s’ils sont trop fâchés(!), nous irons voir les États-Unis.

Une guerre civile? Jamais le reste du Canada s’embarquerait là-dedans : perte de temps, perte de vies pour absolument rien.

Arrêtons d’avoir peur, mettons nos culottes et fonçons! Nous ferons des erreurs, comme tout le monde, mais au moins nous arrêterons de quêter au fédéral et nous serons maître de notre destin!

Nous ne serons plus bloqués à l’international comme c’est le cas présentement. Il n’y a que du positif à avoir un pays.

« Y-a pas plus sourd qu’un sourd qui ‘veux pas comprendre », comme dirait l’autre.

Ce que dit M. Lisée est d’un pragmatisme déconcertant. Évidement la loi sur la clarté référendaire est une aberration à la démocratie. Il Faut être en dénie pour pas s’en apercevoir.

Et le 50+1, ça va de soit…
C’est ce que j’ai appris à l’école. Me dites pas que Madame Huguette avait tort!

Pourquoi s’acharner à tout compliquer à grand coup de démagogie. C’est pourtant si simple à saisir. C’est ce qui suivra une victoire probable d’un OUI qui sera ardu, acrimonieux et long.

Bonsoir,
Et si le vieux Général de Gaulle s’était mêlé de ses affaires en 1967, nous ne serions pas là à pérorer sur l’éventualité d’un prochain référendum au Québec qui n’adviendra jamais avec une question Claire négociée entre les deux entités concernées, soit le Canada et une de ses composantes, le Québec sécessionniste ! Quelle perte de temps et d’énergies vives ont été gaspillées à rêver depuis 44 longues années par nos nationalistes québécois qui, un par un quitte irrémédiablement le navire souverainiste en prenant de la maturité, excepté pour quelques uns qui refusent encore de se rendre à l’évidence qu’ils ont tous pris un bateau qui prenait l’eau dans la confusion générale qui les animait ! Que de débats stériles, que de larmes versées, que d’énergies gaspillées, que de salive utilisée pour ne rien dire après tout, que de feuilles noircies en fonction de débats stériles sur le Pourquoi et le Comment, avec trait d’union ou bien sans trait d’union etc…..Et quelqu’un qui regarde le tout de l’extérieur se bidonne à coup sûr en se demandant : Sur quelle Planète vivent ces nationalistes québécois ? Le rêve bucolique de la SÉPARATION DE VELOURS a fait des dommages irréparables à la société québécoise. Et si nos nationalistes se posaient la simple question : Pourquoi dans l’information entendons nous parler de l’indépendance du Kosovo, de l’indépendance du Timor Oriental, de l’indépendance de l’Érythrée, de l’indépendance de la Corse et des Pays Basques, de l’indépendance du Monténégro et celle de la nouvelle Serbie, de l’indépendance du Soudan etc…. et de la souveraineté du Québec ! Ce mot spécifique n’est pas si inoffensif que nos nationalistes à nous aimeraient bien nous faire croire avec leurs lubies, soit celles de ne jamais prononcer le mot SÉPARATION ET INDÉPENDANCE ! Y a t’il anguille sous roche ? Tout ça, l’habile politicien et batailleur de ruelles que fut Monsieur Jean Chrétien l’avait bien compris en parlant des nationalistes québécois en les qualifiant de séparatistes avec plusieurs S ! Et nos nationalistes à nous, irrités et rageurs répétaient tous ensemble : On n’est pas des SÉPARATISTES, on est des SOUVERAINISTES ! Est-ce qu’un nationaliste québécois peut me dire sans broncher : Kossé que ça mange en hiver un souverainiste qui n’est pas séparatiste et qui parle de son Québec adoré dans le CONCERT DES NATIONS si cher à leur latin de service, Monsieur Bernard Landry ? Prière d’allumer les réverbères ou bien d’éclairer ma lanterne……Au plaisir, John Bull.

Pas question de négocier la mécanique référendaire.Que le Québec organise son référendum avec une question claire et précise:Le Québec doit-il devenir un pays séparé du Canada oui ou non ? Pas de question a double sens pour tromper les gens.

Et j`espère vous comparez pas les pauvres Sud-Soudanais,au prise avec la tyrannie islamique du Nord au relation Québec-Canada.Car moi,je ne me sens pas opprimé dans le Canada et je suis francophone.

M. Lisée
André Pratte est un ultra-fédéraliste. La seule idée de la souveraineté pour son peuple l’horripile tout comme chez Trudeau, Chrétien, Dion et cie, politiciens qui dans un passé récent ont floué le peuple québécois. Ne cherchez pas de midi à 14 hres les raisons de son mutisme quant à votre suggestion d’une médiation internationale qui commande la bonne foi et l’honnêteté des parties dans une négociation.

Il est comique Pratte avec son 55%, comme si le vote d’une monarco-dépendantiste vallait plus qu’un vote d’un indépendantiste.

Hé non, les lois injustes et étrangères ne méritent même pas d’être évaluées pour une raison très simple : le Canada n’a pas les moyens de faire appliquer sa loi C-20 sur notre territoire. Je ne sais d’ailleurs pas pourquoi on s’inquiète des élucubrations de la Court Supreme du Canada concernant l’application de la loi 101.

@honorable

Désolé, mais le Vermont a légalement le droit de se séparer. L’inscription de ce principe a été conditionnelle à leur entrée dans la fédération américaine.

De toute façon, la loi C-20 est antidémocratique, puisque ça laisse un droit de veto à l’univers canadien en entier pour bloquer par procédé parlementaire étranger une question interne. Voir si les papiers légaux par le gouvernement disons de la Saskachtewan vont venir arrêter par magie un État, le nôtre, en marche. C’est c’est pas sérieux deux minutes… En plus que les électeurs québécois auront un poids démocratique différent en fonction de leur opinion. Le Canada n’a pas d’affaire là-dedans, ça me semble plutôt simple à comprendre.

Tiens voilà honorable qui parle de démocratie alors qu’il écrit ailleurs sur ce blogue: » Ce “vrai monde”, à peine capable de se rendre au travail par soi-même, d’y faire des opérations simples, et d’administrer le budget familial sans trop de désastres, c.-à-d. incapable d’inventer quoi que ce soit de sérieux, de comprendre quoi que ce soit de sérieux, de diriger quoi que ce soit de sérieux, et de résoudre quoi que ce soit de sérieux, se fait néanmoins poser des questions sérieuses dans certains sondages! Lui poser une question est une chose; prendre au sérieux, ou comme vérité transcendantale, les réponses du “vrai monde”, c’est tout autre chose… »

On peut dire que notre ami honorable connait ça la vie démocratique.

Le cadre de référence a changer. En 95 le pouvoir était détenu par les héritiers de la doctrine Trudeau, dont des fédéralistes du Québec. Depuis le centre de gravité du pouvoir est passé du coté des provinces de l’ouest et la doctrine Trudeau qui a dominé le paysage politique depuis plus de 40 ans s’est éteinte sans que personne ne semble l »avoir remarqué. Et avec cette disparition la voix d’Ottawa a perdu de sa pertinence.

C’est donc vers l’Ouest devenu le centre de gravité du pouvoir politique que nous devons nous tourner pour voir si leur attitude sera plus pragmatique. Et il semble que OUI:

« We need to rethink our relationship with Quebec »:

http://fullcomment.nationalpost.com/2010/12/30/todays-letters-we-need-to-rethink-our-relationship-with-quebec-2/#ixzz19bdtc6H7

Et:

« If at some future day Quebec decides it wants to chart its own course, the rest of Canada cannot moan about the possibility. We cannot plead with Quebecers to stay. We can lay out the pros and cons of staying and leaving, as we see them, and hope Quebecers will chose to remain.

The plaintive wailing last time — the fly-in federalist lovefest of 1995, for instance — only added to the nationalists’ disgust with weak, out-of-touch Canada. Such emotional beseeching may convince Quebec to stay for a while at very high cost, but it does far less for national unity than leaving Quebec to do its own thing.

(…)

http://www.nationalpost.com/opinion/columnists/Quebec+thing/4043839/story.html#ixzz19jhQYpuO

….

La géopolitique de l’énergie a transformer le Canada: La doctrine politique de Trudeau n’est plus le cadre de référence pour la suite de l’histoire.

@Julien Beauregard

Oui et non. Si la constitution de 1867 accorde le statut d’État provincial, elle garantit la souveraineté à la couronne britannique. Par association, le chef d’État (représentant de la monarchie et détentrice de la souveraineté)a entériné la constitution de Trudeau. Comme le chef d’État monarchique ne fait qu’écouter des conseillers, il est au-dessus des tergiversations parlementaires. Conséquemment, son pouvoir demeure absolu. La seule limite de son pouvoir sont les prérogatives du Premier ministre (et conséquemment du parlement) qui l’oblige à accepter toute législation du PM, et le droit de ce dernier de le remplacer au besoin. Ainsi, la constitution de 82 est force de loi peu importe les aléas parlementaires.

L’argument évoqué par les souverainistes est que le lieutenant-gouverneur n’est pas subordonné au Gouverneur-général; cependant dans ce cas il serait une formalité de faire adhérer le représentant de la reine de la province of Quebec à la constitution de 82. Démocratique? non. Mais juridiquement viable. Toutefois, la portée symbolique de la non-reconnaissance de la constitution de 82 pourrait facilement trouver une légitimité en droit international.

Bravo à M. Lisée de remettre le débat à l’ordre du jour. Comme nous le constatons, les fédéralistes et les souverainistes ne dorment que d’un oeil.

Pourquoi le gouvernement fédéral se mettrait-il à négocier de bonne foi ? C’est exiger un autre miracle au Frère André.

Très intéressant ce débat, M. Lisée. J’ai remarqué que la plupart des Québécois qui ont voté non aux référendums, ont voté non parce qu’ils craignaient les suites du lendemain. Si la mécanique référendaire est négociée de bonne foi de part et d’autre , il s’en suivrait une augmentation du vote pour la souveraineté. Il faut également, prendre conscience que lorsque le parti souverainiste est au pouvoir à Québec il n’a pas le droit à l’erreur. Je dirais même que sous son mandat, la population du Québec doit mieux vivre.

Que de bla…bla…bla de la part de Monsieur Lisée pour tenter d’attirer les projecteurs sur le séparatisme québécois qui n’intéresse plus qu’une misérble poignée d’irréductibles nostalgiques des années ’70.

Il y a des problèmes drôlement plus urgents à régler au Québec que de perdre son temps sur un sujet que même le Parti québécois juge secondaire, à un point tel que le mot « référendum » est maintenant occulté de son programme et de son vocabulaire.

C’est dire à quel point Monsieur Lisée est déconnecté!

@ Patrick Côté (# 13):

Z’avez vu la nouvelle listes de pays membres non-permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU?

Le Gabon, le Liban, le Nigéria… De vrais modèles de démocratie…

Et pendant ce temps-là, le Japon l’Autriche et le Canada ont été retirés!

BRAVO pour la démocratie…

En passant Pratte l’homme d’une malhonnêteté intellectuelle reconnue ne passe que les opinions qui renforce sa position dans son blogue.

La preuve il a refusé de passer un envoi semblable à celui mis en ligne ici à 19h28 qui respecte la nétiquette mais où j’ai le tort de lui démontrer qu’un appui de 50% +1 est tout à fait légitime pour un référendum , car il exige un appui de plus de 60% des francophone, ceux qui représentent la nation fondatrice majoritaire au Québec et qui veulent la fondation d’un état légitime pour les représenter.

L’état québécois n’est même pas capable de gérer efficacement notre système d’éducation, notre système de santé, hydro-québec (car ils vendent a rabais de l’électricité que nos voisins ^doivent absoluement importer). Alors vous voudriez leur confier notre dollard, notre sécurité nationale et les pensions du canada. Vous voulez vraiment notre faillite. Attention au sacré bon vendeur, il ne livre pas la marchandise.
Et les autochtones (toutes les frontières tout les territoires ont été pris par la force) qui veulent avoir les droits sur le nord (et autres territoires), avez-vous réfléchit au fait que ça peut être pour les vendre.
Déjà les Chinois achétent nos terres (ils disent qu’ils vont bientôt commencer leurs projets, l’exploitation je suppose)et au lieu de se regrouper, de les acheter nous même et de les exploiter pour garder la récolte comme fait le gouvernement autour d’ottawa vous les regardez faire sans rien faire. Et il sera fait de quoi votre pays quand sur papier il ne vous appartiendra même plus.

Passons à autre chose. En effet il ne peut pas y avoir de référendum sur la souveraineté, sur l’indépendance ou sur la souveraineté-association avant 2017, dans le scénario le plus optimiste, selon lequel le PQ prendrait le pouvoir en 2012, et le reprendrait en 2016 pour ensuite tenir un reférendum dès la première année de ce deuxième mandat. Mais les chances que celà se réalise sont plutôt minces. Je ne parierais pas une grosse somme sur une victoire du PQ en 2012. Le parti aura peut-être à se trouver un nouveau chef et à se construire un programme. Pas un mince tàche…

Je suis curieuse : comment la Loi de clarification ouvre-t-elle la porte à la partition? Faites-vous référence aux peuples autochtones?

C’est qui m’est évident que le retrait du Québec de la confédération canadienne est de facto une partition du territoire canadien.

L’une des plus grosses erreurs du mouvement souverainiste jusqu’à maintenant c’est d’avoir totalement ignoré les alliés canadians:
-les alliés redneck qui veulent se débarasser du Québec, parce qu’ils en ont marre,
-les alliés de gauche qui comprennent les aspirations des Québécois et les respectent.

J’ignore combien ces deux groupes font, mais j’irais jusqu’à dire un bon tiers du ROC. Ce sont ces deux groupes que les souverainistes québécois devraient travailler plutot que de s’astiner avec la gang d’Ottawa qui ne cherche qu’à garder le Canada uni, à tout prix
Travailler le terrain, démontrer que loin de détruire leur pays on va enfin régler la question, trouverait écho chez une partie de l’électorat canadian et facileterait ainsi les négociations.

——
En passant, est-ce que vous connaissez le nom du peuple du Sud-Soudan? Et le nom du pays?

C’est quoi ce 55%? Pourquoi pas 70%?
La pratique internationale de l’ONU, c’est 50% + 1.
Si le Serbie s’entend avec le Monténégro pour hausser le pourcentage à 55, cela les regarde mais ça ne devient pas pour autant la règle internationale.
Et puis dans l’histoire récente du Canada, il y eu 2 référendums, Charlottetown et, bien sûr, celui du Québec en 1995.
À chaque fois la norme pour l’acceptation ou le refus de ces référendums était de 50% +1.
Pourquoi changer les règles maintenant ?
Un autre exemple canadien. En 1948, Terre-Neuve fît son entrée dans le Canada lors d’un référendum où la règle de 50% + 1 s’appliquait. Il se décida par un vote de 52 % contre 48 %.
Il va de soit que les règles qui s’appliquaient durant ces référendums doivent faire jurisprudence et s’appliquer pour tout nouveau référendum.
C’est de jouer avec la démocratie que de changer les règles pour les modeler selon son bon vouloir.

Bonjour,
Une expérience comme le référendum de 1995 au Québec ne se reproduira plus jamais sur la Scène Internationale ! Et les deux clans concernés ont leurs torts ! L’attitude désinvolte du Gouvernement Canadien qui ne prenait pas du tout au sérieux les atermoiements des nationalistes québécois et avec raison, l’assurance que les québécois ne veulent pas du tout de l’indépendance québécoise en très forte majorité ! L’erreur des nationalistes québécois a été de jouer d’astuces, d’entourloupettes, de démagogie manifeste en poussant leur chance aux confins de l’acceptable pour tout quidam qui se veut le moindrement politisé. Jamais plus une telle arnaque ne se reproduira car ce référendum de 1995 est un exemple patent pour les Hautes Instances Internationales qui ont beaucoup appris sur ce qui NE DOIT SURTOUT PAS SE FAIRE ! Et soyez en sûrs, si jamais un nouveau référendum se pointait au Québec, que ce soit l’ONU ou bien la Commission de Venise dont le Canada fait partie en tant qu’observateur se manifesteront pour ENCADRER cet exercice de démocratie. Et comme de raison, la question référendaire aura besoin d’être validée par les deux camps en étant d’une limpidité et d’une clarté éblouissante, et brève en plus en ciblant strictement l’essentiel : Acceptez vous que le Québec se sépare du Canada et forme un nouveau pays ? OUI ou NON ! Clair comme de l’eau de roche et ne surtout pas oublier la majorité claire car une nouvelle jurisprudence a été crée avec le référendum du Monténégro, un endroit où le vote s’annonçait serré ! Cette tendance nouvelle fixera un seuil acceptable afin que le futur pays soit gouvernable car le tout n’est pas une épreuve de souque à la corde où chacun tirerait de son bord ! Quelle utopie ! Au plaisir, John Bull.

L’argument du 55 % du Montenegro.

Dans le cas de la Serbie et du Montenegro, un protocole fut signé pour reconnaître ainsi qu’un cadre et un échéancier pour le changement de statut en cas de victoire du OUI. Le 55 % inclus dans cette entente résulte d’un accord pour compensé le bloc d’un « vote ethnique ». Dans le cas du Québec, si cette logique pour compenser le « vote ethnique » s’applique: c’est le NON qui devrait atteindre 55% pour l’emporter.

Voilà ce que ne vous dira pas la brigade à plume de Gesca La Presse.

Jamais, entendez-vous, jamais, le gouvernement fédéral va accepter de négocier une entente sur un éventuel référendum.

D’autre part, un gouvernement indépendantiste – j’ai bien dit un gouvernement indépendantiste – devrait le proposer. Cela

Question : Voulez-vous que le Québec accède à l’indépendance?

C’est clair, c’est franc, c’est net.

Ça passe ou ça casse.

L’Union européenne a demandé un seuil de 55% pour reconnaître le Montenegro. C’est son privilège.
Le Canada aurait pu exiger 60%. C’est son privilège. Mais ça change quoi?

Le Montenegro n’a jamais fixé à 55% son seuil pour proclamer l’indépendance

Terre-Neuve est rentrée dans le Canada à 52%. L’Irlande a dit non au Traité européen à 54%
Etc

« …le séparatisme québécois qui n’intéresse plus qu’une misérble poignée d’irréductibles nostalgiques des années ‘70. » (François 1)

En 2009 trois compagnie de sondages sont arrivées au même résultats.

Plus de 47% des québécois en 2009 répondaient OUI à la question suivante:

Voulez-vous que le Québec deviennent un pays souverain.

Les Québécois fédéraux mentent toujours pour faire leur propagande fédéraliste.

En fait ils ne savent même pas pourquoi ils sont fédéralistes.

Dans la population, demandez à un individu fédéraliste pour quoi il l’est et il ne sera pas capable de vous répondre.

Je ne comprend pas tout ce tataouinage concernant la formulation de la question. Je crois que la suggestion de M. Lisée est la meilleure: »Voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant? ». C’est clair et concis. Ceux qui préfèrent tourner autour du pot se tirent dans le pied, d’après moi.
Pour ce qui est de la majorité convenue, je pense que c’est important d’exiger une majorité forte pour accéder à la souveraineté. Au moins 60% de »oui » et 75% de participation. C’est une décision majeure, on ne joue pas avec des 50%+1 dans ces cas. Ca ne me semble pas équitable d’avoir 2 référendums de »non » pour ensuite avoir un »oui » hypothétique avec une faible majorité. Un oui (accepté par le Canada) est irréversible, mais on peut aller en appel ad nauseam avec un »non »…

Le Québec doit s’ouvrir au monde et n’a pas à demander à ses colonisateurs d’être d’accord

Dès qu’on aborde la question référendaire , tout ce qu’il y a de réactionnaire sort de leur tanière pour intervenir et démontrer leur carence démocratique comme c’est le cas a chaque fois ! Les émules de Jean Chrétien et Stéphane Dion pullulent et c’est illusoire de demande a André Pratte d’avoir un peu d’audace car sa marge de manoeuvre est mince avec la famiglia Desmarais ….

Question référendaire Charlottetown 1992

«Acceptez-vous que la Constitution du Canada soit renouvelée sur la base de l’entente conclue le 28 août 1992?»

Voilà une question claire.Tous les citoyens appelés a se prononcer ont évidemment lu et longuement réfléchi à la dite entente.Environ une centaine de pages de textes juridiques ne fait peur à personne n’est-ce-pas.

@ Honorable

Pour votre information l’état du Texas a d’inscrit dans sa constitutuion le pouvoir faire sécession avec l’état fédéral quand bon lui semble.

@M. Daneau et M. Hains: merci pour le complément d’information. En somme, si on résume, aux USA, 2 états sur 50 peuvent faire sécession et 48 états sur 50 ne le peuvent pas (l’argument demeure le même si d’autres intervenants font tomber le 48 à 47 ou 43). Ma conclusion demeure: M. Lisée a oublié d’inclure les Américains parmi ceux qui sont, selon lui, moins « démocrates » que le criminel de guerre soudanais. Sa thèse prend beaucoup d’eau, si elle n’a pas depuis belle lurette coulé à pic…

Donc le Texas et le Vermont peuvent quitter la fédération américaine quand bon leur semblera. Malgré tous ses défauts, la constitution américaine n’est pas comparable à la camisole de force canadienne.

La réponse est non je ne suis pas intéressée a faire partie d’un des plus grand, plus riche, plus sécuritaire ou tout le monde peut se faire une vie confortable en travaillant une quarantaine d’heures par semaine pour faire partie d’une république de banane remplie de gauchiste qui attendent tout de l’état quand en plus on sait, on voit et on vit l’incapacité de ce dit lÉTAT malgré qu’on paient des impôts très élevés de gérer les programmes minimale de manière efficace. Quand en plus ce système est corrompu jusqu’à la moelle, que la plupart de ces citoyens dorment au gaz et qu’en plus les r^veurs séparatisssses n’ont pas du tout les pieds branchés sur la planète et s’imagine qu’on va être plus riche ce jour là. S’il y a un autre référendum on devrait donner le droit de vote seulement a ceux qui vont devoir en assumer les frais c’est à dire aux payeurs de taxes.

Bonsoir,
Et pour nos amis les nationalistes québécois : Mais où est le problème de vouloir avoir enfin une question CLAIRE ? Depuis la promulgation de la LOI sur la CLARTÉ, on entend des cris d’orfraies, de petits cris de vierges offensées qui hurlent au désespoir en parlant du Bill C-20, soit le Clarity Act, comme d’une loi totalitaire ! Comme dans tous les référendums au niveau planétaire, si la question posée en 1995 aurait été : Acceptez vous que le Québec se sépare du Canada et devienne un pays indépendant ? OUI ou NON. Le résultat de ce référendum aurait été CLAIR avec 22 à 25 % de OUI et 75 à 78 % de Non. Ainsi, nous ne spéculerions pas sur la possibilité d’un 3ème référendum qui, pour une fois, aura une question CLAIRE….. Comme si, pour les nationalistes québécois préférant le rêve à la froide réalité, c’était trop demander ! Assumez-vous et ce, Monsieur Lucien Bouchard vous l’avait pourtant bien dit….. Mais comme toujours, vous n’écoutez pas le gros bon sens ! Au plaisir, John Bull.

Mais ça a bien l’air compliqué. C’est tout simple pourtant!

Une majorité forte? C’est 50 % + 1. Autrement, on accorderait un poids plus important à un vote pour le « non » qu’à un vote pour le « oui » : 2 poids différents pour un vote? Pas question!

Pourrions-nous cesser d’être sur la défensive et regarder en avant?

Ce n’est pas une obligation d’être sur le bord d’une guerre pour se rendre compte du nécessaire de l’indépendance. Mon premier commentaire (voir numéro 18) présente des faits en ce sens.

Au lieu de spéculer sur ce que fera ou non le Canada après un référendum gagnant (50%+1 faut-il le rappeler?), le Canada ne fermera pas les yeux sur 8 millions de consommateurs au risque de s’attirer la grogne de ses entreprises.

Le Canada ne nous tournera pas le dos : dès qu’il y a de l’argent à faire, tout le monde s’entend : même le Québec et le reste du Canada.

Cessons d’être émotifs et regardons plutôt tout ce qu’on pourrait accomplir ! Nous ne sommes pas nés pour un p’tit pain, nous valons plus que ça!

@ Youlle :

Vous êtes totalement et complètement déconnecté du Québec d’aujourd’hui.

Si le séparatisme était aussi populaire que nous le croyez dans vos lubies, expliquez-nous ici et maintenant même pourquoi le mot « Référendum » est-il littéralement occulté du vocabulaire et même du programme du Parti québécois depuis plusieurs années?

Nous attendons avec une grande soif d’apprendre votre réponse Youlle…

En effet, Monsieur Gilles 48 états américains ne peuvent pas se retirer de la fédération américaine, même si 90% des citoyens de ces états votaient dans ce sens dans un référendum.

Je crois toujours en la démocratie. Cela me semble le système le plus équitable.

Les profiteurs et les tricheurs n’aiment pas la démocratie, nous pouvons les voir se contortionner afin de la travestir.

La règle que j’ai toujours connue, c’est celle du 50+1% des voix, dans le respect de la loi électorale…

Selon moi, le première étape consiste à prendre le pouvoir. Deuxièmement, remettre de l’ordre dans nos affaires, tout en préparant la suite des choses en posant des gestes concrets dans le but très précis de réinvestir touts nos champs de compétence.

La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Donc, n’ayons pas peur de mettre les citoyens/nes à contribution en les impliquant dans les décisions importantes.

Je respecterai toujours la démocratie, si elle est bien exercée. Si notre projet social débouche sur la souveraineté, en ce qui me concerne, ce sera la victoire de la raison sur le non-sens que constitue l’aliénation de tout un peuple.

Nous sommes capables!

Débat extrêmement intéressant avec une bonne qualité des interventions.

Selon moi, il est évident que la loi C-20 ne tiens pas la route.

Imaginez un seul instant une question claire et un résultat de 55,5 % en faveur de l’indépendance du Québec.

Selon C-20, le gouvernement d’une province comme l’Ile Du Prince Édouard, 140,402 habitants, pourrait apporter son véto à l’Indépendance du Québec ?

Ben voyons donc !

Ceci dit je me permet, M. Lisée de vous soumettre d’autres éléments de discussions lié au projet d’indépendance du Québec, pour votre blogue :

1. La partition :

Une nouvelle génération de fédéralistes colonisés lorsqu’à court d’arguments nous balancent encore systématiquement la notion de la partition du Québec.

( exemple : 36. Loraine King ici )

Qu’il s’agisse de la partition de portions de territoires pro-canada comme par exemple la région de Gatineau, ou la partition de territoires provenant des autochtones, cela arrive assez souvent, notamment sur les fils de discussions du site de nouvelles de Radio-Canada.

À chaque fois, je m’évertue à coup d’arguments de droit international de leur expliquer
l’impossibilité de la partition du Québec.

Il serait peut être intéressant que vous fassiez aussi le point sur cette « lubie fédéraleuse » de la partition et faire ainsi oeuvre éducative.

2. Les observateurs internationaux :

Suite aux fraudes massives documentées du camp du Non lors du référendum de 1995, il me semble évident que le Québec serait en droit de demander qu’un futur référendum sur la souveraineté soit surveillé et validé de bout en bout, incluant la campagne pré-référendaire, par une équipe d’observateurs neutres internationaux mandatés par les Nations-Unies.

Se serait évidemment humiliant pour le Canada mais nécessaire pour le Québec.

Est-ce possible ?

La aussi, comme pour le dossier de la partition, je vous propose de faire de ce sujet particulier
un élément de discussion spécifique sur votre blogue.

Merci à l’avance !

@John Bull

J’ai toujours été favorable à une question claire. Toutefois, concernant le référendum de 95, je vous trouve bien présomptueux d’affirmer avec aplomb, comme s’il s’agissait dune vérité première, qu’une question claire n’aurait obtenue que 22 à 25 % d’adhésions. Personne ne sait et personne ne saura jamais le résultat d’une question claire. Vous extrapolez à partir de vos préjugés et ce n’est pas parce que les leaders du PQ avaient peur de poser clairement la question que cela signifie qu’une question claire n’aurait pas donné sensiblement les mêmes résultats. Vous faites la même erreur que les leaders du PQ, vous prenez les Québécois pour des valises.

@lagentefeminine

J’espère que ceux qui vous lisent tireront les conclusions qui s’imposent relativement à la vision de la droite autoritaire qui en est rendue à privilégier un droit de vote réservé à ceux qui paient des impôts. Qu’une personne en vienne à une vision aussi étroite de la société a de quoi effrayer. Par contre, je peux apprécier à sa juste valeur que vous disiez tout haut ce que de nombreux droiteux pensent tout bas. Cela permet de mieux comprendre les préjugés qui les motivent.

Votre intervention révèle ce qui rend la droite tellement prévisible. Toujours les mêmes concepts simplistes, les mêmes généralisations insignifiantes et infondées.

La gauche selon vous ne travaille pas, ne paie pas d’impôt et se fait vivre par le gouvernement. Si cela n’était pas tristement pathétique, on pourrait en rire.

Je ne vois pas très bien pourquoi il faudrait une majorité de 55 % pour un oui référendaire.

La population du Bas Canada n’a jamais été consultée et on lui a imposé d’adhérer à la Confédération canadienne. On lui avait promis un référendum, mais cela n’a pas été fait, car les politiciens de l’époque savaient qu’ils le perdraient.

Nous ne sommes même pas partie prenante à la Constitution de 1982 que nous avons toujours refusé de signer.

Légalement parlant, nous ne faisons pas partie du Canada, nous ne sommes pas signataires de la Constitution qui gouverne ce pays et nous n’avons pas été consultés au départ, alors qu’est-ce qui légitime qu’on nous demande 55 % de oui pour sortir d’un pays que nous n’avons pas librement choisi et dont nous refusons la constitution ?

Quant à M. Pratte, qui dicte ses conditions, comme si les tenants du non avaient le haut du pavé et pouvaient se permettre de dicter quoi que ce soit, je lui rappellerais que le non devra, la prochaine fois, respecter les règles du jeu, limiter ses dépenses à ce que la loi autorise, ne pas utiliser de tactiques illégales et surtout avoir quelque chose de concret à offrir aux Québécois.

Il serait temps que M. Pratte réalise que le non a beaucoup beaucoup de choses à se reprocher et qu’avant de penser à dicter ses « conditions » il devra démontrer que la prochaine fois il va accepter de jouer le jeu HONNÊTEMENT.

@ Guy Levasseur qui écrit qu’une « nouvelle génération de fédéralistes colonisés lorsqu’à court d’arguments nous balancent encore systématiquement la notion de la partition du Québec » ( exemple : 36. Loraine King ici )

En fait ce n’est pas mon argument, mais celui de Jean-François Lisée, qui écrit dans le texte ci-haut que « La loi C-20 est d’une déviance telle par rapport à la pratique internationale et aux principes démocratiques proprement dits (elle ouvre la porte à a partition… »

N’étant ni fédéraliste ni indépendantiste (je ne suis pas Québécoise) je dois donc comprendre que vous voyez chez Monsieur Lisée une nouvelle génération d’indépendantistes québécois qui à court d’arguments nous balancent encore systématiquement la notion de la partition du Québec.

Je suis entièrement d’accord avec vous.

Voulez vous que le Québec devienne un pays présent dans tous les pays du monde ? Oui à 80% avec 90% de participations

En voici une question CLAIRE devant laquelle s’épouvantent pourtant nos séparatistes québécois dont la limpidité et l’intelligibilité référendaires n’ont jamais été des attributs (i.e.: questions-fleuve interminables, promesse de conserver la monnaie, le passeport, les frontières, les institutions et les fonctionnaires CANADIENS, et tutti quanti):

« Voulez-vous oui ou non que le Québec se sépare du Canada? »

J’irais même plus loin: je crois que le gouvernement fédéral devrait lui-même prendre l’initiative du prochain référendum à l’aide de cette question. Ça aurait l’avantage de vider une fois pour toute cette petite controverse et le Québec pourrait enfin s’occuper des « vraies » affaires qui urgent drôlement plus que cette lubie de nos nostalgiques des années ’70.

Ce combat d’arrière-garde est TERMINÉ!!!

@linda hart, j’espère que ceux qui vous lisent verront votre propension a vous servir d’Une opinion personnelle pour mettre les gens dans des catégories »que vous disiez tout haut ce que de nombreux droiteux pensent tout bas. Cela permet de mieux comprendre les préjugés qui les motivent ».

et ainsi leur collé tout un tas de qualificatifs, de trais de caractères voir de comportement alors que je ne fais parti d’aucun groupe politique, je n’ai besoin d,aucun groupe pour me proposer des idées, me donner une ligne de pené et régimenter ma liberté d,expression. Ce que je dit pour être plus clair. Ce sont les babyboomers qui ont endetté le québec, avec leur sécurité d,emploi, leur protection et leur exigences salariales (alors que les gens de ma génération qui suivait n’avait que des emplois précaires et devaient payer de gros impôts pour assumer le luxure que voulait s’offrir ce groupe. Donc il nous ont mis dans la rue (la dette est collossale, le québec est assé hypothéqué qu’il ne nous appratient même plus). Et maintenant qu’ils prennent leur retraitre et n’auront pas a payer par leur taxes pour une bêtise encore plus grande que serait a MON opinion car je parle en Mon nom et ne représente personne d’autre et ne cherche pas non plus l’approbation, l’assentiment ou le support de personne d’autre. C’est mon idée et je l’exprime. Donc je pense que la séparation, partition, de n’importe quelle province ou territoire du Canad nous mènera a notre perte. Les yeus du monde entier sont rivé sur le canada tout entier particulièrement l’artique. Ils viennnent tout acheter ici, nos terres, nos droits sur le pétrole, pêcher dans nos eaux, essaies d’imposer des interdictions sur l’exploitation de l’amiante, la chasse aux phoques, les sables bitumineux. Diviser pour règner. S’Il y a chicane de guenille et encore mieux partition il faut être réaliste et voir d’une manière réaliste quel en sont les avantages et les inconvénients. Il n’y a pas d,avantages réels qu’on ne peux négocier et obtenir a l’intérieur même du fédéralisme.
J’exprime mon idée comme tout le monde je respecte les idées des autre et ne tente pas de dénigrer une personneé Par contre je juge les impactes des groupes sur notre politiques et société. Si vous voulez porter tout ses chapeaux vous n’êtes pas tenu de le prendre personnel. On appel ça la liberté d’expression.
Par contre si vous essayer de me faire porter le chapeau d’un groupe je m’y refuserai c,est clair. Que ce soit en matière de politique, de religion, de nourriture, de cinéma, d’art ou peu importe. J’ai mes gouts et mes idées personnels et tient en toute circonstance a conserver ma liberté de choix sur toutes question. Voolà pooourquoi jamais je ne prendrai une carte de parti et n’occuperai jamais un emploi syndiqué. Je conserve mon indépendance, mon droit de non association.

François 1
janvier 14, 2011 à 5:28

« Et voici un coup en plein coeur des séparatiste venant tout droit de leur pays fétiche, la Frônce:(lien sur Sarcosy)

Alors…des commantaires? »

Sarcosy n’est qu’un politicien avec les baguettes en l’air et critiqué qui disparaîtra du paysage comme tous les politiciens de son genre.

Pauvre François1

Il y a une question encore bien plus claire que celle de François1.

Elle est la suivante:
Souhaitez-vous que le Québec devienne un pays indépendant.

Les Québécois répondent oui à 49,2% à cette Question avec une marge d’erreur de 3,1%.

Dans un contexte quasi-dictatorial ou post-génocidaire comme le Sud-Soudan ou le Timor Oriental, il est normal qu’un référendum n’exige que 50% + 1 vote, que la mécanique soit négociée ou non. Il faut une solution simple, et il y a lieu de croire que le résultat ne serait pas différent selon que le référendum serait tenu au Jour X, au Jour X + 30, ou au Jour X + 365.

Dans un contexte de démocratie constitutionnelle, où les droits des minorités sont protégées en faits et en droit, la situation est complètement différente. D’ailleurs, en droit international, il n’y a même pas de droit automatique à un état indépendant dans ces cas-là! Une solution raisonnable, avec une question claire et un pourcentage qui ne doit pas refléter une irritation passagère, doit être négociée. Sinon le Canada n’est pas nécessairement tenu de prendre compte des résultats.

Rappelons que dans le cas du Danemark, les Iles Faroé ont voté à plus de 50% pour l’indép et le Danemark n’a pas procédé à la sécession.

Les plus populaires