Stephen Harper fait-il fausse route ?

Les Québécois et les Canadiens des autres provinces sont en désaccord avec Stephen Harper sur bien des dossiers chauds qui ont ponctué la campagne électorale.

Stephen Harper fait-il fausse route ?
Ill. : Côté

À la mi-avril, la maison Innovative Research Group, de Toronto, a sondé l’opinion publique pour L’actualité et Maclean’s sur quelques sujets de l’heure, dont l’impôt des sociétés, l’aide aux familles, la lutte contre la criminalité et les futurs avions de chasse de l’armée canadienne. Le chef du Parti conservateur peut toutefois compter sur l’appui inconditionnel des dirigeants d’entreprise.

MOLLO SUR LES PRISONS

Un peu plus de 58 % des Québécois et 57 % des Canadiens estiment qu’il faut s’attaquer aux causes de la criminalité plutôt que d’imposer aux criminels des peines plus sévères. Malgré tout, 20 % des Québécois et 28 % des Canadiens croient que la criminalité est en hausse au Canada. Elle baisse, en réalité.

AUX ENTREPRISES DE PAYER !

Faut-il réduire à 15 % l’impôt des sociétés, comme le propose Stephen Harper ? Il faut plutôt le hausser, selon 52 % des Canadiens et 66 % des Québécois.

AIDONS LES FAMILLES

S’ils ont à choisir entre fournir une aide financière aux familles ou aux étudiants, plus de 50 % des Québécois choisissent d’aider les familles, contre 33 % des Canadiens. Les étudiants trouvent grâce auprès de 33 % des Québécois et 44 % des Canadiens.

LES AVIONS DE LA DISCORDE

L’avion militaire F-35 que les conservateurs se proposent d’acheter – et qui a été au centre d’une partie des campagnes publicitaires libérales – divise les deux solitudes. Près de 53 % des Canadiens considèrent que le Canada devra bientôt remplacer ses avions de chasse. Seulement 29 % des Québécois partagent cet avis.

ET AUSSI

Les PDG, eux, sont conquis

Aux yeux des PDG canadiens, aucun chef de parti fédéral ne peut mieux s’occuper des questions économiques que Stephen Harper, indique un sondage Compas-Canadian Business. Les trois quarts des PDG font confiance à Harper pour gérer l’économie (74 %), contenir les impôts et les dépenses (76 %), créer au Canada un climat propice aux investissements (73 %) et améliorer les relations économiques entre le Canada et les États-Unis (71 %). L’enthousiasme des gens d’affaires pour le chef du Parti conservateur se comprend : il est le seul à avoir l’intention de baisser l’impôt des entreprises. À peine un PDG sur cinq croit que Michael Ignatieff ferait mieux que Harper sur ces questions.