Stephen Harper, premier mouvement

Dans une entrevue accordée au magazine Macleans et mise en ligne hier, le premier ministre Stephen Harper explique que son but, en politique, a toujours été d’amener le Canada à partager les principes et les valeurs du conservatisme. Et il pense être en train d’y parvenir. Ses propos méritent qu’on s’y attarde. Pour mémoire.

M. Harper explique d’abord ce qu’il a cherché à faire en créant le  Parti conservateur, nouvelle mouture:

«Nous n’avons pas essayé de réinventer le mouvement conservateur. Nous avons construit sur ses bases en attirant plus de gens en son sein. Nous avons encore du travail à faire pour être aussi représentatif de la population que nous le désirons, mais tout les éléments sont là en termes de coalition.» (Il a bien utilisé le mot coalition.)

Il discute ensuite sa motivation première en politique:

«Mon engagement a toujours eu pour objet le conservatisme. […] Ma participation dans le Reform Party visait vraiment à redonner vigueur aux principes conservateurs en politique canadienne. Je pense qu’avec la fusion de l’Alliance réformiste et des progressistes-conservateurs, nous avons créé une organisation qui incarne ces principes, mais qui est aussi pragmatique et qui tente de rejoindre assez de Canadiens pour former un gouvernement. Mais il s’agit aussi, pour le succès de la promotion des principes conservateurs, d’amener le pays vers les valeurs qu’on représente et de mettre de l’avant des politiques et des programmes qui en sont le reflet. Je pense que ces deux choses sont en train de se produire. Je pense aussi que le parti et le gouvernement sont en train de faire progresser le pays vers ces principes conservateurs.»

 

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La réduction de la taille de l’état fédéral, un meilleur respect des compétences provinciales, une plus grande liberté de commerce, moins d’impôts. Il n’y a pas que du mauvais dans ces valeurs conservatrices.

Oui, bien, merci de les avoir énoncées, ces soit-disant valeurs conservatrices, M. Brosseau, parce que M. Harper était aussi vague que d’habitude dans cet extrait du moins.

Cela dit, il y a à mon avis beaucoup de souci à se faire quant à la libéralisation du commerce. Déjà qu’avec l’ALENA le Canada a les mains liées face à l’exportation de l’eau en vrac; s’il fallait que M. Harper décide que de vider l’eau des lacs par pipeline serait super rentable, bonjour le désastre écologique. Pour rester vigilants sur cet enjeu, relisez l’excellent livre de la Canadienne Maud Barlow « Pour un pacte sur l’eau ».