Succession avortée de Marois: Duceppe voulait être seul. Drainville était intéressé

Couverture du magazine en kiosque cette semaine (vendredi), avec le grand portrait de Pauline Marois

C’est maintenant clair et public: Gilles Duceppe voulait remplacer Pauline Marois à la tête du Parti québécois en janvier dernier, mais il exigeait d’être seul en lice. Un couronnement. Une situation impossible devant la tiédeur du caucus du PQ et le fait que d’autres prétendants voulaient aussi cette couronne, notamment Bernard Drainville.

C’est Pauline Marois elle-même qui révèle cette information dans un texte qui paraît dans L’actualité cette semaine.

Mais avant d’élaborer, un peu de contexte.

Le numéro de L’actualité qui arrive en kiosque cette semaine présente un grand portrait — certainement le plus complet à ce jour — de la chef du Parti québécois. Pendant des semaines ce printemps (donc avant le déclenchement de la campagne), notre journaliste Noémi Mercier a eu un accès privilégié pour essayer de comprendre cette politicienne et vous dévoiler des aspects méconnus de sa personnalité. Ses forces, ses faiblesses, des doutes, ses désirs.

Et ainsi, poser l’une des grandes questions de cette campagne électorale, que les citoyens devront trancher: est-ce que Pauline Marois a l’étoffe d’un premier ministre? A-t-elle ce qu’il faut pour déloger Jean Charest? Elle qui a été une bonne numéro 2, peut-elle séduire suffisamment pour franchir la dernière marche? Des questions qui se posent, alors que le PQ est aux portes du pouvoir.

Ce portrait, nous l’espérons, aidera les électeurs à trancher dans un sens ou dans l’autre.

En le lisant (seulement dans la version papier ou IPAD), vous allez apprendre des choses. Notamment dans un long passage sur la crise que le PQ a traversée entre juin 2011 et février 2012.

Lors d’une des nombreuses visites chez le coiffeur où la journaliste Noémi Mercier a accompagné Pauline Marois — la chef péquiste va chez le coiffeur tous les jours, peu importe la ville. Elle a plus de 30 coiffeurs réguliers dans autant de villes du Québec — Marois a expliqué que Gilles Duceppe voulait la remplacer l’hiver dernier à la tête du parti, mais que ce dernier exigeait un couronnement. Ce qui était impossible, dit-elle, puisque des députés du caucus veulent aussi la direction du PQ. Elle nomme Bernard Drainville. (Il y en a peut-être d’autres.)

Elle avoue également avoir pensé trois fois à quitter le navire.

Des informations qui n’avaient pas été rendues publiques à ce jour. Voici le passage du texte.

«Je me suis demandé si partir était la solution. Je l’ai évalué. Gilles Duceppe m’a dit qu’il viendrait s’il était seul en lice. Mais il n’aurait pas été seul, parce qu’il y en a dans le caucus qui veulent être chef. Pis c’est légitime. Moi, j’ai aucun problème avec ça, d’ailleurs. Je l’ai dit souvent à Bernard Drainville. Je suis pas éternelle, le cimetière est rempli de gens irremplaçables. Mais si je m’en vais maintenant, qu’est-ce qu’on fait?? On recommence une course au leadership?? On va-tu refaire un autre congrès pour redessiner un nouveau pro­gramme?? Non. Moi, je vais jusqu’au bout. J’étais prête à me rendre jusqu’à un autre vote de confiance. Cependant, c’est arrivé à deux ou trois reprises que je dise à mon mari?: “Je pense que je passerai pas au travers, je vais peut-être finir par retourner dans mes fleurs. Mais je peux pas lâcher à ce moment-ci, compte tenu des conséquences que ça aurait.”»

Pauline Marois a notamment réussi à convaincre son caucus de rester derrière elle en soutenant que cette tempête était bien faible comparativement à ce que le PQ vivrait une fois au pouvoir. Extrait:

«Il faut toujours avoir une perspective. Non, ç’a pas été facile. Ça m’a choquée, blessée. Mais je pensais toujours à ce qu’il fallait faire pour garder mon monde ensemble, les rassurer. Je leur disais sou­vent?: “Pensez-vous qu’on va avoir de meilleures politiques que le gouvernement qui est là?? Oui. Bon, ben, tenons-nous, gardons le cap, pis on va finir par passer au travers. Quand on va être au pouvoir, il va y avoir des moments pas mal plus tough que ça, hein??”»

Le chef du bureau politique à l’Assemblée nationale pour le Journal de Québec et le Journal de Montréal, Michel Hébert, soutient dans le texte que Pauline Marois était à quelques heures de ne pas pouvoir réclamer le titre de «Dame de béton».

Il s’en est fallu de peu, cependant, pour que le parti sombre avec elle, selon certains observateurs. «À quelques heures près», dit Michel Hébert, chef de bureau à l’Assemblée nationale pour Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec. C’est uniquement lorsque, en janvier 2012, Gilles Duceppe a renoncé officiellement à la remplacer (mis hors d’état de nuire par une manchette dévastatrice révélant de possibles irrégularités dans sa gestion des fonds publics à Ottawa) que l’orage s’est calmé, rappelle-t-il. «Les attaques ont cessé, parce qu’il n’y avait plus d’autre option. Des gens proches d’elle m’ont dit qu’ils allaient donner leur démission “demain ou après-demain”. Le jour d’après, l’affaire Duceppe est sortie dans les médias et ceux qui devaient partir n’ont plus bougé, sinon pour applaudir à nouveau Pauline Marois.»

Seule sa ténacité l’a sauvée, croit Michel Hébert. «Le Parti québécois, c’est comme un taureau mécanique. Le gagnant est celui qui réussit à rester dessus le plus longtemps.»

Ce dossier de Noémi Mercier reprend le format que L’actualité a utilisé pour le grand reportage sur la Coalition avenir Québec, paru en avril dans le magazine (et encore disponible en «e-book» sur ITunes, dans l’application de L’actualité, au coût modique de 99 ¢ — un très bon investissement pour qui veut mieux connaître la formation de François Legault!). Un reportage long, à l’écriture soignée, comme il s’en fait très rarement au Québec. Ça vaut la peine de s’y attarder…

Ajout:

Le portrait de Pauline Marois a rattrapé la caravane péquiste ce matin, sur le chemin électoral. Mes collègues journalistes ont voulu faire réagir Mme Marois sur différents aspects de l’article. Avant de vous présenter quelques questions-réponses, transmises ici par mon ami et complice au 98,5 FM, Antoine Robitaille (journaliste au Devoir qui suit Pauline Marois en campagne), je vous présente un extrait qui a fait réagir les journalistes politiques.

C’est à la fin du portrait, quand Pauline Marois dit qu’il serait libérateur de perdre les élections, même si elle ne le souhaite pas.

Extrait:

«Qu’allez-vous faire si vous perdez??»

C’est mon dernier rendez-vous chez le coiffeur avec Pauline Marois. Nous sommes le 6 mai, et les rumeurs d’élections imminentes s’amplifient, avec en toile de fond une crise étudiante qui s’emballe — entre l’impasse des négociations, les manifestations quotidiennes, une émeute d’une violence inouïe à Victoriaville, bientôt une loi spéciale musclée pour imposer le retour en classe, bientôt le chahut des casseroles protestataires.

«?On va pas perdre?! s’esclaffe-t-elle joyeusement.

— Vous en êtes sûre ou vous préférez ne pas y penser??

— Je n’y pense pas. Je ne veux penser qu’à la victoire. En fait, la défaite est pas mal plus simple. Dans le sens où j’ai tellement de possibilités dans la vie de faire d’autres choses. C’est la victoire qui est compliquée.

— Pourtant, on a dit de vous que vous étiez atteinte de l’ivresse du pouvoir…

— Ah non?! dit-elle en pouffant de rire. J’en connais trop les aspérités. Le pouvoir, c’est le moyen le plus puissant dans une société pour changer les choses. Il faut avoir un idéal, sinon c’est pas utile de faire de la politique. Parce que c’est trop frustrant, trop difficile. Donc, non, ça ne me rend pas du tout ivre. Si je ne suis pas élue, ce sera facile. C’est l’ivresse de la liberté. Tandis que la victoire, ce sera l’exigence du travail, les contraintes et les embûches.?»

Ce matin, en point de presse, la conversation entre les journalistes et la chef péquiste allait comme suit:

Question de Marianne White (Journal de Québec):

— Le magazine L’actualite publie de matin un portait de vous et il y  a une phrase particulièrement intéressante à la fin qui m’a accrochée. Vous dites que perdre —et là je vous cite— ce serait l’«ivresse de la liberté», que voulez-vous dire?

Pauline Marois : Ce sera très exigeant de diriger le Québec. Je sais ce que ça veut dire de diriger le Québec. J’ai été responsable de ministères très importants. J’ai été auprès de premiers ministres. Je connais exactement ce que cela comporte, mais c’est ce choix là que je préfère. C’est pour servir les Québécois que je me présente aujourd’hui à titre de chef de l’opposition pour devenir la première ministre du Québec. Ce que j’ai le goût de faire, c’est de relever ce défi énorme.

MW : Vous ne craignez donc pas de perdre votre liberté si vous êtes élu.

Pauline Marois: Je garderai ma liberté personnelle, mais au plan public, j’aurai d’énormes contraintes. Mais par contre, j’aurai d’énormes possibilités d’améliorer la qualité de vie des Québécois, d’améliorer l’économie québécoise. Et en plus nous avons une vision claire. J’ai vraiment le goût d’assumer cette responsabilité avec tout ce que cela comporte de contraintes et d’exigences.
Question de Marie-Hélène Tremblay (Radio-Canada):

— J’ai aussi profité de la route ce matin pour lire ce portrait dans L’actualité. Vous dites que lorsqu’il y a eu des difficultés au niveau de votre leadership que vous avez décidé de rester pour aller jusqu’au bout. Est-ce que c’est votre dernière campagne électorale?

Pauline Marois: Je ne voudrais pas que ce soit ma dernière campagne électorale. Ce que je souhaite, c’est que le Québec vole vers sa liberté, devienne indépendant. Si je réussissais avec tous les Québécois à faire ce choix, à ce moment là, j’aurai plus de possibilités de choisir autre chose, mais d’ici là, je vais être à la barre.

Question de Patrice Bergeron (Presse canadienne):

— Vous avez dit que quand on se sent un peu inférieur, on peut être plus déterminé. Vous avez confessé que dans le passé, vous avez eu des problèmes de confiance en vous. En avez-vous encore?

Pauline Marois: Je vais vous dire quelque chose. Je crois que beaucoup beaucoup de femmes ont des problèmes de confiance en elles. Et c’est pour ça d’ailleurs qu’elles sont un petit peu moins nombreuses à prendre des fonctions en politique, elles doutent de leurs capacités alors que souvent elles ont des curriculums… comparés à ceux des gars, qui sont nettement plus intéressants… c’est dommage. C’est récent que les femmes sont en politique, exercent des rôles d’autorité. On n’a pas culturellement beaucoup d’expérience. Et c’est donc normal à mon point de vue. J’ai encore des doutes certains jours. Je vais vous dire, je pense que c’est pas mauvais. Parce que ça me permet d’être meilleure.

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Mme Marois possède l’étoffe pour devenir PM du Québec, celle de réussir la gouverne souverainiste mais, la souveraineté simple, l’indépendance, la séparation du Québec du Canada, personne ne peut la faire parce qu’il manque trop de Québécois séparatistes pour y arriver. Seul 12,5 % de Québécois veulent sortir le Québec du Canada, les autres veulent une forme de fédération ou de confédération…canadienne.

Sans pour autant la dénigrer, il est permis de se demander si Mme Marois ne compte pas quelques alliés dans les milieux journalistiques. Rappelez-vous le moment où La Presse a publié la manchette dévastatrice révélant de possibles irrégularités dans la gestion faite par M. Duceppe des fonds publics à Ottawa. N’eût été de cette nouvelle, ce dernier serait vraisemblablement devenu chef du PQ.

Il me semble que tous les portraits de chefs et de partis dans la course auraient du être publiés PENDANT la campagne, sinon il y a couverture médiatique inéquitable…

Bonjour Monsieur Bousquet.

Pourriez vous S.V.P. me dire d’où vous tenez ces chiffres très précis ??

Merci et bonne journée !

M. Stéphane, voici LA source de cette conclusion :

http://video.telequebec.tv/video/6735/la-souverainete-du-quebec-est-elle-une-option-politique-depassee

M. Jean-Marc Léger, le sondeur, déclarait à Télé-Québec, à l’émission huis-clos, le 18 février 2011 que « 67 % des souverainistes déclarés, VEULENT, quand même, RESTER DANS LE CANADA » ce qui laisse environ 12,5 % de séparatistes « ceux qui veulent sortir le Canada du Québec ». Les autres 27,5 % sont des souverainistes avec une association ou un partenariat économique avec le Canada.

Autre question ?

Moi je dis BRAVO à Mme Marois. C’est elle qu’il nous faut comme premiēre ministre!

@ M. Gilles Bousquet #1 & 6

Wow!!! Ça c’est de la science!!! J’en suis tout émerveillé!!!

@ M. F. Brosseau #4

Désirez-vous réellement un portrait de Jean Charest pendant la campagne électorale?

C’est la femme d’État que nous attendons depuis René Lévesques. C’est par elle que passe le VRAI CHANGEMENT! Nous avons tout à gagner de la faire élire!

Jamais, je dis bien jamais, je ne voterai pour un parti dont le ou la chef a autant de coiffeurs! Combien de coiffeurs ont les autres chefs? Je soupçonne François Legault d’en avoir une dizaine. Mon choix est fait.

Wow! On sait pour qui vous allez voter !!!

Pauline Marois a bien rempli son rôle de ministre de la santé et de l’éducation ??? C’est pas grâce à elle qu’on a eu la réforme de la réforme de la réforme et d’avoir mis à la retraite forcée des milliers d’infirmières ?!?!

Votre article n’est pas un article qui se doit d’être objectif et prend plus l’allure d’un dépliant de propagande pro-PQ.

Après la toilette à 300,000$, les 30 coiffeurs. Pauvre Pauline.
Mais au moins Pauline, elle, elle est propre, propre, propre.

@Simon

Vraiment impressionné par vos sens des valeurs quand vient le temps de choisir un gouvernement… Comme dit l’adage, on a les gouvernements que l’on mérite!

A Yoland Marcil

Votre commentaire ressemble a un coup de gueule d’un militant libéral assis au local électoral et qui a mangé des beignes toute la journée

M. Serge écrit : «la retraite forcée des milliers d’infirmières ?!?! »

Retraite volontaire…pas forcée. Faut être exact dans vos pensées.

Quand on me sort l’argument de la mise a pied d’un paquet d’infirmières et de médecins ca me dérange. Ca me dérange parce que Mme.Marois faisait ce que le premier ministre Lucien »lucide » Bouchard lui ordonnait de faire, le déficit zéro. C’était la principale promesse électorale de Bouchard, les gens ont voté la-dessus.

Le plus déplorable de plusieurs commentaires c’est de s’attarder au nombre de coiffeurs de Mme Marois. Ça change quoi dans la vie des citoyens qu’elle en ait un ou 30? Décidément, une majorité de québécois pensent encore être nés pour un petit pain et jugent que l’argent est sale et que le gouvernement ne leur en donne jamais assez. Mais pire encore, ceux qui restent chez eux à regarder la télé au lieu d’aller voter!

Pauline a un égo démesuré, souvent sur la corde raide, a beaucoup de difficulté à l’intérieur de son cocus, son manque de leadership est évident. Elle a fait piètre figure lors de la course au leadership remporter par M. Bloisclair. conclusion elle ne passe pas même à l’intérieur du P.Q. Il est évident quelle espère le siège de premier ministre et rien d’autre.

Je ne vois pas de problèmes quant aux propos de P.Marois. Elle devra augmenter sa cadence comme chef de parti, ne pas craindre la polémique, répéter les propositions du PQ régulièrement.

Y mettre moins de diplomatie plus d’énergie.

Sur les propos rapportés ici, on devine que les autres extraits de la revue papier seront encore plus banals.

P.Marois a exprimé qu’elle était faite de qualités, de doutes, qu’elle croit à la persévérance tout en se reconnaissant heurtée par l’excès de la médisance en politique.

Évidemment au delà de ses erreurs qui sont partielles et rien de comparables à celles de J.Charest en tant que premier ministre qui a en fait des erreurs et volontaires!!

P.Marois comme F.Legault comme d’autres dans le passé maintenant également J.Charest usé, P.Marois souffre de cette pression du charisme qui à travers un Obama en 2008 impose cette idée inconsciente qu’un politicien doit être un prophète.

Qu’à dit G.N.Dubois sur cette tendance: dans des mots redits: le Québec est obsédé par les chefs habitué à une société hiérarchique, moi G.N.D qu’on a trouvé efficace comme porte parole, je ne suis pas un chef!

Robert Bourassa pour le tiers de ses décisions qu’on retient malgré le deux tiers imbuvable non charismatique a été élu 4 fois premier ministre.

Si on a élu R.Bourassa, les Québécois peuvent élire une femme pourvue d’une équipe de talent mais moins émotive et populiste et erratique que celle de la CAQ adéquiste.

Tout le reste sur P.Marois risque de sombrer dans le sexisme de mauvais goût. Les histoires de coiffeurs et tout ça, pensez vous que les Courchesne, Normandeau, Thériault ne fréquentent pas de coiffeurs?

Le commentaire lu ici sur les coiffeurs de P.Marois en dit long sur ce sexisme rampant.

Selon un exemple volontairement tendancieux que l’Actualité doit considérer dans le contexte du message rédigé ici. Personne ne dit que F.Legault ressemble à un vendeur d’automobiles usagées un brin ratoureux en se comportant comme une girouette par rapport à son programme.

P.Marois est cible d’un sexisme insidieux dont je suis aussi porteur comme homme, cet inconscient sur les femmes politiques doit être dépassé.

La chef d’État en Allemagne est une femme, idem en Colombie britannique et en Alberta la très conservatrice. En Amérique du Sud nous retrouvons des femmes également.

Qu’ajouter?

je crois que M.Duceppe a pas encore compris ….nous avons lavé son son parti pourquoi ? parce que les québécois ne tolère et ne tolèrera pas dorénavant des po;iticiens imbue…..

Gilles Duceppe…pom-pom girl en chef à Ottawa…

Il a toujours voulu être LE leader du Parti québécois mais il a toujours choké devant l’adversité. Rappellez-vous; par DEUX fois dans le passé il s’est retiré de la course à la chefferie du P.Q.!

Tant qu’à Pauline Marois, som manque de conviction autant que son manque notoire de jugeotte finira bien par la rattrapper.

Que Dieu nous garde de mettre notre destin national entre ses mains malhabiles.

C’est extraordinaire à quel point les procès d’intention sont nombreux. Si Mme Marois avait dit ceci ou cela … et on lui en fait un procès. Si elle avait décidé ceci ou cela, et vlan, un autre procès.

Le fait est qu’elle est à la tête du seul parti politique qui a assez de maturité et d’expérience pour prendre demain la place d’un PLQ mafieux, malhonnête et grugé par des allégations de nombreux scandales. Peut-être la CAQ a-t-elle le potentiel pour gérer le Québec. Mais ce groupe doit se faire les dents, prendre de l’expérience comme groupe et, pour beaucoup de ses membres, à un niveau individuel. Et c’est dans l’opposition que l’expérience s’acquière.

Ce qui urge aujourd’hui est de se débarrasser d’un Premier ministre et d’un parti politique qui ont plus de contacts et d’échanges avec des personnalités douteuses du monde interlope qu’avec les citoyens. Il a été plus facile à Eddy Brandonne, que la police avait en filature, de rencontrer le Premier Ministre Charest, que pour les étudiants qui ont réclamés de le rencontrer.

Mme Marois ne peut que faire mieux que Charest. Qu’on cesse de lui faire des procès d’intention et le Québec ne pourra que s’en porter mieux.

Quant à Duceppe, un homme extraordinaire, il doit accepter qu’il a raté le train. Qu’il retourne à la gare attendre le prochain passage du convoi. Mais nous devons remarquer que le fait qu’on voit régulièrement émerger son nom, montre la stature d’un homme qui ne peut pas passer incognito et qui fait peur à plusieurs.

«Gouverner ne consiste pas à aider les grenouilles à administrer leur mare!»
[Michel Audiard]

@ François 1

Sans doute préférez-vous l’expérience mafieuse de Charest et du PLQ à l’honnêteté.

Alors pour paraphraser un certain artiste et sa murale à Québec : « Vous n’êtes pas tannés gang de caves de payer pour la mafia ? »

«Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
[Jean-Michel Wyl]

Les questions des journalistes à la fin de cet article me découragent. Il me semble qu’il n’y a personne qui peut lire cet extrait du reportage où Pauline Marois raconte sa vision d’une possible défaite sans bien saisir le sentiment exprimé dans l’expression « l’ivresse de la liberté ». Même ceux qui ne sont pas fan de cette politicienne peuvent très bien comprendre ce qu’elle veut dire. Pas besoin de l’expliquer de nouveau. C’est clair, les sacrifices que les politiciens ont à faire d’un point de vue personnel. C’est clair que tout être humain est partagé devant un défi de cette taille et qu’une partie de nous fantasme toujours sur la voie facile de « la liberté ».

Les journalistes qui posent toujours les mêmes questions personnelles, qui étudient chaque parole exprimée spontanément en essayant de prendre les politiciens en défaut, ça ne rend service à personne. Ça ne contribue en rien à faire avancer le débat. Et après on vient se plaindre de la langue de bois!

Et puis cette dernière question sur la confiance en soi m’impatiente! Est-ce ENCORE nécessaire de la poser à Pauline Marois? Je sais bien qu’elle avait abordé le sujet elle-même par le passé, mais est-ce qu’on demande encore et encore à Jean Charest s’il a confiance en lui?

On se plaint que le niveau du discours n’est pas très élevé pendant la campagne. Je crois que les journalistes ont une bonne part de responsabilité là-dedans aussi. Il vaudrait mieux tenter de questionner les politiciens sur des questions fondamentales concernant le budget ou le « nettoyage » de la corruption, par exemple, plutôt que d’insister ainsi sur des histoires d’ambivalence ou de confiance en soi.

Désolée mais Pauline Marois dit « J’ai été responsable de ministères très importants ». Ce fut désastreux, n’oublions pas: en santé: mise à la retraite massive des infirmières, des médecins spécialistes – nous commençons à peine à nous en relever (attentes dans les urgences, etc.)Aux finances: rappelez-vous la mise en poste de son époux puis sa mise à la retraite avec une super pension. ETC. Voyez-vous Pauline Marois négocier à l’international le projet du Plan Nord?!?! Elle avoue elle-même ne pas pouvoir faire partie d’un débat politique québécois en anglais p.c.q. elle ne parle pas assez bien l’anglais. De plus, sa « grande force » c’est le dénigrement malsain total des membres des autres partis dont souvent ses commentaires ne sont pas ajustés aux dernières nouvelles pourtant transmises dans les médias. Les autres aspirants « chefs » savent compétitionner avec « honneur » et méritent plus le respect des gens « biens » et sérieux. La démagogie c’est beau, mais du réalisme c’est plutôt assuré. Ma pire crainte, c’est justement que le PQ avec Pauline Marois en tant que cheffe prenne le pouvoir. Ce sera catastrophique économiquement pour la Province.

@ Denis Drouin (# 24):

Parlant de mafia:

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/356605/titre

On y découvre qu’un système mafieux règne au sein de l’une des grosses centrales syndicales, alliées naturelles du Parti québécois. Et en plus, pas de chance; ça vient tout droit du Devoir!!!

Je vous rappelle que QUINZE (oui…oui…15!!!) candidats péquistes proviennent directement des grosses centrales syndicales.

On peut légitimenent se demander combien d’argent sale a transité par ces grosses centrales syndicales pour enfin aboutir entre les mains du Parti québécois.

@ François primus

La mafia est s’infiltré dans la FTQ.
Des membres de la FTQ/CSN sont au parti Québécois.
Donc le parti Québécois est corrompu.

sophisme: nom masculin
(grec sophisma)
Raisonnement qui n’est logiquement correct qu’en apparence, et qui est conçu avec l’intention d’induire en erreur. Larousse (c).

PS Le fond de solidarité de la FTQ est une corporation indépendante de la centrale FTQ.

@ François 1 # 27

Je suis d’accord avec vous. Mais nous devons « honnêtement » remarquer que le Fonds de Solidarité n’est pas un parti politique. Nous ne pouvons pas dire la même chose du Parti Libéral du Québec. Il me semble qu’il y a là une grande différence.

Écoutez François 1, François Legault a été pendant dix ans au sein du PQ. Sans doute se ferait-il un devoir, sinon un malin plaisir, de dévoiler les crimes péquistes en matière de collusion et de corruption s’il en avait été témoin.

Je crois que vous essayez de noyer le poisson. En laissant entendre que tout ceux qui sont issus du syndicalisme sont des criminels, vous faites dans le sophisme et vous êtes prêts à utiliser tous les subterfuges, même les plus vicieux pour discréditer tout ce qui est québécois et encore plus ce qui est souverainiste. Pas mal tordu votre affaire …

Rappelons-nous également que c’est Charest lui-même qui a refusé pendant 3 ans de faire la lumière sur les allégations de scandales qui assaillent toujours son parti, le PLQ. Si des personnes au sein du PQ sont reconnus des mêmes fautes dont on accuse les amis et les libéraux eux-mêmes, alors ils passeront à la moulinette. Mais au moins les péquistes n’auront pas tergiversé pendant 3 ans pour faire la lumière sur des pratiques mafieuses au sein du gouvernement. Êtes-vous seulement capable de le reconnaître François 1 ?

«Quel dommage que les imbéciles soient des gens si pleins d’assurance et les gens intelligents, si pleins de doutes.»
[Jean-Michel Wyl]

Mme Marois fera une exellente Première Ministre, elle qui a su rétablir son parti en quelques mois et qui saura rétablir le Québec en très peu de temps.

@ Marc Sauvageau (# 28):

« PS Le fond de solidarité de la FTQ est une corporation indépendante de la centrale FTQ. » (sic)

…et Pauline Marois possède VRAIMENT un p’tit chalet pas d’eau chaude et pas d’électricité dans Charlevoix!

N’importe quoi…

@ Denis Drouin (# 29):

Charest a pris des mesures très concrètes contre la corruption AVANT la Commission Charbonneau et l’unité anti-corruption de Duchesneau est l’une de SES créatures anti-corruption.

D’ailleurs, jusqu’à maintenant, toutes les accusations de corruption ont été faites contre des administrations MUNICIPALES et non provinciales.

Si vous avez des preuves CONCRÈTES sur la corruption de Jean Chatest, je vous prie d’en faire part à la Commission Charbonneau qui sera plus que satisfaite d’en prendre bonne note.

Qui a voulu faire taire Duchesneau lors de sa comparution devant cette même commission? Hein?

Et oui…c’est l’avocate du Parti québécois!!!

Je vous laisse deviner pourquoi!

D’ailleurs, pourquoi également ce parti a-t-il senti le besoin d’envoyer une avocate à cette commission si ce n’est que pour le protéger et faire taire les témoins gênants? Le Parti Libéral LUI n’a même pas d’avocat à cette commission!

« Si vous avez des preuves CONCRÈTES sur la corruption de Jean Chatest, je vous prie d’en faire part à la Commission Charbonneau qui sera plus que satisfaite d’en prendre bonne note. »

Si vous avez des preuves CONCRÈTES que le FTQ, le fond de solidarité FTQ sont des complices du PQ ou autres veillez en avertir immédiatement la commission Charbonneau.

De plus il est reconnu que ce sont des amis du parti de votre très grand honorable PM qui sont mouillés. Rappelez-vous le bateau.

Quoi qu’il en soit, comme Jean Crétien, John James Charest s’en tirera indemne. Seuls les ti-counes passeront au cash de la justice et je vous pari que ce ne sera pas le cas de la CAQ et du PQ ainsi que de QS.

Arrêtez de prendre la population pour des imbéciles.

Vous savez aussi que les Anglos n’aiment pas Charest, mais ils n’ont pas le courage de voter pour un autre parti.

Imaginez s’il devenaient courageux et le faisaient…Les libéraux seraient aussi populaires que le bloc pot.

Et vous François, votre chalet, a t-il des bécosses silencieuses dewors à l’arrière?

Bonjour,
Je trouve vraiment triste que L’Actualité pousse la candidature du PQ pour l’élection du 4 septembre prochain. Vous êtes en admiration devant Pauline Marois, Jean-François Lisée (ancien copain de L’Actualité qui ne manquait pas une chance pour planter Jean Charest) et plusieurs autres syndicaliste, artistes et journalistes du plateau. J’aurais aimé plus d’objectivité de votre part.
Pourquoi tous les journalistes sont si péquistes? Il devrait y avoir une certaine répartition dans votre secteur aussi!
Pauline ne passera pas, tout comme Gilles Duceppe ne l’aurait pas fait non plus.
C’est à suivre…