Suggestions de lecture: démocratie, pétrodollars et… un touchant témoignage

L’état de santé de la démocratie canadienne alimente la chronique au Canada, mais d’autres exemples abondent dans le monde dont il serait possible de tirer des leçcons. Partant du cas de la Turquie, le magazine The Economist déplore que de plus en plus de gouvernements estiment pouvoir foncer tête baissée, sans discuter, parce qu’ils ont obtenu un mandat majoritaire démocratique. Selon le magazine, c’est se méprendre sur la vraie nature de la démocratie.

«Au-delà des documents et des institutions, la différence entre l’idéologie de la majorité et la démocratie se fait dans la tête des puissants. Les démocrates [les vrais] ont une compréhension solide du fait que la minorité des électeurs (ou souvent la majorité) n’ont pas voté pour eux, mais qu’ils demeurent des citoyens au même titre que ceux qui l’ont fait. Ils ont droit à la même écoute respectueuse et c’est le travail du leader de délibérer et de servir les intérêts de la nation et non seulement de ses supporteurs.» À lire.

Dans Foreign Policy, Andrew Nikiforuk aborde d’une certaine manière le même sujet, mais sous un tout autre angle. Il explique sans ménagement les effets pervers de la transformation du Canada en État dépendant de ses pétrodollars. Les politiques publiques, en particulier en matière d’environnement et de science, ont été revues, sinon émasculées. Notre démocratie en est aussi affectée puisque la critique des sables bitumineux est mal tolérée par le gouvernement en place.

Pour terminer, un témoignage touchant qui nous fait découvrir sous un autre jour la chroniqueure Tasha Kheiriddin, du National Post. Ce texte ne porte pas sur elle, mais sur sa petite fille Zara, qui souffre d’autisme. Kheiriddin ne minimise pas le défi que représente le soutien donné à une enfant comme Zara, mais son texte se veut avant tout un message d’espoir et d’encouragement.

Sur ce, je vous souhaite un bel été. Je vous retrouverai avec plaisir en août.

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Parlant de démocratie, jusqu’où un gouvernement ÉLU doit-il être à « l’écoute du peuple »? Faire les 4 volontés des électeurs? Lui donner sans cesse du pain et des jeux?

Compte tenu du niveau d’éducation moyen des électeurs (nous avons au Québec plus d’un Million d’analphabètes qui votent!!!) qu’y a-t-il de répréhensible à ce qu’un gouvernement respecte son programme électoral? Surtout que très peu de gens, mêmes relativement éduqués, se renseignent correctement.

« Au-delà des documents et des institutions, la différence entre l’idéologie de la majorité et la démocratie se fait dans la tête des puissants. Les démocrates [les vrais] ont une compréhension solide du fait que la minorité des électeurs (ou souvent la majorité) n’ont pas voté pour eux, mais qu’ils demeurent des citoyens au même titre que ceux qui l’ont fait. Ils ont droit à la même écoute respectueuse et c’est le travail du leader de délibérer et de servir les intérêts de la nation et non seulement de ses supporteurs.»

Qu’est-ce que vous n’avez pas compris dans cette citation pourtant claire ? Écoute respectueuse de ses citoyens et servir les intérêts de la nation, est-ce trop dogmatique à vos yeux ? Les intérêts de la nation, c’est plus que suivre un programme politique, c’est aussi s’abstenir à faire des lois qui rebutent une majorité de citoyens, c’est aussi essayer de faire un consensus sur ses projets politiques et ne pas diriger avec entêtement.

Ah…les « intérêts supérieurs de la nation »… Me fait penser à d’autres maximes creuses du genre « choix de société » et autres bricoles insignifiantes imaginées par nos lo-logues en mal de notoriété.

Cette expression est un fourre-tout idéologique qui veut faire passer des idées personnelles partagées par un groupe restreint d’individus qui sont au pouvoir pour des grands principes qui guident et illuminent la société.

D’ailleurs, c’est fou ce que ces « intérêts supérieurs de la nation » (que personne n’a jamais clairement défini soit dit en passant tout comme les valeurs québécoises!!!) changent au fil des différents partis politiques qui gouvernent.

Un parti politique qui a été élu démocratiquement devrait s’en tenir à peu de choses près à son programme électoral (il a été ÉLU bordel!!!) et ne pas céder à la tentation de plaire à la majorité dont, je le répète, une bonne partie est analphabète et/ou s’informe très peu des enjeux.

Seriez-vous un de ces analphabètes ? Vous avez rien compris de la citation qu’on vous a soumis et du lien qui s’y attache.

Quand je lis vos prétendues idées libertariennes, j’ai aussi cette impression d’ « un fourre-tout idéologique qui veut faire passer des idées personnelles partagées par un groupe restreint d’individus … pour des grands principes qui guident et illuminent la société. »

M. Sauvageau, il faut que vous compreniez que François1 est une personne intéressée uniquement par ses propres idées fixes. Il est tout à fait inutile de pouvoir espérer l’amener à analyser un autre point de vue que le sien. Tout ce que nous pouvons espérer c’est démontrer à quel point ses raisonnements sont uniquement basés sur le sophisme, voire même la malhonnêteté intellectuelle. En soulignant ses grossières erreurs de jugement j’ai aussi la prétention de démontrer à d’autres lecteurs qu’il existe également, dans notre société, et plus particulièrement sur ce blogue, des personnes comme vous et moi qui tiennent à exercer leur jugement de citoyens.

Ainsi, dans ses derniers commentaires sur l’action démocratique des partis politiques, une fois portés au pouvoir, j’estime utile de rappeler aux autres lecteurs que dans l’Allemagne des années quarante, Hitler a également été élu démocratiquement et que la réalisation de son programme politique a mis à feu et à sang toute l’Europe ainsi que la disparition atroce de millions de Juifs, de Russes, de gitans, etc., etc.

Je ne peux conclure mon commentaire que par cette citation de Jean-Jacques Rousseau :
«Il y a souvent plus de stupidité que de courage dans une constance apparente.»

Bon dimanche M. Sauvageau.

DD

Pour les idéologues gauchistes, la démocratie, c’est bon seulement lorsqu’ils gagnent les élections. Dans le cas contraire, ça veut tout simplement dire que la démocratie n’a pas fonctionné et les résultats ne comptent plus.

D’ailleurs la gouvernance souverainiste, si ce n’est pas exclusivement pour les supporteurs traditionnels du PQ, je me demande bien pour qui c’est! Mais c’est moins grave, n’est-ce pas;-)

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