Suggestions de lectures : question autochtone et travailleurs étrangers temporaires

La situation des Premières Nations (avec la tragédie des femmes autochtones tuées et disparues, notamment) et le programme des travailleurs étrangers temporaires continuent de faire les manchettes. Voici quelques suggestions de lectures sur ces sujets que propose la blogueuse Manon Cornellier.

La question autochtone et le programme des travailleurs étrangers temporaires persistent à faire les manchettes.

Pour avoir un portrait d’ensemble de la situation des Premières Nations, je vous recommande le rapport sur le Canada qu’a publié récemment le Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits des peuples aborigènes, James Anaya. C’est clair, succinct, mais d’une précision chirurgicale.

Si vous voulez en savoir plus sur la tragédie des femmes autochtones tuées et disparues, la GRC a publié, vendredi dernier, sa dernière évaluation de la situation. Vous trouverez le rapport ici.

Pour s’y retrouver au sujet du programme des travailleurs étrangers temporaires que le gouvernement fédéral se prépare encore à modifier, il faut lire le journaliste Bill Curry, du Globe and Mail, qui a fait une série de textes pour démêler le vrai du faux.

Bonne lecture !

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Le rapport du rapporteur de l’ONU nous apprend ceci: 25 % des gens incarcérés au Canada sont des autochtones. Heureusement, seulement de 12 à 16 % des femmes assassinées ou disparues sont autochtones.

Donc les autochtones se distinguent des non autochtones AVANT TOUT par leur taux d’incarcération élevé et non, comme un billet précédent de Mme Cornellier laissait croire, par un taux élevé d’assassinat de femmes autochtones. Ce dernier taux est élevé, bien sûr, comparativement au taux chez les non autochtones, mais cela n’est en soi pas une nouvelle: TOUS les taux (ou presque) sont énormément plus élevés chez les autochtones que chez les non autochtones, que ce soit les taux de SIDA, de diabète, d’obésité, d’analphabétisme, de violence familiale, d’inceste, etc.

Les autochtones auraient intérêt à imiter les non-autochtones plutôt que se se cantonner dans une culture sans avenir dont la faillite n’est que trop évidente.

S’il y a une « bombe » dans le texte du rapporteur de l’ONU, c’est la statistique suivante: 33 % des femmes incarcérées au Canada sont autochtones, même si les femmes autochtones ne représentent que 4 % des canadiennes. Trouver de telles disproportions ailleurs n’est pas facile. La seule qui me vienne à l’esprit est la suivante: 15 % des femmes récipiendaires du prix Nobel sont juives, même si elles ne représentent que 0.2 % des femmes de la planète.

Tout comme il ne faut pas blâmer les juifs pour la piètre performance Nobel des femmes non juives, il ne faut pas blâmer les non autochtones pour la piètre performance carcérale des femmes autochtone. Chaque culture a sa manière de se distinguer.

Mais si j’avais un conseil à donner, cependant, j’encouragerais les femmes non juives à imiter un peu plus les femmes juives, et j’encouragerais les femmes autochtones à imiter un peu plus les femmes non autochtones, même si cela devait modifier un peu la culture des unes et des autres.

Ne cherchons pas les causes et des solutions… Contentons-nous de porter des jugements simples et condescendants…..

@reflecteur: j’ai cherché des causes, j’ai identifié la principale (un déficit culturel), et j’ai donné une solution: se regarder dans le miroir au lieu de blâmer les autres, puis imiter ceux qui performent bien, et le faire sans crainte de passer pour un « :parfait colonisé » aux yeux des bien pensants.

C’est ce qu’a fait le grand-père d’Obama: au lieu de se draper dans sa culture tribale, il a tout fait pour imiter le « colon » britannique. Cela n’a pas été sans effets secondaire: la présidence des USA pour son petit-fils.

Le problème, je crois, est que vous ne voulez pas accepter la solution: vous voulez obtenir l’omelette, mais sans casser aucun oeuf.