Suggestions de lecture: haro sur l’austérité et le simplisme

Les remises en question des politiques d’austérité se multiplient et avec raison, mais le plus étonnant est de voir le FMI, véritable chantre des politiques budgétaires musclées, joindre la parade. Il faut que les choses ne tournent pas rond. Dans le quotidien britannique The Guardian, Ha-Joon Chand part du cas anglais pour mieux mettre en relief le biais de l’État en faveur des classes aisées et montrer comment les politiques d’austérité servent les intérêts de ces dernières au détriment du reste de la population, même quand celle-ci s’y oppose démocratiquement. Selon lui, «le conflit autour de ces politiques en Europe ne porte donc pas seulement sur les chiffres du budget, de l’emploi et de la croissance. Il porte aussi sur le sens de la démocratie».  (The conflict surrounding austerity policies in Europe is, then, not just about figures on budget, unemployment and growth rate. It is also about the meaning of democracy.)

De son côté, Don Lenihan se porte à la défense de la complexité et s’insurge sur le site d’iPolitics contre le simplisme à outrance qui marque notre débat politique. La déclaration récente du député conservateur Pierre Poilievre, selon qui la cause profonde du terrorisme est le terrorisme, a fait bondir Lenihan qui, dans son billet intitulé «Quand garder ça simple finit par être stupide», énumère une série de problèmes qui ne pourraient être résolus sans s’attarder à leurs causes profondes (root causes), ces causes que refuse d’examiner Stephen Harper.

Bonne lecture!

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Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal… Tous ces pays qui auraient été mis à genou par la méchante « austérité néolibérale », ont vu leurs dépenses augmentées en 2012 par rapport aux années 2003-2007! La supposée austérité dénoncée par les gauchistes n’existe que dans leur tête, ce qu’on voit c’est plutôt l’échec des politiques keynésiennes !

Il existe trois pays qui ont véritablement mis en place des mesures d’austérité: l’Allemagne, la Suède et la Suisse. Et comme par hasard, ces trois pays ont aussi passé relativement bien au travers de la crise ! Fait intéressant, la Suède a aussi réduit le fardeau fiscal de ses contribuables durant la même période.

Ce n’est PAS L’AUSTÉRITÉ qui a créé les épouvantables problèmes que connaissent les pays gauchisto-interventionnistes actuellement. Plutôt le contraire.

Vivre selon ses moyens et gérer en bon père de famille est devenu caduque dans votre monde Madame Cornelier?

Se serrer la ceinture c’est pour les pauvres, ils sont habitués et de plus pour qu’il y ait une disparité dans nos sociétés entre les riches et les pauvres il faut augmenter les écarts, car pour être riche il faut regarder autour de soi et contempler la pauvreté. Donc vivre selon ses moyens est une affaire pour la classe moyenne et la classe de pauvres. Nous les riches par définition avons les moyens de dépenser l’argent du peuple, on a les connaissances et les contacts , en plus nous avons le pouvoir politique et un système de corruption qui nous donne pendant des années le bénéfice de dépenser l’argent qui ne nous appartient pas. En plus si nous faisons des mauvais placements et frôlons la banqueroute nos amis politiciens vont nous renflouer, car nous sommes »to big to fail ». Le FMI c’est rendu compte qu’en serrant la vis a certain pays cela diminuait nos chances de s’enrichir et de recevoir des subventions de ces pays. Que voulez-vous le monde est ainsi fait il y a ceux qui sont riche par descendance ou par royauté, ceux qui réussissent avec le concours de leurs petits amis corrompus et il y les pauvres et dans certain pays une classe moyenne, car cette classe est un attrait de réussite pour les pauvres , ,cette classe est le rempart de sécurité entre les riches et les pauvres, une sorte de mur de protection pour que la classe riche puisse évoluer dans un milieu plus sécuritaire. Il n’y a pas d’austérité quand le système est en danger, des milliards pour les banques et institution financières Américaines,Européenne, et des milliards pour GM et Chrysler Canada. Le peuple lui peu se plaindre en faisant des manifestations dans les rues avec des casseroles, mais si on décide qu’il exagère, on a notre police qui va casser ça et si il va trop loin on a les mesures de guerre. Vraiment une chance qu’on ça! De toute façon comme disait un parvenu a un de ses amis pendant un cocktail pour le financement d’une organisation de charité, : » les pauvres mon cher ami sont nécessaire dans notre société, il nous font réaliser notre richesse et en leur laissant quelques miettes dans un cocktail bénéfice cela apaise notre conscience ». Que voulez-vous »les pauvres dans la plupart des cas sont nées pauvres c’est pas notre faute à nous’ faut qu’ils assument leur destiné, nous les privilégiés on veux bien les aidés mais il y a une limite a notre grandeur d’âme.

Pauvre François 1, vous prenez vos désirs pour des réalités. Est-ce que dans votre tête, un bien acheté en 2003 est au même prix en 2012, votre salaire est-il le même aujourd’hui qu’en 2003, vos dépenses sont-elles les mêmes aujourd’hui qu’en 2003 ? Est-ce trop compliqué pour votre tête ou est-ce votre dogmatisme qui l’embrouille ?

Au fait, les Pays-Bas (modèle de rigueur paraît-il) ont décidé de mettre fin aux programmes d’austérité. Mais qu’est-ce qui les a piqué d’après-vous ?

Les pays en question (Espagne, France, Italie, Grèce, Portugal) ont AUGMENTÉ leurs dépenses en tenant compte de l’inflation. Je vous croyais suffisamment allumé pour comprendre cette simple évidence, mais…bon…on n’a pas tous le même bagage génétique…

J’ai également remarqué que vous avez dévié la « conversation » sur les Pays-Bas en évitant toute allusion aux pays que j’ai mentionné. Très révélateur de la fragilité sur laquelle vous basez vos raisonnements. La cible demeure mouvante et change au gré des révélations et des résultats.

La PRINCIPALE raison du marasme financier dans lequel baignent certains pays n’est CERTAINEMENT PAS l’austérité et le bon sens de vivre selon ses moyens. Tout le contraire: ces pays ont joué au Père Noël socialiste en dilapidant joyeusement leur potentiel, en dépensant l’argent qu’ils n’ont PAS tout en endettant les générations futures (un gros BRAVO pour l’injustice intergénérationnelle!!!) et nous en constatons aujourd’hui les minables résultats. Ils n’auront PAS le choix que de se sortir la tête de dans le sable et de faire face aux conséquences de leurs décisions. S’ils ne le font pas, leurs créanciers le feront à leur place et ça risque d’être encore pire.

Question: quel mal y a-t-il à vivre selon ses moyens?

Outre l’inflation l’augmentation des dépenses étatiques est dues à l’augmentation de la population ce qui implique plus de besoins en éducation (garderie,maternelle. écoles, écoles techniques, universités) services de santé, logements sociaux et services divers. L’augmentation est due aussi au vieillisement de la population ce qui provoque une pression à la hausse sur les services de santé, logements pour retraité(e), ect. Avec l’arrivée de la crise les besoins en programmes sociaux ont aussi augmenté (assistance sociale, assurance-emploie, logements, santé ect).

Vous voulez que je commente vos pays modèles. Prenons l’exemple de l’Allemagne. Sa « réussite » qui n’a rien à voir avec des mesures d’austérité s’explique comme ceci : « Tout d’abord, le « chancelier des patrons », comme on l’appelait outre-Rhin, n’avait heureusement pas eu le temps de remettre en cause la codétermination qui donne des pouvoirs considérables aux représentants des salariés dans les entreprises et explique pour une bonne part que l’industrie allemande adopte des stratégies de long terme, car ses dirigeants sont moins soumis que les autres à la pression court-termiste des actionnaires. La relative bonne santé de l’économie allemande est liée ensuite à la démographie déprimée qui a permis à nos voisins d’économiser beaucoup de dépenses publiques et privées et leur a évité de connaître la moindre bulle immobilière, facilitant ainsi une évolution modérée des salaires. L’intégration des pays d’Europe centrale et orientale dans l’Union européenne a doté aussi l’Allemagne d’un Hinterland à bas coût, qui lui a permis d’améliorer sensiblement la compétitivité-coût de son industrie. L’industrie allemande a bénéficié enfin de sa spécialisation traditionnelle – très antérieure à Gerhard Schröder – dans les biens d’équipements et les automobiles haut de gamme quand la demande des pays émergents pour ce type de produits a explosé dans les années 2000. Depuis 2009, l’économie allemande bénéficie en outre d’un niveau exceptionnellement bas des taux d’intérêt du fait de la crise de la zone euro tandis que de la baisse sensible de l’euro face au dollar entraînée par cette même crise a beaucoup favorisé ses exportations hors zone euro. » Alternatives-Économiques, Guillaume Duval Article Web – 19 avril 2013