Suggestions de lecture: la manière Harper, l’héritage Layton

Suivre les travaux parlementaires à Ottawa exige une bonne dose de patience et une forte résistance à la frustration.

Suivre les travaux parlementaires à Ottawa exige une bonne dose de patience et une forte résistance à la frustration. Dans ma chronique du Devoir de samedi, j’en donnais un petit échantillon, mais mon collègue du Maclean’s, Aaron Wherry, décortique de façon plus détaillée une série d’échanges au sujet du scandale au Sénat et combien la façon de procéder des conservateurs semble seulement offrir davantage de munitions à leurs adversaires.

Toujours chez Maclean’s, John Geddes s’intéresse à la place que les scandales prennent dans les débats publics (qu’ils empoisonnent) et l’imaginaire collectif des Canadiens. Même si les classements internationaux disent le contraire, environ 40 % des Canadiens sont convaincus que la corruption est généralisée. Selon certains experts consultés par Geddes, la façon de gérer les crises et de répondre aux questions ne fait rien pour dissiper ce sentiment.

Un politicien qui savait donner un autre ton au débat politique était le défunt chef du NPD, Jack Layton. Même le chef libéral Justin Trudeau aimerait s’approprier son héritage. Il s’y est essayé le soir des élections partielles. Cela a très mal passé dans les rangs néo-démocrates. Un ancien conseiller de M. Layton, Brad Lavigne, lui a offert une réplique cinglante dans le Globe and Mail.

Patrick de Sousa Lahey, un ancien conseiller néo-démocrate, écrit sur le site d’iPolitics que libéraux et néo-démocrates se disputent l’héritage de Layton, et s’en éloignent du même coup, pour atteindre des objectifs purement politiques et électoraux. Et leur but premier, dit-il, n’est pas tant de défaire la droite que de se détruire mutuellement. Son conseil à qui se dit émule de Jack: portez son message d’amour, d’espoir et d’optimisme, ne faites pas que le balbutier.

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